00:03Bonjour, soyez les bienvenus pour ce LinkedIn live spécial économie de la fonctionnalité et de la coopération très important.
00:11Vous le savez peut-être, le modèle économique fondé sur le volume, celui qui consiste à produire, à vendre, à
00:17consommer toujours plus, il montre ses limites.
00:20Alors il faut trouver d'autres voies capables de créer de la valeur et évidemment du développement économique, tout en
00:28réduisant la pression sur les ressources naturelles.
00:31Et cette pression est considérable. Imaginez, il faudrait près de trois planètes Terre pour répondre à la consommation mondiale. C
00:41'est énorme.
00:42Ce chiffre illustre à la fois l'ampleur du défi et l'urgence d'un virage vers des modèles plus
00:48sobres et évidemment plus coopératifs.
00:51C'est le sens de l'EFC qui se concentre sur l'usage plutôt que sur la possession, sur l
00:58'expérience plutôt que sur la simple vente de biens.
01:01D'ailleurs, ces sujets sont au cœur de la campagne menée par l'ADEME « Épargnons nos ressources » qui
01:08s'adresse à la fois aux particuliers, aux entreprises, aux collectivités.
01:12Je vous invite à parcourir le site internet « Épargnons nos ressources.gouv.fr » qui vous donnera des clés
01:21pour agir.
01:22Mais en attendant, au programme de ce LinkedIn Live, les fondamentaux de l'économie, de la fonctionnalité et de la
01:30coopération avec de nombreuses illustrations d'entreprises qui ont déjà donné vie à ce modèle.
01:37Et à mes côtés, j'ai deux intervenants qui maîtrisent parfaitement le sujet.
01:42Bonjour Vincent Dargène.
01:44Vous êtes coordinateur national sur le thème de l'économie, de la fonctionnalité et de la coopération au sein de
01:50l'ADEME.
01:50Vous accompagnez de nombreuses entreprises vers l'EFC.
01:54Vous nous donnerez sa juste définition et de nombreux exemples.
01:58On est impatients de voir comment ça se concrétise.
02:01Bonjour Violaine Chorand.
02:03Vous êtes directrice RSE et manager de la mission du groupe Bayard.
02:08Le groupe est devenu entreprise à mission fin 2022.
02:12Alors Bayard, c'est la presse, notamment avec La Croix, Pomme d'Api, Notre Temps ou encore Le Pèlerin et
02:19j'en oublie.
02:19C'est aussi l'édition avec un catalogue de 5500 livres, c'est important.
02:25L'EFC, vous êtes en plein dedans avec des projets expérimentaux.
02:29Votre regard sera très précieux.
02:32Tout au long de la discussion, le chat est ouvert.
02:35N'hésitez pas à y déposer vos questions à la fin de notre échange.
02:39On prendra deux, trois questions et on se promet, je crois que vous promettez, de répondre à l'ensemble des
02:44questions.
02:44Donc allez-y.
02:45Vincent, pour illustrer ce qu'est l'EFC, est-ce qu'on peut dire par exemple qu'au lieu d
02:51'acheter un luminaire, on paye pour un service qui garantit un éclairage adapté, que l'enjeu évidemment ne serait plus
02:59matériel.
03:00Mais la qualité de l'éclairage, est-ce que ça résume à peu près l'EFC ?
03:04Alors ça résume à peu près l'EFC, mais forcément je vais en rajouter un petit peu.
03:08Si on prend cet exemple, le but en effet c'est de privilégier la valeur d'usage plutôt que la
03:12possession.
03:13Donc moi si je suis une entreprise qui vend des luminaires, je vais réfléchir à mon modèle économique et je
03:17vais voir un peu ce qu'est mon métier.
03:19Et en l'occurrence, je me dis mais moi j'apporte de l'éclairage et du confort visuel.
03:23Alors là ça va parler aux entreprises, si je parle en B2B, du coup je vais plutôt vendre une solution
03:28par abonnement par exemple,
03:29où je vais dire à mon client, écoute je vais placer les lumières où il faut, avec des LED etc.
03:34Donc je vais peut-être en placer moins, ça va te coûter en plus moins cher, mais je vais les
03:37placer mieux.
03:38Et si je les place mieux, je te vends du confort visuel.
03:41Et tout ça, ça peut amener plein de choses qu'il faut retenir sur l'économie, la fonctionnalité et la
03:44coopération,
03:44c'est qu'il y a des impacts écologiques, économiques et aussi sociaux.
03:48Un exemple, si dans mon usine je place mieux l'éclairage, je vais éviter les TMS, je vais éviter des
03:54arrêts de travail.
03:55Les chutes et tout ça parce que c'est mal éclairé.
03:57Exactement, tout à fait, ou alors des mauvaises positions.
03:59Et donc du coup je vais aussi baisser les arrêts de travail, augmenter la productivité, c'est pas un gros
04:03mot,
04:04ou améliorer la qualité de vie au travail.
04:06Donc du coup je vais avoir un impact aussi économique parce que j'ai baissé la facture d'énergie et
04:11donc la facture d'électricité.
04:12On peut voir même comment on se rémunère puisque j'arrive à faire baisser la facture de mon client.
04:17Et donc tout ce qui est impact écologique puisque vu que je reste propriétaire de l'éclairage,
04:22j'ai tout intérêt à ce que ça dure le plus longtemps possible mon produit.
04:25Et donc qu'il soit éco-conçu, qu'il soit réparable, qu'il soit réutilisable.
04:29Donc du coup j'ai vraiment des impacts écologiques, économiques et sur les aspects sociaux.
04:33Et on peut penser augmenter les marges ?
04:36Alors oui.
04:36C'est pas un tabou ça ?
04:37Alors non, c'est pas un gros mot.
04:38C'est pas un gros mot quand on parle de changement de modèle économique.
04:41Ça peut être augmenter les marges, ça peut être l'augmentation aussi de mon chiffre d'affaires par rapport à
04:47la baisse de mes volumes.
04:47Parce qu'on est bien quand même sur la lutte contre les volumes, on est bien sur la sobriété de
04:50volume, c'est important.
04:51Sur les ressources ou sur le foncier ou sur le marketing.
04:54C'est pas un gros mot de dire que je me démarque de la concurrence.
04:56C'est pas un gros mot de dire que je vais mieux fidéliser ma clientèle parce que je réponds réellement
05:00aux usages.
05:01Et le F de EFC va avec le C de coopération.
05:07Les deux sont associés.
05:09En effet, je ne peux pas changer mon modèle économique, je ne peux pas changer mon offre tout seul.
05:13Puisqu'il va falloir que j'implique forcément mes clients puisque je dois connaître les usages réels.
05:17Mais aussi du coup vu que j'essaie de vendre moins mais vendre mieux, je suis obligé d'impliquer soit
05:21mes anciens concurrents, soit ma chaîne de valeur.
05:23Il faut bien que j'intègre aussi mes fournisseurs puisque je vais changer même mon modèle de production par exemple.
05:27Donc du coup la coopération elle se fait forcément.
05:29Je ne peux pas changer mon modèle tout seul.
05:31Une vraie dynamique.
05:32Alors comment l'EFC s'articule avec les autres démarches RSE ou autres engagées par l'entreprise ou que l
05:38'entreprise va engager ?
05:40Alors si je change mon modèle économique, c'est forcément que je touche à la stratégie de mon entreprise.
05:44Et maintenant la stratégie RSE et la stratégie de l'offre sont intimement liées dans les entreprises.
05:49Donc beaucoup d'entreprises en tout cas, pas encore partout mais ça sera de plus en plus le cas.
05:52Donc du coup si je touche à la gouvernance et à la stratégie de la RSE, je vais aussi intégrer
05:57mon offre dedans.
05:58Et on est forcément impacté quand on est une entreprise par la loi Pacte, par la CSRD, par la loi
06:03Climat et Résilience.
06:04Il y a tout ce qu'il faut.
06:04Il y a plein beaucoup de choses.
06:05Donc du coup voilà.
06:06Et il faut bien que je mobilise mes salariés quand je change mon offre.
06:09Mais même maintenant en tout court, les salariés sont mobilisés et on parlait de coopération.
06:12Il faut que j'intègre ma chaîne de valeur, toutes les coopérations externes, tout l'écosystème pour pouvoir avancer.
06:19Et dedans j'intègre l'économie circulaire, ce qui intéresse aussi les politiques RSE.
06:23Donc tout à l'heure j'en parlais, réutilisation, réemploi, réparation, éco-conception, adaptation au changement climatique, décarbonation, etc.
06:30Donc ce n'est pas une des marges de plus, c'est une des marges qui s'articule.
06:33Exactement, ça rentre dans la stratégie, tout à fait.
06:35C'est ça. Violaine Chorand, vous nous présenterez vos initiatives et elles sont nombreuses pour expérimenter l'EFC.
06:41Mais avant cela, expliquez-nous pourquoi vous vous êtes lancée dans la démarche ?
06:45Quels ont été les déclencheurs ?
06:47Alors en plus d'être directrice de l'RSE, je suis directrice de l'université interne de notre entreprise.
06:53Et donc c'est des notions que je voyais émerger et que je voyais poindre et sur lesquelles on avait
06:57envie d'aller voir ce qui s'y passait au regard de la transformation de nos modèles.
07:01Donc première rencontre avec l'EFC où on s'est posé les questions de savoir comment on pouvait sortir la
07:08valeur des volumes,
07:10comment on pouvait extraire peut-être ce qui a fait le cœur de notre métier, à savoir la transmission des
07:15imaginaires, l'information,
07:17comment on pouvait le sortir des objets au regard d'un modèle économique qui était très industriel,
07:23qui l'est toujours et qui a encore de belles années devant lui, mais qui arrive à des limites,
07:28notamment les limites planétaires dont on a parlé, avec une pression qui est très importante sur les ressources naturelles.
07:33On en parle d'eau dans l'édition.
07:35On parle d'eau pour la fabrication de la pâte à papier, mais on peut parler aussi d'autres choses,
07:39notamment en matière énergétique.
07:41Donc on voyait bien qu'on avait en tout cas une impasse à travailler sur le long terme, en termes
07:47d'environnement, sur ces notions-là.
07:48Et puis on a aussi un modèle qui fait face à des grands bouleversements, des grands changements,
07:53où aujourd'hui tout fait information. On parle d'infobésité, on parle aussi de fake news.
08:00Voilà quel est le rôle aujourd'hui d'un média traditionnel dans cette énorme course à l'information ?
08:06Qu'est-ce qui fait valeur chez nous ?
08:09Et donc on se fait recentrer, et l'EFC permet vraiment ça, sur notre mission, sur notre ADN.
08:15Voilà comment on fait circuler les imaginaires, comment on fait information, comment l'information fait démocratie,
08:20comment la démocratie fait du vivre ensemble, comment on vit ensemble à travers les idées et à travers l'information,
08:26la pédagogie de l'information, l'encapacité des sujets.
08:29Voilà, tout ça, c'était vraiment revenir au cœur de notre mission,
08:32mais en sortant de notre modèle traditionnel que l'on avait de diffusion de livres et d'objets, presse ou
08:39papier,
08:39tout en gardant et en conservant notre impact sociétal par nos métiers et notre ADN.
08:45Ce qui est intéressant, c'est qu'on n'est pas seulement dans une économie de ressources,
08:50on est aussi de se rapprocher des valeurs, de trouver du lien, c'est extrêmement intéressant comme démarche,
08:55on va en savoir un peu plus, parce que vous avez plusieurs, vous, projets, sur le feu,
09:00mais un des plus aboutis, un et plus abouti que les autres, c'est l'abonnement en librairie pour les
09:059-11 ans,
09:06qui a été lancé il y a très peu de temps, le 1er octobre dernier.
09:10En quoi ça relève de l'EFC ?
09:13Alors, ça relève de l'EFC pour plusieurs raisons,
09:17et c'est là qu'on va reprendre la question de la pression sur les ressources,
09:20mais aussi la question des usages et de l'impact sociétal, et enfin de la coopération.
09:24Donc l'idée, c'est de proposer à des enfants entre 9 et 11 ans,
09:29un abonnement pour une trentaine de livres sur toute une année.
09:33Et donc là, on l'a testé, donc on est en test,
09:35c'est une expérimentation avant d'essaimer, avant de continuer,
09:38dans trois librairies dans différentes régions de France,
09:41avec neuf maisons d'édition, donc on est plusieurs maisons d'édition,
09:44coopération, avec 42 auteurs, donc voilà, sur toute la chaîne de valeur.
09:50Voilà comment on teste cette offre,
09:51qui a pour conséquence d'augmenter la circularité des objets fabriqués.
09:57C'est-à-dire que l'objet fabriqué va circuler dans plus de mains
10:01que si on l'achète à la librairie.
10:05On sait aussi que quand on va dans une librairie et que quand on prend ce type d'abonnement,
10:10parfois on achète aussi du neuf, plus on lit, plus on lit, et c'est ça qui est important.
10:14Ça permet aussi de faire accéder au plus grand nombre à des enfants,
10:18parce qu'un livre, un album jeunesse, souvent c'est cher.
10:21À d'autres enfants, ça permet de faire travailler son fond de catalogue aussi,
10:27de sortir un peu de la course à la nouveauté,
10:29et de travailler la valeur plutôt que les volumes,
10:32et de travailler la valeur d'usage plutôt que la possession.
10:35Ce n'est pas un modèle à la bibliothèque, on est bien d'accord.
10:39Ce n'est pas un modèle à la bibliothèque, ça n'est pas du tout antinomique,
10:42et l'un et l'autre ne se cannibalisent pas, c'est différentes façons de faire.
10:46C'est une façon d'entrer en relation dans une librairie.
10:50Un libraire, ce n'est pas un simple marchand, c'est aussi un médiateur,
10:55parce qu'on peut imaginer, on l'a fait, beaucoup d'animations autour de la lecture.
10:58Donc c'est différent.
11:00Sur le sujet des ressources, il faut savoir que le volume total des matières,
11:05on parle de ressources naturelles, extraites dans le monde,
11:08pourrait encore augmenter de 60% d'ici 2060.
11:142060, c'est dans une trentaine d'années.
11:16Donc effectivement, toutes ces questions sont essentielles,
11:19Violaine, dans cette dynamique d'EFC.
11:21Vous avez également imaginé des mini-conventions citoyennes
11:26sur l'alimentation et la restauration collective en coopération avec des acteurs locaux.
11:31Vous réfléchissez aussi au partage de l'usage des églises.
11:37On ne va pas en dire plus parce que c'est en cours de réflexion,
11:41mais peut-être qu'on refera un autre LinkedIn là-dessus.
11:44Expliquez-nous comment en interne vous vous êtes saisie de tous ces sujets
11:48et qui relèvent de l'EFC, comment vous avez embarqué ?
11:52Alors, on a chaussé les lunettes de l'EFC.
11:55Donc voilà, c'est assez important de pouvoir voir des propositions de valeur un peu différemment
12:02avec de nouvelles lunettes.
12:03Donc on a dans un premier temps regardé des projets qui étaient un peu connexes à nos activités,
12:07qui ne rentraient pas dans la vente d'un magazine ou d'un livre,
12:11mais qui étaient des propositions que l'on faisait,
12:14notamment des masterclass d'écriture, enfin différents projets que l'on avait menés.
12:18Et on les a regardés à l'aune de l'EFC et on a regardé
12:20pourquoi on ne les avait pas finalement réussis à en faire un business model
12:25et qu'est-ce qui avait fait que ça avait à choper et quels étaient les freins.
12:29Une fois qu'on a fait ça, on a regardé aussi ce qu'on avait en gestation comme projet,
12:32les deux que vous avez évoqués.
12:33C'était des idées qui venaient d'une de la rédaction de la Croix,
12:36l'autre de la rédaction du Pèlerin.
12:38Et on a essayé de les travailler avec les six domaines,
12:42parce que l'économie de la fonctionnalité, c'est quand même une méthodologie
12:45qui est assez vertueuse.
12:47Surtout, oui.
12:47Surtout une méthodologie.
12:48Et de faire rentrer ces sujets-là en construisant un modèle économique rémunérateur
12:53en coopération avec différents acteurs.
12:56Donc là, on parle de partage de la valeur,
12:59on parle de coûts évités aussi.
13:01Vincent en a fait mention.
13:03Il y a pas mal de choses à regarder et à repenser.
13:07Mais avant cela, vous avez été formé.
13:10Ça veut dire qu'il y a aussi une montée en compétences.
13:12On ne s'assoit pas autour de la table en disant qu'on fait le FC.
13:14Non, c'est ce que je disais.
13:16Il faut être formé.
13:17C'est important de bien connaître les rouages, de bien connaître la dynamique,
13:21de bien suivre les étapes et ces domaines que l'on regarde et qu'on pose
13:28sur des projets qui sont en dégestation, en cours, qu'on a pu faire.
13:33On va revenir sur l'accompagnement et la formation, Vincent.
13:36On voit bien, là, c'est très clair, ces sources de créativité et d'innovation.
13:41Au-delà de Bayard, vous avez d'autres exemples à nous donner
13:45sur différents types d'entreprises, d'ailleurs, qui ont mené une démarche.
13:48Oui, tout à fait.
13:49Alors, on a vraiment beaucoup d'exemples.
13:50Je vous invite à aller voir le site Agir de l'ADEME où on met des fiches,
13:55Voix de pionniers, où il y a plein de vidéos, les clubs EFC en région.
13:59Là, je vais en donner un ou deux pour faire focus.
14:01C'est vrai qu'on parle souvent des grandes entreprises,
14:03mais ça fait une dizaine d'années qu'on accompagne les TPE, PME.
14:05C'est aussi le cœur de l'économie française.
14:07Et donc, du coup, je vais faire un petit focus sur Autonomia64,
14:10qui est une association qui aide à l'autonomie des personnes âgées
14:15via des aides de technique, du matériel technique.
14:18Ça part d'un constat, c'est souvent le cas,
14:20où on se dit que dans 25% des cas,
14:22le matériel n'est pas ou mal utilisé par les personnes âgées,
14:27donc des ambulateurs, etc.
14:29Et donc, du coup, dans 15 à 20% de cas,
14:31le matériel reste dans le placard ou alors il est mal utilisé.
14:34Ça engendre plein de choses derrière.
14:36On parlait de coûts évités ou d'économie.
14:38Ce n'est pas des gros mots.
14:39Ça peut rentrer aussi dans la proposition de valeur de l'entreprise
14:41qui améliore tout ça.
14:43Parce que les personnes âgées,
14:44si elles n'utilisent pas ou mal ce matériel,
14:46elles vont se reblesser, elles vont aller à l'hôpital,
14:49elles vont avoir...
14:50Elles sont en cascade après.
14:51Bien sûr, tout à fait.
14:52Et donc, du coup, on parle de l'engorgement des urgences, etc.
14:55Alors que là, du coup, cette association s'est dit...
14:57Et en plus, c'est du matériel souvent de mauvaise qualité.
15:00Et ce matériel peut se retrouver même sur le bon coin ou en déchetterie.
15:03Donc, c'est un gaspille énorme.
15:05Et donc, du coup, c'est un gaspille humain, un gaspille de santé,
15:07un gaspille matériel, de ressources.
15:09Et donc, elle s'est dit...
15:10En fait, ce qu'il faudrait, c'est du matériel de qualité réutilisable,
15:13réemployable, éco-conçu,
15:14et pas quelque chose qui se casse ou qui se jette directement.
15:16Et surtout, il faudrait qu'on dise aux personnes comment l'utiliser.
15:20On est encore sur l'usage.
15:21Et pour ça, on recrute des ergothérapeutes
15:23qui vont expliquer aux familles et aux personnes âgées...
15:26Ça, c'est la coopération.
15:27C'est la coopération totalement, tout à fait.
15:29Et donc là, on va travailler avec le personnel de santé,
15:31avec des ergothérapeutes.
15:32Donc, en plus, on crée de l'emploi non délocalisable.
15:35On en crée aussi pour les personnes qui vont réparer le matériel, etc.
15:38Donc, on retrouve nos trois piliers économiques, écologiques et sociales, du coup.
15:43Et ça prend tout son sens.
15:45Et c'est testé dans le département du 64 pendant trois ans.
15:48Pyrénées-Atlantiques, je crois.
15:49Tout à fait, les Pyrénées-Atlantiques.
15:51On a été voir avant.
15:53Et donc, du coup, le but, c'est que si ça fonctionne,
15:56ça part sur tous les départements.
15:57Et pour l'instant, ça fonctionne.
15:58Là, on parle de 1 500 usagers et de 5 000 matériels testés,
16:01dont certains qui ont déjà été utilisés sept fois.
16:04Donc, imaginez l'impact sur les ressources aussi, pour le coup.
16:06C'est pour ça que je voulais en parler aussi aujourd'hui,
16:09sachant qu'on a des dizaines et des dizaines d'exemples.
16:11On parle de centaines d'entreprises accompagnées sur tous les territoires.
16:13Et ce qui est intéressant, c'est qu'on peut regarder ces exemples.
16:15Il y a aussi une entreprise, je crois que ça s'appelait Univera, c'est ça ?
16:17Univera, oui, sur le matériel.
16:18Donc, il y a tout type d'entreprises.
16:20Et ça, on peut le voir sur le site Agir.
16:22On peut regarder les retours d'expérience.
16:24Exactement.
16:24On a toutes les ressources aussi qu'on voit vers Voix de Pionniers,
16:27les clubs, etc.
16:28Parce que cette ressource, elle vient de vos 10 ans d'accompagnement à l'EFC.
16:33Aujourd'hui, plus de 800 entreprises ont été accompagnées.
16:36Alors, dites-nous rapidement en quoi consistent ces parcours
16:39et quels sont les premiers retours d'expérience ?
16:42Alors, les parcours, du coup, les entreprises en région,
16:45TPE, PME, depuis 10 ans, peuvent faire des parcours
16:47accompagnés par les clubs et les directions régionales de l'ADEME
16:49et leurs partenaires sur certaines régions pour du financement.
16:52Donc, du coup, c'est quand même fortement financé.
16:54Vous pouvez tester pendant 12 à 18 mois
16:56un accompagnement collectif entre pairs et individuel
16:59avec du temps consultant pour la conduite de changement dans l'entreprise
17:02pour commencer à tester.
17:03Mais on teste vraiment.
17:04On parlait d'expérimentation.
17:05On est clairement là.
17:06On n'a pas une feuille de route.
17:07À la fin, on est déjà dans la vie, c'est le boulon.
17:09Et on va voir un peu ce qui se passe pour de vrai.
17:11Donc, ça, c'est tous les clubs en région, du coup,
17:13qui sont là pour ça, pour créer des parcours.
17:15Mais on a conventionné aussi avec le Centre des jeunes dirigeants,
17:17le CJD, où on développe un gros parcours qui s'appelle Galilée,
17:21qui peut être testé par les 6 000 adhérents,
17:23où c'est 20 jours sur 18 à 24 mois
17:25où je me fais accompagner pour avancer sur l'UFC,
17:28mais aussi avec le mouvement Impact France
17:29sur de la formation des consultants à l'économie,
17:31la fonctionnalité de la coopération,
17:32mais aussi avec la CCI, sur des accélérateurs de la reloc
17:35où on met l'UFC.
17:35Tout un écosystème en région.
17:37Exactement.
17:37En région.
17:38Et à chaque fois, ça redescend sur les régions et sur les territoires.
17:41C'est clairement le but.
17:42Et pour tous, les petites entreprises, les grandes.
17:45Je n'aurais pas dit mieux.
17:46Et tout secteur d'activité.
17:47Et tout secteur.
17:47Et on a vraiment des retours d'expérience maintenant de tout.
17:51Qu'est-ce qui se passe le 2 décembre 2025 ?
17:53Alors, le 2 décembre 2025, c'est vrai qu'en effet,
17:55on parlait des TPE, PME,
17:57mais on a aussi les grandes entreprises.
17:59C'est pour ça aussi que Bayard est là aujourd'hui.
18:01Et je suis ravi que Violaine puisse parler
18:04des avancées, des expérimentations qu'ils ont mis en place.
18:06On a eu deux grands parcours avec des grandes entreprises.
18:09Alors du coup, La Poste, Intersport, Orange,
18:13j'en oublie plein, Engie.
18:15Ils se sont lancés dans l'EFC.
18:16Ils se sont lancés.
18:17On a fait deux parcours de six entreprises.
18:19Et en fait, ça s'est su.
18:20Et il y a eu quand même pas mal de demandes
18:21d'autres très grandes entreprises ou de grosses ETI.
18:24Et on ne peut pas répondre à cette demande par des parcours
18:26où on est un peu en chambre et c'est super,
18:28on peut tester des choses.
18:28Donc le 2 décembre, on lance le parcours trajectoire,
18:32enfin le club trajectoire EFC.
18:34Et du coup, qui va pouvoir permettre aux grandes entreprises
18:36et aux ETI leaders d'être accompagnés.
18:38On aura plusieurs rendez-vous par an.
18:40et bénéficient aussi des REX, des entreprises qui mettent déjà des choses en place,
18:43dont Bayard.
18:44Du coup, voilà.
18:45Évidemment.
18:46Est-ce qu'on peut dire, en vous basant sur cette expérience et ces accompagnements,
18:49que développer l'EFC, ça coûte de l'argent ?
18:53Et si c'est le cas, on peut espérer quand un retour sur investissement.
18:58N'hésitez pas à le dire aussi si vous avez évalué effectivement cette démarche.
19:02Il n'y a pas de tabou.
19:04Déjà, on parle de transformer son modèle économique,
19:06mais le rôle d'une dirigeante ou d'un dirigeant,
19:08c'est bien de pérenniser son entreprise aussi.
19:10Et donc, avec tout ce qui se passe, l'adaptation au changement climatique,
19:12la pression sur les matières premières,
19:14l'augmentation des coûts, des flux, eau, énergie, déchets,
19:16la réglementation,
19:17il faut transformer son modèle éco pour répondre à toutes ces contraintes.
19:21L'économie de la fonctionnalité de la coopération le permet.
19:23Alors, en termes de coûts,
19:25déjà, l'ADEME et ses partenaires accompagnent fortement les premiers pas.
19:29Alors, accompagnent fortement, ça veut dire vous accompagnez ?
19:32Ça veut dire qu'on finance.
19:33Financier.
19:34Tout à fait, c'est important.
19:35Donc, on finance les premiers pas,
19:37des accompagnements dont on a parlé juste avant,
19:39même de l'aide individuelle après pour aller plus loin.
19:42En fait, ce qu'il faut, c'est surtout de la bande passante,
19:44de la dirigeante, de la dirigeante, du temps et des collaborateurs.
19:47C'est vraiment important.
19:48Mais en même temps, c'est un peu logique.
19:50C'est de la R&D économique pour les entreprises.
19:52Et c'est nécessaire.
19:53Et ça n'a rien à voir avec de la R&D matérielle.
19:56Ça coûte, entre guillemets, moins cher.
19:58Mais en plus, c'est ultra important pour les années qui arrivent.
20:00Donc, voilà.
20:00C'est vraiment beaucoup de temps.
20:01Après, toutes les solutions, on les a.
20:03Pour accompagner les entreprises à des moindres coûts.
20:05Violaine, vous avez dû dégager du temps.
20:07Les gens autour qui ont travaillé, vous avez fait quoi ?
20:10Vous avez créé un groupe ?
20:11Oui, c'est évident.
20:11C'est évident.
20:12On ne peut pas construire de l'innovation,
20:16de la transformation de modèles
20:17sans mobiliser des ressources financières et humaines.
20:20Alors, effectivement, on a été aidé sur le plan financier,
20:22mais on a dû mobiliser un groupe cœur
20:25qui a travaillé sur ces sujets-là,
20:27dont je vous ai parlé tout à l'heure,
20:28en amont, en aval,
20:29qui a été formé plus spécifiquement.
20:31Donc, ça demande de mobiliser des ressources aussi.
20:34C'est évident.
20:36Mais, encore une fois,
20:37c'est le modèle classique
20:39pour travailler à des innovations
20:41et à des transformations durables de nos modèles.
20:44Et ce groupe, combien de personnes dans ce groupe ?
20:46C'était une petite dizaine de personnes.
20:48On était allés chercher de plusieurs endroits dans l'entreprise.
20:52Donc, plusieurs fonctions ?
20:53Plusieurs fonctions,
20:54qu'elles soient marketing, éditorial,
20:57avec un comité de pilotage,
20:58avec la direction du pôle qui suivait.
21:01Donc, on a mobilisé des gens,
21:03on les a sensibilisés à ces notions-là
21:05pendant tout le temps du parcours
21:07qui a duré 18 mois,
21:08mais qui finalement a été le début
21:10d'une longue série d'expérimentations et de travaux.
21:15Mais ça fait aussi un groupe d'ambassadeurs, finalement.
21:17Ça fait un groupe d'ambassadeurs.
21:19C'est tout à fait ça.
21:20Et quels bénéfices attendez-vous
21:21de ces projets d'EFC ?
21:23Alors, pour vos collaborateurs,
21:25au-delà de ce groupe,
21:26mais également vos clients
21:27et l'ensemble de votre écosystème.
21:29Alors, les bénéfices,
21:30on l'a déjà beaucoup évoqué,
21:32c'est pérenniser nos activités
21:34en transformant nos modèles
21:36dans une logique de moindre pression
21:38sur l'environnement.
21:39Donc, ça, c'est important.
21:40C'est un bénéfice en soi.
21:42On attend de nos clients
21:44qu'ils nous fassent confiance aussi
21:45dans ces démarches-là.
21:47Et c'est là où on retrouve
21:48tout le sens de la coopération
21:50parce qu'ils nous fassent confiance
21:51en testant les nouvelles offres
21:53qu'on leur propose.
21:54Ils sont partants, d'après vous ?
21:55Ils vous le demandent ?
21:56On pense qu'ils sont partants.
21:57Alors, ils nous demandent
21:57beaucoup de cohérence
21:58entre ce que l'on écrit
21:59et on a des lignes éditorielles
22:01qui sont très engagées
22:02et la façon dont on travaille.
22:03Donc, ils sont pour ça
22:05très parfois, en tout cas, aiguillons.
22:08Voilà.
22:09Donc, c'est important
22:10de tenir cette cohérence.
22:11Ils nous le demandent.
22:11Et puis après, on sait aussi
22:13que notamment avec l'abonnement
22:14en librairie,
22:15c'est moins cher.
22:17Ça permet d'avoir un accès
22:18un peu moins cher
22:19tout en rémunérant
22:20tout à fait bien
22:21toutes les parties prenantes
22:22de la chaîne.
22:24mais ça permet un accès
22:25à la lecture
22:27plus démocratique.
22:28Et c'est aussi
22:29des enjeux de bien commun,
22:31de vivre ensemble,
22:33de dynamique culturelle
22:34qui sont aussi importantes
22:35pour nous.
22:37Oui.
22:37Parce qu'on parle d'économie,
22:38mais finalement,
22:39c'est tout un écosystème.
22:41Ça va au-delà de l'économie.
22:42On est bien d'accord,
22:43Vincent ?
22:44On va au-delà.
22:45Ça impacte vraiment,
22:45en fait, tout le monde.
22:46On parle de la chaîne de valeur,
22:47mais en effet,
22:48on a un impact sur le territoire,
22:49on a un impact sur nos clients,
22:50on a un impact sur l'usager final.
22:52Donc, en effet,
22:52c'est pour ça que c'est vraiment important.
22:54Et c'est pour ça que ça prend du temps.
22:55On n'est pas gêné pour le dire,
22:56ça prend du temps
22:57de changer son modèle économique,
22:58mais c'est nécessaire
22:59à l'aune de tous les changements
23:01qui arrivent.
23:01Oui, et de toute façon,
23:02il faut agir.
23:03Exactement.
23:04Violaine, si vous deviez
23:06convaincre un dirigeant
23:07très sceptique
23:08sur l'EFC,
23:09en quelques mots,
23:10qu'est-ce que vous lui diriez ?
23:11Alors déjà,
23:11je ne parlerai pas d'EFC,
23:13alors je sais,
23:14pardonnez-moi.
23:15En tout cas,
23:15pas directement.
23:16Vous avez caché
23:17sous le tapis l'EFC.
23:18Je pense que c'est important
23:19d'être formé
23:19pour les gens
23:20qui portent les sujets
23:20et de bien comprendre
23:21ce qu'il en devient.
23:23Mais parfois,
23:24ça fait un petit peu peur
23:25quand on dit
23:25économie de la fonctionnalité
23:26et de la coopération.
23:27Alors que quand on parle
23:28de transformation,
23:29de modèle durable,
23:30d'expérimentation,
23:32voilà,
23:32on est plutôt dans des...
23:34Donc, vraiment,
23:35ce que je le dirais,
23:35c'est de faire confiance
23:37aux gens qui portent
23:38cette dynamique-là,
23:40d'expérimenter avec humilité.
23:41On l'a dit,
23:42il s'agit de tests,
23:43mais si ça fonctionne un test,
23:44après,
23:44on modélise,
23:45on essaime
23:45et puis ça devient
23:47quelque chose
23:48de rémunérateur,
23:49d'important
23:49dans notre modèle économique,
23:51mais avec conviction.
23:53Parce que c'est,
23:54à mon sens,
23:55et pardon,
23:56mais Vincent ne m'a pas payé
23:57pour dire ça,
23:58je pense que c'est vraiment
23:59un modèle à regarder
24:01de très près
24:02pour des raisons sociales,
24:04sociétales,
24:05économiques
24:05et environnementales
24:06et allier
24:07cette performance globale,
24:09ces impacts globales,
24:11quels que soient
24:11les vocables
24:12que l'on utilise,
24:14c'est vraiment primordial.
24:15Mais c'est intéressant
24:16cette démarche de dire
24:16on ne dit pas tout de suite
24:18que c'est pour ne pas effrayer
24:19finalement,
24:20ou pour ne pas ramener
24:21une démarche nouvelle,
24:22complémentaire,
24:23etc.
24:23Peut-être qu'il faudrait
24:24changer de nom à terme,
24:25je ne sais rien.
24:25On y a pensé,
24:26mais c'est vrai que
24:26c'est ce qu'on appelle
24:27les gros mots.
24:28Tous les services
24:28comme y ont réfléchi,
24:29mais maintenant,
24:30c'est quand même rentré
24:31dans la culture.
24:32On essaie de ne pas parler
24:33UFC non plus à l'ADEME au début.
24:35Bon,
24:35c'est un bon tips en tout cas.
24:38Pour conclure,
24:38et avant qu'on prenne
24:39vos questions,
24:40Vincent Violaine,
24:42quelles sont pour vous
24:42les trois premières actions
24:44sur un cadre,
24:45on peut en rajouter une,
24:47à engager pour entrer
24:48dans une démarche,
24:49Violaine ?
24:50Alors,
24:51on l'a évoqué aussi,
24:52mais c'est la formation
24:53quand même.
24:54Donc,
24:54on a dit qu'on ne parlait
24:54pas d'EFC,
24:55mais en tout cas,
24:56les personnes qui seront
24:57chargées de piloter
24:58ce type de projet
24:58doivent se former,
24:59doivent comprendre
25:00ce que c'est.
25:01Donc,
25:01d'avoir aussi bien compris
25:03quels étaient les enjeux
25:04sociaux et environnementaux
25:05autour de ces sujets-là.
25:06Donc,
25:06ce n'est pas juste
25:07le modèle économique.
25:08C'est aussi,
25:09si on dézoome,
25:10tu parlais de Vincent
25:11de stratégie RSE,
25:12on est dans la stratégie
25:14de business model,
25:15de transformation durable,
25:16donc vraiment,
25:16première chose,
25:18d'arriver à conjuguer
25:20les deux
25:20et à se dire ça.
25:21Et puis,
25:22on l'a dit,
25:23ne pas avoir peur
25:24d'expérimenter.
25:26Encore une fois,
25:27on peut avoir
25:27des grandes visions,
25:29il faut être ancré
25:30dans ses valeurs,
25:30dans son ADN,
25:31mais il ne faut pas avoir
25:32peur d'expérimenter.
25:34On sait que nos modèles
25:35tels qu'ils sont aujourd'hui,
25:36ils ont encore
25:36de belles années devant eux,
25:37et ils sont peut-être
25:38à bout de souffle
25:39ou percutés
25:40par des usages,
25:41par des questions
25:43environnementales,
25:43des questions
25:44d'usage culturel,
25:45tout ce qu'on veut,
25:47ils ne vont pas s'éteindre
25:47du jour au lendemain.
25:48Donc,
25:49expérimenter de petites choses
25:51pour comme ça
25:52faire bousculer
25:53et travailler son modèle
25:53et ne pas penser
25:54que ce soit le grand soir
25:55tout à coup.
25:56Et c'est ça,
25:57il n'y a pas de l'idée
25:57comme ça
25:58et que d'un coup
25:58un modèle se dessine.
25:59C'est une expérimentalité.
26:00Voilà, ça se teste.
26:01Ça se teste.
26:03Vincent ?
26:04Moi, c'est de dire
26:05aux dirigeantes et aux dirigeants
26:06d'aller voir,
26:07de prendre quelques minutes,
26:09d'aller sur la page
26:10Agir de l'ADEME,
26:11d'aller voir la direction
26:12régionale de l'ADEME
26:13sur leur territoire,
26:14d'aller voir les clubs EFC,
26:16juste donner un peu de temps
26:17et je suis sûr
26:18qu'ils vont être embarqués
26:19et surtout rassurer.
26:20Il y a encore 3-4 ans,
26:21on est peut-être
26:21un peu plus mal à l'aise
26:22quand on parlait d'EFC.
26:24Là, on a les preuves,
26:25on a les preuves
26:25sur l'évaluation environnementale
26:26et les sociales qui tombent.
26:27Il y a du déjà-là
26:28dans toutes les entreprises.
26:29Donc, il ne faut pas non plus
26:30partir tout de suite
26:31sur le côté complexe, etc.
26:33Il existe déjà plein de choses,
26:34ça part souvent de bon sens.
26:35On en parlait,
26:35des choses déjà existantes,
26:36on ne sait pas trop
26:37comment les craquer.
26:38Donc, du coup, voilà.
26:39Allez voir les interlocuteurs
26:40qui savent en parler
26:41et puis derrière,
26:41vous allez voir,
26:42il y a toutes les solutions
26:43qui sont là pour accompagner.
26:44C'est ça, il faut être
26:45un peu curieux.
26:46Vous aviez, vous,
26:47vous étiez allé voir
26:48des entreprises,
26:49vous avez échangé
26:50avec certaines ?
26:51Alors, un petit peu
26:52avec Expansion Smustela
26:53qui avait déjà travaillé
26:55ces questions-là aussi
26:56et qui est rentré
26:57dans le même parcours
26:58que nôtre.
26:58On avait déjà commencé
26:59à, chacun, chacune,
27:01à regarder de près
27:03cette notion
27:04sans être embarquée
27:06et avoir expérimentée
27:07et on s'est retrouvés
27:07dans le parcours.
27:08En revanche,
27:09le parcours qu'on a suivi,
27:10c'est vraiment
27:11une des clés.
27:12C'était aussi cet échange
27:13qu'on avait entre nous
27:14parce qu'on a buté
27:16au même endroit,
27:17au même moment
27:17ou si ce n'était pas
27:18au même moment,
27:19justement,
27:20ça a décoincé des choses.
27:21Vraiment,
27:22c'est-à-dire
27:22cette communauté de gens
27:23et de personnes
27:24et d'entreprises
27:25qui sont des petites entreprises,
27:27des associations,
27:28des grandes entreprises.
27:29Nous, finalement,
27:30on était assez petits
27:30face à des oranges,
27:33toutes les entreprises
27:33qui apostent.
27:35Mais de voir
27:36cette communauté
27:37qui agit
27:38et qui essaye
27:39de comprendre
27:39et de s'aventurer
27:41avec à la fois
27:43humilité et conviction
27:44sur cette transformation
27:45de modèles,
27:46c'est hyper important.
27:47C'est hyper important
27:48et ça donne
27:48une certaine énergie.
27:50Ça donne du souffle.
27:51Oui.
27:51N'hésitez pas
27:52à poser vos questions,
27:53même vos remarques.
27:54Il n'y a pas
27:55de questions stupides.
27:57On le sait bien.
27:58Enfin,
27:58je le sais bien.
27:59Il nous reste
28:00encore quelques minutes.
28:01Vincent,
28:01est-ce que vous avez
28:02d'autres exemples
28:03d'entreprises,
28:04des coups de cœur
28:05de démarche EFC ?
28:06Il y en a plein.
28:08Je vais me faire taper dessus.
28:09On parlait d'Univera
28:10tout à l'heure.
28:11Du coup,
28:12ils fabriquent
28:13des outils sur mesure
28:14pour la RATP,
28:15la SNCF,
28:16mais ils sont tellement bons.
28:17Ça part souvent de là aussi,
28:18l'EFC.
28:18Ils sont tellement bons,
28:19adaptés et solides
28:20qu'ils n'en manquent pas beaucoup.
28:21Du coup,
28:21il faut penser
28:22à la pérennité de l'entreprise.
28:23C'est souvent comme ça.
28:25Ils se sont rendus compte
28:26que le déjà-là,
28:26c'était que ces outils,
28:28au final,
28:28c'était que l'aboutissement
28:31d'un travail énorme
28:32de conseil,
28:32de voir comment
28:34leurs clients
28:34utilisent ces outils,
28:36etc.
28:37Ils se sont dit
28:37à maman,
28:38l'aboutissement,
28:39c'est de valoriser
28:40tout ce qu'on fait en amont.
28:41Donc,
28:41on montre à nos clients
28:41la conception,
28:42le conseil,
28:43etc.
28:43Ils ont rencontré
28:44après des ergothérapeutes,
28:47tout ce qui est
28:47ministère de la Santé,
28:48parce qu'ils se sont rendus compte
28:49que, par exemple,
28:50sur un chantier
28:51avec la RATP,
28:52ils ont descendu
28:55tout ce qui est TMS
28:56et tout ce qui est
28:56accident de travail
28:57à 0%
28:58sur un chantier
28:59qui a duré
28:59un an et demi
29:00parce qu'en amont,
29:01ils ont amené le conseil
29:02pour fabriquer l'outil
29:03qui allait bien
29:03pour faire tel,
29:04etc.
29:05C'est de la personnalisation ?
29:06C'est vraiment
29:07de la personnalisation complète
29:08et surtout,
29:09ils ont pu valoriser
29:10tout ce qu'ils ne faisaient pas avant,
29:12c'est-à-dire le conseil.
29:13Maintenant,
29:13ils vendent du conseil
29:14sur les chantiers
29:15de la RATP,
29:15de la SNCF
29:16ou d'autres
29:17et du coup,
29:17l'outil sera presque
29:18juste une finalité
29:19mais en fait,
29:20c'est tout ce qui nous amène
29:21en amont.
29:22Et donc du coup,
29:22là encore une fois,
29:23il y a l'inspect économique
29:24parce que du coup,
29:25on va faire faire des économies
29:27mais moi,
29:27je peux me rémunérer aussi
29:28sur tout ce qui n'était pas rémunéré avant.
29:30C'est souvent ça le déjà-là.
29:31Le conseil,
29:32le SAV,
29:33etc.
29:33La conception.
29:34Et je montre aux clients aussi
29:35tout ce que je fais en amont
29:36et pourquoi ils en arrivent là.
29:37On valorise des compétences
29:39qui avant étaient un peu solubles.
29:42Mais vraiment
29:42et en plus,
29:42avec tout ce que ça peut amener
29:44comme stress dans une entreprise
29:45parce que ça prend du temps
29:46et à la fin,
29:46il y a juste un prix
29:48sur un outil
29:48et donc justement,
29:49ça permet de lever plein de choses
29:50et donc forcément,
29:51pareil,
29:52pas de pression sur les ressources
29:53parce que ces outils sont durables,
29:54on n'est pas du tout
29:55dans le volume,
29:56ils sont adaptés
29:57et puis sur tout ce qui est
29:58l'aspect social,
29:59encore une fois,
29:59on parle de qualité de vie au travail,
30:01d'enjeux de santé,
30:02etc.
30:03Donc voilà,
30:03il y en a plein pour le coup vraiment.
30:05Je pense à la forêtienne,
30:06on peut parler de lames de scie,
30:08on peut parler même de services
30:09dans des petites ou grandes entreprises,
30:10pas forcément que de l'industrie,
30:12sur tous les territoires.
30:14N'hésitez pas à donner des exemples,
30:15ça nous permet aussi de mieux...
30:17Vous avez vous un exemple
30:18en économie ?
30:19Alors,
30:20la fonctionnalité de la coopération
30:21qui vous...
30:21Je vais donner un exemple
30:23qui est le nôtre
30:24mais qui est dans notre secteur d'activité.
30:27qui est un exemple
30:28autour de la coopération.
30:30Vraiment,
30:30encore une fois,
30:30on insiste sur ce terme.
30:32Nous,
30:33on s'est posé la question
30:34de la seconde main
30:36de nos livres
30:36et de nos magazines.
30:37Donc on sait très bien
30:38que les livres d'occasion,
30:40ça prend de plus en plus de place,
30:42le marché est en plein boom
30:44et ça veut dire aussi
30:45que la lecture augmente.
30:46Enfin,
30:46c'est aussi des bons signes.
30:47Nous,
30:47c'est une part de marché
30:49qui nous est complètement...
30:50dans laquelle on est exclu
30:51puisque ni les auteurs,
30:53ni les éditeurs,
30:54ni les traducteurs
30:54ne touchent de rémunération.
30:56Donc on s'était posé
30:57la question il y a plusieurs années
30:58en disant
30:58comment on attrape
30:59ce sujet-là.
31:00Première chose,
31:01on a commencé à le documenter.
31:02On s'est dit
31:02bon,
31:03il faudrait qu'on devienne
31:03une plateforme.
31:05Nous,
31:05donc ça veut dire
31:06de la logistique,
31:07des entrepôts.
31:08On s'est dit
31:08on ne peut pas.
31:10Donc tant pis,
31:10on laisse ce marché-là.
31:13Et puis,
31:13l'économie de la coopération
31:15et de la fonctionnalité
31:16nous a amenés
31:17à réfléchir différemment.
31:18C'est-à-dire d'aller travailler
31:19avec les plateformes
31:20de diffusion.
31:20Qui existent déjà.
31:21Qui existent déjà.
31:22Et comment on tisse
31:23et on imagine
31:25ensemble des coopérations
31:26pour que l'ensemble
31:27de la chaîne de valeur
31:28des créateurs,
31:30des auteurs
31:30en passant par les éditeurs
31:31jusqu'à les plateformes
31:33soient rémunérés
31:35dans une dynamique
31:36d'accès à la lecture.
31:37Donc on a toujours
31:38cette recherche
31:39de biens communs
31:40qui est extrêmement importante.
31:41Donc l'accès à la lecture,
31:42on sait ce que la lecture,
31:43je ne vais pas vous faire
31:44un dessin,
31:45vaut pour les adultes,
31:46pour les enfants.
31:47Donc comment on fait
31:48circuler davantage
31:49les imaginaires,
31:51les histoires ?
31:53Parce qu'on sait
31:54que plus on lit,
31:55plus on lit.
31:56Je l'ai déjà lu
31:57l'occasion de le dire
31:58mais c'est important
31:59de se redire ça.
32:00Donc c'est une façon
32:01de repenser des choses
32:03sur lesquelles
32:04on a peut-être buté
32:05sur des impasses
32:05quand on est resté
32:06dans la logique
32:07de son modèle traditionnel.
32:08Oui, c'est intéressant
32:09parce que vous n'allez pas
32:10refaire ce que font déjà
32:11des lots.
32:12Vous allez chercher
32:12la coopération
32:13et le partenariat
32:15en insistant bien
32:16et vous l'avez fait
32:17plusieurs fois
32:18sur une rémunération
32:19juste.
32:21Le partage de la valeur.
32:22Le partage de la valeur.
32:24Le partage de la valeur.
32:25Absolument.
32:25Oui, parce que tout le monde
32:26travaille à un moment
32:27sans rentrer dans l'aspect technique.
32:29Souvent,
32:29c'est en début de chaîne
32:29de valeur
32:30qu'elle est captée.
32:31Encore, ça dépend
32:31du secteur d'activité
32:32soit tout à la fin
32:33soit tout au début
32:34mais au milieu,
32:34il y a plein de gens
32:35qui travaillent
32:36et là, on parle
32:37d'autrices,
32:38d'auteurs,
32:39on parle d'éditeurs,
32:39etc.
32:40Et c'est vraiment important.
32:41Alors, dans les très gros mots,
32:43on parle d'encastrement
32:43de la valeur
32:44mais c'est vraiment
32:45quelque chose d'important.
32:46Il y a aussi des entreprises
32:47qui dépendent
32:48de l'adaptation
32:48au changement climatique.
32:49Je pense à Rossignol
32:50qui ont intervenu
32:51la semaine dernière
32:52qui a accompagné aussi
32:53sur l'économie,
32:54la fonctionnalité
32:54et la coopération
32:55qui eux,
32:55dans leur stratégie,
32:56sont d'abord basés
32:57sur le bas carbone
32:58et qu'on peut concevoir
32:59le matériel
33:00mais ils se rendent compte
33:00que la montagne
33:01dans 10 ou 15 ans,
33:03la neige,
33:04c'est compliqué.
33:04Leur modèle économique
33:06est en danger.
33:06Donc là, on parle bien
33:07d'adaptation au changement climatique
33:08encore aussi
33:09pour plein d'entreprises.
33:10Il y en a qui sont dépendantes
33:11de l'eau, etc.
33:12Et donc du coup,
33:12je fais quoi ?
33:14Du coup, je pense aussi
33:15à mettre déjà moins de pression
33:16de mon côté
33:16et je vais faire de l'allocation.
33:17L'allocation de matériel
33:18de ski, d'hiver, etc.
33:20Mais aussi peut-être de vélo.
33:21Donc là, du coup,
33:22c'est du classique.
33:23Je baisse entre guillemets
33:24la pression
33:25plus peu,
33:25il va être utilisé plusieurs fois.
33:27Mais Rossignol,
33:27et on peut en parler
33:29parce qu'on a parlé
33:29la semaine dernière alors,
33:30c'est aussi de se dire
33:31mon modèle, du coup,
33:32c'est de pouvoir dire
33:33que la montagne,
33:34on la protège
33:35parce que c'est un super terrain de jeu
33:37et pas forcément l'hiver
33:38mais toute l'année.
33:39Et donc du coup,
33:39ils se mettent à accompagner
33:41les territoires,
33:42les offices du tourisme,
33:44etc.
33:44pour réfléchir
33:45à des parcours.
33:46Mais vraiment,
33:47ça peut être de trek,
33:48de VTT, etc.
33:49Où on va mettre en avant
33:50le patrimoine de la montagne,
33:52travailler avec l'office
33:53de la biodiversité
33:54et dire attendez,
33:54regardez, vous passez là,
33:55je dis n'importe quoi,
33:56il y a tel oiseau,
33:57tel arbre assez rare,
33:58etc.
33:59Continuez 3 km plus loin,
34:00vous verrez l'église,
34:01etc.
34:02Et donc un conseil
34:03qui va mêler à la fois
34:04le sport,
34:05comment on protège
34:06la montagne,
34:08comment on la met en avant,
34:09etc.
34:10Et en coopération
34:10avec un grand nombre d'acteurs.
34:12Et bien ça,
34:13imaginez un peu
34:13quand on passe
34:14de je vends des skis
34:15à ça,
34:16le grand écart.
34:16Mais c'est pareil,
34:18il faut y penser.
34:18Et donc du coup,
34:19ces entreprises
34:20qui prennent de l'avance,
34:22tant mieux pour elles
34:22parce que dans tous les cas,
34:23leur modèle éco,
34:25logiquement,
34:26il leur a déjà switché
34:27au lieu de subir
34:28les contraintes.
34:29C'est ça,
34:29c'est de l'adaptation
34:31intelligente
34:32avec un maillon
34:33qui est territorial,
34:35ça peut être même national.
34:36Exactement,
34:36mais vraiment,
34:37c'est exactement ça
34:38pour le coup,
34:38l'impact sur le territoire
34:39et donc du coup
34:40avec qui je travaille
34:41pour pouvoir aussi
34:42continuer à faire vivre
34:44mon entreprise.
34:44Oui,
34:45c'est plutôt malin.
34:46Vous êtes à quel stade
34:47de votre réflexion ?
34:48Vous allez vers quoi
34:49maintenant,
34:50vos prochains projets
34:51en EFC ?
34:52C'est quoi la prochaine réunion ?
34:54Il y a les deux projets
34:55que vous avez esquissés
34:56qui sont encore
34:57un peu en gestation
34:57dont je ne peux pas parler
34:58mais ce que je peux dire
35:01c'est vraiment
35:02que ces deux projets-là
35:02on va les pousser.
35:03J'ai parlé aussi
35:04de la seconde main
35:05qui finalement s'ancre
35:05dans toutes ces dynamiques-là
35:07et puis d'autres projets
35:09qui vont voir le jour
35:10et pour rebondir aussi
35:12ce que vous venez de dire,
35:13Vincent,
35:15je rigole
35:15puisqu'on se tutoie
35:16dans la rue.
35:16Vous tutoyez-vous enfin !
35:20quand on doit transformer
35:22son modèle
35:22comme on parlait
35:23de Rossignol
35:23c'est aussi d'être sûr
35:25et bien ancré
35:25sur son ADN
35:26sur ses valeurs
35:27et sur sa mission.
35:29En fait, finalement
35:29qu'est-ce que l'on souhaite faire ?
35:31On l'a évoqué tout à l'heure
35:33comment on fait circuler
35:34les idées
35:34comment on fait circuler
35:35les imaginaires
35:36l'information
35:36et c'est finalement ça
35:38nous on vend
35:40de la lecture
35:41on vend de l'information
35:42on ne vend pas
35:43des livres
35:43et des magazines.
35:44Alors est-ce qu'ils trouvent
35:45que c'est notre modèle
35:46formidable modèle
35:47qui a incroyablement fonctionné
35:50qui va encore fonctionner
35:51qui était un modèle
35:51basé sur l'industriel
35:53mais aujourd'hui
35:54on sent bien
35:54qu'il a atteint des limites
35:55j'y reviens pas
35:56on l'a évoqué
35:57mais quand on est
35:59ancré
36:00dans un ADN
36:01dans une mission
36:02au service du bien commun
36:03c'est un peu moins compliqué
36:04ça ne veut pas dire
36:05que ça n'est pas compliqué
36:07encore une fois
36:07ça demande
36:09surtout quand on est
36:10dans des tensions économiques
36:12bien sûr
36:13voilà
36:13auquel fait face
36:16notre secteur d'activité
36:18c'est pas si évident
36:19parce qu'on doit
36:20à la fois
36:20faire des économies
36:21on doit continuer
36:23ce qu'on fait
36:23et ce qu'on fait
36:24depuis des centaines d'années
36:25et qu'on fait encore très bien
36:26et puis on doit se réinventer
36:27donc vraiment
36:28c'est beaucoup de choses
36:29voilà
36:30c'est comment on prend
36:30le SAS
36:32la respiration
36:32mais pour faire de la R&D
36:34enfin on l'a évoqué
36:35aussi
36:35comme toute entreprise
36:37doit le faire
36:38donc comment on trouve
36:39ces temps de respiration
36:40pour penser ça
36:41et pour aussi se dire
36:43que peut-être
36:43qu'on va se planter
36:44sur une ou deux choses
36:45mais tant qu'on ne les aura pas
36:46expérimentées
36:47on ne saura pas
36:48donc c'est
36:49voilà
36:49c'est une façon de le faire
36:50c'est pas mal aussi
36:51que ce soit porté
36:52par une direction de la RSE
36:53en lien avec les pôles
36:54parce que moi
36:55je n'ai absolument rien
36:57toute seule
36:57mais ça permet
36:59de partager le risque aussi
37:00comme on partage
37:01la valeur aussi
37:02on partage
37:03le risque
37:04sur des sujets
37:05comme cela
37:05c'est intéressant
37:06quand vous dites
37:07tension économique
37:07est-ce qu'on peut imaginer
37:08Vincent
37:09que le FC
37:10peut-être
37:10c'est un frein
37:11un contexte économique
37:12un peu attendu
37:15vous voyez là
37:16les entreprises
37:16qui se sont lanchées
37:17dans la démarche
37:18qui ralentissent un peu
37:19ou non ?
37:21on n'est pas dans le monde
37:22de oui oui
37:22c'est clair que
37:23la conjoncture économique
37:25elle joue aussi
37:25sur l'investissement
37:27on parlait de R&D
37:28de temps d'investissement
37:29etc
37:29mais c'est des injonctions
37:31contradictoires
37:31parce qu'elles sont aussi
37:32pressées d'un côté
37:33par tout ce qu'on vient de dire
37:35l'augmentation du flux
37:36enfin voilà
37:36je ne vais pas parler
37:37d'augmentation du gaz
37:38de l'énergie
37:39de l'eau
37:40de la gestion des déchets
37:41la pression que
37:42les plus gros mettent
37:43sur les plus petits aussi
37:44sur la décarbonation
37:45pour avoir des contrats
37:46etc
37:47donc c'est encore plus compliqué
37:49pour les entreprises
37:50on ne va pas se le cacher
37:51mais il n'y a plus
37:52je privilégie telle chose
37:54par rapport à une autre
37:55je suis obligé de repenser
37:56mon modèle éco
37:57mais en même temps
37:58en effet
37:58c'est beaucoup plus compliqué
37:59en ce moment économiquement
38:01et donc c'est pour ça
38:02qu'elles viennent nous voir aussi
38:04c'est pour ça aussi
38:04que nous on aide
38:05financièrement
38:06et que c'est là
38:07où l'enjeu
38:08encore une fois
38:08c'est le temps
38:09c'est les ressources au temps
38:10pour l'entreprise
38:11parce qu'elles ne peuvent pas
38:11être multipliées
38:12donc c'est là aussi
38:13nous on doit mettre
38:14une cohérence
38:14et aider les entreprises
38:15à pouvoir dégager
38:16un peu ce temps
38:16mais en fait
38:18tout est lié
38:18bien sûr
38:18pour le coup
38:20Allez on va conclure
38:21mais avant ça
38:22peut-être Vincent
38:23et vous aussi
38:25Vienne
38:25rappelez-nous
38:25les fondamentaux
38:27de l'EFC
38:28en résumé
38:28en conclusion
38:31du coup
38:31c'est vraiment
38:32de partir
38:33de la valeur
38:35pas les volumes
38:35ça c'est vraiment
38:36la base
38:37et vraiment
38:38de se dire
38:38que toutes les entreprises
38:40peuvent le faire
38:41et qu'il y a des gens
38:42qui sont là
38:42pour vous accompagner
38:43il y a des compétences
38:44sur les territoires
38:45moi c'est vraiment
38:45le message que je veux passer
38:47des clubs etc
38:48et donc oui
38:48face à la réglementation
38:50qui sera de plus en plus
38:51contraignante
38:51et tant mieux
38:52pour moi je trouve
38:53en tout cas
38:54et pour la nature
38:55oui face aux contraintes
38:57sur votre chaîne de valeur
38:58des gros donneurs d'ordre
38:59ce mot est horrible
39:00d'ailleurs on pourrait pas
39:00être partenaire
39:01mais du coup
39:02oui
39:02à un moment
39:03il faut y aller
39:03oui c'est la dirigeante
39:05et le dirigeant
39:06leur but c'est quand même
39:07de pérenniser leur entreprise
39:08c'est pas simple
39:09mais justement
39:09il y a des choses
39:10qui existent
39:10dont l'EFC
39:11et je pense que c'est un vrai
39:12parcours crédible
39:14de changement de transformation
39:15du modèle éco
39:16pour réussir justement
39:17à être moins écartelé
39:19entre écologie
39:20économie et sociale
39:21vous voulez rajouter
39:22quelque chose
39:22on l'a dit
39:23la valeur
39:24plutôt que les volumes
39:25l'usage
39:25plutôt que la possession
39:26mais aussi
39:27toutes les questions
39:28de transition écologique
39:30moi j'ai envie de dire
39:31que quand même
39:32c'est une vision
39:33à très long terme
39:34donc l'expérimentation
39:35on l'a dit
39:35on l'a redit
39:36c'est important
39:36mais on sait aussi
39:38que le coût de l'inaction
39:39il est supérieur
39:39au coût de l'investissement
39:40donc c'est très difficile
39:42et encore une fois
39:42je dis ça
39:43sans donner absolument
39:44de leçons à personne
39:45c'est très compliqué
39:47de diriger
39:49une entreprise
39:49enfin voilà
39:50mais cette vision
39:51de long terme
39:52elle aide
39:52et puis de se dire
39:53que oui
39:53si aujourd'hui
39:53on ne transforme pas
39:54nos modèles
39:55de toute façon
39:55ils ne seront plus pérennes
39:56ils ne seront plus viables
39:57donc on a besoin
39:58de le faire
39:59le long terme
40:01la coopération
40:02l'expérimentation
40:03c'est important
40:04je vais revenir sur ce que dit
40:05Violaine
40:05on reste humble
40:07c'est du pas à pas
40:08on connaît les contraintes
40:10dans la vraie vie
40:11des entreprises
40:12et donc du coup
40:13si nous on peut les alléger
40:14que ce soit sur du financier
40:15dégager du temps
40:16et d'expérimenter
40:18voilà c'est déjà
40:19ce qu'on peut faire
40:19pour le coup
40:20mais on sait que ce n'est pas simple
40:21mais on sait qu'il faut le faire
40:22le FC n'est pas une utopie
40:24ah non pas du tout
40:24en effet
40:25oui oui
40:25on est plus à l'aise
40:28parce qu'on a des preuves
40:29sur l'évaluation environnementale
40:30qui arrive
40:31sur l'évaluation sociale
40:32sur l'évaluation économique
40:33maintenant on a des dizaines
40:34de boîtes qu'on switchait
40:35alors pourquoi on en parle
40:36beaucoup plus maintenant
40:36en 30 secondes
40:37c'est parce qu'il fallait
40:38qu'il y ait des entreprises
40:39qui aient complètement changé
40:40de modèle
40:40ça prend 5, 8, 9 ans
40:42pour changer un modèle économique
40:43donc maintenant on peut évaluer
40:44maintenant on peut prouver
40:45et puis du coup
40:46il y a pas mal d'entreprises
40:47qui sont engagées depuis des années
40:48mais là ça arrive
40:49et puis on a les grands groupes aussi
40:50qui ont fait vitrine
40:50mais on a eu des belles surprises
40:52plus que limite ce qu'on pensait
40:53elles font vraiment
40:54des belles choses
40:55elles font des vraies choses
40:57malgré des contextes différents
40:58avec l'actionnariat
40:59ou plus d'inertie
41:00parce qu'on parle
41:01de 200 000 collaborateurs
41:02donc il y a vraiment des preuves
41:03il y a des choses
41:04et donc du coup forcément
41:05on en parle plus
41:06et tant mieux
41:07pour le coup
41:07et c'était un plaisir
41:08d'en parler avec vous
41:09merci
41:10merci beaucoup
41:11à tous les deux
41:13vous êtes engagés
41:14à répondre aux éventuelles questions
41:15qui arriveront
41:17merci à vous
41:18sachez que ce live
41:19va être en rediffusion
41:21dans quelques jours
41:21je crois
41:22sur la page
41:23LinkedIn de l'ADEME
41:25alors à très bientôt
41:25pour de nouvelles aventures
41:27éco-responsables
41:28on peut dire ça comme ça
41:29c'est ça
41:29merci beaucoup
41:30c'était un plaisir
41:31merci
41:31merci à vous
41:32au revoir
41:32merci à vous
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