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Lundi 6 juillet 2026, retrouvez Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors), Sophie Chauvellier (Gérante allocation d'actifs, Dorval AM), Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics) et Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:17vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, une semaine qui démarre plutôt dans le calme du point de vue de
00:31l'agenda.
00:32On a passé les grandes échéances de politique monétaire, les derniers chiffres macro concernant l'emploi américain sont également derrière
00:40nous.
00:41On aura encore des estimations d'inflation pour la zone euro cette semaine, mais le prochain grand rendez-vous sera
00:47celui des entreprises
00:49avec la saison de publication de résultats du deuxième trimestre qui va démarrer dans les prochains jours
00:53pour monter en puissance sur quelques semaines au démarrage de ce nouveau mois, de ce mois de juillet sur les
01:01marchés.
01:02Nous aurons cette semaine les publications de PepsiCo, Delta Airlines, mais c'est surtout le secteur bancaire américain
01:07qui marquera le coup d'envoi de cette saison de publication trimestrielle à partir de la semaine prochaine.
01:12Les entreprises à l'honneur d'ailleurs dès ce lundi à travers les opérations sur Capital,
01:17c'est presque un merger Monday avec des opérations d'importance dans le secteur de la défense.
01:23Excel qui a coupé les discussions avec sa France ce week-end, rebondit finalement avec Thalès.
01:28Un accord a été trouvé entre la famille Gorgé, actionnaire de contrôle de référence d'Excel Technologies,
01:34pour vendre le groupe à Thalès Aerospace.
01:37Le titre Excel en profite un peu aujourd'hui, mais le rebond avait déjà été entamé la semaine dernière.
01:43Et puis des opérations également dans le secteur bancaire.
01:45Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant.
01:48Ses crédits agricoles qui montent encore au capital de BPM en Italie.
01:52Et puis une opération dans le secteur aérien qui finit par se matérialiser,
01:55puisque EasyJet a dit oui au fonds Castle Lake pour une offre qui permet au titre EasyJet
02:02de bondir de 10% aujourd'hui sur le marché européen.
02:05Voilà pour les informations de début de semaine.
02:07Les détails à suivre dans un instant avec Pauline Grattel.
02:09Et comme chaque lundi, notre dernier quart d'heure sera consacré à l'actualité américaine
02:13avec notre correspondant américain Pierre-Yves Dugas.
02:16Nous dresserons avec lui par exemple le bilan de la saison de la Cour suprême
02:20dont la session vient de se terminer.
02:24La Cour suprême qui a eu fort à faire au cours des derniers mois.
02:27Nous en parlerons avec Pierre-Yves donc à partir de 17h45 en direct dans Smart Bourse ce soir.
02:43Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:46Pauline Grattel est avec nous pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
02:49Bonsoir Pauline.
02:50Bonsoir.
02:50Le début de semaine est plutôt calme et les investisseurs américains notamment
02:53reviennent après un long week-end consacré aux 250 ans de l'existence et de l'indépendance des Etats-Unis.
03:01Oui, un week-end où Donald Trump a livré un discours patriote
03:04qualifiant les Etats-Unis de chef-d'oeuvre de l'histoire de l'humanité
03:07et son drapeau d'étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle
03:11et de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre.
03:16Ceci étant dit, les indices américains évoluent globalement en hausse
03:19dans les premiers échanges de l'ordre de 1% pour le Nasdaq.
03:23Du côté de l'Europe, les indices évoluaient dans le vert ce matin
03:26avec des nouveaux records à la clé pour l'Eurostox 50, le Stoxx 600 et le DAX
03:30avant que cette hausse ne s'essouffle.
03:33En France, le CAC 40 cède légèrement du terrain sous 8500 points.
03:37Que dire des grands marchés macro et des équilibres observés
03:40notamment sur les marchés obligataires en ce début de semaine, Pauline ?
03:43Tout d'abord, focus sur le Japon.
03:45Le rendement à 10 ans atteint son plus haut niveau historique
03:47pendant la séance à 2,83%
03:50pendant que les rendements plus longs à 20, 30 et 40 ans ont continué de se tendre.
03:54Le rendement américain à 10 ans est globalement stable entre 4,45 et 4,50%.
04:00Les rendements à 20 et 30 ans se stabilisent sous 5%.
04:04En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,90%.
04:08Sur le marché des échanges, le dollar progresse au cours de la séance
04:11ramenant l'euro dollar autour de 1,1410.
04:15Du côté du pétrole, les cours se stabilisent.
04:17Aujourd'hui, le baril de Brent évolue autour de 70 dollars et le WTI sous ce seuil.
04:22Et donc, des opérations capitalistiques à signaler en ce début de semaine.
04:26Les deals sont à l'honneur aujourd'hui, Pauline.
04:29Oui, Thalès a signé un accord pour acheter les 35,5% de la famille Gorgé
04:33dans Exile Technology, devançant sa France sur ce dossier valorisé
04:37à près de 4 milliards d'euros, 134 euros par action.
04:41Après ce premier bloc fin 2027, le groupe lancera une OPA
04:45pour acquérir 100% du capital d'ici 2028.
04:48Le titre progresse de 2%, Exile de 3%.
04:51Enfin, Crédit Agricole a renforcé sa position de premier actionnaire dans Banco BPM
04:56en grimpant à 29,3% du capital.
04:59L'action reste à l'équilibre.
05:01Et puis, autre deal majeur en Europe, celui qui entoure EasyJet.
05:05Oui, l'histoire est assez folle.
05:06Après 4 refus, EasyJet cède enfin au fonds américain Castle Lake
05:10pour 5,5 milliards de livres, ce qui fait décoller son titre de 10%.
05:14L'investisseur profite des tensions au Moyen-Orient qui plombaient le titre via le kérosène
05:19pour s'offrir la compagnie avec une prime de 44%.
05:22Pour conserver ses droits de vol en Europe, Castle Lake plafonnera sa part à 49% aux côtés d'Européens
05:29et a jusqu'au 3 août 2026 pour sceller ce feuilleton.
05:32Le chapitre tech, semi-conducteurs, quelles sont les nouvelles du jour sur le front de la tech et de l
05:38'IA, Pauline ?
05:39Selon Morgan Stanley, les indices américains pourraient stagner à court terme,
05:42plombés par des prises de bénéfices sur les semi-conducteurs.
05:45Les investisseurs délaissent les fabricants de puces au profit des géants de la tech.
05:50Illustration de ce coup de frein, l'indice Sox a chuté de près de 15% depuis son sommet d
05:55'il y a un mois,
05:56même s'il conserve une hausse spectaculaire de plus de 120% sur un an.
06:01Dans les semi-conducteurs, SKNX s'apprête à marquer l'histoire de Wall Street.
06:06Le géant sud-coréen de la mémoire, IA, a officiellement lancé son processus de cotation au Nasdaq
06:12pour lever plus de 28 milliards de dollars.
06:15Le titre s'est envolé de plus de 250% cette année et a franchi le cap des 1000 milliards
06:21de dollars de capitalisation.
06:22Un mot de la macro avec une stat à signaler aujourd'hui, l'ISM Service américain pour le mois de
06:28juin.
06:28Oui, pour le mois de juin, l'activité des services aux Etats-Unis s'établit à 54, après 54,5
06:33en mai.
06:34C'est inférieur aux attentes.
06:35Enfin, en zone euro, on a pris connaissance des prix à la production industrielle de mai
06:39qui progresse de 0,2% sur un mois et de 5,9% sur un an.
06:44Du côté des ventes au détail de la zone euro, toujours pour le mois de mai,
06:47elle progresse de 0,2% sur un mois et de 1,6% sur un an.
06:52Quels sont les événements programmés à la Jamba demain pour les investisseurs, Pauline ?
06:55La journée de demain s'annonce assez calme, tout comme cette semaine d'ailleurs.
06:59Demain, on surveillera tout de même l'entrée de SpaceX au Nasdaq 100 en seulement 15 jours
07:04au lieu de 3 mois grâce à un changement de règles pour les méga capitalisations.
07:08Et demain, Samsung publiera aussi ses résultats trimestriels.
07:12Tendance, mon ami.
07:13Chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
07:283 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:31Sophie Chauvelier est avec nous, gérante allocataire chez Dorval Asset Management.
07:35Bonsoir Sophie.
07:36Bonsoir Grégoire.
07:36À vos côtés, Thierry Leclerc, le président et cofondateur d'Alpha Jetfair Investors.
07:40Bonsoir Thierry.
07:41Bonsoir Grégoire.
07:42Merci d'être là.
07:43Et merci à Anthony Morley-Lavidali de nous accompagner également.
07:45Bonsoir Anthony.
07:46Vous êtes économiste chez Rex & Code.
07:48Vous suivez la France spécifiquement désormais.
07:51Anthony, vous êtes également membre de l'association BSI Economics.
07:56Y a-t-il encore de la vie en dehors de l'IA sur les marchés ?
07:59Sophie, autrement dit, comment est-ce qu'on gère le poids de cette thématique
08:03dans des portefeuilles globaux comme chez Dorval Asset Management ?
08:07Et au-delà du poids, comment est-ce qu'on gère la volatilité grandissante de ce thème
08:12autour du segment des semi-conducteurs ?
08:14Et là où les rotations permanentes qu'on peut avoir.
08:17Au mois de juin, il valait mieux avoir des semi-conducteurs que des Mag7 par exemple.
08:23Depuis quelques jours, c'est un peu moins évident.
08:26On a l'impression qu'il y a un retour quand même aussi vers des sociétés peut-être de logiciels
08:30ou ces fameux hyperscalers qui sont les chercheurs d'or,
08:34contrairement aux fabricants de pellets de pioches qui sont plutôt chez les semi-conducteurs.
08:38Comment on gère ce thème de l'IA à ce stade ?
08:40Alors, la question est large.
08:45Effectivement, nous, l'approche qu'on a, vous le savez, c'est une approche extrêmement diversifiée
08:50et on travaille l'équipondération.
08:52Je dirais que c'est déjà une partie de la réponse.
08:54C'est-à-dire qu'on peut être à la fois exposé aux semi-conducteurs,
08:57à la fois aux hyperscalers et à la fois à tout un tas d'autres choses.
09:01C'est toujours le principe de base de la gestion, c'est-à-dire diversifier, c'est pari.
09:05Mais plus spécifiquement, si je me concentre sur la question de l'infrastructure de l'intelligence artificielle,
09:11puisque c'est de ça dont on parle,
09:12c'est vraiment la question des investissements des hyperscalers
09:15et de ceux qui construisent les semi-conducteurs en faisant partie.
09:20On a là un mouvement, effectivement, de prise de bénéfices sur les semi-conducteurs
09:24qui se traduit par une baisse assez notable du SOX,
09:27mais 15% pour le SOX, c'est rien du tout.
09:29On vient de plus de 120% depuis le début de l'année.
09:32Voilà, et puis c'est des mouvements qui se produisent assez régulièrement.
09:34Donc on est dans une phase de respiration.
09:36Moi, ce que je trouve extrêmement difficile aujourd'hui, c'est de mettre un prix.
09:41Pourquoi ? Parce que, en fait, ce qui a énormément porté le marché, c'est la mémoire.
09:44La mémoire, donc c'est dans les semi-conducteurs,
09:47ce qui va permettre, effectivement, de conserver la mémoire.
09:49Et la question, historiquement, c'est un secteur incroyablement cyclique.
09:54C'est-à-dire que c'est des cycles qui sont très courts, de l'ordre de 18 mois à
09:582 ans.
09:59Or, avec les carnets de commandes qu'on a aujourd'hui sur les producteurs de mémoire,
10:04qui sont en plus un oligopole extrêmement concentré,
10:08on a des carnets de commandes qui vont jusqu'en 28-29.
10:11Qui sont solides ?
10:13Alors, voilà, donc c'est un peu le cœur de la question.
10:15Mais donc, les valorisations des acteurs aujourd'hui,
10:17surtout les acteurs coréens, puisque la valorisation de micron,
10:19c'est déjà un peu revalorisé.
10:21Mais disons que ça continue à se payer 6, 7, 8 fois.
10:26Donc, en fait, on se dit, mais pourquoi est-ce que ça se paye si peu cher ?
10:28Ça se paye si peu cher parce que, normalement...
10:30C'est des cycliques, très cycliques.
10:31Donc, on ne peut pas considérer la valorisation, mais plutôt les profits.
10:36Or, est-ce qu'il y a INIX, qui est l'acteur dont Pauline parlait,
10:39qui va se coter à la fin de la semaine au Nasdaq,
10:42va atteindre un pic de profitabilité au Q2 de 91%,
10:47ce qui n'était absolument jamais produit.
10:49Et ça traduit le fait que la demande était très, très nettement supérieure à l'offre jusqu'à maintenant.
10:55Mais on le sait, cette bulle, c'est pas une bulle des valeurs, c'est une bulle des profits.
10:59Cette bulle des profits, elle ne peut pas être réellement durable,
11:01puisque dans le même temps, ces gens-là doublent leur capacité de production.
11:04Donc, à horizon 2028, il y aura eu un doublement, effectivement, de la capacité de production.
11:09Donc, la question maintenant est, la question que vous venez de poser,
11:12est-ce que c'est solide ? Est-ce que cette demande, elle est solide ?
11:16Ils ont l'air de dire que les pratiques ont changé, justement,
11:19entre les clients de ces sociétés d'équipement technologique et de semi-conducteurs.
11:25On paye des accomptes, les contrats sont plus solides, sont plus longs.
11:29Et donc, il y a quand même l'idée que le cycle très court auquel ces entreprises faisaient face jusqu
11:36'à présent
11:36reste un cycle, mais un cycle peut-être un peu plus long quand même.
11:39C'est ça, qui est un petit peu plus long.
11:40Mais c'est toujours le... En fait, in fine, c'est toujours le problème des investisseurs.
11:43C'est-à-dire qu'on a tendance à tirer un trait sur une tendance,
11:46et on valorise en fonction de... Et bon, on en a parlé plusieurs fois.
11:50Je me souviens, pendant le Covid, on en avait parlé de Netflix.
11:53Ce sujet revient régulièrement sur un certain nombre d'acteurs.
11:56Alors, comment on l'aborde, nous, aujourd'hui ?
11:58On l'a abordé... On considère quand même que le thème est chaud, vraiment.
12:03Que ce soit en termes de positionnement, que ce soit en termes de pratiques boursières.
12:07C'est-à-dire qu'il y a énormément d'ETF, les vrais de G, qui se sont lancés, notamment
12:11sur la Corée.
12:12Donc, c'est un sujet qui est devenu un peu chaud, un peu compliqué.
12:14On traite plus les ETF, le vrais de G single stock, que les stocks elles-mêmes.
12:18Sur le marché coréen, en tout cas, sur du SKNX Samsung, c'est très, très visible.
12:21Le poids des ETF corrélé à ces valeurs-là est X fois plus important que le traitement de ces seules
12:30valeurs boursières.
12:31Voilà, ça explique aussi que maintenant, le marché coréen, c'est le marché le plus volatile au monde.
12:34Là, la volatilité sur 30 jours, j'ai regardé tout à l'heure, était à 73.
12:38Ce qui est vraiment... Donc, c'est très difficile de traiter dans ces conditions-là.
12:42Donc, nous, on a eu plutôt tendance à se couvrir un peu et à réduire un petit peu le risque.
12:46Et ça, c'est logique. En construction de portefeuille, en fait, le poids qu'on va avoir en portefeuille va
12:51être pondéré en fonction de la volatilité qu'on peut supporter sur un investissement.
12:55La diversification paye ? Vous parliez de l'écoute pondérée.
12:58Depuis un mois ou deux, ça paye ?
13:00Absolument. Alors, c'est vraiment intéressant parce qu'effectivement, la baisse du cours du pétrole a permis une diffusion.
13:06D'accord.
13:06Donc, effectivement, les acteurs de l'infrastructure, de l'intelligence artificielle, continuent à plutôt bien se comporter, même si là,
13:13il y a une petite respiration.
13:16Mais c'est la diffusion qui a été intéressante à regarder. Et notamment, il y a eu un retour en
13:19faveur des banques.
13:21Les banques, qui est un autre de nos paris assez fort, puisqu'on considère qu'elles sont toujours extrêmement attractives.
13:28Et les banques qui offrent une vraie décorrélation par rapport au thème de l'IA ? Parce que c'est
13:32l'autre question, Thierry, je vous la fais suivre.
13:34Mais tout devient corrélé à l'IA, d'une certaine manière.
13:36Alors, oui et non. Oui et non. Les banques européennes, moins que les banques américaines, quand même.
13:41Mais, bon, à partir du moment où on est une courroie de financement d'un point de l'économie, on
13:47ne peut pas considérer qu'on n'est pas du tout corrélé à ce point de l'économie.
13:51Mais aujourd'hui, le gros...
13:52Donc, ça peut être via l'exposition au crédit privé, des choses comme ça, qui sert à financer aussi ces
13:57informations.
13:57Mais c'est moins le cas sur les banques européennes, par exemple, que sur les banques américaines.
14:01Thierry, sur la gestion du thème de l'IA, et la question était, est-ce qu'il y a de
14:04la vie en dehors de l'IA ?
14:05Ou en tout cas, comment on met en œuvre une diversification, sachant que, et on le verra avec la macro,
14:11tout nous ramène à l'IA aujourd'hui.
14:14Alors, les semi-conducteurs, les logiciels, les hyperscalers, l'énergie, peut-être la santé demain aussi sera bouleversée par l
14:23'IA, etc.
14:23On a l'impression que c'est quand même un point de convergence qui unit beaucoup de secteurs aujourd'hui.
14:28Et donc, trouver de la décorrélation, c'est peut-être moins évident quand on fait face à une technologie comme
14:34ça, qui se diffuse aussi largement.
14:36Tout à fait. On va voir juste un tout petit point macro, même si ce n'est pas forcément ma
14:43spéciale.
14:44Non, mais vraiment très macro, là, justement.
14:46Oui, top down.
14:48Les fameux gains de productivité.
14:50Donc, c'est ça, la question, qui vont se déployer ?
14:53À quel rythme ?
14:55Chez qui ?
14:56Qui en tirera les bénéfices ?
14:58Les salariés ?
14:59Les actionnaires ?
15:00Qui sera réinvesti directement ?
15:03Bref, il y a plein de questions.
15:05Quand on regarde l'histoire de ces cycles, le rail, le déploiement de l'électricité, etc.,
15:12on voit que c'est quand même des cycles qui sont très longs.
15:15Donc, il n'y a rien à attendre à très court terme.
15:19Donc, si, par exemple, on se disait que les banques, puisque c'était le point dont on parlait avant,
15:25dont on parlait avant, oui, vont bénéficier, vont avoir des gains de productivité avec l'IA.
15:32Enfin, je ne pense pas que c'est un thème qui a été joué aujourd'hui sur les banques européennes.
15:38Dans la valorisation des banques, et a fortiori en Europe, il n'y a pas de dimension IA.
15:42Aux Etats-Unis, oui.
15:43Aux Etats-Unis, oui.
15:44Plus, ils sont en avance.
15:45Après, il y a eu des annonces.
15:46Par exemple, la BNAMRO a annoncé il y a quelques mois qu'ils allaient supprimer 6 000 emplois sur plusieurs
15:52années,
15:53qu'ils allaient remplacer.
15:54Donc, on commence à voir les éléments.
15:56Ce n'est pas, d'un point de vue purement boursier,
15:59oui, ça augmente les profits et donc il y a un effet positif qui, quand même, aide un petit peu
16:05le secteur.
16:05Mais il n'y a pas d'emballement, c'est juste sous-jacent.
16:09Et puis, on attend donc une diffusion lente.
16:11Néanmoins, ça, c'est le cadre posé.
16:14Par exemple, nous, pour répondre à la question, comment faire face à ce marché, effectivement,
16:22qui semble être un entonnoir, tous les chemins mènent vraiment.
16:27Enfin, finalement, quand on regarde, je ne dis pas que les autres ne le font pas,
16:31mais c'est vrai que quand on regarde un peu les thématiques diverses et variées,
16:34il y a plein de choses qui clignotent vers chez nous et qui nous semblent assez loin de l'IA.
16:39Donc, je reviens à mon histoire des banques.
16:41Par exemple, les banques italiennes, c'est une très belle tendance.
16:45Aujourd'hui, on ne voit rien qui casserait ça.
16:48On se reparlera dans quelques mois, ça aura peut-être changé.
16:51Mais en tout cas, voilà.
16:52Et a priori, on se dit quand même, sur les banques italiennes,
16:55on a d'autres thématiques, d'autres leviers que purement l'IA.
17:00Il y a le...
17:01Alors, vous allez me dire, c'est un peu lié.
17:03Les satellites, l'espace en Europe,
17:05il y a une thématique qui commence à émerger, qui se comporte bien.
17:09Après, il y a les questions très chaudes que nous, on regarde le luxe.
17:15Donc là, oui, il y a un effet richesse qui doit avoir des impacts.
17:21Mais bon, on va se dire que ce n'est quand même pas du tout les mêmes histoires.
17:25Et surtout, on sort de 45% de baisse en ligne droite en trois ans,
17:29qui a été pratiquement intégralement couverte par la baisse des résultats.
17:35Donc, dit autrement, on se paye aussi cher ou aussi peu cher qu'il y a trois ans.
17:40Donc, le cours a baissé de 45%, mais il y a eu une révision du même ordre.
17:45Des perspectives bénéficiaires.
17:46Des perspectives des bénéfices.
17:48Voilà.
17:49Et là, on en a parlé plusieurs fois dans l'émission.
17:53On attend, en tout cas, mon message, c'est de dire,
17:55on regarde évidemment toujours la saison des résultats,
17:58on regarde ce qui se passe sur le luxe, notamment en Europe.
18:00On aime bien savoir un peu ce qui est...
18:02Mais c'est dans la watch list.
18:03C'est dans la watch list.
18:04Il semblerait que la séquence est vraiment affreuse.
18:07Quand on regarde trimestre par trimestre, que ce soit le chiffre d'affaires,
18:10les résultats, c'est vraiment...
18:12Ça a été pénible.
18:13Je crois, les derniers calls qu'il y a eu, c'était quoi ?
18:15Kering, je crois ?
18:17Oui.
18:17Enfin, voilà, le titre n'a pas du tout aimé le call de préparation
18:21qu'il y a eu avec les analystes dans la perspective des prochains résultats.
18:25Exactement.
18:25Donc, je ne dis pas que ça...
18:28Mais notre boulot, quand même, on peut se dire,
18:32c'est d'acheter des titres pas trop trop chers
18:35ou qui sortent d'une phase...
18:36Mais vous dites que c'est quand même le moment de regarder aussi
18:38ce qui se passe en dehors de dire.
18:39Voilà, c'est ça.
18:39Donc, c'était ça.
18:40C'était simplement prendre la peine de regarder.
18:43C'est vrai qu'en plus, intellectuellement, c'est intéressant.
18:46Il se passe énormément de choses.
18:47Il y a beaucoup de secteurs qui commencent les uns après les autres
18:50à être touchés.
18:50Donc, ça nous prend beaucoup de...
18:53Ah, ça prend de la bande passante !
18:54On est d'accord.
18:55Mais, donc, il faut faire l'effort de regarder d'autres secteurs
18:59un peu délaissés ou qui émergent.
19:01Et là, on voit des trucs très sympas.
19:03Et en tout cas, qui nous semblent être des bons éléments de protection.
19:07si, d'aventure, il devait y avoir un retournement
19:11qu'on ne maîtrise pas, qu'on ne voit pas encore aujourd'hui,
19:15clairement, la vague yale reste quand même puissante.
19:17Et puis, enfin, pour les oiseaux...
19:19Enfin, pour les...
19:21Pour ceux qui voudraient vraiment...
19:23Qui voudraient voir le verre à moitié vide
19:25et être très pessimistes.
19:27Moi, je dis juste Nvidia.
19:29À un moment, on est monté à 85 fois les résultats.
19:32Les gens se disaient, c'est n'importe quoi.
19:34Ça y est, on est reparti.
19:35Et puis, finalement, tout s'est normalisé.
19:38Aujourd'hui, Nvidia se paye
19:40un niveau de valorisation très attractif.
19:42La croissance reste là.
19:44Et nous, dans nos scoring,
19:45donc, on score toutes les sociétés
19:47au niveau mondial et au niveau européen.
19:49Et donc, c'est la première société...
19:52Qui sort ?
19:52Oui.
19:53Sur les Etats-Unis, plus spécifiquement,
19:55elle a un score de 100.
19:56Top, top.
19:57Donc, bon, après, je ne dis pas...
20:00Oui, oui, oui.
20:01Je ne dis pas qu'il faille acheter Nvidia, mais...
20:03Ce n'est pas un conseil ou une décision d'investissement.
20:04Oui, c'est ça.
20:05La valorisation...
20:07C'est un constat.
20:07Il y a de la croissance, la qualité du bilan.
20:09Et puis, ça a été un acteur, vraiment...
20:14Enfin, le premier acteur de ce qui s'est passé sur l'IA.
20:17Et finalement, le cycle ne se passe pas si mal que ça
20:20et on continue de gagner de l'argent.
20:22Voilà.
20:23IA et macro, parce que là aussi, ça devient un sujet macro, bien sûr, Anthony.
20:27Où est-ce qu'on en est de la réflexion ?
20:29Alors, on a eu le rapport emploi américain.
20:32Est-ce qu'on voit, sur la partie américaine,
20:35mais on peut regarder les choses du point de vue européen aussi,
20:38j'imagine, Anthony.
20:39Est-ce qu'on voit déjà un impact sur l'emploi,
20:42nos emplois de cette diffusion de l'IA ?
20:45Et puis, la perspective de rentabilité des investissements
20:48à travers la question de la productivité.
20:50Et quand on a écouté un Kevin Walsh ou à Sintra
20:53ou à l'occasion de sa première conférence de presse
20:55suite à la réunion de la Fed du mois de juin,
20:58le nouveau président de la Fed,
21:00qui est pourtant un croyant du choc de productivité lié à l'IA,
21:05quand on l'écoute ou quand on l'entend répondre à des questions,
21:09le timing n'est pas clair.
21:10Il ne dit pas le choc de productivité, c'est maintenant.
21:13Il dit ça viendra.
21:14Le timing, il ne s'y engage pas non plus.
21:17Je suis complètement d'accord.
21:18Alors, je vais revenir sur la partie productivité
21:20et le lien emploi-IA,
21:22parce qu'il n'est pas clair.
21:23Il y a des très bonnes études des deux côtés.
21:25Mais peut-être un point qui est paradoxal,
21:28c'est qu'il faut bien voir que ce qui fait la réussite du modèle américain,
21:31ce sont des paramètres, des éléments qui sont inacceptables en Europe.
21:34C'est-à-dire, c'est basé sur les inégalités,
21:36le fait que les plus hauts revenus, les plus hauts patrimoines tirent la croissance.
21:39C'est basé sur le fait que les sociétés sont incroyablement profitables,
21:42avec une déformation du partage de la valeur ajoutée en faveur des entreprises,
21:46ce qui leur permet d'investir dans des proportions inimaginables.
21:49Quand vous regardez l'écart de dépenses de R&D
21:52faits par les entreprises américaines et les européennes,
21:54c'est juste de 1 à 2, voire de 1 à 3.
21:57Donc, ça leur permet d'être toujours plus à la frontière,
21:59là où on est toujours plus derrière.
22:00Et c'est une flexibilité du marché du travail
22:03qui leur permet de virer les gens quand ils sont plus efficaces
22:05et de faire des gains de productivité.
22:07Parce qu'on nous dit souvent, par exemple,
22:08dans l'appareil d'État, on peut faire plein de gains de productivité avec l'IA,
22:11mais est-ce qu'on va accepter de les faire en Europe ?
22:12Je ne connais pas beaucoup de collectivités locales en France
22:14qui vont accepter de réduire leurs effectifs
22:17pour réaliser les gains de productivité.
22:18C'est ça, parce que ça va devenir un problème politique.
22:20Les gains vont être à portée de main,
22:22mais est-ce qu'on va les réaliser ?
22:23Là, ce n'est pas sûr du tout.
22:24Et donc, ce qui fait la réussite du modèle américain
22:26n'est pas malheureusement...
22:27On ne peut pas l'importer en Europe.
22:29Et notre modèle, qui est probablement très vertueux,
22:32mais ne trouve pas de chemin pour parvenir à revenir à la frontière technologique.
22:35Alors, il y a un autre modèle, le modèle chinois,
22:38mais qui est très différent,
22:38et qui c'est de concurrencer avec d'autres méthodes des États-Unis.
22:42Mais on voit bien qu'on est en train de sortir du jeu
22:43parce que, par croyance idéologique,
22:45mais qui peut se défendre en plus,
22:46en sociétalement parlant,
22:47c'est probablement bien plus souhaitable d'être en Europe qu'aux États-Unis.
22:50Mais la réalité, c'est que le bilan des courses,
22:52c'est que c'est eux qui profitent vraiment de cette révolution technologique.
22:54Et pour l'instant, on est quand même bien en dehors de ça.
22:56Dans ce monde-là, on est moins bien appareillé
23:00que d'autres zones économiques, Chine et États-Unis.
23:04On n'est ni dans la course à la production de l'IA.
23:07Donc, on n'a pas de géant ou de producteur,
23:10que ce soit d'ailleurs en amont comme en aval,
23:12hormis à SML, mais qui est un cas un peu particulier.
23:14L'exception.
23:15Et en plus, on ne va pas bénéficier de la diffusion des gains
23:18puisqu'on va aller beaucoup plus lentement
23:19que probablement les États-Unis ou la Chine.
23:20Donc, ça, c'est un énorme problème.
23:22Sur la question de l'emploi, justement,
23:24j'ai plutôt tendance à penser quand même,
23:26avec des séries les plus agrégées possibles,
23:28qui ne font pas bien le lien de causalité,
23:29mais je trouve que la corrélation marche bien
23:31et probablement en dit long.
23:33C'est quand même tous les secteurs américains,
23:35quand on les regarde à un niveau fin dans la tech,
23:37l'emploi est en train de décrocher
23:38alors que l'activité explose.
23:40Ce n'est pas complètement évident de se dire
23:41est-ce que même s'il y a n'était pas là,
23:43ils n'auraient pas réduit la voilure quand même.
23:45Je pense que cette corrélation-là vaut causalité
23:49et même s'il y a des études très fines au niveau micro
23:51qui montrent que, par exemple,
23:52les entreprises qui ont le plus intégré l'IA
23:54continuent de recruter.
23:56Je pense qu'elles, elles auraient encore plus recruté
23:58s'il n'y avait pas eu l'IA.
23:59Donc, je crois plus en la corrélation macro
24:02que les études très micro à ce stade,
24:04mais honnêtement, je trouve que le débat n'est pas tranché.
24:07Et sur la productivité,
24:09oui, probablement les gains les plus importants
24:10vont venir demain,
24:11mais la productivité américaine,
24:13elle est quand même sur des rythmes
24:14qu'on ne peut qu'envier.
24:15Je veux dire, pour un pays développé, mature,
24:18d'avoir des gains de productivité
24:19qui sont deux fois ceux de l'Europe,
24:21bon, vous faites dix ans...
24:22Même en intégrant les révisions
24:24qu'on a pu avoir sur la croissance française, etc.,
24:26il y a quand même des gains de productivité chez nous.
24:28Ils ne sont pas nuls.
24:29Ils ne sont pas nuls,
24:30mais vous voyez, quand on est à 1,5,
24:31on est au bout du monde.
24:32Ce n'est pas le même monde.
24:33Eux, à 3, ils sont à l'aise.
24:35C'est quand même quelque chose de très particulier.
24:38Et ça, dans la durée, c'est juste terrible
24:40parce que ça va créer quand même des différentiels
24:41de compétitivité qui sont difficilement gérables.
24:45Donc, pour l'instant, ça justifie.
24:46Et puis, dernier petit élément, rapidement,
24:47c'est que les Américains vont pouvoir
24:49solvabiliser quand même leurs investissements
24:50par le marché européen.
24:52Parce qu'honnêtement,
24:52on ne va pas être au rendez-vous de l'affaire.
24:55Donc, la réalité, c'est qu'ils auront leur marché
24:56qui est juste énorme
24:57et le second plus grand marché du monde
24:58qui est l'Europe.
24:59Parce qu'on ne va pas tomber dans les bras de la Chine.
25:00C'est trop coûteux, même politiquement.
25:02Donc, ils ont quand même la bénédiction
25:03que sont la solvabilité des ménages européens.
25:05Donc, la souveraineté est une fable.
25:08C'est une belle croyance.
25:09Mais pour l'instant,
25:10on ne met pas en tout cas les ingrédients en œuvre
25:12pour y arriver.
25:15Bonne question.
25:16J'aime bien la souveraineté
25:17qui revêt par nature une dimension politique.
25:22Puisque c'est le retour de la primauté du politique
25:24quand même face à la rationalité économique
25:27ou l'optimalité économique.
25:30C'est une réalité investissable
25:32où on est dans le domaine de la fable politique.
25:35comme vous l'avez dit,
25:36ou de la croyance.
25:39Est-ce qu'il y a une réalité en matière d'investissement ?
25:41On peut parler du secteur de la défense
25:43qui a été évidemment la première dimension,
25:46le premier socle de cette quête de souveraineté en Europe
25:48depuis notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
25:52Ça a bien marché deux ans.
25:53Là, on voit que le secteur de la défense
25:54est confronté à des vents contraires
25:56un peu plus forts.
25:58Je partage complètement la lecture
26:00de la problématique des choix sociétaux.
26:03L'Europe a fait des choix sociétaux
26:04qui sont d'une autre nature
26:05et qui nous handicapent dans cette course.
26:07Mais je trouve quand même,
26:10et c'est une porte que j'ouvrirai
26:11pour la suite de la discussion,
26:13qu'on a quelque chose à jouer,
26:15notamment sur la mobilisation de l'épargne
26:17et que les langues se délient,
26:19notamment sur la réforme des systèmes des retraites.
26:22Puisque MERS a fait bouger
26:25le chancelier allemand sur la question d'un pilier de capitalisation
26:33dans les retraites allemandes.
26:35Ça va être un sujet hautement abrasif en France aussi,
26:38mais qui a été abordé par un des candidats.
26:40Et il y a une prise de conscience quand même
26:42que l'union monétaire qui est prévue par la BCE,
26:46qui va aider les banques à titriser,
26:48donc à financer une partie des investissements,
26:49n'est pas suffisante.
26:50En revanche, on a une manne absolument colossale
26:54qu'on peut aller chercher pour gagner un peu
26:57tout en continuant à protéger notre système.
27:00Donc il y a quelque chose à aller chercher.
27:02Et du coup, je serais un tout petit peu moins pessimiste.
27:05Et je rebondirais sur la question en vrai,
27:08la vraie question.
27:09– C'est aussi KNDS qui doit s'introduire en bourse,
27:12enfin qui devait s'introduire.
27:13Non mais, c'est quand même l'introduction
27:15qui doit être symbolique de la défense européenne.
27:19Les particuliers ont interdit des interdictions
27:21d'y souscrire.
27:22– Absolument.
27:22– Alors qu'on va prendre à souscrire
27:23au slip français, à tout le reste.
27:25– Oui, oui, oui.
27:26– Mais c'est important le truc.
27:27– Mais, quand même.
27:29– Mais, voilà, voilà.
27:32– Non, je plaisante.
27:33Mais non, non, je suis complètement d'accord.
27:35– Un sujet sur l'épargne,
27:36l'allocation de l'épargne à travers le levier des rentrètes.
27:39– Mais ce qui est vrai, ce qui est avancé,
27:41ce qui est vrai, c'est que tout prend beaucoup plus de temps en Europe.
27:44Parce qu'on ne parle pas d'une voix,
27:45on parle de plein de voix, il faut se mettre d'accord.
27:47Mais il y a des choses qui bougent quand même.
27:49Sur l'investibilité du thème,
27:51de l'autonomie stratégique,
27:53parce que la souveraineté, ce n'est pas beau,
27:55de l'autonomie stratégique,
27:57ce thème est hautement investisable.
27:59Pourquoi ?
27:59Parce qu'effectivement, la défense a été un petit peu décevante récemment,
28:03mais après avoir galopé à 200 à l'heure avant.
28:05Donc, les marchés font toujours ça,
28:07on annonce un truc, tout le monde se jette dessus,
28:09on achète ça en masse.
28:11Et puis derrière, il y a une réalité opérationnelle
28:13qui est que l'exécution est plus lente,
28:15que certes les carnets de commandes se remplissent,
28:17mais qu'on met quand même du temps, etc.
28:19Et là, comme c'est des investissements lourds,
28:21qu'il faut réorienter une partie de l'industrie,
28:23ce qui est en train de se faire en Allemagne,
28:24mais que tout ça prend du temps,
28:26bien entendu, on est un peu déçus sur le résultat.
28:28Alors ça, c'est un truc classique,
28:30donc prise de bénéfice sur la défense,
28:31peut-être qu'on va y revenir.
28:35L'autonomie stratégique, c'est plein de secteurs.
28:38C'est certes la défense, mais c'est aussi la santé,
28:41mais c'est aussi l'industrie, etc.
28:45L'énergie, bien entendu.
28:47La question de l'intelligence artificielle,
28:50il va falloir construire des data centers en Europe,
28:51mais ça, ça crée beaucoup d'activités, mine de rien.
28:54On a quand même un acteur,
28:56on verra comment il tire son épingle du jeu,
28:57mais il est évident que pour des questions de souveraineté,
29:01et là, je donnerais bien le mot souveraineté,
29:04on va quand même avoir envie de porter davantage un mistral.
29:07On ne va pas mettre un tropique chez nous, je ne pense pas.
29:11En tout cas, pas au niveau d'État.
29:12Donc, il y a des choses qui vont se faire,
29:14il y a des choses qui se font.
29:15Et du point de vue de l'investissement,
29:17donc, il y a plein, en fait, de sujets qui sont investissables.
29:22Mais par contre, il y a beaucoup de rotation.
29:23Et c'est toujours le cas.
29:24C'est-à-dire que l'histoire de la défense a été...
29:27Et le plan allemand, c'est la même chose.
29:28L'histoire de la défense, c'est quelque chose qui a été annoncée,
29:31et puis qui déçoit un peu dans la réalisation,
29:33parce que ça prend du temps.
29:34Le plan allemand, même jeu.
29:36L'an dernier, c'était l'histoire qu'il fallait à tout prix avoir en portefeuille.
29:39Cette année, c'est à moins 12 équels,
29:40si on prend les valeurs du plan allemand,
29:42à l'exception des banques, bien sûr.
29:44Et puis, et ainsi de suite.
29:45Mais là, on voit effectivement que les lignes sont en train de bouger en Allemagne aussi,
29:49annonces de baisse d'impôts, etc.
29:51Donc, en fait, le problème, c'est que le marché va très vite.
29:54L'Europe va lentement.
29:55Donc, il y a une adéquation qui doit se trouver,
29:57mais qui se fait.
29:59Ce que ça veut dire pour l'investisseur que nous sommes,
30:01c'est que c'est des thèmes longs.
30:03C'est comme la transition.
30:05Les clean tech, on a vécu ça.
30:07C'est un peu des boom and buzz boursiers.
30:08C'est pas ce qui élève notre potentiel de croissance de manière immédiate.
30:12C'est logique d'investissement dans la défense.
30:14Ça prend du temps.
30:15Les multiplicateurs ne sont pas assez évidents.
30:17Ça prend du temps, mais c'est de la commande publique.
30:19Une fois qu'on a quand même réévalué, j'allais dire,
30:21la marge d'escalier sur ce qu'on va mettre en plus,
30:23on ne va pas faire monter les dépenses de militaires à l'infini.
30:25Une fois que ça a été repricé, c'est compliqué d'aller chercher beaucoup plus haut.
30:29Ce phénomène-là, ce n'est pas comme une dynamique privée
30:31où il y a des effets multiplicateurs entre entreprises.
30:33Là, on touche aussi au bout d'un moment le plafond de cette affaire.
30:36C'est ça.
30:37Il y a des rotations entre les thèmes.
30:40Les gens ont été un peu déçus sur l'exécution,
30:42mais finalement, ça a bien consolidé.
30:44Du coup, ça redevient à nouveau plus intéressant.
30:46Et donc, nous, investisseurs, on travaille dans ce monde-là.
30:49Mais cette rotation offre aussi des opportunités.
30:52Et on s'inscrit quand même dans une recherche dans le temps long pour l'Europe.
30:56Donc, il y a quand même des choses à aller chercher.
30:58Et puis, il ne faut pas oublier qu'on a quand même des fleurons
30:59dans un certain nombre d'industries, d'entreprises multinationales
31:03qui, pour le coup, bénéficient des avancées sur d'autres marchés.
31:08Donc, il y a quand même des choses à faire.
31:10Parlons de nos fleurons et de l'autonomie stratégique.
31:12Le deal emblématique du jour, c'est donc Exel,
31:14après avoir rompu les discussions avec Safran ce week-end,
31:18qui rebondit avec Thalès.
31:19C'est Thalès qui va racheter Exel à la famille Gorgé.
31:23C'est un bon deal.
31:25C'est un deal qui va dans le sens de la souveraineté.
31:27On a de la chance d'avoir des donneurs d'ordre comme Thalès et Safran
31:30qui ont aussi les moyens d'acheter ce genre d'entreprise.
31:32Parce que l'autre choix, c'est que ces entreprises soient rachetées
31:35par des Américains, voire des Chinois.
31:38C'est un bon deal.
31:39Je ne sais pas trop trop.
31:41Ce n'est pas « donner, donner » de ce qu'on comprend.
31:44Voilà.
31:45Donc, ça veut dire qu'il y a quand même une partie...
31:46Mais c'est ça, l'autonomie stratégique.
31:47Il faut être capable, peut-être, de payer cher aussi des sujets stratégiques.
31:51Je ne dis pas le contraire.
31:52Sans broncher.
31:55Après, sur le papier, c'est un bon deal.
31:57C'est pas mal ce qu'ils font.
31:58Donc, moi, si on met la valo de côté,
32:02je trouve que c'est plutôt smart.
32:05Et puis surtout, ça prouve qu'il y avait un intérêt
32:07puisque tout de suite, on arrive à passer d'un potentiel acquéreur
32:11à un autre en un week-end.
32:13La famille, je pense, s'en sort plutôt pas mal.
32:15Après, juste, il faut avoir en tête,
32:16là, on est quand même dans un cycle long.
32:19Les approbations, c'est fin 2027.
32:22Et le bid potentiel, c'est en 2028.
32:26Donc, on a quand même le temps.
32:27Il y a un déroulement assez long sur le dossier.
32:30Voilà.
32:31Et puis après, l'activité en elle-même,
32:33on a vu l'actualité de ce printemps.
32:38Elle a mis ça sur le devant de la scène.
32:40Donc, pour le sujet, la souveraineté, oui, évidemment.
32:47Pour Thalès, oui.
32:48Je pense que c'est un bon deal.
32:49Ça élimine un concurrent direct.
32:51Donc, c'est jamais mauvais.
32:52Ça reste en France.
32:53Il y a, si vous voulez,
32:56c'est quand même sympa.
32:59Il ne faut pas le sortir de ce contexte,
33:01ma phrase précisément,
33:02mais le secteur de la défense,
33:051 800 milliards de dépenses à venir
33:07d'ici 2035 en plus.
33:09Donc là, on est à 2% de dépenses, de budget.
33:14On passe à 3,5.
33:153,5, plus 1,5 sur la sécurité aux France-Lars en 2035.
33:19Donc, la réunion de l'OTAN après réunion de l'OTAN,
33:21c'est confirmé, c'est confirmé, c'est confirmé.
33:23Bon, on verra bien.
33:24Donc, il y a bien une contrainte des États.
33:27Donc, il y a des points d'entrée sur un secteur comme la défense.
33:29Aujourd'hui, il y a des choses qui doivent...
33:31Je ne peux que souscrire à ce qui a été dit précédemment.
33:34Nous, on est des investisseurs longs.
33:35On est là.
33:37Ça n'arrive pas tout le temps.
33:39Mais on essaye, tant que faire se peut,
33:40de ne pas subir, mais d'agir.
33:42C'est notre boulot.
33:43Donc, quand il y a des points d'entrée,
33:45c'est plutôt là qu'il faut se rabattre en disant
33:49juste pourquoi la baisse de la défense, 3 points,
33:52Ryan Metal avait pris 200% en un an.
33:54C'est vrai.
33:55Bon, donc, Gloops, un peu quand même.
33:57Ça fait une belle performance.
34:00Les pourparlers de paix entre l'Ukraine et la Russie,
34:02ça a quand même un impact.
34:04Et puis, Ryan Metal, qui est quand même l'égérie du secteur,
34:07qui a fait un...
34:08Pas un profit warning, mais bon,
34:09des résultats très sosso au premier trimestre.
34:12Donc, ça a quand même mis aussi un petit coup...
34:13Mais bon, c'est voilà, il y a de l'exécution,
34:15on est dans le temps loin.
34:16Mais pour nous, en tout cas, investisseurs,
34:18à la fois, je veux dire,
34:21je rejoins aussi le point de Sophie,
34:23c'est-à-dire que si on se dit que l'épargne
34:25devrait quand même être plus fléchée,
34:28parce que là, c'est des milliards.
34:29Encore l'IPO de SpaceX.
34:3285 milliards.
34:33Oui, mais combien de milliards d'investisseurs européens
34:36sont partis financer ça ?
34:38De toute façon, c'est 300 milliards par an
34:39qui partent de l'Europe pour s'investir
34:41sur les actions américaines.
34:42Ça fait quand même mal au cœur.
34:43Et nous, notre boulot aussi,
34:45sans dire qu'on est cocorico,
34:47absolument, il faut se battre,
34:48on est là pour faire de l'argent.
34:49Mais si on a des bons secteurs,
34:51avec de la visibilité,
34:52des bons points d'entrée,
34:53comme c'est en ce moment,
34:54en tout cas, il me semble,
34:55bon, ben, voilà, ça réconcilie.
34:58Et puis nos clients même,
35:00on peut leur expliquer, rationnels.
35:02Donc, je pense que ça coche quand même pas mal de cases.
35:03Ça implique d'être proche de la commande publique ?
35:05C'est-à-dire que moi, j'ai quand même entendu
35:07pendant longtemps les gérants m'expliquer
35:08que tout ce qui était trop proche
35:10du pouvoir politique,
35:11de la commande publique,
35:12c'était à éviter dans les portefeuilles.
35:15On ne voulait pas ce qui était trop réglementé,
35:18contraint, avec des prix fixés,
35:20des tarifications fixées, etc.
35:23Là, on est obligé de s'engouffrer dans ce...
35:25Et l'affaire Rheinmetall,
35:27où on voit que le gouvernement allemand
35:28est capable de changer de commande comme ça.
35:31Alors, pour un autre acteur allemand,
35:33ça reste en Allemagne, très bien.
35:35Mais il y a une volatilité de la commande publique
35:37qu'il va falloir aussi intégrer, j'imagine.
35:40Non, non, mais vous avez raison.
35:42C'est une séquence différente.
35:43Je crois qu'on est un petit peu...
35:44Enfin, malheureusement, l'histoire...
35:46On est un petit peu au bout de la globalisation heureuse.
35:51Et cette ré-régionalisation vient aussi avec des enjeux.
35:55Et en Europe, mais comme en Chine,
35:58c'est pas un bon parallèle,
36:00mais en tout cas psychologiquement,
36:02on est quand même obligé de flécher un peu,
36:03parce que sinon, les gens ne le font pas.
36:05Donc, il faut trouver un moyen d'emmener...
36:07Alors, c'est pas très confortable,
36:09le côté victime nationale,
36:10c'est un petit peu comme ça,
36:11les services aux collectivités, etc.
36:14Mais...
36:14C'est difficile de dire à l'épargnant français européen
36:17qu'il se trompe en allant mettre son argent
36:19sur NVIDIA, sur Micron, etc.
36:23Il peut le faire les deux.
36:25Oui, oui.
36:26Sur la commande publique, moi, quand même,
36:28je suis souvent d'accord pour dire
36:29que c'est pas une très bonne idée d'y être exposé,
36:31mais en même temps,
36:31qu'est-ce qui tient la croissance en Europe aujourd'hui ?
36:33Il n'y a pas de demande privée.
36:34Donc, à un moment donné,
36:35il faut quand même l'investir.
36:36Vous prenez la France et l'Allemagne.
36:38Alors, la France, c'est en quasi-stagnation
36:40si vous enlevez les dépenses publiques.
36:42C'est-à-dire, conso public, investissement public.
36:43Depuis 2022, c'est quasi flat, le PIB.
36:45En Allemagne, c'est la récession
36:46si vous enlevez les dépenses publiques.
36:48Bon, quand je vous dis ça,
36:49c'est sûr qu'il n'y a pas grand-chose
36:50à aller chercher ailleurs.
36:52Mais oui, ça reste une bonne thématique, la défense.
36:54Moi, j'ai quand même peur, au bout d'un moment,
36:55que certains pays n'honorent pas forcément
36:56toutes leurs dépenses militaires.
36:58La France en premier, j'espère me tromper.
37:00Ce n'est pas celle qui dépense le moins,
37:02quand même, en la matière.
37:03Certes, mais on voit bien qu'à mesure
37:04que le déficit public va devenir un vrai sujet,
37:06parce qu'on ne va pas tenir non plus
37:07dix ans à ces niveaux de déficit,
37:09au bout d'un moment, il va falloir faire des choix.
37:12Et historiquement, on n'a pas forcément fait les choix
37:14qui portent la croissance potentielle,
37:15en tout cas qui garantissent notre souveraineté
37:17ou notre autonomie stratégique.
37:20Donc bon, je suis prudent.
37:21J'espère qu'on le fera,
37:22mais ce n'est quand même pas complètement gagné.
37:23Il y a un chemin de crête qui n'est pas évident
37:25à suivre de ce point de vue-là.
37:26Puisque vous travaillez sur la France désormais,
37:28Anthony,
37:32quels vont être les questionnements du marché
37:33au fur et à mesure qu'on va rentrer,
37:35alors dans la période budgétaire,
37:37mais au-delà de ça,
37:37dans la période électorale 2027,
37:40beaucoup d'investisseurs vont commencer à se demander
37:42à partir de quand est-ce que les marchés
37:43viennent mettre un petit coup de pression sur la France ?
37:46C'est comme ça que la question va se poser.
37:48Complètement.
37:48Je pense que ça dépend des programmes politiques,
37:50mais il y a une attaque qui peut être très forte
37:51sur les entreprises,
37:52parce que j'ai eu de la peine de le dire,
37:54mais on voit bien que quand même
37:55la majorité des partis ne sont pas en faveur
37:57d'une politique de l'offre.
37:59Ça, c'est quand même un vrai sujet.
38:00C'est ce qui s'est dit à Aix,
38:02pour les politiques présentes,
38:05la bataille culturelle a été perdue,
38:06la politique de l'offre,
38:08la bataille culturelle autour de la politique de l'offre
38:10a été perdue.
38:11Complètement.
38:11Alors, on voit bien que,
38:13notamment le Premier ministre,
38:14essaye de revenir un peu en arrière,
38:15justement,
38:16en tout cas avec un discours
38:16un petit peu plus pro-entreprise
38:18qu'on a pu l'entendre jusqu'alors,
38:19mais ça ne suffira probablement pas,
38:21parce que quand vous regardez les partis en tête,
38:23ils ne sont pas spécialement
38:24en soutien des entreprises.
38:25Donc ça, c'est un premier point.
38:26Si vous abîmez le tissu productif,
38:27ça se termine rarement bien.
38:28Et puis, il y a tout le sujet
38:30de la taxation,
38:30soit des hauts revenus,
38:31soit des hauts patrimoines, surtout.
38:33Et ça, au bout d'un moment,
38:34c'est quand même un mauvais cocktail.
38:35Si vous avez des partis
38:35qui sont en lead
38:37et qui veulent à la fois
38:38sabrer le tissu productif
38:40et attaquer de manière
38:41un peu déraisonnable
38:42parce qu'on ne le voit pas
38:43dans le reste du monde,
38:44les hauts patrimoines,
38:45dans une proportion aussi importante.
38:47C'est-à-dire que là,
38:47le marché ne va pas pouvoir
38:48se raccrocher
38:49à des alternatives pro-business
38:52qui lui permettraient
38:53de continuer d'espérer
38:54que la France puisse s'en sortir, etc.
38:58Là, il y a une offre politique
38:59désormais qui est majoritairement
39:03assez homogène sur l'idée
39:04qu'il va falloir aller prendre
39:05l'argent là où il est,
39:06c'est-à-dire dans les entreprises,
39:08chez les hauts revenus
39:08et chez les hauts patrimoines.
39:10On a quand même la majorité...
39:11C'est le consensus,
39:11le dénominateur commun
39:12le plus facile à trouver.
39:13Exactement.
39:13Il ne faut pas oublier
39:14qu'on a une classe politique
39:15qui aime les petites entreprises,
39:17mais surtout pas les multinationales.
39:18Pas de bol,
39:18qu'est-ce qui porte la France ?
39:19Les multinationales.
39:20Et elles, elles sont très mobiles.
39:22Donc ça aussi,
39:23ce n'est quand même pas un facteur
39:24de...
39:24Je vais être un peu cruel,
39:25mais les ETI allemandes,
39:26c'est plus dur pour elles
39:27de passer la frontière.
39:29Les multinationales françaises,
39:30au bout d'un moment,
39:31si quand même les conditions
39:32d'accueil ne sont pas bonnes,
39:33il y aura des arbitrages.
39:34Mais ça, le marché
39:34ne peut pas l'ignorer indéfiniment.
39:36Donc à la fin,
39:36si votre pays n'a plus
39:37son grand pilier,
39:38ça va devenir compliqué.
39:40Donc oui,
39:40on aura quand même
39:40de l'agitation sur le spread.
39:42Ça, il ne faut quand même pas rêver.
39:43Surtout à l'issue du premier tour,
39:45en fonction de ce qui sort,
39:46il y a des configurations
39:47dans lesquelles
39:47on peut s'amuser un peu.
39:49Oui, bon.
39:50Donc oui,
39:50c'était...
39:51C'est quoi ?
39:512017, hein ?
39:53Oui, 2017,
39:53où il y avait déjà eu
39:54le sujet du spread.
39:55Il y a eu 2017,
39:56où ça faisait longtemps
39:57qu'on n'avait pas vu le spread
39:58bouger aussi fortement.
39:59Et puis le grand épisode
40:00du spread,
40:02c'était...
40:03Oui, oui, bien sûr.
40:03Il faut remonter dans l'histoire,
40:04sinon c'est Mitterrand,
40:05la grande période
40:06où exactement...
40:08Là, on avait vu des choses
40:09assez amusantes
40:10sur les marchés.
40:12Bon,
40:13il nous reste quelques minutes.
40:14On parlait du M&A
40:15avec Excel et Thalès.
40:17Il y a une autre opération
40:18aujourd'hui qui vous intéresse,
40:20Thierry,
40:20c'est autour d'EasyJet.
40:21Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant
40:22dans cette opération ?
40:23Non, mais simplement...
40:25Pauline l'avait dit
40:26en introduction,
40:27donc c'est au cinquième bid,
40:29l'acquéreur arrive à ses fins.
40:33Pas tout à fait,
40:34puisque le prix
40:35est en dessous de l'offre.
40:36Donc ça veut dire quand même
40:37que le marché
40:37ne valide pas complètement
40:39l'opération.
40:40Pauline l'avait signalé,
40:41on est...
40:41Il y a un risque.
40:42Voilà, il y a un mois
40:43pour que les choses
40:45soient posées clairement
40:46sur la carte,
40:47sur la table, pardon.
40:49Donc on verra bien.
40:50Et puis,
40:51en fait,
40:52le secteur de l'aérien,
40:53finalement,
40:54qui n'est quand même
40:55pas forcément trop
40:56la darling des investisseurs,
40:58c'est le moins
40:58qu'on puisse dire,
40:59mais il a quand même
41:00des attraits.
41:01Les belles compagnies,
41:03je pense qu'EasyJet
41:03en fait partie,
41:05avec une flotte jeune,
41:07dynamique,
41:08puis des vrais actifs
41:09qui sont les créneaux horaires,
41:12les slots,
41:13les aéroports,
41:14enfin,
41:14tout ça,
41:15c'est quand même
41:15tout ce qu'ils ont construit
41:16depuis plus de 20 ans.
41:18Les pilotes aussi,
41:19il faut les recruter,
41:20c'est quand même compliqué,
41:20il y a de la tension,
41:21un corps,
41:22enfin...
41:23Donc bref,
41:23je trouve que c'était intéressant
41:25de voir,
41:25c'était le sujet aussi,
41:27les actifs hors radar,
41:31les investisseurs
41:32qui veulent bien
41:34se donner la peine.
41:34Alors là,
41:35le problème,
41:35c'est que c'est un investisseur
41:36américain,
41:37donc c'est vrai
41:38que ça fait
41:39un tout petit peu peur
41:41de voir des transferts
41:43aussi de pépites européennes
41:44comme ça,
41:45qui ont réussi
41:45à créer quelque chose.
41:47Une fois que c'est établi
41:48et qu'ils profitent,
41:49enfin,
41:49c'était l'argument
41:51du management d'EasyJet,
41:52c'était de dire,
41:53voilà,
41:53on se prend le kérosène
41:54avec le détroit d'Hormuz
41:55et vous venez,
41:57donc on n'est pas du tout
41:59Et finalement,
42:00quand même,
42:00au bout d'un mois de discussion,
42:01ils ont rajouté,
42:03ils ont monté,
42:03monté,
42:03monté leur offre.
42:05Mais visiblement,
42:06il y a un réveil
42:06du M&A en Europe,
42:08je crois,
42:08à travers votre stratégie
42:09Microcap,
42:10vous enregistrez
42:10un certain nombre
42:11d'opérations
42:12depuis le début de l'année,
42:13c'est ça ?
42:13Oui, oui.
42:14C'est plus d'une dizaine,
42:15peut-être, c'est ça ?
42:16Non, non,
42:16quand même pas.
42:22Il y a des OPA
42:23il n'y a pas très longtemps,
42:24je crois,
42:24sur le foot.
42:24Il y a des OPA régulièrement,
42:25enfin,
42:26on en a une par,
42:28tous les deux mois,
42:28on va dire,
42:29en moyenne.
42:30Mais oui,
42:30par contre,
42:31le montant,
42:32enfin,
42:32le volume du M&A
42:35cette année,
42:36juste sur le premier semestre,
42:37est 1,5 fois supérieur
42:39à celui de 2025
42:40toute l'année.
42:41Donc,
42:42oui,
42:42il y a un vrai regain.
42:44Bon,
42:44voilà,
42:45donc,
42:45il y a des beaux actifs
42:46à aller chercher
42:47et c'est vraiment
42:48la thématique initiale
42:50de notre conversation.
42:52Qu'est-ce qu'on fait
42:53dans ce marché ?
42:54Il faut élargir au maximum,
42:56ne surtout pas se focaliser,
42:58diversifier le risque,
42:59c'est notre métier,
43:00mais voilà,
43:01se forcer à,
43:02oui,
43:02il y a des titres
43:03qu'on aime bien,
43:03des darlings,
43:04on les garde,
43:05mais on réduit progressivement
43:06et puis,
43:07si tout se passe bien
43:08avec les gains,
43:08ça nous permet
43:09d'acheter une position
43:11pratiquement à zéro
43:12puisqu'on cristallise
43:14la plus-value
43:15sur autre chose,
43:16de préférence
43:17et puis de recycler
43:18un peu tout ça
43:19sur des dossiers
43:20qui sont un peu moins
43:22sous l'œil
43:23des investisseurs
43:24et les 10 investisseurs
43:27ne manquent pas
43:27de trouver
43:28là où il y a de la valeur.
43:29En termes de diversification
43:30géographique,
43:31est-ce qu'il y a
43:31des géographies particulières ?
43:33Je pense à la Chine,
43:34par exemple,
43:35dans les émergents,
43:36en Asie,
43:37Nous,
43:37on travaille plutôt
43:39quand même le Japon
43:42depuis maintenant
43:43pas mal de temps
43:43et notamment
43:44sur le segment financier
43:45aussi.
43:46qui est extrêmement intéressant
43:47où on voit
43:49une impulsion
43:50qui est comparable
43:50à ce que vivent
43:51les banques européennes
43:53pour des raisons évidentes,
43:54tout d'intérêt négatif,
43:55puis retour
43:56à meilleure fortune,
43:58activité opérationnelle
43:59en amélioration,
44:00impulsion budgétaire
44:01avec Sanae Takahichi.
44:03Le niveau du Yen
44:04vous pose un problème
44:05pour investir au Japon
44:06ou pas aujourd'hui ?
44:07Non, pas réellement
44:09parce qu'en fait,
44:10la façon dont on travaille,
44:12on capture quand même
44:13en ce moment,
44:13en tout cas dans les thèmes
44:14de marché,
44:14beaucoup de grandes entreprises
44:16japonaises qui elles-mêmes
44:17sont quand même
44:17beaucoup des multinationales,
44:19donc bénéficient du Yen faible,
44:20mais c'est clair
44:20que c'est un facteur de risque.
44:22C'est plutôt un facteur de risque
44:24pour le monde obligataire
44:26et voire de diffusion
44:28de stress dans le monde obligataire.
44:33Mais non,
44:33on n'est pas particulièrement
44:35embêtés sur cette question-là.
44:36On couvre le Yen
44:37en grande partie.
44:39Ah oui,
44:39même encore à ce niveau ?
44:40Oui, oui,
44:41on est couverts à moitié
44:42en tout cas sur nos positions
44:43en Yen.
44:44Mais donc voilà,
44:46toujours un gisement
44:47qui est intéressant au Japon.
44:48Bon, la Corée,
44:49bien sûr,
44:49c'est à la mode,
44:50on en a parlé,
44:50mais là,
44:50on est plutôt en phase
44:51de réduction.
44:54Décrétage.
44:54Voilà, décrétage.
44:55Et après,
44:56il y a plein d'histoires
44:56qui sont à mon sens
44:57probablement hyper intéressantes,
44:59mais qui sont super compliquées
45:03sortant du choc,
45:04justement.
45:05Hormuz ?
45:06Sortant d'Hormuz,
45:07vraiment,
45:07il y a des...
45:08Dans les émergents.
45:09Dans les émergents,
45:10c'est quand même la situation
45:11et même en Asie du Sud-Est,
45:13la situation est quand même compliquée.
45:15pour voir si on reprend ou pas
45:15les trades sur ces marchés émergents.
45:17Si on peut faire court,
45:18mais d'un mot,
45:20ce n'est pas ouvrir le débat,
45:21mais est-ce que la dernière marque
45:24d'inflation en zone euro
45:25permet à la BCE
45:26de refermer l'idée
45:27d'une hausse de taux
45:28en juillet ?
45:30Sérieusement,
45:30si elle ne le fait pas,
45:31c'est qu'il y a vraiment un problème.
45:32En tout cas...
45:32Oui,
45:33si elle ne referme pas la porte
45:34à la hausse de taux en juillet.
45:34Très honnête.
45:36Rien ne justifie.
45:37Pour septembre,
45:37on verra.
45:38Son premier mouvement
45:39était déjà injustifié,
45:40tout le monde le sait,
45:40elle était obligée.
45:41Bon, il faudrait passer à autre chose.
45:42Mais peut-être que...
45:43Non, non.
45:43La gouverneure va peut-être s'engager
45:45dans le débat précédent
45:46si elle l'a annoncé à Aix.
45:48Oui, effectivement.
45:50Comme quoi,
45:51l'indépendance des banques centrales
45:53est un peu...
45:55Tout ça pour ça.
45:56Comment dire ?
45:56Effectivement,
45:57c'est une indépendance
45:58qui marche parfois
45:59dans les...
46:00Enfin, pas forcément
46:01dans tous les sens.
46:02Bref,
46:02merci beaucoup à vous trois
46:03d'avoir été invités
46:04de Planète Marché ce soir.
46:05Anthony Morley,
46:06Lavidali,
46:06Rex ECOD et BSI Economics,
46:08Thierry Leclerc,
46:09Alpha Jet,
46:09Fair Investors,
46:10et Sophie Chevalier
46:11d'Orval,
46:11Asset Management.
46:17Le dernier quart d'heure
46:18de Smartbourg,
46:18chaque soir,
46:19c'est le quart d'heure
46:19thématique,
46:21le thème chaque lundi,
46:22c'est le thème américain.
46:23Nous sommes à l'heure américaine
46:24avec notre correspondant américain
46:26Pierre-Yves Dugas
46:27qui est à distance
46:28avec nous.
46:29Pierre-Yves,
46:29merci beaucoup
46:30de nous ramener
46:32à la question
46:34du libre-échange
46:35et de la vision
46:36que l'administration
46:37Trump peut avoir
46:39du libre-échange
46:39et des grands accords
46:40commerciaux.
46:41J'avoue que l'information
46:42m'avait échappé
46:43mais Donald Trump
46:44vient de refuser
46:45de renouveler
46:46l'accord de libre-échange
46:47nord-américain
46:48qui unit donc
46:49le Canada,
46:50les États-Unis,
46:51le Mexique
46:51qu'on appelait
46:52le NAFTA,
46:53je crois,
46:54c'est ça,
46:54qui a déjà été remodelé
46:56pas mal de fois.
46:56Donc,
46:57pas de renouvellement
46:58pour cet accord.
46:59Quelles sont les raisons
47:00et les conséquences
47:01de cette décision,
47:02Pierre-Yves ?
47:03Ah oui,
47:04c'est potentiellement
47:06une grosse affaire.
47:07On en a peu parlé
47:09parce qu'on ne peut pas
47:11parler tout le temps
47:11de Trump.
47:12Il faut vous laisser
47:13un petit peu d'oxygène
47:14pour les autres sujets.
47:17L'accord est dénoncé
47:19par l'administration Trump,
47:22ce qui lui permet
47:23de rentrer
47:24dans un cycle annuel
47:26de renégociation.
47:27Et tous les ans maintenant,
47:29il va falloir
47:31que les Mexicains,
47:32les Canadiens
47:32et les Américains
47:33s'entendent
47:33sur des ajustements
47:34à faire dans cet accord,
47:36sachant que l'accord lui-même
47:37ne pourra pas
47:38être abandonné
47:39avant 2036.
47:41C'est une situation
47:42qui est jugée
47:44favorable
47:45à Donald Trump
47:47parce que le Mexique
47:48est très demandeur,
47:49parce que cet accord
47:50est important
47:51pour les trois pays,
47:52il est important
47:53pour l'économie mondiale,
47:54c'est quand même
47:5530% du PIB mondial,
47:57la zone de libre-échange
47:58nord-américaine,
47:59c'est quelque chose
48:00comme 515 millions
48:02de consommateurs,
48:03c'est 2 000 milliards
48:04de dollars
48:05d'échanges commerciaux
48:06annuels,
48:07et c'est une zone
48:08qui existe
48:09depuis 1994.
48:12Ce qui est particulièrement
48:15important pour les Mexicains,
48:16l'était considérablement
48:17en 1994,
48:18vous vous souvenez,
48:19à l'époque,
48:19le Mexique essayait
48:21de s'établir
48:22comme un pays émergent
48:23de référence,
48:26une bonne destination
48:27pour les investissements,
48:28il avait besoin
48:29de tourner la page
48:31sur sa période
48:33de sur-endettement,
48:35il avait obtenu
48:36l'annotation triple B
48:37qui le rendait
48:38investment grade,
48:39bon,
48:40le Mexique a fait
48:40beaucoup de progrès
48:41depuis,
48:42mais le Mexique
48:44dépend quand même
48:47pour ses exportations,
48:48elle représente
48:4940% du PIB,
48:50et 40% du PIB
48:53c'est beaucoup,
48:53sachant que sur le total
48:55d'exportations mexicaines,
48:5680% va aux étudiants
48:58Etats-Unis,
49:00les choses se sont bien
49:01passées
49:02du point de vue mexicain
49:04parce que le Mexique
49:04a attiré énormément
49:05d'investissements
49:07étrangers
49:08parce qu'on utilise
49:09le Mexique
49:09comme porte d'entrée
49:11sans droit de douane
49:13sur le marché
49:13des Etats-Unis,
49:15mais
49:16le revers de la médaille
49:17c'est que quand
49:18un Donald Trump
49:20protectionniste
49:20arrive
49:21et commence
49:22à mettre des barrières,
49:23tout le modèle
49:24de développement
49:24du Mexique
49:25est marginalement
49:27en tout cas
49:27mis en danger
49:28et on observe
49:29depuis deux ans
49:30un recul net
49:31des investissements
49:32industriels au Mexique
49:33qui pose un problème
49:35ce dont rêve
49:37par ce système
49:39de renégociation
49:40annuelle
49:40ce dont rêve
49:42Donald Trump
49:42c'est de revenir
49:44en particulier
49:45sur le contenu
49:47nord-américain
49:48obligatoire
49:48qui est la condition
49:50d'entrée
49:50sur le marché américain
49:51le secteur automobile
49:53est particulièrement
49:54important
49:56on dit
49:57les intérêts économiques
49:58du Mexique
49:58mais en fait
49:59ce sont les intérêts
49:59économiques
50:00de sociétés
50:01multinationales
50:02et en particulier
50:03américaines
50:04qui ont diversifié
50:05leur chaîne d'approvisionnement
50:06sur le Canada
50:07et sur le Mexique
50:09et les grands constructeurs
50:10automobiles américains
50:11mais aussi européens
50:12utilisent le Mexique
50:13pour rentrer
50:14sur ce marché
50:15automobile nord-américain
50:17il faut que le contenu
50:18nord-américain
50:19soit de 75%
50:20et ce que souhaiterait
50:25Donald Trump
50:26c'est de changer
50:27les termes
50:27de l'accord
50:29pour que l'on ne parle
50:30plus simplement
50:31de contenu nord-américain
50:32mais qu'on parle aussi
50:33de contenu
50:34purement étasunien
50:36si j'ose employer
50:37cet adjectif
50:38que je déteste
50:38et qui est d'habitude
50:40laissé aux experts
50:41de France Culture
50:43étasunien
50:43ça veut dire
50:44qu'il faudrait
50:47que sur le sol
50:49des Etats-Unis
50:50au moins la moitié
50:52de la valeur ajoutée
50:53de l'automobile
50:54ait été à un moment donné
50:57élaborée
50:58parce qu'il faut savoir
50:59que les automobiles
51:00notamment chez Stellantis
51:01mais aussi chez General Motors
51:03un peu moins chez Ford
51:06font des allers-retours
51:08entre les Etats-Unis
51:09et le Mexique
51:10une pièce peut faire
51:13des dizaines d'allers-retours
51:14avant d'être assemblée
51:15au final
51:16effectivement
51:16dans un véhicule
51:18au Mexique
51:19ensuite envoyée
51:20aux Etats-Unis
51:20par exemple
51:21alors c'est assez amusant
51:24de voir que Ford
51:25par exemple
51:26n'a pas la même position
51:27sur la renégociation
51:29de l'accord
51:30de libre-échange nord-américain
51:31qu'un General Motors
51:32General Motors
51:33est allé beaucoup plus loin
51:34dans la délocalisation
51:35au Mexique
51:36que Ford
51:36Ford
51:37bien que de taille
51:38plus petite
51:39que General Motors
51:39sur le marché américain
51:41emploie beaucoup plus
51:43d'ouvriers
51:45syndiqués
51:45que General Motors
51:48et donc
51:49ce dont rêve Ford
51:50ce sont des nouvelles règles
51:52de contenu américain
51:54obligatoires
51:54qui favorisent
51:56sa chaîne de production
51:57qui est relativement
51:59moins délocalisée
52:01L'autre question
52:03Pierre-Yves
52:04c'est est-ce que
52:04les juges de la Cour suprême
52:06ont mérité leurs vacances
52:07la cession
52:08de la Cour suprême
52:09se termine
52:09elle a été bien chargée
52:11est-ce que la Cour suprême
52:13a mérité ses vacances
52:14dans le sens
52:14est-ce que la Cour suprême
52:15a joué son rôle
52:16à l'occasion
52:17de cette session
52:19marquée bien sûr
52:20par le retour
52:22de l'administration
52:22de Trump
52:23depuis plus d'un an
52:23maintenant au pouvoir
52:26Ils n'ont pas chômé
52:28ils ont
52:29ils sont intervenus
52:31souvent en urgence
52:32parfois ils ont pris
52:34le temps d'intervenir
52:34et ils ont
52:36redoré leurs blasons
52:37dans la mesure
52:38où
52:38ils sont intervenus
52:41je vais essayer
52:41d'adresser un petit bilan
52:44sur des sujets
52:47sur des décisions
52:48qui permettent de conclure
52:49que ça n'est pas vrai
52:50la Cour suprême
52:51n'est pas une chambre
52:52d'enregistrement
52:53de républicains
52:53pour l'administration Trump
52:55ce qui était la grande peur
52:56de la gauche américaine
52:57mais la gauche américaine
52:59n'est pas du tout
53:00satisfaite pour autant
53:01de la manière
53:02dont la Cour suprême
53:03a tranché sur un certain nombre
53:05de litiges constitutionnels
53:07il y a des victoires
53:08entre guillemets
53:09pour
53:11Donald Trump
53:13dans les décisions
53:15qui ont été prises
53:16par la Cour suprême
53:16au cours des derniers mois
53:18en particulier
53:19en ce qui concerne
53:20l'extension
53:21des pouvoirs présidentiels
53:22puisque la Cour suprême
53:23il y a quelques jours
53:25a tranché que
53:26la Maison-Blanche
53:27le chef de l'exécutif
53:28avait le droit
53:29de limoger
53:30les patrons
53:31de commissions
53:32bipartites
53:33qui étaient réputés
53:34depuis les années 30
53:37politiquement indépendantes
53:39je veux parler
53:40du Federal Trade Commission
53:41qui est la commission
53:43qui s'occupe
53:43en partie
53:44du contrôle
53:46des monopoles
53:47et de la préservation
53:49de la concurrence
53:50mais c'est aussi
53:51la commission
53:51fédérale électorale
53:53c'est aussi
53:53la commission
53:54sur la sécurité
53:56des produits de consommation
53:57c'est également
53:58la commission
53:59qui sert
54:00d'intermédiaire
54:01et de
54:02d'arbitre
54:04dans les
54:05conflits sociaux
54:07le National
54:09Labor Relations Board
54:12il a clairement
54:13été établi
54:13par la Cour suprême
54:15que Donald Trump
54:16a le droit
54:16de limoger
54:17les démocrates
54:18qui siègent
54:19dans cette commission
54:20pour les remplacer
54:20par des hommes à lui
54:21c'est un choc
54:22pour les démocrates
54:23la Cour suprême
54:25a autorisé
54:26la redélimitation
54:27des districts
54:28des circonscriptions
54:30qui avaient été mis
54:31en place
54:32pour faire élire
54:33en priorité
54:33des candidats noirs
54:34au nom de la promotion
54:35des droits civiques
54:37les républicains
54:38pensent gagner
54:39quelques voix
54:40à la chambre
54:41des représentants
54:42la Cour suprême
54:43a autorisé
54:44l'expulsion
54:45des immigrés
54:45et
54:48des interdictions
54:49nouvelles
54:49frappant des pays
54:50entiers
54:51sans intervention
54:51du Congrès
54:53voilà quelques exemples
54:54qui horrifient
54:56la gauche
54:56à l'inverse
54:58la Cour suprême
54:59a quand même
55:00frappé
55:00deux grands coups
55:01qui sont
55:02fortement contraires
55:03aux priorités
55:04de Donald Trump
55:05il y a bien sûr
55:06nous en avons souvent
55:06parlé ensemble ici
55:07l'invalidation
55:09du recours
55:09aux droits de douane
55:10systématique
55:11et subjectif
55:12sans aucun contrôle
55:13ni a priori
55:14ni a posteriori
55:15ni pendant
55:17de la part du Congrès
55:18et du législateur
55:19sur ce que peut faire
55:20la Maison Blanche
55:21en matière de droits de douane
55:22alors qu'un droit de douane
55:23c'est quand même
55:24un impôt
55:24donc la Cour suprême
55:26a tranché contre
55:27ce qui complique
55:28toute la démarche
55:29de politique commerciale
55:30de Donald Trump
55:30et puis
55:31très important
55:32pour les marchés financiers
55:33la Cour suprême
55:34a tranché que
55:35Donald Trump
55:36ne pouvait pas
55:37limoger
55:37à volonté
55:39un gouverneur
55:40de la Banque Centrale
55:41américaine
55:42encore que
55:43encore que
55:44la porte
55:45n'ait pas été
55:45totalement fermée
55:46si jamais
55:47ce gouverneur
55:49était
55:49on pouvait démontrer
55:51qu'il avait commis
55:52de malversations
55:53à ce moment-là
55:53la porte a été ouverte
55:54par la Cour suprême
55:55mais en tout cas
55:56Lisa Cook
55:57que
55:57Donald Trump
55:58voulait limoger
55:59parce qu'elle était
56:01démocrate
56:01et surtout
56:02parce que
56:02semble-t-il
56:03elle n'était pas
56:04partisane
56:05d'une forte baisse
56:06de taux d'intérêt
56:07pour le moment
56:09va pouvoir
56:09rester en place
56:10bon ben voilà
56:11donc vacances
56:12pour la Cour suprême
56:13nous aussi
56:13on prendra nos quartiers
56:14d'été
56:15d'ici quelques temps
56:16on va arrêter
56:17les tournages
56:17à partir du 10 juillet
56:18sur l'antenne
56:19de Bismarck
56:20et donc
56:21Smart Bourse
56:21s'arrêtera en fin de semaine
56:23pour sa pause estivale
56:24merci beaucoup
56:25Pierre-Yves de nous avoir
56:26accompagné tout au long
56:27de la saison
56:27vous serez là
56:28évidemment
56:29pour la reprise
56:31et la rentrée
56:32à l'antenne
56:33avec les équipes
56:34de Bismarck
56:35et de Smart Bourse
56:36Pierre-Yves Dugas
56:36qui est avec nous
56:37chaque lundi
56:37vous le savez
56:38notre quart d'heure
56:39américain
56:40depuis plusieurs saisons
56:42maintenant
56:42que vous retrouvez
56:43comme toutes nos autres
56:44interviews et émissions
56:45en replay
56:46sur bsmart.fr
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