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  • il y a 3 mois
Vendredi 10 octobre 2025, retrouvez Nicolas Sopel (Stratégiste en chef, Banque Privée Quintet), Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis), Florian Roger (Responsable de la stratégie d'investissement, BNP Paribas CIB) et Igor de Maack (Dirigeant - Associé, VitalEpargne) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:14Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box, vous nous suivez en live également sur nos réseaux sociaux
00:20et notamment sur le compte LinkedIn de Bsmart4Change et vous nous retrouvez bien sûr en rattrapage tous les jours,
00:26en replay sur Bsmart.fr ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:31Au sommaire de cette édition ce soir, la revanche du dollar, une petite revanche pour l'instant après une baisse de plus de 10% de l'indice dollar
00:40au cours du premier semestre de cette année 2025.
00:43On voit depuis l'été non seulement un dollar qui a arrêté de baisser mais un indice dollar qui regagne même un peu de terrain sur l'ensemble de la semaine.
00:51Le dollar face aux grandes devises mondiales a repris plus d'1,5% et si on prend comme référence la dernière réunion de politique monétaire
01:00de la réserve fédérale américaine, 16 et 17 septembre dernier, on voit un indice dollar qui a repris plus de 3% sur cette période.
01:09On cherchera évidemment avec nos invités de Planète Marché à expliquer ce mouvement et comprendre si ce mouvement peut encore se développer devant nous
01:15et quelles pourraient être les conséquences d'un dollar qui se raffermirait sachant que pour beaucoup le trade de l'année aura été un trade baissier sur le dollar.
01:25La politique française attire inévitablement quelques regards encore aujourd'hui avec une journée dite de vérité pour la classe politique française
01:34et sa capacité à sortir de cette crise politique. On suivra ça évidemment dans les prochaines heures.
01:41En attendant, les actifs français restent assez peu malmenés. Il faut bien le dire, le CAC 40 a évolué en ligne avec d'autres grands indices européens cette semaine
01:51en léger retrait sur l'ensemble de la semaine et le spread est stabilisé désormais autour de 85 points de base.
01:57Pauline Grattel pourra vous redonner plus de précisions également sur ces niveaux de marché dans un instant.
02:03Discussion à suivre donc avec nos invités de Planète Marché dans quelques secondes.
02:06Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, comme une fois par mois, nous ferons le point sur les dernières actualités,
02:12les derniers développements au sein de l'industrie ETF.
02:15C'est Olivier Malteste, le directeur des investissements d'Alteis, qui sera avec nous en plateau à partir de 17h45 dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:24Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:41Bonsoir Pauline.
02:42Séance sans grand relief aujourd'hui avec des indices européens notamment qui font plutôt du surplace, voire qui lâchent un petit peu de terrain en cette fin de semaine.
02:49Oui, le shutdown américain suit son cours et donc les investisseurs n'ont pas d'indicateur économique majeur à regarder.
02:56Ils patientent aussi avant le lancement de la saison des résultats.
02:59Dans ce contexte, le CAC 40 est stable au-delà de 8000 points.
03:03Aux Etats-Unis, les marchés ont ouvert en légère hausse avec un nouveau record pour le Nasdaq.
03:07Un mot du marché d'échange également Pauline.
03:09Sur le marché des échanges, le dollar se raffermit face à un panier de grandes devises ramenant l'euro dollar sous 1,16 aujourd'hui.
03:15Sur les marchés obligataires, le rendement américain à 10 ans évolue autour de 4,10%.
03:20Le rendement allemand de même échéance se détend un peu autour de 2,65%.
03:24Dans cette séance calme, c'est un marché pour les analystes et quelques valeurs sont à surveiller aujourd'hui.
03:29Oui, à Paris, ArcelorMittal, Nexans et Technip Energy ont été dégradés par des analystes et reculent en conséquence jusqu'à moins 6% pour Technip Energy et 3% pour ArcelorMittal et Nexans.
03:41Les entreprises et la micro qui va reprendre ses droits dans les prochains jours avec le lancement officiel de la saison de publication des résultats du troisième trimestre.
03:51Oui, on attend la publication de 4 composantes du CAC 40, LVMH, Publicis, Pernod Ricard et Essilor Luxottica.
03:58Aux Etats-Unis, plus de 30 composantes du S&P 500 sont attendues, on ne va pas tous les citer.
04:03Mais les banques vont lancer la saison avec J.P. Morgan, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et BlackRock dès mardi.
04:09En attendant le lancement officiel de cette saison, certaines entreprises publient un petit peu en avance et Levis notamment publié hier soir après la clôture américaine des résultats qui ont été accueillis fraîchement.
04:21Oui, c'est des résultats inférieurs aux attentes mais Levis a relevé ses perspectives de bénéfice pour l'année.
04:27Le groupe indique être pénalisé par les couliers aux droits de douane américains.
04:31Le titre décroché hier soir et aujourd'hui, il plonge de plus de 10% à l'ouverture de Wall Street.
04:36Un point d'activité pour Volkswagen également qui fait état de vente en hausse.
04:40Oui, le constructeur allemand indique que ses livraisons mondiales ont augmenté de 1% au troisième trimestre.
04:46Des ventes portées par les véhicules électriques et par l'Europe de l'Ouest.
04:49En Europe, les ventes de véhicules électriques sont en hausse de 60%.
04:53Quelques données macro, malgré la paralysie budgétaire aux Etats-Unis,
04:58les investisseurs ont préconnaissance de la confiance des consommateurs mesurée par l'université du Michigan.
05:02Oui, en l'absence de données majeures à cause du shutdown, on regarde les enquêtes privées.
05:07La confiance des consommateurs du Michigan s'établit à 55 en octobre, supérieure aux attentes.
05:13C'est quasiment similaire au mois de septembre.
05:15Quels seront les moments clés, les temps forts de la semaine prochaine sur les marchés, Pauline ?
05:19La semaine prochaine, on en a parlé.
05:20Ce sera le lancement de la saison des résultats.
05:23La publication de l'inflation américaine pourrait être un peu décalée,
05:26mais avoir lieu finalement malgré le shutdown.
05:28En zone euro, on attend l'indice Zou allemand du mois d'octobre
05:32et l'inflation de la zone euro en deuxième lecture pour septembre.
05:36Tendance, mon ami.
05:37Chaque soir, en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
05:39et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
05:52Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
05:55Igor Demac est avec nous, dirigeant associé de Vitalépanne.
05:58Bonsoir, Igor.
05:59Bonsoir, Igor.
06:00Nicolas Sopel nous accompagne, responsable de la recherche et stratégiste en chef de Quintet Banque Privée.
06:06Bonsoir, Nicolas.
06:07Bonsoir, Igor.
06:07Et ravi d'accueillir également à nos côtés Florian Roger, le responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas.
06:13CIB, bonsoir, Florian. Bienvenue.
06:15Merci d'être avec nous, Florian.
06:18Prenez la parole pour évoquer le sujet du dollar, si vous voulez bien.
06:21Je le disais en introduction, effectivement, alors c'est le grand trade de l'année jusqu'à présent
06:25avec un indice de l'art qui a baissé de plus de 10% sur les six premiers mois de l'année.
06:29Mais non seulement il ne baisse plus depuis quelques semaines, quelques mois maintenant,
06:33mais il a même plutôt tendance à se réapprécier avec une progression d'un et demi pour cent pour l'indice de l'art cette semaine
06:38et une progression de plus de 3% depuis la baisse de taux de la Fed délivrée les 16 et 17 septembre derniers.
06:45Comment est-ce qu'on comprend ce petit mouvement ?
06:48Et derrière ce mouvement, est-ce qu'il y a de la place, justement, pour un développement un peu plus important encore
06:54de ce raffermissement du dollar ?
06:56Nous, ce qu'on pense sur le dollar, c'est qu'on est quand même sur une tendance baissière.
07:00Ça, c'est le premier point.
07:01Après, la première jambe de baisse a été très brutale, notamment en fait contre l'euro.
07:06La baisse du dollar contre l'euro, selon nous, est globalement terminée.
07:10Elle est venue de mouvements de couverture de la part des fonds de pension européens.
07:14Quand on regarde les niveaux atteints, aujourd'hui, on est en gros à la moyenne de long terme.
07:17Donc, ces mouvements de couverture ont amené une très vive appréciation de l'euro.
07:21Et du coup, quand on regarde le différentiel de taux de dos en réel,
07:24aujourd'hui, le taux de change couvre le différentiel de taux de dos en réel entre la Fed et la Banque Centrale Européenne.
07:29Et le troisième point, c'est la France, qui ne rend pas la zone euro hyper attractive quand même pour des Asiatiques, pour des Américains.
07:35Donc, ces trois facteurs limitent le potentiel d'appréciation de l'euro contre le dollar.
07:42En revanche, là où le mouvement pourrait continuer, c'est contre Asie.
07:46Parce que contre Asie, on a vu qu'il y avait beaucoup d'acteurs qui ne s'étaient pas couverts potentiellement contre une dépréciation du dollar.
07:51Pourquoi ? Parce que le coût de couverture était trop important, puisque les taux de dollars étaient à 4,50.
07:56Là, la Fed baisse ses taux.
07:58Selon nous, elle va baisser ses taux trois fois ses taux d'ici la fin de l'année.
08:00Le coût de couverture baisse.
08:02Ça peut amener, en fait, un mouvement de dépréciation du dollar.
08:05Et fondamentalement, c'est la stratégie que veut l'administration américaine.
08:08C'était au cœur du papier de Stéphane Miran.
08:09Donc, le penseur de la stratégie économique, effectivement, de cette administration Trump, Stephen Miran,
08:18lui, il veut voir des devises asiatiques se réapprécier encore plus face au dollar.
08:23C'est ça ?
08:24Exactement.
08:25Ce que note Stéphane Miran, il nous dit, en fait, il y a un sujet avec l'Asie.
08:29Parce que l'Asie, en fait, a énormément de réserves de change et des petits marchés obligataires.
08:33Et donc, l'Asie a énormément de réserves de change en dollars.
08:35Mais, du coup, il se retrouve dans un système où beaucoup de pays asiatiques pèguent leur monnaie.
08:40Donc, en fait, ils ont une demande de dollars pour gérer le pègue.
08:43Et puis, il y a beaucoup de centres financiers en Asie.
08:46Taïwan, Singapour, Hong Kong.
08:47Et du coup, il y a cette demande dans le dollar.
08:49Et ce que dit Miran, c'est qu'il nous dit, structurellement, cette demande de dollars pour raisons financières
08:53entraîne une appréciation du dollar.
08:56Et du coup, le dollar est structurellement surévalué.
08:58Et on perd de la compétitivité, notamment contre la Chine.
09:00Donc, ce que veut Miran, c'est, en fait, obtenir cette dépréciation du dollar.
09:04Comment ? Jouer sur les tarifs ? Jouer sur de la répression financière, potentiellement ?
09:09Donc là, attention, si les investisseurs se disent,
09:11maintenant, la suite du plan de Miran, c'est une dépréciation du dollar contre Asie.
09:15Là, avec les baisses de taux de la Fed, on pourrait avoir un mouvement de dépréciation du dollar.
09:19Donc, profitons, en fait, de cette respiration du dollar actuel pour jouer un mouvement baissier contre Asie.
09:25Je comprends. Le trend n'est pas terminé, mais c'est bien contre Asie qu'il faut peut-être se focaliser désormais
09:30pour une reprise de cette tendance baissière du dollar.
09:34Nicolas, alors, sur ce micro-mouvement de réappréciation du dollar, quelle analyse est-ce que vous en faites ?
09:40Est-ce que, oui, pour vous, le dollar aussi a vocation à continuer de baisser,
09:44notamment face à des devises émergentes asiatiques, par exemple ?
09:47Oui, je suis d'accord. Je pense que le dollar va continuer de baisser pour des raisons fondamentales.
09:53Premièrement, les déficits, évidemment, budgétaires américains, la Fed qui va continuer de baisser ses taux.
10:02Maintenant, sur ce petit rebond, c'est un petit rebond technique.
10:06Le dollar commence à approcher des niveaux de résistance contre l'euro, autour de 1,14, 1,15, 100 sur le DXY.
10:12On est, je crois, sur un niveau de résistance à 1,32 sur le câble et 155 sur le Yen.
10:18Donc, effectivement, pour l'instant, je pense que le train baissier du dollar n'est pas fini.
10:25Il y a évidemment un gros niveau, par contre, à casser sur le dollar.
10:30C'est ce gros niveau qui porte le DXY depuis, on va dire…
10:33Donc, l'indice dollar, hein, DXY ?
10:34Voilà, voilà, l'indice dollar contre un panier de devises qui tient depuis 2010.
10:42Mais fondamentalement, on reste baissier.
10:45Il y a aussi une volonté de diversification contre le dollar.
10:50Effectivement, est-ce que contre l'euro, maintenant, la marge de manœuvre contre l'euro,
10:54peut-être que l'euro commence à voir un peu le top autour, on va dire, de 1,20 ?
11:00Il pourrait aller un petit peu plus haut.
11:03Mais c'est vrai qu'en regardant d'autres devises,
11:05bon, on parle beaucoup du risque politique en France,
11:08mais il y a un petit risque politique au Japon.
11:11Mais c'est vrai que, techniquement, on pourrait se dire, le Yen…
11:14Il est bien reparti à la baisse, le Yen, là.
11:16Le Yen est bien reparti à la baisse.
11:18Est-ce que Sanae Takashi va être élu Premier ministre ?
11:23On ne sait pas.
11:24Donc, toutes ces anticipations un petit peu dovish sur le Japon pourraient faire repartir,
11:28qui sont peut-être en train de s'éluire, pourraient refaire repartir le Yen dans un premier temps.
11:34Il faudrait en parler des devises asiatiques.
11:35Donc, ça en est une hôte à surveiller, oui.
11:38Effectivement.
11:39Alors, oui, le trait de reflationniste a été magnifié avec l'arrivée à la tête du PLD,
11:43du Parti libéral-démocratique de Mme Sanae Takashi.
11:46Je crois qu'elle a perdu un membre de sa coalition, c'est ça ?
11:50Donc, son élection en tant que Première ministre n'est pas forcément si évidente.
11:54Ou en tout cas, elle n'aura peut-être pas autant de marge de manœuvre
11:57que ce qu'on pouvait imaginer à la tête du Japon.
12:00Non, exactement.
12:01Parce que c'est l'alliance entre le LPD et Komeito.
12:04C'était une alliance de 26 ans.
12:06Oui.
12:06Vient de prendre fin.
12:08Donc, la marge de manœuvre pour arriver au pouvoir se rétrécit un petit peu.
12:12Et donc, toutes ces anticipations, ce qu'on a vu depuis le début de la semaine,
12:15ce qui a envoyé le Yen contre le dollar, voire un petit peu plus bas,
12:21pourraient s'essouffler.
12:23Mais voilà, encore une fois, l'incertitude politique, plus elle dure, moins c'est positif.
12:27Chacun a ses petites affaires politiques à gérer de son côté.
12:30Il y a la France, mais il y en a un peu partout.
12:32Sur le dollar, qu'est-ce que vous dites ?
12:35C'est vrai que c'est un mouvement qui a pris beaucoup de gens de cours en début d'année.
12:39On a vu des achats de couverture en panique.
12:43Et puis surtout, on s'est aperçu que, oui, on avait beaucoup d'actifs en dollars dans les portefeuilles,
12:48beaucoup d'actions américaines pour dire les choses.
12:51Et que, généralement, on n'était pas couvert pour ces actifs américains.
12:56Traditionnellement, on ne couvre pas un risque monétaire avec un actif à duration longue,
13:03comme les actions et risqués.
13:04On prend la monnaie, fait partie du risque d'investissement.
13:07C'est moins vrai pour les obligations où, là, j'ai de couvrir le coupon, etc.
13:12Je pense qu'aussi, c'est peut-être un contre-pied à l'idée que le dollar avait perdu son statut.
13:17On entendait ces rengaines, on les entend tout le temps.
13:19C'est un peu comme le pétrole, il n'y en a plus, on n'en a plus besoin.
13:22Bon, en fait, tout le monde en veut du dollar.
13:24Et puis, quand le dollar baisse, on achète de l'or,
13:26qui est une espèce de dollar un peu plus brillant et plus lourd.
13:29Donc, c'est vrai que ça avait été très vite.
13:32Là, on ne sait pas si c'est technique ou pas,
13:34mais contre l'euro, aller toucher les 1,18, 1,20,
13:37c'est déjà très violent, des mouvements monétaires de 15%.
13:41Il faut voir, ce ne sont pas des marchés qui évoluent dans ces amplitudes, normalement.
13:48Après, il y a peut-être un petit crédit, parce qu'il y avait eu beaucoup de discrédits
13:52sur la politique trumpienne au moment du Liberation Day,
13:55puis après, de la contestation, de la composition du board de la Fed.
14:00Bon, là, on est un peu moins dans ces sujets.
14:03La macro résiste aux droits de douane, les baisses d'impôts sont passées.
14:07Donc, le sentiment que finalement, la zone monétaire US, bon, elle n'est pas en danger.
14:13Parce que si en 2026, on a de nouveau une accélération de la croissance,
14:16qu'on a des taux qui restent bas...
14:19Parmi les facteurs qui peuvent faire bouger une parité,
14:21la dynamique de croissance n'est qu'une, ce n'est pas la seule,
14:24mais le différentiel de dynamique de croissance, c'est quelque chose qui peut compter.
14:27Oui, en fait, la parité de pouvoir d'achat et la répartition de valeur
14:30entre grandes zones économiques se mesurent au taux de change, en fait.
14:34Les droits de douane induisent un risque et une incertitude
14:37et modifient la façon avec laquelle on calcule la répartition.
14:40Donc, ça a pu jouer aussi.
14:42Si on s'aperçoit que ça n'a pas autant d'impact que prévu pour l'instant,
14:46on est aux prémices, donc on ne peut pas être définitif.
14:48Mais la macro ne s'écroule pas.
14:50Ça, on le voit et elle va plutôt accélérer, en tout cas aux États-Unis.
14:54Et l'Asie tire aussi pas mal.
14:56Les Chinois ont été plutôt assez discrets.
14:59Donc, il n'y a pas tant d'incertitude macroéconomique que ça aujourd'hui.
15:04Alors, il y a des régimes d'inflation un peu différents à droite à gauche.
15:06Il y a un argent qui est devenu beaucoup moins cher en Europe
15:09et qui continuera d'être moins cher aux États-Unis.
15:12Et donc, ça, c'est très favorable pour les liquidités.
15:14Donc, même si on rémunère moins le dollar,
15:18si l'économie américaine repart et qu'il n'y a pas de krach boursier,
15:21l'argent va s'y déverser.
15:23Je reprends votre point sur l'idée qu'il faut faire baisser pour les Asiatiques
15:27le taux de couverture sur le dollar, Florian.
15:30C'est-à-dire qu'après 50 points de base délivrés le 17 septembre dernier,
15:34la Fed va trouver des arguments pour continuer de faire baisser ses taux directeurs
15:40et donc le taux de couverture pour les Asiatiques.
15:43Là, en fait, on avait 25 BP en septembre.
15:47Dans les DOTS, on a encore deux baisses de taux.
15:48Oui, on a fait 25, pardon.
15:49C'était 50, c'était l'on a...
15:50Je me permettez.
15:50Oui, oui, bien sûr.
15:51Bien vu.
15:52En fait, dans les DOTS, on a deux baisses de taux qui sont prévues.
15:56On manque de données.
15:57On voit les poids lourds, en fait, globalement, de la Fed qui sont quand même dans cette orientation.
16:02Donc, je pense qu'on va les avoir.
16:04Effectivement, ça permet d'avoir un bloc de baisse de taux d'entrée,
16:06de baisser le coût de couverture, potentiellement ce que veut Mayran
16:10et ce qui permet d'avoir une logique d'ensemble, en fait, un contexte qui est plus baissier de dollars.
16:18Après, est-ce qu'on va aller beaucoup plus loin ?
16:21Là, c'est plus compliqué parce que je rejoins l'idée, en fait, que la croissance américaine risque de réaccélérer sur le premier semestre.
16:27Pourquoi ? On a la baisse de dollars passée qui va quand même aider.
16:31On a une baisse des taux longs.
16:33On a des marchés d'action plus hauts qui aident les conditions financières qui sont très, très souples.
16:37Et n'oublions pas le pétrole.
16:39C'est-à-dire, quand on regarde, en fait, le WTI, on est autour de 60.
16:42Quand on regarde les prix à la pompe, ça ne s'est pas énormément diffusé.
16:45Pourquoi ? Parce qu'au départ, on s'était dit, ouais, il va peut-être y avoir de la volatilité.
16:48En fait, si ça reste relativement stable à 60, ça va quand même se diffuser sur la prix à la pompe et ça va quand même aider aux consommateurs américains.
16:55Donc, nous, on a l'idée qu'au cours du premier semestre de l'année prochaine, la croissance américaine risque d'être forte
17:00et ne va pas aider à ce qu'on ait beaucoup de baisse de taux, en fait, derrière.
17:03Bon, ça veut dire qu'on peut voir concomitamment une poursuite de la pontification de la courbe américaine,
17:11des taux longs qui reviennent peut-être sur des niveaux plus élevés que ce qu'on connaît aujourd'hui, Florian ?
17:16Le point qui a été clé vraiment sur les taux longs, et je trouve qu'on n'en parle pas assez,
17:20c'est les injections de liquidité de la part des banques centrales.
17:23Si on regarde la liquidité globale en dollars, depuis le début de l'année, on est en hausse de 10 trières.
17:28Donc, on a en tout encore des QE qui sont...
17:31Donc, ça, ça vient des banques centrales, par exemple, des banques centrales du reste du monde, c'est ça ?
17:35Exactement. Et même aux États-Unis, en fait, on a beaucoup d'émissions courtes qui sont achetées, en fait, par les banques,
17:43en fait, par les fonds monétaires, derrière, qui sont en dépôt, qui permettent d'avoir des crédits.
17:47Et donc, quand on regarde M2, en fait, ça croît.
17:49Donc, on se retrouve avec une croissance, en fait, de la masse monétaire.
17:52Donc, 10 trilliards de dollars sur 130 trilliards de dollars, ça fait 8% d'augmentation.
17:56En moyenne, sur les trois dernières années, on était entre 0 et 1%.
17:59Donc, cette surliquidité mondiale, elle fait quoi ?
18:01Un, elle inflate, en fait, les marchés.
18:04Donc, elle fait de l'inflation financière.
18:05Et deux, elle aide à ancrer les parties longues des courbes.
18:09Donc, le message de Powell à Jackson Hole, c'était quoi, en une phrase ?
18:12C'était de dire, je veux compresser les taux réels.
18:14Ce qui nous a dit, je vais baisser les taux nominaux, et je considère que l'inflation qui vient des tarifs est temporaire.
18:18Donc, je compresse les taux réels.
18:20Donc, une banque centrale qui dit ça, elle met les marchés en configuration de bulles.
18:23Très clairement.
18:24Et puis, elle nous amène dans un scénario de Goldilocks.
18:26En revanche, attention, si jamais la croissance réaccélère,
18:30et que finalement, on a un peu plus d'inquiétude sur l'inflation,
18:33après le Goldilocks, il y a le reverse Goldilocks.
18:35D'où cette hausse de l'or, en fait, qu'on a aujourd'hui,
18:38et qui est normalement incompatible avec un tel niveau de vol.
18:40Oui, d'avoir un scénario de croissance booming aux États-Unis, là, sur la première partie de l'année.
18:47Mais, alors, je ne sais pas si c'est vraiment bien dans les cartes aujourd'hui,
18:51parce que tout le monde est dans l'idée qu'il y a un ralentissement à venir, quand même,
18:54de cette économie américaine.
18:55Mais peut-être que ce ralentissement, il est déjà derrière nous, d'une certaine manière, Nicolas.
18:59Oui, on pense que le ralentissement est derrière nous.
19:02On a vu, évidemment, beaucoup de volatilité économique entre le premier et le deuxième trimestre,
19:06dû aux effets d'annonce des droits de douane.
19:08La consommation qui était un petit peu en dedans pendant le premier trimestre,
19:13qui a repris pendant le deuxième trimestre.
19:17Maintenant, quand on regarde à l'avenir, d'un point de vue incertitude,
19:22c'est vrai que c'est derrière nous, le pic d'incertitude est derrière nous.
19:24Le cadre est clair, le cadre est défini, on connaît les tarifs.
19:27Donc voilà, cette incertitude disparaît.
19:30Et je pense qu'on n'a pas encore pris en compte le fait que les impôts ont été baissés aux États-Unis
19:37et que le prochain volet de l'agenda politique de l'administration Trump, c'est la dérégulation.
19:44Donc tout ça, ce sont des vents favorables pour l'économie américaine.
19:49On a évidemment beaucoup entendu parler du ralentissement du marché de l'emploi.
19:52Pour maintenir un taux de chômage aux alentours de 4,2%, 4,3% où on est actuellement,
19:59il n'y a pas besoin non plus, du fait de l'immigration plus tight,
20:03d'avoir beaucoup de créations d'emplois tous les mois.
20:06Donc c'est vrai qu'un NFP qui est maintenant bien en deçà, quand on l'aura évidemment,
20:12ça s'entend, en dessous de 100 000 par mois,
20:16ce n'est pas nécessairement une explosion du taux de chômage.
20:20Donc là, on a les conditions pour avoir un rebond de l'économie américaine.
20:25C'est un risque, Florian le mentionnait évidemment, pour la Fed.
20:31Mais pour les marchés aussi ou pas, c'est un risque ?
20:33Pour les marchés...
20:34Cette histoire de reverse Goldilocks, ça peut prendre quand même tout le monde à revers un peu brutalement, j'imagine ?
20:40Oui, mais après, il faut voir ce qui a porté aussi les marchés cette année.
20:44Évidemment, c'est les anticipations de baisse de taux, mais c'est qu'il y a aussi une histoire de...
20:48Alors la croissance, on vient d'en parler, ça a été volatile, mais il y a la croissance aussi qui est générée par la tech et par l'intelligence artificielle.
20:54C'est peut-être un tiers de la croissance américaine, là, générée par l'IA aujourd'hui,
20:58les dépenses en logiciel, en équipement informatique, etc.
21:02C'est très nouveau quand même dans la composition de la croissance.
21:04Oui, d'ailleurs, le BEA a sorti le breakdown des investissements et on voit que les investissements dans les data centers,
21:11ça fait x3 depuis 2020, alors que les investissements dans les autres secteurs de l'économie sont plutôt...
21:17A tonne.
21:18Oui, à tonne, fat.
21:20Donc, s'il y a une vraie réalité, d'ailleurs, il y a une croissance qui vient de la tech, de l'IA,
21:28ce n'est pas qu'un buzzword.
21:29Donc, c'est pour ça que, par exemple, nous, chez Pintec, nous restons exposés structurellement
21:33aux actions américaines, de manière générale.
21:36Alors, certes, avec des éléments de diversification au sein de cette exposition,
21:40mais il faut... la tendance est là.
21:44Scénario de surchauffe de l'économie américaine, on peut repasser par cette idée-là à un moment dans le marché ?
21:50Alors, surchauffe des valorisations de la tech, peut-être.
21:52Alors, ça, c'est une chose, c'est la marché, mais pour l'économie...
21:55Je ne pense pas à ce stade.
21:57À ce stade, c'est pour ça que moi, je ne suis pas forcément trop inquiet sur le scénario monétaire,
22:01parce qu'il faudrait vraiment une accélération, un emballement, des chiffres d'inflation.
22:05On n'y est pas.
22:06En revanche, l'avantage clair des États-Unis sur la technologie, évidemment, met l'Europe très, très loin
22:11et crée une dynamique qui s'auto-entretient.
22:14Alors là, on ne peut plus dire que l'intelligence artificielle n'est pas utile,
22:18n'est pas dans nos vies.
22:20Et puis, c'est ce qui représente 50% des indices, la tech et la santé.
22:25En 2003, c'était le pétrole, l'industrie et puis les banques.
22:27Donc, on a une composition de l'économie américaine qui a complètement changé,
22:32avec de la croissance des BPA, avec du free cash flow, certes, qui est maintenant réinvesti.
22:37Ah oui ?
22:38Beaucoup, mais en fait, une économie qui fonctionne, c'est quoi ?
22:42C'est ça, ce n'est pas une économie qui épargne.
22:44Ce n'est pas une économie où on a un taux d'épargne, comme en France, de 21%.
22:47On réinjecte.
22:48Et dans une économie qui vit à crédit, puisque c'est l'économie américaine,
22:53qu'est-ce qui compte ?
22:54Que le coût du crédit ne soit pas très cher,
22:55et qu'il y ait des projets d'investissement avec des TRI, entre guillemets, supposés rentables.
23:00Et c'est ça, le capitalisme.
23:02C'est la confiance dans un projet structurant, déstructurant,
23:06rupture technologique, destruction créatrice ou pétérienne, peu importe.
23:09Mais évidemment, ils sont à l'avant-pont de tout ça.
23:12Avec toujours un moment dans ces cycles de capex, qui peut être un moment douloureux aussi,
23:18pour les prix et les valorisations boursières, Igor.
23:22Oui, mais le modèle...
23:23Ces histoires de cash flow, alors pour l'instant, effectivement, ils servent à beaucoup réinvestir.
23:27Il faudra quand même rentabiliser demain ces dépenses.
23:29La question, elle est sur toutes les lèvres.
23:31Elle est en permanente à la une de tous les journaux financiers anglo-saxons, chaque jour qui passe.
23:36Le fait de voir une poignée de mastodontes faire circuler de l'argent entre eux,
23:42en nouant des partenariats dont on ne comprend pas toujours forcément bien,
23:45la profondeur, les tenants, les aboutissants, etc.
23:48Cette forme de circularité...
23:50En 2000, j'étais un peu loin des marchés,
23:53mais beaucoup de gens me racontent quand même ce qui a pu se passer aussi dans ces périodes-là.
23:58C'est l'argent un peu jeté par les fenêtres.
24:01J'en sais rien, j'en sais rien.
24:02Est-ce qu'on a déjà des petits canaris dans la mine, là, qui sont à écouter ou à surveiller ?
24:07Sûrement.
24:09Après, est-ce que c'est une petite mine ou une grosse mine ?
24:11C'est un peu la palissage que je sors, mais...
24:14Non, non, mais on n'a pas de réponse définitive et ferme.
24:18On n'a pas vraiment de réponse, et puis on a vraiment un secteur
24:22qui aujourd'hui a clairement mis au démarrage de sa vie,
24:27et c'est vrai pour les Netflix, l'impératif de capter des clients.
24:30Et c'est là où, en fait, eux ne raisonnent pas du tout comme nous.
24:34C'est-à-dire qu'eux, ils ne disent pas qu'il faut faire de la rentabilité tout de suite.
24:36C'est impossible quand on lance une société.
24:38Ça m'a mal dit, c'est pas dans mes préoccupations, c'est pas dans le top 10 de mes préoccupations.
24:43C'est qu'il faut valider le modèle, c'est-à-dire comment avoir des clients fidèles et de plus en plus.
24:48Donc on est quasiment à un milliard d'utilisateurs de cheques GPT en trois ans, à peine.
24:52Souvenez-vous, Amazon, c'était gratuit au début, puis après on vous fait payer un abonnement à Amazon, après on vous fait payer les frais de transport.
24:59Et en fait, vous convertissez, parce qu'une fois que le client est convaincu que le service...
25:03Et donc c'est ça, leur modèle, c'est ça.
25:06Et c'est pour ça que ça demande beaucoup de capitaux, parce que le coût d'acquisition d'un client, dans la tech, sur Internet, est très très cher.
25:13Alors, est-ce qu'ils vont tous y parvenir ?
25:15Enfin, en tout cas, nous, on est nulle part sur ce sujet-là en Europe.
25:19À part quelques fabricants de plus, on est nulle part.
25:21Donc ça crée un vrai différentiel de croissance, aujourd'hui.
25:26Il faut rester exposé à cette thématique ? Il n'y a pas d'autre choix ?
25:28Alors, tactiquement, à la fin d'année, on en parlera dans les équations, ça peut valoir le coup de prendre un peu de performance aujourd'hui,
25:33parce que quand même, ça a vachement progressé.
25:36Pas forcément en euros, d'ailleurs.
25:37Il ne faut pas oublier.
25:39Les marchés européens n'ont pas si mal fait, à part le CAC.
25:43Après, c'est difficile.
25:44Vous dites aux clients, non, la cybersécurité, je n'y crois pas.
25:47L'intelligence artificielle, je n'y crois pas.
25:51Moi, je suis quand même un investisseur value, mais je ne peux pas ne pas regarder des valeurs
25:56qui, finalement, avec la croissance, deviennent assez vite peu chères, entre guillemets,
26:02puisque c'est aussi leur credo.
26:05Nous aussi, on a des secteurs qui vont très bien.
26:08Value, toujours, les secteurs financiers, bancaires en Europe, avec un extrêmement bon performance.
26:12Ah oui.
26:12Ces dernières années.
26:13Il n'y avait rien à envier au thème de l'IA.
26:16Non, mais c'est un des premiers secteurs qui a été virtuel.
26:20N'oubliez pas, on a remplacé les comptes, enfin, les comptes reforts.
26:24Oui, c'est un des premiers secteurs qui s'informatisait.
26:27Oui.
26:28Oui.
26:28Bon, sur le marché américain, force et fragilité du marché américain, et derrière le thème
26:34de l'IA, est-ce qu'on est dans un moment d'aveuglement collectif ? Est-ce que c'est
26:38normal, de 1996 à 2000 ? Il fallait en être, Florian ? Est-ce qu'on est encore dans cette
26:45période-là, ou est-ce qu'il est déjà temps de s'interroger sur, justement, la surchauffe
26:51de cette thématique, ou en tout cas, tout ce qu'elle peut aspirer comme capitaux ?
26:55Pour l'instant, c'est un peu tôt, parce que le message de la Banque centrale était
26:58très fort.
26:59Je compresse les taux réels, ça met les marchés en configuration de bulle, le meilleur style
27:02d'investissement, action, à ce moment-là, c'est le momentum.
27:06On est là-dessus.
27:08Sur la partie, en fait, IA, ce qu'on voit, c'est qu'on a encore des révisions haussières
27:12de la part des analystes.
27:13Donc, on est peut-être dans une bulle des prévisions des analystes, mais tant qu'on
27:17a ces révisions haussières, en termes de multiples de valorisation, on reste sur des
27:20choses, même si c'est tendu, acceptable.
27:22La phase qui va être plus dangereuse, c'est quand, en fait, on n'aura plus de révision
27:25haussière des prévisions des bénéfices haussières.
27:27Et les prix qui continuent de monter.
27:28Exactement.
27:29Et là, dans ces cas-là, c'est une phase où il faudra faire beaucoup plus d'attention
27:31et se couvrir.
27:32Mais on n'est pas encore dans cette phase, ça, c'est le premier point.
27:35Et sur le deuxième point mentionné tout à l'heure sur le risque de surchauffe, en
27:39fait, de l'économie américaine, ce n'est pas pour tout de suite.
27:42Le seul risque à très court terme, c'est si on voit une accélération des salaires.
27:45Parce que le wording de Jackson Hole de nous dire que l'inflation est temporaire liée
27:50aux tarifs, si les salaires accélèrent en même temps, ce n'est juste pas crédible.
27:52Il y a quand même un choc sur le marché du travail, avec un flux migratoire qui a
27:56été stoppé net aussi depuis longtemps.
27:57Oui, fondamentalement, dans une économie capitaliste, s'il n'y a pas de défauts d'entreprise
28:01massifs, il n'y a pas une explosion des destructions d'emplois.
28:05Alors, n'oublions pas que plus de 50% des emplois sont dans les petites et moyennes entreprises.
28:10Pour qu'une PME licencie fortement, il faut qu'elle fasse défaut.
28:12Et là, avec la baisse des taux réels aux États-Unis, la compression des taux réels,
28:16l'idée, on se dit qu'on a un tel assouplissement des conditions monétaires et financières
28:19qu'on ne va pas sur une explosion des défauts.
28:21Donc, on ne voit pas de détérioration forte du marché du travail.
28:24C'est ça qui peut amener des effets de second tour après les tarifs.
28:27Durcissement de l'immigration, ça peut amener de l'inflation alimentaire.
28:30Effet de premier tour, attention aux effets de second tour.
28:32Mais ça, c'est plutôt une histoire du deuxième semestre de l'année prochaine.
28:34À propos de défauts, First Brand, là, c'est circonscrit.
28:38C'est un dossier, donc, c'est un équipementier automobile américain
28:40qui vend des essuie-glaces, notamment.
28:42Enfin, je veux dire, tout le monde est en train de faire ses comptes.
28:44Il y a visiblement quand même des milliards de créances qui ont disparu
28:47et qui ne seront pas recouvrées.
28:49Ça reste... Il y a de la contagion autour d'un dossier comme First Brand ou...
28:54Florian ?
28:54Dans l'environnement, en fait, de compression des taux réels, je ne pense pas.
28:57D'accord.
28:57Je pense que ça reste, en fait, principalement idiosyncratique aujourd'hui.
29:01On ne voit pas, en fait, une vague de...
29:03Il n'est pas annonciateur quelque chose de...
29:05Il n'y a pas de problème de liquidité sur les entreprises.
29:07La Banque Centrale est en train de baisser ses taux.
29:08Il y a des conditions monétaires et financières qui ont été hyper assouplies.
29:11Donc, dans ce marché américain, et puis en dehors de ce marché américain,
29:15Nicolas, comment on se diversifie ?
29:17C'est-à-dire, est-ce qu'il y a autre chose à regarder que le thème de l'IA
29:20dans le marché américain ?
29:22Et autre chose à regarder qui paye ?
29:24Et en dehors du marché américain,
29:26mais c'est le constat qu'on dresse tous les jours dans cette émission,
29:29tout paye aujourd'hui.
29:30Oui, vous croyez aux émergents, ça marche.
29:32La tech en Asie, ça marche.
29:34Vous aimez le thème un peu plus value d'infrastructure.
29:38L'Europe offre de très belles performances.
29:41Vous avez peur ?
29:42L'once d'or est un actif surperformant aujourd'hui.
29:45Il y en a pour tous les goûts dans ce marché.
29:47Oui, voilà.
29:48En quelques mots, c'est aussi un petit peu notre...
29:51Quelles que soient vos convictions, il y a un truc qui vous convient, quoi.
29:53Oui, et puis c'est un petit peu le résumé de notre exposition.
29:58Moi, j'aime bien insister en ce moment sur les émergences, sur la Chine,
30:01parce que je pense qu'il y a un vrai...
30:04En 2025, il y a un changement un petit peu, notamment avec la Chine.
30:09Et aussi, on en a beaucoup parlé.
30:11On sait qu'il y a une histoire, il y a, aux États-Unis.
30:13Oui, on la connaît.
30:15On sait qu'il n'y en a presque pas en Europe.
30:18Mais on est en train de découvrir qu'il y a aussi potentiellement une histoire.
30:22Il y a Utec en Asie.
30:25En Chine et en Asie.
30:26Par exemple, depuis l'introduction de Chad GPT, donc c'était...
30:29Octobre 22.
30:31Octobre ou novembre 22.
30:32Novembre 22, peu importe.
30:34En dehors de Nvidia, quelles sont les valeurs à travers le monde qui surperforment ?
30:39SKINX, SMIC.
30:41Donc, en gros, il n'y a pas d'IA sans l'Asie.
30:45Ne serait-ce que pour le hardware.
30:46Donc, on le voit, les valeurs qui marchent...
30:49OpenAi va d'ailleurs nouer des deals avec ce genre de boîtes.
30:52SKINX, notamment, en Corée du Sud.
30:54Oui, exactement.
30:55Donc, dans un premier temps, on se dit, bon, voilà, il n'y a pas de tech sans l'hardware asiatique.
31:01Mais il y a aussi une autre utilisation de l'IA, notamment en Chine,
31:04qui est plus basée sur l'utilisation de tous les jours.
31:07Alors qu'on est plutôt sur du hyperscaler aux États-Unis, avoir la puissance de computing, etc.
31:13On est dans l'application pure et dure en Asie, les flatbots, on l'a vu avec DeepSync.
31:19Et on voit des noms, des players type AI en Asie qui commencent...
31:25Alors, évidemment, j'ai parlé de SMIC, de SKINX, mais il y a Alibaba, il y a Tencent, il y a Baidu.
31:32Donc, il y a une vraie histoire là-dessus.
31:35Donc, si vous prenez une exposition sur les marchés émergents dans un élément de diversification,
31:40en vous disant que la macro en Chine, au final, ça se fait que les taux sont plutôt bas,
31:45et qu'en plus, il y a une histoire de tech.
31:47La tech est le deuxième poids dans les MSCI Emerging Market, après les financières.
31:53Donc, voilà, il faut, dans ce contexte, tous les risques n'ont pas disparu.
31:58On peut rester, avoir une allocation plutôt avec une préférence sur les actions, sur les obligations,
32:06mais toujours avec un mix diversifié, avec des opportunités, notamment sur les émergents.
32:10Sur la Chine, alors, je sais qu'il n'y a rien de tel que les prix pour faire varier les sentiments,
32:15et donc, comme la tech chinoise s'envole, tout le monde a envie de participer, évidemment, à ce mouvement-là.
32:20Je me rappelle qu'il y a encore quelques années, certains grands pundits nous disaient que la Chine était ininvestissable.
32:26Est-ce que les raisons qui ont fait que la Chine est devenue ininvestissable,
32:29pour certains, est-ce que ces facteurs-là ont changé, au-delà, simplement, de la variation des prix
32:36et d'une réenvolée, d'une réappréciation, ré-rating de la tech chinoise ?
32:40Oui, après, sur certains des noms que j'ai donnés, il y a encore beaucoup de marge pour rattraper NVIDIA, par exemple.
32:47Mais on a moins peur d'un pouvoir chinois qui viendrait, du jour au lendemain, comme ça,
32:51rayé d'un trait de plume, un secteur, régulé, massivement un secteur,
32:56prendre un patron pour l'emmener loin des caméras, etc.
33:00Enfin, c'est tout ça qui a rendu la Chine en NVIDIA.
33:01Exactement, mais en fait, tout ça, c'était, d'une certaine façon, ça a été voulu.
33:06C'est qu'après des années d'expansion...
33:08Ah, ben, reprise en main, volontaire.
33:09Voilà, c'est une reprise en main volontaire.
33:11Donc, toute cette extrême régulation, je pense qu'on est...
33:16On le voit dans le changement de ton de la part de Pékin.
33:20Et avec les politiques mises en place,
33:21donc là, on va avoir une confirmation avec la prochaine réunion
33:28qui arrive la semaine prochaine ou dans deux semaines,
33:31sur les cinq prochaines années par an.
33:34D'accord.
33:35D'accord.
33:35Donc, c'est ça que j'aime bien aussi dans cette économie,
33:40c'est qu'on se projette à long terme, au même titre que ça,
33:42Matt Mann se projette à long terme sur les haies,
33:44c'est-à-dire qu'il y a des volontés.
33:46On est passé par là, par un moment difficile,
33:49short-term pain for long-term gain.
33:51Je ne sais pas, désolé, comment traduire.
33:52Oui, oui, non, non.
33:53Mais voilà, donc, ça revient.
33:55La Chine se tient d'un point de vue macro.
33:58On a accepté de la douleur pendant quelques années
34:00pour le bénéfice et la prospérité commune de long terme.
34:04Pour reprendre la terminologie chinoise.
34:06Oui, sur la Chine.
34:06Donc, la Chine redevient investissable.
34:08Elle redevient investissable.
34:09La Chine redevient 50%.
34:10Oui, tout le monde retrouve l'idée que c'est investissable.
34:13Il y a eu moins de cas, justement, de patrons envolés, disparus.
34:18Donc, en fait, ça disparaît un peu.
34:21La rémanence de ce genre d'événements
34:23qui sont quand même relativement négatifs pour un investisseur.
34:27Là où je souscris à l'idée qu'ils ont du long terme,
34:30c'est qu'eux ne sont pas confrontés à des échéances électorales.
34:33Donc, ça permet pour un pays de plus d'un milliard d'eux d'habitants
34:37de piloter une économie gigantesque
34:39qui se calque à peu près sur le modèle japonais.
34:42Rappelez-vous, dans les années 80,
34:44le Japon, c'était l'étoile de la technologie.
34:46Il est au Mansoni.
34:47Ah, bien sûr.
34:48Et la Chine, en fait, ils sont à peu près pareils,
34:51sauf qu'ils sont beaucoup plus grands.
34:54Mais ils sont aussi disciplinés.
34:56Et ils ont tout.
34:58Et aujourd'hui, ils ont tout.
34:59On rajoute les terres rares.
35:01Ils ont tout.
35:01Donc, oui, la zone Asie, c'est une zone qui est très tech,
35:06où il y a de la croissance,
35:08où il y a aussi du vieillissement démographique.
35:10Donc, ça, c'est un peu le contrebalancier.
35:13Mais une robotisation qui va très, très fort, très vite,
35:17qui permet de compenser le manque de main d'oeuvre.
35:19Alors, après, c'est toujours la Chine dans les portefeuilles d'épargne européen, français.
35:24Oui, c'est compliqué.
35:25Ce n'est pas naturel.
35:26Ce n'est pas naturel.
35:27Je suis d'accord.
35:27Mais, vous voyez, moi, j'avais une position chinoise qui était évidemment en moins value latente.
35:32Je n'ai pas voulu la lâcher parce que, je pense qu'évidemment, il y a du potentiel.
35:36Après, il ne faut pas s'enflammer.
35:38Ce ne sont pas des marchés qui sont accessibles aussi bien que les nôtres ou aux États-Unis.
35:43Et c'est aussi ça qui fait leur force.
35:44En fait, ils circonscrivent assez bien leur économie, leurs flux.
35:49Il ne faut pas qu'il y ait de sujets politiques, mais je pense que c'est beaucoup plus stable.
35:53Oui, oui, c'est ça.
35:54C'est quand même beaucoup plus stable.
35:56En relatif, aujourd'hui, les sujets politiques, ils sont partout, y compris dans des zones développées.
36:00Mais ils parlent un peu moins.
36:02Donc, quand même, le silence est d'or.
36:05Mais c'est sûr que le rythme de croissance s'est normalisé.
36:08Il s'est normalisé chez les dragons asiatiques, la Corée du Sud à l'époque, Taïwan, Japon.
36:13On pensait qu'ils allaient avoir 10% de croissance tous les ans.
36:15Et en fait, ça s'est normalisé à 4,5.
36:17Et puis, le Japon est très faible aujourd'hui.
36:19Mais la Chine, c'est un peu le modèle.
36:21Sauf qu'ils ont beaucoup, beaucoup de réserves.
36:24Si je reprends votre raisonnement, Florian, partant notamment du dollar,
36:27oui, il y a toutes les raisons pour que la réallocation, notamment d'investisseurs globaux,
36:32très pondérés en dollars, se poursuive et que l'Asie et la Chine en profitent encore devant nous.
36:38Exactement. En fait, là, on peut être sur l'Asie, être à la conjonction de flux financiers, en fait,
36:43avec potentiellement des stratégies de débouclage de carry trade.
36:48En fait, là, ce qui nous amène à être positif sur la dette émergente en devise locale.
36:55Donc, Mayra nous dit qu'il faut que ce soit très graduel.
36:56Là, justement, parce qu'il faut éviter un choc sur le crédit,
36:59puisque les spreads sont quand même très contractés aux États-Unis.
37:01Et le deuxième point, c'est que si on a une appréciation des monnaies asiatiques,
37:05il y aura quand même des pressions déflationnistes.
37:07Et à ce moment-là, il y a quand même un intérêt des autorités locales
37:10de créer de la reflation domestique.
37:12Donc, qu'est-ce qu'on a vu récemment sur les indices CSI, par exemple ?
37:15Il n'y a plus d'imposition sur les plus-values.
37:17Donc, ça a quand même aidé la hausse des indices CSI.
37:20Nous, on est très positifs, en fait, sur ce qui est...
37:22CSI, c'est la Chine.
37:23Les indices larges chinois continentaux.
37:25Domestiques, exactement.
37:26Donc, voilà, c'est un peu le dessin qu'on pourrait avoir.
37:30Et en macro, si on essaye d'élargir un petit peu les choses,
37:32en fait, ce qu'on vit, c'est une énorme rotation.
37:34C'est-à-dire, j'ai eu un modèle de croissance pendant 30 ans
37:36dans les mondes développés qui étaient autour du consommateur.
37:39Les pays développés se disent maintenant, il faut réinvestir.
37:42Et en Chine, on a été, en fait, vers l'investissement pendant 30 ans,
37:45avec même des surcapacités pendant un moment.
37:47Il y avait l'idée de rééquilibrer le modèle de croissance.
37:50Mais là, vu qu'on a un choc sur le commerce international,
37:52on va marcher, en fait, vers mon consommateur.
37:54Et donc, finalement, on auto-centre plus autour de l'Asie,
37:57ce qui permet, en fait, d'avoir une réappréciation des monnaies.
37:59Donc, vers le CAPEX, dans le monde développé,
38:02on a des pressions baissières sur les devises,
38:04notamment le dollar, de manière structurelle,
38:06et vers mon consommateur un peu final en Asie,
38:08ce qui permet une réévaluation des monnaies.
38:09Et ça, c'est un grand mouvement de réallocation,
38:11de réorientation des flux financiers,
38:13comme vous dites, Florian, qui fait un cycle,
38:17qui fait un nouveau cycle.
38:18Oui, c'est vraiment un changement de paradigme.
38:20Non, non, non, exactement.
38:23C'est véritablement un changement de paradigme
38:25avec énormément d'implications.
38:26La première, c'est comme il y a plus de CAPEX
38:29dans les pays développés, plus d'investissement,
38:31c'est plus inflationniste.
38:33Ça consomme des matières premières.
38:34Qui a fait les investissements ?
38:35Les États, d'où le creusement des déficits.
38:38Et puis derrière, on voit que la réduction des déficits
38:41est très compliquée dans le monde développé.
38:42Donc, il y a un scénario potentiellement un peu plus
38:45d'injection de liquidités de la part des banques centrales.
38:47Fondamentalement, c'est inflationniste.
38:48Et puis, côté Asie, si on veut aider le consommateur,
38:52à la fin, il faudra aussi avoir potentiellement
38:53un peu plus d'injection locale.
38:56Donc, ça, c'est une première conséquence.
38:58Donc, effectivement, on est sur une rotation
39:00qui n'a pas des conséquences simplement
39:02de très court terme, mais très structurelle.
39:05Parlons de la France, Igor ?
39:07Il ne faut jamais gâcher une bonne crise.
39:09Non, non.
39:11Bon, alors, vos commentaires sur la situation politique,
39:14je ne sais pas quelle est la question à poser.
39:16Et puis surtout, le CAC.
39:18Moi, je veux qu'on reste aussi sur le domaine...
39:20Est-ce qu'il y a déjà des opportunités à saisir
39:21dans l'idée que peut-être que ça va mal
39:23et que ça peut aller mieux demain ?
39:24Pour les investisseurs, je pense qu'ils regardent la France
39:26comme un fait-tout, comme une casserole.
39:29Ils ne s'occupent pas trop de savoir ce qu'il y a dedans
39:30tant que c'est sur le feu et que ça cuit.
39:33C'est un peu ce qui se passe.
39:34Ce qu'on voit, les taux n'ont pas été trop attaqués encore.
39:38Le CAC 40, il performe comme il peut, mais comme il est...
39:41On se performe, mais on est positif.
39:43Oui, et puis il fait très bon dire les valeurs du luxe.
39:45Donc, on a beaucoup souffert, mais Chine aussi.
39:47Les small caps ont bien rebondi.
39:49Donc, voilà.
39:51Je pense que les investisseurs,
39:52ils ne craignent pas la destruction institutionnelle de notre pays.
39:57Ils savent qu'on a des avantages.
39:59On a beaucoup de taux d'épargne.
40:00Ça alimente aussi l'investissement.
40:02Après, quand on regarde les entreprises,
40:04je regarde les statistiques infogreffes,
40:05on est quand même en termes de radiations.
40:09On est quasiment en octobre.
40:11On a déjà atteint le niveau de 2024.
40:13Les redressements judiciaires sont quand même en croissance de 30%.
40:16Donc, on sent quand même que,
40:18en tout cas pour les ETI et les petites sociétés,
40:21le contexte est très difficile.
40:23Tout ce qui est prestations de services, de conseils,
40:25tout s'est arrêté à la dissolution.
40:27Donc, je ne pense pas que nous,
40:29on puisse parler d'accélération de croissance.
40:31Après, la crise de régime,
40:33je ne suis pas commentateur politique,
40:35j'ai mon opinion personnelle,
40:37mais c'est sûr que ce n'est pas très bon
40:39pour les mesures d'investissement
40:41puisque le capitalisme,
40:42ça fonctionne sur la confiance,
40:44sur l'avenir et sur la capacité à se dire
40:46demain sera meilleur
40:47ou j'ai un projet que je vais mettre en place.
40:50Donc, on a encore des belles industries.
40:52On a des valeurs qui ont très bien performé.
40:53Tout ce qui est aéronautique, défense,
40:56c'est des valeurs internationales.
40:58Donc, en fait, qu'elles soient sur le CAC 40,
41:00c'est un peu ça qu'il faut jouer.
41:01Mais je pense que les small et mid-cap
41:03ont encore du chemin.
41:05Parce qu'il y en a qui n'ont pas vraiment besoin de crédit
41:08parce qu'elles sont solides.
41:09Et aussi, on avait parlé des États-Unis,
41:11mais je pense que le Russell 2000
41:12est aussi quelque chose qu'il faut regarder.
41:13Qui n'est pas trop performé.
41:16Ce n'est pas la même qualité,
41:18la cote small américaine
41:19et la cote small française et européenne.
41:21Parce qu'une small américaine,
41:23c'est une...
41:23Elle est même taille, mais...
41:24Mais je veux dire,
41:25cette thématique,
41:26elle est cherchée,
41:26parce que là, tout le monde.
41:27Donc, il faut bien aller chercher des choses.
41:29Donc, la France reste investissable,
41:32mais de toute façon,
41:33on va avoir des échéances en 2026,
41:36mais ce n'est pas le 2027,
41:37peut-être avant.
41:39Bon, ça, ce n'est pas super rassurant pour l'épargnant.
41:41Mais, en fait,
41:43le conseil que je fais,
41:45c'est qu'ils épargnent de plus en plus.
41:46Ça implique quoi, le retour de terrain ?
41:49Là, vous êtes un gros cabinet de gestion de patrimoine.
41:52Je ne sais pas, le téléphone sonne tous les jours.
41:54Qu'est-ce que je fais avec mon argent ?
41:55Qu'est-ce que non ?
41:56Non, alors déjà, moi,
41:57je n'ai jamais géré avec ma carte d'électeur.
41:59En fait, chaque fois qu'il y a eu des événements politiques,
42:02vendre avant a toujours été une erreur.
42:04Donc, ils ne sont pas inquiets sur leur épargne
42:07parce qu'il y a des bonnes perfs aujourd'hui.
42:10Parfait, il regarde,
42:11on avait investi dans le monde.
42:14Là, le CAC 40, vous ne le voyez même pas.
42:17Donc, moi, j'étais très investi sur le Japon
42:19parce que j'aime bien ce pays
42:21par ce qu'il peut donner
42:22et ce qu'il n'a pas encore donné
42:24malgré toutes les annonces.
42:26Voilà, donc les gens, ils se disent
42:27finalement, on peut gagner de l'argent
42:29même si la France est dans une situation politique complexe.
42:33Bon, c'est quoi le message sur la France
42:35pour des clients d'une banque privée ?
42:37Si jamais vos clients vous interrogent sur la France, Nicolas ?
42:40Oui, forcément.
42:41Nous, on va le regarder, j'ai envie de dire,
42:44avec deux lentilles différences.
42:46Le premier, c'est évidemment
42:46les potentielles mesures fiscales
42:49qui peuvent être mises en place
42:50étant un gestionnaire de patrimoine.
42:54Je laisse ça à mes collègues banquiers.
42:58Plutôt du côté investissement,
43:00on va le regarder avec les écarts de rendement.
43:02Sur les spreads,
43:03on se rend compte que,
43:05ce qu'Igor disait,
43:06c'est qu'au final,
43:07c'est pas...
43:09Voilà, la casserole est sur le feu.
43:12Les spreads restent entre 70 et 90
43:14de points de base.
43:17Donc, voilà, il n'y a pas...
43:19Tant qu'on reste dans cette cocotte,
43:23il n'y a pas d'inquiétement de marché.
43:26Il ne faudrait pas, par contre,
43:27que ça dure trop longtemps.
43:28Malheureusement, on se dit,
43:29ça peut durer jusqu'à la première partie
43:32de l'année 2027.
43:34Mais là où les autres pays avancent
43:36très rapidement,
43:37les États-Unis avec les baisses d'impôts,
43:39la Chine avec la relance,
43:42ça prend du temps.
43:42Et ça, c'est vraiment peut-être le salarié.
43:44Mais pour l'instant,
43:45pas de raison non plus
43:46de s'inquiéter autrement.
43:47Le marché fonctionne.
43:48Pour conclure, moi, ce qui me frappe,
43:50c'est que plein d'autres pays en Europe
43:52s'en sortent bien aujourd'hui.
43:54Il y a des cas d'investissement
43:55hyper intéressants autour de nous.
43:57L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie,
43:58vous pouvez choisir et panacher tout ça.
44:01Finalement, le sujet France
44:03n'abîme pas les cas d'investissement
44:06autour de nous en Europe,
44:07j'ai l'impression.
44:08Oui, là, l'Europe a quand même été pénalisée.
44:11On parlait des performances des marchés
44:13par l'appréciation de l'euro.
44:14Là, dans notre scénario,
44:15on se dit qu'on va vers une stabilisation.
44:17Ça va quand même aider
44:17les résultats des entreprises.
44:19Ça va aider notamment
44:20la consommation discrétionnaire.
44:21Donc, il y a un certain nombre
44:22d'entreprises françaises
44:22qui devraient quand même en bénéficier.
44:25Après, fondamentalement,
44:28on voit qu'effectivement,
44:28les spreads de crédit
44:29sont relativement stables.
44:30Donc, nous, on se dit
44:31d'ici la fin de l'année,
44:32ce qui peut quand même l'emporter,
44:33c'est plutôt l'entrée en vigueur
44:34du plan allemand.
44:35Donc, sur les actions européennes,
44:36on est plutôt aujourd'hui
44:38en fait surpondérés
44:39en se disant qu'on a
44:40plusieurs arguments.
44:41Un, la fin de l'appréciation de l'euro
44:43avec des valeurs
44:43qui ont été quand même massacrées
44:44pendant l'été.
44:4543% des valeurs européennes
44:47qu'on déçue
44:48pendant la saison de résultats.
44:49Une sous-performance forte.
44:51Et deux,
44:52il y a des secteurs
44:53autour des biens d'équipement
44:54qui devraient quand même remonter.
44:56Voilà,
44:56les mid-cap européennes
44:57peuvent en profiter,
44:58notamment allemandes.
44:59Le MDAX,
44:59quand on voit sa valorisation,
45:01on a un Pé de 14,5.
45:02C'est une marché moins chère d'Europe,
45:04on a dit,
45:04pour les mid-cap.
45:05Il n'y a pas de contagion à la France
45:06et pour nous,
45:07il y a des perspectives
45:07qui sont plutôt assez favorables.
45:09Merci beaucoup, messieurs.
45:09Merci d'avoir été invités
45:10de Pénètre Marché ce soir.
45:11Florian Roger,
45:12BNP Paribas,
45:13CIB,
45:14Igor Demac,
45:15Vital Epargne
45:15et Nicolas Sopel,
45:17Quintet,
45:17Banque privée.
45:28Bienvenue dans ce dernier quart d'heure
45:30de Smart Bourse,
45:31le quart d'heure thématique.
45:33Le thème chaque soir,
45:35alors pas chaque soir,
45:36mais le thème ce soir en tout cas,
45:38c'est celui de l'actualité
45:39de l'industrie ETF une fois par mois.
45:42Nous accueillons les équipes.
45:43Alors,
45:43d'Altheis,
45:44désormais,
45:45Olivier Maltès,
45:45directeur des investissements
45:46d'Altheis,
45:47Baïo Money,
45:48je le rappelle.
45:49Bonsoir Olivier.
45:49Bonsoir les gens.
45:50Merci beaucoup d'être nous.
45:51Un mot quand même
45:52des démarrages d'Altheis
45:53parce que le grand bain,
45:55c'était la convention patrimoniale
45:58il y a trois semaines maintenant.
46:01Olivier,
46:01qui était la première convention
46:03pour la marque Altheis
46:06dédiée au CGP.
46:07Quel bilan vous en faites ?
46:08On fait un bilan très positif.
46:09C'était pour nous très important
46:10parce que c'était la première fois
46:11où on allait rencontrer directement
46:12beaucoup de CGP réunis au même endroit
46:14et on allait pouvoir échanger,
46:15présenter l'offre,
46:16présenter ce qu'on avait construit.
46:18Et on a été très bien accueillis,
46:19ce qui fait toujours plaisir.
46:20On voit que les CGP,
46:21de toute façon,
46:22doivent traiter aussi
46:23le problème des ETF,
46:24s'y mettent de plus en plus.
46:25On voit que c'est
46:26de plus en plus compliqué aussi.
46:27On voit l'effet euro-dollar
46:28depuis le début de l'année notamment.
46:30On voit,
46:30on en reparlera certainement,
46:31qu'il y a de plus en plus d'ETF actifs,
46:33qu'il y a de plus en plus d'ETF
46:34qui mettent un peu de complexité
46:36à l'intérieur.
46:37Ils doivent soit y passer du temps,
46:38soit déléguer.
46:39Déléguer, c'est ça.
46:40Voilà.
46:40Et donc, on est là aussi
46:41pour les accompagner et les aider.
46:43Donc, ils peuvent nous rencontrer
46:44avec plaisir.
46:45Ils sont les bienvenus
46:45pour échanger
46:46et découvrir notre offre.
46:48L'engouement pour les ETF
46:49ne se dément pas,
46:51d'autant plus quand on fait
46:52le bilan du mois de septembre
46:53avec vous.
46:54Le chiffre de collecte
46:55est le plus gros de l'année,
46:56c'est ça ?
46:56C'est le plus gros de l'année.
46:57C'est le plus gros
46:58qu'on ait constaté
46:58depuis qu'on suit,
47:00nous, en tout cas,
47:00les ETF.
47:01Donc, 42 milliards
47:02de souscriptions sur septembre.
47:0342 milliards et demi.
47:05Si on regarde,
47:06depuis le début de l'année,
47:07on a 258 milliards
47:08de collecte net.
47:09Et donc, on a battu
47:10le record de 2024
47:11sur toute l'année
47:12qui était le 255.
47:14Donc, hormis rachat
47:15jusqu'à la fin de l'année,
47:16ce qu'on ne va pas souhaiter
47:16et ce qui est peu probable.
47:18Année record.
47:19On battra le record
47:20et on battra certainement
47:21les 300 milliards
47:22sur l'année
47:23si ça continue comme ça.
47:25Et donc,
47:26un super mois de collecte
47:28pour les ETF sur septembre.
47:29Et quand on regarde
47:30en trois ans,
47:31donc sur trois ans glissant
47:32mois par mois,
47:33on n'est pas un mois
47:34de collecte négative
47:35maintenant sur trois ans glissant.
47:37Donc, que des mois
47:38de collecte positive
47:39et là, un mois vraiment record.
47:40Et qu'est-ce qui s'est passé
47:41alors en septembre ?
47:42Qu'est-ce qui fait
47:42que septembre a été
47:43un mois aussi dynamique
47:44pour les collectes ?
47:45Non, on a toutes les classes
47:47actives en collecte.
47:48Ça, c'est sûr.
47:49Les actions ont très bien collecté
47:50avec 28 milliards aussi.
47:51Donc, si on s'arrête
47:52sur les actions,
47:53on est à 184 milliards
47:54depuis le mois de janvier
47:56et c'est par rapport
47:57à 2024
47:57qui était donc l'année de référent
47:59jusqu'à présent
47:59de l'année record
48:00plus 57% de collecte
48:01sur les actions.
48:02Donc, voilà,
48:0328 milliards.
48:05Il y a deux ans,
48:05je me souviens,
48:06la première fois
48:06que je suis venu vous voir,
48:07on avait 10 milliards
48:08de subscriptions au global.
48:09Et donc là,
48:1028 sur les actions.
48:11On voit que ça a pris
48:11un deuxième volume,
48:14enfin,
48:14une deuxième vitesse.
48:15C'est la seconde.
48:179,7 milliards
48:17sur les ETF obligataires,
48:19donc un mois relativement
48:20important aussi,
48:21enfin, solide.
48:22et 4 milliards
48:23sur les ETF matières premières,
48:25ce qui est relativement,
48:26ETF,
48:26ETC,
48:27ce qui est relativement important
48:28et dont 3 milliards
48:30sur l'or,
48:31l'or qui a battu
48:32pendant le mois de septembre
48:33les 10 milliards de collecte
48:34depuis le début de l'année.
48:35Souvent,
48:35on le dit ensemble,
48:36tous les mois,
48:37ce n'est pas forcément
48:37le vecteur préféré
48:38par les investisseurs.
48:39Moi, je me souviens
48:39du début d'année,
48:40même de 2024,
48:41où l'or enregistrait
48:42déjà de très belles performances.
48:44Non seulement,
48:45vous nous disiez,
48:45on n'a pas de collecte
48:46et parfois,
48:47on a même de la décollecte
48:48sur ces produits indiciels
48:49liés aux matières premières
48:50en général
48:51et notamment sur...
48:52Là,
48:53il y a eu vraiment
48:53un décollage.
48:55En tout cas,
48:56le support ETF
48:57pour l'or,
48:59ETC,
49:00pardon,
49:00pour l'or,
49:01a enfin trouvé son public.
49:03Alors,
49:03en tout cas,
49:04quand on regarde,
49:05on est à environ 11 milliards
49:06depuis le début de l'année.
49:07On a 3 milliards en janvier,
49:08donc on a eu un très gros mois
49:09de juillet.
49:09Janvier,
49:104 milliards au mois de septembre,
49:13donc deux gros mois.
49:14Les trois mois précédents,
49:15donc juin, juillet et août,
49:16on était à 1,5 milliard environ,
49:17ce qui était assez sérieux
49:18et après,
49:19sinon,
49:19c'est très très faible.
49:20Donc,
49:20c'est vraiment focalisé,
49:21centralisé,
49:22mais on voit qu'il y a
49:23un engouement globalement
49:24pour l'or.
49:24Ça,
49:24ça se voit
49:25en regardant le cours
49:25de l'or globalement
49:26et que les investisseurs
49:28sont venus aussi
49:28sur le format ETF,
49:30enfin ETC,
49:31et donc du coup,
49:32on a une collecte
49:33assez importante aussi
49:34via les ETC
49:36sur l'or.
49:37L'or,
49:37il est précieux en général ?
49:38Oui,
49:38alors l'argent,
49:39l'argent sur septembre aussi,
49:40on a 600 millions,
49:41donc c'est beaucoup plus faible
49:41mais c'est quand même
49:42relativement important
49:43et c'est vraiment
49:44ce qui fait la collecte.
49:45On a 3 milliards
49:46et 600 millions d'à côté.
49:48Le pétrole,
49:48par exemple,
49:49il y a moins de 100 millions,
49:50c'est très très faible
49:51tout ce qu'on va regarder
49:52à côté.
49:53C'est vraiment là
49:54les métaux précieux
49:54qui ont concentré
49:56la collecte.
49:57La demande en ETC
49:58sur les matières premières.
50:00Si je reviens
50:00à la partie actions,
50:01dans ces 28 milliards
50:03de collectes
50:04sur les actions,
50:05quels ont été
50:06les intérêts ?
50:07Est-ce qu'il y a eu
50:07des styles,
50:09des préférences,
50:09de tailles d'entreprise,
50:10de zones géographiques ?
50:11Là,
50:12on revient sur ce qu'on a
50:12l'habitude de voir
50:13sur les marchés actions.
50:14Ce n'était pas le cas
50:15en début d'année,
50:15en février,
50:16mars et ainsi de suite.
50:18On était là,
50:18on est vraiment
50:19sur les grosses
50:19capitalisations US,
50:21sur les grosses
50:21capitalisations mondiales.
50:22C'est vraiment
50:23ce qu'on voit globalement
50:24toujours sur les ETF
50:25en règle générale.
50:27Les grandes capitalisations
50:28aussi européennes
50:28ont continué
50:29à tirer le répingle du jeu.
50:30Les émergents
50:31qui continuent d'intéresser.
50:32C'est une tendance
50:33relativement importante
50:34sur les émergents.
50:35C'est lié aussi
50:35à la performance globalement.
50:36Et en termes de secteur,
50:37c'est les valeurs financières
50:38qui ont continué
50:39à bien fonctionner
50:40en septembre.
50:41Il y a certainement
50:41eu un retour
50:42sur la fin du mois.
50:43Mais en tout cas,
50:44globalement,
50:44sur septembre,
50:45des souscriptions
50:45nettes importantes
50:46sur les valeurs financières
50:47côté actions.
50:49Dans ce cas,
50:49moins marché,
50:50les nordiques,
50:51c'est très spécifique.
50:52Les petites et moyennes
50:53capitalisations allemandes
50:54aussi,
50:55qui ont eu des rachats
50:56assez importants.
50:57Les ETF à effet de levier
50:58globalement.
50:59C'est une structure
50:59aussi qu'on regarde.
51:00Effet de levier
51:01ou baissière.
51:03Donc vraiment pour ceux
51:03qui vont soit faire du levier
51:04ou au contraire
51:05jouer la baisse.
51:06Et puis les valeurs immobilières
51:08aussi globalement
51:08ont décollecté
51:09sur le mois de septembre
51:10au niveau des ETF actions.
51:11Sur la partie obligataire,
51:12qu'est-ce qu'on peut dire
51:13avec un peu plus de détails
51:14là aussi, Olivier ?
51:15On est plutôt sur un marché
51:16qui est risk-on
51:17avec des investment grade
51:19donc à la fois aux Etats-Unis
51:20sur la partie courte
51:22et sur la partie américaine
51:25et sur la partie européenne
51:26au global.
51:27Le high yield aussi,
51:28mais spécifiquement américain
51:29à collecter.
51:30Et l'émergent,
51:31les obligations émergentes
51:32en dollars
51:33ont collecté.
51:34D'accord.
51:34Les émergents...
51:35Donc une prise de risque là.
51:35Émergents de vise locale
51:37par contre sont en décollecte.
51:38D'accord.
51:38Donc c'est vraiment
51:39couvert en dollars,
51:41enfin protéger en dollars.
51:42En décollecte,
51:43on a les obligations américaines
51:45vraiment très court terme.
51:46Donc le court terme
51:47à collecter
51:47mais le très court terme
51:48à plutôt décollecter.
51:49L'investment grade britannique
51:51aussi a décollecté.
51:53Et en termes de souverain,
51:54il y a eu des décollectes
51:55sur l'Espagne,
51:56spécifiquement l'Espagne
51:57et les Etats-Unis aussi
51:58décollectent plutôt sur le souverain.
51:59Donc un marché globalement
52:00plutôt risk-on
52:01sur le côté obligataire.
52:02Plutôt risk-on aussi
52:03sur le côté action,
52:04mais voilà.
52:05Plutôt risk-on.
52:06Oui, plus de risques.
52:07C'est un septembre
52:07qui a payé d'ailleurs.
52:08Qui a bien payé
52:09sur le marché.
52:11Toujours une réputation
52:12un peu compliquée septembre
52:13mais ça a été
52:14un mois très positif.
52:16Qu'est-ce qu'on peut dire
52:16rapidement peut-être
52:17de l'ESG
52:18dans cet univers
52:19des ETF
52:21et de la gestion
52:22dite passive ?
52:23C'est positif
52:24sur l'ESG,
52:25des flux positifs.
52:26C'est le cinquième mois positif
52:27parce qu'on a eu
52:28un début d'année compliqué
52:29sur les flux
52:29mais ça reste très modeste
52:30quand on regarde
52:31la proportion des flux
52:32qui vont sur l'ESG.
52:33Donc côté action,
52:34on n'a que 9%
52:35globalement
52:36qui ont été
52:36vers des ETF
52:38avec des composantes
52:39extra financières
52:40importantes.
52:41Côté obligataire,
52:4113%.
52:42Donc c'est vraiment
52:43très très faible
52:43et en dessous
52:44des parts de marché
52:45globalement de l'ESG
52:46mais qui continue
52:47progressivement
52:48de décroître.
52:49Ça c'est vraiment
52:49la tendance toujours là.
52:51Donc collecte
52:51mais moins que sur
52:52le non-ESG globalement.
52:54Un mot rapidement aussi
52:55des positions
52:56des émetteurs
52:57d'ETF.
52:59BlackRock
53:00écrase toujours tout
53:01mais là visiblement
53:01BlackRock
53:02a tout écrasé
53:03comme jamais.
53:04Oui, c'est-à-dire
53:04que BlackRock
53:05est souvent premier
53:06uniquement tous les mois
53:07c'est rare
53:07quand j'arrive
53:08avec une surprise
53:08mais ce qui est là
53:10ce qui est important
53:10parce que c'est compliqué
53:11avec leur part de marché
53:12ils ont une part de marché
53:13évidemment très importante
53:14aux alentours de 40%
53:15globalement
53:15sur les ETF en Europe.
53:17Là ils font
53:17plus de 50%
53:18de la collecte
53:19ils sont à pratiquement
53:2015 milliards
53:20donc 14 milliards 7
53:21de collecte
53:22sur le mois de septembre
53:22c'est juste énorme
53:24et c'est donc du coup
53:24plus de 50
53:25donc c'est très très rare
53:26les gros émetteurs
53:27ont du mal
53:27à garder des parts de marché
53:28relativement importantes
53:29ils ont fait un mois
53:30de septembre remarquable
53:31Pourquoi ?
53:31Parce qu'il y a beaucoup
53:32de lancements ?
53:33Non ?
53:33Je ne sais pas
53:34Le deuxième c'est
53:36State Street
53:37pour se donner
53:37un ordre de grandeur
53:38et State Street
53:39globalement
53:40a fait un peu plus
53:40de 6 milliards
53:41donc on voit
53:42la différence
53:42de la première et de la deuxième
53:43ensuite on a Amundi
53:45en troisième position
53:46ils sont deuxième
53:47en termes de collecte
53:48depuis le début de l'année
53:48donc c'est une bonne année
53:50quand même aussi
53:51pour Amundi
53:51mais là c'est un mois
53:52de septembre record
53:53côté à la chers
53:54Amundi
53:55alors dans les lancements
53:56de produits
53:56je ne sais pas si on aura
53:56le temps de tout détailler
53:57mais il y a un produit
53:58d'Amundi visiblement
53:59qui attire l'attention
54:00donc c'est le X2 MSI World
54:02d'Amundi
54:03éligible au PEA
54:05qu'est-ce qu'il faut
54:07comprendre
54:07du fonctionnement
54:08de cet ETF Olivier ?
54:10Alors c'est toujours
54:10il faut toujours
54:11faire très attention
54:11sur les ETF
54:12qui sont comme ça
54:13donc là c'est deux fois
54:14exposé
54:14donc l'idée
54:15c'est de vous exposer
54:16deux fois la performance
54:17du MSI World
54:18on sert globalement
54:19notamment pour les particuliers
54:20les ETF MSI World
54:21y compris dans le PEA
54:22ont beaucoup de succès
54:23c'est une manière
54:24de diversifier son PEA
54:25de manière relativement simple
54:26donc Amundi lance
54:27un ETF qui fait deux fois
54:29la performance du CAC
54:30ce qui est très important
54:31de comprendre
54:32du MSI World
54:33ce qui est très important
54:34de comprendre
54:34ça existe depuis longtemps
54:35les ETF le vrai de G
54:36de cette manière
54:37donc on en a fréquemment
54:39des lancements
54:40ce qui est très important
54:41de comprendre
54:41c'est qu'on n'aura pas
54:42exactement la performance
54:43toujours de deux fois
54:45c'est pas un vrai fois deux
54:46c'est pas un vrai fois deux
54:47c'est un vrai fois deux
54:48dans le sens où
54:48à chaque clôture
54:50il repositionne
54:51et redimensionne le fond
54:52et l'ETF
54:52de manière à exposer deux fois
54:54donc ça c'est vrai
54:54d'accord
54:55par contre c'est ce qu'on appelle
54:56un effet notamment
54:57pour tous ceux qui font
54:57des options
54:58c'est ce qu'on appelle
54:59un effet gamma négatif
55:00c'est à dire que
55:00c'est assez simple à comprendre
55:02lorsque vous êtes exposé deux fois
55:04quand le marché monte
55:05plus il va monter
55:07moins vous êtes exposé
55:07donc globalement
55:08vous devez racheter
55:09à la fin
55:10de la clôture
55:11et inversement
55:12vous devez vendre
55:13et donc vous vous retrouvez
55:14dans une structure
55:15qui fait que vous achetez
55:16après une partie de la hausse
55:17et vous revendez
55:18après une partie de la baisse
55:19donc c'est ce qu'on appelle
55:19un effet gamma négatif
55:21et donc du coup
55:22petit à petit
55:23et plus les marchés
55:23vont être volatiles
55:24moins vous avez deux fois
55:25la performance
55:25donc ça il explique très bien
55:26mais il faut
55:26il faut l'avoir en tête
55:28il faut le comprendre
55:29on n'aura jamais exactement
55:30si on prend un exemple
55:31depuis le début de l'année
55:32le CAC fait environ 12%
55:33donc on s'attend à avoir 24%
55:35et l'ETF
55:35l'ETF fait 20% environ
55:36donc on n'a pas exactement
55:37on fait du levier
55:39mais on n'arrive pas
55:40à avoir du choix d'eau
55:40et puis un mot aussi
55:41alors là ça va peut-être
55:42devenir effectivement
55:43une dimension récurrente
55:46de votre intervention
55:47le match
55:49le match
55:50passif actif
55:51dans l'univers
55:52des ETF
55:53puisque vous suivez
55:54de plus en plus
55:55l'émergence
55:57de ces ETF actifs
55:58qu'est-ce qu'on peut en dire
55:59et comment on peut mettre
56:00un peu de perspective
56:01là-dessus
56:01on l'a incorporé
56:02effectivement dans notre observatoire
56:03parce qu'on en entend
56:04beaucoup parler
56:04donc on s'est dit
56:05il faut qu'on regarde
56:06même si nous en direct
56:07on n'en prend pas forcément
56:08directement
56:09on n'investit pas forcément
56:10dans les ETF actifs
56:10mais on s'est dit
56:11on est obligé de suivre aussi
56:12effectivement cette tendance-là
56:14on en entend beaucoup parler
56:15les providers disent
56:16qu'il n'y a jamais eu
56:16autant de collecte
56:17c'est vrai
56:18mais il n'y en a jamais eu
56:18autant
56:18oui par 3-0
56:19oui
56:20alors après on voit
56:20la petite barre orange
56:21elle monte quand même
56:22voilà depuis quelques temps
56:24maintenant
56:24et quand on regarde
56:25vraiment la façon
56:26dont les flux se répartissent
56:27on était il y a 2 ans
56:28à environ 4%
56:29globalement des flux
56:30entre 4 et 5
56:31qui allaient sur les ETF actifs
56:33par rapport aux ETF indiciels
56:34là on est plutôt
56:35aux alentours de 8
56:35donc effectivement ça regresse
56:36mais ça reste très très faible
56:38on a en gros
56:38un peu plus de 3%
56:40des encours en Europe
56:40qui sont sur les ETF actifs
56:42aux Etats-Unis
56:43on est plutôt à 10
56:44donc il y a toujours
56:44une vraie différence
56:45donc c'est encore
56:46très très faible
56:47c'est surtout sur la partie
56:48obligataire
56:49par rapport à la partie action
56:50on est sur les encours
56:51à 2,6% en action
56:53et 3,9% en pourcentage
56:55sur les ETFs obligataires
56:56donc ça va plus
56:57sur le côté obligataire
56:58et donc globalement
57:00on voit
57:00beaucoup de lancements de produits
57:01c'est vraiment le focus
57:02le focus du moment
57:03avec des recherches
57:05donc soit l'actif
57:06pour le côté OEG
57:07ça c'est quelque chose
57:08qui est important
57:08pour essayer d'avoir
57:09de prendre en compte
57:10plus rapidement
57:11le côté extra financier
57:12soit pour essayer
57:13de faire battre les indices
57:14gagner la performance
57:15avec des vies
57:15soit macro
57:16soit de rajouter les options
57:17enfin on peut imaginer
57:18plein de choses
57:18et des frais de gestion
57:19qui restent limités
57:20et des frais de gestion
57:20qui sont plus importants
57:21alors moins importants
57:22qu'en gestion actif
57:22d'accord c'est ça
57:23mais c'est globalement
57:23plus important
57:24c'est un ETF
57:25passif
57:26exactement
57:27un ETF purement passif
57:28on verra s'ils arrivent
57:29à battre leurs indices
57:30pour ceux qui cherchent
57:30à battre leurs indices
57:31mais en tout cas
57:32c'est une tendance
57:33et c'est vrai qu'il faut
57:34l'évoquer
57:34puisque tout le monde en parle
57:35et là aussi
57:36on le disait
57:36regardez plus en détail
57:37le deux fois le vrai jet
57:38par exemple
57:39il faut vraiment savoir
57:39ce qu'on achète
57:40le hedge d'échange aussi
57:41en gros plus sur les actifs
57:42il y a un vrai travail à faire
57:43sur l'ETF
57:44et c'est ces nouveaux ETF
57:45qui arrivent effectivement
57:46et qui viennent renforcer
57:47encore un peu plus
57:48cette industrie
57:49merci beaucoup Olivier
57:50Olivier Maltès
57:51le directeur des investissements
57:52d'Alteis
57:53Buy Your Money
57:53avec nous
57:54dans ce dernier quart d'heure
57:55de Smart Bourse
57:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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