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  • il y a 2 ans
Vendredi 6 octobre 2023, SMART SPORTS reçoit Michael Tapiro (Fondateur, Sports Management School) et Frank Tapiro (consultant créatif)

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Transcription
00:00 *Générique*
00:08 Bonjour à tous et bonjour à tous, bienvenue dans Smart Sport, le match qui oppose toutes les semaines Tapiro à Tapiro,
00:13 Franck Tapiro contre Mickael Tapiro, le sommaire de cette semaine.
00:16 - Alors je vais parler de l'OL, une nouvelle crise à l'OL, avec Textor, l'aventurier des millions perdus.
00:23 Toujours aux Etats-Unis, les costumes de l'équipe féminine de football américaine et masculine sont exactement les mêmes.
00:30 Est-ce que c'est une question de non-genre ou pas ?
00:33 - Je vais parler de la marque Hublot qui devient vraiment la marque du football avec une nouvelle série spéciale.
00:38 - Concernant Dupont et le match France-Italie ou les quart de finale,
00:41 est-ce que nous sommes tous chirurgiens maxillofaciales pour savoir exactement s'il jouera en quart de finale ou pas ?
00:46 - Et puis l'amour des Rolling Stones pour le baseball, on en reparlera aussi.
00:49 - D'accord, c'est Ring Doom, un lien avec Dupont parce que ça se joue beaucoup sur la face.
00:52 Est-ce que 20 000 euros par seconde pour un combat qui en dure 9 est légitime pour un combat de MMA ?
00:59 - Le sommaire de Smartport, on passe tout de suite au programme.
01:02 La crise à l'OM, Franck Tapiro, racontez-nous tout, pourquoi Textor est sur le point de crasher ?
01:13 - En fait l'OL c'est vraiment le cumul des mandales.
01:15 C'est vrai que les emmerdes arrivent jamais seuls.
01:18 Non seuls mais ils sont derniers du championnat, ils ont 2 points ou 3 points, 2 points je crois.
01:22 Ils jouent surtout pas bien, les joueurs sortent dévestés en pleurant.
01:27 Donc c'est une crise sportive, une crise psychologique et là patatras, crise financière.
01:32 Alors ça avait mal commencé avec le départ en fanfare de Olas, pourtant Olas c'est quand même une référence.
01:38 Avec ce sextuple champion de France, cette gestion impeccable, ce nouveau stade, cette merveille.
01:44 Et quand il part on se rend compte que finalement les comptes ne sont pas exactement comme il les avait prétendu les m'en laisser.
01:51 Et là aujourd'hui c'est une catastrophe, pourquoi ?
01:53 Parce que Textor, qui avait quand même injecté énormément d'argent, qui devait surtout injecter beaucoup d'argent,
01:59 voit un financement de 75 millions disparaître, plouf, en fumée comme ça.
02:05 - Oui c'est iconique, la société qui serait sur le point de se retirer, un des actionnaires qui avait suivi Textor dès le départ.
02:13 - Voilà, mais quand on parle de 75 millions d'euros, c'est pas un petit chip, c'est pas un pourvoir.
02:18 Carrément, est-ce que, on doit se poser la question, est-ce qu'ils vont aller au bout ?
02:22 Est-ce que finalement c'est pas un signe de retrait absolu ? Est-ce qu'ils ne vont pas vendre l'OL dans les jours qui viennent ?
02:27 Est-ce que l'OL peut finalement survivre ?
02:30 Donc c'est extrêmement grave, il y a une somme d'argent, parce qu'aujourd'hui on parle de millions comme on parle de but,
02:34 75 millions pour les choix ça veut rien dire, mais 75 millions dans le budget d'un club comme cela, c'est extrêmement grave,
02:40 et surtout c'est une crise de défiance.
02:42 - Là c'est difficile de parler de sport, je crois que c'est un ratage sur un modèle.
02:47 On est sur un modèle américain, que ce soit Iconic, que ce soit Eagle,
02:51 quand on rachète un club de baseball ou un club de foot américain, quand ça va pas, on descend pas.
02:57 Quand ça va pas, on est premier à la draft.
02:59 Sauf que là, l'OL quand ça va pas, on peut être relégué.
03:01 - Parce qu'il faut expliquer qu'aux Etats-Unis ce sont des ligues fermées.
03:03 - Ce sont des ligues fermées, on en a déjà parlé à une précédente émission, et là ça change tout,
03:07 parce que quelque part, c'est aussi croire que l'investissement dans le sport professionnel est identique
03:14 sur le modèle américain et sur le modèle européen.
03:17 Absolument pas.
03:18 Et là aujourd'hui, encore une fois 75 millions d'euros c'est énorme,
03:21 ça ne représente que 19% de l'investissement global, donc c'est tout à fait relatif.
03:25 Néanmoins, c'est un signal très faible sur un problème très fort qui consiste à dire
03:31 que tous les investisseurs qui débarquent en Europe avec des clubs qui sont forts
03:35 ont du mal à rentrer avec un retour sur investissement identique à ce qu'ils peuvent connaître aux Etats-Unis.
03:41 - Et c'est une catastrophe non seulement pour l'OL, mais pour toute la Ligue 1 et pour le rachat des droits.
03:45 - Pourquoi ?
03:46 - Parce que vous imaginez la chute libre ? On parle de l'OL.
03:49 Même si pour moi il a tout réussi au las, sauf un truc, je lui ai dit un jour, il n'a pas très bien pris,
03:54 mais il a fait un grand club, il n'a pas fait de marque.
03:56 L'OL n'est pas une marque.
03:58 PSG est une marque, Saint-Etienne est une marque, Marseille évidemment est une marque,
04:02 l'OL non, premièrement.
04:03 Deuxièmement, ça jette pour moi le discrédit sur l'ensemble de la Ligue 1.
04:07 Parce que laisser un club comme l'OL, d'abord, dernière position, se scratcher comme ça,
04:13 quelque part ça aspire par le fond à la Ligue 1, alors que la Ligue 1 est au contraire en train de montrer de très bons signes,
04:18 comme ce qu'on a vu avec Lens face à Arsenal, PSG, l'OM.
04:22 - Je pense que Textor ne l'a pas fait exprès.
04:24 - Je ne parle pas de fait exprès, je parle de c'est une conséquence.
04:26 - Il ne l'a pas fait exprès, mais encore une fois, en France on a des NCG.
04:29 On ne peut pas dépenser plus que ce qu'on a.
04:31 Aux Etats-Unis on n'a pas ce problème là.
04:33 Et ils se retrouvent contraints à avoir un mercato extrêmement faible par rapport aux promesses.
04:38 On l'a vu, Laurent Blanc est resté trois semaines, il est reparti.
04:41 Donc, quelque part, dans l'équation d'un club européen, qui n'est pas Manchester United, ou Manchester City, ou Liverpool,
04:48 qui vit avec un ADN très fort, l'OM de Lyon est très respectable, mais ce n'est pas un top club d'un point de vue de la marque.
04:55 C'est très simple, on ne peut pas suffisamment être amorti en fonction des problèmes de football, en fonction des problèmes de résultats.
05:04 Et là, aujourd'hui, c'est simple, si le club, un petit peu à l'instar de Bordeaux, on est exactement sur le même schéma.
05:10 Bordeaux, nouveau stade, nouvel investisseur, beaucoup d'argent.
05:13 Il descend dans la deuxième division, il faut assumer.
05:15 Mais encore une fois, on n'est pas du tout sur le même modèle que le modèle américain, qui protège contre ça.
05:20 - Et rappelons aussi ce qu'on a dit, c'est vrai pour le PSG à l'époque, l'argent n'achète pas tout, Dieu merci.
05:24 Vous pouvez avoir beaucoup d'argent, vous retrouvez une dernière position, vous pouvez avoir beaucoup d'argent,
05:27 et puis finalement passer à côté de votre projet de club, de marque, et votre projet aussi environnemental.
05:32 On oublie, pour moi, l'environnement du foot, c'est quoi ?
05:34 Déjà, quand on a un stade comme celui de l'OL, on ne joue pas qu'au foot, on fait des concerts.
05:38 Quand on est une marque comme l'OL, logiquement, pour moi, ce n'est pas une marque, mais un club comme l'OL,
05:42 on doit irradier en dehors de son sport.
05:44 On sait que le Loup a profité, c'est vrai, de la croissance de l'OL.
05:48 - Le Loup, c'est le club de rugby.
05:49 - Le Loup, c'est le club de rugby, a profité de la croissance de l'OL, et c'est vrai que pour moi,
05:53 cette irradiation de l'OL est en train de baisser.
05:56 C'est terrible pour la 2e ou 3e région de France, ça dépend si on met l'OL avant Marseille, je ne veux pas assommer Marseille,
06:02 mais c'est extrêmement grave pour tout l'écosystème, pour l'économie du foot, l'économie tout court.
06:06 - J'aimerais bien intervenir là-dessus, parce que, encore une fois, on discute entre passionnés et entre païches, entre régionaux.
06:12 Pour nous, Lyon, c'est une région avec une image forte, etc.
06:16 Mais on est à des années-lumières.
06:18 Iconic se retire, non pas parce que les résultats sont mauvais, c'est parce que Texter avait promis qu'il allait rentrer en bourse,
06:25 et comme il ne rentre pas en bourse, alors à ce moment-là, il y a un alinéa dans le contrat qui fait qu'Iconic a le droit de se retirer.
06:31 Donc, quelque part, l'effet conjoint, il est dramatique pour les supporters, il est dramatique pour les joueurs,
06:37 il est effectivement dramatique pour la Ligue, mais on voit bien que, encore une fois, la Ligue a un rôle et la Ligue a une responsabilité.
06:44 Parce qu'on le sait très bien, lorsque des investisseurs arrivent et viennent massivement acheter et investir dans les clubs,
06:51 la Ligue a son mot à dire. Et là, quelque part, ça a été, excusez-moi l'expression, la foire à la saucisse,
06:56 on s'est retrouvé avec des clubs très riches, mais avec des propriétaires qui n'ont pas compris.
07:01 Parce que l'argent n'a pas la même valeur, je suis d'accord, mais l'argent n'a pas la même valeur en fonction de la culture.
07:05 On ne peut pas laisser rentrer de l'argent américain en France, ils ne comprennent rien au foot.
07:10 Pour eux, l'argent, c'est numéraire. Pour nous, l'argent, c'est de la valeur. Donc, encore une fois, le même argent ne procure pas la même valeur.
07:17 Quand on met des gens qui ne comprennent rien à notre sport, l'argent se finit toujours dans le mur.
07:21 – Le but, ce n'est pas de dire "USA go home", le but, c'est de dire, quand vous venez dans nos championnats,
07:26 essayez à minima de vous adapter au système européen et surtout au système de région.
07:30 – Bien sûr, culturellement.
07:31 – Merci, premier sujet, Textor, peut-être la fin ?
07:37 – Peut-être la fin.
07:38 – A suivre.
07:39 [Générique]
07:42 – On connaît le prêt-à-porter pour homme, on connaît le prêt-à-porter pour femme,
07:45 est-ce que vous connaissez le prêt-à-porter non-genré ?
07:48 – Écoutez, c'est surprenant, mais ça existe, on savait que ça allait venir par le foot,
07:53 on savait que ça allait venir Outre-Atlantique.
07:55 – On va regarder quelques images et vous allez les commenter.
07:57 – A la première observation de ce costume, déjà, on va mettre de côté les goûts et les couleurs,
08:01 on voit juste que c'est une jolie femme, bien habillée, avec un costume,
08:05 où le croisé, et là maintenant c'est Rapinoe, on voit très bien que le croisé est un croisé homme, d'accord ?
08:11 Alors que c'est exactement comme le boutonnage, en général le boutonnage est inversé chez les femmes,
08:15 ça c'est une information très importante.
08:17 J'attire votre attention sur l'histoire de la mode et les évolutions
08:21 qui ont consisté à voir avec Coco Chanel la possibilité de voir les femmes
08:26 pouvoir se mouvoir autrement qu'avec les accoutrements d'avant et se rapprocher du monde de l'homme.
08:31 Donc, quelque part, on allait vers un vêtement de femme inspiré de celui des hommes.
08:36 J'attire votre attention aussi sur que Yves Saint Laurent, un jour, a décidé que le smoking pouvait être
08:41 un vêtement pour femmes.
08:43 – Absolument.
08:44 – Mais c'était un vêtement pour femmes avec un boutonnage de femmes.
08:46 Là aujourd'hui, on a l'impression qu'on va à l'encontre de l'histoire, en tout cas à l'encontre de la mode.
08:52 Y a-t-il une idéologie ? Et un petit clin d'œil derrière tout ça,
08:55 et je ne pense pas que ce soit la problématique de la Fédération Américaine de Football Masculine et Féminine,
09:00 mais quelque part, en faisant ça, c'est comme si on faisait une économie d'échelle
09:03 et quelle que soit la taille, on pouvait habiller les hommes et les femmes de la même façon.
09:06 – Oui, d'ailleurs, on ne l'a pas dit, c'est la tenue officielle portée par les joueuses de l'équipe américaine de football
09:11 qui disputent les mondiaux, les Jeux Olympiques.
09:15 – Mais on est en pleine Fashion Week, donc on peut en parler,
09:17 parce que, évidemment, ça sort là parce que la Fashion Week, premièrement.
09:20 Et deuxièmement, je suis effondré, en fait.
09:23 Mais sérieusement, vous vous rendez compte de comment on parle ?
09:26 En fait, pour gommer les différences, on va vers l'indifférence.
09:32 Mais l'indifférenciation, c'est la négation même de ce qu'on est,
09:35 et c'est la négation, moi qui ai défendu, vous le savez, pendant des années, le foot féminin,
09:38 je suis occupé de la Fedé pendant longtemps,
09:40 j'ai fait la première grande campagne populaire pour lancer le foot féminin,
09:43 c'est la négation absolue du sport féminin.
09:45 Donc, des nanas dans un croisé, et Mickaël a raison, on va être d'accord là,
09:49 mais oui, parce que des nanas qui s'habillent dans un costume d'hommes
09:52 qu'on a arrangé pour que ça tienne aux femmes,
09:54 c'est-à-dire un peu plus amplici et plus cintré, donc c'est féminin.
09:58 Mais ça veut dire quoi l'histoire ?
10:00 En plus, ce qui est formidable, c'est que, à la limite, si on avait dit que
10:03 c'était le costume officiel, mais on n'est pas du tout sûr que l'équipe masculine
10:06 va s'habiller avec le même costume.
10:08 Mais bien sûr !
10:09 A l'invité, on a l'impression que le costume, c'est une prise de pouvoir,
10:12 c'est une prise de guerre de la part de l'équipe féminine par rapport au masculin.
10:15 Je suis désolé, on confond la forme et le fond,
10:18 et quand il est question de fond, on trouve ça un peu dérisoire.
10:21 Si on veut faire un vrai coup, moi je me suis déjà proposé,
10:23 ok, on met les nanas en costume croisés comme les mecs,
10:26 et les mecs au kilt !
10:28 Comme ça, au moins, c'est facile, l'un change de costume avec l'autre.
10:31 Mais ça, ce sera au moins un coup de communication.
10:33 Mais là...
10:34 - Il y aurait de l'humour, et j'ai pas le sentiment que dans ces démarches-là,
10:36 il y ait beaucoup d'humour.
10:37 - Non, parce qu'il y a des woke derrière ça, et le woke ne peut pas avoir d'humour,
10:39 parce que tout est très sérieux.
10:41 Donc, on sent que ce sont des woke derrière,
10:43 qui poussent derrière Disney, qui poussent derrière Nike,
10:45 qui poussent derrière toutes les grandes marques américaines
10:47 qui sont déjà dans le mur, parce que dans 2-3 ans, vous allez voir,
10:50 ils vont tomber de haut de leur splendeur et de leur arrogance absolue
10:53 à jouer avec des genres, faire croire à des enfants que c'est comme ça,
10:56 voilà une femme, elle se habille comme un mec,
10:58 un peu plus amplifié, un peu plus centré,
11:00 mais dans quel monde on vit ?
11:01 Au contraire, renforçons nos différences,
11:03 pour aller vers cette acceptation plus d'homogène de femmes.
11:06 - Là, on est quand même sur la deuxième phase de l'hystérie
11:08 qui consistait à dire que le foot américain
11:10 était l'équivalent des hommes comme des femmes,
11:12 mais le foot féminin aux Etats-Unis est beaucoup plus fort,
11:14 est beaucoup plus prédictable, gagne beaucoup plus d'argent.
11:16 Donc, ce n'était pas un exploit d'avoir des salaires équivalents
11:19 entre les hommes et les femmes, c'est tout à fait normal.
11:21 Donc, quelque part, cette esbroufe, cette imposture,
11:24 a fait en sorte qu'aujourd'hui, on se retrouve avec un costume,
11:26 certes bien taillé, mais peut-être pas aux bonnes proportions,
11:28 - Oui, un costume qui gobe la féminité,
11:30 on va avoir le foot féminin justement pour de vraies bonnes raisons,
11:33 et là, finalement, on va avoir des mecs qui jouent au foot,
11:35 mais ils ont des cheveux longs et des costumes de nanas,
11:37 et de mecs, non mais, ça veut dire quoi ?
11:39 Moi, je suis scandalisé, parce que c'est tout l'inverse
11:41 de la stratégie du foot féminin.
11:43 - Voilà pour la leçon de mode par les frères Tatian.
11:47 - Semaine de Ligue des Champions, messieurs,
11:53 quel est le sponsor officiel en tant qu'horloger de cette compétition ?
11:57 - C'est Hublot. - Hublot ?
11:58 - Bah oui, c'est une marque de luxe.
12:00 - Oui, c'est une marque de luxe, mais vous savez, depuis quelques années,
12:02 les gens ne se rendent pas compte que ce n'est pas parce que le foot
12:04 est un sport populaire qu'ils ne donnent pas les marques de luxe.
12:08 Là, n'oublions pas, à chaque Coupe du Monde de foot,
12:10 depuis quelques années, d'ailleurs, je me rappelle avoir été au Brésil,
12:12 comment arrive la Coupe du Monde ? Dans une énorme malle, Louis Vuitton !
12:16 On va dire, mais enfin, c'est pas possible !
12:18 Que fait la malle Louis Vuitton avec cette Coupe du Monde ?
12:20 Ça n'a rien à voir, mais c'est exactement l'inverse !
12:22 Parce que c'est le sport roi dans le monde,
12:24 c'est le sport qui traque le plus d'argent,
12:26 qui fait fantasmer le plus les riches du monde entier,
12:29 et tout le monde aujourd'hui veut être soit côte à côte de rappeurs,
12:32 soit à côté de footballeurs !
12:34 - Alors, cette semaine, je vous interromps,
12:36 cette semaine, justement, ce sponsor de la Ligue des Champions
12:40 a présenté un nouveau modèle, on peut le voir,
12:42 il est vendu 6100 euros,
12:44 est-ce que vous croyez que les supporters qui étaient hier à Lens
12:48 connaissent, un, la marque, et deux, sont susceptibles d'acheter ce genre de modèle ?
12:54 - Oui, ils connaissent, bien entendu qu'ils connaissent pire !
12:56 - Non, moi je suis convaincu qu'ils connaissent pas !
12:58 - Non sans moi, ils connaissent, parce que toutes les plus grandes stars du monde la portent,
13:00 Mbappé en premier, il y a eu Pelé avant...
13:02 - Pardonnez-moi, commençons par le commencement,
13:04 là, vous commencez par la fin,
13:06 aujourd'hui, Mbappé a une monte hublot,
13:08 aujourd'hui, LVMH est l'écrin de la Coupe du Monde,
13:10 mais c'est aujourd'hui, parce qu'il y a une confluence
13:12 entre le monde du luxe et le monde du sport,
13:14 parce qu'il y a une autorisation, un petit peu comme la démocratisation du luxe dans les années 70,
13:18 avec les bi-boomer, qui a fait qu'aujourd'hui,
13:20 on se retrouve avec énormément de boutiques de luxe
13:22 et des marques de luxe qui ont la possibilité de toucher tous les marchés.
13:26 Revenons à l'origine, à l'origine, Hublot, c'est une marque qui est à la ramasse,
13:30 et il y a une personne, proche du groupe LVMH,
13:32 qui s'appelle Jean-Claude Biver, c'est un peu un génie de l'horlogerie,
13:34 c'est lui qui a remis au goût du jour la montre automatique,
13:38 il a remis en place ta gueulière, et un jour, on lui confie Hublot,
13:42 et il y arrive de façon brillantissime,
13:44 en réduisant le nombre de produits, mais surtout en se disant, c'est simple,
13:48 j'ai besoin d'un écho du plus grand nombre,
13:50 l'écho du plus grand nombre, c'est le foot, je n'ai pas d'accessibilité dans le foot,
13:52 mais surtout, personne ne perçoit Hublot comme étant utile dans le foot.
13:56 Alors, ce que je vais faire, je suis suisse,
13:58 Luxembourg, suisse, mais la marque est suisse,
14:00 j'ai mes copains de l'UEFA à Agnon, je vais aller les voir,
14:02 et je vais signer en 2008,
14:04 2008, ça remonte à vachement longtemps,
14:06 un partenariat, mais je ne vais pas montrer mes montres,
14:10 à chaque fois qu'il y a un changement entre le numéro 18 et le numéro 14,
14:14 il y a un panneau, ou le torditionnel,
14:16 ou le torditionnel, et il y a un panneau,
14:18 attention, sous une forme iconique d'une montre Hublot,
14:21 avec, quelle est l'ADN d'Hublot, ce sont les vis des rivets,
14:25 et là, quelque part, on est habitué à voir Hublot.
14:28 Ensuite, avec des modèles qui vont cette fois-ci toucher les sportifs,
14:32 les joueurs professionnels qui ont de gros moyens,
14:35 encore une fois, on passe d'une montre à 10, 12, 15 000 euros,
14:38 à des montres à 200 000 euros, pavées de diamants,
14:41 avec une carte de l'Afrique, etc.
14:43 Et quelque part, on a installé Hublot,
14:45 comme Timex à une époque était installé.
14:48 - Oui, mais la deuxième question, c'est,
14:50 est-ce que les supporters de Lens peuvent se la payer ?
14:53 Mais ils s'en foutent Hublot, c'est pas le problème !
14:55 Hublot a décidé de prendre le foot par le haut,
14:58 donc les joueurs de foot, qui ont des millions,
15:01 et les supporters les plus riches du monde du football,
15:04 en gros, ils sont pas là pour vendre des millions de montres,
15:06 comme le ferait nos amis de...
15:09 - Swatch ! - Swatch !
15:10 Ils sont là pour faire, de surfer sur la vague du foot,
15:13 pour vendre en haut de la vague, au plus cher.
15:16 La preuve, 6 200 euros, il y a peut-être 10 personnes dans le stade qui l'ont,
15:20 mais les 10, ils vont montrer à leurs potes qui ne connaisseraient rien au foot,
15:23 mais qui vont pouvoir l'acheter, parce que c'est la montre la plus à la mode,
15:26 le plus dans le coup !
15:27 - Quand bien même ils le pourraient, qu'ils ne le feraient pas,
15:30 elle est éditée à 200 exemplaires,
15:32 le Footix est à des années-lumières de cela,
15:34 il y a au moins 10 000 commandes pour 200 exemplaires,
15:36 le coût est très bon, mais ça spécifie une seule chose,
15:39 c'est qu'on a une montre qui va être directement connectée
15:42 avec tous les résultats de Champions League,
15:44 c'est une montre d'aficionado,
15:46 c'est un lien très fort entre un produit et un univers,
15:49 bien joué, mais encore une fois, ça s'arrête là !
15:51 - Très malin !
15:52 - C'est comme une appli, en fait, ils ont inventé l'appli en live,
15:55 c'est la LDC Live, sur une montre de luxe,
15:57 franchement, il fallait le faire !
15:58 - Puisque c'est très malin, on s'arrête là !
16:00 - Messieurs, quelle est la couleur qu'on ne doit jamais porter sur un plateau de télé ?
16:09 - Alors, de mémoire, connaissant un petit peu la technique,
16:11 c'est malheureusement la couleur de votre pull, c'est le vert,
16:14 parce que c'est un fond incruste !
16:15 - Et quelle est la couleur de l'espoir ?
16:17 - C'est le vert aussi !
16:19 - J'ai choisi mon camp, Dupont va nous permettre de gagner la Coupe du Monde,
16:23 et il jouera ce week-end, ou il ne jouera pas ce week-end.
16:27 - Alors, il ne jouera pas ce week-end, c'est une certitude,
16:29 encore une fois, ça n'a jamais été un doute, en tout cas, dans mon esprit,
16:32 jouera-t-il en quart de finale si la France est qualifiée ?
16:34 En fait, j'aimerais bien placer cette conversation sur le seau de l'espoir,
16:40 un petit peu comme la couleur de votre pull,
16:42 parce qu'on a vu pendant 15 jours en France, on est tous orthopédistes,
16:45 on est tous chirurgiens maxillofaciales,
16:47 et on a tous un avis pour savoir exactement ce que va faire Dupont.
16:50 Mais d'un autre côté, j'ai plus l'impression qu'on soit au quotidien,
16:54 vous savez, dans ce bouquin des années 60 extraordinaire,
16:57 "Psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bételaïm.
16:59 C'est-à-dire qu'on est là, oui, on est dans le conte, on est dans le récit,
17:03 on est dans l'espoir, et en fait, l'homme a besoin de récits,
17:06 on a besoin qu'on lui raconte quelque chose.
17:07 Regardez un petit peu les grottes de Lascaux, on raconte quelque chose,
17:10 et bien c'est exactement la même chose.
17:11 Là, aujourd'hui, on ne sait rien, on ne l'a pas entendu une fois,
17:13 une fois, hein, Dupont !
17:14 - On n'a vu qu'une photo ! - On n'a vu qu'une photo !
17:16 - On a lu un SMS ! - Et là, qu'est-ce qui se passe, gentiment ?
17:18 On nous détaille, par le menu, exactement son entraînement physique.
17:23 Mais d'abord, excusez-moi l'expression, c'est chiant à mourir,
17:26 mais ça ne veut pas dire qu'il va jouer en quart.
17:27 Mais on entretient l'espoir, on entretient le conte, et quelque part,
17:31 quand bien même il serait sur le banc comme un talisman,
17:35 la France et les Français seraient largement satisfaits.
17:39 - Voilà, moi je pense que le plus important, ce n'est pas qu'il soit sur le terrain,
17:41 c'est qu'il soit avec l'équipe de France.
17:43 - En gros, si il est sur le terrain, c'est mieux.
17:45 - Non mais, encore une fois, le plus important, le plus important,
17:48 c'est qu'il soit dans le groupe.
17:49 N'oubliez pas que juste après Salvatiore, on pensait qu'il allait être carrément remplacé,
17:52 sortir du groupe.
17:53 C'est impossible, ça, j'en fais pas, c'est impossible.
17:56 Pourquoi ? Parce qu'il est bien plus important que Galtier,
17:59 bien plus important que n'importe quel autre joueur,
18:01 pas seulement pour ses qualités techniques, physiques, au niveau tactique,
18:06 mais par sa présence, parce que c'est le symbole du sport français aujourd'hui,
18:10 non pas seulement du rugby.
18:12 Donc le fait qu'il soit là, c'est comme quand on a, à l'époque,
18:15 quand il était à Manchester, j'ai eu la chance de parler avec tous ses coéquipiers,
18:19 ils m'ont dit "écoute, c'est simple, même blessé, même sur une petite chaise,
18:23 tu le mets au milieu du terrain, avec lui, on ne peut pas perdre".
18:26 C'est exactement ce que représente Dupont aujourd'hui.
18:29 On peut s'en enorgueillir.
18:30 - Eh bien, c'est très bien, parce que pour le coup, ça fera notre feuilleton des prochaines semaines.
18:33 - Ah voilà !
18:34 - Et si je peux me permettre, et c'est vrai que c'est pour revenir sur la couleur verte,
18:37 malheureusement, on est quasiment convaincus que, en quart de finale,
18:40 la France jouera contre ou l'Afrique du Sud ou l'Irlande, les deux jouent en vert.
18:44 - Et il y a un autre symbole, c'est que c'est la couleur du logo de Bismarck.
18:49 - Serviteur !
18:50 - La petite flèche !
18:51 - La petite flèche !
18:52 - Messieurs, qui cette semaine a gagné 20 000 euros par seconde ?
19:01 - Pas moi !
19:02 - Malheureusement !
19:03 - Vous parlez de l'euro million ?
19:05 - Il y a un peu moins dans la tronche !
19:07 - Exactement !
19:08 - Oui, Cédric Doumbé, dans son combat PFL-UMC, enfin encore une fois,
19:15 ce qui est intéressant, c'est de voir que...
19:17 - Vous pouvez dire ce que c'est ?
19:18 - C'est du MMA, Mixed Martial Arts.
19:21 - Dans une cage !
19:22 - Dans une cage, tous les coups sont permis ou presque.
19:25 PFL, c'est un petit peu une entreprise parallèle, similaire à l'organisation classique,
19:33 - Professional Fighters League.
19:34 - L'UMC, mais il y a un enjeu.
19:37 Et l'enjeu aujourd'hui, le meilleur moyen, parce que c'est le premier coup,
19:40 le meilleur moyen que PFL fasse sa trace, c'est qu'il y ait un buzz.
19:44 Et là, le moins qu'on puisse dire, c'est que le buzz, il est absolu.
19:46 - Il est énorme.
19:47 - Il est absolu.
19:48 - Il est énorme, et puis je vais vous dire, aujourd'hui, il y a ce qui se passe sur le ring,
19:50 il y a les combats en dehors du ring.
19:52 On sait très bien que rien de tel qu'un OMPG pour relancer la 13 sur la Ligue 1,
19:58 et bien maintenant, ça va être pareil pour le MMA.
20:00 PFL contre UFC, alors évidemment, ça passe par Doumbé aujourd'hui,
20:03 mais demain, ce sera d'autres.
20:04 Mais si on crée cette guerre de ligue, comme à l'époque, vous savez,
20:08 avec la WBC, WBA et l'IBF en boxe, on regrette ces grands fights.
20:14 C'est eux qui se tirent à la bourre, c'est eux qui organisent les grands shows.
20:17 - OK, Franck, la grande différence, c'est qu'à l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux,
20:20 et là, on se rend compte qu'en amont, il y avait Don King qui est un réseau social à tout seul.
20:24 - Les réseaux sociaux sont prédominants.
20:26 Le message du combat, ce n'est pas qu'il ait gagné 20 000 euros par seconde pendant 9 secondes,
20:30 ce n'est pas qu'il ait lancé PFL, c'est qu'il ait dénoncé son ancien manager,
20:35 qui est le manager de son adversaire, pour dire que c'est quelqu'un d'absolument pas exemplaire
20:43 et qu'il a été accusé pour violence conjugale.
20:46 Et là, on se dit, on est mélangé entre Voici, Gala, Hanouna, Canal+, Sport, etc.
20:52 et sincèrement, il y a un mélange des genres qui ne va pas du tout.
20:55 - Il n'y a pas que ça, c'est qu'avant, il était UFC.
20:58 Il a été blessé avant un combat, UFC l'a lâché.
21:01 Et en fait, il a dit "Vous verrez, UFC va le regretter".
21:04 Donc il y a une revanche aussi de l'ancien, ce boxeur incroyable qui est soutenu par l'UFC,
21:10 qui passe chez PFL en disant "Moi maintenant, je suis PFL, vous allez le regretter".
21:14 Et en plus, gagné en 9 secondes, ça monte à quel point ?
21:16 En 9 secondes, PFL l'a emporté sur l'UFC.
21:18 - Et il n'y a pas besoin de plus de 9 secondes, vu que le message est passé
21:21 et que Lume a été plus longtemps sur les ondes à décrier donc le Fernand Lopez, son ancien manager, désolé de le citer,
21:29 et l'attrait de la PFL, que de combattre.
21:32 Et quelque part, ça me fait penser un peu au sujet précédent,
21:35 avec l'Olympique Lyonnais et avec les investisseurs américains,
21:37 on a vraiment l'impression que la chose sportive est anecdotique
21:40 par rapport à l'impact que ça suscite et notamment le buzz sur les réseaux sociaux.
21:44 - Mais monsieur, est-ce qu'on n'assiste pas, lorsque j'observe la faiblesse de nos champions de boxe
21:49 et donc finalement de l'écosystème de la boxe, à un transfert d'intérêt des français pour ce genre de discipline ?
21:56 - Bien sûr, depuis quelques années, c'est vrai en France, c'est vrai ailleurs aussi.
22:00 Aujourd'hui, on a des combattants qui sont dans des sports comme le MMA, mais aussi la boxe Thaï,
22:07 et qui commencent à attirer un public de boxeurs qui sont un peu en mal de grand combat.
22:13 - Et de grands champions.
22:14 - Et de grands champions.
22:15 - Et de grandes sommes, Dumbé, il vient du kickboxing.
22:17 Il a annoncé clairement qu'avec le kickboxing, il gagnait quasi 20 fois moins qu'avec PFL.
22:23 Là aussi, c'est un message très fort, c'est dire à ses copains du kickboxing, venez renforcer les rangs.
22:28 Et quelque part, on se rend compte d'une seule chose, c'est que, quel que soit le sport de combat,
22:32 ce qui compte, c'est l'enveloppe budgétaire. Et ça, ça me pose un vrai problème.
22:35 - Oui, parce que demain, ce qui va se passer, c'est que d'abord, au niveau des pratiquants,
22:38 il y a énormément de jeunes qui partaient, il y a encore 20 ou 30 ans, boxe française, boxe anglaise.
22:44 Maintenant, ils vont vers le boxe, et puis ils veulent tous aller dans la cage, ils disent.
22:48 Je veux aller dans la cage.
22:49 Donc, quelque part, on change de paradigme. Pourquoi ? On revient, et c'est un débat qu'on avait sur le rugby,
22:54 vers des sports beaucoup plus violents, même si le MMA est un sport fabuleux,
22:57 parce que c'est un mélange de jujitsu, jujitsu brésilien, boxe, boxe, high kick, etc.
23:02 Mais pour les parents, amener son fils ou sa fille, regardez l'essor chez les filles, au MMA,
23:08 il faut vraiment le vouloir.
23:09 Donc attention, il y a non seulement un problème d'audience, un problème de fric, mais un problème de santé.
23:14 - Et un problème d'éthique, parce que depuis le début, figurez-vous que pendant ces 9 secondes,
23:19 il y a un Gus en face qui a été KO, mais ça fait 3 semaines qu'on nous parle des fractures maxilofaciales
23:26 avec Dupont et avec... Mais comment va-t-il à propos ? On n'en a rien à faire, et ça, ça m'inquiète.
23:30 - Merci.
23:36 - On va parler musique dans Smart Sport. Quel est votre groupe préféré ?
23:39 - Rolling Stones.
23:40 - Quel est votre groupe préféré ?
23:41 - Les Rolling Stones.
23:42 - Pareil, musique.
23:44 - Extraordinaire.
24:05 - Extraordinaire parce que...
24:06 - Mais racontez le coup qu'ils ont fait.
24:08 - Le coup qu'ils ont fait, mais ce n'est pas la première fois. Ils l'ont fait avec la Ligue Nationale de Baseball,
24:14 et en fait, ils ont proposé, ça c'est malin parce qu'ils lancent leur nouvel album...
24:17 - Le 20 octobre.
24:18 - Le 20 octobre, et ils ont proposé...
24:19 - Qui est génial, hein.
24:20 - Qui est extraordinaire, j'ai déjà écouté un ou deux titres, un avec Lady Gaga et Stevie Wonder.
24:23 - Magnifique.
24:24 - Magnifique, on dévoile un petit peu, vous l'écouterez.
24:26 Mais en fait, ils ont proposé finalement de faire un album vinyle aux couleurs de toutes les franchises de la Nationale Ligue.
24:34 - C'est extraordinaire parce qu'on vient de le voir avec la langue, avec les coutures d'une balle de baseball,
24:40 toutes les couleurs, et ça c'est fabuleux, mais ce n'est pas la première fois.
24:43 Ils l'ont fait avec le foot, ils l'ont fait avec le PSG, ils l'ont fait avec l'OM,
24:47 et là ils préparent de le faire avec Barcelone, juste avant le match contre Real Madrid.
24:52 Ça veut dire quoi ? C'est une marque mondiale aujourd'hui, Nestones, mais c'est surtout un logo, ce logo, cette marque.
24:58 On peut très bien ne jamais avoir entendu un disque Nestones, et en revanche, on ne peut pas ne pas connaître cette langue magique.
25:03 Moi j'adore, parce que le baseball, vous savez, c'est un de mes sports d'origine.
25:06 - Mais c'est risqué malgré tout, parce que finalement, vous avez 75 ans, il en a 83, et je suis pratiquement centenaire.
25:12 Nous, on connaît les Stones, mais les jeunes fans qu'on dit...
25:17 - Mais justement, justement, justement, vous savez, quand on regarde les musiciens des Rolling Stones,
25:24 on est vraiment proche de l'immortalité. On ne sait pas comment, aujourd'hui encore, ils sont avec une telle forme, mais toujours en vie.
25:30 - On le sait, mais ce n'est pas pratiqué partout.
25:32 - Mais il y a deux éléments très très importants. Le premier, c'est que quand vous regardez le baseball aujourd'hui,
25:38 et le baseball il y a 100 ans, c'est le même sport. On est exactement dans un conservatisme absolu.
25:44 - Presque les mêmes règles.
25:45 - Le baseball, c'est l'Amérique traditionnelle, c'est l'Amérique de tout temps. Et quelque part, il y a un référent avec ça.
25:51 Les Rolling Stones viennent se nourrir à l'intemporalité de ce sport. Et deuxième élément, les Stones sont des musiciens anglais, comme tout le monde sait.
26:00 Et pourquoi aux Etats-Unis est-ce qu'il va y avoir ce lien ? C'est très simple. Tournée 1989, 50% de la tournée des Rolling Stones aux Etats-Unis
26:10 se passe dans les stades de baseball.
26:14 Ensuite, en 1997, le plus grand concert se fait au Dodger Stadium à Los Angeles. Et en 2005, ça se passe à Fenway Park à Boston.
26:23 Donc il y a un lien très fort entre l'ADN du baseball qui est intemporalité et immortalité, et les Rolling Stones qui est intemporalité et immortalité.
26:31 - Mais comme s'ils viennent en France, malheureusement ils ne vont pas aller dans des stades de basket ou des stades de rugby, ils vont aller dans les stades de foot.
26:36 Ils ont tout compris aux Etats-Unis, si vous n'êtes pas dans le baseball, l'américain moyen ne vous connaît pas.
26:41 Donc en fait, depuis le démarrage, comme ils veulent être le plus grand groupe du monde, c'est drôle parce que je ne dirais pas ça à les Beatles.
26:46 Les Beatles gardent l'ADN anglais beaucoup plus fort que les Stones. Les Stones, il y a plein de gens qui se disent "oui, ils sont anglais", mais je crois qu'il y en a un ou deux qui sont américains.
26:54 - Attendez, nous n'oublions pas une chose, c'est que les Rolling Stones, ça vient d'une musique de blues.
26:59 - De blues. - Ce sont des bluesmen. Les bluesmen sont issus du Mississippi.
27:03 Donc encore une fois, c'est une musique américaine et c'est un tribute aux Etats-Unis pour leur rendre hommage de manière à ce que les choses soient égales par ailleurs.
27:11 - Et ils faisaient la première partie de qui ? De James Brown, aux Etats-Unis.
27:15 Donc vous imaginez Mick Jagger qui chauffait la salle pour Mr Dynamite, qui était James Brown. C'est tout un signe.
27:24 C'est un groupe de R&B, on le sait, c'est pas un groupe de rock, alors que les Beatles, c'est un groupe de pop anglaise.
27:30 On ne dit pas que c'est un groupe de R&B anglaise, puisque ça n'existe pas l'R&B anglaise.
27:34 Donc encore une fois, l'ADN est respecté, c'est magnifique et puis ça aide à valoriser ce sport magnifique qui n'est pas encore, enfin qui a été olympique, qui ne l'est plus.
27:42 Je prends vraiment le baseball et son grand retour dans l'olympisme.
27:46 D'ailleurs avec un ami Bertrand Maire, on a recréé le club du Rhein-Lague, le baseball club du Rhein-Lague, il y a maintenant plus d'un an et demi.
27:52 - Dernière question, parce que là vous êtes parti, je dois vous le dire.
27:55 - Ah mais oui, parce que je dois vous dire.
27:56 - Comment s'appelle votre groupe ?
27:57 - Mon groupe s'appelle les Stonewashed.
27:59 - Le groupe passe en groupe de baseball, c'est en groupe de musique.
28:02 - Mon club de baseball s'appelle le Rhein-Lague, mon groupe de musique depuis 15 ans s'appelle les Stonewashed.
28:06 Sur 20 titres, il y en a à peu près 12 des Stonewashed.
28:09 - Des Stonewashed, c'est Stevie Wonder, c'est James Brown, c'est justement cet univers de R'n'B.
28:13 - Vous l'avez compris.
28:14 - Je suis passionné.
28:15 - Voilà, passionné et encyclopéique.
28:16 C'est la fin de cette édition, cette semaine de Smart Sport.
28:19 Messieurs Tapiro, messieurs Tapiro, à la semaine prochaine.
28:22 - À la semaine prochaine.
28:23 - À la semaine prochaine.
28:24 - À la semaine prochaine.
28:25 - À la semaine prochaine.
28:26 - À la semaine prochaine.
28:27 ♪ ♪ ♪
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