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Avec Didier Raoult

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##FAUT_QU_ON_SORGANISE-2026-10-02##

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News
Transcription
00:01Midi 13h, Sud Radio, faut qu'on s'organise. André Bercoff.
00:06Et oui André Bercoff, il y a vraiment urgence à s'organiser.
00:10Le décrochage de la recherche française dans la compétition scientifique mondiale
00:14est vraiment très inquiétant, tout comme le niveau des élèves qui n'a jamais été aussi bas depuis 15 ans
00:20André.
00:21Oui, il faut le dire, le classement PISA, vous savez,
00:24qui s'occupe du suivi, des acquis des élèves de l'OCDE,
00:31qui enquête dans 91 pays et ils ont enquêté sur 760 000 élèves.
00:37On parlera des résultats et effectivement les résultats sont assez préoccupants pour la France.
00:42L'Observatoire, c'est des sciences et techniques, l'OST, qui parle d'un véritable décrochage
00:48et qui fait une radioscopie d'un décrochage.
00:50Est-ce que vraiment, du point de vue de l'audience scientifique, etc.,
00:53on passe de la cinquième à la dixième place entre 2005 et 2025 ?
00:59Que se passe-t-il ? On va en parler.
01:01On va en parler avec le professeur Didier Raoult
01:03et on va parler en général de ce qui se passe.
01:05Qu'est-ce que ça veut dire, cette baisse de niveau dans la recherche et un peu partout ?
01:10Pourquoi ? Pourquoi on en est là ?
01:12Et vraiment, qu'est-ce qui fait qu'on est dans la crise
01:15quand le vieux n'est pas encore mort, comme disait Gramsci,
01:18et que le jeune n'est pas encore né ?
01:21On se retrouve dans un instant sur Sud Radio, effectivement,
01:24pour en parler avec le professeur Didier Raoult.
01:34Pourquoi la recherche scientifique, les mathématiques, le niveau d'écriture
01:38et même de connaissances se sont-ils effondrés en France
01:42depuis quelques décennies, André Bercoff ?
01:44Eh bien, vous allez en parler avec votre invité, le professeur Didier Raoult.
01:49Bonjour à vous, bienvenue sur Sud Radio.
01:51Alors, effondré peut-être est un mot excessif,
01:56mais enfin, encore une fois, juste pour parler de quelques chiffres très rapidement,
02:00l'enquête PISA, vous savez,
02:03la France est 27e sur 91 pays évalués,
02:0816 points en moins en ce qui concerne les maths,
02:1118 points en moins en ce qui concerne la compréhension de l'écrit
02:13et en science un peu moins,
02:16mais enfin, ce n'est pas effectivement la gloire
02:19puisque aujourd'hui, il y a 4, je dirais, régions en Chine qui passent avant nous,
02:25Singapour, Taïwan, le Japon,
02:27ensuite on a l'Estonie, la Corée du Sud, l'Angleterre,
02:31le Canada, la Nouvelle-Zélande
02:32et ensuite la France, ce n'était pas le cas il y a encore quelques années,
02:37en tout cas quelques décennies.
02:39Et en même temps, en même temps...
02:41Ex éco avec l'Arabie Saoudite,
02:42la France est ex éco avec l'Arabie Saoudite.
02:44Avec l'Arabie Saoudite, c'est pas mal, oui c'est vrai,
02:46c'était bien, c'est bien à le dire, effectivement, Didier Aoult.
02:49Tu vas nous passer devant à la prochaine, au prochain...
02:53Non mais nous, on est ou maillot jaune ou maillot rouge,
02:56il n'y a pas de problème, ou dernier de la classe.
02:58Non, ce qui est...
02:59Alors, en même temps, je ne peux pas m'empêcher,
03:02on ne peut pas s'empêcher, Didier Aoult, de parler de l'actualité,
03:05en même temps, il y a des milliers ou des dizaines de militants
03:08qui sont descendus dans la rue pour relever le niveau français,
03:13notamment depuis hier, dans des dizaines de lycées de France et de Navarre,
03:18eh bien, ça fonctionne.
03:20Les professeurs, les pompiers, tout ça,
03:23sont absolument calardés, et en tout cas poursuivis,
03:27sans parler des policiers, par un certain nombre de gens qui protestent.
03:31Et écoutez juste, juste un bruit de fond.
03:43Voilà, ça c'est Louis Boyard, le député LFI, qui dit,
03:48attention, oublie, mais attends, ne montez pas trop la violence.
03:51En tout cas, on a vu des images depuis hier, quand même, qui sont frappantes.
03:55Et encore une fois, je voulais commencer par ça.
03:57Didier Aoult, on ne vous présente pas, je vais dire,
04:00j'ai encore relu votre CV de microbiologiste,
04:03des maladies infectieuses, de praticiens hospitaliers,
04:06ça a été, et évidemment, de directeurs pendant plus de dix ans
04:12de CHU, Université, Marseille, Infection, excusez-moi,
04:19et tout cela.
04:20Et on se dit aujourd'hui, mais il y a d'un côté, voilà,
04:25tout le monde descend dans la rue, tout le monde,
04:27enfin, les lycéens, les collégiens, etc., on n'en peut plus.
04:30Et on brûle.
04:31C'est-à-dire que le truc, c'est, allez, lycée en feu, lycée en feu, lycée en feu.
04:34Et puis, de l'autre côté, on a ce classement
04:36qui est tout à fait très loin de toutes ces contingences.
04:41Qu'est-ce qui se passe, à votre avis ?
04:46Si vous voulez, ce qui est le plus clair depuis plusieurs années,
04:54si vous voulez, c'est la médiocrisation progressive des esprits dans ce pays
05:02et qui est un phénomène de fond.
05:05que, je ne sais pas comment on peut relever ça, mais globalement,
05:10alors c'est un problème de l'Occident en général.
05:12Vous savez que dans l'Occident, dans le XXIe siècle,
05:15pendant le XXe siècle, on a eu l'impression que le QI augmentait.
05:19– Oui.
05:20– Des populations alphabétisées.
05:23Et on pensait que c'est un phénomène qui allait continuer à augmenter.
05:30Si vous voulez, des gens de très bonnes intentions.
05:33Moi, j'avais du respect pour Chevènement.
05:36En Chevènement, l'idée, il faut collier 80% des enfants
05:41d'une génération qui est le baccalauréat.
05:44Mais il pensait au baccalauréat que, moi, j'avais passé,
05:49quand j'ai passé le baccalauréat, il y avait 7% des gens
05:52qui avaient le baccalauréat.
05:55– 7% ?
05:57– Vous qui êtes un peu plus âgés, c'est probablement 5%.
06:00Et il fallait avoir un QI de 120 pour passer le bac.
06:05Maintenant, actuellement, il faut un QI de 80 à 85 pour passer le bac.
06:09Et avec ça, on a ouvert les universités,
06:12ce qui semblait aussi une bonne idée, si vous voulez.
06:15On a ouvert les universités, mais on a accueilli tout le monde.
06:18Et maintenant, les diplômes sont évalués.
06:21Moi, j'ai vu ça.
06:23Dans mon CV, vous avez oublié que j'ai été président d'une université.
06:26– Oui, c'est vrai, absolument.
06:28Marseille, ex-Marseille, oui, tout à fait.
06:31– C'est un phénomène que je connais.
06:33Là, actuellement, l'État évalue la qualité des enseignements
06:38au fait qu'il y a 100% de réussite.
06:41Donc, ça veut dire, dès que vous rentrez, vous réussissez.
06:45On en est au collège unique, mais maintenant, c'est vrai jusqu'aux tests de science.
06:49Aux tests de science, si vous vous inscrivez, vous devez l'avoir.
06:52Et on ne doit pas vous embêter, on ne doit rien exiger de vous.
06:55– Mais comment des esprits, quand même faits organisés,
06:59je ne dis même pas élémentairement, peuvent demander 100% de réussite ?
07:02Ça ne veut rien dire, 100% de réussite.
07:06– Si, si, si, non, mais c'est un phénomène, je peux essayer de vous expliquer ça.
07:11Il y a un phénomène général, si vous voulez,
07:14qui est que quand un élève ne réussit pas, c'est la faute du prof.
07:22C'est la faute de la pédagogie qui n'est pas bonne.
07:24Il suffit de changer la pédagogie et tout le monde va devenir intelligent.
07:28Et ce qu'on voit, c'est que les gens sont de moins en moins intelligents.
07:32Ça se mesure, ça.
07:34Parce que si vous comparez, en réalité, tout ça est gouverné par le QI.
07:39On a la même place pour le QI que pour le pizza.
07:41On est entre la 25e et la 35e place.
07:46– 35e place, oui.
07:47– Et donc, c'est des vrais QI, c'est-à-dire que c'est ceux qui ont commencé à
07:52lancer ça,
07:52c'est les Norvégiens qui ont continué le service militaire
07:55et qui ont regardé le QI dans la même famille, entre père et fils.
08:00Et donc, la chute du QI n'est même pas un phénomène social.
08:04Ce n'est pas vrai.
08:05Après, on vous dira, non, non, mais c'est parce que c'est les pauvres.
08:07Bien sûr, si les pauvres ne vont pas à l'école
08:09ou s'ils ont des écoles dans lesquelles on n'a plus pu leur faire cours,
08:13c'est sûr qu'ils ne pourront pas passer les têtes de copabulaire du QI.
08:16Mais même sans ça, même à milieu égal, à niveau égal, dans les mêmes familles,
08:23il y a une baisse du QI, c'est-à-dire que dans l'Occident,
08:27les gens sont de plus en plus bêtes.
08:29Voilà, c'est comme ça.
08:30Et ça se traduit de manière anecdotique,
08:34j'ai eu l'occasion de le dire récemment,
08:35par le fait que si vous prenez la composition
08:40du gouvernement de Gaulle
08:44et de ceux de Macron,
08:46vous voyez bien qu'il y a 20 points de différence,
08:48à 30 points de différence de QI.
08:50– Vous voulez dire que ça se voit ?
08:52En les écoutant, ça s'entend, quoi.
08:54Ça s'entend.
08:55– Ça se voit, il n'y a pas besoin d'être mathématicien.
08:58Un des plus rigolos, c'est le maire.
09:00Et lui, pour revenir, il veut dire tous les jours
09:03une bêtise plus grosse que celle de Macron.
09:05Il a dit, Macron a réussi en disant que des bêtises,
09:08je vais faire pareil.
09:09Alors il dit, d'ailleurs, pour le PISA,
09:11vous savez qu'il a une réponse extraordinaire,
09:12il faut rendre l'école obligatoire à un an.
09:14Comme ça, on leur apprendra à lire à un an.
09:17Il est fait.
09:18– Pourquoi pas six mois pendant que les nourrissons.
09:22– Oui, il a un très bon problème.
09:24Il a réussi à accumuler 1 000 milliards de la dette
09:27en disant, c'est pas moi, c'est pas moi.
09:29Enfin, c'était lui qui était le ministre des Finances.
09:32Et pendant ce temps, il était pour me distraire,
09:35il écrivait des romans dans lesquels il décrivait
09:37avec beaucoup d'amour un anus pendant plusieurs pages.
09:40Non mais, vous savez, on a une classe politique.
09:43Il faut trouver des choses comme ça.
09:45Moi, j'ai vu, encore une fois,
09:46dans les ministères de la Santé,
09:47défiler des gens.
09:49On se demande comment ces gens étaient ministres.
09:53Chez nous, ils n'auraient pas été élus, je ne sais pas,
09:55président de la commission médicale des hôpitaux.
09:57Vous voyez, le casting actuellement traduit quelque chose
10:04qui est que, je ne sais pas, j'ai des amis parisiens
10:10qui me disent, dans des situations,
10:13vous voyez, j'ai même des amis parisiens,
10:15dans des situations…
10:15– C'est bien, vous avez beaucoup de courage.
10:17Mais Didier Arroute, juste un mot quand même.
10:18– Il faut cacher qu'on est intelligent à Paris.
10:20Les gens sont trop à nous si vous êtes intelligent.
10:23C'est insupportable d'être intelligent.
10:25– Oui, mais alors dites-moi, vous parlez du QI,
10:27vous parlez d'intelligence.
10:28Est-ce que ça veut dire,
10:29je reviens au chiffre de Pisa,
10:30puisqu'on parle de ça,
10:31que les Chinois sont plus intelligents que nous,
10:33que les Singapouriens, que les Taïwanais,
10:36que les Japonais, les Estoniens, etc. ?
10:38– Bien sûr, il n'y a pas de comparaison.
10:40Bien sûr.
10:41– Je voyais les dix dernières années de recherche,
10:45mes seuls concurrents étaient là.
10:47C'était les seuls qui étaient bons.
10:49Les autres, qu'est-ce qu'ils faisaient ?
10:50Ils s'engraissaient dans mon monde.
10:51Un, un peu, ils s'engraissaient avec l'argent
10:54de l'industrie pharmaceutique,
10:56avec un niveau de corruption extravagant.
10:59Les hôpitaux sont entièrement corrompus
11:01par l'industrie pharmaceutique.
11:04Deuxièmement, la recherche.
11:08Je peux vous expliquer la recherche médicale.
11:10La recherche médicale, il y a eu une balance.
11:12– Oui, parlons-en.
11:13– Il y a eu une balance qui s'est passée.
11:16Il y a deux choses qui se sont mêlées,
11:19qui sont une expression, vous savez, que j'aime beaucoup,
11:21ou qu'il y ait la main sur le cœur et sur le portefeuille.
11:24C'est une expression que j'aime.
11:26Parce que les gens qui parlent toujours de leur cœur
11:29sont aussi ceux qui font beaucoup de fric.
11:31En réalité, vous voyez que toutes ces grandes fondations
11:34sont en réalité du blanchiment,
11:36qui permet d'avoir des avantages en nature,
11:39si vous voulez, sans payer d'impôts,
11:40en les déduisant des impôts.
11:42C'est ça, les grandes fondations phélandthropiques.
11:44– Mais toutes, vous voulez dire,
11:45fondations pour le cancer, etc., etc.
11:47Ce n'est pas pour ne pas les nommer, mais quand même.
11:49Vous voulez dire que toutes les fondations,
11:51pratiquement, sont des machines à faire des...
11:55machines à sous, si on peut dire.
11:57– Elles ne font pas que ça.
11:58Elles ne font pas que ça, mais c'est un moyen extraordinaire.
12:00Là, vous pouvez payer les gens ce que vous voulez.
12:03Là, vous pouvez vous déplacer,
12:06aller aux quatre coins du monde en première classe,
12:08dans des hôtels de luxe,
12:10en disant que c'est pour aller sauver les uns et les autres.
12:12Si vous voulez, il y a tout un mécano, là, derrière,
12:16si vous voulez, qui fait que...
12:18Voilà, c'est comme ça.
12:19Et la proportion de ce qui est vraiment utilisé
12:23pour faire quelque chose qui est utile
12:26et la direction dans laquelle c'est donné,
12:28parce qu'il y a eu quelques grandes réussites
12:34liées à des fondations.
12:35D'ailleurs, pas des fondations issues de milliardaires,
12:39des fondations qui avaient été faites par des volontaires.
12:41Je pense au Généton, par exemple,
12:45qui a créé la génétique en France contre l'État, quand même.
12:50– Ah oui, c'est des parmi particuliers, oui.
12:53– C'est particulier.
12:54Et c'était...
12:55C'est pour ça que ces histoires ne datent pas d'hier.
12:59– Bien sûr.
13:00– Notre seul prix Nobel en activité
13:03était un grand immunologiste en 1981.
13:08Et c'est pour ça que je vous dis,
13:09il y a toujours eu une bagarre entre l'égalitarisme anti-élitiste,
13:13si vous voulez,
13:15et puis l'argent de la corruption.
13:17– Oui.
13:19– Philippe a ramené ça.
13:20L'anti-élitisme forcené est venu sur une éterne de casting
13:28de chelainement qui a nommé Philippe Lazard,
13:31qui était un polytechnicien à la tête de l'Inserm,
13:35dont le premier acte a été de virer les trois médecins
13:40les plus connus de France, les plus célèbres,
13:43d'accord, dont le seul prix Nobel en activité,
13:46Jean Dosset, le pauvre, il ne comprenait rien,
13:49il était socialiste en plus,
13:50il n'a pas compris pourquoi il s'était viré.
13:52Maté, que vous connaissez peut-être aussi,
13:54et Minkowski, il a viré, lui,
13:56qui était juste un imbécile polytechnicien d'extrême-gauche,
14:01il a décidé qu'il ne fallait plus de médecins.
14:03Il avait une haine des médecins.
14:05Je le sais, moi je lui ai parlé, il a dit…
14:10Exactement.
14:11Et il les a virés, il a sorti l'Inserm des hôpitaux.
14:14Oui, d'accord.
14:16Et donc, je sais, moi il m'a dit à moi,
14:18ne faites pas de recherche,
14:20laissez refaire les professionnels,
14:23occupez-vous de la médecine.
14:24Il m'a dit ça, à moi !
14:25C'est intéressant, oui.
14:27Je parle de choses que je connais, là, vraiment.
14:31Et donc, quand vous avez enlevé…
14:34De Gaulle avait créé l'Inserm.
14:37Et De Gaulle avait créé l'Inserm,
14:39comme le CNRS a été créé,
14:40tout ça revient, remonte à une histoire ancienne
14:43qui est celle de la Révolution française.
14:45Jusqu'à la Révolution française,
14:48on était…
14:48La France était le premier pays du monde
14:50en termes de recherche.
14:5140% de la recherche médicale était française.
14:54D'accord ?
14:55On avait les stars…
14:56Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, quoi, carrément.
14:59Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
15:00Et puis, la Révolution arrive,
15:03elle décapite toutes les têtes qu'elle peut trouver,
15:05dont le plus grand scientifique du monde
15:06à cette époque était Lavoisier,
15:08le plus grand poète français
15:09et le plus grand juriste français.
15:11Voilà, comme ça, on se débarrasse des têtes.
15:13Les têtes qui dépassent.
15:14Les têtes qui dépassent.
15:16Les têtes qui dépassent ce qui réfléchissait.
15:18Et qu'au final, disant,
15:20la République n'a pas besoin de savants.
15:22Et donc, ça commence comme ça.
15:24Et on ferme toutes les universités,
15:26parce que les universités étaient un foyer
15:29de réflexion et donc de réaction, bien sûr.
15:33Et donc, des esprits critiques.
15:34Et donc, des esprits critiques.
15:35Et donc, des esprits critiques,
15:37pour une raison qui était structurelle,
15:40que l'université avait une double direction,
15:47une qui était l'État et l'autre qui était l'Église.
15:50Et c'était un moyen extraordinaire
15:53pour les universitaires
15:55d'aller se cacher derrière l'un ou derrière l'autre.
15:59De jouer entre les deux, oui.
16:01Voilà.
16:05Les Romains disaient
16:08qu'un âne qui a deux mètres n'a pas deux mètres.
16:11C'est comme ça.
16:12Quand vous avez deux mètres...
16:14Ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier.
16:17Autre métaphore, oui.
16:19Et donc, l'université est supprimée
16:21purement et simplement.
16:25Napoléon va bien se rendre compte
16:26qu'il faut bien former des cadres
16:27et qu'on ne peut pas rester sans rien.
16:29Donc, il va créer les grandes écoles
16:32et des facultés de métier.
16:34Il va remettre à la faculté de droit,
16:36à la faculté de médecine,
16:37parce qu'il faut bien qu'il y ait des médecins,
16:39il faut bien qu'il y ait des avocats, des juristes.
16:41Mais l'esprit universitaire,
16:44l'esprit recherche disparaît
16:46à partir du XIXe siècle.
16:49Et pendant le XIXe siècle,
16:51on voit l'Allemagne passer devant nous
16:53grâce à la transformation
16:55de l'université traditionnelle
16:56qui était universelle en Europe,
16:58qui était sur le modèle de l'université de Bologne,
17:02qui va nous dépasser
17:04avec l'université de Humboldt.
17:05Les Américains vont imiter
17:07l'université de Humboldt
17:08et on va voir au cours du XIXe siècle
17:11les Allemands,
17:12puis les Anglais,
17:13puis les Américains
17:13passer devant nous
17:14pendant le XIXe siècle.
17:16En 60 ?
17:17Oui.
17:18Le XXe siècle,
17:19pardon, Didier Roux,
17:20le XXe siècle n'a pas corrigé ça
17:21parce que la France avait quand même
17:22un sacré palmarès
17:24en tant que recherche au XXe siècle.
17:28Non ?
17:29Non.
17:30Si vous voulez,
17:32la réponse à ça,
17:34d'abord,
17:35en 70,
17:36je ne vais pas vous parler de mythe,
17:38je vous parle de la réalité historique.
17:40Oui, mais on est d'accord.
17:41C'est raisonnable.
17:42Je suis là pour ça.
17:44En 70,
17:45l'écroulement de la France
17:46est dû, bien entendu,
17:48à déjà cette médiocrisation incroyable.
17:50On a les plus prouvés généraux du monde
17:52et on a...
17:53C'est fini, Napoléon, là.
17:55C'est le Napoléon 3, là.
17:56Et puis,
17:57on a un retard technologique
17:59absolument incroyable
18:00et les gens se rendent compte
18:02de ce retard technologique
18:04et disent,
18:05attends,
18:05la France ne peut pas rester comme ça.
18:06Et les grands intellectuels du moment,
18:08il y en avait encore,
18:10il reste ça.
18:10Bien sûr, quand même.
18:12Pasteur,
18:13Taine,
18:15Renan,
18:16écrivent,
18:16écoutez,
18:17il faut bouleverser l'éducation
18:19et faire de la recherche,
18:21reprendre la recherche,
18:22recommencer la recherche.
18:23Et ça, c'est dans le cadre,
18:24comme tout le monde le fait,
18:26dans les universités.
18:27Et on ne va pas faire d'universités.
18:29Les universités vont...
18:30Il y avait...
18:31Napoléon avait fait,
18:32pour les universités,
18:33comme pour les départements,
18:35le recteur était le préfet de l'université.
18:38Il était nommé par le gouvernement.
18:40C'était pas...
18:42C'est la seule condition qu'il ait mis.
18:45Il fallait qu'il une thèse,
18:45au minimum,
18:46pour être recteur.
18:47– Quand même, oui.
18:48Mais il était nommé par le gouvernement.
18:49Donc ça, c'est les années 1870
18:51et qui continuent.
18:53Et ça a donné des résultats, quand même.
18:54– Ça va changer, ça.
18:55En 68, ça change.
18:58Et donc, l'université est créée.
19:00Il va y avoir un président d'université élu.
19:03C'est plus le recteur qui décide.
19:05Mais ça se fait dans une panique
19:07que vous pouvez avoir un souvenir.
19:10Les universités se découpent
19:12en mille morceaux
19:13en fonction des ambitions des uns
19:15et des autres politiques.
19:17c'est-à-dire les universités de gauche, de droite.
19:20Et donc, c'est plus des universités universelles.
19:23– Elles sont militantes.
19:24Idéologiques.
19:25– Elles sont militantes, oui.
19:27Et la seule qui sera intelligente,
19:28c'est la seule qui sera intelligente
19:30de toutes ces...
19:30De Gaulle qui fait ça,
19:32c'est le génie gaullien.
19:33C'est Vincennes, bien sûr.
19:35De Gaulle,
19:36il y a tous les intellectuels français
19:38qui sont tous anti-gaullistes,
19:39de toute manière,
19:40mais qui sont intelligents,
19:41qui sont intéressants.
19:42Et De Gaulle avait un goût pour la grandeur
19:44qu'il a toujours exprimé.
19:45Et il a dit,
19:46mais foutez-moi tous ces anarchistes
19:49dans une université pour eux
19:51et qu'ils fassent donc ce qu'ils veulent.
19:54– Oui, on a parlé de mai 68, justement.
19:57On va en parler encore aujourd'hui.
19:58C'est vrai qu'ils se sont tous été en mai 68.
20:01C'est Vincennes, oui.
20:02– C'est une création géniale.
20:04C'est génial.
20:05Tous les grands esprits français
20:06vont se trouver là-dedans.
20:07Ils ne respectent aucune règle.
20:08Il n'y a plus de CNU.
20:09Les patrons, à la différence de ce que veulent
20:13les administratifs,
20:14les patrons nomment eux-mêmes
20:15ceux qu'ils considèrent comme étant le meilleur.
20:17Et c'est des stars qui sont là.
20:19Donc ils n'ont pas peur des gens qui sont bons.
20:21Tandis que quand vous prenez des gens élus,
20:24ils sont médiocres et ils choisissent
20:27ceux qui leur ressemblent, pas les bons.
20:29– Oui, bien sûr.
20:30Et qui leur sont un peu inférieurs en plus.
20:32Parce qu'il ne faut pas faire de l'ombre aux médiocres.
20:34– Vous savez, l'idée que la recherche est démocratique,
20:37c'est une couillonnade.
20:38C'est un truc profond.
20:40C'est comme le sport de haut niveau.
20:42Si vous faisiez de la recherche
20:43comme on fait le football,
20:45je vous assure, c'est un peu ce qui se passe.
20:46Les très bons s'en vont,
20:47maintenant ils ne restent plus en France.
20:49Peut-être à moins que le Qatar
20:52achète une université française.
20:54En tout cas, elle sera peut-être très bonne.
20:55Il nous faut ça.
20:56Il faut que le Qatar achète une université française
20:59pour relancer la France.
21:01– Quel souhait, quel souhait, Didier Haute.
21:03Mais dites-moi…
21:04– C'est ça le football, ce qui s'est passé.
21:06– Je sais, c'est un peu de Paris
21:08qui est incapable de gérer un club de foudre.
21:10– Mais est-ce que c'est pour ça
21:12que cette recherche-là,
21:14je ne dis pas que ce n'est pas l'effondrement,
21:16mais quand même,
21:16est-ce que c'est pour ça que ça a reculé à ce point ?
21:19C'est ce que vous dites,
21:20solution, facilité, égalitarisme,
21:25qui dirige quoi ?
21:27Et comme disait Henri de Montelland
21:29dans La Reine Morte,
21:29en prison, monsieur en prison pour médiocrité,
21:32est-ce que c'est pour ça que cette recherche scientifique,
21:34puisqu'on parle surtout de la recherche scientifique aussi,
21:36parce que vous avez vu que le seul,
21:38ce qui n'a pas diminué,
21:40c'est les recherches en sciences humaines,
21:43sociologues et psychologues.
21:44Ça, ça marche très bien.
21:45Mais le reste, c'est plus compliqué.
21:47– Les autres s'en foutent,
21:49il faut reconnaître que la psychologie,
21:51ce n'est pas leur fer de lance en Chine,
21:53ils s'en pomponnent un peu.
21:55Donc, ils se sont rendus compte
21:56que ce n'est pas avec ça
21:57qu'on arriverait à créer l'avenir.
22:00Peut-être qu'ils croient encore,
22:01mais enfin, ce n'est pas avec ça
22:02qu'on crée l'avenir.
22:03Non, ce qui passe,
22:05c'est que si vous ne mettez pas en avant
22:11la réussite,
22:14vous ne créez pas de modèle.
22:16Et les humains…
22:17– Si vous ne mettez pas en avant
22:18l'esprit de réussite,
22:20c'est ça que vous voulez dire.
22:21– L'esprit, les humains,
22:23les humains, regardez,
22:27regardez notre cher président,
22:28comme il est content d'accueillir
22:30des rappeurs, des footballeurs,
22:32vous croyez qu'il a fait une journée
22:33pour accueillir des grands scientifiques ?
22:36Avant lui, ça existait.
22:38Avant lui, tout ce que j'ai vu,
22:40si vous voulez,
22:41ils accueillaient des scientifiques.
22:43Alors, les gens avaient fait
22:44un papier dans Nature.
22:46Lui, il s'en tamponne complètement,
22:47il s'en fiche complètement.
22:48Ce qui l'intéresse, c'est les médias,
22:50c'est la télévision,
22:51c'est le théâtre,
22:52il a ses goûts.
22:53Mais petit à petit,
22:57ce désengagement du goût de la recherche,
23:02du goût de la gloire scientifique,
23:03la recherche a été utilisée
23:05ces dernières années,
23:06je peux en témoigner,
23:08comme un outil,
23:10et un outil d'obéissance.
23:12Pas du tout.
23:13La science, ça n'a rien à voir
23:15avec l'obéissance.
23:15Les grands scientifiques
23:16sont les plus désobéissants
23:17que vous puissiez imaginer.
23:18– Heureusement.
23:20– On ne peut pas découvrir
23:22quelque chose
23:22en étant d'accord
23:23avec ceux qui étaient avant vous.
23:26Vous savez,
23:26vous disiez ça,
23:27il faut briser son cœur respectueux
23:29de ses maîtres.
23:30– Très belle phrase.
23:31– Et l'autre phrase,
23:32je ne sais plus de qui elle est,
23:33mais de vous le savoir,
23:34on dit,
23:34nous ne sommes que des nains
23:35juchés sur les épaules de géants.
23:38Il y a aussi ça.
23:39Enfin, après,
23:39les nains deviennent géants eux-mêmes.
23:41Didier Raoult,
23:42on reste ensemble
23:43juste après cette petite pause,
23:45Céline ?
23:45– Eh oui, André Bercoff.
23:46– Le déclin,
23:47les raisons surtout du déclin
23:48de la France
23:49en matière de recherche médicale
23:50et d'éducation,
23:51eh bien,
23:52vous allez continuer
23:52d'en parler dans un instant
23:54sur Sud Radio
23:55avec votre invité,
23:56le professeur Didier Raoult.
23:58– Midi 13h,
24:00Sud Radio,
24:01il faut qu'on s'organise.
24:03André Bercoff.
24:04– Oui,
24:05bienvenue à vous tous
24:06si vous nous rejoignez
24:07à l'instant sur Sud Radio.
24:09André Bercoff,
24:10aujourd'hui,
24:10reçoit Didier Raoult,
24:12le professeur Didier Raoult
24:13et ensemble,
24:14eh bien,
24:14il parle des raisons
24:15du déclin de la France
24:16en matière de recherche médicale
24:18et scientifique, André.
24:20– Alors Didier Raoult,
24:21justement,
24:22on essaie quand même
24:24d'éclaircir un peu
24:25quand on voit effectivement
24:26les constats que l'on voit.
24:28Et ce qui est étonnant,
24:29effectivement,
24:30quelque part,
24:31c'est qu'au moment même
24:33où on se dit,
24:34parce qu'à la moindre chose,
24:35au moment où on voit
24:36les manifestations
24:37pour tout à fait
24:38d'autres raisons,
24:39effectivement,
24:40d'ailleurs encouragés
24:41par un certain nombre
24:42de députés,
24:43par un certain nombre
24:43de notables,
24:45par un certain nombre
24:45de gens à dire
24:46« Allez, allez, allez-y,
24:47allez-y, allez-y ».
24:48Montrez que...
24:48Alors, c'est extraordinaire.
24:50D'un côté,
24:51on voit les résultats,
24:52on voit ce qui se passe
24:53en Asie et ailleurs,
24:55et de l'autre côté,
24:55on voit des gens
24:56qui ne l'ont pas plus,
24:57voilà,
24:58et on va foutre le feu
24:59parce que c'est la seule
25:00manière de faire.
25:00Mais est-ce que quelque part,
25:02la question que je voulais
25:03vous poser,
25:04on voit ce qu'on appelle,
25:05allez, en guillemets,
25:06parce qu'ils ne sont pas
25:06tous des racailles,
25:07la racaille d'en bas,
25:08mais d'après ce que vous dites
25:10et d'après ce qu'on peut
25:11ressentir,
25:11il y a aussi la racaille
25:12d'en haut ?
25:14– Si vous voulez,
25:15déjà,
25:16on a créé une situation
25:17dans laquelle on a paupérisé
25:19à la fois les professeurs
25:21et les chercheurs.
25:22Et les chercheurs
25:24et les enseignants,
25:29à force de tasser
25:31et d'homogénéiser,
25:34sont des pauvres,
25:36relativement pauvres.
25:37– On a même une situation
25:38en France qui est assez particulière.
25:40Si vous allez faire
25:41des études post-doctorales,
25:43après votre thèse,
25:44parce que vous n'êtes pas
25:44trop mauvais,
25:46et que vous êtes dans
25:47un pays d'Europe
25:47où vous allez aux États-Unis,
25:49quand vous revenez
25:50et que vous avez la chance
25:51d'être recruté
25:52comme chercheur
25:54ou comme maître de conf,
25:55vous êtes payé moins bien
25:57que quand vous étiez
25:58étudiant à l'extérieur.
25:59– Ce n'est pas possible.
26:00Ah bon ?
26:00– C'est des misérables.
26:01C'est misérable.
26:03Et en plus de ça,
26:04les progressions sont misérables.
26:06Donc, vous faites…
26:08Il y a des gens qui étaient là.
26:10Parmi tous ces gens
26:11qui étaient là,
26:11il y en a qui n'auraient
26:12jamais dû y être
26:13parce qu'ils n'avaient pas
26:13le niveau pour faire de la science.
26:15Et parmi ceux qui avaient
26:16le niveau pour faire de la science,
26:19ils étaient pleins d'espoir
26:20et ils arrivent,
26:21ils font partie
26:22d'une partie de la surtiété
26:24qui est pauvre,
26:27qui n'est pas valorisée.
26:29Personne ne pense que
26:31c'est le sel de la nation.
26:32Vous voyez,
26:33on pense le sel de la nation,
26:34ce que les gens imitent.
26:36Je m'excuse de reprendre ça.
26:38Moi, je crois que beaucoup,
26:38l'évolution chez l'homme
26:39ne fonctionne quasiment
26:41que par imitation.
26:43Donc, on imite
26:44ce qu'on admire.
26:47Eh bien, ce qu'on admire
26:48actuellement,
26:49c'est les chanteurs,
26:50le show business,
26:52les footballeurs,
26:53les sportifs.
26:54Ce n'est pas les grands scientifiques.
26:56Moi, ça m'amuse,
26:56je regarde les noms des rues.
26:58Je regarde les noms des rues
26:59pour voir d'abord…
27:01Ça apprend à être modeste
27:02parce qu'il y a 90%
27:03qui ont disparu.
27:04En particulier,
27:05tous les noms des politiques.
27:06Ils se font des illusions.
27:08Ils font leurs noms là.
27:08Trois ans après,
27:09tout le monde les a appris.
27:10Mais il y avait encore
27:11des noms de grands scientifiques,
27:13de choses comme ça.
27:13Bien sûr.
27:13Il n'y en a plus.
27:15Il n'y en a plus.
27:15Les gens adoraient dire
27:16« Ah, regardez,
27:17la place Pasteur,
27:19l'hôpital Pasteur. »
27:19qu'est-ce qu'il y a ?
27:20La voisier, etc., etc.
27:21Oui, mais attendez…
27:23Et donc, moi,
27:24je suis sûr
27:25qu'il y aura bientôt
27:25un lycée de Mbappé
27:26et il y aura un lycée.
27:28Je n'ai rien contre lui.
27:29Il a du talent.
27:30Au contraire, lui,
27:31il est sélectionné
27:32par son talent.
27:33Il n'est pas sélectionné
27:34par sa amitié coûteuse.
27:37Vous voyez, ça va.
27:38Mais cette volonté
27:40de dévalorisation
27:41et de paupérisation,
27:44elle date de quoi ?
27:45Elle ne date pas
27:46de 19e
27:47ou de la Révolution française,
27:49celle-là.
27:49Elle date de quoi ?
27:50C'est-à-dire,
27:50qu'est-ce qu'il fait ?
27:51Et ce n'est pas cela
27:52qu'on va en dire,
27:53les médias, d'accord ?
27:54Mais au-delà de ça,
27:55qu'est-ce qu'il fait
27:56que par exemple ?
27:56Franchement,
27:57il y a quelque chose
27:57qu'on ne comprend pas.
27:58Vous parlez de la médicalisation
28:00supérieure sociale et politique.
28:01Il n'y a pas un scientifique
28:03conseiller aujourd'hui,
28:04enfin, il y en a peut-être
28:04un ou deux ou trois,
28:05grand conseiller scientifique
28:07autour des politiques.
28:08Ce qui aurait été
28:09la moindre des choses,
28:09moi, ça me paraît,
28:10je ne sais pas,
28:11du bon sens de base, quoi.
28:14Mais oui, oui.
28:14Non, mais par exemple,
28:15alors Macron,
28:16les psychanalystes
28:17peuvent avoir
28:18une interprétation là-dessus.
28:19Le premier président
28:20qui n'avait pas
28:21un professeur de médecine
28:23à l'Élysée.
28:25Mais tous,
28:26comme son père
28:28est professeur de médecine,
28:30peut penser
28:30que c'est un problème
28:31de...
28:32Révolte contre le père.
28:33C'est un problème d'audit,
28:35si vous voulez.
28:36Quelqu'un qui déteste
28:37les professeurs de médecine,
28:38je n'en sais rien.
28:39Il n'aime que les professeurs
28:40de médecine
28:40d'une grande médiocrité.
28:42Donc, il y a une vraie question,
28:46si vous voulez,
28:46qui se passe,
28:48qui est comme ça,
28:49qui est...
28:51Les gens n'aiment plus
28:52tellement ça.
28:53L'institution...
28:54Et quand vous avez enlevé
28:55les institutions scientifiques
28:57créées par De Gaulle
28:58pour faire de la recherche
28:59dans les hôpitaux,
29:01là où il y a les malades,
29:02là où il y a les médecins,
29:03là où il y a les pharmaciens,
29:05là où il y a les soignants,
29:07il les a retirés des hôpitaux
29:09et ils ne sont pas revenus.
29:10Eh bien, la seule manière
29:12de financer la recherche
29:15dans les hôpitaux,
29:16ça a été de les jeter
29:18dans les bras
29:19de l'industrie pharmaceutique.
29:21Et ensuite,
29:22les sociologues,
29:23alors ça,
29:23c'est une grande partie
29:24des sociologues,
29:26tout le monde a le niveau...
29:27Tout le monde doit être capable
29:29de passer une thèse.
29:30Donc, c'est la négation
29:31de la biologie,
29:31mais il n'y a pas que dans ce domaine
29:32qu'on voit la négation
29:33de la biologie,
29:34c'est comme ça.
29:35C'est tout le monde des grands...
29:36Il n'y a que dans le sport
29:37qu'on nie pas la biologie,
29:38c'est incroyable.
29:39– Oui, parce qu'on ne peut pas.
29:41– On ne peut pas.
29:42– Ah si, si,
29:42c'est un vrai conflit
29:43avec les transgenres,
29:44c'est une négation de la biologie.
29:47Sinon, on disait quand même
29:48les femmes,
29:48elles ne peuvent pas courir
29:49avec les hommes.
29:50Là, personne ne nie
29:51que les femmes sont inférieures
29:52aux hommes en sport,
29:53c'est comme ça.
29:54Il ne faut pas les mettre ensemble,
29:55elles ne gagnent jamais.
29:58Mais pour le reste,
29:59pour les échecs non plus,
30:02personne ne...
30:03On sait,
30:03les concours d'échecs pour femmes
30:04parce que sinon,
30:05elles ne gagnent jamais.
30:05Elles gagnent si rarement.
30:07Vous savez,
30:08il y a des concours d'échecs
30:09pour femmes.
30:10Donc, il y a des différences
30:12qui sont entre les humains
30:13qui sont considérables.
30:15Et dans les échecs,
30:15tout le monde ne peut pas
30:16devenir sans plomb d'échecs
30:17même s'ils jouent
30:186 heures par jour.
30:19Tout le monde ne devient
30:19pas Mozart.
30:20Ce n'est pas vrai.
30:22– On va encore vous traiter
30:22de misogyne,
30:23professeur Raoult.
30:24On va encore vous traiter
30:26de misogyne encore
30:27pour les échecs.
30:29Pour les échecs,
30:29je parle.
30:30Non mais au-delà,
30:31au-delà.
30:31Non mais ça,
30:32on vous présentez.
30:33– Il suffit de regarder les chiffres.
30:34– Je sais, je sais.
30:35– Parmi trois,
30:35quand même,
30:36il y a une femme.
30:37Donc, quand même…
30:39– Et demain,
30:39il y aura les robots,
30:40mais c'est encore autre chose.
30:41Non mais on est d'accord.
30:42– Déjà,
30:43ils jouent déjà deux.
30:45– Simplement,
30:46simplement.
30:47Alors,
30:47pour revenir
30:48au paysage de la recherche,
30:50je parle de la recherche scientifique
30:51et de la recherche médicale,
30:52je parle,
30:53on reste là-dessus
30:54parce que c'est très important.
30:55Parce qu'un pays,
30:56on voit très très bien,
30:57c'est là-dessus
30:58que se passent aujourd'hui
30:59les bouleversements du monde.
31:00et c'est là-dessus
31:01que ce soit en Asie ou ailleurs,
31:03c'est en train de muter
31:05et de monter.
31:07Est-ce que pour nous ici,
31:08est-ce que c'est une question,
31:10parce que vous l'avez posée
31:11au départ,
31:11c'est une question de quoi,
31:13au fond,
31:14les politiques
31:14ou les élites,
31:16il faut ce qu'on appelle
31:16les élites avec de grands guillemets,
31:18se foutent totalement.
31:20Ils ne le comprennent pas,
31:23ce qui paraît très étonnant quand même.
31:25Ils savent quand même,
31:25ils devraient le savoir,
31:26ou alors ils sont complètement,
31:28il ne reste plus qu'un neurone,
31:29ils ne savent pas que c'est là
31:30que ça se passe,
31:31que les développements se passent là.
31:33C'est ça qui me paraît étonnant.
31:35– Vous ne savez pas,
31:38mais enfin,
31:39j'ai été un temps chroniqueur
31:41dans le point
31:41parmi les choses
31:42où je disais,
31:43les choses que je constatais
31:45parce que j'avais
31:45beaucoup, beaucoup de documents
31:47à partir du moment
31:47où j'avais dit
31:48les endiversités
31:49et je suivais ça.
31:50et donc la diminution
31:52de la place de la France,
31:56et en particulier de la médecine,
31:59elle était déjà extrêmement nette
32:00dans les années 80.
32:02– Ah oui, il y a 40 ans,
32:03plus de 40 ans.
32:05– Et puis,
32:06il y a des systèmes,
32:08il y a des gens
32:09qui ont essayé
32:10de faire des choses.
32:13Kouchner,
32:14à bonne fois,
32:15a fait un truc
32:15qui était pas mal,
32:16il s'est saisi
32:17d'une étude
32:17que j'avais fait faire faire
32:19par le qui était
32:21le seul type
32:21qui mesurait
32:22la science mondiale
32:23et que j'avais fait circuler
32:24un des conseillers
32:25à Debré
32:27et qu'il avait donné
32:29au conseiller de Kouchner
32:30en montrait,
32:30en regardait
32:32dans la recherche médicale,
32:33la France est
32:34un des plus mal placés
32:36des pays très riches.
32:38Et Kouchner dit très bien
32:39on va mettre 0,5%
32:41du budget
32:41de la sécurité sociale
32:42à faire de la recherche,
32:43ça s'appelle
32:43le programme hospitalier
32:45de la recherche clinique.
32:46Malheureusement,
32:46comme toujours,
32:48les administratifs
32:49chez nous,
32:50le cancer
32:51de la recherche,
32:53c'est les méthodologistes,
32:54c'est les gens
32:55qui pensent
32:55que c'est plus important
32:57que de prouver
32:57ce qui est important
32:58c'est que vous ayez
32:59la bonne méthode
33:00et comme bien entendu
33:01c'est leur méthode
33:02qui est la bonne,
33:03ils constituent
33:04une espèce de mafia
33:05si vous voulez.
33:05Ça a été étouffé
33:06par la bureaucratie
33:07vous voulez dire ?
33:08Ça a été étouffé
33:08par la bureaucratie
33:09par la bureaucratie
33:11médicale.
33:11C'est des médecins
33:14spécialistes
33:14des méthodes
33:15qui mettent la méthode
33:17avant.
33:18Alors ça,
33:18c'est un premier point.
33:19Le deuxième point,
33:21c'est l'Europe
33:22qui tue beaucoup
33:23les choses
33:23parce que l'Europe
33:24a une vision d'imbécile
33:26des gens
33:26qui ne font pas
33:27de recherche
33:28en réalité.
33:28c'est de croire
33:30que c'est la coopération
33:32scientifique
33:32qui crée la connaissance
33:34et ce n'est jamais vrai.
33:36Et donc,
33:36pour pouvoir avoir
33:37de l'argent,
33:37il faut que vous ayez
33:38trois pays à la fois
33:39de gens qui font
33:40la même chose.
33:41Et ça,
33:42c'est la meilleure manière
33:43de ne jamais rien avoir
33:44de bon.
33:45Si vous voulez avoir,
33:47faire coopérer des gens
33:48pour avoir quelque chose
33:49de bon,
33:49il faut qu'ils aient
33:50des formations
33:51extrêmement différentes.
33:52Sinon,
33:53vous homogénéisez
33:55les choses,
33:56bien entendu,
33:57vous ne pouvez plus
33:57rien trouver.
33:58C'est un des secrets
33:59de la découverte scientifique,
34:01ça.
34:01C'est intéressant.
34:03Des gens qui réfléchissent
34:04à l'Europe,
34:05ça non plus,
34:06ce n'est pas raisonnable.
34:07Donc,
34:07en réalité,
34:08ils se sont servis
34:09du financement
34:10de la science
34:10pour essayer
34:11de faire l'Europe
34:12en disant
34:13si on fait
34:14de la coopération
34:15entre les pays,
34:16ça aide
34:17à la constitution
34:17de l'Europe.
34:18Donc,
34:19c'est de transformer
34:20les projets scientifiques
34:23en instruments
34:24d'intégration européenne
34:27qui a perdu
34:28son objectif
34:29primaire
34:30qui était
34:31de faire
34:31de la bonne science.
34:32Et par ailleurs,
34:33à chaque fois
34:34que vous faites
34:35évaluer
34:36des contrats
34:37par plus
34:38de trois personnes,
34:40comme disait
34:41mon maître
34:41Georges Brassens,
34:42dès qu'on est
34:42plus de quatre,
34:44on est une bande
34:45de cons.
34:46Et le temps
34:47ne fait rien
34:48à la faire,
34:48disait votre maître
34:49Georges Brassens,
34:50c'est le mien aussi.
34:51Quand on est con,
34:51on est con.
34:53Et donc,
34:54si vous voulez,
34:55plus vous avez de gens
34:56et plus vous êtes...
34:56D'abord,
34:57ils essaient tous
34:57de donner un avis
34:58parce qu'ils ont peur
34:59qu'on voit
34:59qu'ils sont idiots.
35:00Donc,
35:01ils veulent tous
35:02dire quelque chose.
35:03Après,
35:03il faut essayer
35:04d'avoir quelque chose
35:04pour lequel ils sont
35:05tous d'accord.
35:06Et quand vous avez...
35:07Je dis souvent ça,
35:08donc je m'excuse
35:09si je répète.
35:10Vous savez,
35:10quand vous prenez
35:10dix personnes
35:11qui ont un QI à 100,
35:12ça ne fait pas mille
35:13comme QI,
35:13ça fait qu'un 30.
35:15Ça baisse.
35:16Parce que vous vous alignez
35:19sur le plus bête
35:20en été,
35:20pour que vous vous êtes d'accord.
35:21Vous voyez ?
35:22En fait,
35:23c'est des hologrammes
35:24qui parlent
35:24à des hologrammes
35:25et effectivement,
35:26ce que vous dites,
35:26c'est la synergie
35:27qui est incontente,
35:28pas d'avoir une espèce
35:29de multiplication
35:30des mêmes, quoi.
35:31C'est ça.
35:33C'est ça.
35:34Et puis,
35:34si vous voulez,
35:35l'idée que
35:37tout le monde
35:38est capable de juger,
35:39en particulier
35:40tout ce que maintenant,
35:41ce qui est à la mode,
35:42c'est-à-dire
35:42tout ce qui est disruptif,
35:44les seuls
35:45qui soient capables
35:46de comprendre
35:46qu'il est possible
35:47qu'ils sortent
35:48quelque chose de disruptif,
35:49c'est ceux
35:49qui ont déjà fait ça.
35:51Oui,
35:51qui ont déjà disrupté.
35:53Voilà.
35:54Puis là aussi,
35:55c'est devenu
35:55une machine à pognon,
35:56ça.
35:57C'est-à-dire que
35:57tous les gens
35:57qui se déplacent
35:58pour évaluer,
35:59pour etc.,
36:00ils ont des perdièmes,
36:01ils ont des compléments financiers
36:03à des gens
36:03qui ne gagnent pas un sou.
36:05Et donc,
36:05si vous leur supprimez
36:08ces visites,
36:09moi,
36:10pour visiter mon unité
36:11avant qu'ils arrêtentent ça,
36:12j'ai eu jusqu'à 28 personnes.
36:13Si vous dites,
36:14je n'ai pas besoin
36:15de 28 personnes
36:16pour savoir
36:16si je fais de la bonne science
36:17ou pas,
36:18vous n'avez qu'à regarder
36:18ce que j'ai publié.
36:20Non, non, non,
36:20pas du tout.
36:21Et vous avez
36:21toutes les catégories sociales,
36:23y compris les C,
36:24c'est-à-dire les présentants,
36:25les femmes de ménage,
36:26etc.,
36:26qui viennent évaluer
36:28votre unité.
36:31Et ça,
36:31c'est le troisième drame
36:33que nous avons.
36:34C'est,
36:35maintenant,
36:35ce qui compte,
36:36ce n'est pas que vous fassiez
36:36de la bonne science,
36:37c'est que les gens
36:38soient contents.
36:40Ça,
36:40voilà,
36:40nous sommes à l'époque
36:42le bonheur d'abord
36:43et quel bonheur.
36:44On en parle,
36:45on en parle, Céline ?
36:46Oui,
36:46on va en parler
36:47dans un instant
36:47sur Sud Radio.
36:48Vous allez continuer,
36:49effectivement,
36:49votre discussion
36:50avec le professeur
36:50Didier Raoul
36:51sur la recherche
36:52scientifique et médicale
36:54en France
36:55et les raisons,
36:56effectivement,
36:56de son déclin.
36:58À tout de suite.
37:00Midi 13h,
37:01Sud Radio,
37:02faut qu'on s'organise.
37:03André Bercov.
37:05Et aujourd'hui,
37:06André Bercov,
37:07votre invité,
37:07le professeur Didier Raoult
37:09et vous parlez avec lui
37:10du déclin
37:11de la recherche médicale
37:13et surtout des moyens,
37:14effectivement,
37:15pour stopper ce déclin,
37:17André.
37:17Alors,
37:18on va voir s'il y a encore
37:19des moyens
37:19de stopper ce déclin
37:21ou est-ce que,
37:22comme disait
37:23un président algérien,
37:24nous étions au bord du gouffre
37:25et depuis,
37:26on a fait un grand pas en avant.
37:27Est-ce qu'on en est là
37:28ou pas ?
37:29Mais auparavant,
37:30je voudrais une petite question,
37:31mais c'est passé
37:32parce que je l'ai vu
37:33il n'y a pas longtemps.
37:34C'est juste pour en parler,
37:36je n'ai pas du tout en fait.
37:37On ne va pas passer
37:38ni la nuit
37:39ni l'émission
37:40de reste là-dessus.
37:41Est-ce que vous avez vu
37:43la série
37:43qu'a fait HBO
37:45sur le professeur Raoult
37:46ou le gang
37:46des cerises trottinettes ?
37:49Non, non,
37:50mais c'est...
37:50Non, je ne l'ai pas vu
37:51parce que,
37:52globalement,
37:52heureusement,
37:53je ne m'intéresse pas beaucoup
37:54à ce qu'on dit de moi.
37:55Vous savez,
37:55je suis mon propre thermomètre.
37:57Donc,
37:58ce que je cherche,
37:58c'est mon estime,
37:59l'estime que j'ai de moi,
38:01l'estime que les autres
38:02ont de moi.
38:02Moi, je m'en fiche
38:03dans un sens
38:03comme dans l'autre.
38:04Je suis un stoïcien.
38:06Je sais même ce que vous avez dit.
38:08Mais alors,
38:09quand même,
38:09quand même,
38:10qu'est-ce que vous en avez pensé ?
38:11Enfin, il y a eu...
38:12Non, si vous voulez,
38:13ce n'est pas étonnant.
38:15D'abord,
38:16bien sûr,
38:17il y a des phénomènes.
38:19C'est très court une heure
38:20pour parler des phénomènes
38:21de ce qui est en train
38:21de se passer.
38:23À partir des années...
38:25C'est pour ça
38:25que la recherche occidentale
38:27se casse la figure
38:28en général.
38:28Oui.
38:29À partir des années 50,
38:31l'arrivée
38:32de Pergamon Press
38:36avec Maxwell,
38:38Maxwell a réalisé
38:40que la plus grande
38:42source financière potentielle,
38:44c'était la recherche médicale.
38:46et la recherche en général,
38:47les journaux de recherche.
38:49Donc, il crée
38:49Pergamon Press.
38:50C'est les années 50, ça ?
38:52Oui, années 50-60.
38:5450-60, oui.
38:55Il penche,
38:56au moment
38:57où il va disparaître,
38:58il est proche
38:59de racheter le Lancet.
39:01Il a deux doigts
39:02dans le Lancet
39:03qui sera racheté
39:03par El-Savir.
39:06et il meurt
39:07en disant qu'il s'est suicidé.
39:09Il avait bouffé
39:10tous les fonds de pension
39:11de tous ses employés.
39:14Par exemple,
39:14le Grappier.
39:15Il connaissait très bien
39:17Epstein, bien sûr,
39:19à qui il a aidé
39:21à mettre le pied
39:22à l'étrier et sa fille.
39:23Dont la fille
39:24était le bras droit,
39:25il faut le dire.
39:25Enfin bon,
39:26on connaît le droit.
39:27Le bras droit, voilà.
39:27Et donc,
39:31les publications scientifiques
39:34qui au départ
39:34étaient issues
39:35de milieux académiques
39:38sont devenues
39:40des machines afriques
39:42qui ont été rachetées
39:43par d'énormes consortiums
39:45d'extraordinaires.
39:47Elles se virent
39:48Wiley,
39:50Nature Springer
39:51qui ont tenu en partie
39:54par des fonds de pension
39:55dont le seul but,
39:57c'est de faire de l'argent
39:59et qui sont bien obligés
40:00de maintenir
40:01une apparence
40:03de science
40:04mais qui sont payés
40:06de manière
40:07extraordinairement lourde
40:08par l'industrie pharmaceutique
40:10et qui donc sont corrompus
40:11mais très corrompus.
40:14C'est quand même inouï.
40:14Vous savez,
40:15les derniers rédacteurs en chef
40:16du Lancet
40:17et du New England
40:17Journal of Medicine
40:19quand ils ont fini,
40:20ils ont écrit en livre
40:20en disant
40:21« Mais tout notre produit
40:24est entièrement corrompu. »
40:26Mais du dire juste là-dessus,
40:27parce que c'est vrai,
40:28vous dites qu'aujourd'hui
40:29la quasi-totalité
40:31des grands journaux
40:32certifiques connus,
40:34reconnus,
40:34etc.
40:35sont corrompus,
40:36sont achetés,
40:37enfin sont achetés
40:38par les intérêts particuliers
40:39de tel ou tel.
40:41– Ah oui,
40:41bien sûr,
40:42non seulement ça,
40:43mais en plus de ça,
40:45ce qui va avec
40:46et ce qui explique
40:47l'abêtissement
40:48du monde occidental
40:49et le conflit
40:52très très puissant
40:53qui est en train
40:53de se livrer maintenant
40:54contre la Chine,
40:55l'Inde
40:55et les pays arabes
40:56qui sont en train
40:56de lancer leurs journaux
40:57et qui sont en train
40:58de devenir l'objet
40:59d'un conflit phénoménal,
41:03c'est que,
41:04encore une fois,
41:04le bénéfice
41:06dans l'industrie
41:07de la publication scientifique,
41:10c'est 35%.
41:11C'est inouï.
41:13Il n'y a pas grand-chose
41:14d'équivalent à ça.
41:15– Ah oui,
41:15les journaux
41:15qui rapportent 35%,
41:16ça n'existe pas.
41:18Je peux vous le certifier
41:19en tout cas.
41:20– Ah oui,
41:20mais dans le monde scientifique,
41:22oui, ça existe.
41:23C'est 35%.
41:24Donc,
41:25qu'est-ce qui se passe ?
41:27Le mécanisme
41:32de fonctionnement de ça,
41:33c'est que maintenant,
41:34ils ne veulent plus
41:35d'académiques,
41:36il n'y a plus de,
41:37ce n'est plus des sociétés
41:39savantes,
41:39comme c'était le cas
41:40avant-guerre,
41:42qui tenaient ça.
41:43En France,
41:43il n'y a zéro,
41:44il y a celui
41:45de l'Académie des sciences
41:45qui est du pipeau,
41:47il n'y a pas de journaux
41:48français,
41:48on a tout abandonné,
41:49là aussi.
41:50Donc,
41:50c'est intéressant,
41:51on a tout abandonné,
41:53alors que des francophones
41:54n'avaient rien à faire.
41:55– Oui,
41:55bien sûr.
41:58– Donc,
41:59vous dites que le déclin
42:00de la recherche médicale
42:01est aussi fonction
42:02de ce qui s'est passé
42:03avec cette presse-là.
42:05– Bien sûr.
42:05C'est-à-dire que globalement,
42:07la médecine est devenue,
42:09la médecine est devenue
42:10trop rentable.
42:11Et donc,
42:12les énormes financements
42:14sont l'industrie pharmaceutique
42:17et la presse médicale
42:19et scientifique.
42:20C'est ce qui est,
42:20ça,
42:21et vous savez,
42:22je m'étais intéressé,
42:24parce qu'il y en a,
42:25dont Epstein,
42:27mais dont nous,
42:27on a un Français
42:28qui fait ça,
42:29qui est à la fois
42:30dans la presse scientifique,
42:32dans le porno,
42:33et donc,
42:34je me suis demandé,
42:35tiens,
42:35quel est le lien
42:36entre le porno,
42:37la pharmacie
42:38et les publications
42:40scientifiques ?
42:40Et j'ai posé la question
42:41à l'intelligence artificielle.
42:43Ils m'ont dit,
42:44mais c'est trois
42:44des cinq domaines
42:45les plus rentables au monde.
42:47Et donc,
42:48les gens qui sont
42:49dans le fric,
42:50ils sont dans les trois.
42:52Le porno,
42:53le pharma,
42:54le petit profit.
42:55Ah oui.
42:55Et la production.
42:56– Donc,
42:56vous avez trouvé
42:57le lien scientifique
42:58entre le porno
42:59et le médical.
43:00C'est intéressant.
43:00– Exactement.
43:01C'est le fric.
43:03Et donc,
43:03bien entendu,
43:04la question là,
43:05donc il y a une question
43:06qui est la corruption,
43:08dont la France
43:09est le pays
43:10qui se fout le plus.
43:11Voilà une spécificité française.
43:13Moi,
43:13j'ai le type
43:14qui a le plus travaillé
43:17sur la corruption médicale,
43:18qui est un Américain,
43:19qui a passé un an
43:21en France
43:22et qui a écrit un livre
43:24en disant
43:24la France est le pays
43:25dont on se fout
43:26le plus
43:26des conflits d'intérêt.
43:28Souvenez-vous,
43:29tous nos ministères
43:30sont bourrés.
43:31On a nommé
43:32à l'intégrité
43:33trois personnes
43:34qui ont toutes les trois
43:36des conflits d'intérêt
43:37dont un est totalement illégal
43:39parce que quand on est
43:41chercheur à l'INSERM,
43:42on n'a pas le droit
43:42de travailler
43:43pour l'industrie pharmaceutique.
43:44Et ça,
43:45c'est le conseiller
43:46en France
43:46pour l'intégrité scientifique.
43:49C'est inouï.
43:50Donc,
43:50il y en a
43:51qui vient de se faire virer.
43:52C'est bien,
43:52c'est maison d'oeuvre.
43:53C'est bien.
43:54– Oui,
43:55on a vu 100 000 euros,
43:56il a touché de Pfizer.
43:57100 000 euros,
43:58il n'est pas mal.
43:59à répétition.
44:00– À répétition,
44:01oui,
44:01bien sûr.
44:02– Le premier
44:03qui m'est agacé
44:03et qui m'est menacé de mort,
44:05il avait touché
44:05600 000 euros
44:06les six dernières années.
44:08– Pas mal.
44:08– Mais tout le monde
44:09fout.
44:10Donc,
44:10si vous voulez,
44:11on a un niveau
44:13de corruption
44:14qui est considérable
44:15et les journaux
44:17s'en foutent.
44:17Donc,
44:18le pays ne le sait même pas.
44:19Sauf que maintenant,
44:22la naïveté
44:23que les gens avaient
44:24vis-à-vis de la parole
44:25médicale ou scientifique
44:26a disparu quand même.
44:28– C'est clair.
44:28Il y a eu quand même
44:29des retours de bâtons
44:30et ce qui se passe
44:30aujourd'hui aux Etats-Unis
44:31avec,
44:32et vous le savez,
44:33on n'a pas le temps
44:33d'en parler,
44:34on en parlera une autre fois
44:35avec ce qu'a dit
44:36Robert Kennedy Jr.
44:37et tous les autres
44:39et Fauci bientôt jugés.
44:41Les gens ont commencé
44:42quand même
44:43à s'apercevoir
44:44de choses.
44:45mais le pire,
44:46si vous voulez,
44:47c'est qu'effectivement,
44:48on a parlé de porno
44:50et on aimerait quand même
44:51que les déserts médicaux
44:53que connaissent la France
44:54arrêtent
44:55parce que c'est une obscénité aussi.
44:56Enfin,
44:57le problème,
44:57c'est autre chose
44:58encore que la recherche.
44:59Enfin,
45:00on voit la situation
45:01en France
45:01et des ARS
45:02et compagnie.
45:04Didier Hoult…
45:05– Non mais,
45:05mais ça aussi,
45:06c'est l'administration
45:07qui a créé ça.
45:09J'ai choqué
45:10beaucoup votre ami
45:11Pascal Praud
45:12quand il m'a demandé
45:13l'équité
45:14qui a fait le numerus clausus
45:15qui était un suicide
45:15de la médecine.
45:16– Ben oui.
45:17– C'est Simone Veil.
45:18Ah, mon Dieu,
45:19là, on a touché
45:20à une idole,
45:21on n'a pas le droit
45:21de dire que Simone Veil
45:23n'était pas parfaite.
45:24C'est très grave,
45:27l'idolâtrie.
45:28Et donc,
45:29si vous voulez,
45:30on est arrivé
45:31à un moment
45:32à…
45:33on est passé
45:34de 8500
45:37médecins formés
45:37par an
45:38à 3000.
45:39– Oui,
45:40c'est délirant.
45:41– Pendant que
45:41la population
45:43augmentait
45:43et pendant
45:44que la population
45:45vieillissait.
45:46Mais c'est des fous,
45:47c'est des jobards.
45:48Moi, je peux vous dire,
45:49je me suis battu
45:50pendant 6 ou 7 ans
45:51contre ça,
45:51y compris en insultant
45:52publiquement
45:53le conseiller du ministre.
45:55Je le sais
45:56quand j'étais président
45:57d'université.
45:59C'est des fous.
46:01Il y a une année,
46:02quand il était venu
46:03et dit,
46:03ben voilà,
46:04maintenant,
46:05tout le monde sait
46:06que j'ai absolument rien
46:07contre les étrangers.
46:08Si on n'avait pas
46:09mes étrangers,
46:10la situation…
46:10– Bien sûr,
46:11le maire.
46:12Enfin,
46:13qu'est-ce que ça veut dire
46:138000-3000 ?
46:14On est bien d'accord.
46:15– Mais l'année
46:17où il était venu,
46:18ils avaient fait passer…
46:19Au début,
46:19les médecins étrangers
46:20n'avaient le droit
46:20de travailler
46:21que dans les hôpitaux.
46:22Puis après,
46:22il a bien fallu
46:23qu'il y en ait
46:23dans le privé aussi
46:24parce que les médecins,
46:25il n'y a plus le droit.
46:25Donc on l'a dit très bien
46:27et donc en une année,
46:28on a autorisé
46:298700 étrangers
46:31à travailler
46:32maintenant dans le privé
46:33alors qu'on en formait
46:343000 par an.
46:36Donc n'importe quel imbécile
46:38qui s'est compté,
46:40vous avez changé ça.
46:42Et quand vous tombez ça,
46:43vous tombiez sur la folie
46:45de la politique démocratique
46:47parce que quand vous parliez
46:48à un médecin en lui disant,
46:49mais attends,
46:50il faut que tu triples
46:51le nombre de médecins,
46:51il te disait,
46:52mais écoute,
46:53on verra les résultats
46:54dans 8 ans,
46:54dans 10 ans.
46:55Moi, je veux des résultats
46:57dans les 2 ans.
46:59Les fous ont pris possession
47:02de l'asile.
47:03Merci Didier Raoult
47:04d'être venue
47:06sur Sud Radio,
47:07André Bercoff.
47:07On se retrouve
47:08dans un instant
47:09sur Sud Radio
47:10dans Génération Bercoff
47:12pour la suite
47:13de notre saga
47:14sur mai 68
47:15que nous avons donc
47:16commencé vendredi dernier
47:17et aujourd'hui,
47:18nous allons vous parler
47:20de la génération
47:21sexe,
47:22drogue,
47:22rock'n'roll
47:23alors mai 68
47:25a-t-il vraiment libéré
47:26les corps et les esprits ?
47:28Eh bien,
47:28on va tout vous dire
47:29juste après
47:30le journal de 13h
47:31sur Sud Radio.
47:32Sous-titrage Société Radio.

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