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  • il y a 5 mois
Ce lundi 25 août, Étienne Bracq a reçu Mikael Petitjean, chef économiste de Warteloo AM, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, Grégoire Ginoux, gérant actions américaines chez Mansartis, Caroline Baron, responsable de la distribution des ETF pour la région EMEA chez Franklin Templeton, Antoine Ternon, gérant de portefeuille chez APICIL Asset Manangement, Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore Asset Manangement, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Et c'est parti pour Good Morning Market sur BFM Business à 9h05 avec Michael Petitjean qui
00:14nous attend depuis Bruxelles où il est chef économiste de Waterloo Asset Management et
00:20professeur à l'Université de Louvain. Bonjour Michael Petitjean, merci d'avoir répondu à
00:24l'appel de BFM Business pour cette première émission de Good Morning Market. Alors c'est
00:30la rentrée, c'est la rentrée également pour les banquiers centraux avec, vous l'avez suivi ce
00:35week-end du côté des États-Unis et du côté de Jackson Hall, les banquiers centraux qui étaient
00:40réunis, à commencer notamment par Jerome Powell qui a pris la parole vendredi, qui est resté très
00:45prudent sur l'inflation, nous en reparlerons dans un instant avec un chiffre d'inflation qui sera
00:50très scruté aux États-Unis vendredi, mais qui a entr'ouvert la porte à une baisse de taux si le
00:55marché de l'emploi se dégradait et ça, ça a fortement plu à Wall Street.
01:00Oui effectivement c'est une bonne nouvelle pour les marchés à court terme. Maintenant nous nous
01:06estimons de notre côté que cette baisse de taux elle n'est pas justifiée, vous voyez, elle ne serait
01:10pas justifiée sur le plan des fondamentaux et elle amenerait éventuellement les marchés à monter un
01:17peu trop haut, trop vite. Parce que quand on regarde les fondamentaux, même sur le marché du travail,
01:23vous voyez, effectivement il y a des gens qui restent au chômage pendant plus longtemps, on a plus de 1,8
01:29millions d'Américains qui sont au chômage depuis plus de 27 semaines, qui est considéré comme le
01:34chômage à long terme aux États-Unis. Alors ça c'est vrai, c'est indéniable et quand on regarde les
01:40autres fondamentaux, ils restent très bons. Et même sur le plan de la croissance, lorsque vous avez
01:46les perspectives de croissance du PIB, de la fête d'Atlanta, qui sont encore à 2,5% sur base
01:53annualisée d'un trimestre à l'autre, je pense que cette baisse de taux elle serait plutôt déstabilisatrice
01:59qu'autre chose. Et il faut savoir aussi que la réserve fédérale, alors certes elle doit veiller à ce que
02:05l'inflation reste basse, que le chômage reste basse, mais derrière ces deux mandats, ce
02:11dual mandate comme on dit, il y a cette obligation de stabilité financière et je pense que ça
02:17devrait être dans la tête de Jérôme Powell. Alors je pense qu'ici il a voulu donner un signal
02:21qu'il n'était pas têtu, qu'il était ouvert éventuellement à une baisse de taux et les marchés
02:26aujourd'hui effectivement s'attendent à une baisse de taux en septembre parce qu'on est à 90% de probabilité
02:30d'avoir une baisse de taux de 25 points de base, mais de notre côté on reste beaucoup plus
02:34circonspère. Il y a 40% de probabilité d'avoir trois baisses de taux d'ici la fin de l'année,
02:40nous on n'est pas dans ce scénario là non plus, parce qu'on estime que l'économie américaine est
02:44encore robuste.
02:45Du côté de l'inflation, Jérôme Powell a également dit que ça y est, les droits de douane commençaient
02:49petit à petit à se répercuter dans le prix des étiquettes aux Etats-Unis, ça par contre
02:53Wall Street ne l'a pas du tout pris en compte. Quelles sont vos anticipations chez Waterloo Asset
02:58Management ? Comment aujourd'hui ces droits de douane qui ont été mis en place il y a bientôt
03:02trois semaines aux Etats-Unis, peuvent se répercuter aux Etats-Unis ?
03:06Alors il y a deux choses, je pense, à prendre en considération. Il y a d'abord l'impact
03:09effectivement sur l'évolution de l'emploi. Il faut savoir que les chiffres de mai et de
03:16juin n'étaient pas effectivement fantastiques. En juillet, on n'a pas eu non plus un rapport
03:21qui a séduit les marchés. Et c'est vrai qu'en mai-juin, on a pu effectivement intégrer
03:28l'incertitude des droits de douane en retardant, si vous voulez, les embauches. Mais le chiffre
03:35de juillet pour nous n'était pas si mauvais que ça. Et en août, selon nous, on pourrait
03:39même avoir des chiffres plus élevés qu'en juillet. Donc si l'effet des droits de douane
03:48est un peu digéré par les acteurs du marché et de l'économie, on pourrait avoir 100 000
03:54comme chiffre au niveau de l'emploi en août, ce qui serait un bon chiffre. Alors ça, c'est
03:59la première chose, c'est sur l'emploi. Maintenant, sur l'inflation, effectivement, on a une inflation
04:06qui reste persistante. On a des taux qui sont proches de 3 % lorsqu'on purge l'inflation
04:12de ces composantes exogènes. Et c'est une autre dimension à prendre en considération
04:18qui ne justifie pas une baisse des taux de 25 points de base. Alors ce ne serait pas
04:22la fin du monde qu'il y en avait une baisse des taux de 25 points de base. Mais les valorisations
04:25sont quand même relativement élevées. On a un PE aux États-Unis qui est à 22,5 sur
04:31le S&P 500. Il suffirait d'avoir une hausse des cours de 11 %, alors évidemment, étant
04:38donné les bénéfices actuels, pour qu'on retrouve des dévalorisations de 25, similaires
04:43à ce qu'on avait eu à la fin des années 1990. Donc attention, comparaison n'est pas
04:50raison, parce que vous l'avez dit tout à l'heure, les entreprises aujourd'hui font
04:53des chiffres records au niveau des marges de profit. On a encore un chiffre qui est assez
04:59impressionnant de 13,5% de marge de profit aux États-Unis. Donc comparaison n'est pas
05:05raison. Mais néanmoins, un PE de 25 aujourd'hui, c'est élevé.
05:10C'est élevé et bien sûr, ça amène à la prudence. Dernier mot sur les chiffres d'inflation
05:14qui sont attendus vendredi. Michael Petitjean aux États-Unis. Alors ce sont des chiffres
05:19d'inflation, pas sur la période d'août, mais sur la période du mois de juillet. J'imagine
05:23que la composante service sera particulièrement scrutée, sachant qu'aujourd'hui, c'est sur
05:28cette composante que l'inflation est très collante, très persistante.
05:33Tout à fait, vous avez raison. C'est encore cette poche-là qui reste à résorber. Et
05:38c'est vrai que c'est sans doute plus compliqué pour la Réserve fédérale de maîtriser cette
05:44composante-là. Elle est plus ou moins aux alentours de 4% et elle est persistante. Et ça fait
05:50maintenant plus d'un an qu'on attend un signe d'accalmie sur l'inflation. Alors les chiffres
05:56pour nous de vendredi devraient également amener sans doute Jérôme Powell à être plus
06:02prudent dans sa politique monétaire. Maintenant, j'insiste beaucoup sur le fait que, vous savez,
06:07les commentateurs aiment beaucoup critiquer la Réserve fédérale, les banques centrales. Nous,
06:14on estime que la Réserve fédérale a fait un excellent travail, même depuis la crise du Covid,
06:19même si elle a remonté, c'est tout, un peu trop tard. Alors aujourd'hui, je pense que Jérôme Powell a voulu
06:24faire comprendre qu'il a laissé la porte ouverte à une baisse des taux, mais rien n'est fait de
06:29notre point de vue. Merci beaucoup, Michael Petitjean, de nous avoir accompagnés ce matin
06:32dans Good Morning Market. Je rappelle que vous êtes chef économiste de Waterloo Asset Management
06:37et professeur à l'Université de Louvain. 9 heures et 12 minutes. Tout de suite, on fait un petit point
06:43sur la tendance en Europe. Une tendance en légère baisse pour commencer la semaine,
06:49moins 0,4% à la bourse de Paris quand l'Eurostox 50 lâche également 0,4% pour faire un point sur
06:56cette séance et pour prendre le mouple pouls de ces marchés actions. J'ai le plaisir d'accueillir par
07:01téléphone Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des options. Bonjour Paul Marcel. Merci d'avoir répondu à
07:07l'appel de BFM Business. Bon, début de semaine dans le calme. En attendant, bien sûr, on en parlait il y a un
07:11instant l'inflation américaine qui sera publiée vendredi après-midi et puis surtout Nvidia qui
07:17va publier ses résultats trimestriels, ça sera mercredi soir. Oui, tout à fait. Donc on va avoir
07:22une semaine un petit peu chargée sur les marchés. Donc pour l'instant au niveau européen sur les
07:29indices, il y a un petit peu de soutien sur les produits dérivés depuis le 15 août puisqu'on
07:34constate que la position ouverte sur les futurs augmente petit à petit. Les trois indices européens,
07:39CAC 40, DAX et Eurostox sont en train de réactiver une dynamique haussière depuis
07:42quelques séances. Alors pour ce qui est des niveaux du CAC 40, on a été coincé depuis
07:46avril entre deux niveaux qui sont le support de 7 546 et la résistance de 7 950. Le CAC 40 est
07:54passé au-dessus de cette résistance en bougie et brunadaire. Alors il faut savoir qu'une
07:57résistance, une fois qu'elle est cassée, devient son support. Donc si ce support tient,
08:01il est probable que la hausse se confirme et dans ce cas, on est susceptible d'aller chercher
08:05dans un premier temps à la prochaine résistance à 8 259 points et ensuite comme objectif
08:10plus ambitieux d'aller jusqu'à la zone de prix compris entre 8 350 et 8 415.
08:15Nous sommes à 7 929 points à l'instant sur le CAC 40 cash. Comment ça se passe du côté
08:20des indices américains ? Intéressant de voir qu'une petite rotation sectorielle s'est
08:24effectuée ces derniers jours, notamment en faveur du Russell 2000, les petites et moyennes
08:29valeurs, notamment ce fameux Russell qui a gagné 4% à la clôture vendredi soir.
08:33Oui, tout à fait. Les indices américains ont très très bien réagi au discours de
08:39Powell à Jackson Hole. Donc effectivement, on a une belle journée haussière vendredi avec
08:45une hausse de 1,5% sur le SP500 et jusqu'à 4% sur le Russell 2000. Alors par contre, il faut
08:51quand même préciser qu'ils ont bien réagi à la nouvelle, mais c'est peut-être une réaction
08:57à court terme parce qu'il faut savoir quand même que historiquement, quand on a comme ça
09:02une annonce, surtout la Fed qui baisse ses taux après avoir monté ses taux. Donc quand on inverse
09:09la courbe des taux, il faut savoir que quelques mois après, jusqu'à présent, historiquement,
09:14ça s'est systématiquement produit, suivi pendant une récession et une baisse des marchés.
09:19Donc personnellement, à court terme, je suis plutôt optimiste, mais plutôt assez pessimiste
09:24sur le long terme.
09:24Quels sont les autres indicateurs que vous allez suivre dans la semaine, Paul Marcel,
09:29du côté de l'atelier des options ? Parce qu'en plus, on est en fin de mois. J'imagine
09:32que ça, c'est un élément bien sûr à suivre sur les marchés.
09:36Oui, effectivement. Donc ce qu'on va suivre, c'est cette semaine en tout cas déjà, on a
09:42Pernod Ricard en France qui va annoncer ses résultats annuels, donc le 28 août. Alors pour
09:48la petite anecdote, Pernod Ricard, c'est la seule société du CAC 40 qui opère encore
09:52sur un exercice fiscal décalé, avec une année fiscale qui termine fin de juin. Toutes
09:56les autres sociétés du CAC 40 ont leur exercice fiscal qui termine en décembre. Alors
10:02ce qui va être intéressant, c'est de voir avec ce rapport qui va sortir jeudi, si
10:05les droits de douane imposés par Donald Trump ont eu une incidence sur le titre, mais
10:09surtout de connaître les perspectives du groupe, car je rappelle que ce qui intéresse
10:12le plus les investisseurs, ce n'est pas le passé, mais c'est le futur, et donc les
10:15perspectives ont plus d'impact que le résultat au même.
10:18Alors en termes de, au niveau trading, sur le ratio put call du Pernod Ricard, sur
10:23l'échéance de septembre, on a un ratio de 0,74. Alors ce ratio que l'on calcule
10:28grâce aux positions ouvertes, permet de déterminer un sentiment de marché, et avec
10:32un ratio de 0,74, ce sentiment est plutôt légèrement neutre à positif. Alors par contre
10:38maintenant, d'un point de vue graphique, en hebdomadaire, il y a potentiellement un
10:42double bottom avec le point bas du 7 avril et celui du 30 juin. Le débordement de la
10:47résistance de 102 euros réactiverait la configuration haussière sur le titre avec un objectif dans un
10:52premier temps de 109 euros, et dans un deuxième temps un comblement du gap qui date de fin octobre
10:57à 117 dix. Et le scénario haussier serait invalidé si il y en hebdomadaire en future sous
11:0395,67. 101 euros 85 à l'instant pour ce titre Pernod Ricard, qui est stable alors que le CAC 40, lui de son côté, cède 0,5%.
11:12Dans un instant nous serons avec Grégoire Ginoux, gérant action américaine chez Mons Artis. Nous reviendrons bien sûr sur
11:18l'intelligence artificielle du côté de Wall Street et que faut-il attendre de cette publication de Nvidia, sachant que dans le même temps, et bien il y a pas mal d'interrogations en nous parlant en préambule de cette émission, sur la rentabilité et sur les investissements très fortes.
11:32Notamment dans ce secteur de l'intelligence artificielle. Un dernier mot avec vous, Paul Marcel, notamment sur ce qui se passe de ce titre Nvidia, d'un point de vue graphique, comment vous le regardez ?
11:45Sachant que c'est un titre qui est sur des records historiques, pour rappel c'est plus de 4000 milliards de valorisation boursière. Est-ce que techniquement ce titre peut encore monter plus haut ?
11:55Alors effectivement Nvidia c'est la plus grosse société du SP500 en termes de capitalisation, donc ses résultats sont très attendus.
12:02Alors maintenant d'un point de vue graphique, en hebdomadaire, il y avait une oblique baissière que Nvidia a cassée la semaine du 12 mai, confirmant ainsi une forte reprise haussière.
12:10Depuis quelques semaines, le titre évolue dans un range compris entre 168,80 et une grosse résistance à 192,70.
12:17Alors si le titre venait à casser par l'eau cette résistance, le prochain objectif à la hausse serait par extension la zone de prix des 195,196,60.
12:27Et en revanche, en cas de cassure du support, on pourrait aller chercher par extension la zone des prix de 154,90 avant de venir buter sur un gros support à 152,90.
12:37Et ce titre qui était à 177 dollars vendredi à la clôture. Merci beaucoup Paul Marcel de nous avoir accompagné ce matin.
12:43Je rappelle que vous êtes cofondateur de l'atelier des options Nvidia.
12:47D'ailleurs, on en parle tout de suite en portefeuille. Nouvelle séquence à 9h20 sur BFM Business.
12:51Avec Grégoire Gineau qui nous accompagne ce matin pour cette séquence, gérant action américaine chez Mansartis.
13:00Bonjour Grégoire Gineau, merci de répondre à l'appel de BFM Business en effet pour parler de Nvidia parmi tant d'autres,
13:06notamment dans cet univers des valeurs liées à l'intelligence artificielle.
13:10Nvidia qui va publier ses résultats mercredi, à un moment où Samatman est sorti,
13:15à un moment où d'autres études également sont sorties du lot en disant
13:19« Bon, l'investissement dans l'intelligence artificielle, les centaines de milliards de déployés, c'est bien,
13:23mais est-ce qu'à court terme, ça va payer ? »
13:25Là-dessus, bien sûr, ces inquiétudes sont toujours grandissantes, Grégoire Gineau.
13:30Oui, bonjour Etienne, je vous remercie.
13:33Si vous voulez, en fait, le rallye qu'on a connu assez récemment sur l'intelligence artificielle,
13:40il faut le remettre aussi dans le contexte un peu plus loin.
13:45Quand vous regardez ce qui s'est passé depuis le 8 avril,
13:47et la prise de conscience qu'au finalement Trump était dans la négociation et non dans l'escalade,
13:53le S&P 500 dans son ensemble, il a repris 30 %.
13:56Les valeurs technologiques, elles ont repris 50 %.
13:59Et les valeurs autour de la thématique 1, elles ont repris entre 60 et 140 %.
14:06Donc, il y a rien qu'à l'époque, c'était des valeurs qui étaient les plus sensibles,
14:12parce qu'on remontait l'effet de la guerre commerciale,
14:16et puis on sortait de ce qu'on appelle l'effet dipsique.
14:19On pensait que tous les CAPEX qui étaient injectés dans les data center d'inférence
14:24pouvaient subitement devenir caduques et rétrogrables.
14:30En fait, ce qu'on a vu depuis le mois de mai et dans ces dernières publications de résultats,
14:37c'est que le cycle était toujours très fort, et donc ça porte forcément la tendance.
14:43Et ça s'est vu d'ailleurs dans la divergence de croissance de chiffre d'affaires et de bénéfices
14:50entre les bénéficiaires.
14:53J'intègre Nvidia dedans parce qu'ils ne sont pas encore publiés,
14:56mais on comprend ne serait-ce que les autres.
14:59On a des croissances de chiffre d'affaires et de bénéfices.
15:05Ils sont à peu près le double de ceux du reste du S&P 500.
15:11Voilà un petit peu, je dirais, la toile de fonte.
15:13Vous vouliez parler un peu plus peut-être d'NVIDIA ?
15:18NVIDIA, oui, qui désormais pèse 8% de l'indice S&P 500.
15:22C'est une pondération qui est devenue incontournable,
15:25un titre qui est devenu incontournable au point même qu'aujourd'hui,
15:27tout le marché retient son souffle avant la publication de ses résultats trimestriels.
15:32Si on regarde ce qui s'est passé du côté des six autres magnifiques,
15:35donc si on enlève bien sûr NVIDIA, les résultats trimestriels démontraient pourtant
15:39que la rentabilité était là, notamment sur le cloud.
15:43Quand on se souvient, fin juillet, de Alphabet, de Microsoft,
15:46la croissance de Azure, de Google Cloud était au rendez-vous avec des marges
15:49qui étaient quand même assez rassurantes, puisque même ces titres
15:52avaient monté après leur publication.
15:54Oui, oui, c'est ça. C'est-à-dire que le cycle n'a absolument pas décéléré,
16:01et c'est ce qui participe à cette très forte concentration des investisseurs
16:05sur la technologie qu'il y a, puisque c'est là que c'est de la visibilité à court terme.
16:09Et donc, je dirais, si on doit faire un parallèle avec NVIDIA,
16:12il est peu probable qu'ils nous envoient un signal négatif,
16:16puisque tous leurs principaux clients sont encore en train d'accélérer les CAPEX.
16:21Je pense qu'après, il y a une petite perception des investisseurs,
16:25où quand on arrive, NVIDIA n'était pas si chère,
16:27puisque la perception était très négative au printemps.
16:32Aujourd'hui, la moindre nuance dans les commentaires,
16:39ou la moindre petite ombre au tableau,
16:41peut provoquer une réaction neutre, voire négative,
16:47même si, je dirais, les résultats sont très bons.
16:49– Oui, sachant qu'on est sur des niveaux de valorisation qui sont élevés,
16:52alors comme vous dites, ça tient si les niveaux de croissance sont là,
16:55mais en niveau de price-earning ratio, de PER bien sûr,
16:59sur le Nasdaq, on est sur des niveaux très élevés.
17:01Comment vous regardez cela par rapport au reste du marché ?
17:04Puisque c'est vrai que nous sommes à un moment
17:06où il y a pas mal d'inquiétudes sur le consommateur américain,
17:08nous en reparlerons dans un instant,
17:09pas mal d'inquiétudes par rapport à la guerre commerciale,
17:11et en face de cela, elles, c'est cette magnifique,
17:13elles n'ont pas du tout de problème de croissance, loin de là.
17:15– Oui, c'est ce qui fait que, je dirais,
17:18il y a cette concentration sur ces valeurs,
17:20parce qu'elles doivent une certaine visibilité,
17:22au moins à trois, six mois,
17:24et elles continuent, donc depuis maintenant,
17:27trimestre après trimestre,
17:29à avoir des croissances de bénéfices.
17:31Là, quand je reprends, c'est cette magnifique,
17:33alors c'est Orn Vigga,
17:35et mais ça a plus Tesla,
17:37quelqu'un en négatif,
17:38on est sur les chiffres d'affaires en progression de 13%,
17:41on est sur les EPS en progression de 22%,
17:43quand vous regardez l'ensemble du S&P 500,
17:46on est sur des chiffres d'affaires en progression de 6%,
17:48ce qui est déjà très, très, très fort,
17:50on est en accélération,
17:52et on est sur des croissances de bénéfices
17:54de l'ordre de 11-12%,
17:56donc on commence un petit peu à converger,
17:58mais on a toujours cette surperformance opérationnelle
18:02des Max-Emen,
18:03qui explique de façon assez naturelle
18:06cette concentration autour de cette climatique,
18:10tant qu'elle ne fabille pas.
18:11Après, c'est vrai que, oui,
18:13par rapport à votre question sur les valorisations du Nasdaq,
18:18toute la problématique,
18:19c'est aujourd'hui d'arriver à percevoir
18:21si ce cycle peut continuer à ce rythme,
18:24pendant combien de temps,
18:25est-ce qu'il va y avoir un cycle d'optimisation,
18:28est-ce qu'il va y avoir une normalisation,
18:31on a des effets de base
18:32qui sont maintenant très, très forts sur l'Univillien,
18:34et on sait qu'on est sur des cycles,
18:36malgré tout,
18:36qui sont parfois des cycles pour.
18:37Voilà, donc il faut, je pense,
18:41faire une certaine prudence
18:45sur le fond de la thématique fédériale,
18:49personne ne peut se passer des médias,
18:52mais je pense que, voilà.
18:54Oui, justement, j'allais vous poser la question,
18:56parce que vous êtes gérant action d'un fonds
19:00spécialisé dans les actions américaines
19:02chez Mansartis,
19:02est-ce qu'aujourd'hui vous êtes en ligne
19:04avec la pondération du S&P 500 sur ce titre NVIDIA,
19:08c'est-à-dire 8 %,
19:09est-ce que vous pensez qu'il faut continuer
19:12à surpondérer les valeurs dédiées
19:13à l'intelligence artificielle en portefeuille ?
19:17Alors, moi, j'aurais tendance à dire que,
19:20en fait, je trouve qu'on voit
19:22quelques exagérations dans le marché actuellement,
19:24c'est-à-dire qu'on a tendance
19:27à surpondérer ceux qui sont aujourd'hui
19:31dans le marché.
19:33Les valeurs qui sont vues comme vraiment
19:34les grands bénéficiaires actuels de l'IA,
19:37donc les infrastructures,
19:38donc c'est les Broadcom,
19:40je mets déjà l'infrastructure semi-conducteur,
19:42les Mac7, les Broadcom, les Oracle,
19:45et au contraire, à délaisser complètement
19:47des valeurs software,
19:49qui pourtant publient très bien,
19:51mais parce qu'elles sont vues comme étant
19:53disruptées demain par l'IA.
19:55Et à propos de Sam Atman,
19:57quand il a présenté ce groupe de 5,
19:59elle est complètement dans ce sens,
20:00en disant, on va pouvoir développer des API,
20:03des softwares très rapidement
20:05à partir d'un compte simple.
20:07Et ça, ça a participé aussi
20:08à cette sorte de contraste
20:12entre ce segment de la technologie,
20:16pourtant réalisant encore des sortes de croissance,
20:19qui est vraiment la pure thématique
20:20de concentration d'IA.
20:22Un dernier mot quand même
20:23sur le consommateur américain,
20:24puisque la semaine dernière,
20:25il y a encore eu quelques publications d'entreprises,
20:27notamment dans le secteur de la grande distribution,
20:29avec Walmart, mais pas que,
20:31il y avait également Home Depot,
20:32des entreprises qui étaient quand même
20:34assez prudentes sur leur perspective
20:36par rapport aux consommateurs américains,
20:37qui étaient arrivés un petit peu
20:39à bout de souffle, en tout cas,
20:40qui va à l'essentiel dans ces achats.
20:43Comment vous avez regardé
20:43ces publications d'entreprises ?
20:45Comment aujourd'hui,
20:46vous regardez ce consommateur américain
20:48avec quelles perceptions ?
20:50– Je dirais qu'encore une fois,
20:52on va se remettre un petit peu les choses
20:53dans leur contexte,
20:54parce qu'il y a encore quelques mois,
20:58il y avait beaucoup de craintes.
20:59C'est-à-dire qu'on disait,
21:00les tarébaniers vont relancer l'inflation,
21:03vont faire baisser les marques des entreprises,
21:05voire faire entrer en récession,
21:07et donc ça fait un petit peu une panique
21:08du côté de la consommation.
21:10Donc, rien ne s'est vu aujourd'hui
21:13dans les publications de résultats récentes,
21:16en tout cas sur les chiffres.
21:17Après, il y a un petit peu de nuance,
21:18en effet, dans les commentaires des sociétés,
21:20parce qu'elles disent,
21:22les tarifs douaniers,
21:24pour l'instant,
21:25on arrive à les encaisser,
21:26mais le gros sera probablement supporté
21:30sur le S2, voire début 2026.
21:33Et les commentaires sur le consommateur américain,
21:37ils sont un petit peu les mêmes
21:38qu'on avait eus dans les trimestres précédents,
21:41c'est-à-dire qu'on a un consommateur
21:42qui est quand même plus prudent,
21:44notamment dans les classes moinées,
21:45les classes défavorisées,
21:47et une partie de la classe CZ
21:49qui a tendance, par exemple,
21:51à aller chez Walmart ou chez Target.
21:54C'est un phénomène qui est encore amplifié.
21:56Donc, ça profite au modèle,
21:58on va dire, off-price,
21:59à l'instaurant.
22:01Le consommateur fait beaucoup plus attention
22:03que sur les périodes précédentes.
22:05Merci beaucoup Grégor Gineau
22:06de nous avoir accompagné ce matin.
22:07Je vous rappelle que vous êtes
22:08gérant Action Américaine
22:09chez Mansartis.
22:10Merci de nous avoir accompagné
22:11dans Good Morning Market.
22:13Très courte pause.
22:14On se retrouve dans un instant
22:15pour la deuxième partie de cette émission.
22:17Et puis, vous savez que vous retrouvez
22:18Raphaël Legendre et ses experts
22:20à partir de 10h.
22:21Nouvelle horaire.
22:22Les experts, 10h, 11h sur BFM Business.
22:25Je vous rappelle le CAC 40
22:26qui est en petite baisse
22:27pour débuter la semaine.
22:28Moins 0,4%.
22:30Toujours à la porte des 8000 points.
22:31Porte qui est toujours difficile à franchir.
22:337 934 points.
22:35On se retrouve dans un instant.
22:36Très courte pause.
22:37Et nous parlerons notamment des ETF.
22:39Comment aujourd'hui diversifier
22:41son allocation via les ETF ?
22:43Quelles sont les tendances ?
22:45Quelles sont les tendances géographiques
22:46mais sectorielles ?
22:47Réponse dans un instant
22:48avec les équipes de Franklin Templeton.
22:50A tout de suite.
22:50BFM Business présente
22:54Good Morning Market
22:56Etienne Braque
22:58Deuxième partie de Good Morning Market
23:00dans un instant le face-à-face
23:01avec nos deux invités.
23:03Mais juste avant,
23:04chaque jour,
23:04nous allons vous proposer un focus
23:06et justement,
23:06ce focus, le lundi,
23:07ce sera autour des ETF,
23:09autour de la gestion passive
23:10avec Caroline Baron
23:12qui est avec nous.
23:13Bonjour Caroline Baron.
23:13Bonjour.
23:14Merci d'être avec nous ce matin.
23:15un responsable de la distribution
23:16des ETF pour la région Europe,
23:18Moyen-Orient, Afrique
23:19chez Franklin Templeton.
23:21Les ETF, oui.
23:22Nous allons en parler chaque lundi
23:23parce qu'elles ont une place
23:24de plus en plus importante
23:25chez les institutionnels
23:26mais aussi du côté
23:27des portefeuilles des Français.
23:29Si on regarde les chiffres de l'AMF
23:31qui ont été publiés
23:32concernant le deuxième trimestre,
23:34il y a eu plus de 375 000 acheteurs d'ETF
23:38au deuxième trimestre
23:39dont 67 000 pour la première fois.
23:42Ça y est, aujourd'hui,
23:43les investisseurs qui rentrent en bourse
23:44rentrent à travers des ETF
23:46et non plus seulement
23:47grâce à des actions en direct ?
23:49Effectivement, on voit un gros essor
23:52sur le monde des ETF
23:53et notamment les investisseurs privés.
23:56Ce chiffre a été multiplié
23:57par 4 en 5 ans
23:58et on voit de plus en plus
24:00de néo-investisseurs,
24:01donc des gens qui investissent
24:03pour la première fois dans les marchés,
24:05utiliser les ETF
24:06et moins les actions
24:07ou en tout cas plus dans un premier temps
24:09les ETF que les actions.
24:11Avec notamment des ETF
24:13qui aujourd'hui sont très diversifiés
24:15et puis surtout qui sont faciles d'accès
24:16puisqu'aujourd'hui,
24:17toutes les banques en proposent,
24:19c'est-à-dire que c'est un produit
24:20qui est devenu incontournable.
24:21Effectivement,
24:22c'est un instrument
24:24qui devrait être utilisé
24:25par la plupart des investisseurs
24:27retail ou privés,
24:29mais c'est un instrument
24:30encore méconnu,
24:31facile d'accès pourtant,
24:33proposé par toutes les banques,
24:34les plateformes
24:35et d'ailleurs,
24:3630% des achats ETF
24:38se font au travers
24:39de ces plateformes
24:40type Trade Republic,
24:41les Bucks,
24:42les Scalable, etc.
24:43Et donc,
24:44on voit un essor
24:45de ces plateformes
24:46et donc des ETF
24:47traités par les investisseurs privés.
24:49Alors, on rappelle,
24:50l'ETF,
24:50c'est un produit indiciel
24:52qui réplique la performance
24:53d'un indice
24:55ou par exemple
24:55d'une matière première
24:56telle que l'or
24:57et puis aussi,
24:58il y a beaucoup de thématiques
24:59et c'est justement
25:00les thématiques
25:01et les zones géographiques
25:02qui nous intéressent
25:02dans cette émission.
25:03Quelles sont aujourd'hui
25:05les tendances
25:05que vous observez
25:06chez Franklin Tappleton ?
25:08Est-ce qu'il y a
25:08une certaine forme
25:09de retournement
25:11de tendance
25:11ces derniers mois ?
25:12On se souvient
25:13que le début d'année
25:13avait été très fort
25:14pour la partie Europe.
25:16Il y avait beaucoup
25:16d'allocations
25:18qui s'étaient orientées
25:18vers l'Europe.
25:19Est-ce que c'est toujours
25:20le cas cet été ?
25:21Alors, oui,
25:22c'est toujours le cas.
25:23On voit vraiment
25:25une diversité se créer
25:26au niveau des flux.
25:28Donc, on voit toujours
25:29beaucoup d'allocations
25:30aller sur les flux mondes
25:32type les actions
25:33développées mondes,
25:34les actions aussi
25:35qui englobent les émergents.
25:36Donc, on a vu
25:37un retour des émergents.
25:38On voit aussi
25:39beaucoup les actions européennes.
25:41Mais au niveau du mois de juillet,
25:42elles sont en quatrième position.
25:43Donc, si on regarde
25:44depuis le début de l'année,
25:46on a eu à peu près
25:46200 milliards d'euros
25:48de flux sur les ETF.
25:50C'est une année record.
25:51Et donc, on voit
25:52effectivement un petit changement
25:55avec les actions européennes,
25:56des actions thématiques.
25:57Chez nous,
25:58au niveau de Franklin Templeton,
25:59on a vu beaucoup
25:59de flux émergents,
26:00notamment sur l'Inde,
26:01sur la Chine.
26:03On a vu aussi
26:03tout ce qui est
26:04dynamique de rendement.
26:06Donc, les dividendes
26:07sont de très, très, très présents
26:09aussi ces derniers mois
26:10et ces dernières semaines.
26:11En bref,
26:12une année record
26:13et un mois de juillet
26:14extrêmement actif
26:15et où les investisseurs
26:17prennent du risque.
26:17Donc, vont sur les actions.
26:18Donc, 80% des flux,
26:20plus de 80% des flux
26:21sont allés sur les ETF actions.
26:23Est-ce que vous pensez
26:23que c'est un soutien
26:24notamment au marché actions,
26:26notamment aux États-Unis,
26:27puisqu'on voit le retail,
26:28notamment,
26:29c'est-à-dire des investisseurs
26:30particuliers
26:31qui sont très présents,
26:32notamment au mois d'avril,
26:34quand il y a eu
26:34la petite panique
26:35avec les droits de douane.
26:36C'est le retail
26:37qui a joué ce coussin
26:38d'amortissement
26:38sur les marchés actions.
26:39Est-ce que vous l'avez vu,
26:40cette part du retail
26:41grandissante ?
26:42En France,
26:43on en parlait,
26:44mais dans le monde
26:44par rapport à cela ?
26:45Oui, tout à fait.
26:46En fait,
26:46on voit que la part
26:48des investisseurs retail
26:49en Europe notamment
26:50s'accélère de plus en plus,
26:52surtout dans les pays
26:52comme l'Allemagne,
26:53mais aussi la France
26:54qui joue un rôle
26:55de plus en plus prépondérant.
26:56N'oublions pas
26:57qu'aux États-Unis,
26:5850% des investisseurs
27:00sont des investisseurs privés.
27:01On est encore loin de ça,
27:03de cette dynamique en Europe,
27:05mais on observe
27:05une forte progression.
27:07Donc,
27:07les investisseurs privés
27:08représentent entre 10 et 20%
27:09des allocations ETF
27:10aujourd'hui
27:11et ce chiffre
27:12va s'accélérer,
27:13notamment grâce
27:14à cette digitalisation,
27:15à une plus forte connaissance
27:17de l'instrument ETF.
27:18Les coûts sont modérés,
27:20forte accessibilité,
27:22c'est un instrument
27:22très flexible,
27:24donc c'est un instrument
27:24qui se porte
27:25bon candidat
27:27pour les investisseurs privés.
27:28Avec notamment
27:29des ETF
27:30qui sont très développés
27:32aux États-Unis,
27:33puisque bien sûr
27:34les fameux MSCI Edward,
27:36les S&P 500,
27:37Dow Jones,
27:38Nasdaq
27:38sont bien sûr
27:39les ETF les plus traités,
27:41mais à côté de ça,
27:41il y a aussi
27:41des nouvelles thématiques
27:42qui émergent.
27:44Quelles sont aujourd'hui
27:44les thématiques
27:45où les flux
27:46arrivent massivement ?
27:48On a notamment vu
27:48le secteur de la défense
27:50être très sollicité
27:51en début d'année
27:51avec le contexte
27:52de réarmement de l'Europe.
27:53Est-ce que c'est toujours
27:54le cas aujourd'hui ?
27:56Effectivement,
27:56on a vu en fonction
27:58des tendances de marché
27:59certaines dynamiques
28:00ou certains thèmes
28:01remportant du succès,
28:04la défense notamment.
28:05Ceci continue,
28:06mais on voit des choses
28:07aussi se développer.
28:08On voit le retour
28:09des actions américaines
28:10après un mois de juin
28:11un petit peu en berne.
28:13Le mois de juillet
28:13était assez porteur
28:14pour les actions américaines
28:15et notamment
28:16les actions émergentes.
28:17Donc ce thème
28:18des actions émergentes,
28:20nous pensons
28:20qu'il va durer
28:21dans le temps
28:22et donc c'est sur
28:23ces thèmes-là
28:23que nous pensons
28:24que les investisseurs
28:26vont se tourner
28:27pour les mois qui arrivent.
28:28Juste un petit aparté,
28:31il faut se rappeler
28:32qu'un ETF,
28:33ça n'est pas forcément
28:33un fonds indiciel coté.
28:36Dans la partie ETF,
28:37c'est Exchange Traded Fund,
28:38donc un fonds coté,
28:40mais pas forcément indiciel
28:42et c'est là
28:42où il y a une petite nuance
28:43puisqu'aujourd'hui,
28:44on voit des ETF actifs
28:45se développer
28:46et donc il est important
28:47pour les investisseurs
28:48de reconnaître
28:49un ETF actif
28:50d'un ETF passif
28:51et un ETF passif
28:52qui effectivement
28:53a vocation à répliquer
28:54un indice bien spécifique.
28:56Donc petite nuance
28:57parce qu'il y a
28:57une forte évolution
28:58sur le marché
28:59avec des nouveaux outils
29:00qui apparaissent
29:01et qui permettent
29:02d'allouer de façon différente
29:03en fonction de ses convictions.
29:05C'est-à-dire que concrètement,
29:06si un investisseur
29:06trouve que Nvidia
29:07est aujourd'hui
29:08trop chèrement valorisé
29:09et que 7% de Nvidia
29:11dans le S&P 500,
29:12c'est trop,
29:13il peut choisir
29:13de prendre un ETF actif.
29:15Alors c'est là
29:15où ça devient compliqué
29:15puisque c'est un mélange
29:16de gestion passive et active
29:18où donc dans ce produit,
29:20il y aura moins d'ETF
29:21que dans son indice de référence
29:22par exemple.
29:23Alors pas tout à fait,
29:24c'est-à-dire que l'ETF
29:24est vraiment l'enveloppe,
29:25c'est comme une voiture,
29:27l'extérieur de la voiture
29:27et à l'intérieur de la voiture,
29:29on va mettre
29:29des choses différentes.
29:30Eh bien l'ETF actif
29:31ou l'ETF passif,
29:32c'est exactement
29:33le même scénario.
29:34Dans un ETF actif,
29:35vous avez une enveloppe ETF
29:36qui permet d'être traité
29:38sur les échanges,
29:39qui est très flexible
29:40à bas coût, etc.
29:41Mais à l'intérieur,
29:42vous allez avoir un gérant
29:43qui achète
29:44et qui vend
29:44certains sous-jacents,
29:45que ce soit des titres actions
29:46ou des obligations
29:48en fonction de ses vues
29:50et de son environnement
29:51de marché.
29:51Donc il a vocation
29:53à générer
29:54de la superformance
29:55par rapport
29:55à un indice préposé.
29:57Dans la gestion passive,
29:58nous avons vocation
29:59à répliquer
29:59un certain type d'indice
30:01comme vous l'avez vu
30:01tout à l'heure,
30:02un S&P 500,
30:03un FTSE World, etc.
30:05Donc on n'est pas du tout
30:06dans la même catégorie
30:07et l'investisseur
30:08devra regarder
30:09ce qu'il souhaite
30:11accomplir comme objectif
30:12et regarder à l'intérieur
30:13s'il veut une gestion
30:14plutôt active
30:15ou plutôt indicielle.
30:17Merci beaucoup
30:18Caroline Baron
30:18de nous avoir accompagné
30:19ce matin.
30:19Je rappelle que vous êtes
30:20responsable de la distribution
30:21des ETF pour la région
30:22Europe, Moyen-Orient,
30:23Afrique et...
30:24Et voilà,
30:25Europe, Moyen-Orient et Afrique
30:26chez Franklin Templeton.
30:28Merci beaucoup
30:28de nous avoir accompagné
30:29et donc chaque lundi
30:30désormais nous parlerons
30:31d'ETF dans le focus du jour
30:33avec chaque jour
30:33une thématique différente.
30:35Nous parlerons des obligations,
30:36nous parlerons de l'Asie
30:37mais aussi chaque vendredi
30:39un dirigeant d'entreprise
30:40qui viendra nous parler
30:42de ce qu'il remarque
30:43dans son entreprise.
30:44Quelles sont les dernières
30:45tendances ?
30:45Voilà, ça sera chaque jour
30:47dans le focus.
30:48Tout de suite,
30:48il est 9h37
30:49et c'est l'heure
30:50du face-à-face.
30:53Le face-à-face,
30:54chaque matin
30:54avec deux intervenants
30:56de marché
30:57qui pendant 20 minutes
30:58vont prendre un petit peu
30:59de recul
30:59sur la situation
31:01des marchés
31:01et sur l'allocation.
31:03Avec ce matin,
31:04Antoine Ternon
31:05qui est avec nous,
31:05gérant de portefeuille
31:06chez Apicy,
31:07l'Asset Management.
31:07Bonjour Antoine Ternon.
31:08Merci d'être avec nous
31:09en plateau
31:10pour cette première
31:11de Good Morning Market.
31:12Ce matin,
31:13vous allez être accompagné
31:14de Pierre-Alexis Dumont
31:15qui est avec nous
31:15à distance,
31:16directeur des investissements
31:17chez Sycomore Asset Management.
31:19Merci également
31:20d'être avec nous
31:20Pierre-Alexis Dumont.
31:22Je le disais,
31:2320 minutes
31:24avec nous ce matin
31:25afin de prendre
31:26un petit peu
31:27de recul
31:28sur les dernières nouvelles
31:29économiques
31:30par rapport notamment
31:31à Jackson Hole
31:32qui s'est tenu
31:33ce week-end
31:33et puis aussi
31:34par rapport
31:35aux grandes tendances
31:36de marchés
31:36que vous avez pu observer
31:37l'un et l'autre
31:38chez vos maisons respectives
31:39sur les marchés actions.
31:41Des marchés actions
31:41qui plafonnent un petit peu
31:43pour débuter la semaine
31:44Antoine Ternon
31:45avant bien sûr
31:45Nvidia mercredi,
31:47avant bien sûr
31:47l'inflation américaine
31:49ça sera vendredi.
31:51Alors l'été
31:51a été calme
31:52en apparence,
31:53c'est-à-dire que sur trois mois
31:54l'Europe n'a pas fait grand-chose
31:56et pourtant entre-temps
31:57il s'en est passé des choses
31:58entre notamment
31:58Donald Trump,
32:00entre les publications
32:01d'entreprises,
32:02entre les droits de douane.
32:03Malgré tout cela,
32:04ça tient.
32:04C'est-à-dire que malgré
32:05les nombreuses incertitudes,
32:06on a des valorisations
32:08qui tiennent
32:08que ce soit en Europe
32:09mais aussi aux Etats-Unis.
32:11Oui tout à fait.
32:11Donc pour les investisseurs
32:12qui seraient partis en vacances
32:13l'ensemble de l'été,
32:14effectivement le résultat
32:16est plutôt vert
32:17sur l'ensemble
32:17des indices boursiers
32:18qu'on regarde
32:19avec en apparence
32:20des comportements
32:21quand même différents
32:21entre les différentes
32:23zones géographiques.
32:24Un semestre 1
32:25qui était globalement
32:25en faveur des actions
32:26européennes,
32:27il y a un relais
32:28qui a été pris
32:29par les actions américaines
32:29sur l'été.
32:31On voit que la thématique
32:32US slash tech
32:34allait un petit peu
32:34plus en difficulté
32:35depuis quelques séances
32:36si on exclut
32:37celle de vendredi.
32:39Un Nasdaq
32:40un petit peu plus susceptible
32:41sur le moindre news flow
32:44disons
32:45entre les propos
32:46de Sam Altman
32:47sur la promesse
32:48de la résidence artificielle,
32:50entre le rapport
32:51du MIT.
32:52Puis voilà,
32:52il y avait des niveaux
32:53de cherté
32:53qui étaient revenus
32:53sur les plus hauts.
32:54Donc un marché
32:55tech américain
32:56un peu plus susceptible.
32:58Mick a quand même
32:58fait un parcours
32:59cet été largement
33:00largement en thèse
33:01ce qui ramène
33:01les indices boursiers
33:02américains
33:02au niveau de ceux
33:04européens
33:04si on regarde
33:05sur une fenêtre
33:06glissante annuelle.
33:08Alors les marchés
33:08européens ne sont pas
33:09tous sur des niveaux
33:10records
33:10puisqu'on a un CAC 40
33:11qui est encore
33:12à 4-5%
33:13de son plus haut
33:14historique
33:15hors dividende.
33:16Comment vous regardez
33:17cette situation
33:18depuis Sycomore
33:19Asset Management
33:19Pierre-Alexis Dumont
33:21sachant qu'on a quand même
33:23aujourd'hui
33:24des écarts de valorisation
33:25qui n'ont jamais été
33:26aussi forts
33:26entre l'Europe
33:27et puis entre les Etats-Unis
33:29et le reste du monde
33:30et puis surtout
33:31entre les grandes
33:31et les petites capitalisations
33:32aux Etats-Unis.
33:34Oui, on a un marché
33:35qui est en effet
33:38très divers
33:39avec des écarts
33:40de valorisation.
33:41On pourrait rajouter
33:42ou même sectoriellement
33:43où vous avez des écarts
33:44de valorisation
33:45qui sont très importants
33:47et c'est vrai
33:47que c'est un point
33:49pour nous
33:51de surveillance.
33:54Pourquoi ?
33:54Parce que clairement
33:56vous allez avoir
33:57un segment
33:59de marché
34:00qui attirait
34:00quand même
34:01beaucoup
34:01les marchés.
34:04Aux Etats-Unis
34:05c'est évidemment
34:06la technologie
34:07et dans une moindre mesure
34:08les financières
34:09et en Europe
34:10c'est la défense
34:11et les financières
34:13et derrière ça
34:14on a des marchés
34:16qui sont étals
34:17voire négatifs
34:18sur certains secteurs
34:20et ce qui affecte
34:21notamment le CAC 40
34:22c'est la console
34:23des stationnaires
34:24et le luxe
34:25qui sont en fort recul
34:27depuis le début de l'année
34:28et clairement
34:30on a vraiment
34:31des différences
34:34et c'est là-dessus
34:35qu'on va se focaliser
34:36nous sur les six prochains mois
34:37pour voir
34:38après disons
34:39cette grande incertitude
34:41tarifaire
34:41qui a beaucoup
34:42beaucoup affecté
34:43tout le segment
34:45des exportateurs
34:45si dans ce segment
34:47des exportateurs
34:48il n'y a pas du tri
34:49à faire
34:49entre les secteurs
34:51qui vont rester
34:52très pénalisés
34:53par cette situation
34:55et les secteurs
34:56qui vont finalement
34:56réussir à s'adapter
34:57avec notamment
34:59en début d'année
35:00en Europe
35:00le secteur bancaire
35:02et beaucoup de valeurs
35:02cycliques
35:03qui ont fait un carton
35:04en début d'année
35:04nous en reparlerons
35:05dans un instant
35:06bon là le sujet chaud
35:07bien sûr
35:08de la rentrée
35:08ce sont
35:09les baisses de taux
35:10avec notamment
35:12Jérôme Paul
35:12qui a ouvert la porte
35:13à une baisse de taux
35:14Antoine Ternon
35:15alors c'était une sortie
35:16assez discrète
35:17quand même
35:17c'est si le marché
35:18de l'emploi se dégrade
35:19alors il serait opportun
35:20de baisser les taux
35:22néanmoins
35:24l'inflation est toujours
35:25collante
35:25et la Fed
35:26elle regarde deux choses
35:27elle regarde l'emploi
35:28et l'inflation
35:29oui tout à fait
35:30donc il faut bien rappeler
35:31cet objectif
35:31de double mandat
35:32voire triple
35:33que la Fed a
35:34contrairement à la BCE
35:34en Europe
35:35ça c'est très important
35:36donc l'enjeu principal
35:37c'était de voir
35:38où est-ce qu'elle allait mettre
35:38le curseur entre
35:39une inflation qui grandissait
35:40qui repartait à la hausse
35:42et un marché de l'emploi
35:43qui fléchissait
35:43on sait à quel point
35:44Poel y est sensible
35:46d'ailleurs le thème de l'année
35:47c'était travail
35:48démographie
35:48productivité
35:49donc ça en dit long
35:50un peu sur les enjeux
35:51sur les enjeux modernes
35:52donc voilà
35:53en apparence
35:54il a choisi de mettre
35:55le curseur plutôt autour
35:56d'une vigilance
35:59autour du marché
35:59de l'emploi
36:00puisque voilà
36:01il a dit
36:02qu'il y serait
36:03d'autant plus attentif
36:05même si
36:05donc tout l'art
36:07de nuancer
36:07ses propres propos
36:08un potentiel
36:10retour de l'inflation
36:12liée à la politique
36:13de Trump
36:14c'est l'un des seuls endroits
36:16où il se permet
36:16de le faire
36:17puisque finalement
36:18dans les minutes de la Fed
36:19on n'en parle quasi pas
36:19le mot Trump revient
36:21une fois je crois
36:21dans le rapport
36:22dans les minutes de juillet
36:24voilà
36:24tout ça pour dire
36:25qu'il nuance
36:27il équilibre
36:28ses propos
36:29ça a plu au marché
36:30qu'ils sont revenus
36:31sur un pricing
36:32quasi certain
36:34de baisse d'auto
36:35pour la réunion
36:35du 17 septembre prochain
36:38puis après on voit
36:38des hausses graduelles
36:39disons
36:40toutes les 2-3 réunions
36:42selon le marché
36:44donc toujours
36:44le marché coté
36:45qui parie
36:47sur ces baisses de taux là
36:49il faut quand même
36:49rappeler que
36:50ces anticipations
36:52elles sont toujours
36:52un petit peu en décalage
36:53par rapport à la réalité
36:54elles ont tendance
36:55à avoir des baisses
36:56assez granuelles
36:57alors qu'on voit
36:57que la Fed
36:57n'opère pas du tout
36:58de la même manière
36:59d'ailleurs la dernière fois
36:59qu'ils se sont réunis
37:00à Jackson Hole
37:01ça avait accouché
37:02sur 50 BP
37:03de baisses de taux
37:04dans la réunion
37:05de septembre
37:06donc il faut toujours
37:06se méfier
37:07de ces anticipations
37:09le consensus des économistes
37:10est un petit peu
37:10plus conservateur
37:11donc voilà
37:12il faut peut-être
37:12regarder la réalité
37:13entre ces deux zones
37:14et aujourd'hui
37:15comment vous arbitrez
37:15les portefeuilles
37:16par rapport à cela
37:17sachant que c'est vraiment
37:18le driver de ces dernières semaines
37:19ces baisses de taux
37:20c'est-à-dire que le marché
37:21n'attend qu'une chose
37:22c'est que la Fed
37:22ça y est
37:23enclenche des baisses de taux
37:24oui oui
37:25évidemment ça viendra
37:26soutenir
37:27les valorisations
37:28des boîtes
37:30on sait que
37:31la tech
37:32elle est d'autant plus sensible
37:33que les taux
37:34sont imaginés
37:36à la baisse
37:37voilà
37:37d'un point de vue
37:38plus investisseur
37:40européen
37:40ça découle forcément
37:42sur la dynamique
37:43des taux en Europe
37:44voilà
37:45c'est pas un pour un
37:46mais il y a une sensibilité
37:47assez forte
37:48du marché obligataire
37:49en Europe
37:50la BCE
37:52elle
37:52elle a quand même
37:53bien fini le job
37:54on va dire que
37:55l'inflation
37:55elle est à la cible
37:56que le marché de l'emploi
37:57il a tenu
37:58la récession
37:58on n'a pas touché
38:00la case récession
38:01disons
38:01le bilan est largement
38:03assaini
38:03maintenant il n'y a pas
38:04beaucoup de baisses
38:05à attendre
38:05au-delà de cette dynamique
38:07outre-Atlantique
38:08sur les taux européens
38:09donc on va dire
38:10qu'on va plutôt
38:11déporter ça
38:12sur à quel point
38:12est-ce que ça peut venir
38:13soutenir les marchés actions
38:14plutôt que sur la classe obligataire
38:15comment vous regardez cela
38:16du côté de
38:17Sycomore Asset Management
38:18Pierre-Alexis Dumont
38:19est-ce que cette baisse de taux
38:20c'est vraiment
38:21le sujet chaud
38:22de cette rentrée
38:23ou non
38:23il est ailleurs
38:24il est du côté
38:25des valorisations
38:26il est du côté
38:27notamment du 10 ans français
38:28qui frôle le 10 ans
38:29italien
38:30quels sont aujourd'hui
38:32les sujets brûlants
38:33que vous regardez ?
38:34Cette partie baisse de taux
38:36elle est importante
38:37parce qu'il y avait
38:38en effet
38:38comme cela a été dit
38:40une vraie différence
38:41entre les anticipations
38:43qu'on pouvait avoir
38:43côté des économistes
38:44et des anticipations de marché
38:46qui étaient plus agressives
38:47sur les baisses de taux
38:47et là-dessus Jérôme Powell
38:49dans un discours
38:51où il ménage toujours
38:53un peu les deux côtés
38:55du spectre
38:55mais a plutôt rassuré
38:57notamment sur les baisses de taux
38:59dans l'immédiat
39:00en septembre
39:02il semblerait assez acquis
39:03qu'on ait une baisse de taux
39:05et c'est clair
39:06que ça aurait été
39:07une surprise négative
39:08s'il avait été très négatif
39:09sur les possibilités de baisse
39:12puisque ça a été quand même
39:14des raisons
39:16et des drivers importants
39:18de la hausse
39:19du marché actions
39:20ces dernières semaines
39:21et ça a une vraie importance
39:24sur notamment
39:25les valorisations
39:26des entreprises tech
39:27aux US
39:28donc ça
39:28c'est un point
39:29qui était regardé par nous
39:33nous on avait tendance
39:34à penser
39:34qu'il n'y aurait pas
39:36de grandes nouvelles
39:37mais qu'il aurait tendance
39:37à essayer de rassurer
39:38le marché
39:39et à calmer
39:39les anticipations de marché
39:41ça a été fait
39:42et d'ailleurs
39:43vous voyez
39:44sur les réactions de marché
39:45c'est des réactions de marché
39:46qui sont relativement mesurées
39:47vis-à-vis de ce discours-là
39:49maintenant nous
39:50ce surpoint
39:51on va se focaliser
39:52sur les prochaines semaines
39:53il y a un point
39:54qui est clé
39:55c'est
39:56la mise en activation
39:58des tarifs
39:59et
40:00le ralentiment
40:02conjoncture
40:02attendu
40:03de
40:04de
40:05de cela
40:05puisqu'on a eu
40:06avant ça
40:08des effets
40:08un peu de surstockage
40:10on joue avec le port
40:11de Los Angeles
40:12de la part
40:13des
40:14des
40:14des
40:15des
40:16des
40:16des
40:17des
40:17des
40:17des
40:17des
40:17importateurs
40:17US
40:18et donc là
40:19on pourrait avoir
40:19vraiment une période
40:21disons de
40:22de
40:22de
40:23de baisse
40:23d'activité
40:24avec des effets
40:26à
40:27important potentiellement
40:29sur les entreprises
40:30donc ça
40:30c'est vraiment un point
40:31qui
40:31qui va être un focus
40:33clé
40:34ou sur lequel
40:35on va commencer
40:36à avoir des indications
40:37dans les
40:38dans les semaines à venir
40:39donc ça je pense
40:40c'est notre premier focus
40:41le deuxième focus
40:42qui
40:42qui est
40:45qui est
40:45qui est clair
40:46plus pour un investeur
40:47européen
40:48c'est en effet
40:49les
40:51les problématiques
40:52disons de
40:52divergence
40:53des politiques
40:55entre les pays
40:56notamment France
40:57versus
40:57versus
40:58versus Allemagne
40:59notamment sur la partie
41:01budgétaire
41:01qui pourra mettre
41:02de la pression
41:03sur
41:03sur le marché français
41:05et ça c'est vraiment
41:06un point qu'on va regarder
41:07sur
41:07pour les investisseurs
41:10purement européens
41:11qui est un point clé
41:12puisque
41:14notamment sur le secteur
41:15bancaire français
41:16ça pourrait avoir
41:17des
41:17des
41:18des
41:19des
41:19des
41:19des conséquences
41:20importantes
41:20vous restez avec nous
41:22messieurs
41:22dans un instant
41:23la suite de nos échanges
41:24juste avant à 9h48
41:25on fait un point sur
41:26la tendance
41:27avec
41:27dont un
41:28cac et ronde
41:28qui débute la semaine
41:30dans le rouge
41:30moins 0,5%
41:32à la porte des
41:338000 points
41:33à 7925 points
41:35à noter les valeurs cycliques
41:36qui ferment la marge
41:37Vinci, Bouygues
41:38ou encore Michelin
41:39sont les trois plus fortes baisses
41:40avec des baisses comprises
41:41entre 1,5 et 1,9%
41:44à l'inverse
41:45vous avez seulement
41:455 valeurs qui sont dans le vert
41:47ST Microelectronics
41:48Accor, Safran
41:49ou encore Renault
41:50du côté de la parité
41:51euro dollar
41:51nous sommes toujours
41:52très légèrement
41:52au-delà des 1,17
41:53quand sur le front
41:55des taux
41:55le disant français
41:56prend 4 points de base
41:57à 3,46
41:58quand le disant américain
41:59est stable
42:00à 87
42:01dans un instant
42:02bien sûr
42:03dans 10 minutes même
42:04vous allez retrouver Raphaël Lejean
42:05d'ailleurs qui nous rejoindra
42:06dans 5 minutes
42:07pour nous présenter
42:08le programme
42:08de son émission
42:09vous savez désormais
42:10que les experts
42:11c'est de 10h à 11h
42:12mais juste avant
42:13suite de ces échanges
42:14donc avec Antoine Ternon
42:15avec nous en plateau
42:16gérant de portefeuille
42:17chez Apicil
42:18Asset Management
42:19et Pierre-Alexis Dumont
42:21à distance
42:21depuis Sycomore
42:23Asset Management
42:24que faites-vous messieurs
42:25en termes d'allocations
42:26pour cette deuxième partie
42:27de l'année
42:28avec Pierre-Alexis Dumont
42:29le disait il y a un instant
42:31l'effet des droits de douane
42:32qui c'est vrai pour l'instant
42:34est présent sur les marchés
42:36et en même temps
42:36il y a assez peu de recul
42:37Antoine Ternon
42:38Oui tout à fait
42:39donc comme je disais
42:40un match plutôt en faveur
42:41des actions européennes
42:42sur le S1
42:43quid maintenant du reste
42:44de l'année
42:45avec un été plutôt porteur
42:46sur les actions US
42:49un été qui a vu
42:50et qui pourra
42:51une dynamique
42:52qui pourra continuer
42:53sur le reste de l'année
42:54se dégonfler
42:55un certain nombre
42:56de primes
42:56de risque
42:57c'est-à-dire un dégonflement
42:58on va dire
42:59du rendement supplémentaire
43:01attendu par les investisseurs
43:01de la part de la géopolitique
43:03quelque chose
43:04qui est moins présent
43:06pareil sur les droits de douane
43:07c'est toujours assez présent
43:08mais on a le sentiment
43:09quand même
43:09que les investisseurs
43:09s'en accommodent
43:10de plus en plus
43:10il y a de plus en plus
43:11de deals
43:11qui ont quand même
43:13été signés
43:14plus ou moins
43:14à l'avantage
43:15des zones concernées
43:16donc ça c'est
43:17un certain nombre
43:18de facteurs risqués
43:19qui s'évaporent
43:20en partie
43:20bien sûr
43:21et qui permettent
43:22de voir un petit peu
43:22moins de nuages
43:24à l'horizon
43:24maintenant en termes
43:25de dynamique bénéficiaire
43:26pour raisonner
43:27un petit peu plus
43:28zoomé
43:28de manière un peu plus
43:29microéconomique
43:30on voit quand même
43:31que la dynamique
43:33attendue
43:34pour le reste
43:34de l'année 2025
43:35elle est largement
43:36en faveur
43:36des actions américaines
43:37avec ce qu'on appelle
43:39des BPA
43:39qui sont attendus
43:40en croissance
43:40des bénéfices par action
43:41merci pour le petit sous-titre
43:45qui sont attendus
43:45à plus de 8%
43:46aux Etats-Unis
43:47quand ils sont
43:47à moins 4%
43:47en zone euro
43:48donc voilà
43:49l'un dans l'autre
43:49est-ce qu'on a envie
43:50de continuer
43:51de profiter
43:51de cette bonne tendance
43:53regain
43:54d'intérêt
43:57pour les actions européennes
43:58aussi en lien avec
43:59des grosses enveloppes
44:01qui ont été mises
44:01sur la table
44:01je ne vais pas faire
44:02de la redite
44:03mais de la part
44:04de la commission européenne
44:05et allemande
44:05on change un peu
44:06de paradigme
44:07mais voilà
44:07de manière un peu plus
44:08zoomée sur le reste
44:09de l'année
44:09je pense qu'il y a
44:10peut-être des prises
44:11de bénéfices
44:12à prendre
44:12sur certaines thématiques
44:14et peut-être
44:15se repositionner
44:16vers là
44:16où il y a plus
44:17de potentiel
44:18en termes de dynamique
44:19micro
44:20les niveaux de cherté
44:21nous inquiètent
44:22un petit peu moins
44:23on sait à quel point
44:24ils peuvent être
44:25survalorisés
44:26certains indices
44:27dans la mesure
44:28où je pense
44:28qu'il ne faut pas
44:28les regarder
44:29sur la moyenne
44:29décennale
44:30ou sur 20 ans
44:31puisque la masse monétaire
44:33depuis 2000
44:34a quintuplé
44:35donc il y a forcément
44:36un mécanisme
44:37d'inflation des actifs
44:39de la même manière
44:40qu'on a de l'inflation
44:41dans notre panier alimentaire
44:43il y a aussi
44:43une inflation
44:43des actifs risqués
44:44donc il faut peut-être
44:45plus regarder
44:46la dynamique en tendance
44:47que comparer
44:48par rapport
44:48à la moyenne historique
44:49ça nous inquiète moins
44:52de voir des niveaux
44:52de cherté élevés
44:53dans la mesure
44:54où il y a des choses
44:54qui se payent cher
44:55de par les bénéfices
44:57attendus pour la suite
44:57Quelle allocation
44:58aujourd'hui
44:59chez Sycomore
45:00Asset Management
45:01Pierre-Alexis Dumont ?
45:03Sur la partie allocation
45:04oui on est assez
45:08en ligne
45:08avec ce que disait Antoine
45:09c'est-à-dire
45:09qu'on est un peu
45:10partagé
45:11entre des niveaux
45:12de cherté
45:13qui sont quand même
45:16relativement importants
45:17historiquement
45:17notamment
45:18sur les secteurs
45:20et les valeurs
45:21qui affichent
45:22de la croissance
45:22donc c'est vrai
45:24et que là
45:24il y a une vraie
45:25divergence
45:26entre ces secteurs
45:28qui emmènent
45:29le marché
45:29donc les grandes tech
45:31notamment
45:33aux Etats-Unis
45:34qui sont quand même
45:35des drivers
45:36importants
45:36on a des niveaux
45:37de concentration
45:38des indices américains
45:41qui n'ont jamais
45:42été lus
45:42et le reste
45:44du marché
45:44qui lui
45:45vraiment
45:47a beaucoup
45:48beaucoup pâti
45:49du manque
45:49de visibilité
45:50et là
45:51j'ai envie de dire
45:52qu'on va faire
45:52un peu la même chose
45:53que ce qu'a décrit Antoine
45:55on a plus de visibilité
45:57sur les prochains mois
45:58pourquoi ?
45:59parce que
46:00l'aspect
46:00incertitude tarifaire
46:02qui a beaucoup
46:03notamment
46:04handicapé
46:04à certains secteurs
46:05on peut parler
46:06notamment du secteur
46:06de la santé
46:07qui est vraiment
46:08un des gros perdants
46:09depuis le début d'année
46:11maintenant
46:12on sait
46:13à peu près
46:14sur les prochains mois
46:16quelles vont être
46:17les mesures prises
46:18sur ce secteur
46:19et donc ça nous permet
46:20nous
46:21en tant que
46:22stock picker
46:24de pouvoir faire
46:25le tri
46:25entre les valeurs
46:26qui ont en effet
46:27beaucoup beaucoup trop
46:28été pénalisées
46:29par cette incertitude
46:30et qui de ce fait
46:31vont pouvoir
46:32afficher
46:33des meilleures dynamiques
46:34ou des meilleurs
46:35changements de dynamique
46:36sur les prochains mois
46:37et des valeurs
46:38qui elles
46:39vont continuer
46:40à souffrir
46:41parce que
46:42le marché sous-jacent
46:45reste
46:45très mal
46:46très mal orienté
46:48nous on reste encore
46:49par exemple
46:50assez prudent
46:50sur la partie
46:51automobile européenne
46:52du fait
46:54d'un marché
46:55en volume
46:56qui reste mal orienté
46:57alors que
46:57sur la partie santé
46:58on aurait tendance
46:59à penser
47:00qu'on a
47:00aujourd'hui
47:01des opportunités
47:03à prendre
47:03donc on va vraiment
47:04faire le tri
47:05entre ces valeurs-là
47:06prendre en effet
47:07un peu de bénéfice
47:09sur les valeurs
47:09qui ont tiré
47:10les marchés
47:11sur lesquels
47:11on a le niveau
47:12de cherté
47:12et sur lesquels
47:14je pense
47:15notamment au secteur
47:16bancaire européen
47:17on est quand même
47:18en phase de baisse
47:20des taux
47:20en Europe
47:21donc cette partie
47:23un peu
47:23de hausse des taux
47:25qui a beaucoup
47:26beaucoup soutenu
47:27le secteur
47:28il est un peu derrière
47:29avec une revalorisation
47:30qui a été assez forte
47:31pour s'intéresser
47:33à des secteurs
47:34notamment le secteur
47:34des exportateurs
47:35qui a été
47:36qui a été
47:37qui a été
47:39pénalisé
47:40et donc sur la partie
47:41allocation
47:41on va un peu
47:43traduire
47:43cette vision
47:45un peu en vialente
47:46c'est-à-dire
47:46mettre assez peu
47:47de risques
47:48sur cette partie
47:49allocation
47:49avec une vision
47:50relativement prudente
47:52mais par contre
47:53sur la partie
47:54action
47:56on va avoir tendance
47:57à aller sélectionner
47:59des sociétés
48:00sur lesquelles
48:01il y a
48:02beaucoup de leviers
48:03opérationnels
48:04d'amélioration
48:05de la visibilité
48:06donc des sociétaires
48:07un peu plus risqués
48:07un peu moins défensibles
48:09que la moyenne
48:11Dernière question
48:12pour vous
48:12Antoine Ternand
48:13est-ce que la situation
48:14de la France
48:15notamment sur la soutenabilité
48:17de la dette publique
48:17c'est quand même
48:18une question
48:18qui se pose souvent
48:20notamment sur ce plateau
48:21depuis des années
48:22remet en jeu
48:23aujourd'hui
48:23l'allocation
48:24quand vous voyez
48:24un 10 ans français
48:26à quasiment 3,5%
48:27à la porte
48:28du 10 ans italien
48:30est-ce que ça remet
48:30un petit peu en cause
48:31aujourd'hui
48:31votre allocation
48:32France
48:33versus autres pays
48:34européens
48:35Alors déjà
48:35la question
48:36elle est de savoir
48:36à quel point
48:37est-ce que ça se déverse
48:37dans la dynamique
48:39des actions
48:40françaises
48:41et à quel point
48:42est-ce que ça se déverse
48:43sur le marché obligataire
48:43on voit que
48:44l'écartement
48:45entre le 10 ans allemand
48:48et le 10 ans français
48:48il est quand même maintenu
48:49à des niveaux
48:50assez bas
48:50malgré les incertitudes
48:52par contre
48:53vous l'avez dit
48:54l'ensemble
48:55des écarts
48:57des rendements
48:58des états périphériques
49:00se rapprochent
49:00de plus en plus
49:01de la dette française
49:02alors il y a une bonne raison
49:03à ça
49:03vous parliez
49:03de notre équivalent
49:06italien
49:07eux ils ont reçu
49:08quand même
49:08une manne d'argent
49:10de la part de la BCE
49:10depuis les différentes enveloppes
49:12notamment la dernière
49:13qui s'appelle la LTRO
49:14qui ont été
49:15assez en faveur
49:16d'un resserrement
49:17des spreads
49:18de la part
49:19joués par les investisseurs
49:21donc ça c'est assez naturel
49:23que finalement
49:23avec des flux
49:24qui ont été dirigés
49:25et qui ont été soutenus
49:26par la Banque Centrale Européenne
49:28on puisse retrouver
49:29des états
49:32qui étaient jugés
49:33un peu comme
49:34les mauvais élèves
49:34proches aujourd'hui
49:35des taux
49:37auxquels
49:37emprunte
49:38l'état français
49:39maintenant
49:40la rentrée
49:41va effectivement
49:41être assez charnière
49:43pour les actions françaises
49:44et pour les taux français
49:46on a un mouvement d'ampleur
49:48qui se prépare le 10 septembre
49:48on a cet après-midi
49:49notre Premier ministre
49:50qui va s'adresser
49:51aux français
49:52et donc évidemment
49:53on suivra ça de près
49:54maintenant la question
49:55c'est de savoir
49:55est-ce que les investisseurs
49:56ils seront attentifs
49:57ou alors ils regarderont
49:58au-delà et d'où la dynamique
50:00peut-être du CAC 40
50:01et nous sommes à 10 points de base
50:02des cas entre le 10 ans français
50:03et le 10 ans italien
50:043,56 pour le 10 ans italien
50:063,46 pour le 10 ans français
50:08et là
50:09liaison est toute trouvée
50:10avec les experts
50:11que vous retrouvez désormais
50:12à partir de 10 heures
50:14avec Raphaël Lejean
50:15bonjour Raphaël
50:16j'imagine que
50:17ce 10 ans français
50:18ça va être l'un de vos sujets
50:19de la rentrée
50:20évidemment on voit les tensions
50:21sur la dette française
50:22qui continue
50:23évidemment
50:24pourquoi ?
50:24parce que la tension politique
50:26reste totale
50:28en cette rentrée
50:29une rentrée sociale chaude
50:31comme on a l'habitude
50:31de le dire
50:32en chaque rentrée
50:33mais cette fois-ci
50:33peut-être plus vrai
50:34que d'habitude
50:35avec un budget très compliqué
50:36pour François Bayrou
50:37qui sera sur tous les fronts
50:39cette semaine
50:40on en parle dans une minute
50:41avec mes experts
50:43nouvelle saison
50:44de 10h à 11h
50:45voilà
50:45nouvel horaire pour les experts
50:46et donc
50:47Good Morning Market
50:48chaque matin
50:48de 9h à 10h
50:50sur BFM Business
50:51merci beaucoup Antoine Ternon
50:52d'être revenu ce matin
50:53en plateau
50:54gérant de portefeuille
50:54chez Apicy
50:55de Asset Management
50:55vous étiez avec Pierre-Alexis Dumont
50:57de Sycomore Asset Management
50:59très courte pause
51:00dans un instant
51:01les experts
51:01et donc je vous rappelle
51:02la tendance
51:03à la bourse de Paris
51:04moins 0,5%
51:067 929 points
51:08avant Nvidia
51:09mercredi
51:09avant l'inflation
51:10américaine
51:11vendredi
51:11tout cela bien sûr
51:12vous le suivez
51:13sur BFM Business
51:14et dans BFM Bourse
51:15à partir de 15h30
51:16très bonne journée
51:17Good Morning Market
51:20sur BFM Business
51:22Sous-titrage Société Radio-Canada
51:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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