- il y a 10 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:05Nous accueillons le ministre du Logement, M. Vincent Jambrun. Bonjour M. le ministre.
00:10Bonjour.
00:11Bon courage M. Jambrun, parce que vous êtes un ministre assez grande gueule sur le logement social.
00:15Vous êtes contre le logement social à vie, attribué à vie, ce qui est un peu le cas en France.
00:20Vous voulez réserver ces logements à ceux qui travaillent et vous voulez expulser les familles de délinquants.
00:25Vous pensez vraiment que vous pouvez, dans le contexte actuel, appliquer cela ?
00:30J'ai vu le titre du livre de Patrick Sébastien, Même pas peur. Je crois que ça doit être la philosophie.
00:36Après, je vais modérer un petit peu ce que vous dites, parce qu'effectivement, l'idée c'est de défendre le logement social.
00:40On en a besoin dans notre pays. Mais moi, je veux simplement le réserver à ceux qui bossent et qui respectent nos lois
00:46et faire en sorte, effectivement, que ceux qui ne respectent pas nos lois, nos lois, les délinquants, les narcotrafiquants,
00:51ne soient plus prioritaires et ne passent pas devant des mères de famille.
00:55Au fond, je considère que la sécurité dans les quartiers populaires...
00:58Il y a des narcotrafiquants, des familles de dealers qui occupent ces logements.
01:03Bien sûr.
01:03Et c'est des logements qui sont payés par l'ensemble des Français.
01:05Évidemment. Le logement social, c'est la solidarité nationale qui s'applique et c'est l'honneur de la France.
01:10Donc moi, je le défends. J'ai grandi dans un logement social.
01:12Mes parents nous ont élevés, mon petit frère et moi, dans un logement social.
01:15Sans la politique du logement social, sans la politique de la ville, c'est-à-dire toutes les aides qu'on met dans les quartiers populaires,
01:20je ne serais pas devant vous à ce micro pour en parler.
01:22Donc moi, je suis très reconnaissant de ça.
01:23Ceux qui veulent me faire passer pour un gros dur méchant sur le logement social ont totalement tort.
01:29En revanche, moi, j'ai connu en tant que mère.
01:31J'ai été mère de la Île-et-Rose pendant 10 ans.
01:34On accueillait dans nos permanences, et il y a plein de mères qui connaissent ça,
01:36des mères de famille travaillant, élevant en seuls un ou deux enfants,
01:40et parfois dormant dans une voiture, devant appeler le 115 pour un hébergement d'urgence.
01:44Et quand vous dites, cette famille, elle est méritante, elle travaille,
01:47elle mériterait d'être dans un logement social,
01:48et en face, vous voyez des familles qui pourrissent la vie de tout un quartier qui deal, qui trafique.
01:54Alors, il n'y en a pas beaucoup.
01:55Attention, c'est très important aussi de le rappeler.
01:57Vous avez 6 millions de Français qui vivent dans des logements sociaux,
02:00et vous avez une toute petite poignée qui leur...
02:02Alors justement, si c'est une petite poignée, pourquoi c'est un problème ?
02:04Pourquoi ce n'est pas déjà réglé ce problème ?
02:06Parce qu'aujourd'hui, nos lois, on doit les adapter pour faire en sorte qu'un type condamné pour narcotrafic,
02:11non seulement il ne puisse pas rester dans un logement payé par la Solidarité Nationale,
02:15donc on l'expulse, et en plus, pardon, à mon sens, il faudrait aller encore plus loin
02:21et dire qu'il n'a pas à recandidater pour un logement social pendant une période de minimum de 10 ans.
02:26Donc ça fait partie des choses.
02:27En tout cas, moi l'idée, c'est de mettre ces sujets sur la table et d'en débattre avec le Parlement.
02:31Parce que le temps où les ministres venaient vous faire des grandes annonces
02:35parce qu'ils avaient la majorité à l'Assemblée ou au Sénat,
02:37ça s'est passé, donc avec beaucoup d'humilité,
02:40moi j'aimerais qu'on porte ces débats à l'Assemblée ou au Sénat
02:43pour faire en sorte qu'on améliore la vie des citoyens qui vivent dans ces quartiers.
02:47Pourquoi est-ce qu'il faut passer par le Parlement ?
02:48On ne peut pas prendre un décret et dire que ça s'applique tout de suite, personne ne vous en veut ?
02:51Non, parce que la loi française de numératrice ne fonctionne pas comme ça, en fait.
02:54Ça n'a pas au Conseil constitutionnel, mais dans cette même logique.
02:58Alors, parce que vous savez que si le marché existe, c'est parce qu'il y a des consommateurs.
03:02Il y a une offre et une demande.
03:03Et l'offre ne fait que répondre à la demande.
03:05Est-ce qu'on peut envisager aussi de retirer tout ce qui est aide d'État
03:08dans le domaine de la culture, de la télévision, pour des consommateurs ?
03:12Ah là, vous parlez de totalement...
03:13On est dans la même logique.
03:16Monsieur le ministre, vous dites que les personnes délinquantes
03:20qui bénéficient de logements sociaux, c'est marginal.
03:23Parmi toutes les personnes qui en bénéficient à juste titre,
03:26il y a un chiffre qui n'est pas marginal du tout,
03:28c'est le nombre de personnes mal logées en France.
03:30On dit que c'est 4 millions de personnes.
03:32Il y a 4 millions de personnes, donc il n'y a pas 4 millions de délinquants
03:36qui ont un logement social dont ils profitent.
03:38Donc en fait, est-ce que vous n'avez pas l'impression
03:40que vous allez essayer de régler un problème majeur avec une petite cuillère ?
03:44On dirait...
03:45C'est ramené du bon sens.
03:47Aujourd'hui, quand vous avez des familles honnêtes et travailleuses
03:50qui n'arrivent pas à se loger, et qu'à l'inverse,
03:52vous avez des familles qui pourrissent la vie de tout le monde
03:55et qui ne respectent pas nos lois,
03:57je préférais qu'on loge la famille honnête.
03:59Ça, c'est la première chose.
04:00Deuxièmement, vous avez raison.
04:01Il y a 4 millions de familles honnêtes.
04:04Combien de délinquants bénéficient d'un logement social, selon vous ?
04:06Vous avez un chiffre ?
04:07Mais attendez, moi, je vais déjà vous dire,
04:08aujourd'hui, autour de cette famille qui pourrit la vie de tout le monde,
04:11il y a des familles honnêtes qui sont déjà logées
04:12et qui aspirent juste à vivre en paix.
04:14Et donc, je le dis, la politique sécuritaire dans nos quartiers prioritaires,
04:18c'est une politique sociale.
04:19Il faut qu'on reparte de là.
04:21Ensuite, il faut évidemment qu'on réponde à la crise du logement.
04:24Et c'est un débat beaucoup plus vaste.
04:26Et il y a différents sujets à mener.
04:28En soutenant la production de logements sociaux,
04:30en soutenant la rénovation de logements sociaux,
04:31et surtout, en soutenant la création de logements neufs tout court,
04:34ce qu'on appelle les logements privés,
04:36pour faire en sorte qu'il y ait à nouveau un parcours résidentiel
04:39et qu'à nouveau, les familles qui sont dans le social
04:41et qui réussissent à s'en sortir
04:43puissent trouver un logement à louer, voire un logement à acheter,
04:46qu'on puisse aider ceux qui sont dans le social
04:47à acheter avec des avantages sociaux.
04:49Et qu'on puisse refluidifier.
04:51Ce qui permet à tous les bouts de la chaîne de recréer de la souplesse,
04:54y compris pour les très très mal logés.
04:56On arrive dans la période hivernale,
04:58c'est l'honneur de la France d'éviter qu'il y ait des gens dans la rue.
05:01Mais évidemment, c'est très compliqué aujourd'hui,
05:03c'est saturé.
05:04Oui, enfin, il y a 4 millions de personnes mal logées en France,
05:06donc il y en a des gens dans la rue.
05:07Et il y en a qui n'arrivent pas à se loger du tout.
05:09Et croyez bien que dans la position qui est la mienne,
05:11c'est une préoccupation majeure.
05:12C'est majeur, mais vous préférez nous parler des délinquants.
05:15Il faut recréer du logement.
05:16Vous venez pour nous parler de délinquants ?
05:17Vous ne venez pas pour nous parler des 4 millions de personnes ?
05:19Alors moi, je ne viens pas vous parler de délinquants,
05:20je réponds aux questions qui m'ont été posées.
05:22Et comme c'est une préoccupation majeure,
05:24vous savez, cette question des délinquants,
05:26ce n'est pas les députés qui se sont réveillés un matin
05:28en disant on va en parler,
05:29c'est les habitants des quartiers populaires qui nous disent
05:31« Mais moi, je ne demande qu'à vivre en paix.
05:33Comment c'est possible que je n'arrive plus
05:36à accéder au hall le soir ? »
05:38« Comment ça se fait que ma fille va refuser
05:40des logements tard le soir parce qu'en fait
05:42elle a peur de rentrer à la nuit tombée ? »
05:45Ça, c'est vrai pour tous les Français,
05:47mais c'est encore plus vrai pour ces millions de Français
05:49qui vivent dans les quartiers populaires.
05:50Et donc, j'ai la charge.
05:52Puisqu'on parle des logements sociaux,
05:53est-ce qu'au bout de 15 ans ou 20 ans,
05:55on ne pourrait pas faire en sorte que la personne
05:57devienne propriétaire de son HLM ou de son appartement ?
06:00C'est une proposition de Philippe Chumain
06:01plutôt que de rester locataire.
06:02Non, c'est une proposition des grandes gueules
06:03qui a été reprise par Philippe Chumain.
06:04C'est vrai, et tu l'avais faite notamment.
06:06Alors, est-ce que vous en pensez ?
06:08D'ailleurs, ça piquerait beaucoup plus de respect
06:09pour son logement si on sait qu'à terme,
06:10on va en être propriétaire.
06:11Vous savez, là, c'est moins ma feuille de route de ministre
06:14que une conviction personnelle.
06:15Mais moi, je pense, comme ça a été rappelé,
06:17qu'il ne faut pas de logement social à vie.
06:19Ça veut dire deux choses.
06:20Ça veut dire un parcours pour la famille.
06:23C'est-à-dire qu'on l'accompagne
06:24à sortir du logement social et devenir propriétaire.
06:27Parfois, effectivement,
06:28en devenant propriétaire du logement social
06:30dans le cas de son.
06:31Et puis, plus loin,
06:32je suis pour le parcours de la résidence sociale.
06:35C'est-à-dire qu'on part du principe
06:35qu'un bâtiment qui est aujourd'hui un bâtiment social,
06:38il a vocation, un jour,
06:39à devenir une copropriété,
06:41peut-être avec les résidents qui sont dedans,
06:43et faire en sorte que,
06:44tout en continuant à avoir du logement social
06:46dans notre pays,
06:47on ne soit plus dans une logique de
06:48dans ce quartier-là,
06:49il y a des bars et des tours sociales,
06:51et c'est pour l'éternité.
06:52Parce que ça stigmatise le quartier,
06:53ça stigmatise la ville,
06:54ça stigmatise les gens qui sont dedans.
06:56Et juste peut-être pour l'anecdote,
06:58vous disiez, aujourd'hui,
06:59il y a des gens qui passent leur vie entière
07:00dans un logement social.
07:01Ce qu'on constate maintenant,
07:02c'est qu'on hérite du logement social
07:04de ses parents,
07:04voire de ses grands-parents.
07:05Mais ça, c'est pas possible.
07:06Et ça, effectivement,
07:07je pense que ça n'est pas le bon fonctionnement.
07:08Mais comment vous résolvez ?
07:10Moi, j'avais fait une proposition à l'époque.
07:13On connaît la puissance d'inertie
07:14de l'administration.
07:15J'avais fait une proposition à l'époque.
07:16Évidemment, ça doit passer par la loi
07:17et ça peut être peut-être un débat
07:18qu'on aura un jour à l'Assemblée et au Sénat.
07:20Mais c'est de se dire qu'en fait,
07:21on repasse à une logique de bail 3-6-9
07:24dans le logement social,
07:25comme on peut avoir parfois
07:26dans le logement privé.
07:27Parce qu'aujourd'hui,
07:28une fois que vous avez obtenu le Graal,
07:29c'est très très dur
07:30de rentrer dans le logement social.
07:32Mais une fois que vous avez votre bail,
07:33c'est quasiment impossible
07:34qu'on vous le retire.
07:35Il y a quelques cas particuliers.
07:37Mais globalement,
07:37c'est comme ça que vous faites
07:38le logement social à vie.
07:40Puis quand vous êtes grands-parents,
07:42vous mettez sur le bail
07:43vos petits-enfants.
07:44et comme ça,
07:45ils n'auront pas à faire la queue
07:46et hop,
07:47ils héritent de votre logement social.
07:48Surtout, on attribue un logement
07:49social à des gens
07:51qui, heureusement,
07:52après, progressent dans la vie
07:53et auraient les moyens
07:55de se loger dans le privé.
07:56Et donc, on bloque le système avec ça.
07:58C'est ça qui est injuste.
07:59C'est pour ça qu'il faut construire
07:59du logement privé.
08:01Après, je suis prudent quand même.
08:02C'est-à-dire qu'il y a des quartiers
08:03où, encore heureux,
08:05qu'il y ait des personnes
08:06avec un pouvoir d'achat
08:07un peu supérieur,
08:09ils payent un surloyer.
08:10Donc, il y a un équilibre.
08:12Mais pour qu'on garde
08:14un maximum de mixité.
08:15Mais si on rentre dans une logique
08:16de dire, en fait,
08:18tout le bâtiment social,
08:20petit à petit, il évolue
08:21et il évolue vers l'accession
08:23à la propriété,
08:25ça répondra à cette question-là.
08:26Et dans ce cas-là,
08:27il faut aller beaucoup plus vite.
08:28Ça me paraît important.
08:28Mais dans un pays comme la France,
08:29l'objectif, c'est quand même
08:30que les gens quittent
08:31le logement social
08:31pour aller dans le logement privé.
08:33Ça me semble prioritaire.
08:34Mais avec la politique
08:35qui est menée actuellement,
08:36avec toutes les taxes carrives,
08:37on prend le pouvoir d'achat sans arrêt.
08:40Mais ce n'est pas la philosophie
08:40de beaucoup de parlementaires,
08:41ce que fait le gouvernement,
08:44le gouvernement qui n'est pas majoritaire
08:45dans le pays,
08:46ce qu'il fait avec toutes ces taxes
08:48qui nous arrivent,
08:49c'est simplement,
08:49il retire du pouvoir d'achat aux Français,
08:51il retire du pouvoir
08:52de payer un loyer aux Français
08:54et donc forcément,
08:54les logements sociaux...
08:56Je ne sais pas si vous avez noté,
08:57mais les taxes,
08:58elles n'ont pas franchement
08:59été votées par le gouvernement,
09:01elles ont plutôt été votées
09:02par les deux bouts extrêmes
09:04de l'hémicycle.
09:05Il y a quand même une inquiétude
09:06sur les taxes dans le pays
09:07aujourd'hui
09:07qui paralysent la consommation,
09:09qui paralysent la consommation,
09:10qui paralysent le pays,
09:11les Français ont peur.
09:13Là, ce n'est même pas peur,
09:14c'est qu'ils ont peur
09:15parce qu'ils ne savent pas
09:15à quelle sauce ils vont être mangés.
09:17Il y a une seule chose
09:17où ils sont sûrs,
09:18c'est qu'on va leur prendre.
09:19Et dites-vous bien
09:20que quand vous créez
09:20une nouvelle taxe,
09:22vous retirez du temps de vacances,
09:25vous retirez du temps
09:26d'un restaurant ou deux
09:27pour les Français
09:28ou du temps de vie
09:29et de loisirs
09:30ou peut-être même
09:31pour certains,
09:32vous retirez des repas.
09:34C'est ça les nouvelles taxes.
09:35Et que même si ce pays
09:36a un problème de dette,
09:38que je conçois tout à fait,
09:39la priorité,
09:40la priorité surtout,
09:41ce n'est pas équilibrer
09:42les comptes par rapport à Bruxelles.
09:44La priorité surtout,
09:45c'est le bien-être des Français.
09:46Ça passe avant tout ça.
09:47Oui, mais la priorité
09:48pour le bien-être,
09:50c'est le logement.
09:51Oui, mais le bien-être
09:51des Français aujourd'hui,
09:53ça passe avant tout.
09:53Si vous permettez juste
09:54de répondre d'un mot,
09:55moi je fais partie
09:55d'une famille politique
09:56qui se bat dans l'hémicycle
09:58contre toutes les nouvelles taxes.
09:59LR.
09:59Et là, vous avez raison,
10:01c'est qu'effectivement,
10:02la nouvelle taxe,
10:03elle enlève du pouvoir d'achat
10:04et surtout,
10:05le changement permanent
10:06des règles du jeu
10:07sur nouvelle taxe,
10:08pas nouvelle taxe,
10:09on la monte avec ça.
10:09Ça touche l'économie.
10:10Ça fait perdre la confiance
10:11et c'est fondamental.
10:12C'est vrai aussi,
10:13on en parlera peut-être
10:14sur les investisseurs privés
10:16qui pourraient investir
10:17dans le logement
10:17parce que vous l'avez peut-être vu,
10:19mais j'ai porté
10:20un abonnement gouvernemental
10:22pour qu'on puisse avoir
10:23ce qu'on appelle,
10:23pardon pour le jargon,
10:24un statut du bailleur privé,
10:26c'est-à-dire en gros
10:27permettre aux familles françaises
10:28qui aujourd'hui
10:29ont un tout petit bas de laine
10:30placé en banque
10:31de le sortir
10:32pour l'investir dans la pierre
10:33et donc favoriser
10:34la création de nouveaux logements
10:35Est-ce qu'il y a une taxe foncière
10:36qui est multipliée par trois
10:37tous les ans ?
10:37C'est une question.
10:38Parce qu'il y a ça aussi.
10:39Aujourd'hui,
10:39on a découragé.
10:40C'est les maires qui en décident.
10:41Oui, mais on a découragé.
10:42Oui, c'est les maires qui en décident,
10:43mais parce que les dotations
10:44de l'État ont baissé,
10:45ils vont chercher des ressources
10:46aujourd'hui sur les propriétaires fonciers.
10:48On a supprimé
10:48la taxe d'habitation
10:48et ce n'est pas encourageant.
10:49Et ce qui fait que ça a décorrélé.
10:51Mais vous avez raison de le dire.
10:52C'est un gros souci aujourd'hui.
10:53Moi, quand j'étais maire,
10:53je disais une chose simple
10:55et je ne vais pas changer d'avis aujourd'hui.
10:56Quand on enlève la taxe d'habitation,
10:58on enlève le lien
10:59entre la population
11:00qui vit sur place
11:01et la collectivité.
11:02Et je pense que c'est une erreur
11:03de l'avoir enlègue.
11:04L'erreur première,
11:06c'est d'avoir une taxe
11:06pour habiter
11:07pour qu'on vive dehors.
11:08Ce n'est pas un plus
11:09d'avoir la taxe d'habitation.
11:10Vous pouvez payer une taxe
11:12parce que vous avez un toit
11:12sur votre tête.
11:13Il est aussi normal que...
11:14C'est juste ça qui est aberrant.
11:16C'est d'avoir créé
11:16une taxe d'habitation.
11:17Mais non, c'est...
11:18En tout cas,
11:23Monsieur le Ministre,
11:24on est ravis de vous rencontrer.
11:25Moi, personnellement,
11:26je ne vous connaissais pas.
11:26Excusez-moi,
11:27je n'ai peut-être pas fait mon travail.
11:28Ou alors,
11:28le gouvernement change trop vite
11:30pour qu'on ait le temps
11:30de suivre.
11:32En tout cas,
11:32excusez-moi.
11:33C'était d'ailleurs
11:33sa dernière.
11:34J'en sais rien,
11:35mais il n'empêche,
11:36on ne sait pas ce qu'on vous souhaite.
11:37Il n'empêche que...
11:38Comment vous expliquer
11:40qu'on parle si peu de logement ?
11:41Alors, vous n'incarnez pas le sujet
11:43depuis si longtemps, je crois,
11:44mais il n'empêche,
11:45alors que c'est une crise...
11:47Quelle crise touche
11:48autant de millions
11:49de compatriotes ?
11:514 millions de Français
11:52qui ont un problème de logement.
11:53La question des passoires thermiques,
11:55la question des logements vacants
11:56dans les villes.
11:57À Paris,
11:57les logements vacants,
11:58c'est dingue.
11:59On ne peut pas se loger à Paris.
12:00Moi, j'ai grandi à Paris.
12:01Juste, je suis désolée.
12:02J'ai grandi dans cette ville.
12:03Je n'ai plus un ami
12:04qui vit à l'intérieur.
12:05On n'a pas les moyens
12:05de se loger.
12:06On est des Parisiens.
12:07On était là avant.
12:09On est chez nous.
12:10Non, c'est pas ce que je veux dire.
12:11On est chez nous.
12:12On est chez nous.
12:12On est chez nous.
12:12Non, mais c'est pas ce que je veux dire.
12:13Mais juste, on mérite...
12:14Pourquoi ?
12:15Parce qu'il y a des logements vacants partout.
12:16Bref,
12:17comment vous expliquez
12:18que ces deux quinquennats
12:20d'Emmanuel Macron,
12:21on parle si peu de logements,
12:22il n'y ait aucune solution
12:23et vous, vous arrivez,
12:24excusez-moi,
12:24vous nous parlez de délinquants.
12:25Alors oui,
12:26vous répondez à une question.
12:28Pourquoi ?
12:28C'est quoi la première mesure
12:30à faire pour la crise des logements ?
12:32Comment on gère ?
12:34Non, mais il y a deux choses.
12:36Là, on a parlé
12:36quartier prioritaire,
12:38quartier HLM.
12:39Donc, l'enjeu de sécurité,
12:40il ne faut pas l'écarter,
12:41il est important.
12:41Là, vous ouvrez sur la question
12:42du logement en général.
12:44Moi, la feuille de route
12:45du Premier ministre,
12:45elle est très claire.
12:46Il y a une urgence
12:47parce que ce que vous évoquez,
12:48c'est très juste,
12:48c'est une bombe sociale.
12:49C'est une bombe sociale française
12:50et maintenant européenne.
12:52Le commissaire européen au logement,
12:53c'est nouveau,
12:54on n'en avait pas avant maintenant,
12:55un commissaire européen au logement
12:56et à l'énergie.
12:58Et il démontre par ses discours
12:59et ses prises de position
13:00que c'est en train d'arriver
13:00partout en Europe.
13:02Donc, il y a un défi à relever.
13:04Et j'ai entendu,
13:04ce n'est pas à l'état
13:05de s'occuper du logement.
13:06Moi, je considère qu'à partir du moment
13:08où c'est devenu une telle crise,
13:11on a l'obligation
13:12de se saisir du sujet
13:13et de relancer
13:14la production de logements
13:15et faire en sorte que...
13:16– Supprimer les normes, pardon.
13:17– Voilà, ça fait partie
13:18des normes, évidemment,
13:20où il va falloir faire
13:21de la simplification des normes,
13:22simplification de l'urbanisme.
13:24Il faut simplifier,
13:25mais pas forcément baisser
13:26la qualité pour autant.
13:27Et on doit trouver
13:27ce juste milieu,
13:29mais surtout accélérer
13:29les procédures.
13:30Et il y a un certain nombre
13:31de mesures qu'on aura
13:31l'occasion d'annoncer
13:32très prochainement
13:33sur, effectivement,
13:34comment on fait en sorte
13:35que ça aille beaucoup plus vite
13:36parce qu'en matière de logement,
13:37le temps joue contre nous
13:38et donc on va avancer là-dessus.
13:39Et après, sur le reste,
13:40je vais vous dire,
13:41moi, je pars du principe
13:42qu'il faut à la fois...
13:43– Pardon, mais il y a 15 ans...
13:43– Juste un mot.
13:44Une vision de l'État
13:45et ensuite donner
13:46beaucoup de pouvoir au maire
13:47parce que c'est à l'échelle
13:49de la commune
13:49qu'on doit piloter.
13:50– Mais monsieur Jean Brun...
13:51– Ce qui se passe à Paris
13:51n'a rien à voir
13:52avec ce qui se passe
13:52au fin fond de la Bretagne.
13:53Et ma conviction,
13:54et c'est la conviction aussi
13:55du Premier ministre
13:56qui veut lancer
13:56une grande loi de décentralisation,
13:57ramener la politique du logement
13:59au plus près du terrain.
13:59– Mais pardon,
13:59mais monsieur Jean Brun
14:00et Flora Guevally
14:01s'en souviendra peut-être
14:02puisqu'elle travaillait
14:03auprès du président
14:03de l'époque,
14:04François Hollande,
14:05je crois il y a 15 ans,
14:06il avait lancé
14:07le choc de simplification.
14:08C'est-à-dire,
14:08ce que vous nous dites,
14:10tous les présidents...
14:11– On l'a pas senti sur le terrain.
14:12– Et les responsabilités...
14:13– Oui, enfin Nicolas Sarkozy aussi.
14:13– On l'a pas senti sur le terrain.
14:15– Je termine, nous le disent.
14:15Le choc de simplification,
14:17on va faciliter,
14:18on va construire plus vite,
14:20on va libérer du foncier, etc.
14:21Et en fait, ça n'arrive pas.
14:23– Parce qu'on est dans un pays normé.
14:24– Parce que c'est bien
14:25de dire les choses,
14:25mais qu'est-ce qui bloque ?
14:26C'est l'administration derrière
14:27qui suit pas ?
14:28C'est parce qu'il y a des lobbies,
14:30des corporatistes
14:31qu'il faut bousculer ?
14:32– Il y a de tout,
14:33mais ce que je mesure,
14:35c'est que ces dernières années,
14:35on a aussi vraiment
14:36collectivement pris conscience
14:37de l'enjeu écologique
14:38et donc ça a apporté
14:40des normes complémentaires.
14:42– Il y a des normes ridicules,
14:43pardon, quand on oblige,
14:44je pense pas tant que cela.
14:46– Pour vous, il y a deux problèmes,
14:47c'est les délinquants
14:48et les normes écologiques,
14:49c'est un peu facile.
14:50– On ne m'a pas laissé finir,
14:51justement.
14:52Non mais pardon,
14:53moi je défends le fait
14:53que l'habitat,
14:54il doit être durable,
14:55il doit lutter contre
14:56les passeports thermiques,
14:57quand on construit neuf,
14:58il doit lutter contre
14:59les bouilloires thermiques
15:00et donc justement,
15:01je n'étais pas en train
15:01de dire que c'est le problème,
15:02je dis que ça a été
15:03un enjeu dont on a pris conscience
15:04et on est venu densifier
15:06les normes
15:07pour essayer de répondre
15:08à cet enjeu.
15:09Et parfois,
15:09on a été trop loin
15:14ajusté,
15:15on ne perd pas
15:15cette ambition écologique
15:16de confort de vie
15:17pour les Français,
15:18mais d'un autre côté,
15:19il faut que ça aille
15:20beaucoup plus vite
15:20et il y a des lourdeurs
15:22administratives majeures,
15:24il y a aussi le fait
15:24qu'on a multiplié les strates.
15:26En Ile-de-France,
15:27on a sept couches
15:29entre la mairie et l'Europe,
15:30sept couches du millefeuille
15:31et chacun a son mot à dire.
15:33Avec la loi décentralisation,
15:34clarification
15:35que peut porter le Premier ministre
15:36à partir de janvier,
15:37l'idée c'est de dire
15:38une politique publique,
15:40un chef,
15:41que ce soit le maire,
15:42que ce soit le président
15:42de département,
15:42la région,
15:43un chef.
15:44Mais non, mais supprimé les strates.
15:45On continue de discuter
15:46avec Vincent Jambrun,
15:47le ministre du Logement,
15:48dans un instant,
15:49parler aussi de la redynamisation
15:51des centres-villes
15:52et puis on aura une question
15:52de Brian qui nous appelle
15:54de la Marne,
15:55une question sur les squats.
15:57Allez, à tout de suite
15:57avec les GG,
15:58avec les Grandes Gueules.
15:59Les GG,
16:16les Grandes Gueules
16:16sur RMC,
16:17RMC Story,
16:18nous sommes avec Flora Guébali,
16:19avec Mourad Boudjelal
16:20et avec Patrick Sébastien
16:21qui passait trois heures
16:22avec les GG,
16:22avec les Grandes Gueules
16:23et le ministre du Logement,
16:24M. Vincent Jambrun.
16:25Dans un instant,
16:26on donnera la parole
16:26à Brian qui veut parler
16:28de squat.
16:29Mais vas-y Patrick.
16:30Je vous ai écouté parler,
16:31c'est très intéressant.
16:32Je trouvais que c'était
16:33très intéressant,
16:33vous avez eu la chance
16:34d'être maire.
16:35D'ailleurs,
16:35on en parlait
16:36pendant la pub,
16:37dans les propositions
16:38que m'envoient les gens
16:39dans notre mouvement,
16:39ça suffit.
16:41Beaucoup de gens me disent
16:42qu'il faut choisir
16:42entre les régions
16:44et les départements.
16:45Voilà,
16:45il y a un truc en trop,
16:46il y a une couche en trop
16:47et donner plus de pouvoir
16:49aux maires et aux préfets.
16:51C'est-à-dire que
16:51il y en a même qui proposent
16:53et moi,
16:53je ne suis pas contre du tout
16:54le fait de revenir
16:55aux députés maires
16:56avec cumul des mandats
16:59mais pas forcément
16:59cumul des salaires.
17:00Mais j'en connais plein
17:01parce que les maires
17:02sont au quotidien.
17:04Maintenant,
17:04pour le logement,
17:05il y a deux choses
17:06qui me viennent moi
17:06dans mon mouvement
17:07que j'ai reçu.
17:08Il y a énormément de gens
17:09qui me parlent
17:10des squatteurs
17:10qui disent
17:11on devrait les dégager
17:12tout de suite.
17:12Ça,
17:13c'est une première chose.
17:14Et la deuxième question
17:14que je vous posais,
17:15mais je ne sais pas
17:15si c'est votre compétence,
17:17il y a eu 900 morts
17:19sans abri
17:20dans ce pays
17:21l'année dernière.
17:23Est-ce que ça...
17:24Il y a un moment,
17:24moi je veux bien
17:25qu'on fasse des grands discours
17:27avec 900 morts.
17:29Vous vous rendez compte
17:30dans ce pays
17:31qui est la France,
17:33il y a eu 900 morts
17:34sans abri.
17:36Alors,
17:36est-ce que c'est
17:37du ressort
17:38du gouvernement
17:39de loger
17:40ces gens-là ?
17:41Je sais qu'il y en a
17:42qui ne veulent pas.
17:43Je connais le problème,
17:44il y en a qui ne veulent pas
17:45être logés,
17:45mais quand même,
17:46900 morts,
17:47vous vous rendez compte ?
17:48Il y a des enfants
17:49qui dansent dans la rue
17:50chaque soir.
17:51J'apporte un exemple personnel.
17:53À 300 mètres d'ici,
17:54il y a un type
17:55qui vit dans l'entrée
17:56d'un immeuble de bureau.
17:57Il a tout installé.
17:58Il a les couettes,
17:59les couvertures,
17:59il a mis une petite chaise,
18:01il a ses bouteilles plastiques
18:02pour faire pipi dedans.
18:03Des fois,
18:04il se lève,
18:04il a le pantalon qui tombe,
18:05il peut être agressif
18:06en fonction du taux d'alcool.
18:08L'été dernier,
18:09au moment où il y avait
18:10plein de cagnards,
18:11il y avait la chaleur,
18:12il y a la police municipale
18:13qui est venue,
18:14je quittais les locaux ici,
18:15tu vois,
18:15et je leur ai dit
18:16« Ah, monsieur,
18:16ils étaient à côté de lui,
18:17il était en plein état d'ébriété. »
18:19Donc je leur ai dit
18:20« Tiens, je vous en parlais,
18:20je suis riverain,
18:21on a des problèmes avec lui. »
18:22Je me dis « Monsieur,
18:23d'abord, ils m'ont dit
18:23« S'il vous plaît,
18:24vous vous mettez à 3 mètres,
18:25on sait ce qu'on fait. »
18:26Donc déjà, tu dis « Écoutez,
18:27je suis riverain,
18:27je ne suis pas là pour vous agresser. »
18:30Après, ils m'ont dit
18:30« Il ne veut pas bouger. »
18:32Ça, c'est vrai.
18:32Je lui dis « Mais il ne veut pas bouger. »
18:33Je lui dis « Mais quand il insulte des gens
18:35ou qu'il est en état d'ébriété,
18:36il est dangereux.
18:37Il y a des enfants,
18:38il y a des mères de famille
18:38avec des poussettes.
18:39Il ne veut pas bouger.
18:40Là, maintenant,
18:42il est toujours là.
18:43Il est toujours là,
18:44dans le hall d'immeuble.
18:45Qu'est-ce qu'on fait ?
18:46On va y aller avec Patrick,
18:47il commence à nous occuper.
18:47Qu'est-ce qu'on fait, monsieur Jean ?
18:48Justement,
18:49qu'est-ce qu'on fait, monsieur Jean ?
18:50Moi, je n'ai pas la solution.
18:51Il y a différents sujets,
18:52mais pour vous répondre très clairement,
18:54ça fait partie des compétences
18:55du ministre du Logement
18:56et de la politique de la ville.
18:58La période hivernale va s'ouvrir
18:59et c'est évidemment un défi
19:00pour l'ensemble de notre pays
19:02et de notre société.
19:04Moi, je trouve que c'est l'honneur
19:05de la France
19:05que d'avoir des politiques
19:06très ambitieuses.
19:08On ouvre des dizaines
19:10de milliers de places
19:11dans des hôtels,
19:13dans des logements
19:13pour essayer de loger
19:14un maximum de familles
19:16pour qu'elles ne dorment pas
19:17à la rue.
19:18Moi, ce que j'ai entendu dire...
19:19Vous avez ouvert combien de places ?
19:21Vous parliez d'une amérique
19:22et d'une cuillère ?
19:22Je ne veux pas qu'on parle
19:23de préférence
19:24et qu'on tombe dans le programme du HL.
19:25Non, mais simplement...
19:26Moi, j'ai connu
19:27des villes où les gens me disent
19:28on se lève le matin,
19:30on va bosser,
19:30on va gagner 1 500 balles,
19:31on passe devant des hôtels
19:32qui sont remplis
19:33par des Pakistanais,
19:34des Afghans,
19:35qui sont logés.
19:36Je m'excuse,
19:37c'est la réalité.
19:38Je vois la dame qui fait
19:38« Oh ! »
19:39Oui, c'est la réalité.
19:40Je ne dis pas que c'est bien
19:41ou que ce n'est pas bien.
19:43Je veux savoir...
19:44Ils sont logés dans des hôtels,
19:45ils ne sont pas au Sofitel.
19:46Ils ont un toit
19:47parce qu'ils galèrent.
19:49Mais de quoi on parle ?
19:51Il faut aller regarder
19:52ce que vous voulez.
19:53On parle de logement.
19:56Moi, je veux dire
19:57qu'on recueille tout le monde.
19:58Je te dis juste
19:59la réflexion du mec
20:00qui se lève le matin,
20:00qui doit payer son loyer,
20:02qui gagne 1 500 balles par jour,
20:03qui va travailler
20:03et qui passe devant un hôtel
20:05où il voit des gens
20:05logés, nourris gratos.
20:06Voilà, c'est tout.
20:07Ce n'est pas moi qui le dit.
20:08Patrick, on est au cœur du débat.
20:09C'est-à-dire que d'un côté...
20:10Et c'est l'État qui paye.
20:11On ne peut pas laisser mourir
20:12900 personnes de froid dans la rue.
20:14Et vous avez raison.
20:16L'honneur de la France,
20:17c'est de faire en sorte
20:18tous les jours
20:18qu'on se batte
20:19pour qu'il n'y ait personne
20:19qui meure de froid dans la rue.
20:21D'accord.
20:21Et d'un autre côté,
20:22on a une politique publique
20:23qui coûte des centaines
20:25de millions d'euros.
20:26On est à plus de 200 millions d'euros
20:27pour juste payer des places
20:28d'hébergement pour ces familles.
20:31Et avec une difficulté majeure,
20:32c'est qu'il y a une accumulation
20:34de ces familles.
20:35Et on n'arrive quasiment pas,
20:37et pourtant, je peux vous dire
20:37qu'il y a des travailleurs sociaux
20:38sur le terrain
20:38qui font un énorme travail,
20:40à aller sortir de la rue.
20:42C'est-à-dire qu'en fait,
20:42on a le sentiment
20:43qu'on identifie,
20:45on accompagne.
20:46Beaucoup ne veulent pas
20:47venir dans des centres
20:48ou être dans des hébergements.
20:50Et effectivement,
20:51la grande difficulté,
20:52le défi qu'il nous est donné,
20:53c'est comment on fait pour intégrer.
20:54Et il y a une question
20:55que vous posez,
20:56et qu'il faut se poser
20:57avec beaucoup de sérénité
20:58et sans stigmatiser,
21:00c'est de se dire
21:00combien de places sont occupées
21:02par des gens
21:03qui ne sont pas censés
21:04être sur notre territoire.
21:05Et aujourd'hui,
21:06c'est l'intermédiatement
21:07à M. Casbarian
21:08qui a posé cette question
21:10à l'Assemblée l'autre jour.
21:11Il faut le faire
21:12sans dogmatisme
21:13et avec beaucoup de calme.
21:14Mais vous avez des OQTF
21:16aujourd'hui,
21:17des gens qui ont l'obligation
21:18de quitter le territoire,
21:19qui ne devraient plus être là
21:20et qui occupent énormément
21:22de ces places.
21:23Ça ne veut pas dire
21:24qu'il ne faut pas les accueillir.
21:25Moi, je ne veux pas
21:25les laisser mourir à la rue.
21:27Mais est-ce que c'est
21:28dans ce parcours-là
21:28qu'il faut les mettre ?
21:29Ou est-ce qu'il y a d'autres...
21:30Mais en fait,
21:30vous êtes mis au l'intérieur.
21:32Non, je ne suis pas mis au l'intérieur.
21:33Pourquoi on oppose les deux ?
21:34Oui, c'est normal.
21:36Non, je n'oppose pas.
21:37Il y a des priorités.
21:37C'est normal qu'il y ait des priorités
21:38dans ce pays.
21:39Mais là, on parle des gens
21:40dans des hôtels
21:42que il y a des Français
21:43qui dorment à la rue.
21:43Ça n'a rien à voir.
21:44C'est de l'argent public.
21:45Même si c'est des étrangers
21:45qui dorment à la rue.
21:46C'est de l'argent politique.
21:47On va parler de répartition
21:50de l'argent public.
21:51Excusez-moi,
21:51la dignité humaine
21:52est réservée aux Français.
21:53C'est ce que vous êtes en train de dire.
21:55Alors pourquoi les Français
21:56dorment dehors ?
21:58C'est grave.
21:59Et les étrangers qui dorment dehors,
22:00ce n'est pas grave.
22:00C'est grave de la même manière.
22:02Non, parce que c'est vraiment
22:03que ça s'appelle la priorité nationale.
22:04Parce que Patrick Sébastien,
22:05ça va faire deux heures
22:10que vous dites
22:14toujours la même chose.
22:16Moi, je ne pense pas ça.
22:17Mais bon, quand même,
22:17il faudrait rétablir la peine de mort.
22:19Moi, je ne pense pas ça.
22:19Mais quand même,
22:20il faudrait la préférence nationale.
22:21Vous êtes un émissaire
22:22de Marine Le Pen, en fait.
22:23Je suis un émissaire
22:24de Marine Le Pen,
22:25si ça vous amuse.
22:26Vous êtes un émissaire
22:27de Jean-Luc Pélenchon ?
22:28Pas du tout.
22:29Ben si, je peux vous dire ça aussi.
22:31Qu'est-ce que je n'ai pas allusion à lui ?
22:33Vous êtes complice
22:36des assassinats en France.
22:40Je peux vous accuser de ça,
22:41mais non.
22:42Vous avez le droit
22:43d'avoir votre pensée,
22:43j'ai le droit d'avoir la mienne.
22:44Est-ce que c'est pour ça
22:45que je suis un émissaire ?
22:49Qu'est-ce que vous venez me dire ?
22:50Je suis un émissaire de Marine Le Pen.
22:51Depuis ce matin,
22:51vous dites,
22:52je ne pense pas ça,
22:52mais je ne pense pas ça,
22:53mais je ne pense pas ça.
22:54Alors, je ne pense pas ça.
22:56Vous avez le droit.
22:57Attendez.
22:57Non, non, c'est bon.
23:00Attends, attends.
23:01Parce que là,
23:01je suis en agression permanente.
23:03Vous avez des dogmes.
23:03Non, vous n'êtes pas en agression.
23:04Vous vous écoutez parler.
23:05Vous avez bien raison.
23:05Vous allez sortir du studio.
23:06Vous allez dire,
23:07putain, vous allez appeler les copains.
23:08J'ai été bonne.
23:08J'ai bien dit ce qu'il fallait.
23:10Moi, j'essaie d'être
23:10le plus sincère possible.
23:11Je répertorie ce que m'envoient
23:13les gens.
23:14Vous les voyez souvent, les gens ?
23:15Moi, je les vois souvent.
23:16Et ce que je vous rapporte,
23:18quand je vous dis
23:18que je vous parle de la peine de mort,
23:19que je vous parle de tout ça,
23:21c'est ce que les gens d'en bas
23:22me racontent.
23:22C'est ce que certaines personnes...
23:23Allez-y faire un tour.
23:25Allez-y faire un tour.
23:26Vous écoutez ce qu'ils vous disent.
23:27J'y fais des tours.
23:28Je n'ai pas les mêmes échos.
23:29Vous ne pouvez pas dire
23:30les gens me parlent
23:31donc j'ai la vérité absolue.
23:32Je n'ai pas la vérité absolue.
23:33C'est là le ministre.
23:35Je veux être le porte-parole.
23:36Vous ne souhaitez pas.
23:36Je suis leur porte-parole.
23:38Je ne souhaite pas la victoire
23:38du Rassemblement national.
23:39Attendez, juste un truc.
23:40Je suis désolé.
23:41Je suis le porte-parole des gens.
23:43Vous me reprochez
23:43d'être l'émissaire de Mme Le Pen.
23:45Ça veut dire quoi, ça ?
23:47C'est une intolérance profonde.
23:48Non.
23:49C'est qui les fachos ?
23:49Vous venez de dire
23:50je ne suis pas d'accord
23:52avec le RN
23:53mais sur la préférence nationale
23:55ils ont raison.
23:56Il y a 30 minutes
23:57vous avez dit
23:57je ne suis pas pour le RN
23:58mais sur la peine de mort
24:00et ils ont raison.
24:01Je ne suis pas d'accord
24:02avec les gens de gauche
24:03mais sur certains trucs
24:04ils ont parfaitement raison.
24:05Certainement
24:05mais en fait depuis ce matin
24:07vous ne faites que
24:08habillé par
24:09avec un habit populaire
24:11de représentant
24:12ou de porte-parole
24:13Je suis un sous-marin du RN
24:14c'est ça ?
24:14Des idées qui sont dangereuses
24:17selon moi.
24:18Je déçue du salut.
24:19Alors attendez.
24:19Vous savez madame
24:20excusez-moi.
24:21Attendez juste
24:23je vais vous dire un truc
24:24Ce qui a créé le RN
24:26ce qui a créé le RN
24:27et le succès du RN
24:29c'est des gens comme vous
24:30avec leur intolérance
24:31avec leur domme
24:32avec leurs œillères
24:33et avec leur caricature
24:35c'est ça
24:36qui a créé le RN
24:36Le RN
24:37je ne voterai pas pour le RN
24:39parce que je ne veux pas voter pour le RN
24:41pour plein d'autres raisons
24:42mais ce qui crée le RN
24:44ce qui crée la réaction
24:45c'est des gens comme vous
24:46qui créent la réaction
24:47Je vous le dis
24:48Vincent Jean-Marie
24:49Je partage ce qui vient d'être dit
24:52c'est-à-dire que si on n'aborde pas
24:53les sujets
24:53et les sujets qui préoccupent
24:54nos concitoyens
24:55les gens soi-disant
24:58responsables et raisonnables
24:59n'adressent plus ces sujets
25:01et ne s'y intéressent pas
25:02et bien donc on va aller voir
25:03des gens qui crient fort
25:04et c'est le risque
25:05si vous ne voulez pas
25:06la victoire du RN
25:07il faut qu'on aille parler de ça
25:09et vous voyez
25:09je vous ai dit
25:11avec beaucoup de modération
25:13on a un sujet
25:14il y a des gens
25:15qui n'ont pas le droit
25:15d'être sur notre territoire
25:16et qui sature la politique
25:18de l'hébergement d'urgence
25:19je stigmatise personne
25:20je parle de fait
25:22et j'aimerais juste
25:22qu'on se pose la question
25:23comment on crée
25:24une filière
25:25qui permet d'héberger
25:27les gens
25:27et pas les autres
25:28et vous voyez les choses
25:30il faut qu'on trouve des solutions
25:32on n'avait pas d'aide
25:33des dossiers
25:33sur les inutiles
25:34sur les entreprises
25:36sur les milliardaires
25:37peut-être qu'il y aurait moins
25:38des gens qui dormiraient d'heures
25:39et opposer à ça
25:40c'est pas forcément opposé
25:42les misérables aux misérables
25:43c'est terminé
25:43c'est terminé
25:46c'est terminé
25:46la demande de ce pays
25:47c'est d'opposer les misères
25:48je parle de l'été
25:49les gens très riches
25:50on ne comprend plus
25:52mais je voulais remercier
25:53monsieur Jean-Brun
25:53mais excusez auprès de Brian
25:54parce qu'il y avait la question
25:55il y avait la question sur les squats
25:57ou alors vous avez encore 10 minutes
25:58pour parler des squats
25:59mais je pense que vous avez
25:59un emploi du temps
26:00qui est relativement serré
26:02on peut se dire juste une chose
26:04c'est qu'il y a eu
26:04une grosse avancée sur les squats
26:05avec la loi Casbarian
26:06qu'il y a des angles morts
26:08qu'on n'avait pas forcément perçus
26:09notamment sur le fait
26:10que quand vous prenez un Airbnb
26:11vous passez une nuit dans le logement
26:12ensuite vous n'êtes plus considéré
26:13comme squatteur
26:14même si vous payez rien
26:15c'est pas acceptable
26:16il faut qu'on se batte
26:17contre ça évidemment
26:18merci monsieur le ministre
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