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  • il y a 5 heures
Mardi 6 octobre 2026, retrouvez Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), Pierre Bismuth (Directeur Général et Responsable des Gestions, Myria AM) et Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:00Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:17Vous pouvez nous retrouver en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez aussi nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition ce soir, plus de records à Wall Street portés par l'envolée des géants de
00:33la tech,
00:33Nvidia, Microsoft, Meta ou encore Tesla.
00:36Le Nasdaq et le S&P 500 enchaînent les records depuis hier.
00:40L'indice MSCI World suit exactement la même trajectoire.
00:45Pendant que New York s'envole grâce à ses méga caps, la bourse de Paris, elle rebondit un peu aujourd
00:50'hui
00:50mais reste à la traîne.
00:52Le CAC 40 est d'ailleurs le seul indice européen à être en repli depuis le début de l'année.
00:58Alors la question se pose, assiste-t-on un décrochage structurel et irratrapable des marchés européens face aux marchés américains
01:06?
01:06Les investisseurs américains en tout cas semblent totalement optimistes.
01:10Ils regardent d'ailleurs certainement les résultats du troisième trimestre qui vont démarrer vendredi
01:15avec la publication de Delta avant d'avoir les publications des banques américaines.
01:21Le vrai top départ de la saison la semaine prochaine.
01:25Discussion à suivre dans un instant sur ce plateau.
01:28Et on le disait, s'il y a bien un secteur à l'honneur, c'est donc la tech et
01:32l'intelligence artificielle.
01:34Dans le cœur de l'actu tech, OpenAI vise une levée de fonds gigantesque
01:40et négocierait une levée de fonds colossale de 30 milliards de dollars
01:43auprès de fonds souverains des Emirats Arabes Unis et du géant BlackRock.
01:49Coup de projecteur aussi sur la Chine.
01:51Avec Moonshot AI, le champion chinois de l'IA, viserait une introduction en bourse
01:56dès début 2027 après avoir franchi la barre des 50 milliards de dollars de valorisation.
02:03Et enfin, DeepSeek prépare une levée d'au moins 12 milliards de dollars
02:07soutenus en première ligne par Tencent notamment.
02:11Et puis pendant ce temps-là, les rendements obligataires
02:13semblent se détendre un petit peu partout depuis leur sommet.
02:17Alors attention, ils restent quand même élevés.
02:20Le rendement américain à 10 ans évolue autour de 5,25%
02:24après avoir atteint 5,35% hier.
02:28Le 30 ans cède du terrain après avoir atteint de son côté les 5,70%.
02:33Selon le milliardaire Ray Dalio, les bons du Trésor sont fragilisés
02:38par la baisse de la demande chinoise et japonaise.
02:41Deux créanciers clés pour Washington.
02:43Il tire la sonnette d'alarme.
02:45Selon lui, les États-Unis risquent de se prendre une crise de la dette de plein fouet
02:50d'ici quelques temps et certains emprunteurs en subiraient déjà les conséquences.
02:55Côté européen, le rendement allemand à 10 ans se traite autour de 3,50%
03:00et le rendement français de même échéance cède une dizaine de points de base
03:04et évolue autour de 4,80%.
03:06Le spread entre ces deux rendements qui avaient dépassé les 150 points de base hier
03:11retombe autour de 130 points de base aujourd'hui.
03:15Si le taux français se replie, c'est possiblement grâce à la présentation
03:19du programme budgétaire de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle.
03:23140 milliards d'économies annoncées, 30 milliards de baisse nette d'impôt sur le quinquennat
03:30et un déficit sous les 3% du PIB dès 2030
03:34qui ramènerait l'endettement de la France de 119% du PIB aujourd'hui à 112%.
03:49Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marcher.
03:53Sébastien Lalevé, directeur général de Montpensier Arbevel.
03:57Bonsoir Sébastien.
03:58Bonsoir.
03:58Louis Albert, vous êtes directeur de la gestion Action chez Oris Gestion.
04:01Bonsoir Louis.
04:02Bonsoir Pauline.
04:03Et Pierre Bismuth, directeur général et responsable des gestions de Myria AM.
04:06Bonsoir Pierre.
04:07Bonsoir Pauline.
04:08Sébastien, parlons de ces records à Wall Street.
04:11Alors le Nasdaq avait clôturé hier sur des plus hauts
04:15et le S&P 500 a inscrit là au cours de la séance un nouveau record également.
04:21Tout cela tiré par les valeurs de la tech et de l'IA.
04:24Sébastien, je le rappelais en introduction.
04:27Qu'est-ce que vous regardez justement aux Etats-Unis
04:31et est-ce que ces records sont justifiés selon vous ?
04:34Alors la hausse des indices n'a jamais été aussi concentrée en fait.
04:41Je crois que c'est la semaine dernière.
04:4219% des titres seulement surperformaient les indices et depuis fin juin,
04:48je crois que tu as 40% des valeurs du Russell 3000 qui ont perdu plus de 20%.
04:52Donc en réalité, il y a une concentration absolue de la performance ainsi que de la croissance des résultats
04:59parce qu'en réalité, depuis juin en fait le marché a dirété, donc la valorisation est un peu plus basse.
05:06Pourquoi ? Parce qu'il y a eu des révisions en hausse.
05:08Le premier semestre a été exceptionnel en qualité de publication.
05:12Mais si on voit la révision en hausse depuis plusieurs mois,
05:16en fait un tiers de cette révision correspond à deux valeurs que sont Nvidia et Micron par exemple.
05:22Donc en fait, ces révisions en hausse des indices, des résultats des indices,
05:26en fait sont super, super concentrées.
05:28Donc effectivement, quand vous regardez la surface, tout va bien,
05:33mais en profondeur, les choses sont un peu plus contrastées.
05:40Donc en fait, il y a vraiment peu de vainqueurs et pas mal de perdants en réalité.
05:45Ok. On va justement regarder les résultats du troisième trimestre,
05:51comme je le disais, qui vont commencer globalement la semaine prochaine.
05:54Louis, est-ce que vous êtes d'accord avec ce qui a été dit par Sébastien juste à l'instant
05:59sur cette concentration extrême des indices américains ?
06:03Oui, tout à fait d'accord.
06:04Et c'est ce qui rend très difficile aussi des comparaisons entre indices.
06:07On ne juge pas un marché sur des indices.
06:10Et dans votre édito, vous parliez du décrochage potentiel des marchés européens
06:14par rapport aux marchés US.
06:16Et en réalité, ce n'est pas possible de le juger comme ça.
06:18Parce qu'on n'a pas de méga caps en...
06:20On en a une, c'est la SML.
06:22Mais à elle seule, 5% du stock s'y sont, elle ne peut pas tirer l'indice.
06:27Et quand on parle de décrochage, je préfère parler de décrochage économique de l'Europe face aux US.
06:32On est beaucoup moins dynamique.
06:34Et ça se croise au niveau macro comme au niveau micro.
06:37Au niveau macro, on a des points de moins de croissance.
06:38Au niveau micro, on a une croissance des BPA attendue qui est quand même beaucoup plus raisonnable.
06:44Même si aux US, Sébastien disait, c'est très juste, elle est très concentrée.
06:47On attend 30% de croissance des BPA dans le S&P, pour les sociétés du S&P.
06:52Au T3, la moitié pour le stock 600.
06:55Donc il y a quand même une énorme différence.
06:57Mais on reste dans un environnement qui est vertueux et qui peut compenser potentiellement.
07:01Mais je pense qu'on en parlera après.
07:02Le niveau des taux actuels.
07:04Oui, on va en parler évidemment, vos commentaires, Pierre, sur ces indices au plus haut.
07:10Et puis sur l'IA et la tech, si vous voulez en parler.
07:14Alors, moi, je pense que les indices sont concentrés, qu'on soit en Europe ou aux Etats-Unis.
07:20Alors, c'est vrai que c'est un thème qui revient à la concentration des indices.
07:23Mais en vérifiant, on a six valeurs françaises qui représentent 40% du SBF 250.
07:30Donc la concentration, c'est valable un peu sur l'ensemble des indices.
07:35Moi, je pense que le marché a maintenant un thème bille en tête.
07:40C'est vraiment le thème de l'inflation.
07:41Et ça permet d'expliquer finalement les dynamiques aussi bien sur les marchés obligataires que devises ou actions.
07:48L'intelligence artificielle, c'est un vrai thème inflation.
07:52Parce qu'on a un concept qui est un peu galvaudé, qui est un peu has-been.
07:57C'est le pricing power.
07:58C'est-à-dire que vous avez des sociétés qui ont réalisé une révolution technologique qui est en cours,
08:08mais qui arrivent à la faire payer.
08:09C'est-à-dire que nous, les entreprises, on paye, alors qu'Internet, on n'a jamais payé.
08:14Mais les entreprises payent pour utiliser l'intelligence artificielle.
08:18Les prix sont plutôt élevés.
08:20Et les particuliers n'hésitent pas non plus à s'abonner.
08:23Donc on a vraiment un secteur technologique qui, autant il y a 25 ans, on se disait,
08:28en fait, c'est gratuit et ça va rester gratuit.
08:31Là, dès le départ, on a quelque chose qui a été légèrement gratuit par le chat du PT.
08:36Et finalement, maintenant, tout le monde accepte de payer pour un service qui, finalement, en rend beaucoup.
08:41C'est très subventionné encore.
08:43Les gens ne payent pas le vrai prix encore.
08:45C'est pour ça que les open AI et Anthropik perdent beaucoup d'argent.
08:48En réalité, pour l'instant, on ne paye pas ce que ça coûte.
08:50Et en Chine, encore moins.
08:51Alors, on ne paye pas ce que ça coûte, mais en tout cas, on paye.
08:53Et en fait, l'idée, c'est que ces sociétés ont finalement un pricing power
08:59qui va être probablement assez important.
09:03Et ce thème de l'IA, en fait, c'est, à mon avis, un thème de l'inflation.
09:07Et ces valeurs technologiques, que ce soit Microsoft, que ce soit Meta,
09:13en tout cas, on a un véritable apport de l'intelligence artificielle
09:18qui permet de faire payer plus cher les services rendus par les méga-caps américaines.
09:24Donc, ça ne m'étonne pas, finalement, que le secteur ait le vent en poupe.
09:28Vous avez donc cette inflation perçue, qui n'est pas constatée vraiment dans les chiffres,
09:32mais l'inflation perçue fait que les taux montent.
09:36Ces taux qui montent sont régénérés par l'action des banques centrales.
09:42Et donc, vous avez aussi les banques qui en profitent largement.
09:46Et comme ça, vous pouvez voir que le thème de l'inflation, finalement,
09:50se diffuse un peu sur tous les marchés.
09:52On pourra parler du dollar, on pourra parler des taux, on pourra parler d'autres secteurs.
09:56Et moi, j'ai l'impression que c'est vraiment le thème central des marchés en ce moment.
10:00Oui, après, on ne sait pas si l'inflation va poursuivre sa hausse.
10:03Le conflit au Moyen-Orient n'est pas encore terminé.
10:06Le détroit d'Ornouse n'est pas encore ouvert,
10:08même si de nombreux barils de pétrole passent à nouveau par cette route maritime.
10:14Justement, sur les taux, Sébastien, on voit des taux,
10:19un rendement, par exemple, américain à 10 ans, entre 5,25 et 5,35 % depuis maintenant quelques jours.
10:27Et même, en fait, la question que je me pose, c'est des taux.
10:32Quelle est la conséquence de taux durablement hauts sur les marchés, au final ?
10:36Alors, déjà, je parlais du Russell 3000 tout à l'heure.
10:39Pour les mid-cap américaines, je crois qu'elles sont à plus de 40 ou 50 % endettées en taux
10:44variable.
10:45Donc, elles le subissent dans leur chair, très clairement.
10:48Ce qui est moins le cas en Europe, où il y a beaucoup moins de taux variable,
10:50principalement des taux fixes.
10:52Je sais que nous, sur nos fonds small et mid, en fait,
10:56dans ces tailles de capitalisation-là, en fait, les boîtes ont fait le travail depuis des années.
11:01Donc, en fait, les bilans sont assez sains.
11:03Donc, le réflexe de dire « Ouh là là, c'est une catastrophe pour les bilans des PME », c
11:07'est pas vrai.
11:08D'accord.
11:08Enfin, aujourd'hui, c'est pas vrai.
11:09Je pense que c'est peut-être plus vrai pour les plus petites sociétés,
11:12parce que l'accès au crédit est plus compliqué.
11:14Mais en bourse, c'est pas forcément vrai.
11:16Après, factuellement, si on fait une régression entre le Bund et le stock 600,
11:21à ce stade, 10 BP de Bund en plus, c'est à peu près moins 1 % de stock 600.
11:26Donc, en réalité, il y a un impact.
11:28C'est pour ça que le marché européen, malheureusement, qui est le loser structurel depuis pas mal de temps,
11:33il est victime du pétrole élevé et de plus d'inflation,
11:37et d'une BCE qui a aussi monté les taux.
11:39Alors que nous, en France, malheureusement, l'économie est un peu au ralenti.
11:42Donc, on subit un peu tout ça.
11:44Donc, en fait, il y a une...
11:46Et là où je suis d'accord, évidemment, sur l'inflation perçue,
11:49c'est qu'aujourd'hui, c'est le driver des marchés,
11:51qui aujourd'hui, malheureusement, nous, on représente une minorité de flux.
11:55C'est-à-dire qu'on est de la gestion active.
11:57C'est-à-dire qu'on va voir des sociétés, on n'est ni algo, ni ETF, ni systématique.
12:03Le gros des flux, aujourd'hui, sont, comme vous le savez, des algos.
12:06Et les algos, eux, de toute façon, ne résonnent que comme ça.
12:10Donc, il y a une corrélation quasiment pure et parfaite entre les différents actifs en cross-asset.
12:14Et aujourd'hui, le driver principal, c'est le pétrole.
12:18Et donc, l'inflation et donc les taux.
12:22Après, il y a des cas spécifiques, comme la France, avec tous les problèmes qu'on connaît.
12:27Mais tu as aussi, au-delà de l'inflation, un vrai sujet, après je me tais,
12:31qui est l'offre et la demande.
12:33C'est-à-dire qu'en 30% investment grade US, aujourd'hui, c'est le CAPEX-IA.
12:38Donc, des gens qui étaient cash-générateurs deviennent aujourd'hui des consommateurs de dette
12:41parce qu'ils ont besoin de dette pour financer leur CAPEX.
12:44Et c'est en milliards dont on parle.
12:46Chaque émission de tous ces gens-là, c'est en milliards.
12:49Donc, il y a une concurrence pour le même argent.
12:52Et donc, aujourd'hui, et on constate, comme Nexans,
12:55on connaît bien tous les deux, qui, il y a 15 ans, était une société
12:58qui avait quand même beaucoup de problèmes,
13:00qui, aujourd'hui, a été magnifiquement gérée, magnifiquement redressée.
13:03Elle s'endettait à 5 ans à 4,25%, c'est-à-dire moins que l'État français.
13:07Donc, c'est comme les pays émergents, en fait.
13:09Aujourd'hui, la France, malheureusement, au niveau de la structure des taux,
13:13est aujourd'hui comme un pays homo-argent
13:15où les belles sociétés, même, et je ne parle pas des flagships du CAC,
13:19s'endettent moins chères que l'État.
13:21Oui, on va peut-être revenir plus en détail sur la situation française, effectivement.
13:26Louis, justement, sur cette France et puis sur ce spread franco-allemand aussi,
13:30est-ce qu'il y a un seuil d'alerte où on doit commencer à vraiment s'inquiéter ?
13:36Est-ce qu'il y a un seuil où la BCE, avec les outils dont elle dispose,
13:39pourrait agir sur ce spread, bien qu'il se replie aujourd'hui ?
13:43Et qu'est-ce que ça veut dire concrètement un rendement français à 10 ans
13:46qui, là, est à 4,80, mais qui a quand même flirté toute la semaine dernière
13:51avec les 5% au final ?
13:53Alors, un seuil d'alerte, je n'ai pas la réponse.
13:57J'adorerais avoir la réponse et la BCE ne donnera pas la réponse.
14:00La BCE garde ses capacités à agir selon la situation.
14:05Elle a un mécanisme, le TPI, qui est efficace.
14:10Dans un premier temps, elle peut déjà communiquer sur le fait de,
14:13attention, on surveille les spreads et rien qu'une phrase comme ça
14:16pourrait qu'on tire les taux et rassurer.
14:19Mais après, pour utiliser des systèmes comme le TPI,
14:22il faut, en général, elle demande des mesures correctives.
14:26Des mesures correctives, soit qui sont proposées par l'État,
14:28soit qui sont imposées.
14:29Imposées, elle ne peut pas le faire avant les élections.
14:31proposées par l'État.
14:32Je n'ai pas l'impression que les politiques, actuellement,
14:34soient très soucieux de la situation budgétaire,
14:37mis à part Marine Le Pen, ce matin,
14:39qui a quand même parlé d'un projet,
14:43je dis un projet, très illusoire,
14:46d'économies en centaines de milliards,
14:49enfin de plus de 100 milliards,
14:50quand on n'arrive pas, aujourd'hui, à se mettre d'accord
14:52sur quelques dizaines.
14:53Donc ça, c'est compliqué.
14:56Et le niveau des taux se transmet directement
14:59dans la charge de la dette.
15:00Et c'est ça qui est inquiétant.
15:01En fait, la limite haute des taux,
15:04c'est ce qui est soutenable par un État.
15:06On sait que 1%, c'est la hausse des taux en France
15:10depuis le mois de juillet.
15:111% de hausse, c'est 33 milliards dans 8 ans
15:16en plus de charge de dette.
15:18Donc ce ne serait pas soutenable pour la France ?
15:21Ça dépend pendant combien de temps.
15:22D'accord.
15:23Tout ça va être piloté.
15:25Ça dépend si la France arrive à trouver un budget.
15:27Ça dépend.
15:28Là, honnêtement, on a beaucoup de sujets
15:30qui s'empilent en France.
15:31Oui, c'est sûr.
15:32Avec ces élections, évidemment,
15:33qui arrivent dans quelques mois seulement.
15:37Mais Pierre, si vous voulez commenter
15:38ce qui a été dit,
15:39et puis peut-être aussi un mot de l'euro-dollar.
15:41On a vu l'euro qui a quand même perdu
15:43près de 1% face au dollar hier.
15:48Là, il est un petit peu remonté
15:49avec un euro-dollar autour de 1,1250
15:51quand il avait atteint 1,1160
15:53au plus bas depuis mai 2025.
15:58Là aussi, vos commentaires sur ces tendances,
16:00sur les devises ?
16:02Alors, moi, je vais être plus joueur que Louis.
16:04Je vais pouvoir voir le seuil d'alerte.
16:07En fait, on a un seuil d'alerte.
16:09Finalement, on a un ancrage
16:11des anticipations de seuil d'alerte,
16:13un peu comme les anticipations d'inflation.
16:14C'est ce qui s'est passé entre l'Allemagne et l'Italie.
16:18Et comme on est finalement dans une situation
16:21assez à l'italienne avant Giorgia Meloni,
16:23on peut se dire que le seuil d'alerte,
16:25c'est 250 points de base.
16:26Alors, il y aura bien sûr des seuils graduels,
16:30mais un seuil insupportable,
16:33on peut l'estimer à 250 points de base.
16:36On n'y est pas encore.
16:36On n'y est pas encore.
16:37Mais en plus, ce qui est quand même remarquable,
16:40c'est la résilience des marchés.
16:42Il ne se passe quand même pas grand-chose.
16:44J'ai regardé les dynamiques sur les banques.
16:48J'ai fait une erreur d'appréciation
16:49sur les banques françaises
16:50parce que je pensais qu'elles étaient immunisées
16:52contre le bruit politique qu'il y a en France.
16:55Mais quand on regarde,
16:57effectivement, depuis juillet,
16:58les banques ont perdu, on va dire,
17:00une dizaine de pourcents.
17:01Ça dépend si on parle de crédit agricole ou BNP,
17:04on est entre moins 8 et moins 14.
17:06pour un indice bancaire
17:08qui est à peu près flat,
17:10donc étal en Europe.
17:12C'est beaucoup et pas beaucoup
17:14au regard de la performance de l'année,
17:17hormis, encore une fois,
17:18certaines qui s'affichent en négatif.
17:20Mais franchement,
17:21on est loin d'une crise financière.
17:23Donc on a finalement un marché qui est ultra résilient
17:26et d'autant plus résilient
17:27qu'il n'y a pas pour l'instant
17:29de contagion de la situation française
17:31aux autres marchés européens.
17:34Oui, le CAC est en berne,
17:35mais quand on regarde les autres marchés européens,
17:37l'euro-soc, c'est plutôt à plus 8, plus 10
17:39avec les dividendes.
17:40Puis on a des marchés d'Europe du Sud
17:42qui sont largement au-dessus de l'Inde
17:44et qui rivalisent avec le Nasdaq et le S&P.
17:46Donc en Europe, en fait,
17:48on a un vilain petit canard, c'est la France,
17:50mais autour, c'est pas si mal en vrai.
17:53Et d'ailleurs, la force de l'économie
17:54n'est pas si mal.
17:55Sur l'euro-dollar,
17:57là encore, le thème de l'inflation,
17:58il joue à fond les ballons
17:59puisqu'on a un président américain
18:02qui veut que les taux baissent.
18:04C'est raté.
18:05On a une Fed qui finalement remonte les taux
18:08sous l'effet, bien sûr, d'une inflation
18:10qui n'est pas dans la cible de la Banque centrale
18:12avec un nouveau président
18:15du comité de politique monétaire
18:17qui veut marquer son territoire,
18:18donc qui fait exactement ce qu'il veut.
18:20Et donc on a une crédibilité
18:22finalement plutôt forte de la Fed.
18:25Une BCE qu'en Europe,
18:27tout le monde critique
18:27parce qu'on a des différences
18:29entre tous les membres de l'euro
18:31et on a surtout la France
18:33qui est en mauvaise posture.
18:34Donc forcément, les Français se disent
18:35c'est quand même pas cool de monter les taux.
18:37Donc on a finalement un brouhaha d'un côté.
18:40Et puis, encore une fois,
18:41je l'ai déjà dit le mois dernier
18:43sur ce plateau,
18:44on a, à mon avis,
18:45des vrais patrons aux Etats-Unis.
18:46Et en fait, on a un patron politique,
18:49on a un patron de la politique monétaire.
18:51Et c'est quand même beaucoup plus clair
18:54pour les investisseurs
18:55d'aller aux Etats-Unis
18:55qu'essayer de l'ouvrir en Europe.
18:58Vous le disiez,
18:59c'est sûr que Donald Trump
19:00voulait des baisses de taux.
19:02Il a eu une hausse.
19:04En attendant, Sébastien,
19:05on a regardé les indicateurs
19:07de la semaine dernière,
19:08le corps PCE et le PCE,
19:10qui sont des indices privilégiés
19:12par la Réserve fédérale
19:13en termes d'inflation.
19:14On a pris connaissance aussi
19:15du rapport sur l'emploi
19:16qui était bien moins solide
19:18que ce qui aurait pu être attendu.
19:21Et par conséquent,
19:23les anticipations
19:24d'une deuxième hausse de taux
19:25de la Réserve fédérale
19:27le 28 octobre
19:27sont tombées de 70-80%
19:30à 20%.
19:31Alors là,
19:32pour le mois d'octobre,
19:33on est quasiment sûr
19:36que la Réserve fédérale
19:37de Kevin Warch
19:38optera pour le statu quo.
19:40C'est sûr,
19:41c'est quelque chose
19:42que j'ai enlevé
19:42de mon vocabulaire
19:43depuis quelques temps.
19:44Mais il y a un truc
19:46qui est clair aujourd'hui,
19:47c'est que je parlais
19:48des flux tout à l'heure.
19:49En fait,
19:49je pense que depuis le Covid,
19:52il faut comprendre
19:53que mon sentiment,
19:55c'est que le marché aujourd'hui,
19:56il est essentiellement
19:57drivé par les thèmes
19:58et par les paniers thématiques
19:59des grandes banques
20:00anglo-saxonnes.
20:02Et en fait,
20:02je pense qu'on ne comprend pas
20:04le marché.
20:04Déjà,
20:05on ne doit plus résonner
20:06en secteur.
20:07La corrélation sectorielle
20:08ne marche plus
20:08parce que les boîtes
20:09au sein du même secteur,
20:11ça ne fonctionne plus.
20:13En fait,
20:13c'est par rapport
20:14à quel thème ?
20:15Alors,
20:15il y a les thèmes super courts.
20:16C'est né avec
20:18les cités at home
20:19et les paniers cités at home
20:21et après,
20:22les paniers
20:24dont on pouvait sortir
20:25à nouveau.
20:25Et là,
20:26tu as Losers de l'IA
20:27ou une heure de l'IA.
20:27Et là,
20:28par exemple,
20:28il y a un panier
20:29qui marche très bien
20:29en ce moment.
20:30C'est les paniers républicains
20:31versus les paniers démocrates
20:33parce qu'il y a une élection
20:34dans un mois
20:35et que ça ne vous a pas échappé
20:37que malgré ce que raconte Trump,
20:39il est en train potentiellement
20:40de perdre les élections
20:41et même les deux chambres.
20:43Par exemple,
20:44typiquement,
20:44nous,
20:44on a un fonds blockchain
20:45sur les fintechs
20:46et on se dit
20:47que c'est bizarre,
20:47ça ne monte pas.
20:48Bon, certes,
20:49les taux montent,
20:49mais il se passe plein de trucs
20:50au niveau réglementaire.
20:51Mais il s'avère
20:52que dans ce fonds,
20:53on a fait une analyse
20:54et on s'est rendu compte
20:55que 40% du fonds
20:56est catalogué républicain.
20:59Et il y a des sociétés
21:00comme Robinhood
21:00et d'autres sociétés
21:01comme ça
21:01qui sont des sociétés
21:02pour qui tout va bien
21:03en théorie.
21:04Ça ne va pas.
21:05Pourquoi ?
21:05Parce que je pense
21:06que les stades de Polymarket
21:08traitent beaucoup de flux,
21:10enfin entraînent
21:11beaucoup de flux,
21:11notamment sur des trucs
21:12un peu exotiques.
21:14Et c'est une nouvelle façon
21:16de voir le marché
21:16qui, je pense...
21:17Donc, plus par secteur
21:17mais par thématique.
21:19Moi, j'en suis certain.
21:20Donc, on a les winners de l'IA.
21:23Par exemple,
21:23nous, on a un fonds climat.
21:2450% des valeurs du fonds climat
21:26sont en réalité,
21:27font partie de paniers winners
21:28de l'IA de Goldman Sachs.
21:30Pourquoi ?
21:30Parce que c'est des valeurs énergie
21:31et que le bottleneck de l'IA,
21:34c'est l'énergie.
21:34Donc, on pensait
21:35que c'était lié au climat.
21:36Mais en fait, non.
21:37C'est étiqueté IA.
21:39Donc, c'est dans tous les paniers
21:40divers et variés.
21:41Et donc, des flux.
21:43Donc, en réalité,
21:43je pense qu'il faut avoir
21:44un peu cette vision
21:45un peu différente
21:47du marché
21:50pour comprendre
21:51certains mouvements.
21:52Donc, nous,
21:52on passe beaucoup de temps
21:53à essayer de comprendre
21:55ce qu'on ne comprend pas tout
21:56par définition.
21:57Et c'était assez intéressant.
21:59Donc, maintenant,
22:00quand on a une valeur,
22:01on essaye d'étiqueter
22:03dans quel panier
22:04elle peut potentiellement
22:05faire partie
22:05et dans quel thème.
22:07Après, là où on était fort,
22:09mais là, je serais sur une île
22:10en train de bronzer,
22:13c'est mon but ultime,
22:14c'est de trouver
22:14ce que j'appelle
22:17les canaris dans la mine
22:18qui me disent
22:18quel est le prochain panier
22:19à acheter.
22:20Mais ça, je ne l'ai pas
22:20encore trouvé.
22:21je viendrai vous en parler
22:23pour le vendre.
22:25Louis, justement,
22:26j'allais vous demander
22:27quel secteur vous regardez,
22:29mais je vais transformer
22:29ma question en quel thème
22:30vous intéresse
22:32pour la fin d'année.
22:33Qu'est-ce que vous regardez
22:34peut-être en termes
22:35de secteur géographique
22:37pour le coup,
22:37mais aussi
22:39de thématiques
22:40d'investissement ?
22:41Aujourd'hui,
22:42on se réintéresse
22:42plus aux US
22:43qu'à l'Europe.
22:44En Europe,
22:45on est toujours
22:47très porté par l'IA
22:48comme aux US,
22:48tout ce qui est énergie.
22:49le panier IA,
22:51il marche toujours bien.
22:52Et puis,
22:53il est assez volatile
22:54aussi à l'intérieur
22:55du secteur.
22:56Donc, il y a des choses
22:56à faire,
22:57à acheter,
22:57à vendre,
22:57à se repositionner.
22:59C'est intéressant.
23:00Et puis,
23:00on croise les dours
23:00aussi pour la défense
23:01qui passe une mauvaise journée
23:03à la défense
23:04et qui nous paraît
23:05quand même
23:05sur des niveaux
23:07très intéressants
23:07compte tenu
23:08des croissances
23:08des BPA
23:10attendues sur le secteur.
23:11Mais le Premier ministre
23:12anglais a dit ce matin
23:13qu'il avait peut-être
23:14repoussé
23:16ses prévisions
23:17de mise à niveau
23:18de 3%
23:19du PIB.
23:19pour l'OTAN
23:20en dépense de défense,
23:22évidemment,
23:22ça n'a pas plu.
23:23Bien sûr.
23:25Et Pierre,
23:26il nous reste quelques minutes
23:27justement
23:27pour conclure
23:29sur ces thématiques
23:30d'investissement
23:31de secteur géographique
23:32mais aussi
23:33peut-être
23:34de matières premières.
23:35On parle beaucoup
23:35du pétrole évidemment.
23:36Il n'y a pas que le pétrole,
23:37il y a aussi l'or.
23:38L'or qui a reculé
23:39par exemple
23:39de 6%
23:41sur le mois de septembre.
23:42C'est un assez grand repli.
23:44On en parlait ce midi
23:45dans l'émission justement.
23:47que regardez-vous
23:48justement
23:48pour cette fin d'année
23:50et pour 2027 ?
23:51Alors,
23:52l'or,
23:52je ne regarde pas du tout
23:53parce que je ne comprends pas
23:54les dynamiques
23:55qui sous-tendent l'or.
23:56Vraiment,
23:56c'est un truc
23:57que je ne comprends pas du tout.
23:59Donc,
24:00comme je ne comprends pas,
24:01je ne regarde pas.
24:03En revanche,
24:04quelque chose
24:04que je ne suis pas sûr
24:05de comprendre
24:06mais qui est bien
24:07dans le thème encore
24:08de l'inflation,
24:09vous avez le bitcoin.
24:10Et c'est vrai
24:10que le bitcoin,
24:12ce rebond,
24:13certes,
24:13il y a un aspect réglementaire
24:14qui est très important
24:15avec le mouvement
24:17sur la réglementation
24:19dû à l'administration Trump.
24:21Mais vous avez
24:22ce statut
24:23de valeur
24:25refuge
24:25contre l'inflation perçue.
24:27Et encore une fois,
24:27je parle de perception
24:28et pas du tout
24:29de réalisation.
24:30Voilà.
24:31Donc,
24:32ce statut-là
24:33est en train
24:33de rebondir
24:36et donc,
24:36on a vu
24:37un très fort rebond
24:38du bitcoin.
24:39après,
24:40bien sûr,
24:40il y a une technologie
24:41qui est sous-tendue
24:42par une technologie.
24:43Mais à mon avis,
24:44c'est toujours
24:44ce même thème.
24:46D'accord.
24:46Moi,
24:46je voulais revenir
24:47juste sur les petites valeurs
24:48parce qu'en fait,
24:49il y a quand même
24:50pas mal de détresse,
24:51je pense,
24:52en Europe
24:53sur les small
24:54et encore plus
24:55sur la France
24:55qui a vraiment
24:58des défis.
24:59Mais en fait,
25:00on est dans
25:01un noeud gordien
25:02où on peut
25:03appréhender
25:04vraiment
25:05bien une valeur
25:06et que cette valeur,
25:07en fait,
25:08elle se transforme
25:09en obligation.
25:11C'est-à-dire
25:11que ce que cherche
25:13le marché,
25:14c'est finalement
25:14des thèmes de croissance
25:15et des thèmes
25:16de progression
25:18et du chiffre d'affaires
25:19et des résultats.
25:21Et en fait,
25:22c'est très très dur
25:23pour les analyses financières
25:24en ce moment
25:25parce que c'est vraiment
25:25des thèmes
25:26complètement macro
25:27et il n'y a plus
25:28de micro
25:28en réalité.
25:29et quand on voit
25:33certains ponts
25:34de la cote
25:34qui se transforment
25:35en obligation
25:36parce qu'on n'a pas
25:37de financement,
25:38parce qu'on ne peut pas
25:39élaborer des projets
25:40de croissance
25:40et parce qu'on a
25:42finalement une incertitude
25:43sur son marché
25:44domestique,
25:45en tout cas,
25:45son cœur de cible,
25:47on peut avoir
25:47la meilleure valeur
25:49du monde.
25:50Ce n'est pas pour autant
25:52qu'elle va fonctionner
25:53en bourse.
25:53et c'est pour ça
25:55que je trouve
25:56que le marché
25:56est cruel.
25:58C'est que
25:59ces thèmes,
26:00ce sont des thèmes
26:01qui sont autoréalisateurs
26:02et on peut appeler
26:04ça du momentum
26:05mais je crois
26:06qu'il faut
26:07beaucoup d'humilité
26:08pour gérer
26:09de l'argent
26:09en ce moment
26:10et surtout
26:10ne pas chercher
26:11à être plus intelligent
26:12que le marché.
26:13Ce n'est vraiment
26:13pas un moment
26:14d'intelligence,
26:15c'est un moment
26:15de suivisme intense
26:17et donc,
26:18pour répondre clairement
26:19à votre question,
26:20nous,
26:20on est très suiveurs.
26:21Enfin, moi,
26:22en tout cas,
26:22je suis très suiveur.
26:23Je ne cherche pas
26:23du tout
26:24à avoir raison
26:24contre le marché.
26:25Donc,
26:26il y a un thème
26:27de l'inflation,
26:27les taux montrent,
26:28on est court en duration.
26:29On aime beaucoup
26:30le portage
26:31parce que ça protège
26:32le mieux
26:33contre la hausse des taux
26:34donc on fait
26:34des actifs
26:35à fort rendement,
26:36ça peut être
26:36de la dette émergente
26:37couverte en euros
26:38ou même
26:39du haut rendement
26:41européen
26:41parce qu'on voit
26:42que c'est quelque chose
26:43qui s'est mal comporté
26:44en septembre
26:45mais depuis le début
26:46de l'année
26:46qui est vraiment
26:47ultra résilient
26:48et qui a reconstitué
26:50finalement
26:51un coussin
26:52de protection
26:52avec l'écartement
26:53des spreads.
26:54Sur les parties action,
26:55là on ne cherche pas
26:56vraiment à être intelligent,
26:57on joue les grands indices
26:58et surtout,
27:01désolé,
27:01mais moins de gestion active
27:03parce que justement
27:04cette grande machine
27:05à laver
27:05qui fait que vous avez
27:06des winners
27:06et des losers
27:07tous les jours
27:08c'est qu'en moyenne
27:09les indices progressent
27:10même si la moyenne
27:11est tirée
27:13par quelques valeurs.
27:13Et vous parliez
27:14des thèmes
27:16alors allez-y
27:17très vite
27:17pour
27:17la gestion active
27:18a quand même
27:19des choses
27:19à jouer aujourd'hui
27:20et entre autres
27:21rester écartée
27:21de toutes les sociétés
27:22qui sont trop endettées
27:23et qui souffrent
27:23des taux élevés.
27:24Bien sûr,
27:25mais bien sûr.
27:26Et rien qu'avec des petites règles
27:27comme ça
27:27on peut générer de l'alpha
27:28sans faire de choix
27:30sectoriels
27:30trop violents.
27:31Bon,
27:32on s'arrêtera là-dessus
27:33je ne poserai pas
27:33ma dernière question
27:34merci beaucoup messieurs.
27:35Pierre Bismuth
27:36directeur général
27:37et responsable
27:38des gestions
27:38de Myria AM
27:39Sébastien Lalevé
27:40directeur général
27:42de Montpensier Arbevel
27:43et Louis Albert
27:43directeur de la gestion
27:45Action
27:45chez Oris Gestion
27:47merci à tous les trois
27:48d'avoir été sur ce plateau
27:50merci à vous
27:51de nous avoir suivis
27:52on se retrouve demain
27:53à midi et demi
27:53dans Smart Bourse.

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