- il y a 3 mois
Vendredi 3 juillet 2026, retrouvez Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research), Gilles Etcheberrigaray (Cofondateur, président et directeur des investissements, Elkano Asset management), Nikolay Marinov (Gérant et analyste financier, Clartan) et Pierre Bismuth (Directeur Général et Responsable des Gestions, Myria AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, nous parlerons de l'Europe, l'Europe qui évolue sans Wall Street aujourd
00:31'hui
00:31puisque les marchés américains, cash en tout cas, sont fermés en anticipation de la journée d'indépendance.
00:38Demain, la fête nationale américaine qui marquera d'ailleurs les 250 ans d'existence des Etats-Unis.
00:46Ce sera évidemment un jour très important et donc en attendant, les marchés américains sont fermés aujourd'hui.
00:51L'Europe, c'est un bon moment pour en parler parce que voilà quelques semaines maintenant qu'on voit une
00:56bonne tenue des actions européennes.
00:58Le stock 600 bat des records et marque d'ailleurs une de ses meilleures semaines depuis plusieurs mois maintenant
01:04avec des gains entre 2 et 2,5% pour les grands indices européens sur l'ensemble de la semaine.
01:10Et depuis le mois de juin, on peut le dire ainsi, l'Europe arrive à rivaliser, voire à surperformer par
01:15rapport au marché américain
01:16qui connaît de plus en plus de secousses avec le poids de la technologie qui devient plus forcément un vent
01:24favorable.
01:25Ça dépend des jours, ça dépend des séances, mais on voit certaines séances où la tech devient un vent contraire
01:31important pour les marchés aux Etats-Unis
01:33mais en Asie également puisque là aussi on a également ce phénomène de concentration dans les émergents,
01:38en Asie spécifiquement avec les marchés sud-coréens.
01:41La bourse de Séoul est devenue la bourse la plus volatile du monde ou encore le marché taïwanais bien sûr
01:46avec TSMC et à Séoul, SKINX ou encore Samsung.
01:51La tech qui évolue en dents de scie, qu'est-ce que ça nous dit du cycle de l'IA
01:55?
01:55L'IA qui est bien sûr partout dans les marchés, dans la macro également, dans la tête des banquiers centraux,
02:01nous parlerons de tous ces sujets avec nos invités dans un instant.
02:03Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous développerons un cas d'investissement à travers le
02:09prisme de l'analyse fondamentale
02:11comme nous le faisons chaque mois avec les équipes de Clartan Associés.
02:14C'est Nikolai Marinov, gérant chez Clartan Associés, qui viendra nous parler dans ce dernier quart d'heure de Smart
02:19Bourse ce soir du cas de Bank of Ireland.
02:323 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
02:36Véronique Richeflorez est à nos côtés, économiste indépendante et présidente de RF Research.
02:40Vous êtes également cofondatrice de Calais 360.
02:43Bonsoir Véronique.
02:44Bonsoir Gré.
02:45Bienvenue, merci d'être avec nous.
02:46Merci à Pierre Bismuth d'être avec nous également ce soir.
02:48Directeur général et responsable des gestions de Myria Asset Management.
02:51Bonsoir Pierre.
02:52Bonsoir Grégoire.
02:53Et Gilles Etchéberi-Garay est également en notre compagnie, le président et directeur des investissements d'Elcano Asset Management.
02:59Bonsoir Gilles.
03:00Bonsoir Grégoire.
03:00Véronique, je reprends votre traditionnelle humeur du vendredi consacré à l'été européen des marchés boursiers.
03:10Il y a quand même un point d'interrogation, si je ne dis pas de bêtises.
03:12Ah je me dis.
03:13Vous avez hésité à le mettre.
03:15J'ai enlevé, j'ai enlevé.
03:17Est-ce que c'est quand même, alors à l'aune de l'analyse que vous avez formulée il y
03:21a déjà quelques semaines,
03:22il y a quand même un certain nombre d'arguments qui peuvent plaider pour un été boursier ensoleillé, j'allais
03:29dire, en Europe.
03:30Qu'est-ce qui vous amène à cette conclusion, à cette analyse Véronique ?
03:34Alors, pas les performances économiques, ça paraît en tout cas pour l'instant assez évident.
03:41Il y a d'abord une partie internationale, et vous l'avez mentionné en introduction, ce qui se passe sur
03:46le marché américain,
03:47qui est assez déplaisant pour les investisseurs, avec cette concentration sur la tech, sur l'IA,
03:55ces mouvements intempestifs, la rotation extrême des différents secteurs, y compris à l'intérieur de la tech,
04:01en fonction du semi-conducteur, etc. Et on sent quand même là un mouvement qui arrive dans la gadoue,
04:10on ne sait pas trop comment ça va se terminer, mais qui est plutôt sur le risque,
04:14et en tout cas dans le confort des investisseurs, que d'autres choses.
04:17Avec une réserve fédérale américaine, qui serait venue il y a trois jours, ou il y a cinq jours,
04:22où je vous aurais dit, s'apprête à remonter les taux d'intérêt.
04:25Bon, après le rapport sur l'emploi, et Sintra est quand même en train de chercher le moindre indice pour
04:32rétro-pédaler,
04:34ce qu'on peut dire, j'ai l'impression, c'est que, je ne sais pas ce qu'il fera,
04:39in fine,
04:40mais si la Fed rétro-pédale et ne remonte pas ses taux directeurs,
04:45in fine, la partie longue de la courbe des taux va à nouveau probablement revenir sous l'intention.
04:50Et donc, voilà, ce n'est pas bon dans un sens comme dans l'autre,
04:55avec des investisseurs qui cherchent un petit peu la sécurité.
04:59La sécurité, la diversité, ils sont tous, et on est tous obligés d'être exposés à la technologie aujourd'hui,
05:05mais voilà, on cherche également à se diversifier.
05:09Le monde émergent a offert de très belles opportunités,
05:13avec l'histoire des matières premières d'un côté et la tech de l'autre.
05:16Là, il y a la partie tech qui n'est pas tout à fait indépendante des matières premières non plus.
05:21Enfin, voilà, ce n'est pas très bon, ce n'est pas très engageant.
05:24Et l'Europe, ben...
05:26Puis le dollar remonte pour les émergents aussi.
05:28Bien sûr, et avec une Fed qui remonte ses taux, peut-être, normalement, bref, ce n'est pas très bon.
05:35Et d'ailleurs, c'est intéressant la réaction des marchés à la conférence de presse de Powell post...
05:41Non.
05:42C'est Kevin.
05:43Non, c'est Kevin Walsh.
05:44Kevin Walsh.
05:44Oui, on a encore croisé de se tromper un peu.
05:46Post-FMT, la marque, hein.
05:49Et c'est cet aplatissement de la courbe des taux qui a toujours, tout de suite, envoyé un signal au
05:55marché des matières premières.
05:57Voilà.
05:58Et puis, ça s'est défait après.
05:59Alors, revenons sur l'Europe.
06:01Pourquoi l'Europe ?
06:02Ben, d'abord parce qu'on a peut-être un certain retard en termes de performance.
06:07Voilà.
06:08Donc, on part à ce qui s'est passé depuis un an à peu près.
06:11C'est quand même très lourd.
06:14Deuxièmement, l'histoire américaine et l'histoire de la technologie, de l'IA, etc.
06:19Elle est en train de produire des effets spectaculaires.
06:21On le sait en matière de productivité.
06:23En tout cas, elle en a produit.
06:25Est-ce que c'est une histoire qui s'arrête aux frontières de l'Europe, les portes de l'Europe
06:29?
06:29Non.
06:29On n'a jamais vu de grands cycles de productivité, comme celui qui semble en train de se profiler aux
06:34Etats-Unis,
06:35s'arrêter aux portes d'un sous-continent ou d'un pays.
06:39Et surtout, quand on parle de l'IA, on n'a pas de champion de l'IA, bien évidemment.
06:43On n'a pas de champion dans les semis.
06:45Donc, à ce niveau-là, ce n'est pas très porteur, bien évidemment.
06:49Mais d'abord, on a des players qui deviendront peut-être des surprises à terme.
06:53On verra bien.
06:54Mais l'IA est en train d'infiltrer nos secteurs, la vie économique, dans tous ses aspects.
06:58On a des entreprises qui vont être capables d'utiliser l'IA.
07:01Bien évidemment, oui.
07:02Et on a des pays qui investissent aussi dans les nouvelles technologies,
07:08dont la France fait partie, bien plus que l'Allemagne ou l'Italie, d'ailleurs.
07:14Et finalement, on commence à voir des retombées en termes de productivité.
07:18Alors, l'INSEE nous a bien aidés en révisant les comptes nationaux en français.
07:21Ce qui fait qu'on part d'une base quand même un peu plus sympathique.
07:24Mais même depuis quatre trimestres, vous voyez, en France, en glissement annuel,
07:28si on ne prend que le secteur privé, on enlève tout ce qui est public, etc.,
07:32on est sur des gains de productivité de 1,8%.
07:35C'est deux fois la croissance du PIB.
07:37Et ça, on ne le voit pas.
07:38Alors après, il nous manque la lecture sectorielle.
07:40C'est un peu trop tôt pour avoir les détails.
07:43Mais moi, j'ai quand même regardé les comptes annuels par secteur.
07:47Et on est stupéfaits.
07:50C'est-à-dire qu'on a des gains de productivité très massifs, d'ailleurs.
07:53Alors, pas forcément là où on les attend.
07:56Enfin, dans le transport terrestre, là, on comprend mieux.
07:58Oui, logistique, bien sûr.
08:00Mais dans beaucoup de secteurs, et quand je dis très substantiel,
08:04c'est-à-dire que dans beaucoup de secteurs, on est entre 2 et 6%.
08:08En moyenne, en taux de croissance annuel moyen depuis deux ans.
08:11Donc, ça réveille l'esprit.
08:12On se dit, tiens, il se passe des choses.
08:14Et on le voit tous les jours qu'il se passe des choses.
08:16Sauf qu'on n'a pas les moyens d'investiguer et d'être précis.
08:23De la même manière, on a des entreprises qui publient des résultats
08:26ou des analystes qui s'attendent à certains résultats
08:29qui sont bien orientés, qui se réorientent d'ailleurs en Europe.
08:33Globalement, plutôt à la hausse.
08:34Et on n'ose pas y aller.
08:36Pourtant, moi, je crois qu'on a des investisseurs qui cherchent la sécurité,
08:40la diversité, qui auront certainement des surprises.
08:43Puis, on a eu tellement de mauvaises nouvelles qu'à un moment donné,
08:46bon, peut-être que le fût va se tarir.
08:49Et donc, voilà, tous ces raisonnements, avec des valorisations
08:51qui sont quand même un peu plus alléchantes, on va dire, qu'ailleurs,
08:55me laissent penser que ce qu'on a vu ces derniers jours,
08:58et pas là, enfin, nous, on l'attendait.
09:00C'était un peu notre, pas Paris, mais la conclusion, voilà.
09:04Oui, ça fait quelques semaines, déjà, qu'on peut constater, effectivement.
09:05À laquelle on est arrivés.
09:06Et on y croit.
09:08Il y a une fenêtre de tir.
09:09Il y a une fenêtre de tir.
09:10Et avec une BCE qui, par ailleurs, est, moi, une menace.
09:13Les effets de la guerre en Iran,
09:15qui, finalement, ont l'air d'être surpassés,
09:19une inflation, des consommateurs qui reprennent
09:22de l'appétit pour la consommation.
09:24Voilà.
09:25Ce n'est pas l'histoire du siècle.
09:26Non.
09:27Mais ce n'est clairement pas une histoire qui nous incite à jouer les indicateurs macroéconomiques.
09:34Mais, voilà, qui pourrait surprendre.
09:36L'avantage, c'est qu'avec l'Europe, les attentes sont généralement tellement basses habituellement
09:42que la moindre amélioration à la marge peut générer, effectivement, des effets de rattrapage boursier importants.
09:48Exactement.
09:49Et je pense qu'on a potentiellement également des secteurs et des valeurs qui nous protègent,
09:55éventuellement contre des aléas américains.
09:59Alors, il ne faut pas que l'aléa soit trop méchant, mais ça peut servir de protection.
10:03Bon.
10:03L'Europe, comme bonne source de diversification,
10:06comme peut-être un positionnement au moins tactique, intéressant pour l'été.
10:11Est-ce que vous souscrivez à ces idées, Pierre, chez Myria AM ?
10:14Alors, complètement, et on a souscrit depuis même 2025.
10:19Ben oui.
10:19Et donc, on a été...
10:21Mais le début de l'année 26, il faut s'en souvenir, avait été très bon pour l'Europe.
10:24Très bon.
10:25Depuis octobre dernier, on avait quand même les Mag 7 qui commençaient à baisser, pour dire les choses.
10:30Et l'Europe prenait déjà un relais de ce point de vue-là.
10:33Exactement.
10:34Qui t'a changé au 27 février avec le conflit.
10:35Voilà, et comme j'ai coutume de le dire sur ce plateau,
10:37c'est vrai que la réaction de l'Europe face à la guerre en Iran m'a surpris.
10:45Et d'ailleurs, je ne l'ai pas comprise, comme d'habitude.
10:48Puisque je ne voyais pas pourquoi on souffrait à ce point-là.
10:51Et avec des secteurs bancaires qui se sont littéralement effondrés en mars,
10:56puisqu'on a eu un dévissage en règle des banques de moins 20%.
11:01Et donc, moi, j'ai tendance à penser que quand on ne comprend pas ce qui se passe,
11:05et que ça va mieux, il fallait mieux ne rien faire.
11:09Et donc, c'est exactement ce que j'ai fait, c'est d'ailleurs que je n'ai rien fait.
11:11Et donc, j'ai profité du rebond.
11:13Et c'est vrai que là, je comprends mieux la dynamique sur les banques en Europe,
11:17et plus globalement sur le marché.
11:18Puisque on a quand même dévissé complètement.
11:21Il était normal que quand ça se résorbe, qu'on aille mieux que les Etats-Unis.
11:26Donc, ça, c'est bien ce qui s'est passé en juin.
11:28C'est plutôt pas mal.
11:29On a eu vraiment beaucoup, beaucoup de chance sur la remontée du quart de point de la BCE,
11:35que le marché ait été au diapason, ou que la BCE ait été au diapason du marché.
11:40Parce que, très honnêtement, j'ai fait les comptes.
11:43On était à moins 4 sur le pétrole au 11 juin et moins 24 au 30 juin.
11:51Donc, je pense que le tir de la BCE n'était pas forcément très mérité.
11:59Je pense que la BCE pourrait avoir un petit côté croissance en plus de l'inflation.
12:05Mais en tout cas, c'était tellement anticipé par le marché que la remontée n'a fait rien du tout.
12:14C'était vraiment super.
12:15Donc, c'est vrai qu'on entre en juillet dans un monde assez boucle d'or sur les marchés européens.
12:23Et encore plus par rapport à des indices qui sont très fortement et très lourdement, je dirais même, pondérés par
12:29la tech.
12:30Où il faut vraiment avoir le nez sacrément creux pour savoir si c'est les Max 7 qui vont monter,
12:36ou si c'est les semi-conducteurs, voire les toutes petites boîtes.
12:40Le problème, c'est que ça tourne.
12:41Alors, avant, ça tournait sur des périodes de plusieurs semaines, plusieurs mois.
12:44Là, ça peut tourner d'un jour à l'autre.
12:46Oui, mais ça tourne, mais en fait, il y a une grosse corrélation.
12:48C'est-à-dire que plus les capitalisations très grosses deviennent énormes,
12:53plus forcément, il y a un boulevard pour les plus petites capitalisations.
12:57Et c'est un peu comme l'intelligence artificielle.
12:59C'est-à-dire que tout le monde n'utilise pas l'intelligence artificielle.
13:02Mais avec ce boom de l'intelligence artificielle,
13:06même ceux qui n'utilisent pas l'intelligence artificielle sont obligés d'avoir des phases d'automatisation
13:10qui ne sont pas de l'intelligence artificielle, mais en tout cas des phases d'automatisation.
13:14Et je pense que les gains de productivité, dont on vient de parler, Véronique,
13:18il y a une sorte de cercle vertueux qui se met en place.
13:21C'est l'ambiance.
13:22Exactement.
13:23Il y a une ambiance, une atmosphère tournée vers la productivité.
13:27Alors, on appelle ça IA, mais il y a d'autres moyens d'être productif.
13:31Il n'y a pas que l'usage de l'IA.
13:32Bien sûr.
13:32Et moi, ça fait trois ans que je me demande comment intégrer l'IA dans la gestion d'actifs
13:37chez Myriacet Management.
13:38Et en fait, j'ai enfin trouvé, alors pas comment l'intégrer pratiquement,
13:44mais on a eu toute une batterie de jeunes qui nous ont vraiment ouvert l'esprit
13:49pour savoir où étaient les gains de productivité assez immédiats dans nos métiers.
13:53Et on a enfin trouvé ça.
13:55Donc, je pense que l'ambiance fait qu'on est tous poussés à aller vers des gains de productivité.
14:01Et c'est vrai que même si on n'a pas de champion européen, nous, les professionnels de la finance,
14:08en tout cas, on ne peut pas rester à la ramasse.
14:10Et je pense que c'est une ambiance assez saine et un cercle vertueux qui règne sur les marchés.
14:16Ça pose des questions de souveraineté, effectivement, quand on voit qu'on est capable de couper des modèles,
14:21de les interdire, de les réserver à certains plutôt qu'à d'autres, etc.
14:26Effectivement, à un moment, peut-être que cette question deviendra un sujet de souveraineté.
14:30Il y a un sujet de souveraineté numérique, évidemment, en Europe.
14:34Sur le cas européen, où est-ce que vous situez, Gilles, chez Elcano Asset Management ?
14:38Je dirais que tout ce qu'il dit là, moi, ça me rappelle, ça fait un moment.
14:42Je veux dire, l'Europe, généralement, surperforme dans les fins de cycle.
14:45Et donc, pour moi, on est dans le cas de figure exact.
14:51Et voilà, je dirais, oui, l'Europe va marcher tant qu'il ne se passe rien aux Etats-Unis.
14:56Et que la question qu'on se pose vraiment, c'est quand est-ce que ça va arriver aux Etats
15:01-Unis ?
15:01Bon.
15:02Voilà.
15:02Donc, c'est plutôt décembre 96 ou c'est plutôt 99, début d'année 99, fin d'année 99 ?
15:11Où est-ce qu'on est, là ?
15:11Moi, je dirais, c'est le discours de Scott McNally de Sun,
15:15quand on paie dix fois les ventes, qu'on peut espérer gagner de l'argent.
15:18Le fameux discours de 2000, quoi.
15:20Donc, voilà.
15:22C'est pas le fameux discours de 2000 ?
15:23Il a fait un discours de Sun Microsystem, qui était une des valeurs.
15:26Oui, bien sûr.
15:27Il a dit, je ne comprends pas, le président dit, je ne comprends pas qu'on puisse payer dix fois
15:30les ventes.
15:30D'accord.
15:31De ma boîte.
15:31Oui, parce que je ne sais pas comment on va gagner de l'argent, comment les gens vont gagner de
15:34l'argent avec.
15:35Et aujourd'hui, des dix fois des ventes, on en a...
15:36Ah bah oui, c'est des monnaies communes.
15:38Voilà.
15:38Et je dirais qu'aujourd'hui, si on regarde le SP500, vous avez les profits des...
15:43Aujourd'hui, on n'est plus sur une bulle de l'IA, on est sur une bulle des data centers.
15:47Data centers qui touchent Caterpillar, qui touchent Néder.
15:49C'est ça.
15:50Voilà, donc des gens qui alimentent la construction de data centers.
15:53Donc, les profits des uns sont les amortissements des autres.
15:57Donc, ça veut dire que, déjà, mécaniquement, c'est que 10% des dépenses d'un côté et 100%
16:02des profits de l'autre.
16:04Voilà, donc on attend...
16:06Donc, l'Europe est favorable, parce que les gens sentent bien qu'il y a un problème.
16:09On voit les oscillations américaines entre le software d'un côté et le...
16:14Parce que les gens disent que là, il y a un problème, que le rôle du retail est important aussi.
16:18Et donc, c'est sûr que l'Europe apparaît dans ce cas...
16:21Qu'est-ce qu'il y a à jouer d'intéressant en Europe ?
16:24Pourquoi on a envie d'être investi en Europe ?
16:26Pour quel type de secteur ?
16:27Sur l'Europe, on est sur la chimie et sur le UK.
16:31Donc, le cycle, alors ?
16:31Que les zéro techno.
16:33C'est ça.
16:33C'est vraiment la reprise cyclique.
16:36Et à la brise, ça pète sur la techno.
16:38Parce qu'on sent que ces oscillations de moins 8, on n'est pas dans un marché sain.
16:43Et donc, on pense que nous, d'ici la fin de l'année, on va avoir une remise à zéro
16:47des compteurs.
16:47Donc, voilà.
16:49Ah oui, vous avez une vision assez court terme du risque de correction majeure autour du thème de l'IA,
16:57pour le dire.
16:57On voit à l'IA ou data center, oui.
16:58Parce qu'on voit que les hyperscaleurs sont punis maintenant à chaque fois qu'ils construisent.
17:03Le problème, c'est que vous avez des gens qui gagnent beaucoup d'argent quand les gens qui investissent sont
17:07punis.
17:08Et ça, pour moi, c'est quelque chose qui ne va pas pouvoir durer très longtemps.
17:12Une news qui n'est pas passée inaperçue cette semaine, on l'a commenté hier en plateau.
17:15C'est toujours une information de presse à ce stade.
17:17Mais Meta, qui est prêt à lancer une division de cloud services, comme Azure chez Microsoft, comme Google Cloud chez
17:26Google, comme AWS chez Amazon.
17:29L'info Bloomberg, c'est que Meta lance cette activité-là pour monétiser ce qui est perçu comme étant déjà
17:35une capacité excessive.
17:37Un excess compute, une puissance de calcul inutilisée par Meta aujourd'hui.
17:41Voilà.
17:42Et dans un marché qui a des capacités, pour le moment récent, mais qui sont des capacités probablement excellentaires,
17:48avec une activité IA qui est subventionnée très très lourdement.
17:51Et d'ailleurs, c'est ce qui est intéressant dans SpaceX, c'est qu'on voit SpaceX, c'est trois
17:55activités.
17:56C'est l'Internet qui gagne de l'argent, les fusées, bon, voilà.
18:02Et Grock, il y a qui crame, enfin, qu'un incinérateur à argent.
18:07À cash.
18:07À cash.
18:08Et je veux dire, ça ne va pas durer très longtemps.
18:11Et pour moi, je veux dire, le moment de vérité allait arriver entre SpaceX et...
18:15Alors, OpenAI a repoussé de six mois, parce que les comptes sont tellement non présentables
18:20qu'ils ne veulent pas le faire maintenant, il y a un vendement anthropique.
18:23Mais pointe trop d'en faut.
18:24Vous dites, on est déjà là, le marché est peut-être déjà là au bord de l'indigestion.
18:28Parce que quand on écoute encore les perspectives de demande, notamment chez...
18:32Alors, ceux qui sont au cœur de la turbine aujourd'hui, toute la partie mémoire.
18:37On est passé des GPU à la mémoire aujourd'hui des Samsung.
18:41Quand vous écoutez à nouveau ces dirigeants d'entreprise, ils vous disent,
18:43mais on ne voit pas de baisse de la demande avant peut-être 12, 24 mois.
18:47C'est comme Cisco, on ne voyait pas de baisse de la demande en 2000,
18:49parce qu'ils finançaient l'achat de leurs hauteurs de façon...
18:53Et puis un jour...
18:55Aujourd'hui, si on regarde les financements, on est passé des cash-clos, des hyperscaleurs,
19:00à la dette, et maintenant à l'augmentation de capital.
19:03Ça veut dire qu'on est en train d'épuiser tous les financements.
19:08Et là, on est à 700 milliards de dollars, et on prend un trillion de dollars à une prochaine.
19:12Honnêtement, je ne sais pas où ils vont les trouver, le trillion de dollars.
19:13Ça veut dire que derrière...
19:15Sur des fonds monétaires, il y a encore pas mal de cash aujourd'hui, j'imagine.
19:19En tout cas, la dette privée, ça commence à être fermée.
19:23Et là, on est à l'augmentation de capital.
19:2480 milliards de Google, 75 milliards de SpaceX,
19:28normalement tropique, et OpenAI.
19:31C'est la première fois depuis 2005 où la technologie ne retire pas des actions, mais on émet.
19:38Et même plus globalement, on a un marché ou une offre nette d'actions qui est supérieure au retrait ou
19:43au rachat d'actions aujourd'hui.
19:44Voilà, ça veut dire que les marchés obligataires sont saturés, et voilà.
19:46Et donc, effectivement, l'Europe non techno, les banques, je comprends, moi je suis moins d'accord sur les banques,
19:55parce que pour moi, les banques, il y a des très beaux, elles venaient de très bas,
19:58mais maintenant, on les voit, elles sont attaquées quand même sur leur modèle par toute la fintech,
20:01et j'ai du mal à réconcilier les valorisations aujourd'hui avec, c'est des quasi-monopoles, c'est des
20:08oligopoles aujourd'hui.
20:09On a connu l'époque où les fintechs devaient renverser et détruire toutes les banques,
20:14on l'a vu, la bulle des fintechs aussi.
20:15Oui, mais il y a Révolut arrive, qui est quand même efficace.
20:19Je veux dire, pour moi, c'est un modèle qui, les banques ne vont pas disparaître, attention à ce que
20:22je ne dis pas,
20:23mais c'est très clair, mais on est quand même sur des pressions à la marge, à mon avis,
20:27qui vont être de plus en plus importantes sur les gens,
20:29où on voit sur tout ce qui est facturation, on voit les gens en Pénilay en France ou autres qui
20:34arrivent.
20:34Non, mais je pense que moi...
20:35Non, mais il y a des parties, des modèles bancaires qui sont attaqués, oui.
20:37Voilà, et donc, pour moi, c'est des oligopoles qui sont revenus,
20:42parce qu'ils sont devenus oligopoles dans la période creuse,
20:45et maintenant, ils sont peut-être sous pression dans les équivettes.
20:49Mais en tout cas, je veux dire, l'Europe, oui, à court terme,
20:52en attendant de voir où tout ça nous mène sur la tech, vraiment...
20:56Et on a compris que pour vous, effectivement, l'horizon,
20:58ce n'était pas un horizon de 2-3 ans encore.
21:00Enfin, le moment de vérité, le moment de rendez-vous,
21:02pour vous, il est plutôt dans quelques mois...
21:03Pour moi, je vais la mise sur le marché dans le pic.
21:05... que dans quelques années.
21:05Oui, ce sera un moment...
21:07Est-ce qu'on tient jusqu'à là ?
21:08Ce sera le pic.
21:09Ça pourra être le pic.
21:10Je veux dire, il y a un dicton boursier.
21:13Ce qui marque le pic des marchés d'action,
21:15ce n'est pas la cloche, ce sont les introductions en bourse.
21:18C'est un discours...
21:19Oui, oui, oui.
21:22Véronique Lias est aussi dans la macro, bien sûr.
21:24Alors, vous parlez de ces gains de productivité
21:26qu'on a du mal encore à voir en Europe,
21:28mais qui existent, en tout cas, dans les chiffres macroéconomiques.
21:31La question de l'IA, bien sûr, c'est aussi celle de l'emploi,
21:35bien sûr, à travers les gains de productivité.
21:37Est-ce qu'on a des effets, déjà, de cette diffusion de l'IA
21:40sur nos marchés du travail ?
21:43Alors, le dernier rapport détaillé qu'on a eu,
21:44c'est celui du marché du travail américain,
21:46en l'occurrence, Véronique.
21:49Est-ce qu'on voit ces effets de la diffusion de l'IA
21:50ou est-ce que c'est encore trop tôt pour être définitif ?
21:55C'est difficile, et c'est très difficile.
21:57Ça reste une zone d'incertitude, d'ombre,
21:59enfin, d'incompréhension ou de questionnement assez importante.
22:03On a, semble-t-il, vu des effets de l'IA
22:05il y a quelques mois aux Etats-Unis,
22:07quand notamment les services professionnels,
22:09vous vous souvenez ?
22:10On commençait à baisser, à détruire des emplois.
22:13Voilà, à détruire des emplois.
22:14Par rapport à la tendance, on voyait en plus, clairement,
22:18fin 2022, introduction de chat-GPT,
22:20et le truc part complètement en vrille.
22:24Là, c'est moins agressif,
22:26le secteur détruit moins d'emplois,
22:27mais il est encore, je ne sais plus combien,
22:30je crois que c'est 28% inférieur à ce qui...
22:33Ce qu'il aurait dû être, à sa tendance naturelle.
22:35Voilà, en suivant sa tendance antérieure.
22:36Donc, il y a sans doute des effets.
22:39À côté de ça, il y a des besoins d'emplois spécialisés
22:45qui sont importants.
22:47Il y a tout le pan de l'activité,
22:49quand on parle CAPEX ou Data Center,
22:52ça ne génère pas des emplois durables,
22:54mais ça fait des emplois dans la construction.
22:56C'est quand même quelques mois qu'on voit.
22:58Et quand on dit construction,
22:59il y a le transport, etc.
23:01Il y a toute une chaîne logistique
23:02qui fait que tout ceci est probablement temporaire,
23:07mais entretient encore le marché de l'emploi.
23:12Revenons quand même sur ces chiffres d'hier aux Etats-Unis,
23:15parce que moi, je ne sais pas ce qu'on peut dire de ces chiffres.
23:17Pourquoi ?
23:18Difficile de qualifier ce rapport,
23:19à part dire qu'il est bizarre ou ambigu.
23:21Il y a quand même de sacrées bizarreries.
23:23C'est-à-dire un secteur des loisirs et de la restauration
23:27qui détruit, je crois que c'est 61 000 emplois sur un mois.
23:31C'est-à-dire la plus forte baisse depuis 2009, avril 2009.
23:37En pleine côte du monde.
23:38À part Covid.
23:38En pleine côte du monde.
23:40Festivité, c'est quand même a priori également.
23:43Donc ça, c'est très étrange.
23:45Et finalement, si on enlevait cette baisse juste à zéro,
23:49parce que c'est quand même un secteur normalement qui crée de l'emploi,
23:51on reviendrait à des chiffres de création totaux
23:54qui correspondaient aux attentes ou au mois passé.
23:58Deuxième bizarrerie, une chute.
24:00Bon, en fait, moi j'ai des graphiques comme tout le monde,
24:02quand on met à jour,
24:04et la chute du taux de participation des 25-39 ans, je crois.
24:08Bon, boum, ça sort du graphique.
24:10Sur le prime age, c'est peut-être plus large, 25-54,
24:13mais même, c'est une baisse.
24:1525-39.
24:1525-35 ou 39.
24:17J'ai vu 6 dixièmes de baisse de la force de travail.
24:22On se demande si ce n'est pas une anomalie.
24:24Moi, je ne crois pas à l'instant.
24:26On veut bien imaginer des conditions
24:28qui changent le comportement des jeunes
24:32par rapport à la vie active ou autre.
24:34Mais là, ça fait quand même deux chiffres,
24:37deux données extrêmement troublantes.
24:39Donc, voilà, moi je n'en tire pas de conclusion.
24:42A priori, beaucoup d'économistes,
24:43les marchés, bien évidemment, sont à accueil avec satisfaction.
24:48Les anticipations de hausses et taux de la Fed,
24:50elles ont été décalées au mois de décembre.
24:52Ça nous ramène à cette question
24:54qui est quand même extrêmement compliquée.
24:56Moi, je pense que la Fed doit remonter ses taux d'intérêt
24:59si elle veut notamment pouvoir reprendre le contrôle
25:02sur la partie longue.
25:04Je croyais que Kevin Walsh a été suffisamment,
25:07parce qu'il est quand même extrêmement convaincant
25:10comme président de la Fed.
25:11Ce n'est pas du Jérôme Powell, pour le coup.
25:15Ce n'est pas de la tambouille.
25:17Non.
25:18Il a un discours.
25:19Il sait où il est et il est à l'aise à ce poste, visiblement.
25:21Et ça fait du bien.
25:22Et ça fait du bien.
25:23Voilà, moi je ne suis pas fan des...
25:26Je ne suis pas hyper orthodoxe.
25:27Mais là, pour le coup, on était partis
25:29et on s'y était habitués en réalité.
25:31On n'était même plus critiques.
25:33Mais là, tout d'un coup, on se reprend quelque chose
25:35qui tient la route, qui est solide et tout.
25:37Alors, bon, entre après, il y a la pression politique,
25:39il y a les marchés, donc il est en train de rétro-pédaler.
25:43Je pense qu'il devrait être suffisamment convaincant,
25:46suffisamment fort pour faire valoir à Donald Trump
25:49et à l'administration qu'une hausse des taux directeurs...
25:54Là, il ferait trois hausses de taux, 75 BP,
25:57c'est rien dans le signe de hausse.
25:58Peut-être 100, c'est rien.
26:00Et il caperait la partie longue de la courbe des taux.
26:02Ce qu'on a très bien vu, d'ailleurs, après le FOMC.
26:04Et ça me paraît essentiel.
26:07Donc, oui, même si le Trésor se finance à 85% sur les très courts termes.
26:13Donc, je reste encore...
26:16Prudemment, j'avais dit, ne jugeons pas à partir d'un seul FOMC,
26:19même si j'avais fait tout mon papier en ayant des conclusions très fortes.
26:25Voilà, je pense qu'il faut qu'on apprenne à le connaître aussi.
26:28Il faut qu'on voit un petit peu...
26:29Oui, et puis ce n'est pas un point de données sur l'emploi qui va décider tout de suite
26:34de la suite.
26:35Ça écarte l'hypothèse d'une hausse des taux en juillet, point barre.
26:38Il n'y a pas d'urgence à monter les taux.
26:39Mais le prochain mouvement risque encore d'être à l'hausse-bas.
26:43Parlons de la Fed et de Kevin Warch.
26:44Comment vous accueillez le bonhomme, Pierre ?
26:49Et sa volonté de...
26:51Alors, à la fois, quand même, il insiste beaucoup sur l'idée
26:54on va délivrer sur la stabilité des prix,
26:56alors que ça fait cinq ans que la Fed est en dehors de sa cible sur cette partie du mandat.
27:02Oui, mais moi je trouve...
27:03Enfin, je redis ce que j'ai dit sur la BCE.
27:06Je pense que sur la Fed, je les trouve quand même beaucoup plus pragmatiques.
27:11Et même si les taux d'inflation sortent effectivement au-dessus de 4,
27:18cet aspect pétrole doit être quand même factorisé dans le futur.
27:24Et je trouve que l'attentisme...
27:25La baisse des cours du pétrole.
27:26Ouais, moi je trouve que l'attentisme est plutôt bien.
27:29Et encore une fois, j'aime bien que les banquiers centraux
27:34et les marchés marchent main dans la main.
27:37Il n'y a aucune surprise.
27:39Avant même la crise du Golfe, l'inflation américaine,
27:41elle était quand même plus que collante.
27:43Et dans les services notamment, ça commençait déjà à tourner.
27:47Et Jérôme Powell commençait déjà à alerter.
27:50Mais est-ce qu'on a véritablement un problème sur l'économie américaine ?
27:54Moi, c'est un peu ça que je regarde.
27:57On a effectivement...
27:58En fait, on a tous des normes en tête.
28:00C'est 2% en Europe, 2,5% aux États-Unis.
28:04Ça fait 5 ans depuis le Covid, en gros, que ça sort allègrement des cibles.
28:09Et pourtant, on a quand même une économie américaine qui est ultra résiliente.
28:15Alors malgré des taux qui sont quand même relativement hauts.
28:18Mais c'est vrai qu'on est en taux réel plutôt négatif.
28:20Et c'est plutôt bien pour une économie aussi livrée de jet que les États-Unis.
28:25Nous, on est très orthodoxes.
28:27Et franchement, on a finalement un vent de face pas trop fort
28:34avec la remontée des taux d'intérêt.
28:35C'est quand même assez miraculeux que le marché soit à ce point-là
28:39au diapason de ce qui peut se passer sur les actions des banquiers centraux.
28:47Moi, franchement, pour l'équilibre général des marchés financiers,
28:52j'avoue que les anticipations sont plutôt pas mal.
28:59Alors, j'entends trois hausses de taux non prévues par le marché.
29:04Je pense que c'est quand même extrêmement raide.
29:06D'autant que la partie longue de la courbe, pour le moment,
29:09elle oscille fort, mais elle oscille bien moins qu'il y a six mois.
29:14Depuis que Kevin Warcher a repris la parole et que la Fed a donné...
29:20On est 4,40, 4,60 et ça oscille quand même beaucoup moins.
29:23On va dire que la volatilité des taux d'intérêt est quand même plutôt en baisse
29:27qu'au plus fort de la crise iranienne.
29:30Et je trouve que ce pragmatisme est plutôt assez favorable à...
29:35Non, mais il ne se précipite pas.
29:37Après, sur les crises financières, très honnêtement, les crises des marchés,
29:40on en a plein et on voit...
29:42Mais on en a plein, je veux dire, avec Liberation Day, etc.
29:45Et on voit que la résolution des crises est de toute façon beaucoup plus courte qu'avant
29:52parce qu'on a des banquiers centraux qui n'ont aucun intérêt à laisser partir les marchés à volo.
30:00Donc moi, j'entends ce que vous avez dit sur les...
30:03Je ne vois pas ce que la Fed a fait à Liberation Day.
30:06La crise, elle se résout parce que Donald Trump...
30:08Parce que le marché fait son boulot et que Donald Trump recule.
30:11Oui.
30:12La croissance et l'utilité est quand même extrêmement soutenue
30:15et qu'on aura des niveaux de taux d'intérêt qui sont très inférieurs à la croissance nominale du PIB.
30:22Moi, j'entends ce que vous dites.
30:24Maintenant, je pense que du point de vue d'un banquier central.
30:31Et Kevin Warch a terminé la conférence de presse.
30:34Je ne sais pas si vous l'avez regardée, la dernière phrase qu'il a dite,
30:36avant de couper court aux questions, de quitter...
30:39En gros, je ne me souviens plus, mais c'était...
30:41Nous aurons des gains de productivité.
30:44Il croit fermement.
30:45Il croit fermement à l'effet positif de l'IA sur la productivité.
30:48Même s'il ne s'engage pas sur un timing.
30:49Quand un banquier central dit ça, ça veut dire...
30:52Donc, entendez, le R étoile, ce taux d'équilibre des taux réels neutres, va monter.
30:59C'est dans la...
31:01Et si je ne fais pas mon job parce que je vais être complaisant avec les marchés,
31:08parce que blablabla et que finalement tout le monde préfère la stabilité financière, bien évidemment.
31:13À terme, j'entretiens un mouvement de mauvaise allocation du capital.
31:18Et ça, on le paye toujours.
31:21Moi, j'ai cru qu'ils nous disaient, je ne serais pas responsable de ça.
31:24Non, mais c'est très intéressant.
31:25En fait, ancrer les anticipations est un préalable.
31:28Et ça, c'est un préalable depuis très longtemps maintenant.
31:30En fait, il faut que le marché entende le discours et réagisse à ce discours avant les actions.
31:36Et ça, je pense que c'est vraiment clé.
31:38On ne peut pas surprendre le marché s'il n'est pas du tout prêt à ça.
31:43Et donc, c'est très bien dans ce sens-là.
31:46Moi, ça me va très bien.
31:46C'est exactement ce qui s'est passé en Europe.
31:49Si on ancre les anticipations du marché et qu'il n'y a surtout aucune surprise,
31:53c'est comme ça qu'on va arriver finalement à...
31:56C'est exactement ce qu'il n'a plus envie de faire, Kevin Worsh.
31:58Il n'a plus du tout envie de guider les marchés, de les laisser deviner ce que la Fed va
32:03penser de tel chiffre.
32:05En tout cas, si le R-Star doit monter, le marché va forcément l'entendre.
32:10Mais c'est là où le discours de Kevin Worsh est un peu ambigu.
32:14Je m'entends l'interprétation qu'on en fait.
32:16C'est-à-dire que, oui, il est le chantre du choc de productivité généré par l'IA.
32:21Mais on a compris que c'était grâce à ça qu'il allait pouvoir baisser les taux.
32:27Vous êtes en train de nous dire que la croissance potentielle des États-Unis va s'élever grâce à ça.
32:32Et que non, ce n'est pas baisser les taux qu'il va falloir.
32:35Pour être neutre, il faudra sans doute mettre les taux à un niveau un peu plus élevé qu'historiquement.
32:41Oui, mais c'est là qu'il y a une ambiguïté.
32:43On l'a présenté comme l'homme qui allait baisser les taux sous la pression de Trump
32:46et que l'argument de la productivité allait lui permettre de baisser les taux.
32:50Oui, clairement, je ne suis pas sûr que la productivité soit si forte que ça.
32:54Mais on arrive, il y a des études qui sont dans tous les sens sur le sujet.
33:00Kéwin-Warch ne peut pas monter les taux.
33:03Il ne peut pas. Poétiquement, il ne peut pas.
33:05Il sait qu'il va se faire dézinguer dans la journée par Trump s'il monte les taux.
33:08Oui, mais enfin, ça, d'accord, mais...
33:10Il a été mis là par Bessent et les taux...
33:12Si les taux à 10 ans montent à 5%, qu'est-ce qu'il vaut mieux ?
33:15Est-ce qu'il vaut mieux mettre à 25, 50 points de base sur les taux courts ?
33:19Si vous avez vu le cessez-le-feu avec l'Iran et les concessions aux Etats-Unis,
33:23ça a été qu'il voulait signer le cessez-le-feu avant le FOMC pour faire baisser le prix du
33:26pétrole.
33:27Il n'obsédait pas.
33:27Et d'ailleurs, on voit bien ce qu'il allait signer à Versailles,
33:29Oil Down, parce qu'on lui a dit, Oil Down, c'est l'inflation d'Iran.
33:33C'est des trucs très simples.
33:34Et aujourd'hui, Kéwin-Warch, il avait fait passer le message
33:37qu'il fallait qu'il y ait un deal sur Hormuz avant le FOMC
33:40s'il ne voulait pas être plus agressif que ça.
33:43Il est un peu coincé dans sa vision qui serait de diminuer la quantité de monnaie,
33:48et le fait qu'à la Maison-Blanche, on veut un marché au plus haut pour novembre.
33:53Donc, pas de surprise.
33:56Et la vision, c'est si le pétrole baisse, l'inflation baisse, les taux baissent.
34:00Et les taux devraient être à zéro.
34:01On aurait les taux à zéro, parce qu'on est sur un promoteur immobilier
34:05qui, plus les taux sont bas, plus ça investit.
34:08Oui, mais les taux longs, encore une fois, c'est l'histoire des taux longs,
34:11les mortgages, c'est les taux longs.
34:12Oui, mais Bessin n'y arrive pas à expliquer ça.
34:14Je veux dire, c'est...
34:16Oui, oui, j'entends.
34:17Pour moi, c'est ça.
34:18Et les Américains ont fait d'énormes conversations géopolitiques
34:22pendant le week-end, avant, pour le détroit d'Hormuz,
34:25parce qu'ils voulaient un deal.
34:27Avant, ils voulaient commencer à faire baisser le pétrole.
34:29Alors, la BCE, elle ne disait pas la même chose,
34:31elle s'est fait un peu surprendre.
34:32Donc, il espère encore ne pas avoir à monter les taux ?
34:34Pour moi, oui, clairement.
34:35Il est jeune, Kevin Warchand, quand même, pour prendre ce risque ?
34:38Enfin, voilà.
34:39Il survivra Trump, c'est ça que vous voulez dire, Véronique ?
34:43Il est jeune.
34:44Il est complètement dans l'orbite de Trump.
34:46En plus, c'est l'héritier, c'est l'odeur.
34:48Donc, la santé des marchés intéresse sa femme.
34:51Il est marié à l'héritier.
34:53Voilà, il est milliardaire.
34:54Donc, voilà, c'est des gens pour qui la stabilité des marchés
34:59est plus importante que la légitimité macroéconomique
35:03est potentielle d'avoir...
35:05Ce n'est pas des Paul Volcker.
35:06Moi, j'ai entendu Trump dire, après la conf du FOMC,
35:09oui, bon, s'il veut monter les taux, il fera ce qu'il veut,
35:12ou je ne sais pas quoi.
35:12Enfin, en disant, je ne vais pas...
35:14Trump, il est capable aussi de changer,
35:16de mettre de l'eau dans son vin très, très vite aussi.
35:18La seule chose, oui, mais il ne faut pas que...
35:21Et là, je rejoins, il ne faut pas se prendre les marchés.
35:22Parce que si les marchés baissent là-dessus...
35:24Les marchés, les prices, pour l'instant, vont à la hausse.
35:28Ils n'y croient qu'à moitié, ils n'y croient qu'à moitié.
35:33Bon, il y a des problèmes statistiques énormes aujourd'hui.
35:36Il y a des problèmes statistiques énormes aux Etats-Unis,
35:38sur l'inflation, sur les chiens inflations,
35:39sur ce qu'on a vu hier tout à l'heure sur le schimage.
35:41Depuis le Doge, depuis ce qui est passé,
35:43et qui a un peu massacré l'appareil statistique américain,
35:46on a vraiment des grattages de tête,
35:49pas systématiques, mais quand même,
35:50on a des chiffres qui sortent, qu'on ne comprend pas.
35:53Et l'appareil statistique américain a été comme violemment attaqué lors du Doge.
35:58Ça va dans le sens de qu'il y a une marche.
35:59Il faut changer d'indicateur, il faut regarder autre chose,
36:02il va falloir travailler le sujet, etc.
36:04Mais pour moi, il est quand même coincé par le fait que son mission,
36:07c'est de maintenir les marchés au plus haut.
36:09Et c'est la seule chose que regarde Trump.
36:11Mais encore une fois, maintenir les marchés au plus haut,
36:14si on laisse partir les taux longs dans le décor,
36:16je ne vois pas comment c'est possible.
36:19Oui, mais de toute façon, ça va être de plus en plus dur.
36:21Parce qu'aujourd'hui, la Banque de Santé américaine
36:23est à conjonction de deux choix.
36:24C'est 6% de déficit financé par le restant du monde
36:27à travers l'IA de SASS.
36:29Et un boom des data centers
36:31qui fait qu'aujourd'hui, la construction des data centers
36:33est supérieure à la construction immobilière et résidentielle.
36:36Et donc, ce qui fait que c'est quand même une conjoncture
36:38qui est difficile à gérer pour la Fed.
36:42Véronique, vos commentaires.
36:42Est-ce que le salut de Kevin Warche peut venir quand même du consommateur ?
36:45C'est-à-dire que, je veux dire,
36:47soit les marchés baisseraient fortement
36:49et Kevin Warche aurait sans doute une opportunité de baisser les taux.
36:52Ça, c'est une possibilité.
36:54Soit, il y a aussi un consommateur qui s'épuise.
36:57Alors, le marché du travail, est-ce qu'il est ?
36:59On ne sait pas trop,
37:00mais ça ne semble pas d'être un marché du travail
37:02qui est en train de s'effondrer non plus.
37:04Et pour autant,
37:06on a de l'inflation dans les services,
37:08notamment, qui reste très collante.
37:10Il y a le phénomène IA qui vient se rajouter également.
37:13Est-ce que tout ça peut mettre à mal quand même la consommation américaine
37:16qui pourrait donner un argument à Kevin Warche
37:19pour ne rien faire à minima,
37:20voire peut-être pour venir en soutien de la partie croissance à un moment ?
37:25Je ne sais pas.
37:26Enfin, je ne sais pas.
37:27Vous écoutez dans vos commentaires, mais c'est ma question.
37:29Ce qu'on observe, c'est quand même,
37:31il y a une translation de la courbe de Philips
37:35qui est quand même magistrale aux États-Unis.
37:38C'est quand même...
37:40Rapport entre la tension du marché du travail et l'inflation par les salaires.
37:44Alors, moi, je ne regarde pas forcément le taux de chômage et le taux de salaire,
37:47mais plutôt les taux de création d'emploi vers le taux de salaire.
37:51Et on est quand même, sur la fin de l'année dernière,
37:54vous avez une croissance zéro de l'emploi
37:56et des salaires qui ne descendent pas en dessous de 3,5%.
38:01Et aujourd'hui, on est plutôt un peu mieux en termes de dynamique d'emploi.
38:06Et voilà, a priori, ça va aller très vite
38:11si on a à nouveau un petit peu quelque chose de substantiel
38:15en matière de hausse des salaires.
38:16Et c'est aussi pour ça qu'à un moment donné,
38:20je vois mal avec une réforme fiscale
38:23et des crédits d'impôt qui sont en train d'être versés là,
38:27qui soutiennent fort heureusement le consommateur d'ailleurs.
38:30Et des effets richesses délirants.
38:34un marché immobilier qui se tient,
38:37qui est sans doute complètement figé,
38:40mais qui de fait n'est pas une source de risque non plus.
38:45Donc moi, j'ai plutôt l'impression que c'est du côté peut-être industriel
38:50et des CAPEX,
38:50qu'on pourrait avoir là quelque chose qui tourne assez rapidement
38:54en eau de boudin.
38:57Et ça a été quand même une partie extrêmement importante.
38:59Une moindre accélération des CAPEX,
39:01voire à un moment possible un recul des CAPEX.
39:03Et là, vous dites effectivement,
39:04la machine peut refroidir assez vite.
39:06Exactement.
39:08Mais de là à envoyer un message rapide à la Fed,
39:14il faut baisser les taux,
39:15là, je ne vois pas.
39:17Pour l'instant, je ne vois pas.
39:18En tout cas, pas avant l'an prochain.
39:19Je veux voir, 10% des Américains font 50% de la consommation.
39:24Oui, c'est la partie la plus riche,
39:25dont l'effet de richesse boursière est juste gigantesque.
39:31Donc, une baisse sérieuse.
39:32Je ne parle pas de ce qui s'est passé en un mois,
39:35Libération Day & Co.
39:36Une baisse sérieuse, c'est une attaque sérieuse
39:38sur la consommation américaine.
39:40Donc, pour moi,
39:42Kevin Warch n'a pas envie de monter les taux maintenant
39:44parce qu'il ne veut pas, Trump a essayé de les maintenir.
39:46Par contre, la moindre chute significative durable des boursiers,
39:51là, on a des descentes de plusieurs points extrêmement rapides
39:55pour essayer de relancer la machine,
39:57essayer de relancer l'immobilier qui, lui, est en panne.
40:00Mais l'emploi immobilier n'est pas en panne
40:02parce que les ouvriers qui ne construisent pas des maisons
40:05construisent des data center,
40:06mais l'immobilier, lui, est en panne.
40:08Donc, voilà.
40:09Bon, c'est quoi, dans ce contexte,
40:10il nous reste cinq minutes,
40:10une allocation d'actifs résiliente aujourd'hui, Pierre ?
40:15Nous, on aime beaucoup le risque
40:19et on aime beaucoup le risque action,
40:21le risque action plutôt tilté sur l'Europe.
40:27On a eu plein de phénomènes de crise.
40:30Alors, on parle des actions,
40:31mais on a eu quand même un krach obligataire en 2022.
40:34On a eu l'heure qui est montée à 5600,
40:38sans aucune raison,
40:39qui est redescendue.
40:40Enfin, en tout cas, moi, je ne l'ai pas compris à l'époque.
40:41Oui, oui, oui, moins de 4000.
40:42Voilà, on a eu le bitcoin qui a été divisé par deux.
40:44En fait, on en a plein des crises.
40:46Et cet effet richesse, finalement, il tourne
40:49et tout le monde est focalisé sur l'IA.
40:51Mais en fait, franchement, en octobre, l'IA, c'était fini.
40:54Maintenant, c'est de nouveau une bulle.
40:57Et en revanche, on a eu, parallèlement à cela,
41:00plein d'explosions sur différents marchés.
41:04Donc, nous, c'est vrai qu'on aime beaucoup le risque
41:06et le risque qu'on comprend.
41:06Donc, le risque qu'on comprend, ce sont effectivement les actions
41:10et ce sont les obligations.
41:12Et les obligations les plus risquées.
41:14D'entreprises.
41:16D'entreprises, bien sûr.
41:17Voir même émergentes.
41:18Parce qu'en fait, dans cet environnement de croissance ultra molle,
41:21mais pas de récession,
41:23c'est vraiment, on va dire, un endroit idéal
41:26pour prendre du risque obligataire à haut rendement.
41:30Parce qu'on ne voit pas du tout de problématiques,
41:34en tout cas en Europe,
41:36sur les emprunts à haut rendement les plus risqués.
41:41On trouve que, vraiment, les métriques de valorisation sont nettes.
41:44Alors oui, les spreads sont bas,
41:45mais bon, on a vu pendant des années
41:47que les spreads pouvaient rester très bas.
41:48Et les taux de rendement sont plutôt supérieurs.
41:50Et donc, c'est plus la logique de portage
41:51qui vous guide dans ce secteur du crédit ?
41:53Absolument.
41:54Et une duration très faible.
41:55Parce que c'est vrai qu'on n'aime pas les emprunts d'État.
41:58Il y a de la vol encore sur les taux.
41:59et bien malin qui saura dire
42:02où ça s'arrêtera.
42:04Voilà, exactement.
42:05Donc, dans ce cadre-là,
42:07c'est vrai qu'on a des indices qui sont,
42:09on est, comme d'habitude,
42:11au minimum neutres,
42:12voire surpondérés sur le risque d'action
42:14et plutôt absents des stratégies
42:19considérées les plus défensives,
42:22mais qui, en fait, ont été violemment...
42:26Prises à revers.
42:27Prises à revers, absolument.
42:28Bon, Gilles, une allocation
42:30qui vous inspire pour l'été, là ?
42:32Pour l'été, nous, on est pratiquement
42:35au minimum action avec un long short
42:36anti-stox.
42:38D'accord.
42:39Donc, un short coréé.
42:40Ah oui !
42:41Ah oui, oui, on a un peu...
42:42Voilà, avec...
42:43Oui, donc c'est plus une réflexion.
42:45C'est déjà implémenté dans la stratégie,
42:47dans le portefeuille.
42:48Il faut gérer, il faut gérer, stop,
42:49parce que ça part dans tous les sens.
42:51Ce ne sont pas des stratégies
42:53auxquelles on part en vacances
42:54et on revient en août.
42:55On suit ça quasiment à la journée
42:57et même à la soirée.
42:58Mais bien gérer, ça paye.
42:59Ah, on arrive à faire des performances.
43:03On arrive à gagner de l'argent
43:04avec ce genre de stratégie aujourd'hui.
43:05On est satisfait de nos performances
43:06jusqu'au début de l'année,
43:07depuis début de l'année.
43:08Donc, des obligations long terme européens.
43:11On a profité d'Orbousse
43:12pour acheter du BTP, du GILT.
43:14On a profité de la crise...
43:16Avec de la duration, alors ?
43:17La duration, si ça explose,
43:19c'est là-dessus qu'il fera aller.
43:20Tout le monde est sous-investi sur la duration.
43:22Tout le monde se trouve ça trop volatile.
43:24Si jamais il y a un problème,
43:26les gens n'ont pas...
43:27Ça marchera.
43:27On n'aura pas assez de 30 ans.
43:28Parce qu'on dit que ça ne marche plus, quand même.
43:29Voilà, mais...
43:30Moi, ça rémunère les 4%.
43:32Ça ne marche pas.
43:33Nous, ça ne va.
43:35Devisée émergente.
43:36Peso réel brésilien,
43:38Peso mexicain, voilà.
43:39D'accord.
43:40Donc, vous ne tablez pas
43:41sur une poursuite du raffermissement du dollar,
43:44aujourd'hui ?
43:44Non, là, on a acheté du Yen.
43:46Le sourire du dollar, il fait l'argent.
43:47On a acheté du Yen avant-hier.
43:49Ah, oui.
43:49Non, non.
43:50Ça, le dollar,
43:51c'est venu un peu trop lourd.
43:53Je veux dire,
43:54la seule politique sur laquelle
43:56tout le monde est d'accord aux Etats-Unis,
43:57qui permet de sortir les Etats-Unis
43:59de ce qu'ils sont,
44:01c'est qu'il faut faire baisser le dollar.
44:02Je pense que c'est le seul consensus
44:04de droite à gauche,
44:06de tout le monde,
44:07faire baisser le dollar.
44:08Alors, c'est pas...
44:09La bulle, il y a...
44:10L'empêche,
44:11c'est parce que les gens
44:11vont tous investir sur Nvidia,
44:13ça.
44:14Mais derrière,
44:15si ça, il y a un problème,
44:16on verra le dollar,
44:17à mon avis,
44:18attirant.
44:19C'est toujours la même question.
44:20Pour quelle raison
44:21on arrive à faire baisser le dollar ?
44:23Et puis, est-ce qu'on maîtrise,
44:24est-ce qu'on contrôle
44:24la baisse de sa devise
44:25une fois qu'on a commencé
44:27à la mettre en œuvre ?
44:28La devise de réserve,
44:29mais en tout cas,
44:29là, elle est vulnérable.
44:32Enfin, le dollar est vulnérable.
44:32Et en plus,
44:33c'est une volonté politique.
44:34Bon, faire baisser le dollar.
44:35Véronique, donc,
44:35pour revenir au début de la discussion,
44:37l'Europe au cœur
44:38de la stratégie estivale, là ?
44:40L'Europe au cœur, oui.
44:43Allez, je pousse le bouchon,
44:44j'ose le dire.
44:46Je m'interroge même sur,
44:47dans cet environnement,
44:48est-ce que c'est pas la France ?
44:51Parce qu'on dit l'Europe,
44:52et bien souvent,
44:53on pense l'Allemagne
44:54quand on dit l'Europe.
44:57L'Allemagne ne me séduit pas.
44:59L'histoire qu'on vit,
45:00je pense,
45:01elle est quand même
45:01très influencée
45:02par l'histoire sur la technologie,
45:04les gains de productivité,
45:05etc.
45:05Et c'est pas l'histoire allemande.
45:06L'histoire allemande
45:07est encore trop industrielle.
45:09Et c'est chez nous.
45:10Alors,
45:11on ne peut pas le dire trop fort
45:12parce que nous,
45:13on a de la dette publique,
45:14on a des spread de taux
45:16qui inquiètent, etc.
45:18Enfin,
45:19bon,
45:19à court terme,
45:20moi,
45:20je le jouerai bien.
45:21Et puis,
45:22l'autre question,
45:23moi,
45:23je pense qu'il y a un équilibre
45:25à trouver aux Etats-Unis
45:26que Kevin Noir,
45:28si peut remonter,
45:28la Fed peut remonter
45:29de deux ou trois
45:30à deux ou trois reprises
45:32ses taux
45:32de manière graduelle
45:33si c'est communiqué
45:34comme si c'était anticipé
45:35par les marchés.
45:36Ça cape la hausse
45:37de la technologie.
45:39On peut perdre
45:3910-15% sur la technologie
45:41sans que ça crée
45:42des effets richesses
45:45monumentaux
45:45et trop négatifs.
45:47Et ça,
45:47ça permet quand même,
45:49enfin,
45:49moi,
45:49je trouve que ça lui permettrait
45:52d'aborder l'avenir
45:53et la suite.
45:53de manière
45:54beaucoup plus sereine.
45:56Quelque chose de plus sain.
45:57Exactement.
45:58Et du coup,
45:59le dollar un peu à la hausse
46:00est un peu moins d'émergents
46:03que ce qu'on a eu
46:03il y a quelques temps.
46:05Merci à vous trois.
46:06Au bout du téléphone
46:06avec Trump
46:07avec un moins 15%
46:08de marché.
46:10Ouais,
46:10enfin,
46:10si ça évite un moins 40...
46:12Oui,
46:12mais Trump,
46:13il n'est pas capable
46:13de...
46:13C'est très différent.
46:14Bon.
46:15À suivre,
46:16en tout cas.
46:16Merci beaucoup à vous trois.
46:17Véronique Riche-Flores,
46:18Gilles Etché-Berigaraï
46:20et Pierre Bichmut
46:20étaient les invités
46:21de Planète Marché ce soir.
46:33Le dernier quart d'heure
46:34de Smartbourg chaque soir,
46:35c'est le quart d'heure thématique
46:36et chaque mois,
46:36nous avons rendez-vous
46:37avec les équipes
46:38de Clartan associées
46:39pour le décryptage
46:40d'un cas d'investissement.
46:42C'est Nicolas Marinoff
46:43qui est à mes côtés
46:43ce mois-ci en plateau,
46:45gérant chez Clartan,
46:46bien sûr.
46:46Bonsoir Nicolas.
46:47Bonsoir Grégoire.
46:48Et nous parlons avec vous,
46:49Nicolas,
46:50du cas de Bank of Ireland
46:52qui est une banque privée,
46:54commerciale,
46:55irlandaise,
46:55comme son nom l'indique.
46:57Vous allez nous expliquer
46:58ce qui caractérise
46:59Bank of Ireland,
47:00mais si on fait un peu
47:00l'histoire récente
47:02de ces dernières années,
47:03il faut rappeler
47:04que Bank of Ireland,
47:05comme d'autres banques irlandaises,
47:08par exemple,
47:09fait partie des rescapés
47:11de ce qu'on a appelé
47:11la grande crise financière,
47:13donc la crise des subprimes
47:14aux Etats-Unis,
47:15la faillite de Lehman,
47:16ce moment compliqué,
47:17évidemment,
47:18pour le système financier mondial.
47:19Bank of Ireland
47:21s'en est sorti
47:22grâce au sauvetage
47:23de l'Europe.
47:24En effet,
47:25nous sommes plutôt
47:27sur une valeur
47:28qui est capitalisation moyenne.
47:31Il capitalise
47:3217 milliards d'euros
47:33avec un peu plus
47:35de 4 milliards d'euros
47:36de revenus bancaires
47:37en 2025.
47:39Donc aujourd'hui,
47:40c'est essentiellement
47:41une banque domestique
47:43présente uniquement
47:44sur les îles britanniques,
47:46avec la majorité
47:47dans la République d'Irlande
47:49avec une partie
47:50de l'activité
47:51qui est au Royaume-Uni.
47:53Et en effet,
47:55c'est une banque
47:56assez ancienne
47:57puisque c'est
47:58la plus vieille banque
47:59irlandaise en existence,
48:02créée à la fin
48:03du 18e siècle.
48:05Puis au cours
48:07du 20e siècle,
48:08c'était la banque
48:09du gouvernement irlandais
48:11au tout début
48:12de la création
48:12de l'État
48:13jusqu'à la création
48:15de la banque centrale
48:16dans la Seconde Guerre mondiale.
48:19Et ensuite,
48:20ils ont suivi
48:21les eaux et les bas
48:23de l'économie
48:24de l'île
48:26avec, bien sûr,
48:28les années folles
48:28des années 90 et 2000
48:30et puis l'effondrement
48:31de 2008,
48:32grave crise économique,
48:35chute du prix
48:36de l'immobilier,
48:37explosion du chômage.
48:39Et en 2009,
48:41comme d'autres banques irlandaises,
48:42ils ont reçu
48:43une injection
48:45de 7 milliards d'euros
48:48de la part
48:49de l'État.
48:49De la récapitalisation.
48:50Exactement.
48:51Donc le retour
48:52à la profitabilité
48:53a été lent.
48:54Ils ont retourné
48:56au profit,
48:58ils ont renoué
48:59avec les profits
49:00en 2014
49:02et l'État
49:04s'est désengagé
49:05complètement en 2022
49:06puisqu'ils ont pu
49:07obtenir un dividende,
49:10un remboursement
49:11de leur récapitalisation.
49:12Oui, c'est ça.
49:13Non mais il a fallu,
49:14oui, c'est ça,
49:14plus de 10 ans,
49:1513 ans
49:15pour solder
49:16complètement cette crise
49:17avec la sortie
49:20du gouvernement irlandais,
49:22du capital
49:22de la banque
49:23de la Banque
49:24of Ireland.
49:25Qu'est-ce qu'on retrouve
49:26aujourd'hui,
49:27quasiment 20 ans
49:28après cette grande
49:29crise financière ?
49:30Vous disiez,
49:30c'est une banque domestique
49:31de taille moyenne.
49:33Donc c'est une banque
49:34qui est,
49:35j'imagine,
49:36dont la croissance
49:37est guidée avant tout
49:38par les performances
49:39de l'économie irlandaise.
49:40C'est ça, Nicolas ?
49:42Oui, tout à fait.
49:44Donc les revenus,
49:45si on regarde la répartition,
49:46la moitié,
49:47c'est la banque
49:49au détail
49:52en Irlande,
49:53donc services
49:53en particulier.
49:55vous avez 10%
49:56qui sont à la gestion
49:57de fortune,
49:5914%
50:00générés
50:01dans le détail
50:02au Royaume-Uni
50:03et un quart
50:04près aux entreprises.
50:07Donc aujourd'hui,
50:08c'est une banque
50:08qui est plutôt
50:09bien capitalisée
50:10avec une solidité
50:11bilancielle
50:13avec du capital
50:14excédentaire
50:15et une profitabilité
50:17assez confortable.
50:19Il génère 11%
50:20de retour sur fonds propres
50:22en 2025,
50:23ce qui est assez élevé
50:24pour les banques.
50:26Et donc,
50:27nous considérons
50:27qu'il est avantageux
50:29pour un investisseur
50:30d'être exposé
50:31à l'économie
50:33de l'île
50:33et Merode
50:33puisque
50:34le taux de croissance
50:36est beaucoup plus élevé
50:38qu'en zone euro.
50:39Dans les années
50:40à venir,
50:41l'économie
50:41devrait croître
50:42de 3% par an.
50:45donc bien au-delà
50:46de 1%
50:47en Europe,
50:48la dynamique démographique
50:50est bien sûr
50:50beaucoup plus favorable
50:52également.
50:55Et donc,
50:56oui,
50:57c'est un titre
51:01qui est assez exposé
51:04à cette économie.
51:06Oui, c'est ça.
51:06C'est un plaid,
51:07comme on dit,
51:08une action
51:08qui permet de jouer
51:09l'économie irlandaise.
51:11Nicolas.
51:12Qu'est-ce qu'il faut savoir
51:13quand même aussi
51:14de l'équilibre
51:15et de la composition
51:16de cette croissance
51:17en Irlande ?
51:18Quand on regarde,
51:19ceux qui ont l'habitude
51:20de regarder les chiffres
51:21de croissance trimestrielle
51:23publiés par les différents
51:24pays de la zone euro,
51:25on a toujours
51:26une énorme volatilité
51:27de la croissance irlandaise
51:28parce que c'est une économie
51:30qui est aussi très dépendante
51:32des multinationales
51:33qui sont installées
51:34et du système fiscal
51:36qui crée aussi
51:37cette volatilité
51:38des revenus
51:39pour le gouvernement irlandais.
51:41Est-ce que ça peut impacter ?
51:42Est-ce que ce phénomène
51:43de volatilité
51:44impacte par exemple
51:45l'activité de Bank of Ireland
51:46ou est-ce qu'ils sont
51:48décorrélés
51:48de cette volatilité
51:50de la croissance irlandaise ?
51:51Oui,
51:52il y a une volatilité
51:53en ce qui concerne
51:54notamment
51:54les données
51:55de produits intérêts
51:56bruts,
51:57mais c'est un agrégat
52:00macroéconomique
52:01qui pour l'Ilande
52:02est très volatile
52:04et on a plutôt tendance
52:05à regarder
52:06le produit national brut
52:07qui mesure plutôt
52:08la richesse créée
52:10par les résidents
52:11du pays
52:12et lui qui est
52:13beaucoup plus stable
52:14dans le temps
52:15et qui est aujourd'hui
52:16un tiers inférieur
52:17au PIB
52:18donc lui
52:20il est beaucoup
52:21moins volatile
52:25et ensuite
52:28la force de la Banque d'Irlande
52:30c'est d'être
52:32le numéro 1
52:33le leader
52:34dans les prêts hypothécaires
52:36puisqu'ils ont 40%
52:37de part de marché
52:38sur ce produit-là
52:41ils représentent
52:42un tiers des dépôts
52:45en revanche
52:46le risque
52:47c'est évidemment
52:48l'immobilier
52:51nous considérons
52:52que tant que
52:53l'économie
52:54continue de croître
52:55les prix
52:56ne devraient pas
52:57connaître
52:58une correction
52:59nous sommes
53:00dans une situation
53:02en Irlande
53:02avec une forte pénurie
53:03de logements
53:06et le rythme
53:07n'est pas du tout
53:08de la croissance
53:10n'est pas du tout
53:10celui des années
53:12fallues
53:12puisque dans les années
53:1430 et 2000
53:15c'était 7 à 9%
53:18aujourd'hui
53:19on est plutôt
53:19à 3
53:20quelque chose
53:21qui reste assez sain
53:22du point de vue
53:23de la croissance
53:23et notamment
53:24avec cette dimension
53:25immobilière
53:25on ne retrouve pas
53:26les exagérations
53:27les exubérations
53:28les exubérances
53:29qu'on a pu avoir
53:29effectivement
53:30dans les années
53:30d'avant
53:31la grande crise
53:33financière
53:33quelle est la stratégie
53:35de la banque
53:35pour maintenir
53:37son rythme
53:37de croissance
53:38de développement
53:39est-ce que c'est
53:40une banque
53:40qui se développe
53:41j'allais dire
53:42de manière interne
53:45est-ce qu'il y a
53:45de la croissance
53:46externe
53:46à faire également
53:47dans un marché
53:48européen
53:49bancaire
53:50qui est plutôt
53:51en consolidation
53:51aujourd'hui
53:52Nicolas
53:53oui
53:53il se concentre
53:54sur le marché
53:55domestique
53:57puisqu'il affiche
53:59beaucoup de potentiel
54:00en 2022
54:02ils ont racheté
54:03la première boutique
54:05indépendante
54:06de gestion de fortune
54:07en Irlande
54:08qui s'appelle
54:08Davy
54:09et qui fait
54:11qu'aujourd'hui
54:12la banque
54:12d'Irlande
54:13a 60 milliards
54:14d'encours
54:16de gestion
54:16sur ce métier-là
54:18et c'est un métier
54:19qui devrait
54:20grossir
54:21beaucoup plus
54:22que le reste
54:23de l'activité
54:23la stratégie
54:25c'est le digital
54:26évidemment
54:26avec les néobanques
54:28qui sont toujours
54:31pas loin derrière
54:32Revolut
54:33a déjà plus de 3 millions
54:35de clients
54:35en Irlande
54:36cela n'a pas empêché
54:38la banque d'Irlande
54:38de croître ses dépôts
54:39de 3% par an
54:41ces dernières années
54:42après
54:43il est tout à fait
54:44envisageable
54:45que Revolut
54:46lance des prêts
54:48hypothécaires
54:48dans les années à venir
54:49ce qu'ils ont toujours
54:50reporté
54:51et donc la stratégie
54:53c'est d'investir
54:54dans le numérique
54:55et de fluidifier
54:58le parcours
54:58de clients
54:59se préparer
55:00à l'arrivée prochaine
55:02de cette concurrence
55:03qui finira par arriver
55:04j'imagine
55:05sur les prêts immobiliers
55:07accordés
55:07notamment
55:07par une banque
55:08comme Revolut
55:10vous le disiez
55:11aujourd'hui
55:12c'est une banque
55:12qui est bien capitalisée
55:13c'est une banque
55:14de taille moyenne
55:16en termes de valorisation
55:17alors il y a différentes
55:18manières de mesurer
55:19la valorisation
55:20d'une banque
55:21je ne sais pas
55:21quels sont les critères
55:22pour vous les plus pertinents
55:23qu'est-ce que
55:24l'indicateur de valorisation
55:26nous dit de la banque
55:27et comment est-ce que
55:28chez Clartan
55:30vous gérez la position
55:31qu'est-ce qui vous intéresse
55:32encore
55:33comme moteur de performance
55:34pour le titre
55:34Bank of Ireland
55:35aujourd'hui
55:36c'est une position
55:38que nous avons initiée
55:40en début d'année
55:41et que nous avons pu
55:42renforcer
55:43par la suite
55:45c'est une société
55:47qui est une valeur
55:50de fonds de portefeuille
55:51avec une croissance
55:52bénéficiaire régulière
55:54dans les années à venir
55:56nous considérons
55:57que le premier moteur
55:59pour la performance
56:00du titre
56:01sera ce qu'on appelle
56:02le levier opérationnel
56:03c'est-à-dire que
56:04les revenus
56:05vont progresser
56:06beaucoup plus vite
56:07que les coûts
56:08notamment les revenus
56:09avec les prêts
56:10hypothécaires
56:11qui progressent
56:12de 5% par an
56:13la gestion de fortune
56:15qui devrait voir
56:17ses encours
56:18progresser
56:18de 10% par an
56:19à 100 milliards d'euros
56:21puisque
56:22non seulement
56:23le patrimoine croit
56:24mais également
56:24les plans de retraite
56:25se développent
56:26puisque
56:27en Irlande
56:28deux tiers
56:29des employés
56:31du secteur privé
56:32ne bénéficient pas
56:33de plans
56:33de retraite
56:35avec l'entreprise
56:36par conséquent
56:37il y a
56:39une forte demande
56:40de solutions
56:41particulières
56:42les PME
56:44également
56:44c'est un vecteur
56:45de croissance majeure
56:47puisque
56:47le gouvernement
56:48a mis en place
56:49un plan d'investissement
56:50de 300 milliards
56:51d'euros
56:52qui devrait soutenir
56:54notamment
56:54le secteur du bâtiment
56:56et la construction
56:58en général
56:58mais c'est vraiment
56:59la croissance
57:00des résultats
57:02qui guide aujourd'hui
57:03la performance du titre
57:04oui
57:04donc on est sur 4%
57:05de la croissance
57:06des revenus
57:07et les coûts
57:08devraient progresser
57:09de manière
57:11beaucoup plus lente
57:12avec l'effet
57:14à météo
57:14des agences
57:15le développement
57:17de l'intelligence
57:18artificielle
57:19la réduction
57:20des coûts
57:20qu'on voit
57:22d'ailleurs
57:22dans toutes les banques
57:23européennes
57:24donc nous sommes
57:25plutôt
57:26sur une croissance
57:29des bénéfices
57:30proches
57:31de 10%
57:31par an
57:33et nous considérons
57:34que la banque
57:35devrait générer
57:36un retour
57:36sur fonds propres
57:37au moins 15%
57:39d'ici 3 ans
57:40et la distribution
57:41de dividendes
57:42est également
57:43intéressante
57:44puisque
57:45oui
57:46ils distribuent
57:46autour de
57:478 à 10%
57:48de leur capitalisation
57:50sous forme
57:51de dividendes
57:52ou rachat d'actions
57:52beaucoup d'intérêt
57:54effectivement
57:54autour du secteur
57:55bancaire
57:55et autour
57:57de ce cas particulier
57:58de Bank of Ireland
57:59une banque
58:00de taille moyenne
58:01domestique
58:02nationale
58:03sur le territoire
58:04irlandais
58:04et un peu plus largement
58:05britannique
58:06merci beaucoup
58:06Nicolas
58:07Nicolas et Marinov
58:08gérant chez Clartin
58:08associé
58:09qui décryptait pour nous
58:10ce cas d'investissement
58:11ce soir
58:12ce soir
58:20qui décryptait pour nous