Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 heures
Ce vendredi 3 juillet, Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG France, se sont penchés sur Christine Lagarde qui n'exclut pas de quitter la BCE, l'emploi américain qui est au centre de toutes les attentions, les publications à venir, et la tech qui pourrait devenir cyclique en Bourse, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Kevin Tosé pour Carmignac, bonjour Kevin.
00:08Bonjour Guillaume.
00:09Et Alexandre Baradez, chef analyste d'IG France.
00:11Bonjour Alexandre.
00:12Bonjour Guillaume.
00:12Ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:14On va parler de toutes ces thématiques bien sûr.
00:15D'abord, Christine Lagarde qui n'exclut pas, on peut peut-être démarrer là-dessus,
00:18c'est l'info de cet après-midi du jour, de quitter son fauteuil à la BCE
00:22avant la fin de son mandat.
00:23La fin de son mandat, c'est en octobre 2027,
00:25elle dit qu'il faut qu'une voix européenne pèse dans cette présidentielle.
00:28elle n'exclut pas de s'en aller avant la fin du mandat.
00:30Comment vous regardez ça ?
00:31Il y a déjà eu quelques rumeurs, il y a quelques mois, si je me souviens bien,
00:34il n'y a pas été confirmé.
00:35Là, le fait qu'elle le dise, effectivement, c'est un peu plus concret.
00:38Est-ce que c'est probable ? Je ne sais pas.
00:40Mais en tout cas, cette volonté d'aller chercher à peser dans le débat politique et public
00:45d'ici là, la présidentielle, oui, c'est quelque chose qui pourra se faire.
00:50Après, quelles conséquences ? On voit qu'il n'y a pas de réaction d'un point de vue marché,
00:53ça n'a rien bougé du tout, ni les indices, ni les taux, ni quoi que ce soit.
00:56Donc voilà, je dirais que si on se base d'un point de vue plus grand marché,
01:01c'est pour le marché, pour l'instant, c'est un non-sujet.
01:03Oui, ça pourrait le devenir ou pas ?
01:04Si elle partait avant la fin de son mandat, Kevin, on sait déjà qu'il pourrait lui succéder ?
01:09Alors les marchés sont dans l'anticipation.
01:11C'est vrai que 2027, ça peut nous sembler loin, mais peut-être pas si loin que ça.
01:14Et il y a peut-être aussi dans cette volonté d'avoir un départ anticipé à la tête de la
01:18BCE,
01:19peut-être une volonté de la France, de l'Allemagne,
01:22de pouvoir peser sur le prochain directeur de la Banque centrale.
01:25Et ça, avec, on va dire, des gouvernements qui sont considérés comme ayant des politiques un peu plus orthodoxes.
01:30C'est peut-être ça aussi qui se joue en filigrane.
01:33Après, voilà, sur la séquence, je crois que Madame Lagarde a démontré dans la séquence inflationniste de cette année,
01:38bien qu'elle était peut-être même plus orthodoxe, en tout cas qu'elle respectait plus davantage ce mandat
01:46en remontant les taux il y a quelques semaines que d'autres grands argentiers.
01:50Oui, plus prompte à relever les taux si besoin.
01:53Elle a été critiquée à la hausse de taux du mois de juin de la BCE.
01:56Bon, après, ça n'est qu'une hausse de taux.
01:58C'est peut-être pas cette hausse de taux qui va plomber définitivement le peu de croissance qu'on a
02:02en Europe.
02:03Mais quand même, l'inflation ralentit au mois de juin en zone euro.
02:05On a eu le chiffre cette semaine, ce qui confirme que, manifestement,
02:09est-ce qu'une hausse de taux était vraiment absolument nécessaire ?
02:11L'inflation ralentit déjà.
02:12On n'avait pas eu besoin de cette hausse de taux pour l'avoir ralentie.
02:15À quoi bon cette hausse de taux ?
02:17On surmet un petit peu de contexte.
02:18C'est vrai que la Banque Centrale Européenne avait établi, on va dire, trois grands scénarii.
02:23Un scénario de base, un scénario plutôt favorable, qui semble être celui qui se joue actuellement,
02:28et un scénario plus défavorable où on avait une inflation beaucoup plus rémanente,
02:32des prix d'énergie beaucoup plus élevés pour beaucoup plus longtemps.
02:34Et dans chacun de ces trois scénarios-là, la Banque Centrale Européenne disait quoi ?
02:38Qu'il fallait au moins faire une hausse d'autos d'intérêt.
02:42Ce à quoi elle s'est prêtée, sur la séquence à venir, ce sera sans doute une pause en juillet,
02:47et puis une réunion live, comme on aime à dire quand on commande ces réunions-là.
02:51Donc une vraie question sur septembre.
02:53On aura d'ici là un peu plus de détails sur l'inflation.
02:55On aura les détails du chiffre de l'inflation le 17 juillet.
02:58Et ça, ça permettra quand même pour les équipes de la Banque Centrale Européenne,
03:02et pour Madame Lagarde, de décider sur la prochaine...
03:05Après l'inflation de cette semaine, le marché anticipe désormais moins de hausses d'autos, a priori, Alexandre ?
03:09Oui, effectivement, on a fait une petite note de marché là-dessus, c'est d'un à 48 heures,
03:12parce qu'effectivement, quand on se parlait il y a une dizaine de jours,
03:14on avait des probabilités pricées par le marché, donc sur les instruments financiers court terme.
03:18On avait un pricing de 65-70% de probabilité, c'est ce que le marché pensait pour la réunion
03:24de septembre,
03:24donc une hausse de taux qui est dans les cartons.
03:27Et on se rend compte que dix jours plus tard, on a aujourd'hui un peu au-delà de 40%,
03:30donc on est passé sous le seuil assez psychologique des 50%.
03:34Et puis c'est vrai que c'est une très bonne nouvelle qu'on ait eu en juin,
03:36c'est vrai que nous n'avons pas assez parlé de ça,
03:37mais assez rapidement, finalement, on voit déjà les premiers effets potentiellement de cette détente géopolitique,
03:42avec les deux mesures d'inflation, à la fois la mesure globale, donc CPI,
03:45et la mesure COR, c'est-à-dire sous-jacente, hors alimentation, hors énergie,
03:48qui, toutes les deux, sont sorties en dessous des attentes, et en dessous du mois précédent,
03:52et je ne vois pas comment cette inflation pourrait, alors, sauf reprise du conflit, pétrole qui redémarre,
03:56mais si la situation reste stable, pour moi, il n'y a aucune raison que l'inflation reparte très fortement,
04:01il faut toujours rappeler ces chiffres, c'est capital, les trois mois qui ont précédé la guerre en Iran,
04:06vous aviez une inflation globale en zone euro qui était ou égale ou inférieure à 2%,
04:09donc tout le jump d'inflation qui nous a amené à plus de 3%, c'est quasi, je ne dis
04:13pas 100% imputable au pétrole,
04:14mais pas loin, donc si ce pétrole retombe, c'est le cas,
04:17à la fois le Brent et le WTI, on est revenu sur les niveaux du début de la guerre, en
04:21fait,
04:22des niveaux de fin...
04:22Il y a 71 dollars le Brent, là, oui.
04:24Comme quoi, il y a des banquiers centraux qui arrivent à respecter leur mandat.
04:27Oui, mais d'autres denrées ont vu quand même leur prix augmenter,
04:31et Hormuz, qu'est-ce qu'il nous dit qu'Hormuz va définitivement, sans péage, sans droit de douane, rester
04:35ouvert,
04:35enfin, on est en train de se réjouir, et nous-mêmes, de tirer des conclusions de la baisse du pétrole
04:39sur l'inflation,
04:40de même que certains reprochaient à la BCE d'avoir relevé ses taux,
04:44parce qu'elle allait trop vite en besogne sur une hausse de l'inflation,
04:47fin de la hausse de l'inflation.
04:50Enfin, la problématique pour la BCE, c'est quoi ?
04:54C'est les anticipations d'inflation.
04:55Ce n'est pas tant l'inflation réalisée.
04:57Alors, évidemment, il y a un lien de cause à effet.
04:59Si on a une inflation ponctuelle qui est très élevée,
05:03ça risque de venir faire remonter ces anticipations d'inflation,
05:05et ça, pour les ménages comme pour les entreprises,
05:07et c'est pour ça que je crois que la BCE disait qu'il fallait remonter ses taux d'intérêt
05:12rapidement,
05:13et puis il valait mieux en faire un petit peu rapidement
05:15qu'attendre de trop et devoir en faire davantage plus tard,
05:18parce qu'il aurait pu être vraiment davantage dommageable à l'économie européenne.
05:22Bon, il y a la question, effectivement, de l'avenir des taux d'intérêt ici,
05:26en zone euro, en Europe, tout simplement.
05:28La question américaine sur laquelle on pourra revenir après le rapport sur l'emploi publié hier,
05:32d'ailleurs, je sens que vous allez rebondir dessus,
05:33entre l'Europe et les États-Unis, vous vous dites quoi ?
05:36Qu'est-ce qui, d'un point de vue monétaire,
05:37quand une des données qu'on a eues cette semaine,
05:39peut-être a le plus changé dans ce que le marché peut anticiper ?
05:41Et plutôt, c'est aux États-Unis qu'on a les plus grands changements à anticiper,
05:44ou plutôt en Europe ?
05:45Je dirais que le risque d'inflation est persistante,
05:49il est quand même beaucoup plus aux États-Unis,
05:50parce qu'avant la guerre en Iran, on avait déjà une inflation sous-jacente,
05:53sur les mesures PCE notamment,
05:55Corp.ce, qui était la mesure vraiment principale de la Fed,
05:57qui était depuis plusieurs trimestres encore,
05:59et même depuis des années en fait.
06:00Cinq ans, voilà.
06:01Cinq ans, c'est le juif.
06:02Donc, la Fed avait déjà une problématique,
06:04et c'était la problématique de Jérôme Powell,
06:06qui s'opposait à Trump,
06:08ou Trump s'opposait à Powell assez violemment sur ce sujet-là.
06:11Donc, la question est beaucoup plus problématique pour la Fed.
06:14Après, est-ce qu'il y aurait cette hausse de taux ?
06:16Donc, pour vous, la possibilité d'une hausse de taux de la Fed reste sur la table,
06:19même si le marché de l'emploi ralentit,
06:21qu'on a vu des chiffres très surprenants,
06:22de l'emploi qui ralentit, deux fois moins de création de postes qu'attendus,
06:25vous dites, ça ne va pas contre l'idée d'une hausse quand même de la Fed,
06:27de taux de la Fed ?
06:28Je ne dis pas qu'on aura cette hausse, mais au minimum des taux qui resteront stables
06:31pendant pas mal de temps,
06:32et on voit que même la Maison-Blanche,
06:34que ce soit le conseiller économique, Kevin Asset,
06:36qui était un des premiers à taper sur Powell avec la meute de la Maison-Blanche,
06:40là, il a un discours, on l'a entendu encore récemment,
06:42beaucoup plus lisse, beaucoup plus politique avec Kevin Worsh,
06:46et il dit, je suis sûr que Kevin Worsh parviendra à convaincre,
06:50en gros, le board de la Fed, de ne pas avoir cette hausse de taux.
06:53Donc, je pense qu'on part plutôt pour un taux qui va planer quelque temps encore à élever,
06:55une hausse, il faut vraiment que la inflation continue d'accélérer.
06:59Oui, il y a deux éléments, c'est-à-dire que si on regarde d'abord...
07:02Encore une hausse de taux de la Fed ou pas, Kevin, pour vous ?
07:05Participer à cette idée ?
07:06Oui, je pense que le marché du travail américain,
07:12l'économie américaine,
07:13elle croît quand même à un rythme relativement élevé.
07:17Je veux dire, la croissance des salaires,
07:18elle est autour de 3,5.
07:19On a eu des chiffres de l'emploi hier, certes, en deçà des attentes.
07:23Si on regarde sur des moyennes 3 mois,
07:26il y a quand même plus de 100 000 créations d'emplois aux États-Unis
07:29sur 3 mois glissants.
07:31C'est quand même radicalement différent de ce qu'on avait en 2025,
07:35où là, on tournait toujours plutôt autour de 10 000 emplois créés chaque mois.
07:40Donc, c'est quand même pas tout à fait la même configuration.
07:43Donc, on a quand même une économie américaine
07:44qui est plutôt en bonne santé et potentiellement qui réaccélère.
07:48Donc, ça, ça prêcherait plutôt en faveur de hausse de taux.
07:52On a un taux de chômage qui est abaissé également.
07:55Donc, je ne tirerai pas trop de conclusions sur le chiffre du NFP d'hier,
08:00sachant qu'on a d'autres données.
08:02On a les données, alors, en train de la technique,
08:04mais voilà, ADP, Reveillus,
08:05on a d'autres organisations qui nous donnent les chiffres de l'emploi
08:07qui étaient là plutôt costauds.
08:11Donc, ça, c'est un point.
08:12Et je crois que ce qui est intéressant,
08:14et ce qui est intéressant dans nos métiers,
08:16je crois pour les investisseurs globalement,
08:17c'est qu'on a une division qui est extrêmement forte
08:19au sein de la Réserve fédérale,
08:20en tout cas sur la future trajectoire de politique monétaire.
08:23C'est-à-dire que quand on regarde ce que votent
08:25ou les intentions qui sont données par les différents membres
08:27de la Réserve fédérale,
08:29on en a à peu près la moitié qui nous disent
08:30que les taux d'intérêt vont rester là où ils sont,
08:35et on en a la moitié qui nous disent qu'ils doivent remonter.
08:40Quand on regarde sur les marchés d'options...
08:42Il n'y en a plus qui attendent de baisse de taux.
08:43Et quand on regarde sur les marchés d'options,
08:45le chiffre que donne Alexandre,
08:47ce 50% de probabilité,
08:49en fait, il reflète quoi ?
08:50Mais il reflète là aussi quasiment la moitié
08:53des opérateurs de marché
08:54qui estiment qu'on aura...
08:58Voilà...
08:58Enfin, pas de hausse ou une baisse,
09:01et à peu près la moitié
09:03qui estime qu'on aura une hausse de taux ou plus.
09:05Et quand on regarde les grandes banques d'investissement américaines,
09:08il y a aussi cette espèce de grand écart-là
09:10entre ceux qui nous disent trois hausses de taux d'un côté
09:12et de l'autre, trois baisses de taux.
09:15Et ça, je crois que le pari de M. Warch
09:18est sans doute gagné sur ce front-là.
09:20Il voulait plus d'incertitude ou plus de flexibilité
09:23dans les perspectives de politique monétaire,
09:26mais on est en plein dedans.
09:26Oui, c'est vrai que les probabilités
09:27aux côtés des États-Unis sont plus élevées encore.
09:29C'est vrai que les probabilités...
09:30J'ai regardé ça avant que Kevin Warch nous parle,
09:32on était aux alentours de 80% de probabilité
09:34pour avoir au moins une hausse de taux.
09:35C'est ce que le marché price,
09:36je ne sais pas que c'est ce qu'on aura,
09:36mais c'est ce que le marché price.
09:37Et gros, le statut quo, c'est à peine 20%.
09:39Il me semble qu'il y a aussi un sujet,
09:41qui est peut-être aussi un sujet qu'on voit sur le Japon
09:43à une échelle un peu différente,
09:44mais il y a le niveau des taux longs
09:45qui, moi, je pense, va devenir problématique
09:47à un moment donné pour l'économie américaine.
09:56Et le fait, peut-être, de laisser penser
09:58qu'on peut, sans le faire forcément,
10:01mais de laisser penser pendant quelques mois
10:02qu'on peut relever les taux,
10:03ça peut permettre d'éviter que les taux longs
10:05ne continuent de s'emballer.
10:06En fait, si à un moment donné que vous dites,
10:07vous menacez ou vous laissez penser
10:08que vous pouvez le faire,
10:09eh bien, si vous le faites,
10:12vous risquez de ralentir l'économie
10:13et du coup, les taux longs partiraient un peu la même.
10:16Je crois qu'il n'y a quand même pas
10:17beaucoup de classes d'actifs
10:18qui sont prêtes à un nouveau cycle
10:21de hausse de taux de politique monétaire
10:23aux États-Unis.
10:24Oui, alors justement,
10:26non, mais effectivement,
10:27et c'est toute la question aussi
10:28qui se pose aux investisseurs,
10:29à ceux qui nous regardent,
10:31est-ce que l'environnement économique
10:32va continuer de pousser en faveur
10:34des marchés actions dans les prochains mois ?
10:35Est-ce que vous le sentez, en quelque sorte,
10:37que ce soit en Europe ou aux États-Unis ?
10:39Il y a une baisse du pétrole,
10:40on espère qu'elle se poursuivra.
10:41Il y a quand même aussi des élections
10:43de mi-terme à venir aux États-Unis.
10:44Est-ce que ce deuxième semestre
10:45qui démarre, en bourse, Alexandre,
10:47alors je sais que vous êtes prudent
10:48sur les valeurs américaines,
10:49mais bon, est-ce que malgré tout,
10:50en bourse, vous le sentez bien,
10:51ce deuxième semestre ?
10:51Et vous avez le droit de dire non,
10:52il n'y a pas de problème.
10:53Non, j'ai l'impression qu'effectivement,
10:55encore une fois,
10:55quand les marchés ont déjà
10:56très largement performé,
10:58et on a des zones,
10:59c'est encore plus le cas,
11:01la Corée du Sud, par exemple,
11:02avec des performances absolument
11:03stratosphériques de certains indices,
11:05et donc,
11:05dans les compartiments tech,
11:06évidemment, celui du conducteur ou autre,
11:07on se dit qu'il y a un peu
11:09de maturité à avoir,
11:10mais c'est vrai que les multiples
11:11traduisent quand même un petit peu ça,
11:12c'est vrai que c'est assez frappant,
11:13c'est-à-dire que vous avez aujourd'hui
11:14le SP500,
11:15il se paie un peu plus de 20 fois
11:17les bénéfices,
11:17entre 20 et 21 fois,
11:18ce n'est plus les 23 fois les bénéfices
11:20qu'on avait il y a encore quelques mois.
11:20Tout ceci s'est fait grâce
11:23aux publications de résultats
11:23qui ont été vraiment excellentes
11:24au premier trimestre.
11:25Et donc,
11:25comme le marché se dit,
11:26on en parlera peut-être après,
11:27les publications pour le deuxième trimestre
11:29qui vont arriver dans quelques jours,
11:30on attend encore,
11:31aux côtés des États-Unis,
11:32des croissances de plus de 20%
11:33de bénéfices.
11:33Donc ça,
11:34ça continue d'écrase un peu
11:35les multiples,
11:35et pour autant,
11:38les moyennes,
11:39moi j'aime bien parler des moyennes
11:39parce que dans l'histoire,
11:40on voit qu'il y a des retours
11:41à la moyenne de temps en temps,
11:42la moyenne de valo du SP500
11:44sur des horizons de quelques décennies,
11:45c'est plutôt 17 fois les bénéfices
11:46plutôt que là de 20 fois.
11:48Donc,
11:49effectivement,
11:49ce n'est pas des multiples
11:50qui se rapprochent
11:50de la bulle Internet.
11:51Le Nasdaq,
11:52à l'époque,
11:52c'était quasiment 80 fois les bénéfices,
11:54aujourd'hui,
11:54c'est entre 35 et 40 fois les bénéfices,
11:56ce n'est pas la même chose,
11:57mais en dehors de la bulle Internet,
11:58si on enlève cet aspect-là
11:59qui était le cas le plus extrême
12:00dans l'histoire américaine
12:01sur la partie tech,
12:02on est quand même
12:03sur le très haut du panier
12:04en termes d'historique de valorisation.
12:06Donc,
12:07je serais un peu plus prudent
12:09et puis,
12:09à la macro,
12:09c'est quand même une question aussi
12:10parce que je prends un cas très simple,
12:12je m'arrête là-dessus,
12:12les anticipations de croissance
12:13pour le T2,
12:14on avait démarré
12:15la fête d'Atlanta
12:17qui est ce modèle automatique,
12:18elle avait démarré le trimestre
12:19aux alentours de 3,5-4%,
12:21parfois un peu au-delà de 4%.
12:22Et on a vu que cette dernière semaine,
12:24on est venu chercher
12:25la zone des 1,1,2%.
12:27Effet lié à la balance commerciale,
12:29effet lié à tout ce qui est investissement,
12:33privé notamment,
12:34et un peu les dépenses de consommation
12:36qui ne sont pas extraordinaires
12:37pour les Etats-Unis.
12:38Donc, est-ce que la croissance,
12:39Kevin Assett nous parle
12:40d'un 4% de croissance
12:41sur le second semestre,
12:42moi ce que je vois,
12:43c'est qu'au T1,
12:43on est sur du 2% en rythme annuel
12:45et au T2,
12:46on semble s'orienter
12:47vers quelque chose
12:47peut-être proche du 2%,
12:48donc on n'est pas sur un 4% annuel.
12:50Si on arrive à avoir du 2%
12:51en croissance aux Etats-Unis,
12:52je pense que ce sera pas mal.
12:542% de croissance aux Etats-Unis,
12:56c'est la croissance potentielle,
12:57donc c'est quand même
12:59plutôt une bonne nouvelle.
13:02On aimerait voir la même ?
13:04On parlera de l'Europe après.
13:05Je suis assez d'accord.
13:07Peut-être pas les Espagnols,
13:07ils peuvent faire plus,
13:08mais le reste de l'Europe,
13:102%, c'est quand même bien.
13:12Sur le deuxième trimestre,
13:14enfin le deuxième semestre,
13:15pardon,
13:16il y a quand même, je crois,
13:18potentiellement quelques signes
13:19d'encouragement,
13:19c'est-à-dire qu'on a quand même eu
13:21ce qu'on appelle un choc
13:23stagflationniste,
13:23si j'en prends des gros mots
13:24d'économistes,
13:26donc une hausse des prix,
13:27une baisse des anticipations
13:28de croissance,
13:29là on a à peu près l'inverse
13:30d'un choc stagflationniste
13:32et c'est à peu près
13:32ce que nous ont dit
13:33les indices PMI
13:35ce matin en zone euro
13:36avec un vrai rebond
13:37dans les services en Allemagne,
13:39un vrai rebond en Espagne,
13:40donc pourtant ça nous a fait mal,
13:43à nous Européens,
13:43ça peut mieux se passer,
13:45il y a une autre grande économie
13:46qui est l'économie chinoise
13:47où là ça ne se passe
13:48quand même pas très bien,
13:49là pour le coup
13:49on a une vraie visibilité
13:51sur les ventes au détail
13:52qui sont proches de zéro,
13:56on a un taux de chômage
13:58chez les jeunes
13:58qui avant même
14:00la fin des examens
14:02et donc toute cette vague
14:03de nouveaux étudiants
14:04tourne autour de 16-17%
14:05et puis on a des pressions
14:07tarifaires de par le monde
14:08qui commencent à monter
14:09et ça, ça veut dire quoi ?
14:10ça veut dire qu'on aura
14:11peut-être des autorités chinoises
14:12qui sur le troisième trimestre
14:13pourraient venir relancer
14:14un peu leur économie
14:15donc ça c'est une deuxième
14:16potentielle bonne nouvelle.
14:17Oui, ça c'est un grand si quand même
14:19c'est un grand conditionnel
14:21mais pourquoi pas ?
14:22Ça peut s'envisager
14:23et puis vous parliez des mi-termes
14:25enfin des élections du mandat
14:26je ne crois pas que les élections
14:26du mandat
14:27soient un sujet en tant que tel
14:29c'est-à-dire la défaite
14:31du parti des Républicains
14:32elle est déjà estimée à quoi ?
14:3485%
14:35si on regarde des sites
14:36de Paris en ligne
14:37ou des sondages
14:39pour la chambre basse
14:40ce que ça voudra dire
14:42si on a cette politique
14:43qu'on appelle
14:43de canard boiteux
14:44avec un président
14:46qui n'a pas le congrès
14:47avec lui
14:48c'est sans doute
14:48davantage de dépenses budgétaires
14:50parce que c'est sans doute
14:51là-dessus que
14:51et démocrate
14:52et républicain
14:53arrivent à s'accorder
14:54et donc tout ça
14:55bon an mal an
14:55ça veut dire quoi ?
14:56ça veut dire quand même
14:57un environnement macro
14:59macroéconomique
14:59qui n'est pas mauvais
15:00après qu'est-ce que ça veut dire
15:02pour les marchés
15:03et les marchés d'action
15:03je crois que ça veut dire
15:04on va dire
15:05des moteurs de performance action
15:07qui sont peut-être
15:07un petit peu moins concentrés
15:08uniquement sur le secteur technologique
15:10a fortiori
15:11parce qu'on a quand même
15:12des attentes
15:12sur ce secteur technologique
15:14et comme le disait Alexandre
15:14je pense qu'on va parler
15:15du deuxième trimestre
15:16et du troisième trimestre
15:17qui sont absolument stellaires
15:18c'est-à-dire que
15:19les attentes de croissance
15:21des bénéfices par action
15:21elles sont au ciel
15:24et donc on peut avoir
15:25une forme de rotation
15:26dans les marchés
15:27et je crois que c'est
15:27quand même plutôt
15:27une bonne nouvelle
15:29pour les investisseurs
15:30dans le renseignement
15:31je pense à la rotation
15:31effectivement
15:32qui est le point
15:33le problème du S2
15:34c'est-à-dire qu'effectivement
15:34les flux qui vont revenir
15:35un peu plus sur l'Asie
15:36surtout si la Chine
15:37fait quelque chose
15:38et sur l'Europe aussi
15:39on le voit ces derniers jours
15:40c'est je pense un bel exemple
15:40ce qui peut attendre au S2
15:42c'est une Europe
15:43qui se porte mieux
15:43moins de prix du pétrole
15:44qui pèse là-dessus
15:46et c'est vrai que
15:47ce qu'on fait des investisseurs
15:48sur le premier semestre
15:50c'est quand même
15:50de vendre de l'Europe
15:51pour aller acheter
15:51les actions tech américaines
15:53donc s'ils achètent
15:54un petit peu moins
15:54d'actions tech américaines
15:55ils y reviendront
15:56sans doute vers l'Europe
15:56et ça ça peut aider
15:57on poursuit les échanges
15:58dans un instant
15:58on est à un petit quart d'heure
16:00maintenant de la clôture
16:01qu'on va vivre ensemble
16:01bien sûr le CAC 40
16:02à 17h20
16:03gagne 0,5% actuellement
16:05ArcelorMittal est en tête
16:06en fait les acteurs
16:07des infrastructures
16:08industrielles aussi
16:09sont en progression
16:10ArcelorMittal gagne 5,5%
16:11on le disait
16:12NG gagne 2,3%
16:13Veolia aussi gagne 2,9%
16:15Legrand dans les équipements électriques
16:17gagne 2,2%
16:18les replis
16:19Stellantis abandonnent 3,4%
16:21on a encore une difficulté
16:22sur Estilor Luxottica
16:23aujourd'hui moins 1,8%
16:24et puis le secteur du luxe
16:26aussi souffre
16:27d'après HSBC
16:28la publication du deuxième trimestre
16:29s'annonce assez atone
16:30assez léthargique
16:31de la part des acteurs
16:32du luxe européen
16:33on en parlera tout à l'heure
16:34dans la suite de BFM Bourse
16:35on va parler dans un instant
16:36aussi d'allocations
16:37bien sûr pour vos portefeuilles
16:38avec nos deux experts
16:39Kevin Tozé
16:40et Alexandre Baradez
16:42Kevin on attend quoi
16:43précisément
16:43sur les publications
16:44d'entreprises
16:45vous disiez
16:46aux Etats-Unis
16:47ce qui est attendu
16:47est stratosphérique
16:48peut-être excessif
16:49est-ce qu'on peut l'illustrer
16:50parce qu'on a déjà eu
16:51des publications
16:52au premier trimestre
16:52largement au-delà des attentes
16:53maintenant les attentes
16:54t'attends de quoi ?
16:55Alexandre le disait
16:56ce qui est anticipé
16:57pour le deuxième trimestre
16:59le troisième trimestre
17:00et le quatrième trimestre
17:01c'est une croissance
17:02des bénéfices par action
17:03supérieure à 20%
17:04donc trimestre après trimestre
17:06sur un en glissant
17:07si je soulève le capot
17:09qu'on regarde un peu
17:10sous la surface
17:10on voit des choses
17:11alors là je disais
17:13stratosphérique
17:15la croissance
17:16donc des bénéfices par action
17:17pour les entreprises
17:19du secteur des semi-conducteurs
17:21c'est 120%
17:22120% de croissance
17:24des bénéfices par action
17:25attendu sur le deuxième trimestre
17:28et aussi sur le troisième trimestre
17:29on a à peu près la même chose
17:31sur le secteur de l'énergie
17:33alors sur le secteur de l'énergie
17:33il est attendu que ça retombe
17:35un peu comme un soufflé
17:36comme les courbes des prix
17:38futurs du pétrole
17:41mais voilà
17:44pourquoi c'est important
17:45d'avoir ces chiffres-là en tête
17:46je pense deux raisons
17:47la première c'est que
17:48si c'est des chiffres
17:49qu'on communique
17:49c'est des chiffres qu'on a tous
17:50et qu'on voit tous
17:51et donc c'est peut-être ça
17:52qui justifie aussi
17:52ces performances stratosphériques
17:54qu'on a eues sur cette première partie de l'année
17:56exactement
17:56et puis il y a une deuxième problématique
17:58c'est que
17:59on va basculer sur le deuxième semestre
18:02ce qu'on est en train de faire
18:02nous-mêmes en ce moment
18:04et on va commencer à regarder
18:06un petit peu au-delà de l'année 2026
18:08et ce qui nous attend pour 2027
18:09c'est aussi une croissance très forte
18:11des bénéfices par action
18:12pour le secteur des semi-conducteurs
18:13mais pas de 120%
18:15et donc en fait
18:17on aura une croissance forte
18:19des bénéfices par action
18:20mais une décélération
18:21de ce rythme de croissance
18:22et en général
18:23ça peut amener
18:25on va dire
18:25des mouvements de rotation
18:27vers d'autres secteurs
18:30et je crois que ce sera ça
18:31pour moi en tout cas
18:33la clé de cette publication
18:35de résultats
18:35est-ce que ça délivre
18:36au moins autant
18:37que ce qui est aujourd'hui
18:39dans les prix
18:40et dans les anticipations
18:41d'une part
18:41et ensuite
18:42quand les investisseurs
18:42vont commencer à regarder
18:43un peu plus loin
18:44est-ce que la croissance
18:46des bénéfices par action
18:46pour 2027
18:47non pas de 90
18:49ou 100
18:49ou 120%
18:50mais autour de 50
18:51ou 60%
18:52ce qui est déjà extraordinaire
18:53mais qui est beaucoup
18:54moins important
18:56les investisseurs
18:56il y a des chances
18:57qu'ils aillent regarder
18:57un petit peu ailleurs
18:58vous la sentez venir
18:58la rotation à l'occasion
18:59des publications
19:00elle est déjà là
19:00depuis le début de l'année
19:01le Russell 2000 cartonne
19:02on voit aussi des mouvements
19:04en dehors des Etats-Unis
19:04vous pensez qu'elle va se confirmer
19:06Alexandre ?
19:06Oui
19:07j'attends quand même un catalyseur
19:08pour qu'elle soit un peu plus forte
19:09et effectivement je pense
19:10que c'est vraiment
19:10toute la Chine qu'il faut regarder
19:11c'est-à-dire que l'état de la statistique
19:12et Kevin en parlait
19:13on a même eu une contraction
19:14des ventes de l'Italie
19:14c'est la première fois
19:15depuis trois ans
19:16qu'on a eu ça
19:18et on voit effectivement
19:20la partie
19:22l'investissement
19:22tout ce qui est
19:23fixe à 7
19:24donc c'est l'investissement urbain
19:25tout ce qui est pareil
19:26c'est nettement inférieur
19:28à ce qui est attendu
19:29et on voit que c'est quand même
19:29tendanciel
19:30c'est qu'il y a plusieurs mois
19:30qu'on a comme ça
19:31une vraie phase de ralentissement
19:33donc je pense qu'on attend tous
19:34une réaction de la PBOC
19:35donc la barre centrale chinoise
19:36des autorités
19:37peut-être des mesures de soutien
19:38un peu fiscales
19:39il y avait déjà eu des mesures
19:40comme ça si vous vous souvenez bien
19:41quand la crise immobilière
19:42était vraiment très forte
19:43ils avaient décidé
19:44de baisser les taux
19:45d'emprunt
19:46pour les ménages
19:47mais des emprunts
19:49qui étaient déjà contractés
19:50on n'a jamais vu
19:50un truc comme ça en Europe
19:51mais en Chine
19:52on nous dit aux ménages
19:53qu'il y a déjà un prêt en cours
19:53vos mensuités vont baisser
19:54parce qu'autre taux
19:55la banque va vous baisser le taux
19:56donc je pense que ce genre de choses
19:57on pourrait en avoir encore
19:58dans les mois qui arrivent
19:59et à ce moment-là
20:00effectivement je pense qu'il y aura
20:01on voit le Hang 5 par exemple
20:02pour moi il est donné
20:03si on charge des choses
20:05pas très chères à acheter
20:06en ce moment
20:06dans l'espoir
20:07de les voir grimper ensuite
20:08assez sensiblement
20:09je pense que prendre du Hang 5
20:10avec la tech ou autre chinoise
20:11il y a toujours le risque politique
20:12mais c'est tellement peu cher
20:14les Etats-Unis c'est là
20:15l'Europe c'est là
20:15mais ça restera peu cher
20:17vous serez prêt
20:18vous à titre personnel
20:19à investir dans la tech chinoise
20:20je parlais de l'effet de base
20:22dans le secteur
20:23des semi-conducteurs
20:24aux Etats-Unis
20:24donc voilà
20:25on a peut-être passé
20:27le pic
20:28de la croissance
20:29des résultats
20:30des anticipations de croissance
20:31des résultats
20:31sur ce secteur aux Etats-Unis
20:33en Chine
20:34on va avoir un effet de base
20:35extrêmement favorable
20:37sur le dernier trimestre
20:38de 2026
20:39pourquoi ?
20:39parce qu'au dernier trimestre
20:40de 2025
20:41beaucoup de ces grands acteurs
20:43chinois
20:44internet technologique
20:45ont fait beaucoup
20:45d'investissements
20:46et alors
20:47on me perd peut-être
20:47un petit peu dans les détails
20:48mais beaucoup d'investissements
20:49notamment dans tout ce qui est
20:52services de livraison
20:53à domicile
20:54et donc on va avoir
20:55un effet de base
20:56extrêmement favorable
20:57pour les géants
20:58de la tech chinoise
20:59sur le dernier trimestre
21:00de cette année
21:01c'est aussi
21:01là qu'il faut regarder
21:02les secteurs européens
21:02qui sont vraiment
21:0313 ans en retard
21:03secteur auto
21:04secteur de luxe aussi
21:05ça c'est très succès
21:06à la Chine
21:07parce que si la Chine
21:07fait de la relance
21:08tout de suite
21:08il y aura une sensibilité
21:09sur la partie
21:09des valeurs
21:10qui ont des multiples
21:11aujourd'hui
21:11du luxe
21:12qui sont nettement écrasées
21:13le secteur auto
21:14n'en parlons pas
21:14c'est à la casse
21:15complètement
21:15parce qu'il y a un rapport
21:16entre nos valeurs
21:16automobiles
21:17parce que si la Chine
21:18fait de la relance
21:20la demande domestique
21:21va s'accroître
21:22et donc ils ont une capacité
21:23à absorber
21:23leur surcapacité
21:24aussi probablement
21:25parce qu'on voit
21:26que l'Europe
21:27commence à muscler
21:27un peu le ton
21:28par rapport à l'Allemagne
21:29notamment
21:29par rapport à la Chine
21:30par rapport à ses importations
21:31et ses parts de marché
21:32gagnées par la Chine
21:33donc je pense qu'il y a
21:34un moyen d'étendre
21:35un peu la situation
21:36qui ne soit pas
21:37via des tarifs douaniers
21:37par exemple
21:38c'est justement
21:38de faire un peu
21:39de stimulation domestique
21:39en Chine
21:40pour absorber un peu
21:41ses surcapacités
21:41à la fois domestiques
21:42et un peu plus
21:43les importations européennes
21:44je pense qu'il y a un coup
21:44à jouer effectivement
21:45un peu à l'avance
21:46mais sur l'auto
21:47sur tout ce qui est luxe
21:48tout ce qui est sensible
21:49à toute la partie export
21:50vers l'Asie notamment
21:51d'accord
21:52en misant son la Chine
21:53et peut-être
21:54un plan de relance
21:55c'est votre pari
21:57vous estimez que c'est probable
21:58je pense que la probabilité
21:59qu'on ait un plan de relance
22:00est élevée
22:02et elle monte de jour en jour
22:03pour moi la séquence
22:04c'est à peu près celle-là
22:05on n'a pas une boule de cristal
22:06on essaie d'identifier
22:08des catalystes potentiels
22:11voilà on le sait
22:11le marché immobilier
22:12n'est toujours pas
22:14sorti de
22:15pas de lornière
22:16mais enfin
22:16de sa très forte décrue
22:19on a des gouvernements locaux
22:20qui n'empruntent plus
22:21parce qu'ils ne peuvent plus le faire
22:22ils n'ont plus le droit
22:24de le faire non plus
22:25on a une consommation
22:26qui est complètement
22:28en berne
22:28donc l'économie chinoise
22:30nous européens
22:31notre problème
22:31c'est qu'on n'investit pas après
22:33le problème de la Chine
22:34c'est qu'ils ne consomment
22:36pas assez
22:37et donc en effet
22:38si on a des taux de chômage
22:39des jeunes
22:40à l'automne
22:42qui dépasse les 20%
22:43et je crois qu'il ne faut pas
22:44l'exclure
22:45on ne le saura pas
22:45ils publieront pas
22:46ah si
22:46il y a un an
22:48ils avaient arrêté
22:49ils avaient arrêté
22:50ils republient
22:50ce qu'ils ont sorti
22:51des chiffres de publication
22:52c'est tout l'emploi
22:54saisonnier des étudiants
22:55donc c'est pour ça
22:56que la série est un peu moins longue
22:57que ce qu'on avait par le passé
22:58mais on a quand même
22:593-4 points
22:59aujourd'hui on a 16%
23:01en général ce qu'on voit
23:02c'est qu'entre
23:03voilà
23:05le mois de juin
23:05et l'automne
23:07quand il y a
23:07tous ces étudiants chinois
23:08qui se retrouvent
23:09sur le marché du travail
23:10il y a une hausse
23:10du taux de chômage
23:11des jeunes
23:11à peu près de 5%
23:12donc on part de 16
23:13vous voyez où ça peut nous amener
23:14et ça ce serait je crois
23:15de nature
23:16à venir réveiller
23:18les autorités chines
23:18une donnée à surveiller aussi
23:19car pour le coup en Chine
23:20ce serait plutôt positive
23:21c'est l'inflation
23:22c'est à dire que je pense
23:22que voir une inflation
23:24qui arriverait progressivement
23:25ce sera un des premiers signes
23:27que la demande domestique
23:27ça croit
23:28et que les entreprises
23:28ont un peu plus de pricing power
23:29donc là pour le coup en Chine
23:31une inflation qui accélère
23:31un petit peu dans les mois
23:32qui arrivent
23:33surtout après une relance
23:33ce serait le signe
23:34qu'effectivement
23:34la demande est en train de repartir
23:35on part de 1%
23:37le temps de déflation
23:37il n'y a pas si longtemps
23:39et par rapport à la tech
23:40vous sentez qu'il faut
23:41moins en dépendre
23:43diversifier
23:43et en même temps
23:44on cherche à diversifier
23:45en dehors de la tech
23:45sauf que la tech
23:46est de plus en plus partout
23:47y compris dans les indices
23:48Alphabet a rejoint d'autres zones
23:49donc c'est compliqué
23:50de décorréler complètement
23:51de la tech
23:51même si on veut diversifier
23:52comment on fait ?
23:53La tech par exemple
23:54en prenant le cas des Etats-Unis
23:55on voit depuis quelques jours
23:56quelque chose qui s'est mis
23:57un peu en route
23:58on voit par exemple
23:59les Mac 7
24:00ont plutôt rebondi
24:02au moment où la partie
24:03semi-conducteur
24:04donc en gros
24:04il y a ceux qui
24:05vendent les pêles et les pioches
24:06puis ceux qui achètent
24:08les chercheurs d'or
24:08et on voit
24:10un peu de rotation
24:10c'est même de la tech
24:11américaine
24:12le semi-conducteur qui baisse
24:13ce qui est frappant
24:14c'est que même si
24:15les 7 magnifiques
24:16sont remontés
24:17le Nasdaq lui a reculé
24:18c'est-à-dire que
24:18les semi-conducteurs
24:19ont plus pesé
24:20que la hausse
24:21des 7 magnifiques
24:21parce que là-dedans
24:22vous avez des boîtes
24:23qui ont fait des fois 2
24:24fois 3
24:25comme en Corée du Sud
24:25parfois un plus
24:26en l'espace de quelques trimestres
24:28il y a eu de l'abus
24:30pour la diversification
24:31pour répondre à votre question
24:32sur la diversification
24:33il y a un concept
24:34que j'aime bien
24:35c'est celui du barbel
24:36un peu comme l'alter
24:38qui est quoi ?
24:39qui est qu'on va investir
24:40sur un actif
24:41plutôt cyclique
24:43plutôt volatile
24:43on va dire
24:44le secteur technologique
24:46en tout cas
24:46si on voit
24:46les niveaux d'anticipation
24:48qui y sont
24:48et puis
24:49de l'autre côté
24:50on va investir
24:50quelque chose
24:51qui est complètement
24:51à l'autre bout du spectre
24:53peut-être des modèles d'affaires
24:55un peu plus ennuyeux
24:56un peu moins passionnants
24:58qui brillent
25:00un petit peu moins
25:00et je crois que ça
25:01ça fait quand même
25:02une bonne construction
25:03de portefeuille
25:03puisque le risque
25:05c'est celui qu'on décrivait
25:05c'est-à-dire qu'on est
25:07un ralentissement
25:08du rythme de croissance
25:10et si ça, ça arrive
25:11en général
25:12ce qui tend à mieux fonctionner
25:13c'est ce qu'on appelle
25:14des valeurs
25:15un peu plus boring
25:17j'ai envie de dire
25:17on dit qualité
25:18mais qualité
25:18personne ne dit qu'il achète
25:19des sociétés
25:20de mauvaise qualité
25:21je vais rester poli
25:22mais le secteur de la santé
25:23je pense que ça peut
25:25fonctionner
25:25le secteur de la consommation
25:26je préfère
25:28dans la consommation
25:29le luxe
25:29que l'auto
25:30qui est aussi
25:30pour moi
25:32plutôt cyclique
25:33mais ça, ça peut être
25:33une façon
25:34d'équilibrer
25:35des portefeuilles
25:36des portefeuilles actions
25:37et puis après
25:38je crois qu'il y a
25:38la grande question
25:39du deuxième semestre
25:41c'est est-ce que
25:41en effet
25:42on aura
25:42un Kevin Warch
25:43qui est cette forme
25:44de colomb machiavélique
25:48manipulé par Trump
25:49et son entourage
25:49ou est-ce qu'on a
25:50un vol Kerbis
25:51et donc en face de ça
25:53vendre des taux d'intérêt
25:54parce que le risque
25:54c'est quand même
25:55qu'on ait des taux d'intérêt
25:55qui remontent
25:56et que ça fasse éclater
25:58quelques bulles
25:59de valorisation
25:59telles qu'on peut en voir
26:00des problématiques
26:01de financement
26:02de déficit
26:02des gouvernements
26:05beaucoup d'émissions aussi
26:06le coût du capital
26:07il faut les financer
26:07les centres de données
26:08donc c'est peut-être ça
26:09un peu le nœud
26:12donc des actions
26:13moi j'aime bien ce barbeau
26:14et à côté de ça
26:14vendre des taux
26:15et je crois que ça fait
26:15une construction de portefeuille
26:16qui tient la route
26:18et je pense à vrai
26:19c'est un jeu à jouer
26:19effectivement parce que
26:20où stocker son cash
26:21si on veut
26:21si on a acheté la tech
26:22pendant plusieurs années
26:23effectivement la partie obligataire
26:24qui est très bien rémunérée
26:24et il y a aussi des questions
26:26qui se posent pour le trésor américain
26:27c'est-à-dire qu'on a vu
26:27que le jeu qui s'est fait
26:29au niveau du trésor
26:29depuis plusieurs trimestres
26:30c'est de beaucoup emprunter
26:31à court terme
26:31donc la Fed d'ailleurs
26:32on l'a assez peu dit
26:33et Jérôme Powell ça
26:34qui parfois me sidère
26:36c'est que quand il s'est fait attaquer
26:37de manière honteuse
26:38pendant des mois
26:39par l'administration américaine
26:40il aurait dû dire
26:41regardez le bilan de la Fed
26:42il a pris 200 ou 300 milliards
26:43c'est pourquoi on a fait ça
26:44c'est pas pour nous
26:45c'est pourquoi on a paché des actions
26:46ou autre
26:46on a acheté
26:47on a mis de la liquidité
26:49dans ce marché obligataire
26:50court terme
26:50pour permettre aux assureurs
26:51aux banques autres
26:52d'absorber
26:53ce que le trésor
26:54empruntait à très court terme
26:55parce qu'il ne voulait pas
26:56faire de trop d'emprunts
26:57à des taux longs
26:58parce que trop cher
26:59donc effectivement
26:59se dire qu'on est un peu
27:01à saturation au niveau des taux
27:01côté US
27:02et le trésor
27:03en est la plus grosse illustration
27:06qu'on ne peut pas monter
27:07beaucoup plus
27:07parce que c'est un vrai problème
27:08après de soutenabilité
27:09de la dette
27:10côté Etats-Unis
27:10et je parlais de Bacavel
27:12monsieur Bessent
27:13et monsieur Trump
27:13étaient extrêmement critiques
27:15de madame Yélène
27:17quand elles faisaient ça
27:18et ils font exactement
27:19la même chose
27:20ah oui
27:21c'est le retour au réel
27:22donc en fait oui
27:23comme le dit Alexandre
27:24ils ont fait la passe
27:25ou c'est plutôt la pâte à chaude
27:26que la passe je crois
27:27ils ont passé la pâte à chaude
27:28à monsieur Powell
27:29et à la Fed
27:30Pour terminer sur les publications
27:31des entreprises
27:31est-ce que vous pensez
27:32qu'aux Etats-Unis
27:32beaucoup feront comme Nike
27:34à savoir réintégrer
27:35comme ça en one shot
27:36le remboursement
27:36vous savez des droits de douane
27:37par l'administration américaine
27:38il y a eu des remboursements
27:39à part d'entreprise
27:39est-ce que beaucoup
27:40vont les réintégrer comme ça
27:41en one shot
27:41ce qui va gonfler leurs bénéfices
27:42et on va tous se dire
27:43waouh quelle saison de résultat
27:44alors qu'en fait
27:45c'est juste une réintégration
27:46de remboursement
27:47oui je crois
27:47et je crois que c'est aussi
27:48de plus en plus
27:49on va dire ignoré par le marché
27:50ou intégré par le marché
27:51d'ailleurs à ce sujet
27:52une anecdote amusante
27:53alors ça en usera certains
27:55et sans doute moins d'autres
27:56vous savez il y a un autre
27:57fabricant de basket
27:58qui s'appelle Skechers
27:59qui a été vendu
28:00à un fonds de capital investissement
28:02il y a à peu près un an de ça
28:05et il a été vendu
28:07sur des niveaux de valorisation
28:08extrêmement bas
28:08parce que vous avez
28:09toutes ces craintes
28:09de tarifs douaniers
28:11vous faites avance rapide
28:12un peu plus tard
28:13vous savez qui va récupérer
28:15ce remboursement
28:16de tarifs douaniers
28:17c'est le fonds de capital investissement
28:18et pas la famille
28:19qui a vendu
28:20cette grande marque de basket
28:22voilà
28:22c'est UUSK parfois
28:23c'est la magie de la finance
Commentaires

Recommandations