- il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va venir maintenant à la politique parce que c'est une semaine compliquée qui s'annonce pour le gouvernement de Sébastien Lecornu avec même des risques de censure.
00:08On va tout de suite aller voir en direct de l'hôtel de Matignon, Hugo Capelli, il est rue de Varennes pour BFM TV parce que je disais semaine à risque,
00:16d'où les consultations qui continuent rue de Varennes pour Sébastien Lecornu.
00:21Oui, parce que Sébastien Lecornu veut avancer sur le budget et puis aussi commencer à imposer son style sur d'autres thèmes.
00:28Et pour ça, il a évidemment besoin de se sentir soutenu par son camp et notamment par les sénateurs du centre et de la droite qu'il a reçus cet après-midi à Matignon.
00:38Des sénateurs qui sont très en colère contre Sébastien Lecornu.
00:42Il trouve qu'il passe trop de temps à négocier avec les socialistes, en particulier sur la réforme des retraites qui a été suspendue.
00:48D'ailleurs, Gérard Larcher, le patron du Sénat qui vient de la droite, a promis qu'il ferait tout pour rétablir cette réforme des retraites.
00:54On sent donc qu'il y a un petit malaise entre les sénateurs LR et Sébastien Lecornu.
00:59C'est pourquoi le Premier ministre veut soigner ses relations avec les sénateurs, mais aussi avec les députés de son camp.
01:04Il va y avoir une autre réunion à 19h30 avec les représentants des députés du Bloc central.
01:10Gabriel Attal, par exemple, sera présent.
01:13En revanche, pas de Laurent Wauquiez qui a décliné l'invitation.
01:15– Hugo Capelli, en direct de la rue de Varennes, en direct avec Lénaï Guirec pour BFM TV.
01:24Justement, ça va nous amener maintenant au signé Consigny.
01:27On va en débattre de cette semaine sur le budget avec Charles Consigny, l'avocat Lécis.
01:32Bonsoir.
01:32– Bonsoir.
01:33– Avec Damien Maudet, député de la France Insoumise de la Haute-Vienne.
01:35Bonsoir, monsieur le député.
01:37Parce que je disais, c'est une semaine au cours de laquelle on va beaucoup parler aussi,
01:40là dans les prochaines heures, de la taxe Zuckman.
01:42En fait, ce sont les socialistes qui mettent la pression sur Sébastien Lecornu,
01:47en disant, si vous voulez qu'on continue à cheminer un peu ensemble,
01:50si vous ne voulez pas de la censure,
01:51eh bien voilà, on va vous proposer une nouvelle version de la taxe Zuckman.
01:54Alors, de la taxe Zuckman, on passe à la taxe Zuckman Lite.
01:58Ce serait un impôt minimum de 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d'euros.
02:04Mais certains pourraient en être exonérés,
02:06notamment les fortunes familiales avec une assiette.
02:10Alors, taxe Zuckman normal ou taxe Zuckman Lite,
02:12vous dites non, il ne faut pas taper sur les riches Charles Consigny.
02:15– Je dis tout simplement que dans le pays le plus taxé du monde,
02:20qu'on en soit encore à polariser l'intégralité de notre débat politique
02:24depuis maintenant plusieurs semaines sur la création d'une nouvelle taxe,
02:29je trouve ça ridicule.
02:30Qu'on en fasse une Lite ou une normale,
02:34je pense qu'on pourrait largement faire l'économie de cet impôt.
02:39Je rappelle que selon les estimations hautes,
02:42qui sont toujours démenties en matière d'impôts,
02:45la taxe Zuckman rapporterait 20 milliards d'euros.
02:49Je crois qu'on a besoin de trouver 170 milliards.
02:52Donc, oui, ça me paraît pas majeur.
03:00Rien que les intérêts de la dette,
03:01je crois que ça représente au moins 75 milliards d'euros.
03:04Donc bon, les 20 milliards de la taxe Zuckman,
03:07pour moi, ça ferait d'une part un peu comme la taxe sur les yachts
03:11qui n'a rien donné.
03:13Et d'autre part, je pense que ce serait un mauvais signal
03:17dans un pays comme la France qui est déjà très taxé.
03:21Je suis assez sidéré de voir, mais chapeau aux artistes,
03:24que la gauche a réussi à diffuser l'idée
03:26qu'en gros, les riches en France ne payaient pas d'impôts.
03:29C'est à peu près la conclusion à laquelle on arrive quand on les écoute.
03:34Or, non seulement ils en payent, mais ils en payent beaucoup.
03:37Sans doute arrive-t-il par des mécanismes d'optimisation fiscale
03:40à s'en tirer un tout petit peu mieux que le Pékin moyen
03:44comme votre serviteur ?
03:46Nous, on est, c'est sûr, taxés plein pot.
03:48Et eux, ils arrivent à trouver quelques aménagements.
03:51Mais je pense qu'on a bien d'autres chantiers en France
03:54et que, à mon sens, et j'en termine par là,
03:57je pense que là où on doit faire preuve de créativité et de courage,
04:01c'est sur la réduction de nos dépenses publiques
04:04et pas obsessionnellement sur taxer les riches,
04:07ce qui me paraît quand même une solution de facilité terrible.
04:09Monsieur le député.
04:10En tant que parlementaire, la question que moi, je dois me poser,
04:12donc moi, je suis sur la circonscription, la première de la Haute-Vienne,
04:15et une des questions que je me pose, c'est quel aura l'impact ?
04:17Quel impact aura le budget auprès de mes concitoyens ?
04:20Le budget va avoir un impact considérable aujourd'hui
04:22sur les retraités, sur les personnes qui touchent l'allocation adultes handicapées,
04:25même pour la croissance, puisque les gens ne vont plus consommer
04:29alors que 50% de la croissance est tirée par la consommation populaire.
04:33Et donc, aujourd'hui, la question qui se pose, c'est
04:34comment avoir un budget qui va permettre aussi
04:36de ne pas saigner tous les Français à l'os ?
04:39Et dans un pays qui, aujourd'hui, est champion d'Europe des millionnaires,
04:42qui est champion d'Europe du versement de dividendes,
04:44qui a ses 500 plus grandes fortunes,
04:46qui ont doublé leur patrimoine
04:47depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
04:50depuis ma naissance, les plus grandes fortunes
04:51ont multiplié leur patrimoine par 14,
04:53leur fortune par 14.
04:55Donc, la question est de se poser aujourd'hui,
04:56ce n'est pas avec la taxe Zuckman,
04:58ce n'est pas de dire, on va créer une nouvelle taxe.
04:59C'est de s'assurer que les milliardaires payent à minima 2%,
05:04au moins qu'il y ait 2% d'imposition,
05:06en plus qu'il y ait un plancher d'imposition,
05:08qui fasse qu'on s'assure qu'ils aient bien payé tous leurs impôts.
05:11Parce que quand on regarde aujourd'hui toutes les études,
05:13les milliardaires payent moins d'impôts en proportion
05:15que l'ensemble des Français.
05:16C'est même moitié moins, c'est 26%,
05:18alors que les Français payent en général 50% d'imposition.
05:21Et aujourd'hui, c'est de savoir,
05:22est-ce qu'on veut continuer de saigner
05:23les gens qui travaillent tous les jours,
05:25par exemple en gelant de barème, d'impôts sur le revenu,
05:26ou les seuils de CSG, comme ce qui était proposé ?
05:29Est-ce qu'on veut faire en sorte aujourd'hui
05:30qu'il n'y ait plus d'investissement, par exemple,
05:31pour rénover les écoles ?
05:32Moi, je viens d'une ville, Limoges,
05:34où, par exemple, les écoles ont dû fermer à l'été
05:36parce qu'elles étaient trop mal isolées
05:38et qu'il faudrait des rénovations.
05:41Mais pour avoir ces rénovations,
05:42il faut que les services publics puissent investir.
05:44Et pour qu'ils puissent investir,
05:45il faut que l'État leur permette d'investir
05:47et donc pas en demandant aux collectivités
05:49de se serrer la ceinture.
05:50On a aujourd'hui l'hôpital public...
05:51Donc on a besoin de l'argent de Bernard Arnault,
05:53du groupe Bolloré...
05:55Et vous savez, aujourd'hui,
05:57quand on regarde les différentes aides publiques
05:59qui ont été versées,
06:00ils en ont touché une grande partie.
06:02Et quand on regarde sur les dernières années,
06:04en fait, les dépenses, elles,
06:06sont restées stables en part du PIB.
06:08Par contre, les recettes ont baissé.
06:09On est passé de 54 à 51 % du PIB.
06:12Donc ça veut dire que les recettes,
06:13l'argent qu'on a demandé,
06:14notamment aux plus fortunés
06:16et qui pourtant ont vu leur fortune croate,
06:18a diminué.
06:18En revanche, pour ce qui était des investissements faits,
06:21on est resté stable.
06:22Aujourd'hui, la question est de savoir
06:23comment on fait pour retrouver, par exemple,
06:24de la croissance ?
06:25Ce qui vous inquiète, j'imagine,
06:26souvent sur BFM TV,
06:27la moitié de la croissance,
06:28elle est poussée par la consommation populaire.
06:30Donc il faut aussi laisser respirer les ménages
06:31et ça passera aussi par demander un effort
06:33à ceux qui en ont déjà beaucoup.
06:36Moi, ce que j'observe,
06:38c'est qu'en gros,
06:39vous n'en avez jamais assez.
06:40C'est ça le problème.
06:43D'ailleurs, j'ai oublié de vous dire
06:44en introduction,
06:46mais je voulais le dire en introduction,
06:48donc je le dis aussi.
06:49vous n'en avez jamais assez,
06:52y compris contre vos adversaires politiques.
06:55Je dis ça en référence
06:56à ce qui s'est passé ce matin
06:58à la prison de la Santé
07:00où vos collègues députés,
07:01Bernard Lissi,
07:02Hugo Bernard Lissi
07:03et une autre députée,
07:05dont je oublie...
07:05Madame Obono,
07:07ont cru malin
07:09et sans doute très amusant
07:11d'aller rendre visite,
07:13d'essayer d'aller rendre visite
07:14à Nicolas Sarkozy
07:15à la prison de la Santé,
07:17j'imagine,
07:18parce qu'ils pensaient sans doute...
07:19Au nom de leurs droits parlementaires
07:20de pouvoir aller visiter les prisons.
07:22Je ne sais pas quel sera l'impact
07:23sur la croissance
07:24de cette visite
07:25ou de ce commentaire,
07:26mais en tout cas,
07:27c'est intéressant.
07:27Ce que je veux dire,
07:28c'est que,
07:28puisque j'ai oublié de le dire
07:29en introduction,
07:30donc je veux le dire,
07:31ça montre que
07:32vous n'en avez jamais assez.
07:34C'est-à-dire que votre bête noire,
07:37Nicolas Sarkozy,
07:38est au fond d'une cellule
07:39à la Santé,
07:40ça ne vous suffit pas.
07:42Il faut que vous vous assuriez
07:43qu'il est bien
07:45dans les mêmes conditions
07:46que les autres, etc.
07:48Et vous trouvez sans doute marrant
07:50d'aller...
07:52de lui infliger la visite
07:54de messieurs et madame...
07:55Qui a été refusée
07:56par l'administration pénitentiaire.
07:57Bernard Lissi et Obono.
07:58Donc moi, c'est...
07:59Réaction justement à ça ?
08:02Le fait que vos collègues
08:03voulaient aller...
08:04C'est une information
08:05que vous m'apprenez,
08:07d'une part.
08:07Tout le monde en a parlé
08:08toute la journée.
08:09Excusez-moi,
08:10moi j'étais en commission
08:10des affaires sociales
08:11sur le budget de la Sécu
08:12et en séance
08:12sur le budget tout court.
08:13Vous allez me faire croire
08:13qu'il y avait zéro mention de ça
08:15dans vos groupes WhatsApp
08:16de votre parti,
08:18des parlementaires,
08:19que vous n'étiez pas au courant ?
08:20Non, je n'étais pas au courant.
08:21Mais ensuite, en vérité,
08:22ils ont le droit de le faire
08:22puisque les parlementaires
08:23ont le droit d'aller
08:24visiter les prisons
08:25et ensuite de dire
08:26que Nicolas Sarkozy,
08:27notre bête noire,
08:27je ne sais pas ce qui peut
08:28vous faire croire ça
08:28dans la mesure
08:29où Nicolas Sarkozy,
08:30la dernière fois
08:30qu'il s'est présenté
08:31une élection,
08:31n'a même pas su gagner
08:32la primaire de son propre parti.
08:33Donc c'est très très loin
08:34d'être une bête noire pour nous.
08:35Oui, enfin la preuve,
08:36il vous obsède assez
08:37pour que deux députés
08:38croient marrant
08:39tout ce qui est le symbole
08:40de la puissance,
08:41de l'argent et de la droite
08:42les obsède.
08:43Si on veut parler
08:44de Nicolas Sarkozy,
08:44en quoi il pourrait nous obséder ?
08:45C'est parce que ça nous fait honte
08:46d'avoir un ancien président
08:47qui aujourd'hui est en prison.
08:49Ça nous fait honte
08:49d'avoir un ancien président
08:50qui est condamné,
08:53en tout cas en première instance,
08:54à payer des dommages
08:55et intérêts
08:55à des familles de victimes
08:57du terrorisme
08:58parce que ses collaborateurs
08:59sont allés voir directement
09:01un des responsables
09:02d'un attentat terroriste
09:02du CD50
09:03qui a tué presque,
09:04du CD110,
09:05qui a tué presque 50
09:07de nos concitoyens.
09:08Donc ça, ça nous fait honte.
09:09Une fois qu'il est en prison,
09:10ça ne vous suffit pas.
09:11C'est ça que je veux dire.
09:12Donc bref,
09:12parenthèse refermée,
09:14mais vous avez le droit
09:15de répondre encore là-dessus,
09:17évidemment.
09:18Mais moi, je trouve que
09:19en l'occurrence ce matin,
09:21la honte, c'était d'aller...
09:22Du coup, ils ont saisi,
09:23comme là,
09:23ça leur a été refusé,
09:24juste pour compléter
09:25l'information pour ceux
09:26qui nous suivent,
09:27ils ont saisi
09:27le tribunal administratif
09:28qui statuera sur ce refus
09:30demain à 14h.
09:32Mais en attendant,
09:32résultat,
09:33les visites des avocats
09:35ont été annulées,
09:37les visites des familles
09:37et des avocats.
09:38Et de sa famille.
09:39Mais bon.
09:40Donc, dans la série,
09:42vous n'en avez jamais assez.
09:43Moi, ce que je trouve dingue,
09:44c'est que vous reconnaissez
09:45qu'en gros,
09:46les Français sont à 50%
09:48de prélèvements obligatoires.
09:50Il y en a beaucoup
09:50pour qui c'est beaucoup plus,
09:52il y en a pour qui c'est moins.
09:53Mais vous ne vous dites pas
09:54que peut-être, là,
09:56il s'agirait d'essayer
09:57de baisser
09:59ces prélèvements obligatoires.
10:00Et moi,
10:00ce que je vous reproche,
10:01au fond,
10:02et c'est dommage
10:03parce que la gauche,
10:05elle peut être porteuse
10:06d'améliorations
10:07pour la société.
10:08Moi, je ne suis pas systématique.
10:10La gauche a apporté
10:11beaucoup de choses
10:12dans l'histoire de France
10:12encore récemment.
10:14Les congés payés.
10:15Rien que par exemple...
10:16Non, mais même plus récemment
10:17que ça,
10:18le droit de la consommation,
10:20par exemple,
10:20qui a été largement irrigué,
10:23bon,
10:23pas mal par l'Europe,
10:24mais aussi un peu
10:25par la gauche.
10:26Vous pouvez apporter
10:27des choses.
10:28Moi, je ne veux pas
10:29être systématique,
10:29mais quand vous essayez
10:30de nous faire croire
10:31que, en gros,
10:33ce que préparerait
10:33le Cornu,
10:34c'est un budget d'austérité,
10:36quand vous avez essayé
10:37de nous faire croire
10:38que ce que faisait Bayrou,
10:39c'était un budget d'austérité,
10:41alors que dans les deux cas,
10:43ce n'était pas le dixième
10:44de ce qu'il faudrait faire
10:45en réalité pour ramener
10:46les finances de la France
10:47à flot
10:49et pour essayer
10:49de desserrer
10:50un peu les taux
10:51sur les Français.
10:52Quand vous êtes obligés
10:53tout de suite
10:53de convoquer l'hôpital,
10:55parce qu'il a bon dos,
10:56l'hôpital,
10:56l'hôpital et la Sécurité Sociale,
10:58ils ont bon dos,
10:59comme s'il n'y avait pas
11:01de dépenses publiques
11:02à réduire ailleurs.
11:03Moi, je suis pour
11:03qu'on dépense de l'argent
11:04dans l'hôpital,
11:05évidemment.
11:06Mais ce n'est pas
11:06ce qui se fait dans les budgets.
11:07Là, l'hôpital,
11:07c'est un milliard d'euros
11:08qui va manquer.
11:09Dans les faits,
11:10voilà ce qui se passe.
11:11Oui, mais vous voyez.
11:1120 000 postes d'infirmière.
11:12Vous voyez.
11:13Oui, mais parce qu'on n'en supprime
11:15pas ailleurs,
11:15parce qu'on manque
11:15de courage ailleurs.
11:16Mais c'est vrai, monsieur.
11:17Là, vous nous parlez
11:19du budget de l'éducation nationale,
11:21des collèges et lycées
11:22qui, soi-disant,
11:23n'auraient pas les moyens
11:24de leur rénovation, etc.
11:25L'éducation nationale,
11:26c'est le premier budget
11:28de l'État.
11:29C'est une fonction publique
11:31qui est supérieure
11:32à la totalité
11:33de la fonction publique
11:34de la Corée du Nord.
11:36Pardon, mais c'est une réalité.
11:38Donc, peut-être qu'on pourrait
11:40faire un petit effort
11:41dans la répartition
11:43de nos dépenses,
11:45dans les factifs.
11:46Donc, meilleure gestion
11:46et des économies.
11:47Mais bien sûr.
11:48Et c'est marrant.
11:49Nous n'avons pas du tout.
11:50Mais de toute façon,
11:50je ne veux pas parler
11:51de la taxe supplémentaire.
11:52Vous faites comme si
11:54c'était géré au cordeau.
11:55Non, mais disons les choses.
11:57C'est vrai qu'on n'a pas
11:57du tout le même projet.
11:58C'est vrai qu'on n'a pas
11:59du tout le même projet.
12:00Monsieur Consigny propose
12:01de continuer ce qui a été fait
12:02durant des années,
12:03c'est-à-dire de baisser aujourd'hui,
12:05et de créer une politique
12:06d'austérité,
12:06c'est-à-dire de sous-financer
12:07les services publics
12:08par rapport à ce dont
12:08ils auraient besoin
12:10et dire que finalement,
12:11ça va faire des cadeaux
12:12aux plus riches
12:12et que finalement,
12:12ça va fonctionner.
12:13La vérité, c'est qu'aujourd'hui,
12:15pour les plus grosses entreprises,
12:16on a des taux d'imposition
12:17qui sont largement réduits.
12:19D'ailleurs, même aujourd'hui,
12:19les plus grandes entreprises
12:20payent moins d'impôts
12:22sur les sociétés en pourcentage
12:23que les PME,
12:24que les TPE.
12:25Ça veut dire que le boulanger du coin
12:26paye moins que les entreprises
12:28du CAC 40.
12:29Maintenant, la question,
12:30elle est de se poser.
12:35en se disant que ça n'aura pas
12:36un impact significatif
12:37sur la vie des Français.
12:38La fonction publique
12:39territoriale,
12:40il ne faut rien changer.
12:41La suradministration
12:42de l'hôpital et de l'éducation
12:44ne faut rien changer.
12:44Le projet qu'on doit porter,
12:44c'est que si dans notre pays,
12:46on a quand même un pays...
12:46Franchement, vous dites
12:47qu'à chaque fois,
12:48on regarde ce qui ne va pas.
12:48Moi, je regarde des choses qui vont.
12:49En télévision,
12:49il ne faut rien changer.
12:50On regarde ce qui va.
12:51On a aujourd'hui un pays
12:51qui est champion d'Europe des millionnaires,
12:53qui est champion d'Europe du dividende.
12:54Et qui est dernier de votre CDE
12:56en compétitivité fiscale.
12:57Non, pas du tout.
12:58Ça, c'est une étude
12:59de la taxe sondation.
13:00Non, non, ça n'a rien à voir.
13:01Aujourd'hui, maintenant,
13:02quand on regarde,
13:02aujourd'hui, on a un pays
13:03où tout va bien
13:03pour les plus riches
13:04et les plus fortunés.
13:05On a dans le même temps
13:06la pauvreté.
13:07Les personnes qui vivent
13:07sous le seuil de pauvreté,
13:08ça a augmenté de 14 points
13:09sous Emmanuel Macron.
13:10Donc maintenant,
13:11il faut mettre les moyens
13:11pour ces gens-là.
13:12Et prenons à ceux
13:13qui réussissent peut-être
13:14à faire beaucoup d'argent.
13:15S'ils en ont fait beaucoup
13:16grâce notamment
13:16souvent aux services publics
13:17parce qu'ils ont été éduqués
13:18grâce aux services publics français,
13:20qu'on leur prenne un petit peu,
13:21qu'ils soient patriotes,
13:22qu'ils partagent un petit peu.
13:23Est-ce qu'il y a au moins
13:23un secteur de la dépense publique
13:25où, par exemple,
13:26vous considérez
13:28qu'on peut faire des économies ?
13:29Oui, je pense.
13:30Alors, par exemple...
13:31Les 260 milliards...
13:32Non, non, mais ça,
13:33ce n'est pas des dépenses.
13:33C'est des exonérations de taxes.
13:35Non, non, aujourd'hui,
13:36c'est considéré...
13:37A 97...
13:38C'est moins terminé.
13:38Les 260 milliards d'euros
13:40des entreprises sans contrepartie
13:43qui sont à un tiers
13:44attrapées par les plus grandes entreprises,
13:46oui, je pense
13:46qu'il y a des moyens à faire.
13:47Non, mais ça, c'est pas des dépenses.
13:48Mais les exonérations,
13:49qu'est-ce que c'est ?
13:50Qu'est-ce que c'est, les exonérations ?
13:51Non, non, non, non.
13:52C'est des trous qu'on creuse
13:52et qui sont compensés ensuite
13:53par la TVA.
13:54Monsieur le député,
13:54je vous parle de dépenses.
13:56Est-ce qu'il y a des dépenses
13:57de l'État
13:58ou des collectivités locales
14:00ou toutes dépenses publiques
14:02que vous prévoyez de réduire ?
14:04Est-ce qu'il y a des endroits
14:04où on peut faire des économies ?
14:06Je viens de vous le dire.
14:06Non, non, vous voulez faire
14:08de la sémantique.
14:09Mais non, les 260 milliards,
14:10il n'y a pas d'argent
14:11qui sont décaissés
14:12par des administrations.
14:13Est-ce qu'il y a un endroit
14:13où on peut réduire
14:14le nombre de fonctionnaires,
14:15par exemple ?
14:16Justement, aujourd'hui,
14:16je viens de vous l'expliquer.
14:17Non, moi, je ne crois pas.
14:18Je ne crois pas
14:19que c'est dans la fonction publique.
14:20Il n'y a aucun endroit
14:20où on peut réduire
14:21le nombre de fonctionnaires.
14:22Je ne crois pas
14:22que c'est dans la fonction publique
14:22qu'il faille faire des économies.
14:23Ils sont partout surchargés, débordés.
14:26Par contre, s'il y a 260 milliards d'euros
14:28qui sont donnés aux entreprises
14:29sans contrepartie,
14:30que un tiers profite...
14:31C'était 200 milliards,
14:32c'est devenu 260 ?
14:32Non, c'est 260,
14:33vous lirez le Grand Détournement.
14:35Aujourd'hui, quand vous avez un tiers
14:36qui profite aux plus grandes entreprises,
14:38dont une partie...
14:38Qui est décrite par des journalistes
14:40que je connais bien,
14:41qui sont des journalistes
14:42à l'extrême-gauche.
14:42Vous leur direz si vous les connaissez.
14:44Donc, excusez-moi,
14:45ce n'est pas une source neuf.
14:45Donc, une partie de ces grandes entreprises
14:47qui versent aujourd'hui du dividende
14:49et qui pourtant ont des aides
14:50qui ne leur sont pas utiles,
14:51je crois que l'argent doit aller ailleurs.
14:53C'est vrai, oui.
14:54Donc, c'est les entreprises
14:55qui doivent casser...
14:56Ce sont les grandes entreprises
14:57qui payent en proportion
14:58moins d'impôts que les PME.
14:59Oui, mais j'observe que...
15:00Enfin, bon, voilà.
15:01J'observe qu'il y a...
15:02Non, mais c'est intéressant.
15:03On n'est pas à la même vision des choses.
15:05Pour votre bonne foi, monsieur...
15:05Mais non, mais monsieur Consigny,
15:07tous les jours,
15:08quand vous êtes...
15:09Les 10 000 salariés de France Télévisions,
15:11vous trouvez qu'ils sont tous indispensables ?
15:14Mais franchement, vous regardez,
15:15si on n'a pas aujourd'hui
15:16les Français régionaux, par exemple,
15:18si on n'a pas la France 3 région,
15:19qui parlerait, par exemple,
15:20de la Vienne aujourd'hui ?
15:21Qui en parlerait ?
15:22Les 4 milliards et demi de budget...
15:23Personne.
15:23Alors, on cherche à faire des économies
15:25aujourd'hui sur les médias locaux.
15:26Mais attendez, en France, par exemple...
15:26On cherche à faire des économies
15:27sur les médias locaux.
15:28Mais qui parlerait
15:29de tous les territoires de la France
15:30s'il n'y avait pas ce maillage
15:32des médias locaux,
15:33des médias régionaux ?
15:34Les BFM région.
15:36Vous n'aimez pas croire
15:36que BFM va remplacer aujourd'hui
15:38France 3 ?
15:38Non, mais il y a des...
15:39Il y a des...
15:404 milliards et demi de budget.
15:41Oui, mais dans des...
15:42Dans un tas de régions,
15:43BFM ne s'intéressera pas à ça.
15:43Bien sûr, mais il n'y a pas
15:45que France 3 aujourd'hui
15:46qui coûte les régions.
15:46Il y a la presse locale...
15:47Pour prendre un exemple,
15:48tarte à la crème.
15:49Un exemple vraiment à la con,
15:51pardon de le dire comme ça.
15:52Le CESE qui coûte
15:52plusieurs centaines de millions par an.
15:54C'est fini.
15:54On le garde ?
15:55Mais là, vous voyez bien
15:56que c'est peanuts par rapport à tout.
15:58Merci Damien Maudet.
15:59Merci Charles Consigny.
16:00On regarde aujourd'hui
16:01dans les écoles,
16:01dans la santé.
16:02Il y a besoin d'investissement.
16:03Le chercher...
16:04Monsieur le député,
16:05merci Maître Consigny,
16:06Charles Consigny, merci.
16:07De toute façon,
16:07la discussion ne fait que commencer.
16:09Elle est même loin
16:10parce que le gouvernement
16:11repousse l'étude
16:12de la taxe Zuckman
16:13de plus en plus.
16:13On aura l'occasion
16:14de se retrouver
16:16et on devait l'étudier.
16:17Finalement,
16:17on étudie tous les articles là-haut.
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