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Samedi 7 mars 2026, retrouvez Anne-Charlotte Fredenucci (Présidente, Ametra) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.

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Transcription
00:08Bonjour et bienvenue sur Génération Impact, l'émission qui met en lumière les familles entrepreneuriales
00:13pour décrypter avec elles leur organisation au filtre de trois cercles.
00:17Celui de l'entreprise bien sûr, mais également celui des actionnaires et enfin celui de la famille.
00:22Elles nous partagent leurs enjeux de transition, mais également de transmission
00:25et en quoi l'urgence environnementale est une formidable opportunité de continuer l'aventure en famille avec la nouvelle génération
00:31à bord.
00:36Je reçois aujourd'hui Anne-Charlotte Fredenucci du groupe Ametra.
00:41Bonjour Anne-Charlotte.
00:42Bonjour Julien.
00:43Vous êtes présidente de ce groupe familial de deuxième génération.
00:45Est-ce que vous pouvez nous le présenter ? C'est la tradition dans cette émission en quelques minutes.
00:49Bien sûr, le groupe Ametra a été créé par mon père dans son existence actuelle.
00:54En 1978, mon père avait commencé à entreprendre dans les années 60 et je suis rentrée dans le groupe en
01:002001.
01:00J'en ai pris la présidence en 2009.
01:02Que fait Ametra aujourd'hui ?
01:04Nous sommes une entreprise d'ingénierie tournée vers les industries souveraines en environnement complexe.
01:10C'est-à-dire que nous faisons de la conception mécanique, électrique, électronique, du calcul, de la simulation, un peu
01:15de soft dans nos bureaux d'études
01:17pour livrer à nos clients une prestation intellectuelle qui est l'innovation, l'ARED de son prochain système,
01:24que ce soit dans la défense, dans le nucléaire, dans l'aéronautique.
01:28Et nous sommes 450 sur une dizaine de sites en France.
01:31Quelle est la taille du groupe à peu près ?
01:3345 millions de chiffres d'affaires.
01:36Mais si je dois rajouter une phrase sur l'historique de ce groupe,
01:40je peux préciser que nous venons de nous séparer de notre partie usine,
01:44la partie qui s'appelait précédemment Ametra Intégration.
01:47Au 30 septembre, nous avons à peu près 300 collaborateurs pour 23 millions de chiffres d'affaires
01:51qui ont quitté le groupe pour rejoindre un groupe familial.
01:54Mais je crois qu'on en reparlera tout à l'heure.
01:55On va en parler tout à l'heure.
01:56Ok, génial.
01:57Alors on va rentrer dans la première partie de cette émission qui s'appelle Une histoire de famille.
02:00Et vous allez nous raconter comment tout ça a commencé.
02:03Mais surtout, comment ça s'est développé et ce que vous faites aujourd'hui.
02:11Vous nous disiez, 1978, création de cette entreprise.
02:14Mais votre papa est un entrepreneur qui teste plein de choses avant de développer ce groupe-là.
02:20C'est bien ça ?
02:20Absolument.
02:21Il a commencé sa carrière, ce qui nous faisait beaucoup rire quand on était adolescente, dans les joints.
02:26Il faisait des joints dans les aéroports, sur le Tarmac, vous savez.
02:31Vous avez des joints qui doivent se dilater d'une manière très particulière.
02:34C'était son premier métier.
02:36Ensuite, il est passé à l'intérim.
02:37Je pense qu'il y a peu de gens dans le groupe qui le savent, d'ailleurs.
02:40Il a créé cette première société avec son beau-frère.
02:42Et ensuite, il a laissé cette entreprise à son beau-frère.
02:45Il a revendu ses parts et il est parti dans l'intérim où il a fait une deuxième partie de
02:50carrière dans les années 70.
02:51Et c'est comme ça qu'est né le groupe, parce qu'à la fin des années 70, la gauche
02:56qui se rapprochait du pouvoir disait que l'intérim, c'était une forme d'esclavage et qu'ils allaient arrêter
03:02toute forme d'intérim.
03:04Alors qu'ayant vécu dans un groupe qui avait cette activité d'intérim, je suis convaincue que c'était un
03:08tremplin vers l'emploi.
03:09Mais nous n'ouvrons pas ce débat aujourd'hui.
03:11Vous le ferez avec d'autres entrepreneurs encore présents dans l'intérim.
03:13Et donc, le groupe familial commence à se diversifier sur les métiers qu'il pratiquait dans l'intérim, mais de
03:20manière alternative.
03:21C'est-à-dire que nous placions des câbleurs dans l'aérospatiale.
03:25Et mon père a créé la première société du groupe de câblage, la première société industrielle du groupe qui faisait
03:29du câblage, ce qui est devenu un métra intégration, une société d'intégration électrique et électronique.
03:33Et puis, nous placions des dessinateurs toujours à l'aérospatiale ou chez des clients similaires.
03:39Et de cette activité...
03:39C'était déjà de l'intérim avec de la forte valeur ajoutée intellectuelle ou technique ?
03:42Oui, mais c'était vraiment de l'intérim.
03:44C'est-à-dire qu'il n'y avait pas...
03:45C'est très différent du métier que nous exerçons aujourd'hui.
03:47Puisqu'aujourd'hui, chez Ametra Engineering, nous avons des projeteurs, c'est-à-dire des techniciens et des ingénieurs en
03:53conception mécanique, électrique, électronique, calcul, soft, etc., de très haut niveau.
03:57Mais ça n'a rien à voir avec l'intérim.
03:59On y reviendra tout à l'heure.
04:00Nous sommes très engagés au forfait.
04:03Nous sommes du produit. Il y a un vrai management technique.
04:05Il y a des vraies carrières qui sont proposées à nos ingénieurs.
04:08C'est donc quand même très différent de ce qu'on faisait dans les années 70.
04:12Donc, lui, il développe cette entreprise dans les années 80.
04:17Vous, vous arrivez tout début 2000.
04:19Il se passe quoi avant, en fait, sur ces 20 premières années ?
04:22Que devient le groupe, en fait ? Il se développe d'une certaine manière ?
04:24Alors, je vais vous répondre à côté en vous disant que pendant ces années 80, moi, déjà, je ne jouais
04:29pas à la poupée.
04:29Je jouais avec des trains, des avions, des fusées.
04:31Et voilà, je vais revenir au groupe après.
04:35Ça, ça m'intéresse.
04:36Je sais bien parce que j'ai compris que c'était une partie de votre émission.
04:41De savoir comment, très jeune, finalement, on développe cette appétence pour reprendre une entreprise familiale.
04:47Moi, j'ai toujours été passionnée par l'objet technique.
04:49Vraiment, démonter mon vélo, remonter mon vélo, ouvrir les capots des voitures, comprendre où était la panne.
04:54Ça, ça m'amusait les légos, ça m'amusait les poupées.
04:57En revanche, je voyais le machin et je le passais à ma sœur parce que je ne savais pas à
05:01quoi ça pouvait bien servir.
05:03Voilà.
05:03Et pendant ce temps-là, mon père disait, à qui il voulait bien l'entendre, j'ai deux filles, mais
05:07j'aurais bien aimé avoir un fils pour reprendre mes entreprises.
05:10Donc, à la fois, j'avais une passion pour la technique et en même temps, on ne m'a pas
05:13projetée du tout vers cette entreprise familiale.
05:16Pour revenir à ce que devient l'entreprise, en 2001, l'entreprise fait à peu près 15 millions de chiffres
05:21d'affaires.
05:22Et c'est une entreprise qui est très diversifiée.
05:24Il y a à la fois de l'intérim, un peu de câblage, mais très bas dans la chaîne de
05:28valeur.
05:28On se fait livrer les matières par les clients et puis on fait à façon.
05:32C'est presque de l'intérim déguisé.
05:34Dans les bureaux d'études, on fait ce qu'on appelle de la conception de détails, c'est-à-dire
05:37qu'on nous donne un concept qui est déjà très abouti.
05:40Et on le traduit en plan, mais vous voyez qu'on n'est pas très en amont dans la réflexion
05:44de développement de R&D de nos clients.
05:47Et puis, on a également une activité, en plus de ces trois activités que je viens de décrire, on a
05:51une activité de monétique.
05:53C'est-à-dire qu'on distribue et on fait la maintenance de monnayeurs.
05:56C'est le cerveau des machines à Mars.
05:58C'est la partie intelligente dans la machine à Mars qui comprend que quand vous lui mettez une pièce, il
06:01faut sortir un Mars et qu'il calcule les stocks, etc.
06:03Donc, une entreprise très diversifiée, très peu tournée vers un cœur de métier réfléchi.
06:12Mais finalement, la logique de mon père qui est très, comment dirais-je, typique d'une logique de première génération,
06:18c'est j'y vais, je crée, je vais à gauche, à droite, en haut, en bas, je creuse, j
06:22'avance où je peux.
06:23Et puis, on verra bien.
06:25Et puis, on verra bien.
06:26Et alors donc, comment vous arrivez ?
06:28Alors, j'arrive après trois ans dans le conseil en stratégie.
06:31D'abord, une école de commerce.
06:32J'ai fait l'ESSEC avec un passage à l'Université de Sydney.
06:35Et puis, en sortant de l'ESSEC, je me dis, le conseil en stratégie, c'est sympa quand même.
06:40On voit beaucoup de choses, beaucoup de sujets différents, beaucoup d'industries différentes, beaucoup d'activités différentes.
06:45On travaille avec des gens qui sont très smarts, super.
06:47Donc, je rentre chez Bain.
06:49Et après trois ans de conseil en stratégie, mon père me dit, contre toute attente, puisque vous avez compris que
06:54je n'avais pas du tout été projetée dans le groupe familial jeune.
06:57Il me dit, écoute, on a 50 ans d'écart, je ne suis plus tout jeune.
07:01Maintenant, il faut que tu te décides.
07:02Je ne savais pas que c'était un sujet à la base.
07:04Maintenant, il faut que tu te décides.
07:05Soit tu rentres dans le groupe, soit je vends.
07:07Et là, mon père me décrit, sachant que je suis une personne, enfin, je me décris comme une personne, comment
07:13dirais-je, sensible à mes obligations morales.
07:15Mon père me dit, si je vends, le groupe va se faire dépecer.
07:19Les salariés vont être maltraités.
07:21Et puis, moi, je n'aurai pas de retraite parce que, de toute façon, je n'ai rien mis de
07:23côté.
07:24Et puis, tu vas voir les collaborateurs avec qui j'ai travaillé.
07:28Donc, un peu de culpabilité.
07:29Un petit peu, un petit peu quand même.
07:31Tu vas voir, ils vont être maltraités dans cette session.
07:34Donc, en fait, il me propose l'enfer pour les équipes du groupe et pour lui ou le fait que
07:42je rentre dans le groupe.
07:43Et alors, vous, il se passe quoi dans la tête à ce moment-là ?
07:45Alors, par obligation morale, je me dis, je vais faire un tour du groupe.
07:48Ce n'est pas du tout là qu'on m'a projeté.
07:49On ne m'a jamais expliqué que c'était là qu'il fallait que j'aille.
07:51Je vais aller voir quand même, au moins par curiosité.
07:55Et là, je suis tombée amoureuse.
07:57Il n'y a que des vélos à démonter, quoi.
08:00Là, pardon, il n'y a que des vélos à démonter, à remonter, c'est ça ?
08:02Voilà, c'est ça.
08:03Ils sont tous en train de faire des Legos, là.
08:05Alors, ce n'est pas exactement des Legos, mais effectivement, je découvre un univers passionnant et un univers de passionnés.
08:11C'est-à-dire que je suis tombée doublement amoureuse, en fait.
08:13Je suis tombée amoureuse de ce qu'on fabriquait, de ce qu'on concevait dans le groupe.
08:16Je suis tombée amoureuse des projets techniques.
08:18Mais j'ai rencontré des équipes qui étaient aussi extrêmement attachantes
08:21parce qu'elles vivaient leurs projets techniques au quotidien.
08:27Elles étaient vraiment engagées.
08:28Elles étaient vraiment motivées.
08:30Et puis, il y avait une loyauté vis-à-vis de mon père, une loyauté les uns envers les autres.
08:34Bref, j'ai trouvé une équipe extrêmement attachante.
08:37Donc, je suis rentrée à la maison.
08:38J'ai réfléchi deux secondes et j'ai dit oui.
08:41Génial.
08:41C'est marrant, les académiques font beaucoup d'études pour essayer de comprendre
08:47quels sont les déclencheurs qui font que la génération d'après décide de rejoindre l'entreprise familiale.
08:52Pas comme actionnaire, mais vraiment comme exécutif dans l'entreprise.
08:56Et ils en ont trouvé trois.
08:59Le premier, c'est le devoir envers la famille.
09:01Le deuxième, c'est le désir de leadership.
09:03Et le troisième, c'est un facteur identitaire qui est souvent lié plutôt à un inconscient collectif de la génération
09:09en place.
09:10Aujourd'hui, c'est plutôt les sujets d'impact ou la capacité à changer le monde.
09:14À la génération de mes parents, c'était plutôt l'envie de sécuriser les choses.
09:18Après les deux guerres mondiales, on cherchait de la sécurité et on venait sécuriser l'aventure familiale d'une certaine
09:22manière.
09:23C'est intéressant parce que finalement, vous arrivez avec un bout de devoir envers la famille, mais vous avez quand
09:28même ce désir de leadership.
09:29Et vous tombez amoureux de...
09:30C'est comme si vous rentriez finalement dans un magasin de jouets, c'est ça ?
09:33Et puis vous aurez déjà la sortie.
09:35Ce n'était pas aussi ludique que ça.
09:37Plus que désir de leadership, je dirais vraiment passion.
09:40C'est-à-dire que j'ai réalisé que le métier du groupe Ametra, c'était le métier que j
09:44'avais envie de faire depuis toujours.
09:46Mais je ne me l'étais pas complètement avouée parce qu'on ne m'avait pas forcément non plus laissé
09:50me l'avouer à moi-même.
09:52Donc vous rentrez en 2001 et en 2009, vous prenez la présidence, c'est ça ?
09:57Alors c'est quoi le chemin pour arriver à la présidence finalement assez rapidement ?
10:03Alors d'abord, puisque encore une fois on est là pour partager des histoires de famille,
10:08et je le dis avec tout l'amour que je portais à mon père qui nous a quittés il y
10:11a 5 ans,
10:12je me suis fait arnaquer en 2001.
10:14Parce que mon père m'avait dit, viens tu vas reprendre le groupe,
10:16et j'étais à peine assise à mon bureau qui m'a dit, tu fais un bon bras droit, je
10:18vais rester un petit peu plus en fait.
10:21Mais je crois que c'était d'une grande sagesse parce qu'en 2001 j'avais 25 ans,
10:24je n'étais pas prête à reprendre les rênes.
10:26Donc en fait pendant 8 ans, j'ai été ce qu'on appellerait aujourd'hui Chief Transformation Officer.
10:31Je donnerais un exemple, quand j'ai rejoint le groupe,
10:34on faisait une quinzaine de millions de chiffres d'affaires, comme je le disais tout à l'heure,
10:38et on avait à la holding à peu près le même nombre de comptables que ce qu'on a aujourd
10:42'hui.
10:43Et on avait un PC.
10:44En revanche, il y avait tous des calculatrices sur leur bureau,
10:47et puis beaucoup de papiers sur leur bureau.
10:49Et moi j'ai dit, en arrivant, je pensais être accueilli comme le Messie,
10:52on va acheter un PC pour chacun des comptables à la holding,
10:55on va installer un réseau, on va se brancher avec des VPN.
10:59Ils m'ont dit, oh là là, mais qu'est-ce que c'est que ces mots compliqués ?
11:01On n'y comprend rien, nous on est des gens du papier, qu'est-ce que vous me racontez ?
11:04Donc il y a eu une double transformation en fait,
11:09une transformation technologique, mais une transformation des comportements,
11:12des habitudes qu'il a fallu amener.
11:15Et c'est là où peut-être je peux entrer en relation avec ce que vous disiez tout à l
11:20'heure,
11:20sur le fait que la nouvelle génération arrive avec ce qu'on lui projette
11:23comme étant les qualités de sa nouvelle génération.
11:25Moi je sortais de trois ans de conseil en stratégie,
11:27et j'étais d'une génération plus techno que celle qui existait en moyenne dans le groupe.
11:32Donc j'ai amené de la techno, j'ai dû moi-même faire des baies de brassage,
11:36je ne suis pas informaticienne IT à la base,
11:38mais à la holding, j'ai brassé mon réseau, j'ai programmé mes routeurs,
11:42j'ai dû apprendre, puisqu'en fait, pour convaincre de l'élément de transformation,
11:46il fallait mettre soi-même les mains dans le cambouis.
11:49On a mis en place les premiers ERP, on a mis en place les premiers logiciels de paye,
11:54enfin tous ces éléments qui en 2001 pouvaient sembler des évidences,
11:57mais qui n'étaient pas encore dans le groupe,
11:59je les ai apportés avec l'équipe qui était en place,
12:01et qui en partie était grandement convaincue du besoin de changement,
12:05et en partie a eu besoin d'un petit coup de pouce.
12:08Donc c'est globalement ce que j'ai fait entre 2001 et 2009,
12:10avec un deuxième sujet qui était la stratégie,
12:13puisque c'est de là que je venais, c'était mon début de carrière,
12:16et donc j'ai commencé à convaincre mon père qu'il nous fallait un recentrage stratégique.
12:21On s'est séparés de notre activité monétique,
12:23l'activité intérime qui était très chère à mon père,
12:25on a attendu encore un petit peu pour s'en séparer,
12:28mais moi mon idée c'était très clairement de se recentrer sur l'industrie,
12:33puisque je voyais bien que dans la partie usine et dans la partie bureau d'études,
12:37on avait les mêmes clients, on travaillait parfois sur les mêmes projets,
12:40et donc je voyais bien qu'il y avait possibilité de faire un bridge entre ces deux activités
12:44et de créer une seule activité.
12:47Et là votre père, il vous suit quand vous arrivez,
12:48parce qu'on le comprend, vous sortez de cabinet de Strat,
12:50donc j'imagine que vous avez les réflexes.
12:54Comment ça se passe ?
12:56Non, pas du tout.
12:56La réponse est non, pas du tout.
12:59À un moment, j'avais l'impression que je passais mes journées à mener des combats
13:05et puis qu'il suffisait d'un coup de fil d'un manager à mon père
13:08pour qu'on mette tout à zéro et qu'on reparte de zéro.
13:12Mon père a été la première personne qu'il a fallu convaincre, bien sûr,
13:15mais il a fini par me suivre.
13:16Mais ça a été tout un processus, tout un processus d'apprentissage
13:19et un processus très riche.
13:21Encore une fois, je le dis avec tout l'amour que je portais à mon père,
13:24on n'a pas toujours été d'accord,
13:25mais ça a été vraiment des années merveilleuses.
13:29Je pense que ça a été des années,
13:31surtout après 2009, quand j'ai vraiment pris les rênes,
13:33ça a été des années où j'ai lu dans les yeux de mon père
13:36la fierté, la reconnaissance de là où j'avais emmené le groupe,
13:42de ce que j'étais devenue.
13:43Et franchement, ça, c'était extrêmement satisfaisant.
13:47Le flambeau, il se passe quand ou comment ?
13:502009.
13:512009, vous vous souvenez de la crise des subprimes,
13:54on était tous les deux nés à cette époque-là,
13:56professionnellement, voilà, donc on s'en souvient bien.
13:58La crise des subprimes, 2008, ça se traduit dans le monde réel autour de 2009.
14:03Moi, je viens d'accoucher de mon troisième,
14:05on a dit qu'on parlerait un peu de famille tout à l'heure,
14:08mais je viens d'accoucher de mon troisième fils,
14:10j'en ai quatre aujourd'hui, mon troisième qui a un mois
14:12et que je suis en train d'allaiter.
14:13Mon père arrive à la maison et me dit, écoute,
14:15dans les usines, c'est la catastrophe,
14:17on est en train de perdre 35% de notre carnet de commandes sur l'année.
14:20Je crois qu'on ne va pas y arriver.
14:22Je crois que la seule bonne façon de faire,
14:24c'est de déposer le bilan parce que là, on a encore un peu d'argent,
14:27donc on peut payer nos collaborateurs,
14:28on peut rembourser nos clients pour les projets qu'on n'aura pas terminés, etc.
14:32Je crois qu'il faut qu'on jette l'éponge.
14:35Et moi, j'avais mon fils, là, comme ça, dans les bras,
14:37vous imaginez la scène ?
14:38Je lui ai dit, mais pas question !
14:40Pas question !
14:40Ça fait huit ans que j'attends ça,
14:41ça fait huit ans que je te demande les rênes,
14:43c'est pour ça que tu m'as fait venir,
14:44donne-moi le contrôle et tu vas voir.
14:45Moi, je sais comment la redresser, cette entreprise.
14:48Comme il venait de m'avouer qu'il ne savait pas faire,
14:50il s'est dit, perdu pour perdu, autant y aller.
14:53Et c'est comme ça que j'ai pris le contrôle de la partie Ametra-intégration,
14:57la partie qui s'appelait Enjou électronique à l'époque.
15:00Alors, de moins 35%, on est passé à moins 25%,
15:03mais cette année-là, on est passé de 12 à 9 millions de chiffres d'affaires.
15:10Je vais y arriver.
15:11Et pour 9 millions de chiffres d'affaires, on a fait 1,2 million de pertes.
15:14Donc, dans l'industrie où on a des gros frais fixes,
15:17c'est quand même une situation difficile.
15:20On a dû passer par un plan social.
15:22Je me souviens du jour où j'ai signé chacun des 28 courriers de licenciement.
15:25Ça a été le jour le plus difficile de ma carrière.
15:28Je me souviens du jour où je suis allée voir le tribunal de commerce d'Angers
15:31pour dire qu'on a besoin de la protection de la procédure de sauvegarde.
15:34Ça a été une période très difficile, cette année 2009.
15:38Mais en 2010, quand on était déjà à l'équilibre,
15:40et en 2011, quand on avait fait la meilleure année de l'existence du groupe Ametra,
15:45là, plus personne n'a appelé mon père le soir
15:46pour savoir s'il fallait changer d'avis sur les décisions que j'avais prises.
15:50Donc, finalement, cette crise a permis d'accélérer le passage
15:52de première à deuxième génération.
15:54Vous recevez beaucoup d'entrepreneurs ici.
15:56Beaucoup doivent vous partager à quel point c'est difficile
16:00d'affirmer son leadership quand on a une génération d'après qui est toujours présente.
16:03Et de fabriquer son prénom.
16:04Moi, je n'ai pas eu cette difficulté-là.
16:07Une fois que le redressement a été fait,
16:08on m'avait tellement dit que j'allais prendre le mur.
16:10On m'avait tellement dit que ce n'était pas possible de redresser l'entreprise.
16:13Une fois que ça a été fait,
16:15je n'avais plus qu'à dérouler le plan que j'avais dans la tête depuis un certain nombre d
16:18'années.
16:18Génial.
16:19Bon, du coup, après, ça déroule.
16:21Le développement jusqu'à aujourd'hui.
16:23Vous voulez nous en dire deux mots ?
16:25Notamment le recentrage récent ?
16:28Je ne sais pas si c'est le deuxième recentrage, mais en tout cas...
16:30C'est effectivement le deuxième recentrage,
16:33mais on peut parler de la période de développement qui est venue avant.
16:36Ces premières années où j'avais les rênes du groupe,
16:39avec ce plan social, cette procédure de sauvegarde,
16:41m'ont appris une chose.
16:42Plus jamais.
16:43Je ne veux plus jamais me retrouver face à un collaborateur
16:46à qui j'ai dit qu'on allait lui verser un salaire à la fin du mois
16:50et être obligé de lui dire que l'entreprise nécessite qu'on fasse un plan social.
16:55Plus jamais.
16:56Donc, dans notre ADN, il y a de la robustesse, de la pérennité.
16:59Et ça, ça veut dire ne pas dépendre d'un secteur d'activité,
17:02ne pas dépendre d'un client,
17:03ne pas dépendre d'un cycle économique en particulier.
17:10Mais surtout, j'ai compris que cette robustesse,
17:13elle se créerait si on remontait dans la chaîne de valeur.
17:16Je vous disais tout à l'heure, dans nos bureaux d'études,
17:18on faisait du dessin de détail,
17:20on n'était pas très en amont dans les développements
17:23et dans nos usines.
17:24Nos clients arrivaient avec ce qu'on appelle un panier garni dans nos métiers,
17:27c'est-à-dire avec des composants.
17:28On ne faisait pas, nous, les approvisionnements, les achats.
17:31Bref, des deux côtés, il n'y avait pas énormément de valeur ajoutée
17:33et en plus, il n'y avait pas de pont entre ces deux activités
17:36de conception et de fabrication.
17:38Parce qu'il nous manquait des briques métiers, en fait.
17:40Dans nos bureaux d'études, on était exclusivement tournés vers la mécanique.
17:43Dans nos usines, on faisait de l'intégration électrique et électronique.
17:45Donc, dans les bureaux d'études, on a embauché des ingénieurs
17:47en électricité et en électronique.
17:49Dans nos usines, on a dit à nos clients,
17:51maintenant, on souhaite gérer les approvisionnements, les achats.
17:54On va devenir un intégrateur et nos deux sociétés vont se rapprocher
17:57et on va pouvoir vous livrer des activités qu'on appelle « build to spec ».
18:02C'est-à-dire l'ensemble de la chaîne.
18:03On part de votre expression de besoin, on vous fait le développement,
18:06on vous fait les achats, les appros.
18:07On intègre le produit et on vous livre le tout,
18:09y compris dans des géographies à bas coût,
18:12des géographies où nos clients ont besoin de ce qu'on appelle
18:15les marchés de compensation, on en reparlera peut-être.
18:17C'est-à-dire que nous avons développé l'implantation tunisienne
18:20qui était très légère en 2009
18:22et nous avons créé une usine en Inde
18:24qui a, pendant six ans, livré des clients
18:27qui avaient besoin de montrer à leurs propres clients,
18:31à savoir le gouvernement indien,
18:33qu'ils fabriquaient sur le sol indien.
18:36Donc voilà, cette croissance, on est passé de, en 2009, 20 millions
18:40à à peu près 65 millions de chiffres d'affaires en septembre 2025.
18:44Bravo. Alors, ça nous fait le lien
18:48sur comment vous dirigez maintenant ce groupe
18:51et on rentre dans la deuxième partie de cette émission
18:53qui s'appelle Les Trois Cercles.
18:58Alors, Les Trois Cercles, ça nous permet de regarder
19:01en fait votre posture de dirigeante,
19:02mais aussi votre posture d'actionnaire
19:03et puis de membre de la famille.
19:05Comment vous êtes organisée aujourd'hui
19:06d'un point de vue actionnariat familial ?
19:08Je ne sais pas si vous pouvez nous en dire quelques mots.
19:10Alors, sur le sujet de la famille,
19:12moi, je suis toujours très discrète.
19:14Vous avez compris tout à l'heure
19:15que j'étais rentrée dans la famille,
19:17j'étais rentrée dans l'entreprise familiale par devoir
19:19et il se trouve que j'y suis restée par passion
19:20et que je ne voudrais être nulle part ailleurs aujourd'hui.
19:23Mais je ne vous parlerai pas de mes enfants
19:25et de savoir s'ils reprendront l'entreprise
19:27parce qu'en parler, c'est déjà projeté sur eux quelque chose.
19:29Je peux vous dire que j'ai quatre garçons
19:30entre 9 et 21 ans.
19:32Je peux vous dire que je suis mariée
19:33et on reparlera de mon mari tout à l'heure
19:35quand on parlera gouvernance
19:36puisque ça, je n'ai pas de problème à en parler.
19:39Ma sœur est actionnaire
19:40puisque ce groupe avait été créé par mon père
19:42et que j'ai une sœur
19:43qui n'est pas active dans l'entreprise aujourd'hui.
19:46Et c'est tout ce que je vous dirais sur la famille.
19:49Ok, très bien.
19:50Par contre, est-ce que vous pouvez me parler
19:52plus à ce moment-là de la gouvernance
19:55de votre entreprise
19:56avec, j'imagine, un conseil de surveillance
19:58ou un conseil d'administration ?
19:59Comment vous êtes organisée aujourd'hui ?
20:00Nous n'avons ni conseil de surveillance
20:02ni conseil d'administration statutaire
20:04mais on a bien une gouvernance externe
20:07au niveau de la holding.
20:08Alors, on a une holding
20:08et puis on a différentes filiales en dessous.
20:11Et au niveau de la holding,
20:12on a un comité stratégique.
20:13Alors, je vais vous raconter la genèse
20:15de ce comité stratégique.
20:16À un salon du Bourget, il y a quelques années,
20:18vous connaissez Patrick Daher,
20:21le dirigeant emblématique du groupe Daher,
20:23même si maintenant, il a passé la main.
20:25Il a passé la main,
20:26mais c'est quand même lui qui a mis en place
20:27une gouvernance extrêmement sophistiquée
20:29et reconnue dans le groupe Daher.
20:30Il y a quelques salons du Bourget,
20:32je discutais avec Patrick Daher
20:34et il se trouve que mon mari était là.
20:35Il était venu au cocktail des exposants le soir
20:39et donc, il faisait connaissance avec mes clients
20:43et néanmoins amis.
20:45Et Patrick me dit,
20:46« Et toi, c'est quoi ta gouvernance ?
20:47Tu as mis en place une gouvernance
20:49parce que tu dis que tu veux doubler de taille
20:50dans ton groupe.
20:51Mais si tu ne mets pas en place
20:52une gouvernance sérieuse,
20:54franchement, tu ne le mérites pas.
20:55Par exemple, si tu arrives quelque chose demain,
20:57c'est qui ton remplaçant ? »
20:59Et sans qu'on ne s'en soit jamais parlé avant,
21:01en même temps,
21:03j'ai montré mon mari,
21:03j'ai dit « C'est lui ! »
21:04et mon mari a dit « C'est moi ! »
21:05Et là, on s'est dit,
21:06finalement, il faut qu'on formalise ces éléments
21:09parce que c'est bien d'avoir en tête
21:11une gouvernance, un plan B,
21:12mais il faut que tout ça soit formalisé.
21:14Donc, d'une part,
21:15on a mis en place un comité stratégique
21:17dans lequel il y a aujourd'hui
21:19deux stratèges extérieurs
21:21en plus de mon mari
21:23et on a mis en place
21:24les formalités, les procédures
21:26qui font que si demain,
21:27il m'arrive un accident de vie,
21:29mon mari peut immédiatement,
21:30du jour au lendemain,
21:31reprendre les rênes.
21:31Ce n'est pas extrêmement drôle
21:32de parler de ce genre de sujet,
21:33mais je trouve que c'est important de le dire
21:35parce que j'ai mis ça en place
21:37il y a presque dix ans maintenant.
21:39J'avais 40 ans et des poussières.
21:42Ce n'est pas un âge
21:43où normalement,
21:43on pense à ce qui se passe,
21:44si on a un accident de la vie.
21:46Mais en même temps,
21:46je trouve qu'en tant qu'entrepreneur
21:49et en tant qu'entrepreneur
21:50d'une société familiale en particulier,
21:52on a la responsabilité
21:53de garantir la pérennité
21:55de son entreprise.
21:55Je vous évoquais tout à l'heure
21:56que cet épisode traumatisant de 2009
21:59m'a appris quelque chose.
22:00C'est que je veux
22:01que mon entreprise soit robuste.
22:02Je veux qu'elle puisse garantir
22:03à chaque personne qui nous rejoint
22:05son emploi,
22:06une carrière dans la durée, etc.
22:08Et donc, c'est pour ça
22:09qu'on a mis en place
22:10cette gouvernance,
22:11ce plan B avec mon mari,
22:12mais aussi ce comité stratégique
22:13qui, chaque fois qu'il y a
22:14une décision importante,
22:15est consulté,
22:16se réunit tous les trimestres
22:18et consulté quand il y a
22:19des nominations importantes
22:20dans le groupe.
22:22Ça m'arrive de passer
22:22un petit coup de fil
22:23à un stratège en disant
22:24écoute, là, j'ai un choix difficile,
22:25t'en penses quoi ?
22:26Voilà.
22:26Donc, c'est vraiment un atout,
22:28je trouve,
22:29que cette gouvernance...
22:30Il y a deux bons points
22:31qu'on peut peut-être clarifier
22:33pour nos auditeurs
22:34et qui sont importants.
22:36C'est vrai que c'est important
22:37d'imaginer dans un groupe familial
22:39qui tient finalement
22:40sur une personne,
22:41ce qui est un peu votre cas
22:42aujourd'hui.
22:43Ce n'est pas le cas
22:43de tous les groupes familiaux.
22:46De gérer les accidents de la vie.
22:47Et les accidents de la vie,
22:48en fait, ce n'est pas que le pire.
22:50Ça peut être aussi l'incapacité.
22:54Et moi, j'ai récemment
22:56eu une histoire comme ça
22:56d'un client qui a eu
22:58un accident de vélo.
23:00C'était quelqu'un
23:01qui disait beaucoup non.
23:04Et puis là, d'un coup,
23:05il disait beaucoup oui.
23:07Et pourtant,
23:09dans l'organisation
23:11de ce cas-là,
23:12qui est un cas d'incapacité,
23:14qui n'était pas flagrant,
23:15précis, etc.,
23:16heureusement qu'il avait
23:17organisé sa gouvernance
23:18avec un board
23:18qui était structuré
23:19parce qu'en fait,
23:19le fait qu'il dise d'un coup
23:20beaucoup oui,
23:21c'était presque challengeant
23:22pour son comité.
23:24Et donc, ça nous a permis
23:24de prendre d'autres décisions
23:25et de l'accompagner
23:27dans son groupe.
23:29La deuxième chose
23:29que vous précisez,
23:31c'est le choix
23:32de ses stratèges,
23:34le fait qu'ils soient
23:35indépendants
23:35et que vous puissiez
23:36les appeler aussi
23:38en dehors
23:39de ces réunions
23:40trimestrielles,
23:41qui ne sont pas que
23:41des endroits
23:42où le dirigeant
23:43vient reporter
23:44à son comité d'administration
23:47ou son conseil
23:47de surveillance
23:48ses résultats,
23:49mais c'est aussi
23:49un endroit
23:50où il doit se sentir
23:50en sécurité
23:51et être challengé
23:53quand tout va bien
23:53et être soutenu
23:55quand tout va mal,
23:56ce qui est souvent
23:56la bonne énergie
23:58et pas l'inverse
24:00dans ce genre de comité.
24:01Vous parlez des critères
24:02de sélection,
24:02pour moi c'est très important,
24:04il faut à la fois
24:04que ces stratèges
24:05soient compétents,
24:06évidemment,
24:06ça c'est la base.
24:08J'ai oublié de préciser
24:08tout à l'heure,
24:09mais mon mari est entrepreneur
24:10dans la tech,
24:12polytechnicien,
24:12il a aussi quand même
24:14des compétences
24:15pour être à ce comité stratégique
24:17bien évidemment
24:19et au-delà des compétences,
24:22moi j'attends de mes stratèges
24:23qu'ils ne soient pas
24:24dépendants de ce conseil,
24:26que ce conseil
24:26ne leur apporte pas
24:27ni un revenu,
24:29ni une satisfaction,
24:30ni une posture sociale
24:32qui leur fait tellement plaisir
24:34qu'ils vont juste me dire
24:36oui quand je pose une question.
24:37j'attends de mes stratèges
24:38qui me disent non
24:39de temps en temps,
24:40c'est important
24:40et qu'ils soient en liberté
24:41de le faire
24:42et en capacité de le faire
24:44et ils sont capables
24:45de me dire non
24:45parce que ça leur arrive
24:48régulièrement,
24:48je me souviens du jour
24:49on a voulu changer de nom
24:50dans le groupe Ametra,
24:52je leur ai présenté le sujet
24:53ils m'ont dit
24:53mais n'importe quoi
24:54on n'a rien compris,
24:55tu retournes faire ton plan
24:56et puis tu reviens
24:57nous présenter quelque chose
24:58parce que là
24:58tes clients ne vont rien comprendre
24:59et ils avaient raison.
25:01On dit souvent que
25:02quand on compose un conseil
25:04quel qu'il soit,
25:06il y a trois
25:07il y a trois piliers
25:08il y a le niveau
25:09d'indépendance
25:10et donc on comprend par exemple
25:12que quand on est
25:12un actionnaire familial
25:13on est plutôt dépendant
25:14enfin on n'est pas indépendant
25:15le niveau d'indépendance
25:16qui est faible
25:17le niveau de pouvoir
25:18là pour le coup
25:19quand on est actionnaire
25:19on a plus de pouvoir
25:20qu'un autre administrateur
25:22et puis le niveau d'expertise
25:24et donc on peut être
25:26très expert
25:28parfois on peut être
25:30indépendant ou pas
25:31c'est assez classique
25:32de trouver dans
25:32les entreprises familiales
25:34aussi certains amis
25:35de la famille
25:35qui sont là
25:36depuis longtemps
25:37mais le niveau de confiance
25:37est important
25:38ils ont l'affection sociétatiste
25:39l'affection familiale
25:40ils connaissent trois générations
25:42ils jouent aussi parfois
25:43un peu le rôle de médiateur
25:44quand ça passe pas bien
25:45le courant entre deux cousins
25:46ou deux frangins
25:47ou le père et la fille
25:50et donc voilà
25:50ça c'est important
25:51de structurer
25:52on peut le dire
25:52à nos auditeurs
25:53et puis ensuite
25:54d'avoir cette
25:54cette possibilité
25:57de les faire tourner
25:57et que ce soit pas
25:58entre guillemets
25:59un job à vie
25:59d'être administrateur
26:01d'un groupe
26:02avec des mandats
26:03qui peuvent durer trois ans
26:04être renouvelables
26:05certains peuvent rester un petit moment
26:06mais c'est bien de pouvoir être
26:07dans cette dynamique
26:08d'aller chercher l'expertise
26:10dont vous avez besoin
26:11à un instant T
26:11plutôt que la personne
26:12c'est l'expertise
26:13qui compte
26:15par rapport
26:15finalement au défi
26:16que vous avez relevé
26:17absolument
26:19génial
26:19alors votre mari
26:22juste pour terminer
26:23sur ce point là
26:27c'est facile
26:27de différencier
26:28la posture
26:29d'être dans votre comité
26:31ou dans votre conseil stratégique
26:32et puis d'être aussi
26:34l'homme de votre vie
26:35avec lequel vous pouvez partager
26:36une famille
26:36comment vous arrivez
26:37à faire
26:38cette différence
26:39de cercle
26:41d'une certaine manière
26:43c'est pas si évident que ça
26:45parce qu'on parle beaucoup
26:46de nos entreprises
26:46à la maison
26:47évidemment
26:49mais on y arrive quand même
26:50assez facilement
26:51je pense que la meilleure réponse
26:53à cette question
26:54c'est
26:54on partage tellement plus
26:56on adore
26:56faire du kite
26:58faire du ski
26:59aller voir des expos
27:00aller voir des musées
27:01on fait de l'escalade
27:02deux fois par semaine
27:03avec nos enfants
27:03bref
27:04il y a énormément de choses
27:05qu'on partage ensemble
27:06avec nos enfants
27:06ou à deux
27:08en revanche
27:08partager le travail
27:09c'est pas seulement
27:10quand on est en comité stratégique
27:11on se parle
27:14chacun a un sujet d'entreprise
27:16presque tous les soirs
27:17à ramener à la maison
27:17mais c'est aussi
27:18parce qu'on est passionné
27:19de ça
27:20on est passionné
27:21de cette activité
27:22et notre rêve
27:23un jour peut-être
27:24c'est de reprendre
27:25une entreprise ensemble
27:26ou de créer une entreprise ensemble
27:27on verra bien
27:29si on arrive
27:29à réaliser ce rêve
27:31ça fait partie des sujets
27:32mais pour l'instant
27:33chacun a tellement à faire
27:34de son côté déjà
27:35qu'on se contente
27:37si je puis dire
27:38de s'apporter mutuellement
27:40des compétences
27:41moi j'ai été la première
27:43à rentrer dans le premier
27:44comité stratégique
27:45de mon mari
27:46et puis ensuite
27:47il a cédé ce premier groupe
27:49qu'il avait créé
27:50avec un de ses copains de promo
27:53il a créé un groupe
27:53avec son frère
27:54donc maintenant
27:55ils sont à deux
27:55ils ont moins besoin
27:56de comités stratégiques
27:57et après c'est moi
27:58qui l'ai fait rentrer
27:59dans le comité stratégique
28:00et puis aujourd'hui
28:01il m'accompagne
28:02dans la création
28:02d'un comité
28:03intelligence artificielle
28:04puisqu'il joue
28:05avec des outils d'IA
28:06au quotidien
28:07ce qui est beaucoup moins
28:08le cas chez Ametra
28:09et donc il y a deux mois
28:11nous avons lancé
28:12un comité IA
28:13dans lequel mon mari
28:14sera présent
28:15une fois par mois
28:16chez Ametra
28:17donc voilà
28:18on s'accompagne mutuellement
28:19sur différents sujets
28:20depuis quelques années
28:21donc c'est là
28:22c'est quand même
28:23toute une famille
28:24d'entrepreneurs
28:26enfin entrepreneuriale
28:27en tout cas
28:27dans votre
28:29génial
28:30absolument
28:31je voudrais qu'on rentre
28:32et qu'on prenne du temps
28:33dans la troisième partie
28:35qui porte le nom
28:35de cette émission
28:36qui s'appelle
28:36Génération Impact
28:37et qu'on revienne
28:38qu'on revienne un peu
28:40sur votre groupe
28:40et tous les enjeux
28:42liés à la RSE
28:44et à l'impact social
28:45et environnemental
28:46qui finalement nous est
28:48demandé
28:48ou qui impacte
28:49nos entreprises
28:50aujourd'hui
28:54Quels sont vos enjeux
28:55à vous ?
28:56Quels sont vos grands défis
28:57à relever ?
28:57Nos grands défis
28:58aujourd'hui
28:58sont des défis humains
29:00la société d'ingénierie
29:01qui est devenue
29:02le groupe Ametra
29:03je reparlerai
29:04dans une seconde
29:04de la session
29:05de nos usines
29:06la société d'ingénierie
29:08qui est devenue
29:08le groupe Ametra
29:09est une société
29:10qui a une grande richesse
29:12ce sont ses ressources
29:13ses collaborateurs
29:14donc notre premier défi
29:16en matière d'ESG
29:18c'est de parler
29:19à nos collaborateurs
29:20de les embarquer
29:21dans des sujets ESG
29:22de les emmener
29:23sur des sujets de mentorat
29:24de féminiser nos métiers
29:26qui sont des métiers
29:26techniques très masculins
29:28de travailler
29:29sur des sujets
29:30de handicap
29:30de travailler
29:31sur notre première richesse
29:34notre première matière
29:35qui est l'humain
29:37je vais quand même
29:38dire un mot
29:38de nos usines
29:39et puis ça nous donnera
29:40l'occasion de faire le lien
29:41sur la décarbonation
29:42pour boucler le deuxième
29:43recentrage
29:43voilà
29:45au 30 septembre 2025
29:47nous avons cédé
29:48nos usines
29:50à un groupe familial
29:51de taille plus importante
29:52ces usines
29:53quand elles sont sorties
29:54du groupe
29:55elles s'apprêtaient à faire
29:56là sur l'exercice
29:57en cours
29:5723 millions de chiffres d'affaires
29:58pour rejoindre un groupe
30:00et elles ont quitté
30:01donc le groupe Ametra
30:02pour rejoindre un groupe
30:02qui faisait plus de 100 millions
30:03de chiffres d'affaires
30:04donc au total
30:05on sera à plus de 125 millions
30:06de chiffres d'affaires
30:06il y a une vraie notion
30:08de taille critique
30:08et c'était important pour moi
30:09que ces usines
30:11puissent atteindre une taille critique
30:12en juillet
30:12quand j'ai fait l'annonce
30:13aux collaborateurs
30:14de ce projet de session
30:15je leur ai dit
30:16je peux garantir votre emploi
30:17dans un an
30:18dans 5 ans
30:18je peux garantir
30:19qu'on sera toujours
30:19chez Thales
30:20Dassault
30:21Airbus
30:21en premier rang
30:22mais dans 10 ans
30:23ou dans 20 ans
30:24je ne sais pas
30:24je ne sais pas
30:25si je peux garantir
30:26l'emploi sur les territoires
30:28autour de Saumur
30:29là où vous êtes implanté
30:30en France
30:31mais c'est vrai aussi
30:32pour les équipes
30:33à l'étranger
30:34et si on rejoint
30:35le groupe NSE
30:36là on atteint
30:37une taille critique
30:38donc les sujets
30:39de cybersécurité
30:39les sujets de décarbonation
30:41les sujets de sécurisation
30:42des sujets de taille critique
30:43pour acheter des composants
30:44auprès de fournisseurs
30:46en ayant une capacité
30:47de négociation plus importante
30:48tous ces sujets là
30:49demain si vous rejoignez
30:50le groupe NSE
30:51vous faites un bond en avant
30:53immense
30:53et ça vous stabilise
30:54dans la durée
30:56et puis la contrepartie
30:57si je me replace
30:58du point de vue engineering
30:58c'est qu'on se ressente
31:00sur un coeur de métier
31:01qui est vraiment lisible
31:02donc je pense que ça a du sens
31:03pour les équipes
31:04dès que ça mettra intégration
31:05maintenant NSE en joue
31:06et ça a du sens
31:07pour les équipes d'engineering
31:08donc là vous avez cédé
31:09ou vous avez échangé
31:10des actions
31:11on a cédé
31:11donc cette partie là
31:12est complètement sortie du groupe
31:14mais comme vous me parliez
31:15en jeu ESG
31:16ce que je voulais préciser
31:17c'est que dans ces usines là
31:18qui ont maintenant rejoint
31:19le groupe NSE
31:21on avait lancé
31:22des actions de décarbonation
31:24parce que évidemment
31:25dans l'industrie
31:25la décarbonation
31:26est un enjeu
31:27qui est plus important
31:28on a des enjeux
31:29de scope 1, 2, 3
31:32qui sont des enjeux lourds
31:34sur lesquels
31:34on est attendu
31:35par nos clients
31:35on avait par exemple
31:37signé avec Thalès
31:38toujours dans cette branche
31:39fabrication
31:40un engagement
31:41sur la décarbonation
31:42on avait rejoint
31:44le label
31:44de l'UIMM
31:45engagé responsable
31:46bref on avait mené
31:48un grand nombre
31:49de sujets
31:50autour de l'ESG
31:51mais qui étaient
31:52des sujets
31:52peut-être plus larges
31:54que les sujets humains
31:55sur lesquels
31:55on va reparler
31:56pour améliorer
31:57comment vous choisissez
32:00ce groupe familial
32:01pour céder un tiers
32:04de l'activité
32:04quasiment
32:05du groupe
32:06et de son histoire
32:07j'imagine
32:08ça n'a pas été facile
32:08non ça n'a pas été facile
32:10franchement
32:10le 30 septembre au soir
32:11j'ai eu un petit coup
32:13de déprime
32:14on peut le dire
32:14parce que
32:15je suis toujours
32:16très attachée
32:17à cette équipe
32:18mais qui n'est plus
32:18mon équipe
32:21comment j'ai choisi
32:22ce groupe
32:22depuis plusieurs années
32:24je réfléchis à l'idée
32:25de savoir
32:26comment est-ce qu'on va
32:26rendre aussi robuste
32:28que possible
32:29cette branche
32:30de fabrication
32:31et depuis plusieurs années
32:32je me dis
32:32si on choisit
32:34l'option session
32:35NSE est vraiment
32:36l'entreprise
32:36à laquelle j'aimerais céder
32:37parce que c'est
32:38une entreprise familiale
32:39c'est une entreprise
32:40dont je connais le fondateur
32:41depuis très longtemps
32:42et il se trouve que mon père
32:43était moitié au Vernia
32:44et le fondateur
32:45François Lacoste
32:45est au Vernia
32:46je le salue
32:47à travers ce message
32:49donc il y a des proximités
32:50de valeurs
32:51des proximités culturelles
32:52on se connaît
32:53depuis des années
32:53on se fait confiance
32:54je pense
32:56on est chez les mêmes clients
32:57bref
32:58c'était vraiment
32:59une sorte de grand cousin
33:01qu'on regardait de loin
33:03qu'on suivait de loin
33:04et le jour où les offres
33:06sont arrivées sur la table
33:07les Auvergnats sont radins
33:08c'était pas la meilleure offre
33:10bon ça m'a fait sourire
33:12parce que moi-même
33:13je suis radine
33:14sur certains sujets
33:15quand mes équipes
33:15me proposent des plans
33:16d'investissement
33:17je souris
33:17je leur dis
33:18vous avez oublié
33:18que j'étais Auvergnat
33:20voilà
33:20c'était pas la meilleure offre
33:21financière
33:22mais moi j'ai considéré
33:23que c'était la meilleure offre
33:24quand même au global
33:26et c'est donc NSE
33:28qu'on a choisi
33:29pour poursuivre
33:31l'aventure d'un maître intégration
33:33qui est devenu
33:33donc NSE en jour
33:34génial
33:35bon donc du coup
33:36maintenant vous avez
33:37recentré vos activités
33:38et donc sur ces activités
33:40qui vous restent
33:41quels sont vos enjeux
33:42là aujourd'hui
33:43avec vos clients
33:44sur les thématiques
33:46d'impact
33:47notamment environnemental
33:48que vous devez relever
33:49nos clients
33:50sont effectivement
33:51de plus en plus exigeants
33:52avec nous
33:52en matière d'ESG
33:54ils nous demandent
33:55de nous engager
33:56ils nous demandent
33:56de démontrer
33:57que nous nous engageons
33:58alors ça tombe bien
33:59parce que chez Ametra
34:00c'est un sujet
34:01que moi j'ai eu envie
34:02de porter
34:03depuis longtemps
34:05on a commencé
34:06à s'engager
34:06en signant le pacte
34:08des Nations Unies
34:08il y a presque 10 ans
34:09maintenant
34:09le global compact
34:10le pacte des Nations Unies
34:11c'est un engagement
34:13par lequel Ametra
34:14dit
34:16voilà
34:17tous les items
34:18sur lesquels
34:19je vais mener
34:20un plan d'action
34:21et on publie un rapport
34:22qui est
34:23tous les ans
34:24ou tous les deux ans
34:24on publie un rapport
34:25on actualise notre rapport
34:26pour dire
34:27voilà les sujets
34:28sur lesquels
34:28on s'engage
34:29sur la base
34:29des items réclamés
34:30par le pacte
34:31des Nations Unies
34:31ça c'était notre
34:32premier engagement
34:34le deuxième
34:35depuis quelques années
34:37maintenant
34:37nous sommes
34:38Ecovadis
34:39Ecovadis
34:39c'est un label ESG
34:40bien reconnu
34:41alors on a été bronze
34:43on a été silver
34:43et puis rebronze
34:44et puis j'espère que cette année
34:45on sera de nouveau silver
34:47ce label bronze silver gold
34:49dépend en fait
34:50si vous auditeurs ne le savent pas
34:52du pourcentage d'entreprises
34:54qui sont au dessus
34:55ou en dessous de vous
34:56donc en fait
34:56il faut progresser
34:57tous les ans
34:57plus vite que les autres
34:58donc on a été silver une année
35:00et puis les autres
35:01ont progressé plus vite que nous
35:02mais on espère cette année
35:03qu'on va progresser
35:04encore plus vite
35:05et redevenir silver
35:06pour progresser
35:07c'est quoi
35:09vos territoires
35:09j'allais y venir
35:10parce que tout ça
35:11ça n'est qu'un label
35:11qui vient finalement
35:13saluer des actions
35:14qui ont été menées
35:16sur le terrain
35:17pour revenir à l'humain
35:19un sujet
35:19qui est bien sûr
35:21suivi par Ecovadis
35:23et qui me tient à coeur
35:23c'est l'égalité
35:27de manière générale
35:28dans l'entreprise
35:28et notamment
35:29l'égalité femmes-hommes
35:31on est dans un métier
35:32très technique
35:33je le disais tout à l'heure
35:34on a à peu près 22%
35:35de femmes
35:36qui sortent
35:36des écoles d'ingénieurs
35:37et les écoles d'ingénieurs
35:39mécaniques
35:39on est plutôt
35:40beaucoup beaucoup plus bas
35:41que les pourcentages
35:42que j'évoquais
35:43que le pourcentage
35:43que j'évoquais à l'instant
35:45donc comment est-ce
35:46qu'on recrute des femmes
35:48comment est-ce qu'on les fait
35:48progresser dans l'entreprise
35:50comment est-ce qu'on les met
35:50en lumière
35:51comment est-ce qu'on les met
35:52en visibilité
35:52comment est-ce qu'on leur garantit
35:54une carrière dans l'entreprise
35:55tout ça
35:57tous ces sujets
35:58sont des sujets
35:59qu'on regarde de très très près
36:00alors on a un index
36:02égalité femmes-hommes
36:03alors sur les derniers
36:0420 points de pourcentage
36:06on n'est pas très bon
36:07parce que ça regarde
36:08dans l'équipe de direction
36:09quelle est l'égalité
36:10entre les femmes et les hommes
36:11et pas de chance
36:11Madaf qui est une femme
36:13et moi nous sommes
36:13dans une entité à part
36:15donc si on...
36:16c'est pas compté
36:16non c'est pas compté
36:17donc je vais me limiter
36:19aux 80 qui n'intègrent pas
36:20ce leadership féminin
36:22dont je suis certaine
36:23que tout le monde comprend
36:24qu'il est une réalité
36:25chez Ametra
36:25sur ces 80 autres pourcents
36:27on est à 79
36:2879 sur 80
36:29ça suit l'égalité des salaires
36:31la façon dont sont traitées
36:33les femmes qui reviennent
36:34après les congés maternités
36:35les promotions des femmes
36:36etc
36:37on a quand même
36:37un excellent index
36:39égalité femmes-hommes
36:41mais on ne s'arrêtera
36:42que quand on sera
36:42à 80 sur 80
36:44et même à 100 sur 100
36:45si on arrive
36:46à faire jouer
36:47la réintégration
36:48de la holding
36:49dans le reste du groupe
36:50donc ça c'est un
36:51premier grand axe
36:52l'égalité femmes-hommes
36:53il y a un autre sujet
36:55dans l'égalité
36:56qui me tient à coeur
36:57c'est le sujet du handicap
36:59on mène des journées
37:00de sensibilisation au handicap
37:02on fait des campagnes
37:03d'affichage
37:03on met des vidéos en ligne
37:05on fait des publications
37:06sur notre intranet
37:09en fait on s'est rendu compte
37:10que certains de nos collaborateurs
37:12étaient en situation de handicap
37:13et n'osaient pas se déclarer
37:15ayant peur que ça limite
37:18leur employabilité
37:19que leurs collègues
37:21portent un regard différent sur eux
37:22que leur employeur
37:23porte un regard différent sur eux
37:24donc on a fait beaucoup de campagnes
37:25de sensibilisation là-dessus
37:26et ça a apporté ses fruits
37:28puisqu'on a des collaborateurs
37:29qui étaient chez nous
37:29depuis quelques années
37:30qui ont accepté
37:32de déclarer leur handicap
37:34et là on se dit
37:36tant mieux
37:36on a réussi à changer
37:37le regard
37:38qu'ils portaient eux-mêmes
37:40sur la façon
37:41dont le handicap
37:42était considéré
37:43dans l'entreprise
37:44un troisième sujet
37:45sur l'égalité
37:46qui me tient
37:47peut-être encore plus à coeur
37:49que tout le reste
37:50c'est l'égalité des chances
37:51moi j'ai grandi
37:53dans une famille
37:53où on m'a donné une éducation
37:54ma famille était plutôt aisée
37:58on m'a payé mes études
37:59et ça c'est une chance
38:00extraordinaire
38:01et tout le monde
38:01n'a pas cette chance
38:02et donc chez Ametra
38:03nous soutenons une association
38:04qui s'appelle
38:05Article 1
38:06Article 1
38:07comme le premier article
38:09de la déclaration
38:11des droits
38:11des droits de l'homme
38:12et du citoyen
38:13cet article qui dit
38:14les hommes naissent
38:15libres et égaux en droit
38:17et donc pour que chacun
38:18naisse véritablement
38:19libre et égaux en droit
38:20et bien quand on est
38:21dans une ZUP
38:22dans une zone difficile
38:23et qu'on a les capacités
38:24à faire des études supérieures
38:25et bien il faut être accompagné
38:27particulièrement
38:28et c'est ce à quoi
38:28Article 1
38:31se dédie
38:32donc nous avons
38:33deux formes de soutien
38:35à Article 1
38:35d'abord nous leur versons
38:36de l'argent
38:36pour les aider
38:37à financer leur activité
38:39leur fonctionnement
38:40et ensuite nous avons
38:41une activité de mentorat
38:42c'est à dire qu'il y a
38:43des collaborateurs
38:43des collaboratrices
38:44chez Ametra
38:45qui s'engagent
38:46à suivre un étudiant
38:48accompagné par Article 1
38:49pendant au minimum
38:51un an
38:51et si possible
38:52toute la durée
38:53de sa formation
38:53de façon à lui expliquer
38:55comment ça se passe
38:55dans l'entreprise
38:56quand vous avez
38:57des parents
38:57qui sont ouvriers
38:59dans une usine
39:00ou qui sont femmes
39:01et hommes de ménage
39:02ou qui ne connaissent pas
39:02ce monde dans l'entreprise
39:03vous n'avez pas forcément
39:04les codes
39:04vous ne savez pas
39:05comment vous présenter
39:06quand vous sortez
39:06de vos études
39:07auprès de votre employeur
39:08vous ne savez pas
39:08comment évoluer
39:09dans votre carrière
39:09et avec un mentor
39:11comme le sont
39:11les collaborateurs
39:12d'Ametra
39:12et bien Article 1
39:14arrive à démontrer
39:15que ces étudiants
39:18qui venaient
39:19de zones difficiles
39:21ils inversent la courbe
39:22avant ils avaient
39:23un salaire moyen de sortie
39:24qui était en dessous
39:25de la moyenne de sortie
39:26de leur école
39:27et après
39:27le mentorat
39:28par Article 1
39:29en fait
39:29ils sortent au-dessus
39:30en moyenne
39:30donc il y a un vrai
39:31impact calculé
39:32d'Article 1
39:33et ça je trouve ça
39:34formidable
39:34de pouvoir contribuer
39:35chez Ametra
39:36à cette égalité
39:37il y a une association
39:38qui ressemble
39:40dans la philosophie
39:42alors je ne me rappelle
39:43plus de son nom
39:43c'est dommage
39:44mais elle est
39:45à Aix-en-Provence
39:46et elle utilise
39:48le rugby
39:48avec toutes les valeurs
39:49qu'on connait
39:49de ce sport
39:51pour mentorer
39:52des étudiants
39:55et en fait
39:55ils leur apprennent
39:56le rugby
39:57et ensuite
39:58ils leur montrent
39:59qu'avec les règles
40:00du rugby
40:00finalement ce sont
40:01les mêmes règles
40:02qu'on peut utiliser
40:03pour travailler
40:05à l'école
40:06l'abnégation
40:07la persévérance
40:09le soutien
40:10etc
40:12et ils créent
40:13une boucle
40:13qui fait que
40:14ensuite pour jouer
40:15au rugby
40:15il faut travailler
40:16et donc la boucle
40:18est vertueuse
40:19et effectivement
40:19ils font sortir
40:20des courbes
40:20l'échec finalement
40:22programmé
40:22de certaines personnes
40:25c'est assez inspirant
40:27vous faites ces activités
40:28de mentorat
40:29et de philanthropie
40:30dans le cadre
40:31d'une fondation
40:31ou vous le faites
40:32directement ?
40:33Non directement
40:33directement par Amétra
40:35et puisque vous parlez
40:37de rugby
40:38on peut ajouter aussi
40:39qu'on soutient
40:41les activités sportives
40:42et associatives
40:43de nos collaborateurs
40:44en fait on a une conviction
40:46chez Amétra
40:46c'est que quand on vient
40:47travailler
40:47on ne laisse pas
40:48sa personnalité
40:49à la porte
40:49en fait on vient
40:50aussi avec qui on est
40:51avec ses tripes
40:52avec ses passions
40:53et pouvoir partager ça
40:54avec ses collègues
40:55c'est une fierté
40:58ça donne du piment
40:59à la vie au bureau aussi
41:00et c'est pour ça
41:01que tous les ans
41:03on fait remonter
41:04des demandes
41:06de subventions
41:06de nos collaborateurs
41:07qui sont pour l'un
41:10sportifs
41:10de VTT le week-end
41:11pour l'autre
41:13passionnés
41:16d'une autre activité
41:17je pense à quelqu'un
41:18une jeune femme
41:20qui est engagée
41:21pour donner des cours
41:22à des immigrés
41:24venus d'Asie
41:26pour leur permettre
41:26de s'intégrer
41:27en France
41:28bref chacun présente
41:29son projet
41:29qu'il soit associatif
41:30qu'il soit sportif
41:32et puis
41:33on a une présélection
41:35qui est faite
41:35par les managers locaux
41:38et puis le comité
41:38de direction
41:39à la fin
41:39tranche sur la base
41:40des projets
41:41qui ont été retenus
41:42et tout au long
41:43de l'année
41:43on publie
41:44dans notre
41:45ce qu'on appelle
41:45la Metra News
41:46on publie
41:47des nouvelles
41:48de telle personne
41:49qui est partie
41:49faire du VTT le week-end
41:51ou telle personne
41:52qui a fait tel voyage
41:54en Asie
41:55pour tel projet
41:57et c'est fantastique
41:58de suivre
41:58ces très beaux projets
41:59de nos collaborateurs
42:02si je vous projette
42:03moi j'aime bien
42:04faire cet exercice
42:04avec les familles
42:05que j'accompagne
42:06parce que
42:06les familles
42:08entrepreneuriales
42:09elles ont
42:09je dis souvent
42:09elles ont quatre capitaux
42:11elles ont le capital financier
42:12comme n'importe quelle famille
42:13entrepreneuriale
42:13mais elles ont un capital
42:15réputationnel
42:15qui est parfois plus important
42:16que le capital financier
42:18elles ont un capital humain
42:19qui sont les forces vives
42:21de l'entreprise
42:22mais aussi de la famille
42:23et des générations à venir
42:24et puis
42:25elles ont
42:26un capital sociétal
42:27très fort
42:28social et ou environnemental
42:30souvent parce que
42:30lorsqu'elles deviennent des ETI
42:31elles sont dans leur territoire
42:33et en fait
42:33elles savent
42:34ce qu'il y a à faire
42:35dans leur territoire
42:35et elles n'ont pas besoin
42:36d'aller à l'autre bout
42:37de la planète
42:38pour être impactante
42:39d'une certaine manière
42:41il y a plein d'études
42:42qui ont fait des études
42:44sur l'impact
42:44de ces familles entrepreneuriales
42:46et en fait
42:46à chaque fois
42:46elles disaient
42:46mais nous de l'impact
42:47on l'a toujours fait
42:48en fait
42:49auquel le mot s'appelle
42:50impact aujourd'hui
42:50mais de quoi vous parlez
42:52en fait
42:52ça ne s'appelait pas comme ça
42:53avant mais on en faisait
42:54quand même
42:55nous sommes les messieurs
42:56Jourdains
42:57de l'impact
42:58finalement
42:58parce que ces familles
42:58ont ces quatre capitaux
43:00qui leur sont propres
43:03et donc
43:04vous êtes en train
43:05de devenir
43:06une belle ETI
43:07et j'ai reçu
43:09récemment
43:10Alexandra Mathieu-Lon
43:11qui disait
43:12qu'une ETI
43:12c'était une entreprise
43:14de taille idéale
43:15je trouvais ça
43:16c'est joli
43:16je trouvais ça
43:17assez joli
43:17et assez smart
43:18et notamment
43:19parce qu'on souffre
43:20en France
43:20on n'a que 7000 ETI
43:22aujourd'hui
43:24on en a quand même
43:257000 grâce au PAC du Trey
43:26si on n'avait pas eu
43:27le PAC du Trey
43:27on serait probablement
43:28à 5
43:29nos voisins allemands
43:31italiens et espagnols
43:32en ont 12 000
43:34et donc on voit bien
43:35que c'est ce qui forge
43:36aussi nos territoires
43:37c'est ce qui crée
43:38les emplois
43:38c'est ce qui permet
43:39aussi de poser
43:41les valeurs
43:43et donc si je vous
43:43projette à 20 ans
43:47c'est quoi votre rêve
43:48pour votre groupe
43:48Ametra ?
43:50Mon rêve
43:51pour Ametra
43:52et Ametra
43:53devenu cette branche
43:55ingénierie
43:55c'est de réaliser
43:56une croissance
43:57en allant au moins
43:58jusqu'à 1000 personnes
43:59et de renforcer
44:01tout ce qu'on fait
44:02depuis 10 ans
44:03ou depuis 15 ans
44:04c'est-à-dire
44:04d'aller vers des projets
44:05de plus en plus complexes
44:06de continuer à travailler
44:08pour nos grands clients
44:10alors on a évoqué
44:11le nucléaire
44:12la défense
44:12l'aéronautique
44:13ce qui est marquant
44:14chez Ametra
44:14c'est qu'on travaille
44:15chez tous les grands noms
44:16de ces secteurs d'activité
44:17donc des projets
44:18de plus en plus complexes
44:19des projets
44:19de plus en plus gros
44:20aujourd'hui
44:21on prend des projets
44:21au forfait
44:22pour 2 millions d'euros
44:23il y a 10 ans encore
44:24déjà 200 000 euros
44:25on trouvait que c'était
44:26c'était acrobatique
44:29donc prendre des projets
44:29de plus en plus complexes
44:30toujours en rang 1
44:31chez les grands clients
44:33élargir les métiers
44:34sur lesquels on travaille
44:35aujourd'hui on parle
44:36de métiers de bureau d'études
44:37conception mécanique
44:38électrique
44:39électronique
44:40soft
44:41c'est ce qu'on appelle
44:42dans notre jargon
44:43la descente du cycle en V
44:44c'est-à-dire que
44:44sur la maturité d'un produit
44:45il y a la descente du cycle en V
44:46où on investit
44:47on développe
44:48on est sur la R&D
44:49puis ensuite
44:49il y a toute la remontée
44:50du cycle en V
44:51où on est sur la phase
44:53industrialisation
44:54fabrication
44:54et aujourd'hui
44:55on ne met pas à disposition
44:56de nos clients
44:56des ingénieurs
44:58et des techniciens
44:59sur ces métiers-là
44:59donc demain peut-être
45:00développer ces activités-là
45:02on sait qu'on est attendu
45:03par nos clients
45:05à l'international
45:06en 2026
45:07si tous les voyants
45:09sont alignés
45:09que les budgets
45:10sont respectés
45:11on vise de s'implanter
45:13en Belgique
45:14et demain
45:15ça sera
45:15et après-demain
45:16ça sera encore
45:16d'autres implantations
45:19donc pour revenir
45:20à votre question
45:21plus loin
45:22plus fort
45:23plus Ametra
45:24vous me disiez
45:25j'avais bien aimé
45:26je pense pour nos auditeurs
45:28c'est important
45:28c'est que
45:28vous avez quand même
45:29deux particularités
45:31l'une c'est d'être centré
45:32sur les industries
45:33souveraines
45:33et complexes
45:35vous pouvez un peu
45:36expliquer à nos auditeurs
45:37ce que c'est
45:37parce que ça touche
45:38le civil
45:38la défense
45:38etc
45:39effectivement
45:39c'est des noms
45:40qu'on connaît
45:40mais ça peut faire
45:42opaque
45:43ou rêver
45:44en fonction des personnes
45:45si on parle
45:46de la vision d'Ametra
45:47la vision d'Ametra
45:48c'est d'être
45:48l'ingénériste
45:49des industries
45:50souveraines
45:50en environnement complexe
45:51alors qu'est-ce que ça veut dire
45:53les industries souveraines
45:54ce sont des industries
45:56qui sont tournées
45:57vers la défense
45:58mais qui ont parfois
45:59un pendant civil
46:00typiquement
46:00l'aéronautique
46:02civil et militaire
46:04ce sont deux piliers
46:06qui vont de pair
46:07on ne peut pas séparer
46:08l'aéronautique civile
46:09de l'aéronautique militaire
46:10donc à partir du moment
46:11où on travaille
46:12pour Dassault
46:14on travaille sur les falcones
46:16et on travaille sur les rafales
46:17dans le nucléaire
46:18c'est pareil
46:18si on veut être
46:19l'ingénériste du nucléaire
46:20si on veut renforcer
46:21notre position
46:22et elle est déjà
46:23très forte aujourd'hui
46:23dans le nucléaire
46:25il faut continuer
46:25à travailler
46:26sur le nucléaire civil
46:28ou de recherche
46:29et sur le nucléaire
46:30militaire
46:31chez un client
46:31comme Technicatome
46:34idem dans la défense terrestre
46:35KNDS, MBDA
46:37sont des clients importants
46:38mais le pendant
46:38de la défense terrestre
46:39c'est les matériels
46:41roulants spécifiques
46:42que ça soit
46:43dans le ferroviaire
46:44ou que ça soit
46:44des camions
46:45des machines agricoles
46:46voilà
46:47donc ça c'est ce qui
46:48définit chez Ametra
46:49les industries souveraines
46:50ce sont les industries
46:52de défense
46:52et leurs pendants civils
46:53qui sont intrinsèquement liés
46:55et l'environnement complexe
46:56qui est une autre partie
46:58de notre ADN
46:59c'est ce qui fait
47:03que les ingénieurs
47:03et les techniciens
47:04chez Ametra
47:05sont passionnés
47:06on n'a pas peur
47:07d'aller mettre
47:07les mains dans le cambouis
47:08de projets complexes
47:09là où d'autres concurrents
47:11dans l'ingénierie
47:12feraient
47:12pour revenir à ce qu'on évoquait
47:13sur le premier métier
47:14de mon père
47:14de l'intérim déguisé
47:16nous on ne fait pas
47:17d'intérim déguisé
47:17vous allez jusqu'au produit
47:18on est très engagé
47:19sur le forfait
47:20déjà deux tiers
47:21de notre activité
47:21se fait au forfait
47:22et on est capable
47:23d'aller jusqu'au produit
47:24sur des outillages
47:25des moyens sols
47:26pour l'aéronautique
47:27et pour le spatial
47:28on a pris l'année dernière
47:29un gros projet
47:31pour près de 2 millions d'euros
47:32pour un client du spatial
47:34et on est allé livrer
47:35à Kourou
47:35le moyen d'assemblage
47:37donc là
47:38vous prenez votre risque aussi
47:39puisque vous mettez
47:40un forfait
47:41et vous croyez
47:42en vos équipes
47:42d'être en capacité
47:43de développer quelque chose
47:45dont vous ne savez pas encore
47:46qu'il existe
47:46vous savez qu'il va exister
47:48mais vous allez travailler
47:49sur une conception
47:50vous allez probablement
47:51rencontrer des étapes difficiles
47:53vous ne les maîtrisez pas toutes
47:54au moment où vous l'aurez
47:55c'est le principe
47:56de l'engagement au forfait
47:57on part sur la base
47:58d'un cahier des charges
47:59du client
48:00et puis
48:01on lui donne
48:02un prix
48:02on lui dit
48:04tu m'as donné
48:05cette expression de besoin
48:06tu veux arriver là
48:06moi je sais
48:08que je vais mettre
48:08à peu près
48:0910 000 heures
48:10pour arriver là
48:10donc je mets une étiquette
48:11de prix
48:12et puis maintenant
48:13j'y vais
48:13et si je mets 8 000 heures
48:15tant mieux
48:15c'est pour moi
48:16mais si je mets 12 000 heures
48:17ou 20 000 heures
48:18ou tant pis
48:20j'irai jusqu'au bout
48:21et d'ailleurs
48:22on a évoqué
48:23quand on a préparé
48:25cette émission
48:25les valeurs d'Ametra
48:27les valeurs d'Ametra
48:28c'est respect
48:29passion
48:31détermination
48:32et le respect
48:34et la détermination
48:35si on doit parler
48:36des engagements
48:37au forfait
48:37c'est à la fois
48:38bien sûr le respect
48:39de nos collaborateurs
48:40mais là quand on parle
48:40d'engagement au forfait
48:41c'est le respect du client
48:42et la détermination
48:44à aller jusqu'au bout
48:46on n'a pas peur
48:46de s'engager au forfait
48:47c'est vrai que parfois
48:48en tant qu'actionnaire
48:50je me dis que je dormirais mieux
48:51la nuit
48:51si on faisait que
48:52de l'assistance technique
48:53qu'on n'envoyait que
48:54des collaborateurs
48:55en mission chez les clients
48:56mais c'est pas ça
48:57notre ADN
48:58en fait on n'a pas peur
48:59d'aller dans l'environnement
49:00complexe
49:00on n'a pas peur
49:01de faire du forfait
49:02on ne gagne pas toujours
49:03à chaque coup
49:03mais c'est ça qui fait
49:04qu'on est différenciant
49:05pour nos clients
49:06pour nos collaborateurs
49:07et c'est ça qui fait
49:08qu'on est fidèle
49:09à nos trois valeurs
49:11respect, passion, détermination
49:12Ces industries
49:13pour lesquelles vous travaillez
49:15comme acteur de premier rang
49:16vous l'avez dit
49:17en fait tout le monde
49:18les connaît de nom
49:19par contre peu
49:20probablement connaissent
49:21votre nom
49:22mais je suis sûr
49:23que vos clients
49:26vous décrirez
49:28d'une manière
49:29très claire
49:30très précise
49:31qu'est-ce qu'ils disent
49:32de vous vos clients
49:34comme
49:34je ne sais pas
49:35si vous appelez un prestataire
49:36ou un partenaire
49:38comment vous seriez décrit
49:39à votre avis
49:40ou comment vous aimeriez
49:41être décrit par eux
49:41Alors je préfère
49:43partenaire
49:44certainement
49:45à fournisseur
49:45ou sous-traitant
49:47ou prestataire
49:48c'est vrai que
49:48dans beaucoup de cas
49:49on est quand même
49:50vraiment partenaire
49:51avec nos clients
49:51parce que
49:52comme on intervient
49:53sur la R&D
49:54sur le développement
49:55de nouveaux produits
49:55de nouveaux systèmes
49:56on intervient
49:57très en amont
49:58dans leurs réflexions
49:59sur leurs projections
50:00dans l'avenir
50:01on peut par exemple
50:02partager avec nos clients
50:04des sujets
50:04qui sont travaillés
50:06dans nos labos
50:07on a de la R&D
50:08chez nous
50:08on a trois docteurs
50:09qui travaillent
50:09sur fond propre
50:10à développer des sujets
50:11par exemple
50:12autour des métamatériaux
50:13j'ai peur qu'on n'ait pas
50:14le temps de creuser
50:14la question des métamatériaux
50:15mais vous pouvez aller
50:16sur le site d'Ametra
50:17sur le blog d'Ametra
50:18si vous êtes curieux
50:19pour en savoir plus
50:19Mais en deux mots
50:20c'est quoi les métamatériaux ?
50:21Les métamatériaux
50:22en fait ce sont des matériaux
50:23composés de plusieurs éléments
50:26qu'on peut imprimer en 3D
50:27par exemple
50:28vous imprimez en 3D
50:29et à chaque endroit
50:30à chaque couche
50:31de la pièce
50:32que vous imprimez
50:32vous allez mettre
50:33exactement la composition
50:36par exemple
50:36de titane
50:37et de fer
50:38dont vous avez besoin
50:39à cet endroit-là
50:39parce que c'est exactement
50:42les particularités
50:43les particularités physiques
50:45dont vous avez besoin
50:46à cet endroit-là
50:47précisément
50:48de la pièce
50:48donc on a
50:50tout un travail
50:50sur les métamatériaux
50:51et quand on parle de ça
50:52à nos clients
50:53ils sont passionnés
50:54ils nous disent
50:54mais venez
50:55il faut que vous rencontriez
50:56mon directeur de la R&D
50:57il y a des choses à faire
50:59on travaille avec l'ECE
51:02qui est l'école centrale d'électronique
51:03sur un POC
51:05sur un proof of concept
51:08autour de la capitalisation
51:10de la connaissance
51:11avec des briques
51:12d'intelligence artificielle
51:13quand l'ECE a lancé
51:14son lab IA
51:16son laboratoire
51:16autour de l'intelligence artificielle
51:18on avait par exemple MBDA
51:20qui était comme nous
51:21partenaire de ce lab IA
51:22donc on a vraiment des sujets
51:23qu'on partage avec nos clients
51:25qui sont des sujets
51:26de projection dans l'avenir
51:27des sujets de R&D
51:28des sujets de développement
51:29et ça c'est passionnant
51:31c'est passionnant
51:32c'est ce qu'on allait dire
51:34bon, Anne-Charlotte
51:34c'est passionnant
51:35on avait peur
51:36de ne pas avoir
51:36assez de choses à dire
51:37et en fait
51:37on arrive à la fin
51:38de cette émission
51:40on a une tradition
51:41chez Génération Impact
51:43c'est de demander
51:45à nos invités
51:47de se poser
51:48la question suivante
51:49si votre entreprise familiale
51:52était un membre de la famille
51:53un membre fictif
51:56qui serait-il
51:57ou qui serait-elle
51:58et de quelle génération ?
52:01alors ça c'est une question
52:02qui n'est pas facile
52:03un membre de la famille
52:04certainement
52:04parce que l'entreprise
52:05moi je la vis avec passion
52:08j'aime ce qu'on y fait
52:09je suis attachée à mes équipes
52:11et je me sens un vrai devoir
52:13moral
52:13de responsabilité
52:14envers l'entreprise
52:16en revanche
52:16c'est un membre de la famille
52:17à part
52:18parce que
52:19si je vous répondais
52:20que c'est mon mari
52:20j'en connais un
52:21qui ne serait pas très content
52:23mes enfants
52:24j'en ai déjà quatre
52:24mais surtout
52:25ça serait très infantilisant
52:26l'entreprise elle est adulte
52:27elle est capable
52:28d'évoluer
52:30de prendre ses choix
52:30de prendre ses décisions
52:31la génération du dessus
52:34non
52:34c'est plus la génération du dessus
52:36c'est certes
52:37un membre de la famille
52:38mais c'est vraiment
52:38un membre de la famille
52:39avec une position à part
52:40une situation à part
52:41il faudrait inventer
52:42un nouveau mot
52:42vous savez les indiens
52:43par exemple
52:44ils ont un mot
52:44pour chaque membre
52:45de la famille
52:46le frère du père
52:47ne se dit pas
52:48comme le frère de la mère
52:49il faudrait demander
52:50en indie
52:51comment est-ce qu'on peut
52:53caractériser
52:53ce membre de la famille
52:55à part ?
52:56je vais faire mes recherches
52:57et dès que j'ai trouvé
52:58je vous le dis
52:59merci beaucoup
53:00pour nous avoir rejoints
53:01sur cette émission
53:02j'en profite pour remercier
53:03toutes les équipes techniques
53:04je vous dis merci
53:05pour votre écoute
53:07et vous dire à bientôt
53:08sur un prochain épisode
53:09de Génération Impact
53:10Génération Impact
53:10Génération Impact
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