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  • il y a 2 ans
En valorisant les déchets français, CEES crée des lunettes de soleil responsables. Mieux consommer c’est bien, quand c’est accessible à tous, c’est mieux !

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Transcription
00:00 [Musique]
00:06 - Marta Edis avec Antoine de Giacopazzi, bonjour.
00:09 - Bonjour Thomas, merci.
00:10 - Bienvenue à vous, vous êtes fondateur de Margot et de Seize,
00:15 on va comprendre le lien entre les deux.
00:16 Margot, créée en 2016, c'est quoi ?
00:18 Quelles sont les valeurs de la marque et qu'est-ce que vous proposez ?
00:21 - Alors Margot est une marque, donc déjà 100% fabriquée en France,
00:24 qui propose des bracelets qu'on peut porter au quotidien
00:28 pour mettre en avant ses origines et ses passions,
00:31 principalement dans le domaine du sport.
00:33 Donc des produits simples à porter.
00:36 - Avec des messages ?
00:38 - Oui, alors pas forcément des messages,
00:40 comme ce modèle-là par exemple qui représente l'Hexagone,
00:42 notre beau pays, mais il y a pléthore de pays dans la marque,
00:45 l'Italie, le Maroc, la Tunisie, enfin voilà.
00:47 Le principe est de pouvoir afficher fièrement ses origines
00:50 et ses passions sportives.
00:51 - Et donc vous avez, vous êtes allé plus loin
00:54 en créant une marque de lunettes de soleil qui s'appelle Seize,
00:57 déjà ça veut dire quoi ? Parce que ça écrit C2ES ?
01:01 - Tout à fait, alors Seize c'est Clean Earths Enjoyson.
01:04 Donc en fait la volonté pour moi était de pouvoir créer
01:08 un produit utile au quotidien,
01:11 mais sans inciter les gens à surconsommer,
01:14 donc il fallait vraiment que ce soit utile
01:17 et le plus écoresponsable possible,
01:19 toujours fabriqué en France.
01:21 - Alors elles sont faites de quoi ces lunettes ?
01:23 - Plastique recyclé, uniquement des déchets français
01:26 qui sont valorisés sur le territoire,
01:29 dans un périmètre le plus proche possible,
01:31 parce que pour ce faire je travaille principalement avec Emmaüs,
01:35 en Isère, qui a investi il y a quelques années
01:37 dans un centre de valorisation de déchets,
01:40 et pour on va dire 10% restant avec des industriels locaux
01:43 qui ont des rebuts de production,
01:45 dans les matières qui sont nécessaires pour fabriquer mes lunettes,
01:48 parce qu'il y a quand même quelqu'un qui a des charges.
01:49 - Donc ça veut dire que c'est une filière qui existait déjà,
01:52 que vous connaissiez déjà,
01:53 ou alors vous avez dû trouver les bons partenaires,
01:56 les bons interlocuteurs ?
01:57 - Alors un peu des deux, effectivement.
01:58 Il y a certaines marques qui ont essayé de créer,
02:01 ou qui créent encore aujourd'hui, des lunettes en matière recyclée.
02:05 Alors pas vraiment dans le plastique,
02:07 ou du moins dans le plastique avec un mode de fonctionnement
02:10 qui moi ne me convenait pas,
02:12 parce que le recyclage c'est bien,
02:15 mais ça peut avoir aussi des données un peu polluantes,
02:17 parce qu'il faut retraiter les matières, etc.
02:20 Donc j'ai pris un peu des idées,
02:23 et essayé de fabriquer avec bon sens,
02:25 ça a vraiment été le leitmotiv du produit,
02:27 de se dire voilà, comment on peut vouloir faire un produit,
02:30 et essayer d'appliquer un bon sens à toutes les étapes du produit,
02:33 de sa conception à sa distribution.
02:35 - Fabriquées en France, sur ce marché-là,
02:36 est-ce que ça veut dire que vos lunettes,
02:37 elles sont plus chères que la moyenne, forcément, ou pas ?
02:40 - Alors forcément, c'est le mot normalement qui vient à l'esprit.
02:43 Pas du tout.
02:44 Moi mon choix, c'est vraiment un choix économique engagé,
02:48 puisque forcément c'est un risque supplémentaire pour l'entreprise,
02:51 mais le choix est de vouloir rendre l'achat responsable accessible.
02:55 On entend un peu partout qu'il faut inciter les gens à mieux consommer,
02:58 et c'est une très bonne chose,
03:00 mais de mon point de vue, il faut permettre aux gens de mieux consommer.
03:03 Donc les lunettes sont vendues 48 euros en prix public, en magasin.
03:07 Le but c'est vraiment de les rendre accessibles.
03:10 C'est pas forcément non plus à portée de toutes les bourses, malheureusement,
03:13 mais on est bien en dessous de ce qui se pratique généralement.
03:16 - Donc vous nous avez parlé de partenariat loco.
03:19 Il y a une logique de circuit court aussi dans la conception de l'entreprise et de la marque ?
03:25 - Oui. Déjà, le circuit court au niveau des matières,
03:29 parce que travailler avec des déchets, c'est bien.
03:31 Moins on les transporte, c'est encore mieux.
03:33 - Évidemment, si on les fait venir de l'autre bout de la planète, ça n'a pas de sens.
03:36 - Tout à fait.
03:37 Et puis des déchets, il y en a dans toutes les régions, dans toutes les villes.
03:40 Après, effectivement, c'est, comme vous disiez tout à l'heure,
03:42 c'est réussir à trouver les bons interlocuteurs,
03:44 les bonnes personnes capables de rentrer dans le circuit.
03:48 Et puis aussi, pour l'ingénierie, je pense que chaque région détient des compétences dans tout métier.
03:55 Donc j'ai eu la chance de rencontrer des ingénieurs pour la partie développement technique
03:59 qui sont à un kilomètre de mon atelier.
04:01 - Vous êtes dans quelle région ?
04:02 - Annecy, dans Haute-Savoie.
04:04 - Et donc il y a eu une levée de fonds, je crois, récente.
04:07 - Qui est en cours.
04:08 - Qui est en cours, d'accord.
04:09 Quel objectif financier et surtout pour en faire quoi ?
04:13 - Alors l'objectif financier est de faire rentrer pour environ 30% du capital d'entreprise des investisseurs
04:19 pour un montant qui avoisine les 650 000 euros,
04:22 avec derrière un support de BPI.
04:25 Le but est d'avoisiner plus ou moins le million d'euros.
04:28 Donc premièrement, créer de l'emploi,
04:30 parce que depuis le mois de juin que le produit a été lancé sur le plan commercial,
04:34 il y a eu, on va dire, une belle réussite et une belle attente.
04:36 Donc il y a un peu plus de 7000 paires prévendues déjà.
04:39 Un peu comme dans la mode et l'habillement.
04:41 C'est pour la saison 2024, printemps-été.
04:44 Donc il faut produire, il faut du personnel pour ça.
04:48 Donc premièrement, recruter, créer de l'emploi et ensuite développer le produit,
04:52 parce qu'il va falloir quand même le développer et l'améliorer constamment.
04:56 - Merci beaucoup Antoine Algiacopasi et bon vent à Margot et aux Lunettes 6.
05:01 Voilà, fin de cette émission.
05:02 Je voudrais remercier Alex Nguyen à la production, à la programmation.
05:05 C'est son dernier jour à Bismarck.
05:07 Donc Alex, c'était un bonheur de travailler avec toi
05:09 et je te souhaite bon vent dans tes nouvelles aventures.
05:12 Merci également à Horace Voyer, Xavier Sanchez et Saïd Mahbou.
05:16 Belle fin de journée. Salut !
05:18 [Musique]
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