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  • il y a 13 heures
Ce LinkedIn Live présente les fondamentaux de l’Économie de la Fonctionnalité et de la Coopération (EFC), un modèle économique qui privilégie l’usage plutôt que la possession, et qui permet de créer de la valeur tout en réduisant la pression sur les ressources naturelles. L’échange rappelle l’urgence d’évoluer face aux limites du modèle fondé sur le volume et à l’augmentation mondiale de la consommation de ressources.

La vidéo expose les principes clés de l’EFC : recentrer l’offre sur la valeur d’usage, allonger la durée de vie des produits, développer des solutions par abonnement, intégrer l’éco conception, la réparation, la réutilisation. Elle montre comment l’EFC génère simultanément des impacts écologiques, économiques et sociaux (réduction des déchets, baisse des coûts, amélioration des conditions de travail, création d’emplois non délocalisables).

Plusieurs exemples concrets sont présentés :
• solutions d’éclairage vendues comme service, améliorant confort visuel, sécurité et performance énergétique,
• projets expérimentaux du groupe Bayard (abonnement en librairie, conventions citoyennes, nouveaux usages culturels),
• initiatives territoriales comme Autonomia 64, qui développe du matériel réemployable et un accompagnement par ergothérapeutes,
• retours d’expérience de TPE, PME et grandes entreprises engagées dans des parcours EFC.
Le webinaire détaille également les liens entre EFC, RSE, économie circulaire, coopération avec la chaîne de valeur, conformité réglementaire (CSRD, loi Pacte, loi Climat). Il met en lumière les dispositifs d’accompagnement proposés par l’ADEME : clubs régionaux, parcours collectifs, formations, partenariats avec CJD, Impact France et les CCI.

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Transcription
00:03Bonjour, soyez les bienvenus pour ce LinkedIn live spécial économie de la fonctionnalité et de la coopération très important.
00:11Vous le savez peut-être, le modèle économique fondé sur le volume, celui qui consiste à produire, à vendre, à
00:17consommer toujours plus, il montre ses limites.
00:20Alors il faut trouver d'autres voies capables de créer de la valeur et évidemment du développement économique, tout en
00:28réduisant la pression sur les ressources naturelles.
00:31Et cette pression est considérable. Imaginez, il faudrait près de trois planètes Terre pour répondre à la consommation mondiale. C
00:41'est énorme.
00:42Ce chiffre illustre à la fois l'ampleur du défi et l'urgence d'un virage vers des modèles plus
00:48sobres et évidemment plus coopératifs.
00:51C'est le sens de l'EFC qui se concentre sur l'usage plutôt que sur la possession, sur l
00:58'expérience plutôt que sur la simple vente de biens.
01:01D'ailleurs, ces sujets sont au cœur de la campagne menée par l'ADEME « Épargnons nos ressources » qui
01:08s'adresse à la fois aux particuliers, aux entreprises, aux collectivités.
01:12Je vous invite à parcourir le site internet « Épargnons nos ressources.gouv.fr » qui vous donnera des clés
01:21pour agir.
01:22Mais en attendant, au programme de ce LinkedIn Live, les fondamentaux de l'économie, de la fonctionnalité et de la
01:30coopération avec de nombreuses illustrations d'entreprises qui ont déjà donné vie à ce modèle.
01:37Et à mes côtés, j'ai deux intervenants qui maîtrisent parfaitement le sujet.
01:42Bonjour Vincent Dargène.
01:44Vous êtes coordinateur national sur le thème de l'économie, de la fonctionnalité et de la coopération au sein de
01:50l'ADEME.
01:50Vous accompagnez de nombreuses entreprises vers l'EFC.
01:54Vous nous donnerez sa juste définition et de nombreux exemples.
01:58On est impatients de voir comment ça se concrétise.
02:01Bonjour Violaine Chorand.
02:03Vous êtes directrice RSE et manager de la mission du groupe Bayard.
02:08Le groupe est devenu entreprise à mission fin 2022.
02:12Alors Bayard, c'est la presse, notamment avec La Croix, Pomme d'Api, Notre Temps ou encore Le Pèlerin et
02:19j'en oublie.
02:19C'est aussi l'édition avec un catalogue de 5500 livres, c'est important.
02:25L'EFC, vous êtes en plein dedans avec des projets expérimentaux.
02:29Votre regard sera très précieux.
02:32Tout au long de la discussion, le chat est ouvert.
02:35N'hésitez pas à y déposer vos questions à la fin de notre échange.
02:39On prendra deux, trois questions et on se promet, je crois que vous promettez, de répondre à l'ensemble des
02:44questions.
02:44Donc allez-y.
02:45Vincent, pour illustrer ce qu'est l'EFC, est-ce qu'on peut dire par exemple qu'au lieu d
02:51'acheter un luminaire, on paye pour un service qui garantit un éclairage adapté, que l'enjeu évidemment ne serait plus
02:59matériel.
03:00Mais la qualité de l'éclairage, est-ce que ça résume à peu près l'EFC ?
03:04Alors ça résume à peu près l'EFC, mais forcément je vais en rajouter un petit peu.
03:08Si on prend cet exemple, le but en effet c'est de privilégier la valeur d'usage plutôt que la
03:12possession.
03:13Donc moi si je suis une entreprise qui vend des luminaires, je vais réfléchir à mon modèle économique et je
03:17vais voir un peu ce qu'est mon métier.
03:19Et en l'occurrence, je me dis mais moi j'apporte de l'éclairage et du confort visuel.
03:23Alors là ça va parler aux entreprises, si je parle en B2B, du coup je vais plutôt vendre une solution
03:28par abonnement par exemple,
03:29où je vais dire à mon client, écoute je vais placer les lumières où il faut, avec des LED etc.
03:34Donc je vais peut-être en placer moins, ça va te coûter en plus moins cher, mais je vais les
03:37placer mieux.
03:38Et si je les place mieux, je te vends du confort visuel.
03:41Et tout ça, ça peut amener plein de choses qu'il faut retenir sur l'économie, la fonctionnalité et la
03:44coopération,
03:44c'est qu'il y a des impacts écologiques, économiques et aussi sociaux.
03:48Un exemple, si dans mon usine je place mieux l'éclairage, je vais éviter les TMS, je vais éviter des
03:54arrêts de travail.
03:55Les chutes et tout ça parce que c'est mal éclairé.
03:57Exactement, tout à fait, ou alors des mauvaises positions.
03:59Et donc du coup je vais aussi baisser les arrêts de travail, augmenter la productivité, c'est pas un gros
04:03mot,
04:04ou améliorer la qualité de vie au travail.
04:06Donc du coup je vais avoir un impact aussi économique parce que j'ai baissé la facture d'énergie et
04:11donc la facture d'électricité.
04:12On peut voir même comment on se rémunère puisque j'arrive à faire baisser la facture de mon client.
04:17Et donc tout ce qui est impact écologique puisque vu que je reste propriétaire de l'éclairage,
04:22j'ai tout intérêt à ce que ça dure le plus longtemps possible mon produit.
04:25Et donc qu'il soit éco-conçu, qu'il soit réparable, qu'il soit réutilisable.
04:29Donc du coup j'ai vraiment des impacts écologiques, économiques et sur les aspects sociaux.
04:33Et on peut penser augmenter les marges ?
04:36Alors oui.
04:36C'est pas un tabou ça ?
04:37Alors non, c'est pas un gros mot.
04:38C'est pas un gros mot quand on parle de changement de modèle économique.
04:41Ça peut être augmenter les marges, ça peut être l'augmentation aussi de mon chiffre d'affaires par rapport à
04:47la baisse de mes volumes.
04:47Parce qu'on est bien quand même sur la lutte contre les volumes, on est bien sur la sobriété de
04:50volume, c'est important.
04:51Sur les ressources ou sur le foncier ou sur le marketing.
04:54C'est pas un gros mot de dire que je me démarque de la concurrence.
04:56C'est pas un gros mot de dire que je vais mieux fidéliser ma clientèle parce que je réponds réellement
05:00aux usages.
05:01Et le F de EFC va avec le C de coopération.
05:07Les deux sont associés.
05:09En effet, je ne peux pas changer mon modèle économique, je ne peux pas changer mon offre tout seul.
05:13Puisqu'il va falloir que j'implique forcément mes clients puisque je dois connaître les usages réels.
05:17Mais aussi du coup vu que j'essaie de vendre moins mais vendre mieux, je suis obligé d'impliquer soit
05:21mes anciens concurrents, soit ma chaîne de valeur.
05:23Il faut bien que j'intègre aussi mes fournisseurs puisque je vais changer même mon modèle de production par exemple.
05:27Donc du coup la coopération elle se fait forcément.
05:29Je ne peux pas changer mon modèle tout seul.
05:31Une vraie dynamique.
05:32Alors comment l'EFC s'articule avec les autres démarches RSE ou autres engagées par l'entreprise ou que l
05:38'entreprise va engager ?
05:40Alors si je change mon modèle économique, c'est forcément que je touche à la stratégie de mon entreprise.
05:44Et maintenant la stratégie RSE et la stratégie de l'offre sont intimement liées dans les entreprises.
05:49Donc beaucoup d'entreprises en tout cas, pas encore partout mais ça sera de plus en plus le cas.
05:52Donc du coup si je touche à la gouvernance et à la stratégie de la RSE, je vais aussi intégrer
05:57mon offre dedans.
05:58Et on est forcément impacté quand on est une entreprise par la loi Pacte, par la CSRD, par la loi
06:03Climat et Résilience.
06:04Il y a tout ce qu'il faut.
06:04Il y a plein beaucoup de choses.
06:05Donc du coup voilà.
06:06Et il faut bien que je mobilise mes salariés quand je change mon offre.
06:09Mais même maintenant en tout court, les salariés sont mobilisés et on parlait de coopération.
06:12Il faut que j'intègre ma chaîne de valeur, toutes les coopérations externes, tout l'écosystème pour pouvoir avancer.
06:19Et dedans j'intègre l'économie circulaire, ce qui intéresse aussi les politiques RSE.
06:23Donc tout à l'heure j'en parlais, réutilisation, réemploi, réparation, éco-conception, adaptation au changement climatique, décarbonation, etc.
06:30Donc ce n'est pas une des marges de plus, c'est une des marges qui s'articule.
06:33Exactement, ça rentre dans la stratégie, tout à fait.
06:35C'est ça. Violaine Chorand, vous nous présenterez vos initiatives et elles sont nombreuses pour expérimenter l'EFC.
06:41Mais avant cela, expliquez-nous pourquoi vous vous êtes lancée dans la démarche ?
06:45Quels ont été les déclencheurs ?
06:47Alors en plus d'être directrice de l'RSE, je suis directrice de l'université interne de notre entreprise.
06:53Et donc c'est des notions que je voyais émerger et que je voyais poindre et sur lesquelles on avait
06:57envie d'aller voir ce qui s'y passait au regard de la transformation de nos modèles.
07:01Donc première rencontre avec l'EFC où on s'est posé les questions de savoir comment on pouvait sortir la
07:08valeur des volumes,
07:10comment on pouvait extraire peut-être ce qui a fait le cœur de notre métier, à savoir la transmission des
07:15imaginaires, l'information,
07:17comment on pouvait le sortir des objets au regard d'un modèle économique qui était très industriel,
07:23qui l'est toujours et qui a encore de belles années devant lui, mais qui arrive à des limites,
07:28notamment les limites planétaires dont on a parlé, avec une pression qui est très importante sur les ressources naturelles.
07:33On en parle d'eau dans l'édition.
07:35On parle d'eau pour la fabrication de la pâte à papier, mais on peut parler aussi d'autres choses,
07:39notamment en matière énergétique.
07:41Donc on voyait bien qu'on avait en tout cas une impasse à travailler sur le long terme, en termes
07:47d'environnement, sur ces notions-là.
07:48Et puis on a aussi un modèle qui fait face à des grands bouleversements, des grands changements,
07:53où aujourd'hui tout fait information. On parle d'infobésité, on parle aussi de fake news.
08:00Voilà quel est le rôle aujourd'hui d'un média traditionnel dans cette énorme course à l'information ?
08:06Qu'est-ce qui fait valeur chez nous ?
08:09Et donc on se fait recentrer, et l'EFC permet vraiment ça, sur notre mission, sur notre ADN.
08:15Voilà comment on fait circuler les imaginaires, comment on fait information, comment l'information fait démocratie,
08:20comment la démocratie fait du vivre ensemble, comment on vit ensemble à travers les idées et à travers l'information,
08:26la pédagogie de l'information, l'encapacité des sujets.
08:29Voilà, tout ça, c'était vraiment revenir au cœur de notre mission,
08:32mais en sortant de notre modèle traditionnel que l'on avait de diffusion de livres et d'objets, presse ou
08:39papier,
08:39tout en gardant et en conservant notre impact sociétal par nos métiers et notre ADN.
08:45Ce qui est intéressant, c'est qu'on n'est pas seulement dans une économie de ressources,
08:50on est aussi de se rapprocher des valeurs, de trouver du lien, c'est extrêmement intéressant comme démarche,
08:55on va en savoir un peu plus, parce que vous avez plusieurs, vous, projets, sur le feu,
09:00mais un des plus aboutis, un et plus abouti que les autres, c'est l'abonnement en librairie pour les
09:059-11 ans,
09:06qui a été lancé il y a très peu de temps, le 1er octobre dernier.
09:10En quoi ça relève de l'EFC ?
09:13Alors, ça relève de l'EFC pour plusieurs raisons,
09:17et c'est là qu'on va reprendre la question de la pression sur les ressources,
09:20mais aussi la question des usages et de l'impact sociétal, et enfin de la coopération.
09:24Donc l'idée, c'est de proposer à des enfants entre 9 et 11 ans,
09:29un abonnement pour une trentaine de livres sur toute une année.
09:33Et donc là, on l'a testé, donc on est en test,
09:35c'est une expérimentation avant d'essaimer, avant de continuer,
09:38dans trois librairies dans différentes régions de France,
09:41avec neuf maisons d'édition, donc on est plusieurs maisons d'édition,
09:44coopération, avec 42 auteurs, donc voilà, sur toute la chaîne de valeur.
09:50Voilà comment on teste cette offre,
09:51qui a pour conséquence d'augmenter la circularité des objets fabriqués.
09:57C'est-à-dire que l'objet fabriqué va circuler dans plus de mains
10:01que si on l'achète à la librairie.
10:05On sait aussi que quand on va dans une librairie et que quand on prend ce type d'abonnement,
10:10parfois on achète aussi du neuf, plus on lit, plus on lit, et c'est ça qui est important.
10:14Ça permet aussi de faire accéder au plus grand nombre à des enfants,
10:18parce qu'un livre, un album jeunesse, souvent c'est cher.
10:21À d'autres enfants, ça permet de faire travailler son fond de catalogue aussi,
10:27de sortir un peu de la course à la nouveauté,
10:29et de travailler la valeur plutôt que les volumes,
10:32et de travailler la valeur d'usage plutôt que la possession.
10:35Ce n'est pas un modèle à la bibliothèque, on est bien d'accord.
10:39Ce n'est pas un modèle à la bibliothèque, ça n'est pas du tout antinomique,
10:42et l'un et l'autre ne se cannibalisent pas, c'est différentes façons de faire.
10:46C'est une façon d'entrer en relation dans une librairie.
10:50Un libraire, ce n'est pas un simple marchand, c'est aussi un médiateur,
10:55parce qu'on peut imaginer, on l'a fait, beaucoup d'animations autour de la lecture.
10:58Donc c'est différent.
11:00Sur le sujet des ressources, il faut savoir que le volume total des matières,
11:05on parle de ressources naturelles, extraites dans le monde,
11:08pourrait encore augmenter de 60% d'ici 2060.
11:142060, c'est dans une trentaine d'années.
11:16Donc effectivement, toutes ces questions sont essentielles,
11:19Violaine, dans cette dynamique d'EFC.
11:21Vous avez également imaginé des mini-conventions citoyennes
11:26sur l'alimentation et la restauration collective en coopération avec des acteurs locaux.
11:31Vous réfléchissez aussi au partage de l'usage des églises.
11:37On ne va pas en dire plus parce que c'est en cours de réflexion,
11:41mais peut-être qu'on refera un autre LinkedIn là-dessus.
11:44Expliquez-nous comment en interne vous vous êtes saisie de tous ces sujets
11:48et qui relèvent de l'EFC, comment vous avez embarqué ?
11:52Alors, on a chaussé les lunettes de l'EFC.
11:55Donc voilà, c'est assez important de pouvoir voir des propositions de valeur un peu différemment
12:02avec de nouvelles lunettes.
12:03Donc on a dans un premier temps regardé des projets qui étaient un peu connexes à nos activités,
12:07qui ne rentraient pas dans la vente d'un magazine ou d'un livre,
12:11mais qui étaient des propositions que l'on faisait,
12:14notamment des masterclass d'écriture, enfin différents projets que l'on avait menés.
12:18Et on les a regardés à l'aune de l'EFC et on a regardé
12:20pourquoi on ne les avait pas finalement réussis à en faire un business model
12:25et qu'est-ce qui avait fait que ça avait à choper et quels étaient les freins.
12:29Une fois qu'on a fait ça, on a regardé aussi ce qu'on avait en gestation comme projet,
12:32les deux que vous avez évoqués.
12:33C'était des idées qui venaient d'une de la rédaction de la Croix,
12:36l'autre de la rédaction du Pèlerin.
12:38Et on a essayé de les travailler avec les six domaines,
12:42parce que l'économie de la fonctionnalité, c'est quand même une méthodologie
12:45qui est assez vertueuse.
12:47Surtout, oui.
12:47Surtout une méthodologie.
12:48Et de faire rentrer ces sujets-là en construisant un modèle économique rémunérateur
12:53en coopération avec différents acteurs.
12:56Donc là, on parle de partage de la valeur,
12:59on parle de coûts évités aussi.
13:01Vincent en a fait mention.
13:03Il y a pas mal de choses à regarder et à repenser.
13:07Mais avant cela, vous avez été formé.
13:10Ça veut dire qu'il y a aussi une montée en compétences.
13:12On ne s'assoit pas autour de la table en disant qu'on fait le FC.
13:14Non, c'est ce que je disais.
13:16Il faut être formé.
13:17C'est important de bien connaître les rouages, de bien connaître la dynamique,
13:21de bien suivre les étapes et ces domaines que l'on regarde et qu'on pose
13:28sur des projets qui sont en dégestation, en cours, qu'on a pu faire.
13:33On va revenir sur l'accompagnement et la formation, Vincent.
13:36On voit bien, là, c'est très clair, ces sources de créativité et d'innovation.
13:41Au-delà de Bayard, vous avez d'autres exemples à nous donner
13:45sur différents types d'entreprises, d'ailleurs, qui ont mené une démarche.
13:48Oui, tout à fait.
13:49Alors, on a vraiment beaucoup d'exemples.
13:50Je vous invite à aller voir le site Agir de l'ADEME où on met des fiches,
13:55Voix de pionniers, où il y a plein de vidéos, les clubs EFC en région.
13:59Là, je vais en donner un ou deux pour faire focus.
14:01C'est vrai qu'on parle souvent des grandes entreprises,
14:03mais ça fait une dizaine d'années qu'on accompagne les TPE, PME.
14:05C'est aussi le cœur de l'économie française.
14:07Et donc, du coup, je vais faire un petit focus sur Autonomia64,
14:10qui est une association qui aide à l'autonomie des personnes âgées
14:15via des aides de technique, du matériel technique.
14:18Ça part d'un constat, c'est souvent le cas,
14:20où on se dit que dans 25% des cas,
14:22le matériel n'est pas ou mal utilisé par les personnes âgées,
14:27donc des ambulateurs, etc.
14:29Et donc, du coup, dans 15 à 20% de cas,
14:31le matériel reste dans le placard ou alors il est mal utilisé.
14:34Ça engendre plein de choses derrière.
14:36On parlait de coûts évités ou d'économie.
14:38Ce n'est pas des gros mots.
14:39Ça peut rentrer aussi dans la proposition de valeur de l'entreprise
14:41qui améliore tout ça.
14:43Parce que les personnes âgées,
14:44si elles n'utilisent pas ou mal ce matériel,
14:46elles vont se reblesser, elles vont aller à l'hôpital,
14:49elles vont avoir...
14:50Elles sont en cascade après.
14:51Bien sûr, tout à fait.
14:52Et donc, du coup, on parle de l'engorgement des urgences, etc.
14:55Alors que là, du coup, cette association s'est dit...
14:57Et en plus, c'est du matériel souvent de mauvaise qualité.
15:00Et ce matériel peut se retrouver même sur le bon coin ou en déchetterie.
15:03Donc, c'est un gaspille énorme.
15:05Et donc, du coup, c'est un gaspille humain, un gaspille de santé,
15:07un gaspille matériel, de ressources.
15:09Et donc, elle s'est dit...
15:10En fait, ce qu'il faudrait, c'est du matériel de qualité réutilisable,
15:13réemployable, éco-conçu,
15:14et pas quelque chose qui se casse ou qui se jette directement.
15:16Et surtout, il faudrait qu'on dise aux personnes comment l'utiliser.
15:20On est encore sur l'usage.
15:21Et pour ça, on recrute des ergothérapeutes
15:23qui vont expliquer aux familles et aux personnes âgées...
15:26Ça, c'est la coopération.
15:27C'est la coopération totalement, tout à fait.
15:29Et donc là, on va travailler avec le personnel de santé,
15:31avec des ergothérapeutes.
15:32Donc, en plus, on crée de l'emploi non délocalisable.
15:35On en crée aussi pour les personnes qui vont réparer le matériel, etc.
15:38Donc, on retrouve nos trois piliers économiques, écologiques et sociales, du coup.
15:43Et ça prend tout son sens.
15:45Et c'est testé dans le département du 64 pendant trois ans.
15:48Pyrénées-Atlantiques, je crois.
15:49Tout à fait, les Pyrénées-Atlantiques.
15:51On a été voir avant.
15:53Et donc, du coup, le but, c'est que si ça fonctionne,
15:56ça part sur tous les départements.
15:57Et pour l'instant, ça fonctionne.
15:58Là, on parle de 1 500 usagers et de 5 000 matériels testés,
16:01dont certains qui ont déjà été utilisés sept fois.
16:04Donc, imaginez l'impact sur les ressources aussi, pour le coup.
16:06C'est pour ça que je voulais en parler aussi aujourd'hui,
16:09sachant qu'on a des dizaines et des dizaines d'exemples.
16:11On parle de centaines d'entreprises accompagnées sur tous les territoires.
16:13Et ce qui est intéressant, c'est qu'on peut regarder ces exemples.
16:15Il y a aussi une entreprise, je crois que ça s'appelait Univera, c'est ça ?
16:17Univera, oui, sur le matériel.
16:18Donc, il y a tout type d'entreprises.
16:20Et ça, on peut le voir sur le site Agir.
16:22On peut regarder les retours d'expérience.
16:24Exactement.
16:24On a toutes les ressources aussi qu'on voit vers Voix de Pionniers,
16:27les clubs, etc.
16:28Parce que cette ressource, elle vient de vos 10 ans d'accompagnement à l'EFC.
16:33Aujourd'hui, plus de 800 entreprises ont été accompagnées.
16:36Alors, dites-nous rapidement en quoi consistent ces parcours
16:39et quels sont les premiers retours d'expérience ?
16:42Alors, les parcours, du coup, les entreprises en région,
16:45TPE, PME, depuis 10 ans, peuvent faire des parcours
16:47accompagnés par les clubs et les directions régionales de l'ADEME
16:49et leurs partenaires sur certaines régions pour du financement.
16:52Donc, du coup, c'est quand même fortement financé.
16:54Vous pouvez tester pendant 12 à 18 mois
16:56un accompagnement collectif entre pairs et individuel
16:59avec du temps consultant pour la conduite de changement dans l'entreprise
17:02pour commencer à tester.
17:03Mais on teste vraiment.
17:04On parlait d'expérimentation.
17:05On est clairement là.
17:06On n'a pas une feuille de route.
17:07À la fin, on est déjà dans la vie, c'est le boulon.
17:09Et on va voir un peu ce qui se passe pour de vrai.
17:11Donc, ça, c'est tous les clubs en région, du coup,
17:13qui sont là pour ça, pour créer des parcours.
17:15Mais on a conventionné aussi avec le Centre des jeunes dirigeants,
17:17le CJD, où on développe un gros parcours qui s'appelle Galilée,
17:21qui peut être testé par les 6 000 adhérents,
17:23où c'est 20 jours sur 18 à 24 mois
17:25où je me fais accompagner pour avancer sur l'UFC,
17:28mais aussi avec le mouvement Impact France
17:29sur de la formation des consultants à l'économie,
17:31la fonctionnalité de la coopération,
17:32mais aussi avec la CCI, sur des accélérateurs de la reloc
17:35où on met l'UFC.
17:35Tout un écosystème en région.
17:37Exactement.
17:37En région.
17:38Et à chaque fois, ça redescend sur les régions et sur les territoires.
17:41C'est clairement le but.
17:42Et pour tous, les petites entreprises, les grandes.
17:45Je n'aurais pas dit mieux.
17:46Et tout secteur d'activité.
17:47Et tout secteur.
17:47Et on a vraiment des retours d'expérience maintenant de tout.
17:51Qu'est-ce qui se passe le 2 décembre 2025 ?
17:53Alors, le 2 décembre 2025, c'est vrai qu'en effet,
17:55on parlait des TPE, PME,
17:57mais on a aussi les grandes entreprises.
17:59C'est pour ça aussi que Bayard est là aujourd'hui.
18:01Et je suis ravi que Violaine puisse parler
18:04des avancées, des expérimentations qu'ils ont mis en place.
18:06On a eu deux grands parcours avec des grandes entreprises.
18:09Alors du coup, La Poste, Intersport, Orange,
18:13j'en oublie plein, Engie.
18:15Ils se sont lancés dans l'EFC.
18:16Ils se sont lancés.
18:17On a fait deux parcours de six entreprises.
18:19Et en fait, ça s'est su.
18:20Et il y a eu quand même pas mal de demandes
18:21d'autres très grandes entreprises ou de grosses ETI.
18:24Et on ne peut pas répondre à cette demande par des parcours
18:26où on est un peu en chambre et c'est super,
18:28on peut tester des choses.
18:28Donc le 2 décembre, on lance le parcours trajectoire,
18:32enfin le club trajectoire EFC.
18:34Et du coup, qui va pouvoir permettre aux grandes entreprises
18:36et aux ETI leaders d'être accompagnés.
18:38On aura plusieurs rendez-vous par an.
18:40et bénéficient aussi des REX, des entreprises qui mettent déjà des choses en place,
18:43dont Bayard.
18:44Du coup, voilà.
18:45Évidemment.
18:46Est-ce qu'on peut dire, en vous basant sur cette expérience et ces accompagnements,
18:49que développer l'EFC, ça coûte de l'argent ?
18:53Et si c'est le cas, on peut espérer quand un retour sur investissement.
18:58N'hésitez pas à le dire aussi si vous avez évalué effectivement cette démarche.
19:02Il n'y a pas de tabou.
19:04Déjà, on parle de transformer son modèle économique,
19:06mais le rôle d'une dirigeante ou d'un dirigeant,
19:08c'est bien de pérenniser son entreprise aussi.
19:10Et donc, avec tout ce qui se passe, l'adaptation au changement climatique,
19:12la pression sur les matières premières,
19:14l'augmentation des coûts, des flux, eau, énergie, déchets,
19:16la réglementation,
19:17il faut transformer son modèle éco pour répondre à toutes ces contraintes.
19:21L'économie de la fonctionnalité de la coopération le permet.
19:23Alors, en termes de coûts,
19:25déjà, l'ADEME et ses partenaires accompagnent fortement les premiers pas.
19:29Alors, accompagnent fortement, ça veut dire vous accompagnez ?
19:32Ça veut dire qu'on finance.
19:33Financier.
19:34Tout à fait, c'est important.
19:35Donc, on finance les premiers pas,
19:37des accompagnements dont on a parlé juste avant,
19:39même de l'aide individuelle après pour aller plus loin.
19:42En fait, ce qu'il faut, c'est surtout de la bande passante,
19:44de la dirigeante, de la dirigeante, du temps et des collaborateurs.
19:47C'est vraiment important.
19:48Mais en même temps, c'est un peu logique.
19:50C'est de la R&D économique pour les entreprises.
19:52Et c'est nécessaire.
19:53Et ça n'a rien à voir avec de la R&D matérielle.
19:56Ça coûte, entre guillemets, moins cher.
19:58Mais en plus, c'est ultra important pour les années qui arrivent.
20:00Donc, voilà.
20:00C'est vraiment beaucoup de temps.
20:01Après, toutes les solutions, on les a.
20:03Pour accompagner les entreprises à des moindres coûts.
20:05Violaine, vous avez dû dégager du temps.
20:07Les gens autour qui ont travaillé, vous avez fait quoi ?
20:10Vous avez créé un groupe ?
20:11Oui, c'est évident.
20:11C'est évident.
20:12On ne peut pas construire de l'innovation,
20:16de la transformation de modèles
20:17sans mobiliser des ressources financières et humaines.
20:20Alors, effectivement, on a été aidé sur le plan financier,
20:22mais on a dû mobiliser un groupe cœur
20:25qui a travaillé sur ces sujets-là,
20:27dont je vous ai parlé tout à l'heure,
20:28en amont, en aval,
20:29qui a été formé plus spécifiquement.
20:31Donc, ça demande de mobiliser des ressources aussi.
20:34C'est évident.
20:36Mais, encore une fois,
20:37c'est le modèle classique
20:39pour travailler à des innovations
20:41et à des transformations durables de nos modèles.
20:44Et ce groupe, combien de personnes dans ce groupe ?
20:46C'était une petite dizaine de personnes.
20:48On était allés chercher de plusieurs endroits dans l'entreprise.
20:52Donc, plusieurs fonctions ?
20:53Plusieurs fonctions,
20:54qu'elles soient marketing, éditorial,
20:57avec un comité de pilotage,
20:58avec la direction du pôle qui suivait.
21:01Donc, on a mobilisé des gens,
21:03on les a sensibilisés à ces notions-là
21:05pendant tout le temps du parcours
21:07qui a duré 18 mois,
21:08mais qui finalement a été le début
21:10d'une longue série d'expérimentations et de travaux.
21:15Mais ça fait aussi un groupe d'ambassadeurs, finalement.
21:17Ça fait un groupe d'ambassadeurs.
21:19C'est tout à fait ça.
21:20Et quels bénéfices attendez-vous
21:21de ces projets d'EFC ?
21:23Alors, pour vos collaborateurs,
21:25au-delà de ce groupe,
21:26mais également vos clients
21:27et l'ensemble de votre écosystème.
21:29Alors, les bénéfices,
21:30on l'a déjà beaucoup évoqué,
21:32c'est pérenniser nos activités
21:34en transformant nos modèles
21:36dans une logique de moindre pression
21:38sur l'environnement.
21:39Donc, ça, c'est important.
21:40C'est un bénéfice en soi.
21:42On attend de nos clients
21:44qu'ils nous fassent confiance aussi
21:45dans ces démarches-là.
21:47Et c'est là où on retrouve
21:48tout le sens de la coopération
21:50parce qu'ils nous fassent confiance
21:51en testant les nouvelles offres
21:53qu'on leur propose.
21:54Ils sont partants, d'après vous ?
21:55Ils vous le demandent ?
21:56On pense qu'ils sont partants.
21:57Alors, ils nous demandent
21:57beaucoup de cohérence
21:58entre ce que l'on écrit
21:59et on a des lignes éditorielles
22:01qui sont très engagées
22:02et la façon dont on travaille.
22:03Donc, ils sont pour ça
22:05très parfois, en tout cas, aiguillons.
22:08Voilà.
22:09Donc, c'est important
22:10de tenir cette cohérence.
22:11Ils nous le demandent.
22:11Et puis après, on sait aussi
22:13que notamment avec l'abonnement
22:14en librairie,
22:15c'est moins cher.
22:17Ça permet d'avoir un accès
22:18un peu moins cher
22:19tout en rémunérant
22:20tout à fait bien
22:21toutes les parties prenantes
22:22de la chaîne.
22:24mais ça permet un accès
22:25à la lecture
22:27plus démocratique.
22:28Et c'est aussi
22:29des enjeux de bien commun,
22:31de vivre ensemble,
22:33de dynamique culturelle
22:34qui sont aussi importantes
22:35pour nous.
22:37Oui.
22:37Parce qu'on parle d'économie,
22:38mais finalement,
22:39c'est tout un écosystème.
22:41Ça va au-delà de l'économie.
22:42On est bien d'accord,
22:43Vincent ?
22:44On va au-delà.
22:45Ça impacte vraiment,
22:45en fait, tout le monde.
22:46On parle de la chaîne de valeur,
22:47mais en effet,
22:48on a un impact sur le territoire,
22:49on a un impact sur nos clients,
22:50on a un impact sur l'usager final.
22:52Donc, en effet,
22:52c'est pour ça que c'est vraiment important.
22:54Et c'est pour ça que ça prend du temps.
22:55On n'est pas gêné pour le dire,
22:56ça prend du temps
22:57de changer son modèle économique,
22:58mais c'est nécessaire
22:59à l'aune de tous les changements
23:01qui arrivent.
23:01Oui, et de toute façon,
23:02il faut agir.
23:03Exactement.
23:04Violaine, si vous deviez
23:06convaincre un dirigeant
23:07très sceptique
23:08sur l'EFC,
23:09en quelques mots,
23:10qu'est-ce que vous lui diriez ?
23:11Alors déjà,
23:11je ne parlerai pas d'EFC,
23:13alors je sais,
23:14pardonnez-moi.
23:15En tout cas,
23:15pas directement.
23:16Vous avez caché
23:17sous le tapis l'EFC.
23:18Je pense que c'est important
23:19d'être formé
23:19pour les gens
23:20qui portent les sujets
23:20et de bien comprendre
23:21ce qu'il en devient.
23:23Mais parfois,
23:24ça fait un petit peu peur
23:25quand on dit
23:25économie de la fonctionnalité
23:26et de la coopération.
23:27Alors que quand on parle
23:28de transformation,
23:29de modèle durable,
23:30d'expérimentation,
23:32voilà,
23:32on est plutôt dans des...
23:34Donc, vraiment,
23:35ce que je le dirais,
23:35c'est de faire confiance
23:37aux gens qui portent
23:38cette dynamique-là,
23:40d'expérimenter avec humilité.
23:41On l'a dit,
23:42il s'agit de tests,
23:43mais si ça fonctionne un test,
23:44après,
23:44on modélise,
23:45on essaime
23:45et puis ça devient
23:47quelque chose
23:48de rémunérateur,
23:49d'important
23:49dans notre modèle économique,
23:51mais avec conviction.
23:53Parce que c'est,
23:54à mon sens,
23:55et pardon,
23:56mais Vincent ne m'a pas payé
23:57pour dire ça,
23:58je pense que c'est vraiment
23:59un modèle à regarder
24:01de très près
24:02pour des raisons sociales,
24:04sociétales,
24:05économiques
24:05et environnementales
24:06et allier
24:07cette performance globale,
24:09ces impacts globales,
24:11quels que soient
24:11les vocables
24:12que l'on utilise,
24:14c'est vraiment primordial.
24:15Mais c'est intéressant
24:16cette démarche de dire
24:16on ne dit pas tout de suite
24:18que c'est pour ne pas effrayer
24:19finalement,
24:20ou pour ne pas ramener
24:21une démarche nouvelle,
24:22complémentaire,
24:23etc.
24:23Peut-être qu'il faudrait
24:24changer de nom à terme,
24:25je ne sais rien.
24:25On y a pensé,
24:26mais c'est vrai que
24:26c'est ce qu'on appelle
24:27les gros mots.
24:28Tous les services
24:28comme y ont réfléchi,
24:29mais maintenant,
24:30c'est quand même rentré
24:31dans la culture.
24:32On essaie de ne pas parler
24:33UFC non plus à l'ADEME au début.
24:35Bon,
24:35c'est un bon tips en tout cas.
24:38Pour conclure,
24:38et avant qu'on prenne
24:39vos questions,
24:40Vincent Violaine,
24:42quelles sont pour vous
24:42les trois premières actions
24:44sur un cadre,
24:45on peut en rajouter une,
24:47à engager pour entrer
24:48dans une démarche,
24:49Violaine ?
24:50Alors,
24:51on l'a évoqué aussi,
24:52mais c'est la formation
24:53quand même.
24:54Donc,
24:54on a dit qu'on ne parlait
24:54pas d'EFC,
24:55mais en tout cas,
24:56les personnes qui seront
24:57chargées de piloter
24:58ce type de projet
24:58doivent se former,
24:59doivent comprendre
25:00ce que c'est.
25:01Donc,
25:01d'avoir aussi bien compris
25:03quels étaient les enjeux
25:04sociaux et environnementaux
25:05autour de ces sujets-là.
25:06Donc,
25:06ce n'est pas juste
25:07le modèle économique.
25:08C'est aussi,
25:09si on dézoome,
25:10tu parlais de Vincent
25:11de stratégie RSE,
25:12on est dans la stratégie
25:14de business model,
25:15de transformation durable,
25:16donc vraiment,
25:16première chose,
25:18d'arriver à conjuguer
25:20les deux
25:20et à se dire ça.
25:21Et puis,
25:22on l'a dit,
25:23ne pas avoir peur
25:24d'expérimenter.
25:26Encore une fois,
25:27on peut avoir
25:27des grandes visions,
25:29il faut être ancré
25:30dans ses valeurs,
25:30dans son ADN,
25:31mais il ne faut pas avoir
25:32peur d'expérimenter.
25:34On sait que nos modèles
25:35tels qu'ils sont aujourd'hui,
25:36ils ont encore
25:36de belles années devant eux,
25:37et ils sont peut-être
25:38à bout de souffle
25:39ou percutés
25:40par des usages,
25:41par des questions
25:43environnementales,
25:43des questions
25:44d'usage culturel,
25:45tout ce qu'on veut,
25:47ils ne vont pas s'éteindre
25:47du jour au lendemain.
25:48Donc,
25:49expérimenter de petites choses
25:51pour comme ça
25:52faire bousculer
25:53et travailler son modèle
25:53et ne pas penser
25:54que ce soit le grand soir
25:55tout à coup.
25:56Et c'est ça,
25:57il n'y a pas de l'idée
25:57comme ça
25:58et que d'un coup
25:58un modèle se dessine.
25:59C'est une expérimentalité.
26:00Voilà, ça se teste.
26:01Ça se teste.
26:03Vincent ?
26:04Moi, c'est de dire
26:05aux dirigeantes et aux dirigeants
26:06d'aller voir,
26:07de prendre quelques minutes,
26:09d'aller sur la page
26:10Agir de l'ADEME,
26:11d'aller voir la direction
26:12régionale de l'ADEME
26:13sur leur territoire,
26:14d'aller voir les clubs EFC,
26:16juste donner un peu de temps
26:17et je suis sûr
26:18qu'ils vont être embarqués
26:19et surtout rassurer.
26:20Il y a encore 3-4 ans,
26:21on est peut-être
26:21un peu plus mal à l'aise
26:22quand on parlait d'EFC.
26:24Là, on a les preuves,
26:25on a les preuves
26:25sur l'évaluation environnementale
26:26et les sociales qui tombent.
26:27Il y a du déjà-là
26:28dans toutes les entreprises.
26:29Donc, il ne faut pas non plus
26:30partir tout de suite
26:31sur le côté complexe, etc.
26:33Il existe déjà plein de choses,
26:34ça part souvent de bon sens.
26:35On en parlait,
26:35des choses déjà existantes,
26:36on ne sait pas trop
26:37comment les craquer.
26:38Donc, du coup, voilà.
26:39Allez voir les interlocuteurs
26:40qui savent en parler
26:41et puis derrière,
26:41vous allez voir,
26:42il y a toutes les solutions
26:43qui sont là pour accompagner.
26:44C'est ça, il faut être
26:45un peu curieux.
26:46Vous aviez, vous,
26:47vous étiez allé voir
26:48des entreprises,
26:49vous avez échangé
26:50avec certaines ?
26:51Alors, un petit peu
26:52avec Expansion Smustela
26:53qui avait déjà travaillé
26:55ces questions-là aussi
26:56et qui est rentré
26:57dans le même parcours
26:58que nôtre.
26:58On avait déjà commencé
26:59à, chacun, chacune,
27:01à regarder de près
27:03cette notion
27:04sans être embarquée
27:06et avoir expérimentée
27:07et on s'est retrouvés
27:07dans le parcours.
27:08En revanche,
27:09le parcours qu'on a suivi,
27:10c'est vraiment
27:11une des clés.
27:12C'était aussi cet échange
27:13qu'on avait entre nous
27:14parce qu'on a buté
27:16au même endroit,
27:17au même moment
27:17ou si ce n'était pas
27:18au même moment,
27:19justement,
27:20ça a décoincé des choses.
27:21Vraiment,
27:22c'est-à-dire
27:22cette communauté de gens
27:23et de personnes
27:24et d'entreprises
27:25qui sont des petites entreprises,
27:27des associations,
27:28des grandes entreprises.
27:29Nous, finalement,
27:30on était assez petits
27:30face à des oranges,
27:33toutes les entreprises
27:33qui apostent.
27:35Mais de voir
27:36cette communauté
27:37qui agit
27:38et qui essaye
27:39de comprendre
27:39et de s'aventurer
27:41avec à la fois
27:43humilité et conviction
27:44sur cette transformation
27:45de modèles,
27:46c'est hyper important.
27:47C'est hyper important
27:48et ça donne
27:48une certaine énergie.
27:50Ça donne du souffle.
27:51Oui.
27:51N'hésitez pas
27:52à poser vos questions,
27:53même vos remarques.
27:54Il n'y a pas
27:55de questions stupides.
27:57On le sait bien.
27:58Enfin,
27:58je le sais bien.
27:59Il nous reste
28:00encore quelques minutes.
28:01Vincent,
28:01est-ce que vous avez
28:02d'autres exemples
28:03d'entreprises,
28:04des coups de cœur
28:05de démarche EFC ?
28:06Il y en a plein.
28:08Je vais me faire taper dessus.
28:09On parlait d'Univera
28:10tout à l'heure.
28:11Du coup,
28:12ils fabriquent
28:13des outils sur mesure
28:14pour la RATP,
28:15la SNCF,
28:16mais ils sont tellement bons.
28:17Ça part souvent de là aussi,
28:18l'EFC.
28:18Ils sont tellement bons,
28:19adaptés et solides
28:20qu'ils n'en manquent pas beaucoup.
28:21Du coup,
28:21il faut penser
28:22à la pérennité de l'entreprise.
28:23C'est souvent comme ça.
28:25Ils se sont rendus compte
28:26que le déjà-là,
28:26c'était que ces outils,
28:28au final,
28:28c'était que l'aboutissement
28:31d'un travail énorme
28:32de conseil,
28:32de voir comment
28:34leurs clients
28:34utilisent ces outils,
28:36etc.
28:37Ils se sont dit
28:37à maman,
28:38l'aboutissement,
28:39c'est de valoriser
28:40tout ce qu'on fait en amont.
28:41Donc,
28:41on montre à nos clients
28:41la conception,
28:42le conseil,
28:43etc.
28:43Ils ont rencontré
28:44après des ergothérapeutes,
28:47tout ce qui est
28:47ministère de la Santé,
28:48parce qu'ils se sont rendus compte
28:49que, par exemple,
28:50sur un chantier
28:51avec la RATP,
28:52ils ont descendu
28:55tout ce qui est TMS
28:56et tout ce qui est
28:56accident de travail
28:57à 0%
28:58sur un chantier
28:59qui a duré
28:59un an et demi
29:00parce qu'en amont,
29:01ils ont amené le conseil
29:02pour fabriquer l'outil
29:03qui allait bien
29:03pour faire tel,
29:04etc.
29:05C'est de la personnalisation ?
29:06C'est vraiment
29:07de la personnalisation complète
29:08et surtout,
29:09ils ont pu valoriser
29:10tout ce qu'ils ne faisaient pas avant,
29:12c'est-à-dire le conseil.
29:13Maintenant,
29:13ils vendent du conseil
29:14sur les chantiers
29:15de la RATP,
29:15de la SNCF
29:16ou d'autres
29:17et du coup,
29:17l'outil sera presque
29:18juste une finalité
29:19mais en fait,
29:20c'est tout ce qui nous amène
29:21en amont.
29:22Et donc du coup,
29:22là encore une fois,
29:23il y a l'inspect économique
29:24parce que du coup,
29:25on va faire faire des économies
29:27mais moi,
29:27je peux me rémunérer aussi
29:28sur tout ce qui n'était pas rémunéré avant.
29:30C'est souvent ça le déjà-là.
29:31Le conseil,
29:32le SAV,
29:33etc.
29:33La conception.
29:34Et je montre aux clients aussi
29:35tout ce que je fais en amont
29:36et pourquoi ils en arrivent là.
29:37On valorise des compétences
29:39qui avant étaient un peu solubles.
29:42Mais vraiment
29:42et en plus,
29:42avec tout ce que ça peut amener
29:44comme stress dans une entreprise
29:45parce que ça prend du temps
29:46et à la fin,
29:46il y a juste un prix
29:48sur un outil
29:48et donc justement,
29:49ça permet de lever plein de choses
29:50et donc forcément,
29:51pareil,
29:52pas de pression sur les ressources
29:53parce que ces outils sont durables,
29:54on n'est pas du tout
29:55dans le volume,
29:56ils sont adaptés
29:57et puis sur tout ce qui est
29:58l'aspect social,
29:59encore une fois,
29:59on parle de qualité de vie au travail,
30:01d'enjeux de santé,
30:02etc.
30:03Donc voilà,
30:03il y en a plein pour le coup vraiment.
30:05Je pense à la forêtienne,
30:06on peut parler de lames de scie,
30:08on peut parler même de services
30:09dans des petites ou grandes entreprises,
30:10pas forcément que de l'industrie,
30:12sur tous les territoires.
30:14N'hésitez pas à donner des exemples,
30:15ça nous permet aussi de mieux...
30:17Vous avez vous un exemple
30:18en économie ?
30:19Alors,
30:20la fonctionnalité de la coopération
30:21qui vous...
30:21Je vais donner un exemple
30:23qui est le nôtre
30:24mais qui est dans notre secteur d'activité.
30:27qui est un exemple
30:28autour de la coopération.
30:30Vraiment,
30:30encore une fois,
30:30on insiste sur ce terme.
30:32Nous,
30:33on s'est posé la question
30:34de la seconde main
30:36de nos livres
30:36et de nos magazines.
30:37Donc on sait très bien
30:38que les livres d'occasion,
30:40ça prend de plus en plus de place,
30:42le marché est en plein boom
30:44et ça veut dire aussi
30:45que la lecture augmente.
30:46Enfin,
30:46c'est aussi des bons signes.
30:47Nous,
30:47c'est une part de marché
30:49qui nous est complètement...
30:50dans laquelle on est exclu
30:51puisque ni les auteurs,
30:53ni les éditeurs,
30:54ni les traducteurs
30:54ne touchent de rémunération.
30:56Donc on s'était posé
30:57la question il y a plusieurs années
30:58en disant
30:58comment on attrape
30:59ce sujet-là.
31:00Première chose,
31:01on a commencé à le documenter.
31:02On s'est dit
31:02bon,
31:03il faudrait qu'on devienne
31:03une plateforme.
31:05Nous,
31:05donc ça veut dire
31:06de la logistique,
31:07des entrepôts.
31:08On s'est dit
31:08on ne peut pas.
31:10Donc tant pis,
31:10on laisse ce marché-là.
31:13Et puis,
31:13l'économie de la coopération
31:15et de la fonctionnalité
31:16nous a amenés
31:17à réfléchir différemment.
31:18C'est-à-dire d'aller travailler
31:19avec les plateformes
31:20de diffusion.
31:20Qui existent déjà.
31:21Qui existent déjà.
31:22Et comment on tisse
31:23et on imagine
31:25ensemble des coopérations
31:26pour que l'ensemble
31:27de la chaîne de valeur
31:28des créateurs,
31:30des auteurs
31:30en passant par les éditeurs
31:31jusqu'à les plateformes
31:33soient rémunérés
31:35dans une dynamique
31:36d'accès à la lecture.
31:37Donc on a toujours
31:38cette recherche
31:39de biens communs
31:40qui est extrêmement importante.
31:41Donc l'accès à la lecture,
31:42on sait ce que la lecture,
31:43je ne vais pas vous faire
31:44un dessin,
31:45vaut pour les adultes,
31:46pour les enfants.
31:47Donc comment on fait
31:48circuler davantage
31:49les imaginaires,
31:51les histoires ?
31:53Parce qu'on sait
31:54que plus on lit,
31:55plus on lit.
31:56Je l'ai déjà lu
31:57l'occasion de le dire
31:58mais c'est important
31:59de se redire ça.
32:00Donc c'est une façon
32:01de repenser des choses
32:03sur lesquelles
32:04on a peut-être buté
32:05sur des impasses
32:05quand on est resté
32:06dans la logique
32:07de son modèle traditionnel.
32:08Oui, c'est intéressant
32:09parce que vous n'allez pas
32:10refaire ce que font déjà
32:11des lots.
32:12Vous allez chercher
32:12la coopération
32:13et le partenariat
32:15en insistant bien
32:16et vous l'avez fait
32:17plusieurs fois
32:18sur une rémunération
32:19juste.
32:21Le partage de la valeur.
32:22Le partage de la valeur.
32:24Le partage de la valeur.
32:25Absolument.
32:25Oui, parce que tout le monde
32:26travaille à un moment
32:27sans rentrer dans l'aspect technique.
32:29Souvent,
32:29c'est en début de chaîne
32:29de valeur
32:30qu'elle est captée.
32:31Encore, ça dépend
32:31du secteur d'activité
32:32soit tout à la fin
32:33soit tout au début
32:34mais au milieu,
32:34il y a plein de gens
32:35qui travaillent
32:36et là, on parle
32:37d'autrices,
32:38d'auteurs,
32:39on parle d'éditeurs,
32:39etc.
32:40Et c'est vraiment important.
32:41Alors, dans les très gros mots,
32:43on parle d'encastrement
32:43de la valeur
32:44mais c'est vraiment
32:45quelque chose d'important.
32:46Il y a aussi des entreprises
32:47qui dépendent
32:48de l'adaptation
32:48au changement climatique.
32:49Je pense à Rossignol
32:50qui ont intervenu
32:51la semaine dernière
32:52qui a accompagné aussi
32:53sur l'économie,
32:54la fonctionnalité
32:54et la coopération
32:55qui eux,
32:55dans leur stratégie,
32:56sont d'abord basés
32:57sur le bas carbone
32:58et qu'on peut concevoir
32:59le matériel
33:00mais ils se rendent compte
33:00que la montagne
33:01dans 10 ou 15 ans,
33:03la neige,
33:04c'est compliqué.
33:04Leur modèle économique
33:06est en danger.
33:06Donc là, on parle bien
33:07d'adaptation au changement climatique
33:08encore aussi
33:09pour plein d'entreprises.
33:10Il y en a qui sont dépendantes
33:11de l'eau, etc.
33:12Et donc du coup,
33:12je fais quoi ?
33:14Du coup, je pense aussi
33:15à mettre déjà moins de pression
33:16de mon côté
33:16et je vais faire de l'allocation.
33:17L'allocation de matériel
33:18de ski, d'hiver, etc.
33:20Mais aussi peut-être de vélo.
33:21Donc là, du coup,
33:22c'est du classique.
33:23Je baisse entre guillemets
33:24la pression
33:25plus peu,
33:25il va être utilisé plusieurs fois.
33:27Mais Rossignol,
33:27et on peut en parler
33:29parce qu'on a parlé
33:29la semaine dernière alors,
33:30c'est aussi de se dire
33:31mon modèle, du coup,
33:32c'est de pouvoir dire
33:33que la montagne,
33:34on la protège
33:35parce que c'est un super terrain de jeu
33:37et pas forcément l'hiver
33:38mais toute l'année.
33:39Et donc du coup,
33:39ils se mettent à accompagner
33:41les territoires,
33:42les offices du tourisme,
33:44etc.
33:44pour réfléchir
33:45à des parcours.
33:46Mais vraiment,
33:47ça peut être de trek,
33:48de VTT, etc.
33:49Où on va mettre en avant
33:50le patrimoine de la montagne,
33:52travailler avec l'office
33:53de la biodiversité
33:54et dire attendez,
33:54regardez, vous passez là,
33:55je dis n'importe quoi,
33:56il y a tel oiseau,
33:57tel arbre assez rare,
33:58etc.
33:59Continuez 3 km plus loin,
34:00vous verrez l'église,
34:01etc.
34:02Et donc un conseil
34:03qui va mêler à la fois
34:04le sport,
34:05comment on protège
34:06la montagne,
34:08comment on la met en avant,
34:09etc.
34:10Et en coopération
34:10avec un grand nombre d'acteurs.
34:12Et bien ça,
34:13imaginez un peu
34:13quand on passe
34:14de je vends des skis
34:15à ça,
34:16le grand écart.
34:16Mais c'est pareil,
34:18il faut y penser.
34:18Et donc du coup,
34:19ces entreprises
34:20qui prennent de l'avance,
34:22tant mieux pour elles
34:22parce que dans tous les cas,
34:23leur modèle éco,
34:25logiquement,
34:26il leur a déjà switché
34:27au lieu de subir
34:28les contraintes.
34:29C'est ça,
34:29c'est de l'adaptation
34:31intelligente
34:32avec un maillon
34:33qui est territorial,
34:35ça peut être même national.
34:36Exactement,
34:36mais vraiment,
34:37c'est exactement ça
34:38pour le coup,
34:38l'impact sur le territoire
34:39et donc du coup
34:40avec qui je travaille
34:41pour pouvoir aussi
34:42continuer à faire vivre
34:44mon entreprise.
34:44Oui,
34:45c'est plutôt malin.
34:46Vous êtes à quel stade
34:47de votre réflexion ?
34:48Vous allez vers quoi
34:49maintenant,
34:50vos prochains projets
34:51en EFC ?
34:52C'est quoi la prochaine réunion ?
34:54Il y a les deux projets
34:55que vous avez esquissés
34:56qui sont encore
34:57un peu en gestation
34:57dont je ne peux pas parler
34:58mais ce que je peux dire
35:01c'est vraiment
35:02que ces deux projets-là
35:02on va les pousser.
35:03J'ai parlé aussi
35:04de la seconde main
35:05qui finalement s'ancre
35:05dans toutes ces dynamiques-là
35:07et puis d'autres projets
35:09qui vont voir le jour
35:10et pour rebondir aussi
35:12ce que vous venez de dire,
35:13Vincent,
35:15je rigole
35:15puisqu'on se tutoie
35:16dans la rue.
35:16Vous tutoyez-vous enfin !
35:20quand on doit transformer
35:22son modèle
35:22comme on parlait
35:23de Rossignol
35:23c'est aussi d'être sûr
35:25et bien ancré
35:25sur son ADN
35:26sur ses valeurs
35:27et sur sa mission.
35:29En fait, finalement
35:29qu'est-ce que l'on souhaite faire ?
35:31On l'a évoqué tout à l'heure
35:33comment on fait circuler
35:34les idées
35:34comment on fait circuler
35:35les imaginaires
35:36l'information
35:36et c'est finalement ça
35:38nous on vend
35:40de la lecture
35:41on vend de l'information
35:42on ne vend pas
35:43des livres
35:43et des magazines.
35:44Alors est-ce qu'ils trouvent
35:45que c'est notre modèle
35:46formidable modèle
35:47qui a incroyablement fonctionné
35:50qui va encore fonctionner
35:51qui était un modèle
35:51basé sur l'industriel
35:53mais aujourd'hui
35:54on sent bien
35:54qu'il a atteint des limites
35:55j'y reviens pas
35:56on l'a évoqué
35:57mais quand on est
35:59ancré
36:00dans un ADN
36:01dans une mission
36:02au service du bien commun
36:03c'est un peu moins compliqué
36:04ça ne veut pas dire
36:05que ça n'est pas compliqué
36:07encore une fois
36:07ça demande
36:09surtout quand on est
36:10dans des tensions économiques
36:12bien sûr
36:13voilà
36:13auquel fait face
36:16notre secteur d'activité
36:18c'est pas si évident
36:19parce qu'on doit
36:20à la fois
36:20faire des économies
36:21on doit continuer
36:23ce qu'on fait
36:23et ce qu'on fait
36:24depuis des centaines d'années
36:25et qu'on fait encore très bien
36:26et puis on doit se réinventer
36:27donc vraiment
36:28c'est beaucoup de choses
36:29voilà
36:30c'est comment on prend
36:30le SAS
36:32la respiration
36:32mais pour faire de la R&D
36:34enfin on l'a évoqué
36:35aussi
36:35comme toute entreprise
36:37doit le faire
36:38donc comment on trouve
36:39ces temps de respiration
36:40pour penser ça
36:41et pour aussi se dire
36:43que peut-être
36:43qu'on va se planter
36:44sur une ou deux choses
36:45mais tant qu'on ne les aura pas
36:46expérimentées
36:47on ne saura pas
36:48donc c'est
36:49voilà
36:49c'est une façon de le faire
36:50c'est pas mal aussi
36:51que ce soit porté
36:52par une direction de la RSE
36:53en lien avec les pôles
36:54parce que moi
36:55je n'ai absolument rien
36:57toute seule
36:57mais ça permet
36:59de partager le risque aussi
37:00comme on partage
37:01la valeur aussi
37:02on partage
37:03le risque
37:04sur des sujets
37:05comme cela
37:05c'est intéressant
37:06quand vous dites
37:07tension économique
37:07est-ce qu'on peut imaginer
37:08Vincent
37:09que le FC
37:10peut-être
37:10c'est un frein
37:11un contexte économique
37:12un peu attendu
37:15vous voyez là
37:16les entreprises
37:16qui se sont lanchées
37:17dans la démarche
37:18qui ralentissent un peu
37:19ou non ?
37:21on n'est pas dans le monde
37:22de oui oui
37:22c'est clair que
37:23la conjoncture économique
37:25elle joue aussi
37:25sur l'investissement
37:27on parlait de R&D
37:28de temps d'investissement
37:29etc
37:29mais c'est des injonctions
37:31contradictoires
37:31parce qu'elles sont aussi
37:32pressées d'un côté
37:33par tout ce qu'on vient de dire
37:35l'augmentation du flux
37:36enfin voilà
37:36je ne vais pas parler
37:37d'augmentation du gaz
37:38de l'énergie
37:39de l'eau
37:40de la gestion des déchets
37:41la pression que
37:42les plus gros mettent
37:43sur les plus petits aussi
37:44sur la décarbonation
37:45pour avoir des contrats
37:46etc
37:47donc c'est encore plus compliqué
37:49pour les entreprises
37:50on ne va pas se le cacher
37:51mais il n'y a plus
37:52je privilégie telle chose
37:54par rapport à une autre
37:55je suis obligé de repenser
37:56mon modèle éco
37:57mais en même temps
37:58en effet
37:58c'est beaucoup plus compliqué
37:59en ce moment économiquement
38:01et donc c'est pour ça
38:02qu'elles viennent nous voir aussi
38:04c'est pour ça aussi
38:04que nous on aide
38:05financièrement
38:06et que c'est là
38:07où l'enjeu
38:08encore une fois
38:08c'est le temps
38:09c'est les ressources au temps
38:10pour l'entreprise
38:11parce qu'elles ne peuvent pas
38:11être multipliées
38:12donc c'est là aussi
38:13nous on doit mettre
38:14une cohérence
38:14et aider les entreprises
38:15à pouvoir dégager
38:16un peu ce temps
38:16mais en fait
38:18tout est lié
38:18bien sûr
38:18pour le coup
38:20Allez on va conclure
38:21mais avant ça
38:22peut-être Vincent
38:23et vous aussi
38:25Vienne
38:25rappelez-nous
38:25les fondamentaux
38:27de l'EFC
38:28en résumé
38:28en conclusion
38:31du coup
38:31c'est vraiment
38:32de partir
38:33de la valeur
38:35pas les volumes
38:35ça c'est vraiment
38:36la base
38:37et vraiment
38:38de se dire
38:38que toutes les entreprises
38:40peuvent le faire
38:41et qu'il y a des gens
38:42qui sont là
38:42pour vous accompagner
38:43il y a des compétences
38:44sur les territoires
38:45moi c'est vraiment
38:45le message que je veux passer
38:47des clubs etc
38:48et donc oui
38:48face à la réglementation
38:50qui sera de plus en plus
38:51contraignante
38:51et tant mieux
38:52pour moi je trouve
38:53en tout cas
38:54et pour la nature
38:55oui face aux contraintes
38:57sur votre chaîne de valeur
38:58des gros donneurs d'ordre
38:59ce mot est horrible
39:00d'ailleurs on pourrait pas
39:00être partenaire
39:01mais du coup
39:02oui
39:02à un moment
39:03il faut y aller
39:03oui c'est la dirigeante
39:05et le dirigeant
39:06leur but c'est quand même
39:07de pérenniser leur entreprise
39:08c'est pas simple
39:09mais justement
39:09il y a des choses
39:10qui existent
39:10dont l'EFC
39:11et je pense que c'est un vrai
39:12parcours crédible
39:14de changement de transformation
39:15du modèle éco
39:16pour réussir justement
39:17à être moins écartelé
39:19entre écologie
39:20économie et sociale
39:21vous voulez rajouter
39:22quelque chose
39:22on l'a dit
39:23la valeur
39:24plutôt que les volumes
39:25l'usage
39:25plutôt que la possession
39:26mais aussi
39:27toutes les questions
39:28de transition écologique
39:30moi j'ai envie de dire
39:31que quand même
39:32c'est une vision
39:33à très long terme
39:34donc l'expérimentation
39:35on l'a dit
39:35on l'a redit
39:36c'est important
39:36mais on sait aussi
39:38que le coût de l'inaction
39:39il est supérieur
39:39au coût de l'investissement
39:40donc c'est très difficile
39:42et encore une fois
39:42je dis ça
39:43sans donner absolument
39:44de leçons à personne
39:45c'est très compliqué
39:47de diriger
39:49une entreprise
39:49enfin voilà
39:50mais cette vision
39:51de long terme
39:52elle aide
39:52et puis de se dire
39:53que oui
39:53si aujourd'hui
39:53on ne transforme pas
39:54nos modèles
39:55de toute façon
39:55ils ne seront plus pérennes
39:56ils ne seront plus viables
39:57donc on a besoin
39:58de le faire
39:59le long terme
40:01la coopération
40:02l'expérimentation
40:03c'est important
40:04je vais revenir sur ce que dit
40:05Violaine
40:05on reste humble
40:07c'est du pas à pas
40:08on connaît les contraintes
40:10dans la vraie vie
40:11des entreprises
40:12et donc du coup
40:13si nous on peut les alléger
40:14que ce soit sur du financier
40:15dégager du temps
40:16et d'expérimenter
40:18voilà c'est déjà
40:19ce qu'on peut faire
40:19pour le coup
40:20mais on sait que ce n'est pas simple
40:21mais on sait qu'il faut le faire
40:22le FC n'est pas une utopie
40:24ah non pas du tout
40:24en effet
40:25oui oui
40:25on est plus à l'aise
40:28parce qu'on a des preuves
40:29sur l'évaluation environnementale
40:30qui arrive
40:31sur l'évaluation sociale
40:32sur l'évaluation économique
40:33maintenant on a des dizaines
40:34de boîtes qu'on switchait
40:35alors pourquoi on en parle
40:36beaucoup plus maintenant
40:36en 30 secondes
40:37c'est parce qu'il fallait
40:38qu'il y ait des entreprises
40:39qui aient complètement changé
40:40de modèle
40:40ça prend 5, 8, 9 ans
40:42pour changer un modèle économique
40:43donc maintenant on peut évaluer
40:44maintenant on peut prouver
40:45et puis du coup
40:46il y a pas mal d'entreprises
40:47qui sont engagées depuis des années
40:48mais là ça arrive
40:49et puis on a les grands groupes aussi
40:50qui ont fait vitrine
40:50mais on a eu des belles surprises
40:52plus que limite ce qu'on pensait
40:53elles font vraiment
40:54des belles choses
40:55elles font des vraies choses
40:57malgré des contextes différents
40:58avec l'actionnariat
40:59ou plus d'inertie
41:00parce qu'on parle
41:01de 200 000 collaborateurs
41:02donc il y a vraiment des preuves
41:03il y a des choses
41:04et donc du coup forcément
41:05on en parle plus
41:06et tant mieux
41:07pour le coup
41:07et c'était un plaisir
41:08d'en parler avec vous
41:09merci
41:10merci beaucoup
41:11à tous les deux
41:13vous êtes engagés
41:14à répondre aux éventuelles questions
41:15qui arriveront
41:17merci à vous
41:18sachez que ce live
41:19va être en rediffusion
41:21dans quelques jours
41:21je crois
41:22sur la page
41:23LinkedIn de l'ADEME
41:25alors à très bientôt
41:25pour de nouvelles aventures
41:27éco-responsables
41:28on peut dire ça comme ça
41:29c'est ça
41:29merci beaucoup
41:30c'était un plaisir
41:31merci
41:31merci à vous
41:32au revoir
41:32merci à vous
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