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##LE_TEL_ROUGE

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Transcription
00:00... eux aussi au 0826 300 300 et ce soir le téléphone sonne du côté de Béziers avec Robert Ménard
00:09qui est avec nous.
00:10Bonjour Robert Ménard.
00:12Bonjour Patrick.
00:14Vous êtes avec Les Vraies Voix sur Sud Radio.
00:16On vous a appelé parce qu'on a vu sur les réseaux sociaux qu'évidemment il y a ces manifestations
00:20lycéennes dont on va parler justement encore dans un instant.
00:24Et vous avez eu une prise de bec. On va écouter un petit extrait, une prise de bec tout à
00:29l'heure avec un lycéen.
00:45...
00:45...
00:45...
00:47...
00:58Bon, tu te crois où ? Il tutoie Robert Ménard, il vous tutoie. Vous vous demandez qui c'est ce
01:07crétin. Ça s'est passé où cette scène ?
01:09Ça s'est passé à quelques, je dirais, 200 mètres d'un lycée, du lycée Jean Moulin. Il y avait
01:16150 gamins dont 140 qui étaient tout ce qu'il y a de plus convenable.
01:23Ils réclament un certain nombre de choses. Je les ai ailleurs reçus à la mairie, une délégation d'entre eux
01:29avec le sous-préfet et leur proviseur. Pas de problème.
01:31Et je tombe sur ce petit con qui commence à me parler sur un temps insupportable. Écoutez, j'ai 73
01:38ans.
01:38Pas d'insulte, pas d'insulte, pas d'insulte, Robert.
01:40Non, non, pas d'insulte, enfin, mais c'est une rigolade.
01:44Il y a mérité.
01:44Un mec, j'ai 73 ans, je vais me faire tutoyer, et je ne sais pas, avenir par un gamin
01:51de 14 ans. Mais pardon, c'est non. C'est non. Et je vous jure que je me suis retenu
01:56de ne pas lui foutre deux claques, comme je l'aurais fait à mon petit-fils s'il m'avait
02:00parlé comme ça.
02:01Parce qu'attention, vous auriez été devant les tribunaux, vous auriez été devant la justice, comme la semaine dernière, mais
02:09tout de même.
02:10J'étais encore la semaine dernière parce que j'ai refusé de marier un type qui avait une obligation de
02:15quitter le territoire. Il y a des moments où le bon sens, c'est le contraire.
02:19Est-ce que vous, vous faites alpaguer par un gamin qui se croit où, qui se croit où et qui
02:25me parle comment ?
02:26Et je vous garantis que j'ai même pas, là, je l'ai envoyé balader, mais tous les garçons et
02:32les filles qui étaient autour de moi me donnaient évidemment raison.
02:35Parce qu'ils sont normaux. Ils me tutoient pas. Ils me connaissent, évidemment, parce que je suis le maire de
02:41la ville. Et aucun d'entre eux ne se permet de parler comme ça.
02:45Évidemment, celui qui fait ça, c'est le même qui, à un autre moment, ou un de ses copains à
02:50un autre moment, qui jette des trucs sur les CRS.
02:53Eh oui, moi, je ne suis pas respectueux d'un certain nombre de gosses qui ne méritent pas qu'on
02:58les respecte. C'est comme ça.
02:59Bon, Philippe Vigère veut vous poser une question.
03:01Ah non, mais une question, Robert. Vous avez totalement raison. Et je retrouve le Robert Ménard que j'apprécie beaucoup.
03:12C'est-à-dire une forme de courage, le refus du jeunisme et quelque chose qui tranche avec la frilosité
03:20habituelle.
03:21Bon, c'est une question, c'est une réflexion.
03:24Mais il a le droit de dire du mal de lui après, c'était là, ce que j'ai fait.
03:28Bon, ça met le bouton.
03:30En préambule, je serais tenté de dire qu'il y a des tutoiements qui peuvent être sympathiques selon le ton
03:34de la conversation qu'on a après.
03:35Alors, ça, c'est vrai, ça peut arriver.
03:36Ce n'était malheureusement pas le cas dans ce cas présent.
03:38C'était pas le cas.
03:39Et M. Le Maire, cette question qui suit, vous êtes allé dans ce lycée.
03:44Est-ce que vous avez aussi effectué d'autres visites sur d'autres lieux scolaires ?
03:47Et quels sont vos retours du terrain ?
03:49C'est-à-dire, j'ai entendu, et parce que j'ai suivi nombre de vos interventions, que vous entendiez
03:54les revendications.
03:55Mais peut-être, dans votre commune, comment ça se matérialise ?
03:59D'abord, évidemment, je suis allé là pour les calmer.
04:02Parce que je n'ai pas envie, c'est ce que j'ai essayé de leur expliquer,
04:05que j'ai essayé qu'ils entendent que tu peux porter des revendications.
04:09Les accompagner de « je fous le feu » à des poubelles ou « je casse un abribus »,
04:14fait que, évidemment, pour les gens, ils ne retiennent plus que le feu de poubelle, l'abribus cassé, et pas
04:21les revendications.
04:22C'est pour ça qu'il y en a cinq qui m'ont accompagné à la mairie,
04:26pour me dire un certain nombre de choses que j'entends.
04:28Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
04:29Ils ont dit qu'ils avaient des horaires qui étaient difficiles à accepter et à supporter,
04:35en particulier au moment de la cantine à midi.
04:37Ils n'avaient pas le temps de prendre le temps pour aller déjeuner.
04:40Ils m'ont dit ensuite qu'il y avait des classes surchargées.
04:44Et c'est vrai, il y avait le proviseur qui l'expliquait, qui essayait de leur expliquer pourquoi,
04:48ce qu'ils pouvaient faire, ce qu'ils ne pouvaient pas faire.
04:50Il y avait une suite de revendications comme ça, qu'on entend, que vous entendez,
04:55et dont on peut discuter.
04:57Et j'étais content qu'il y ait le proviseur qui leur explique.
04:59Oui, c'est vrai que l'hiver, il y a un certain nombre de trucs.
05:03Il faut dire qu'il y a des travaux dans ce lycée.
05:05Le chauffage ne marche pas.
05:07L'été, il fait trop chaud.
05:08Donc, on entend ça et on va essayer d'y trouver des réponses.
05:11Mais la réponse, ce n'est pas de foutre le feu.
05:13Moi, je ne discute pas avec, j'allais dire, des petits cons, oui, des petits cons qui foutent le feu.
05:19Qu'est-ce que vous voulez vous dire ?
05:20C'est comme ça, je dois être un peu rétrograde, d'un autre temps, d'un autre monde.
05:24Je ne l'accepte pas.
05:26Et je vous garantis ce qui est étonnant.
05:28Vous avez compris, l'HPG, j'ai 73 ans.
05:30Je peux être le grand-père de ces gosses.
05:32Il n'y en a aucun qui me demande de lui taper sur l'épaule et de faire semblant d
05:37'être un jeune.
05:37Non, je ne suis pas un jeune.
05:39Je parle avec mes mots, avec ma façon d'être.
05:42Malheureusement, ça ne choquait personne à part un poignet d'allumé.
05:47Oui, bon.
05:49Et ça, c'est tout de même un peu calmé ou pas ensuite, après votre intervention avec ce jeune lycéen
05:57?
05:58Ça s'est calmé tant que je suis là.
05:59Ça se calme.
06:00Après, ça reprend.
06:02Mais attendez, ces 5%, je ne veux pas qu'on mette dans le même sac tous ces gamins et ces
06:07gamines.
06:08Non, ils ne sont pas tous comme ça.
06:10Voilà, ceux avec qui j'ai discuté, ils étaient justes.
06:13Alors, ils avaient des revendications, ils disaient un certain nombre de choses,
06:16mais ils gueulaient après les autres, ils les jetaient parce qu'ils cassaient.
06:20Ils n'ont aucune envie qu'on casse.
06:22Mais écoutez, ils ne sont pas décérébrés, ils réfléchissent
06:26et ils savent bien que c'est en plus l'image la plus épouvantable qu'ils peuvent donner.
06:31Voilà, c'est ce que j'ai essayé encore une fois de leur dire.
06:34C'est leur dire, quand tu brûles une poubelle, tu ne brûles pas une poubelle du mer.
06:38Tu brûles une poubelle de la ville, et la poubelle de la ville, c'est ta poubelle aussi à toi.
06:44Voilà, c'est juste un truc aussi con, aussi simple que ça.
06:47Oui.
06:48Bon, écoutez, demain, les lycées dans votre ville, comme dans beaucoup d'autres endroits de France, seront fermés ou pas
06:54?
06:55Bien sûr, bien sûr.
06:56Pas des CRS, il y aura, je suppose, des heures et tout.
07:00Il faut faire en sorte qu'ils soient le moins important possible.
07:03Et le rôle du maire, c'est de calmer les choses, mais de dire les choses.
07:07Personne ne nous demande de dire que des choses que les gens ont envie d'entendre.
07:11Quand on parle à des gamins de 14 et 15 ans, on ne leur dit pas ce qu'ils ont
07:15envie d'entendre.
07:16On leur dit juste ce qu'on pense.
07:17C'est tout.
07:18Bon, ben voilà, c'est cash.
07:20Merci, en tout cas, Robert Ménard, d'avoir répondu à nos questions sur Sud Radio ce soir, à partir de
07:25ce qui s'est passé chez vous.
07:27On va poursuivre, justement, dans ce registre dans un instant, puisque ce sera le procès du soir, le procès du
07:34jour.
07:35Philippe, David, ce procès ?
07:38Ce procès, est-ce que les lycéens ont raison de demander plus de moyens ?
07:43Moi, quand je lis leur niveau en orthographe sur les panneaux et banderoles qu'ils déploient,
07:48je me dis que ce n'est pas un problème de moyens, mais un problème de méthode.
07:51Et c'est plutôt ça qu'il faudrait revoir.
07:52Bon, Philippe Bilger et Samuel Bauton, ils ont raison.
07:56Quand ils demandent des moyens, même si, par ailleurs, ils sont parfois responsables de ce qu'ils dénoncent, ils ont
08:03raison.
08:03Bon, d'accord, je pense qu'il va y avoir un beau procès, dans un instant, avec les auditeurs au
08:080826 300 300.
08:10Également, vous avez la parole, vous le savez, parlons librement, entre nous, sur Sud Radio.
08:16Bien sûr, c'est votre radio. 0826 300 300.
08:21Sud Radio.
08:23Parlons vrai.

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