00:00Trains en retard ou supprimés, écoles fermées, télétravail compromis,
00:03les vagues de chaleur ont un effet direct sur notre productivité au travail.
00:07Et elles peuvent coûter très cher. On t'explique.
00:09On a développé une étude pour essayer d'estimer les coûts de la canicule sur nos économies.
00:17Azen Krishen est économiste spécialisée dans les questions climatiques et auteur de cette étude pour Allianz.
00:22Avec le changement climatique dû aux émissions humaines, les canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses.
00:27Je lui ai demandé quels allaient être leurs effets concrets sur notre économie.
00:30On a calculé les pertes économiques par rapport à un scénario où on a des vagues de chaleur historiquement standards.
00:37Et on a regardé qu'en cumulé, il y a des pertes significatives en termes de PIB
00:43qui pouvaient par exemple en France atteindre les 200 milliards d'euros en cumulé.
00:48Pour certains secteurs, cette perte est évidente.
00:50Par exemple, la productivité de certains métiers dans l'agriculture ou le bâtiment est directement victime des fortes chaleurs.
00:56Mais il y a aussi un impact indirect, notamment dans le secteur tertiaire.
00:59La fatigue, les temps de transport allongés, les aléas, la difficulté de se concentrer
01:03ou encore le mal-être physique lié aux canicules influencent la productivité.
01:07En Europe, on a un manque de productivité de 1,3 dollars par heure en moyenne.
01:12Soit 1 euro et 14 centimes.
01:14En référence, l'étude est partie d'une productivité de 40 dollars par heure en moyenne, soit 35 euros et
01:196 centimes.
01:20Quand on passe ce seuil de 30 degrés, on commence à voir les effets négatifs et ça s'accentue au
01:27-delà de 35 degrés.
01:29Et la France est particulièrement touchée par cette baisse de la productivité.
01:32Cela est lié au fait que notre économie repose sur des secteurs plus sensibles aux vagues de chaleur
01:36que les autres pays de l'Union européenne, comme l'agriculture ou le tourisme.
01:39Le coût de la vague de chaleur, on a 2 à 2,2% supplémentaire de déficit.
01:45Ça c'est le coût de l'inaction en fait.
01:48Si on ne fait rien, ceci ne va pas se résoudre par magie.
01:51Oui, en fait, ça coûte de s'adapter, mais ça coûte nettement moins que de laisser faire.
01:57Et le plus qu'on retarde, le coût d'adaptation devient plus important.
02:05Et le coût des chaleurs et des autres événements continue à creuser la balance et le déficit.
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