- il y a 5 heures
Les rendements obligataires se stabilisent tout en restant sur des sommets historiques, avec un 10 ans américain autour de 5,30 %. Le milliardaire Ray Dalio alerte sur la fragilité des bons du Trésor face à la baisse de la demande chinoise et japonaise, redoutant une crise de la dette imminente pour les États-Unis.
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00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter
00:12les mouvements de la planète marcher.
00:13Sébastien Lalevé, directeur général
00:15de Montpensier Arbevel. Bonsoir Sébastien.
00:18Bonsoir. Louis Albert, vous êtes directeur
00:20de la gestion Action chez Oris Gestion.
00:22Bonsoir Louis. Bonsoir Pauline. Et Pierre
00:24Bismuth, directeur général et responsable des gestions
00:26de Myria AM. Bonsoir Pierre.
00:27Bonsoir Pauline. Sébastien, parlons
00:29de ces records à Wall Street. Alors le
00:31Nasdaq avait clôturé hier sur
00:33des plus hauts et
00:35le S&P 500 a inscrit
00:37là au cours de la séance
00:39un nouveau record également.
00:41Tout cela tiré par les valeurs
00:43de la tech et de l'IA. Sébastien, je le rappelais
00:45en introduction.
00:48Qu'est-ce que vous
00:49regardez justement aux Etats-Unis
00:51et est-ce que ces records sont justifiés
00:54selon vous ?
00:55Alors les...
00:58la hausse
00:58des indices n'a jamais été aussi concentrée
01:00en fait. Je crois que c'est la semaine dernière
01:0219% des titres seulement
01:04surperformaient les indices et depuis
01:06fin juin, je crois que tu as
01:0840% des valeurs du Russell
01:103000 qui ont perdu plus de 20%.
01:13Donc en réalité, il y a
01:14une concentration absolue de la
01:16performance ainsi que de la croissance
01:18des résultats parce que en réalité
01:22depuis juin
01:23le marché a dirété. Donc la valorisation
01:25est un peu plus basse. Pourquoi ?
01:27Parce qu'il y a eu des révisions en hausse.
01:29Le premier semestre a été exceptionnel
01:30en qualité de publication.
01:33Mais si on voit la révision
01:35en hausse depuis plusieurs mois, en fait
01:37un tiers de cette révision correspond
01:39à deux valeurs que sont
01:40NVIDIA et Micron par exemple.
01:42Donc en fait, ces révisions en hausse, des indices,
01:45des résultats des indices, en fait sont
01:46super, super concentrés.
01:49Donc effectivement, quand vous regardez
01:51la surface, tout va bien
01:53mais en profondeur
01:57les choses sont un peu plus
01:58sont un peu plus contrastées.
02:00Donc en fait, il y a vraiment
02:01peu de vainqueurs et pas mal de
02:04perdants en réalité.
02:06Ok. On va justement
02:08regarder les résultats
02:09du troisième trimestre, comme je le disais
02:12qui vont commencer globalement
02:13la semaine prochaine. Louis,
02:15est-ce que vous êtes d'accord
02:17avec ce qui a été dit par Sébastien
02:19juste à l'instant
02:20sur cette concentration extrême
02:22des indices américains ?
02:23Oui, tout à fait d'accord
02:24et c'est ce qui rend très difficile
02:26aussi des comparaisons entre indices
02:27jugés, on ne juge pas un marché
02:29sur des indices.
02:31Et dans votre édito, vous parliez
02:32du décrochage potentiel
02:33des marchés européens
02:35par rapport aux marchés US
02:37et en réalité, ce n'est pas possible
02:38de le juger comme ça.
02:39Parce qu'on n'a pas de méga caps en...
02:41On en a une, c'est à l'ASML
02:43mais à elle seule, 5%
02:45du stock s'y sont, elle ne peut pas
02:47tirer l'indice.
02:48Et quand on parle de décrochage,
02:48je préfère parler de décrochage
02:49économique de l'Europe
02:51face aux US, on est
02:53beaucoup moins dynamique
02:54et ça se croise au niveau macro
02:56comme au niveau micro.
02:57Au niveau macro, on a des points
02:58de moins de croissance, au niveau micro,
03:00on a une croissance des BPA attendue
03:02qui est quand même
03:03beaucoup plus raisonnable,
03:05même si aux US, Sébastien disait,
03:06c'est très juste, c'est très concentré,
03:08on attend 30% de croissance
03:09des BPA dans le S&P,
03:10pour les sociétés du S&P
03:12au T3
03:13la moitié
03:14pour le stock 600.
03:16Donc il y a quand même
03:16une énorme différence
03:17mais on reste dans un environnement
03:19qui est vertueux
03:20et qui peut compenser potentiellement
03:21mais je pense qu'on en parlera après
03:22le niveau des taux actuels.
03:25Oui, on va en parler
03:26évidemment
03:27vos commentaires, Pierre,
03:29alors sur ces indices
03:30au plus haut
03:31et puis sur l'IA et la tech
03:32si vous voulez en parler.
03:34Alors, moi je pense que
03:36les indices sont concentrés
03:37qu'on soit en Europe
03:39ou aux Etats-Unis.
03:40Alors, c'est vrai que c'est un thème
03:41qui revient à la concentration
03:42des indices
03:43mais en vérifiant,
03:44on a six valeurs françaises
03:46qui représentent 40%
03:47du SBF 250.
03:50Donc la concentration,
03:51c'est valable un peu
03:52sur l'ensemble des indices.
03:55Moi, je pense que
03:56le marché a maintenant
03:59un thème bille en tête,
04:00c'est vraiment le thème
04:01de l'inflation
04:01et ça permet d'expliquer
04:03finalement les dynamiques
04:04aussi bien sur les marchés
04:05obligataires que devises
04:06ou actions.
04:09L'intelligence artificielle,
04:10c'est un vrai thème inflation
04:12parce qu'on a
04:13alors un concept
04:14qui est un peu galvaudé,
04:16qui est un peu has been,
04:17c'est le pricing power.
04:19C'est-à-dire que
04:19vous avez des sociétés
04:21qui ont réalisé
04:25une révolution technologique
04:27qui est en cours
04:28mais qui arrivent à la faire payer.
04:30C'est-à-dire que nous,
04:30les entreprises,
04:31on paye
04:32alors qu'Internet,
04:33on n'a jamais payé.
04:34Mais les entreprises
04:35payent pour utiliser
04:37l'intelligence artificielle,
04:38les prix sont plutôt élevés
04:40et les particuliers
04:42n'hésitent pas non plus
04:43à s'abonner.
04:43Donc on a vraiment
04:44un secteur technologique
04:46qui, autant,
04:47il y a 25 ans,
04:48on se disait
04:49en fait, c'est gratuit
04:50et ça va rester gratuit.
04:51Là, dès le départ,
04:52on a quelque chose
04:53qui a été légèrement gratuit
04:55par le chat du PT
04:56et finalement, maintenant,
04:57tout le monde accepte
04:58de payer pour un service
04:59qui finalement
05:00en rend beaucoup.
05:01C'est très subventionné encore.
05:04Les gens ne payent pas
05:05le vrai prix encore.
05:05C'est pour ça
05:06que les openers
05:07iranthropiques
05:07perdent beaucoup d'argent.
05:08En réalité,
05:09pour l'instant,
05:09on ne paye pas
05:10ce que ça coûte.
05:10Et en Chine, encore moins.
05:11Alors, on ne paye pas
05:12ce que ça coûte
05:13mais en tout cas,
05:13on paye.
05:14Et en fait,
05:14l'idée,
05:15c'est que ces sociétés
05:17ont finalement
05:19un pricing power
05:20qui va être
05:21probablement
05:21assez important.
05:24et ce thème de l'IA,
05:25en fait,
05:25c'est à mon avis
05:26un thème de l'inflation
05:27et ces valeurs
05:30technologiques,
05:30que ce soit Microsoft,
05:32que ce soit Meta,
05:34on a un véritable apport
05:37de l'intelligence artificielle
05:38qui permet de faire payer
05:39plus cher
05:40les services rendus
05:42par les méga caps
05:44américaines.
05:44Donc,
05:45ça ne m'étonne pas
05:46finalement
05:46que le secteur
05:47ait le vent en poupe.
05:48Vous avez donc
05:49cette inflation perçue
05:50qui n'est pas constatée
05:52vraiment dans les chiffres
05:53mais l'inflation perçue
05:54fait que les taux montent.
05:57Ces taux montent
05:57et ces taux qui montent
05:58sont régénérés
06:00par l'action
06:01des banques centrales
06:02et donc,
06:02vous avez aussi
06:03les banques
06:04qui en profitent
06:06largement.
06:07Et comme ça,
06:07vous pouvez voir
06:08que le thème
06:09de l'inflation
06:10finalement
06:10se diffuse
06:11un peu sur tous les marchés.
06:13On pourra parler du dollar,
06:14on pourra parler des taux,
06:15on pourra parler
06:15d'autres secteurs.
06:16Et moi,
06:17j'ai l'impression
06:17que c'est vraiment
06:18le thème central
06:20des marchés en ce moment.
06:21Après,
06:21on ne sait pas
06:21si l'inflation
06:22va poursuivre sa hausse.
06:24Le conflit au Moyen-Orient
06:25n'est pas encore terminé.
06:27Le détroit d'Ornouse
06:28n'est pas encore ouvert
06:29même si de nombreux barils
06:31de pétrole
06:32passent à nouveau
06:32par cette route maritime.
06:35Justement,
06:36sur les taux,
06:37Sébastien,
06:37on voit donc des taux,
06:39un rendement par exemple
06:40américain à 10 ans
06:41entre 5,25
06:43et 5,35%
06:45depuis maintenant
06:45quelques jours.
06:46et même,
06:49en fait,
06:49la question que je me pose,
06:50c'est des taux,
06:52quelle est la conséquence
06:53de taux durablement hauts
06:54sur les marchés au final ?
06:57Alors,
06:57déjà,
06:58je parlais du Russell 3000
06:59tout à l'heure.
06:59Pour les mid-cap américaines,
07:02je crois qu'elles sont
07:02à plus de 40 ou 50%
07:04endettées en taux variable.
07:05Donc,
07:05elles le subissent
07:06dans leur chair,
07:07très clairement.
07:08Ce qui est moins le cas
07:09en Europe
07:09où il y a beaucoup moins
07:10de taux variable,
07:11principalement des taux fixes.
07:11je sais que nous,
07:13sur nos fonds
07:13small et mid,
07:14en fait,
07:16dans ces tailles
07:17de capitalisation-là,
07:19en fait,
07:19les boîtes ont fait
07:20le travail depuis des années.
07:21Donc,
07:21en fait,
07:22les bilans sont assez sains.
07:23Donc,
07:23le réflexe de dire
07:24oulala,
07:25c'est une catastrophe
07:25pour les bilans des PME,
07:27ce n'est pas vrai.
07:28D'accord.
07:29Aujourd'hui,
07:29ce n'est pas vrai.
07:30Je pense que c'est peut-être
07:30plus vrai pour les plus
07:31petites sociétés
07:32parce que l'accès au crédit
07:33est plus compliqué,
07:34mais en bourse,
07:35ce n'est pas forcément vrai.
07:37Après,
07:38factuellement,
07:38si on fait une régression
07:39entre le Bund
07:40et le stock 600,
07:41à ce stade,
07:4210 BP de Bund en plus,
07:44c'est à peu près
07:44moins 1% de stock 600.
07:46Donc,
07:47en réalité,
07:47il y a un impact.
07:48C'est pour ça
07:48que le marché européen,
07:50malheureusement,
07:50qui est le loser structurel
07:52depuis pas mal de temps,
07:53il est victime
07:54du pétrole élevé
07:56et de plus d'inflation
07:58et d'une BCE
07:58qui a aussi monté les taux
08:00alors que nous,
08:00en France,
08:01malheureusement,
08:01l'économie est un peu
08:02au ralenti.
08:03Donc,
08:03on subit un peu tout ça.
08:05Donc,
08:05en fait,
08:05il y a une...
08:07Et là où je suis d'accord,
08:08évidemment,
08:08sur l'inflation perçue,
08:10c'est qu'aujourd'hui,
08:10c'est le driver des marchés
08:11qui aujourd'hui,
08:12malheureusement,
08:13nous,
08:13on représente
08:14une minorité de flux,
08:15c'est-à-dire
08:16qu'on est de la gestion active,
08:18c'est-à-dire qu'on va avoir
08:19des sociétés,
08:20on n'est ni algo,
08:21ni ETF,
08:22ni systématique.
08:23Le gros des flux,
08:29résonnent que comme ça.
08:30Donc,
08:30il y a une corrélation
08:31quasiment pure et parfaite
08:32entre les différents actifs
08:34en cross-asset
08:34et aujourd'hui,
08:36le driver principal,
08:37c'est le pétrole.
08:39Et donc,
08:40l'inflation
08:40et donc les taux.
08:42Après,
08:42il y a des cas spécifiques,
08:44comme la France,
08:45avec tous les problèmes
08:47qu'on connaît,
08:48mais tu as aussi,
08:49au-delà de l'inflation,
08:50un vrai sujet,
08:51après je me tais,
08:51qui est l'offre
08:53et la demande,
08:53c'est-à-dire qu'en 30%
08:54investment grade US,
08:56aujourd'hui,
08:56c'est le CAPEX-IA.
08:58Donc,
08:58des gens qui étaient
08:59cash-générateurs
09:00deviennent aujourd'hui
09:01des consommateurs de dettes
09:02parce qu'ils ont besoin de dettes
09:03pour financer leur CAPEX.
09:05Et c'est en milliards
09:06dont on parle.
09:06Chaque émission
09:07de tous ces gens-là,
09:08c'est en milliards.
09:09Donc,
09:09il y a une concurrence
09:10pour le même argent.
09:12Et donc,
09:12aujourd'hui,
09:13et on constate,
09:14comme Nexans,
09:16on connaît bien tous les deux
09:17qui,
09:17il y a 15 ans,
09:17était une société
09:18qui avait quand même
09:19beaucoup de problèmes,
09:20qui aujourd'hui,
09:21a été magnifiquement gérée
09:22et magnifiquement redressée,
09:23elle s'endettait à 5 ans
09:24à 4,25%,
09:26c'est-à-dire moins
09:27que l'État français.
09:28C'est comme les pays émergents,
09:29en fait.
09:29Aujourd'hui,
09:30la France,
09:31malheureusement,
09:32au niveau de la structure
09:33des taux,
09:34est aujourd'hui
09:34comme un pays homergent
09:35où les belles sociétés,
09:37même,
09:37je ne parle pas
09:38des flagships du CAC,
09:39s'endettent moins chères
09:41que l'État.
09:41Oui,
09:42on va peut-être revenir
09:43plus en détail
09:43sur la situation française,
09:45effectivement.
09:47Louis,
09:47justement,
09:48sur cette France
09:48et puis sur ce spread
09:49franco-allemand aussi,
09:50est-ce qu'il y a un seuil
09:53d'alerte
09:54où on doit commencer
09:55à vraiment s'inquiéter ?
09:56Est-ce qu'il y a un seuil
09:57où la BCE,
09:58avec les outils
09:58dont elle dispose,
09:59pourrait agir sur ce spread
10:01bien qu'il se replie
10:03aujourd'hui ?
10:04Et qu'est-ce que ça veut dire
10:05concrètement
10:06un rendement français
10:06à 10 ans
10:07qui,
10:08là,
10:08est à 4,80%
10:09mais qui a quand même
10:10flirté toute la semaine dernière
10:11avec les 5% au final ?
10:13Alors un seuil d'alerte,
10:16je n'ai pas la réponse.
10:17J'adorerais avoir la réponse
10:19et la BCE n'aura pas la réponse.
10:21La BCE garde ses capacités
10:23à agir
10:23suivant la situation.
10:26Elle a un mécanisme,
10:27le TPI,
10:28qui est efficace.
10:30Dans un premier temps,
10:31elle peut déjà communiquer
10:32sur le fait de,
10:33attention,
10:34on surveille les spread
10:34et rien qu'une phrase comme ça
10:35pourrait qu'on tire les taux
10:37et rassurer.
10:39Mais après,
10:40pour utiliser des systèmes
10:42comme le TPI,
10:43il faut,
10:44en général,
10:45elle demande des mesures correctives,
10:47des mesures correctives
10:48soit qui sont proposées
10:48par l'État,
10:49soit qui sont imposées.
10:50Imposées,
10:50elle ne peut pas le faire
10:51avant les élections,
10:51proposées par l'État.
10:52Je n'ai pas l'impression
10:53que les politiques actuellement
10:55soient très soucieux
10:56de la situation budgétaire,
10:57mis à part Marine Le Pen
10:59ce matin
10:59qui a quand même
11:01parlé d'un projet,
11:04je dis un projet,
11:05très illusoire
11:06d'économie
11:08en centaines de milliards,
11:09enfin de plus de 100 milliards,
11:11quand on n'arrive pas
11:12aujourd'hui
11:12à se mettre d'accord
11:13sur quelques dizaines,
11:14donc ça,
11:15c'est compliqué.
11:16Et le niveau des taux
11:18se transmet directement
11:19dans la charge de la dette
11:20et c'est ça qui est inquiétant.
11:21En fait,
11:23la limite haute des taux,
11:24c'est ce qui est soutenable
11:25par un État.
11:26On sait que 1%,
11:27c'est la hausse des taux
11:29en France
11:30depuis le mois de juillet,
11:321% de hausse,
11:33c'est 33 milliards
11:36dans 8 ans
11:37en plus de charges de dette.
11:38Donc, ce ne serait pas soutenable
11:40pour la France.
11:41Ça dépend pendant combien de temps,
11:42ça dépend,
11:43tout ça va être piloté,
11:45ça dépend si la France
11:46arrive à trouver un budget,
11:47ça dépend,
11:48là, honnêtement,
11:49on a beaucoup de sujets
11:50qui s'empilent en France.
11:51Oui, c'est sûr,
11:52avec ces élections,
11:53évidemment,
11:53qui arrivent dans quelques mois seulement.
11:57Mais Pierre,
11:58si vous voulez commenter
11:59ce qui a été dit
11:59et puis peut-être aussi
12:00un mot de l'euro-dollar,
12:02on a vu l'euro
12:03qui a quand même perdu
12:04près de 1%
12:05face au dollar hier.
12:08Là, il est un petit peu remonté
12:10avec un euro-dollar
12:11autour de 1,1250
12:12quand il avait atteint
12:121,1160
12:13au plus bas
12:14depuis mai 2025.
12:18Là aussi,
12:19vos commentaires
12:19sur ces tendances
12:21sur les devises ?
12:22Alors, moi,
12:23je vais être plus joueur
12:24que Louis.
12:25Je vais pouvoir
12:26voir le seuil d'alerte.
12:27En fait,
12:28on a un seuil d'alerte.
12:30Finalement,
12:30on a un ancrage
12:31des anticipations
12:32de seuil d'alerte,
12:33un peu comme
12:33les anticipations
12:34d'inflation.
12:35C'est ce qui s'est passé
12:35entre l'Allemagne
12:37et l'Italie.
12:38Et comme on est finalement
12:40dans une situation
12:41assez à l'italienne
12:42avant Giorgia Meloni,
12:44on peut se dire
12:44que le seuil d'alerte,
12:45c'est 250 points de base.
12:47Alors, il y aura bien sûr
12:48des seuils graduels,
12:50mais à un seuil insupportable.
12:53On peut l'estimer
12:55à 250 points de base.
12:56On n'y est pas encore.
12:56On n'y est pas encore.
12:57Mais en plus,
12:58ce qui est quand même
12:58remarquable,
13:00c'est la résilience
13:01des marchés.
13:02Il ne se passe
13:02quand même pas grand-chose.
13:04là, j'ai regardé
13:05les dynamiques
13:06sur les banques.
13:08J'ai fait une erreur
13:09d'appréciation
13:09sur les banques françaises
13:10parce que je pensais
13:10qu'elles étaient immunisées
13:12contre le bruit politique
13:15qu'il y a en France.
13:15Mais quand on regarde,
13:17effectivement,
13:18depuis juillet,
13:18les banques ont perdu,
13:20on va dire,
13:20une dizaine de pourcents.
13:21Ça dépend de,
13:22si on parle de crédit agricole
13:23ou BNP,
13:24on est entre
13:24moins 8 et moins 14.
13:27Pour un indice bancaire
13:28qui est à peu près flat,
13:31donc étal en Europe,
13:33c'est beaucoup
13:34et pas beaucoup
13:34au regard de la performance
13:37de l'année,
13:38hormis, encore une fois,
13:39certaines qui s'affichent
13:40en négatif.
13:41Mais franchement,
13:42on est loin
13:42d'une crise financière.
13:44Donc on a finalement
13:45un marché qui est ultra résilient
13:46et d'autant plus résilient
13:48qu'il n'y a pas,
13:48pour l'instant,
13:49de contagion
13:50de la situation française
13:52aux autres marchés européens.
13:54Oui, le cas qui est en berne,
13:55mais quand on regarde
13:56les autres marchés européens,
13:57l'Eurostox est plutôt
13:58à plus 8, plus 10
13:59avec les dividendes.
14:00Puis on a des marchés
14:01d'Europe du Sud
14:02qui sont largement
14:03au-dessus de l'Inde
14:04et qui rivalisent
14:05avec le Nasdaq
14:06et le S&P.
14:07Donc en Europe,
14:08en fait,
14:08on a un vilain petit canard,
14:10c'est la France,
14:10mais autour,
14:12ce n'est pas si mal,
14:13en vrai.
14:14Et d'ailleurs,
14:14la force de l'économie
14:15n'est pas si mal.
14:16Sur l'euro-dollar,
14:17là encore,
14:17le thème de l'inflation,
14:18il joue à fond les ballons
14:20puisqu'on a un président américain
14:23qui veut que les taux baissent.
14:24C'est raté.
14:25On a une Fed
14:26qui finalement remonte les taux
14:28sous l'effet,
14:29bien sûr,
14:30d'une inflation
14:30qui n'est pas dans la cible
14:31de la Banque centrale
14:32avec un nouveau président
14:35du comité de politique monétaire
14:37qui veut marquer son territoire,
14:39donc qui fait exactement ce qu'il veut.
14:41Et donc,
14:41on a une crédibilité
14:42finalement plutôt forte
14:44de la Fed,
14:46une BCE
14:46qu'en Europe,
14:47tout le monde critique
14:48parce qu'on a des différences
14:49entre tous les membres de l'euro
14:52et on a surtout la France
14:53qui est en mauvaise posture.
14:54Donc forcément,
14:55les Français se disent
14:55que ce n'est quand même pas cool
14:56de monter les taux.
14:57Donc on a finalement
14:58un brouhaha d'un côté
15:00et puis,
15:01encore une fois,
15:01je l'ai déjà dit
15:02le mois dernier
15:03sur ce plateau,
15:04on a à mon avis
15:05des vrais patrons
15:06aux Etats-Unis.
15:07Et en fait,
15:08on a un patron politique,
15:09on a un patron
15:10de la politique monétaire
15:11et c'est quand même
15:13beaucoup plus clair
15:14pour les investisseurs
15:15d'aller aux Etats-Unis
15:16qu'à essayer de l'oublier
15:18en Europe.
15:19Vous le disiez,
15:20c'est sûr que Donald Trump
15:21voulait des baisses de taux,
15:23il a eu une hausse.
15:24En attendant,
15:25Sébastien,
15:26on a regardé
15:26les indicateurs
15:28de la semaine dernière,
15:29le corps PCE,
15:30le PCE,
15:30qui sont des indices
15:32privilégiés par la réserve fédérale
15:33en termes d'inflation.
15:34On a pris connaissance aussi
15:36du rapport sur l'emploi
15:37qui était bien moins solide
15:38que ce qui aurait pu être attendu
15:41et par conséquent,
15:43les anticipations
15:44d'une deuxième hausse de taux
15:46de la réserve fédérale
15:47le 28 octobre
15:48sont tombées
15:49de 70-80%
15:51à 20%.
15:52Alors là,
15:53pour le mois d'octobre,
15:54on est quasiment sûr
15:56que la réserve fédérale
15:58de Kevin Warch
15:58optera pour le statu quo.
16:01C'est sûr,
16:01c'est quelque chose
16:02que j'ai enlevé
16:02de mon vocabulaire
16:03depuis quelques temps.
16:04Mais il y a un truc
16:06qui est clair aujourd'hui,
16:08c'est que je parlais
16:08des flux tout à l'heure.
16:09En fait,
16:09je pense que depuis
16:11le Covid en fait,
16:13il faut comprendre
16:13que mon sentiment,
16:15c'est que le marché
16:16aujourd'hui,
16:17il est essentiellement
16:17drivé par les thèmes
16:18et par les paniers thématiques
16:20des grandes banques
16:21anglo-saxonnes.
16:22Et en fait,
16:23je pense qu'on ne comprend
16:24pas le marché.
16:25Déjà,
16:25on ne doit plus résonner
16:26en secteur.
16:27La corrélation sectorielle
16:28ne marche plus
16:29parce que les boîtes
16:30au sein du même secteur,
16:32ça ne fonctionne plus.
16:33En fait,
16:33c'est par rapport
16:34à quel thème ?
16:35Alors,
16:35il y a les thèmes
16:35super courts.
16:36C'est né avec
16:38les cités at home
16:39et les paniers
16:40cités at home
16:41et après,
16:42les paniers
16:44dont on pouvait sortir
16:45à nouveau.
16:46Et là,
16:46tu as l'ooser de l'IA
16:47ou une heure de l'IA.
16:48Et là,
16:48par exemple,
16:48il y a un panier
16:49qui marche très bien
16:50en ce moment.
16:50C'est les paniers républicains
16:52versus les paniers démocrates
16:53parce qu'il y a une élection
16:54dans un mois
16:55et que ça ne vous a pas échappé
16:57que malgré ce que raconte Trump,
16:59il est en train
17:00potentiellement
17:00de perdre les élections
17:01et même les deux chambres.
17:04Par exemple,
17:04typiquement,
17:04nous,
17:05on a un fonds blockchain
17:05sur les fintechs
17:06et on se dit
17:07c'est bizarre,
17:08ça ne monte pas.
17:08Bon, certes,
17:09les taux montent
17:09mais il se passe plein de trucs
17:10au niveau réglementaire
17:11mais il s'avère
17:12que dans ce fonds,
17:13on a fait une analyse
17:14et on s'est rendu compte
17:15que 40% du fonds
17:17est catalogué républicain.
17:19Et il y a des sociétés
17:20comme Robinhood
17:21et d'autres sociétés
17:21comme ça
17:22qui sont des sociétés
17:23pour qui tout va bien
17:23en théorie.
17:25Ça ne va pas.
17:25Pourquoi ?
17:25Parce que je pense
17:26que les stades de Polymarket
17:28traitent beaucoup de flux,
17:31enfin entraînent
17:31beaucoup de flux,
17:32notamment sur des trucs
17:32un peu exotiques
17:35et c'est une nouvelle façon
17:36de voir le marché
17:37qui je pense...
17:37Donc plus par secteur
17:38mais par thématique ?
17:39Moi, j'en suis certain.
17:40Donc on a
17:42les winners de l'IA.
17:43Par exemple,
17:43nous, on a un fonds climat.
17:4550% des valeurs
17:46du fonds climat
17:46sont en réalité
17:47font partie
17:48de paniers winners
17:49de l'IA de Goldman Sachs.
17:51Pourquoi ?
17:51Parce que c'est des valeurs énergie
17:52et que le bottleneck
17:53de l'IA,
17:54c'est l'énergie.
17:55Donc on pensait
17:56que c'était lié au climat
17:57mais en fait,
17:57non,
17:58c'est étiqueté IA
17:59donc c'est dans tous
17:59les paniers divers et variés
18:02et donc des flux.
18:03Donc en réalité,
18:04je pense qu'il faut avoir
18:04un peu cette vision
18:05un peu différente
18:07du marché
18:10et pour comprendre
18:11certains mouvements.
18:12Donc nous,
18:13on passe beaucoup de temps
18:13à essayer de comprendre
18:16parce qu'on ne comprend pas tout
18:17par définition
18:17et c'était assez intéressant.
18:20Donc maintenant,
18:20quand on a une valeur,
18:21on essaye d'étiqueter
18:23dans quel panier
18:24elle peut potentiellement
18:25faire partie
18:26et dans quel thème.
18:27Après,
18:28là où on s'est vraiment
18:29en été forts
18:29mais là,
18:30je serais sur une île
18:30en train de bronzer.
18:32C'est mon but ultime,
18:34c'est de trouver
18:35ce que j'appelle
18:37les canaries dans la mine
18:38qui me disent
18:38quel est le prochain panier
18:39à acheter.
18:40Mais ça,
18:40je ne l'ai pas encore trouvé.
18:42Je viendrai vous en parler
18:43pour le vendre.
18:46Oui,
18:46justement,
18:47j'allais vous demander
18:48quel secteur vous regardez
18:49mais je vais transformer
18:49ma question
18:50en quel thème
18:51vous intéresse
18:52pour la fin d'année.
18:53Qu'est-ce que vous regardez
18:55peut-être en termes
18:56de secteur géographique
18:57pour le coup
18:58mais aussi
18:59de thématiques
19:00d'investissement ?
19:01Aujourd'hui,
19:02on se réintéresse
19:03plus aux US
19:03qu'à l'Europe.
19:05En Europe,
19:06on est toujours
19:07très porté par l'IA
19:08comme aux US
19:08tout ce qui est énergie.
19:10Le panier IA,
19:11il marche toujours bien
19:13et puis,
19:14il est assez volatile
19:15aussi à l'intérieur
19:16du secteur
19:16donc il y a des choses
19:17à faire,
19:17à acheter,
19:18à vendre,
19:18à se repositionner.
19:19C'est intéressant
19:20et puis on croise
19:20les doigts aussi
19:21pour la défense
19:22qui passe une mauvaise journée
19:23à la défense
19:24et qui nous paraît
19:25quand même
19:26sur des niveaux
19:27très intéressants
19:28compte tenu
19:28des croissants
19:29de l'IBPA
19:30attendus sur le secteur
19:31mais le Premier ministre
19:32anglais a dit ce matin
19:33qu'il avait peut-être
19:34repoussé
19:36ses prévisions
19:37de mise à niveau
19:38de 3% du PIB
19:40pour l'OTAN
19:41en dépense
19:42de défense
19:42évidemment ça n'a pas plu.
19:44Bien sûr
19:44et Pierre,
19:46il nous reste
19:46quelques minutes
19:47justement
19:48pour conclure
19:49sur ces thématiques
19:50d'investissement
19:52de secteur géographique
19:53mais aussi
19:54peut-être
19:54de matières premières
19:55on parle beaucoup
19:56du pétrole évidemment
19:56il n'y a pas que le pétrole
19:57il y a aussi l'or
19:58l'or qui a reculé
19:59par exemple
20:00de 6%
20:01sur le mois de septembre
20:02c'est un assez grand
20:04repli
20:04on en parlait ce midi
20:05dans l'émission
20:06justement
20:07que regardez-vous
20:08justement
20:09pour cette fin d'année
20:10et pour 2027 ?
20:11Alors
20:12l'or je ne regarde pas du tout
20:13parce que je ne comprends pas
20:14les dynamiques
20:15qui sous-tournent
20:15l'or
20:16vraiment c'est un truc
20:17je ne comprends pas du tout
20:19donc
20:20comme je ne comprends pas
20:21je ne regarde pas
20:22en revanche
20:24quelque chose
20:25que je ne suis pas sûr
20:25de comprendre
20:26mais qui est bien
20:27dans le thème encore
20:28de l'inflation
20:29vous avez le bitcoin
20:30et c'est vrai que le bitcoin
20:31ce rebond
20:33certes il y a un aspect
20:34réglementaire
20:35qui est très important
20:36avec le mouvement
20:38sur la réglementation
20:39dû à l'administration
20:40de Trump
20:41mais
20:42vous avez
20:43ce statut
20:43de
20:45valeur
20:45refuge
20:46contre l'inflation
20:47perçue
20:47et encore une fois
20:48je parle de perception
20:48et pas du tout
20:49de réalisation
20:50voilà
20:51donc ce statut là
20:53est en train
20:54de rebondir
20:57et donc on a vu
20:57un très fort rebond
20:58du bitcoin
20:59après bien sûr
21:00il y a une technologie
21:01qui est sous-tendue
21:03par une technologie
21:03mais à mon avis
21:04c'est toujours
21:05ce même thème
21:06d'accord
21:06moi je voulais revenir
21:07juste sur les petites valeurs
21:08parce qu'en fait
21:10il y a quand même
21:11pas mal de détresse
21:12je pense
21:12en Europe
21:13sur les smalls
21:15et encore plus
21:15sur la France
21:16qui a vraiment
21:18des défis
21:19mais en fait
21:20on est dans
21:21un nœud gordien
21:22où on peut
21:23appréhender
21:24vraiment
21:25bien une valeur
21:27mais que cette valeur
21:28en fait
21:28elle se transforme
21:29en une action
21:30se transforme
21:30en obligation
21:31c'est à dire que
21:32ce que cherche
21:33le marché
21:34c'est finalement
21:35des thèmes de croissance
21:36et des thèmes
21:36de progression
21:38et du chiffre d'affaires
21:40et des résultats
21:41et en fait
21:42c'est très très dur
21:43pour les analyses financières
21:45en ce moment
21:45parce que c'est vraiment
21:46des thèmes
21:47complètement macro
21:47et il n'y a plus
21:48de micro
21:48en réalité
21:49et quand on voit
21:53certains ponts
21:54de la cote
21:54qui se transforment
21:55en obligation
21:56parce qu'on ne peut pas
21:57on a pas de financement
21:58parce qu'on ne peut pas
22:00élaborer des projets
22:00de croissance
22:01et parce qu'on a
22:02finalement une incertitude
22:03sur son marché
22:04domestique
22:05en tout cas
22:05son cœur de cible
22:07on peut avoir
22:08la meilleure valeur
22:09du monde
22:10c'est pas pour autant
22:12qu'elle va fonctionner
22:13en bourse
22:13et ça
22:14c'est pour ça
22:15que je trouve
22:16que le marché
22:17est cruel
22:18c'est que
22:19ces thèmes
22:21c'est des thèmes
22:21qui sont autoréalisateurs
22:23et alors
22:24on peut appeler ça
22:24du momentum
22:25mais je crois
22:26qu'il faut
22:27beaucoup d'humilité
22:28pour gérer de l'argent
22:29en ce moment
22:30et surtout
22:31ne pas chercher
22:31à être plus intelligent
22:33que le marché
22:33c'est vraiment pas
22:34un moment d'intelligence
22:35c'est un moment
22:36de suivisme intense
22:37et donc
22:38pour répondre
22:39clairement à votre question
22:40nous on est très suiveurs
22:41enfin moi en tout cas
22:42je suis très suiveur
22:43je ne cherche pas du tout
22:44à avoir raison
22:45contre le marché
22:45donc il y a
22:46un thème de l'inflation
22:47les taux montrent
22:48on est court en duration
22:50on aime beaucoup
22:51le portage
22:51parce que ça protège
22:53le mieux
22:53contre la hausse des taux
22:54donc on fait
22:54des actifs
22:55à fort rendement
22:56ça peut être
22:57de la dette émergente
22:58couverte en euros
22:58ou même du haut rendement
23:01européen
23:02parce qu'on voit
23:02que c'est quelque chose
23:03qui s'est mal comporté
23:05en septembre
23:05mais depuis le début
23:06de l'année
23:07qui est vraiment
23:07ultra résilient
23:08et qui a reconstitué
23:11finalement
23:11un coussin de protection
23:12avec l'écartement
23:13des spreads
23:14sur les parties action
23:15là on ne cherche pas
23:16vraiment à être intelligent
23:17on joue les grands indices
23:18et surtout
23:21et désolé
23:22mais moins de gestion active
23:23parce que justement
23:24cette grande machine
23:25à laver
23:25qui fait que vous avez
23:26des winners
23:27et des losers
23:28tous les jours
23:28c'est qu'en moyenne
23:29les indices progressent
23:30même si la moyenne
23:31est tirée par quelques valeurs
23:34Et vous parliez des thèmes
23:36alors allez-y très vite
23:37pour conclure
23:38La gestion active
23:39a quand même
23:39des choses à jouer aujourd'hui
23:40et entre autres
23:41rester écartée
23:42de toutes les sociétés
23:43qui sont trop endettées
23:43et qui souffrent des taux élevés
23:44Bien sûr
23:46et rien qu'avec des petites règles
23:47comme ça
23:48on peut générer de l'alpha
23:49sans faire de choix sectoriels
23:50trop violents
23:51Bon
23:52on s'arrêtera là-dessus
23:53je ne poserai pas
23:54ma dernière question
23:55merci beaucoup messieurs
23:56Pierre Bismuth
23:57directeur général
23:57et responsable des gestions
23:58de Myria AM
24:00Sébastien Lalevé
24:00directeur général
24:02de Montpensier Arbevel
24:03et Louis Albert
24:04directeur de la gestion
24:05action
24:06chez Oris Gestion
24:07Merci à tous les trois
24:09d'avoir été sur ce plateau
24:10Merci à vous
24:11de nous avoir suivis
24:12On se retrouve demain
24:13à midi et demi
24:14dans Smart Bourse
24:15Sous-titrage Société Radio-Canada
24:21Sous-titrage Société Radio-Canada
24:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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24:25Sous-titrage Société Radio