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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 5 février, Amélie Derambure, gérante de portefeuille diversifié chez Amundi, et Michel Martinez, chef économiste Europe chez Société Générale CIB, se sont penchés sur le maintien par la BCE de son taux directeur pour la cinquième fois d'affilée face à l'euro fort, la pression sur la tech qui s'intensifie en bourse, les enjeux du développement technologique, le taux d'inflation en France, ainsi que le marché de l'emploi aux États-Unis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Avec ce soir, il nous accompagne Amélie de Rambure, gérante de portefeuille diversifiée pour Amundi.
00:07Bonsoir Amélie.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:09On va parler de tech dans un instant et donc ce titre alphabète en baisse de 5%.
00:13On a fait le calcul aussi dans les logiciels,
00:151000 milliards de dollars de capitalisation sont partis en fumée dans les logiciels en à peine une semaine.
00:20Michel Martinez aussi est avec nous.
00:21Bonsoir Michel.
00:22Bonsoir Guillaume.
00:23Chef économiste d'Europe de Société Générale CIB.
00:25On va démarrer avec, oui, la BCE, bien sûr la Banque Centrale Européenne.
00:28C'est l'actu du jour, on est jour de BCE et la BCE a fait de la BCE.
00:33La BCE a livré un nouveau statu quo, le cinquième d'affilée.
00:37Est-ce que la conférence de presse, la tonalité de Christine Lagarde,
00:40ouvrent néanmoins de nouvelles perspectives ?
00:42Et pourquoi pas, sait-on jamais sur un malentendu, une perspective de baisse de taux cette année ?
00:47Michel ?
00:47Je ne crois pas.
00:48Moi, je ne vois aucun signe dans ce sens-là.
00:50Elle continue, la BCE, de nous dire, répéter qu'elle est bien positionnée,
00:56qu'elle suit les données.
00:57Je crois qu'elle est, et le message assez général en termes de balance des risques,
01:02c'est qu'il y en a de tous les côtés, mais qu'elle n'est pas très inquiète en ce moment.
01:08Et quand on regarde ce que price le marché, ce qu'anticipe le marché,
01:12c'est aucun mouvement cette année.
01:15Il ne se passe rien cette année.
01:16Nous, notre vue, c'est qu'il y aura un mouvement cette année, mais pas une baisse,
01:18plutôt une hausse, parce qu'on est très confiant sur l'activité économique
01:23et qu'à moyen-long terme, on voit l'inflation remonter.
01:29Alors, c'est vrai que l'inflation, en ce moment, elle est peut-être légèrement en dessous
01:33de ce que tout le monde attendait, y compris la BCE, 1,7% sur un an en janvier.
01:40Mais quand on se projette à moyen terme, il y a des raisons de penser qu'elle devrait remonter.
01:45En particulier, il y a le plan de relance en Allemagne.
01:49Il y a aussi quand même beaucoup d'éléments qui montrent que l'économie,
01:53la zone euro dans son ensemble, accélère,
01:56dont les investissements dont vous parliez en technologie,
01:59l'intelligence artificielle, l'Allemagne.
02:03Et puis, il y a aussi d'autres raisons de penser que l'inflation remontera à moyen terme,
02:08avec les politiques climatiques, si elles sont mises en place.
02:11Vous êtes le Isabelle Schnabel français.
02:14C'est Isabelle Schnabel qui, il y a quelques mois, avait beaucoup fait parler
02:17en expliquant que lorsqu'il y aura un prochain mouvement de taux de la BCE,
02:21et elle disait que ce n'est pas pour tout de suite,
02:22mais quand il y en aura un, quand la BCE sortira du statu quo,
02:25ce ne sera pas pour une baisse, mais pour une hausse de taux.
02:27Vous êtes d'accord avec ça ?
02:28Oui, on est d'accord avec ça, oui.
02:29D'accord, pour toutes ces raisons que vous venez d'évoquer.
02:31Mais c'est de l'optimisme, c'est parce que la croissance est là ?
02:34Oui, et puis je pense que la plupart des conjoncturistes
02:38vont être obligés de remonter, réviser à la hausse,
02:41leurs prévisions de croissance pour la zone euro pour les deux prochaines années.
02:45Quand on regarde les données récentes,
02:46je crois que j'ai en tête le chiffre de ce matin
02:49sur les commandes aux usines en Allemagne.
02:56Quand on regarde sur l'ensemble du quatrième trimestre...
02:58Le chiffre est dingue.
02:59Les commandes aux usines en Allemagne,
03:01plus 8%, plus 9% quasiment,
03:03plus 8,8% pour être précis au quatrième trimestre.
03:05Ce n'est pas un chiffre européen, c'est un chiffre de marché émergent.
03:07C'est ça.
03:08Et donc, quand on annualise, ça fait du 40% l'an.
03:12Et dedans, il y a sur la défense,
03:14il y a aussi, on voit, des commandes pour tout ce qui est lié
03:18aux technologies de l'information et des communications.
03:20On ne peut pas s'empêcher de penser
03:21qu'il y a une histoire d'intelligence artificielle là-dedans.
03:24Oui.
03:25Donc, ce signal allemand aussi, avec effectivement le boom,
03:29l'incroyable sursaut des commandes aux usines en Allemagne,
03:32plus 8,8% au quatrième trimestre,
03:34du fait du plan d'investissement allemand dans la défense et les infrastructures.
03:36Tout cela soutiendrait la croissance et peut-être relancera l'inflation.
03:39Vous pensez, Michel, que quand la BCE sortira du statu quo,
03:43ce sera pour relever les taux.
03:44Alors ça, est-ce que vous partagez cet avis, Amélie,
03:47et surtout après la conférence de presse tout à l'heure de Christine Lagarde ?
03:50Qu'est-ce que vous en retenez ?
03:51Alors, sur la conférence de presse, c'est vrai, c'était un peu ennuyeux.
03:54Il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de nouveautés.
03:57C'était tout à fait la continuité des conférences précédentes.
04:02Christine Lagarde n'est pas très inquiète sur l'inflation.
04:05On attend même un passage en dessous, en fait, de la cible.
04:09Je crois que la variable vraiment à surveiller, c'est les salaires.
04:12Parce que si l'inflation redécolle un petit peu sur une dynamique de croissance,
04:16alors peut-être pour les marchés, ce n'est pas très grave.
04:18Ce qui serait beaucoup plus ennuyeux,
04:20c'est si on avait un des goulets d'étranglement sur le marché du travail, par exemple,
04:23et qu'on voyait une réaccélération des salaires.
04:26L'accélération des salaires, c'est le risque, en fait, pour les marchés financiers.
04:30Parce que si on voit cette accélération se produire,
04:33ce qui n'est pas le scénario de la BCE, qui n'est pas forcément le nôtre non plus,
04:37alors dans ce cadre-là, on peut envisager des effets de second tour,
04:41une inflation domestique, etc.
04:43Typiquement, ce que la BCE n'a pas envie de voir.
04:45Si l'accélération de l'activité se fait via des gains de productivité,
04:50via des investissements productifs, etc., c'est une toute autre histoire.
04:53Et c'est l'histoire qu'on veut voir pour les marchés financiers,
04:56plus qu'une histoire où, effectivement, on aurait à nouveau des tensions sur les salaires
05:01qui pourraient alors amener le marché, effectivement, à réviser son scénario,
05:05mais qui se ferait probablement dans un scénario qui serait beaucoup moins flatteur
05:09pour les marchés financiers.
05:10Pour nous, c'est plus un scénario de risque qu'un scénario central.
05:14Oui, mais sur les salaires, justement, et sur la dynamique de croissance,
05:17la BCE explique que les soutiens sont nombreux, les soutiens à la croissance.
05:20Le chômage faible, bah oui, c'est de la consommation, du coup, chômage faible,
05:24déploiement progressif des dépenses publiques de défense et d'infrastructures
05:26et les effets positifs aussi des précédentes baisses de taux.
05:31C'est quand même au cœur des questions.
05:32Si la productivité se met à augmenter, est-ce qu'on peut estimer,
05:35est-ce qu'on peut imaginer ?
05:36C'est le pari, par exemple, du prochain patron de la fête, Kevin Walsh,
05:39est-ce qu'on peut estimer, et c'est ce qu'il estime lui,
05:41qu'on aura de la croissance à l'avenir sans inflation ?
05:44Parce que Michel nous disait, attention, on va avoir un regain d'inflation,
05:46donc peut-être un risque de hausse de taux de la BCE.
05:47Et si on allait grâce aux technologies, au contraire, grâce à l'IA,
05:51vers un monde tellement productif qu'on aurait et la croissance
05:53et moins d'inflation que par le passé ?
05:55Est-ce que c'est imaginable ?
05:56Ça a un horizon de deux ans, on va dire, Amélie.
05:59Alors c'est imaginable, après c'est quand même difficile à orchestrer.
06:02Ça ne va pas se faire de façon immédiate.
06:06Aux Etats-Unis, je pense que la posture aussi de Walsh,
06:11c'est aussi une façon de pouvoir justifier le scénario qu'il doit mettre en place,
06:15qui est celui de justifier des baisses de taux.
06:17Et là, effectivement, le thème de la produite...
06:18Vous pensez qu'il n'est pas sincère ?
06:20Il n'est pas complètement sincère ?
06:21Je pense que, ou j'espère, on va dire,
06:24que le scénario inflationniste lui donnera raison,
06:26c'est-à-dire que si effectivement on a une inflation américaine
06:30qui se tempère parce qu'on a moins de barrières douanières,
06:33parce qu'on a finalement l'effet des barrières douanières passées
06:36qui se dissipent, on a des prix des matières premières
06:39qui sont plutôt attendus en baisse, etc.
06:43Donc si on a tous ces éléments-là, et sur les barrières douanières,
06:46on note quand même qu'il a révisé en baisse les barrières douanières
06:49contre plusieurs pays.
06:51Il y a eu d'abord la Chine, maintenant on a l'Inde, etc.
06:54Donc je pense que l'administration Trump a aussi en tête
06:58qu'il ne peut plus se permettre une année et demie de terme
07:01de faire monter trop les prix sur la thématique barrières douanières.
07:05Donc le scénario inflationniste doit être validé,
07:08et là on est aussi dans un scénario qui serait flatteur
07:11pour le nouveau président de la Fed,
07:14c'est-à-dire qu'il pourra baisser de façon confortable
07:16sans avoir à se justifier outre mesure.
07:18Si effectivement l'IA, la technologie, les disruptions actuelles
07:22permettent de faire de la croissance sans inflation,
07:25avec une productivité qui exploserait à la hausse,
07:27est-ce que ça vous y croyez justement, l'IA,
07:28à l'impact de l'IA pour une croissance sans inflation ?
07:31On a beaucoup travaillé sur le sujet.
07:35Quand il y a une nouvelle technologie qui émerge,
07:37il y a deux sources de croissance.
07:40Il y a bien sûr les investissements, les dépenses,
07:43la dépense immédiate,
07:45et puis il y a après les gains de productivité.
07:48Alors quand on regarde les technologies passées,
07:51je pense à la révolution des technologies,
07:54de l'information et des communications fin des années 80-90,
07:59début des années 2000,
08:01il y a eu la machine à vapeur, l'électricité.
08:03Il y a en général un rapport de 1 à 2
08:07entre ce qui est dépensé et la croissance totale,
08:10donc la croissance totale qui prend en compte les gains de productivité.
08:13Et effectivement, quand on fait un peu d'histoire,
08:15les gains de productivité sont assez rapides.
08:18Alors ce n'est peut-être pas 18 mois, 2 ans,
08:20mais ce n'est pas non plus 10 ans.
08:22Donc c'est ça le sujet.
08:24Est-ce qu'on va avoir des gains de productivité assez rapidement ?
08:27Moi, il me semble que c'est quand même une technologie naissante.
08:33On en parle depuis 2025, ça existe avant,
08:36mais c'est un phénomène sensible depuis 2025.
08:41Donc à mon avis, en 2026,
08:43on ne verra pas de gains de productivité très élevés.
08:46Et donc ce n'est pas là qu'on verra un impact majeur sur l'inflation.
08:49Mais après, pourquoi pas ?
08:52Oui, oui.
08:532030, peut-être que le profil de la productivité en Europe,
08:56aux Etats-Unis, peut-être dans d'autres pays,
08:58permettra de faire de la croissance sans autant d'inflation.
09:00Nous, on a fait des...
09:01Je peux vous citer quelques chiffres intéressants.
09:04On a pris des hypothèses d'investissements mondiaux par an,
09:10prudents,
09:13environ 800 milliards, 700, 800 milliards de dollars par an.
09:16Vous avez cité tout à l'heure des investissements d'une ou deux entreprises.
09:21Aujourd'hui, quand on voit,
09:23ça semble 700, 800 milliards par an,
09:26ça semble prudent.
09:28C'est quand même 0,7% du PIB mondial.
09:31Alors, quand vous cumulez ça pendant 5-10 ans,
09:34ça fait, voilà, ça fait au moins 7% du PIB mondial.
09:38Et donc, quand on fait les calculs,
09:40si cette révolution technologique avait les mêmes effets
09:44que les technologies de l'information et des communications
09:46ou la machine à vapeur,
09:47il faudrait que la croissance mondiale passe de 2,8%,
09:502,9% aujourd'hui,
09:52c'est la croissance qu'elle a connue ces 4-5 dernières années,
09:56à plus de 4%.
09:58Donc, effectivement, vous voyez, on a...
10:01– Ce qui est un gap gigantesque,
10:02comme la température, le réchauffement,
10:04c'est pas pareil, un réchauffement à 2, 3 qu'à 4.
10:06– Non, non, c'est...
10:07– Même effet bleu.
10:07– Et les taux de croissance de l'économie mondiale à 4%,
10:10on ne les a pas connus depuis les 30 glorieuses.
10:13Donc, c'est...
10:15Vous voyez bien qu'il faut bien avoir en tête
10:17le rythme effréné des investissements
10:18liés à l'intelligence artificielle au niveau mondial,
10:22et pas simplement dans quelques pays,
10:24et que pour que ce rythme-là perdure,
10:29il faut qu'il y ait effectivement des gains de productivité
10:31et une croissance mondiale énorme.
10:32On verra s'il y en a tous les cas d'usage,
10:36s'il n'y a pas d'autres goulots d'étranglement,
10:38dont l'énergie, dont la géopolitique,
10:42dont les contraintes financières,
10:44il faut que les étoiles restent alignées.
10:46– Amélie ?
10:47– Oui, c'est d'autant plus important
10:48les gains de productivité pour contenir l'inflation
10:51et tenir la croissance mondiale,
10:53que les autres effets, on va dire, structurels,
10:57sont clairement inflationnistes,
10:58que ce soit le dérèglement climatique,
11:00toutes les dépenses à faire pour le climat, etc.,
11:04et aussi le vieillissement de la population.
11:06Donc, on a là, quand même, deux forces gigantesques
11:08qui sont plutôt de nature à augmenter l'inflation,
11:11qui se voient, d'ailleurs, dans les déficits publics.
11:14Aujourd'hui, donc, on a des déficits publics
11:18qui sont très importants,
11:19qui, par ailleurs, sont plutôt de nature inflationniste aussi.
11:21Donc, on a des forces structurelles
11:23qui sont clairement plutôt à pousser l'inflation vers le haut.
11:27– Et ça ajoute en plus la surconsommation énergétique,
11:30en plus, elle est aussi inflationniste ?
11:32– Alors, sur la surconsommation énergétique,
11:34elle est essentiellement logée du côté de l'électricité.
11:36C'est là où les besoins vont être monumentaux.
11:39Donc, on attend, effectivement, une croissance de la demande d'électricité
11:43qui est énorme.
11:45Et de ce point de vue-là, 90% de la demande supplémentaire
11:49devrait être couverte par les renouvelables.
11:51Donc, il y a là aussi, je dirais, du point de vue des marchés,
11:55un intérêt ou une focale à retrouver,
11:58parce qu'on attend quand même, du côté des énergies renouvelables,
12:01que ça absorbe, en fait, l'essentiel de la demande excédentaire.
12:04– Oui, donc, s'il n'y a pas un boom de productivité,
12:07l'inflation va vraiment la subir.
12:08Et la période d'inflation un petit peu gentille,
12:11un peu plus sage, qu'on est en train de vivre depuis quelques mois,
12:13et notamment ici en Europe, peut-être n'est que provisoire.
12:16– En fait, ce n'est pas une grosse inflation,
12:19c'est un rebond de l'inflation,
12:21sachant qu'aujourd'hui, elle est autour de 2% en zone euro,
12:25vers 1,7 pour l'inflation totale, 2,2 pour l'inflation domestique.
12:29Aux États-Unis, elle est à 2,8%.
12:31On ne parle pas de taux d'inflation stratégique.
12:34– Non, mais dans l'avenir,
12:35dans l'avenir, compte tenu de ce que vous nous disiez,
12:36on sera à combien ? Dans 10 ans, dans 15 ans ?
12:39– Là, je parlais plutôt de la croissance totale.
12:43Mon propos, il est de dire que les investissements technologiques
12:47sont tellement colossaux qu'ils ne sont…
12:51Si on regarde l'histoire économique,
12:53ils sont compatibles à un taux de croissance
12:55de l'économie mondiale stratosphérique,
12:57entre 4 et 5%.
12:58Ça peut se produire, et donc ça ne se produira effectivement
13:02que s'il y a des gains de productivité énormes.
13:06Mais on peut avoir un autre scénario,
13:07qui est que finalement, ce rythme effréné d'investissement,
13:11s'il n'y a pas des cas d'usage,
13:12s'il n'y a pas des gains de productivité médias,
13:14s'il y a moins de demandes pour l'intelligence artificielle,
13:16que ce rythme effréné d'investissement ralentisse.
13:19Il y a vraiment ces deux scénarios.
13:21– Et pour l'instant, on est dans la phase d'accélération,
13:22Alphabet a annoncé,
13:24donc on est en plein dans le sujet,
13:25là, que vous êtes en train d'évoquer,
13:26qu'on est en train de peu à peu,
13:28voilà, explorer Alphabet quasiment 200 milliards.
13:32Enfin, on est à 180 milliards de dollars d'investissement
13:34prévu cette année, 180 milliards de dollars,
13:36juste une entreprise,
13:37une seule des sept magnifiques.
13:40C'est absolument gigantesque.
13:41Enfin, quasi 200 milliards de dollars,
13:43c'est un pays moyen, quoi.
13:45Qui est capable dans le monde,
13:47en termes souverains, de, comme ça,
13:49lâcher 180 milliards de dollars,
13:50comme l'a annoncé hier soir Alphabet,
13:51juste sur une année ?
13:52Qui est capable de ça ?
13:53Quel pays est capable de ça ?
13:55La France est capable de ça ?
13:56– Je n'ai pas fait les calculs.
13:57– Bien sûr, juste Alphabet,
13:58on est capable,
13:59mais c'est sanctionné par le marché
14:00parce que le marché se dit
14:01c'est quand même beaucoup.
14:02Alors, ils ont beaucoup d'argent,
14:03on a regardé leur publication,
14:04elle est magnifique,
14:05leur publication Alphabet,
14:06mais le titre perd 5% en ce moment, Amélie.
14:09– Alors, effectivement,
14:10il y a un changement, on va dire,
14:11de point de vue du marché,
14:14c'est-à-dire que ce qui était,
14:15aujourd'hui, il y a une vision,
14:17avant, disons,
14:18le marché était plutôt positionné
14:20pour chercher les gagnants
14:21de l'intelligence artificielle.
14:23Aujourd'hui, le prisme a changé,
14:24le marché essaye de sanctionner
14:26les perdants de l'intelligence artificielle.
14:28Donc, il y a vraiment,
14:29on va dire,
14:30un changement un petit peu de prisme
14:33avec, bon, des valorisations,
14:34des performances, etc.,
14:35qui ont été exceptionnelles,
14:37des craintes du marché
14:38sur la monétisation.
14:40Donc, c'est vraiment ces aspects-là
14:41qui, aujourd'hui, sont au cœur
14:43pour tout ce qui est cloud,
14:45hyperscaler et compagnie.
14:46C'est l'idée de savoir
14:47qui va pouvoir monétiser.
14:49Donc, aujourd'hui,
14:50juste annoncer des investissements
14:51stratosphériques,
14:53même en ayant dépassé
14:54les attentes sur les résultats,
14:55comme vous l'avez souligné,
14:58n'est plus suffisant pour les marchés
14:59parce qu'ils cherchent à avoir
15:01des signes, en fait,
15:02d'une bonne monétisation
15:03de ces investissements.
15:05Et donc,
15:05dans un contexte où,
15:06en plus,
15:07bon, le marché avait été quand même
15:08très focalisé sur ce sujet,
15:11on assiste aujourd'hui
15:12à du déleveraging.
15:13On l'a vu,
15:14bon, il y a quand même des prises,
15:16une rotation importante du marché.
15:19On l'a vu d'abord sur l'or,
15:21vous avez mentionné sur le bitcoin.
15:22Maintenant, on a la tech.
15:24Donc, il y a effectivement
15:25un marché qui s'interroge,
15:26en fait, sur les gagnants,
15:28on va dire, du passé
15:30pour voir aujourd'hui
15:31de façon un petit peu plus discriminée
15:33qui sera le vrai gagnant
15:34et qui seront éventuellement les perdants.
15:36Donc, le secteur des softwares,
15:38par exemple,
15:38a été aussi très sanctionné en bourse
15:41pour cette même raison,
15:43avec cette idée
15:44que peut-être
15:45certains des fabricants
15:46de logiciels
15:47pourraient se retrouver
15:48complètement disruptés,
15:50en fait,
15:50par l'intelligence artificielle.
15:53Donc, il y a vraiment aujourd'hui
15:54un questionnement du marché
15:57et une volonté
15:57de trouver les bons chevaux
16:00pour l'avenir
16:00et surtout d'éviter
16:01d'être pris
16:02dans un déleveraging plus fort.
16:04Oui, il n'y a pas une seule
16:05réaction de marché
16:06qui soit modérée
16:07sur ce qu'annoncent
16:08les différents acteurs
16:09dans la tech,
16:09mais pas que dans la tech.
16:10Donc, on le disait aujourd'hui,
16:11Alphabet, magnifique publication,
16:12le titre perd 5%.
16:14Qualcomm, pas mal.
16:15Ils battent les attentes aussi.
16:16Moins 8%.
16:17Moins 8% Qualcomm.
16:18Alors, il n'y a que Broadcom
16:19qui fait un peu mieux.
16:20La plus 2% en ce moment,
16:21c'est le rescapé,
16:22le miraculé du jour
16:22dans la tech américaine,
16:23Broadcom.
16:24Le Nasdaq est sur un plus bas
16:25de quasiment 3 mois.
16:26Il perd en ce moment encore.
16:27Pour la troisième séance d'affilée,
16:29il perd 1,3%.
16:31Vous avez parfaitement décrit
16:32les enjeux,
16:33l'état d'esprit du marché.
16:35On souhaite bon courage
16:35à Amazon qui va publier ce soir.
16:37Ils doivent se dire
16:37qu'est-ce qu'on va devoir publier
16:39pour que le marché valide.
16:41Il y a une vraie pression
16:41sur Amazon
16:42pour sa publication de tout à l'heure,
16:43mais vous êtes dans quel camp ?
16:44Vous dans le camp de ceux
16:45qui se disent que le marché
16:46est trop définitif,
16:47que le marché envoie en enfer
16:48ou au paradis comme ça,
16:49en forme un peu,
16:52pas dictatoriale,
16:53mais vraiment violente.
16:54Ou au contraire,
16:55vous vous dites
16:55le marché a raison
16:56parce qu'effectivement,
16:57le destin des entreprises
16:58est en train de se nouer aujourd'hui.
17:00Et c'est celui
17:01qui aura vu le coup avant
17:01qui, sur les marchés,
17:02dans son portefeuille surtout,
17:04en sortira gagnant.
17:05Je dirais que ça dépend
17:06des secteurs.
17:07Sur le secteur des logiciels,
17:08par exemple,
17:09il nous semble que la correction
17:11a été un peu indiscriminée.
17:13C'est-à-dire qu'on a mis
17:13un peu dans le même panier
17:14tout le secteur
17:16avec des corrections
17:17qui atteignent 20%,
17:19je crois,
17:19depuis quelques semaines.
17:22C'est vraiment une correction
17:24qui est très importante
17:25et qui est assez peu discriminée.
17:26alors que pour nous,
17:28il y a dans le secteur
17:29des titres qui peuvent
17:30redevenir attractifs.
17:32Alors,
17:33parce que,
17:34si effectivement,
17:36certains business models
17:38peuvent apparaître
17:38comme plus fragiles
17:39de par le déploiement
17:41de l'intelligence artificielle,
17:42on a d'autres business models
17:43qui nous semblent
17:44beaucoup plus protégés,
17:45notamment parce qu'ils ont
17:46des données propriétaires
17:47ou parce qu'aujourd'hui,
17:48ils affichent des résultats
17:50ou des valorisations
17:51qui nous semblent
17:52plus attractives.
17:53Donc là,
17:53c'est un marché
17:54où pour le coup,
17:54la gestion active
17:56et donc le choix de valeur
17:57a tout son sens
17:58parce que quand on a
17:59des déleveraging
18:00qui sont indiscriminés,
18:02c'est là où on peut
18:03éventuellement se positionner
18:05et avoir des meilleurs,
18:07enfin des résultats
18:08qui soient intéressants.
18:10Vous ne vous dites pas
18:11que du point de vue
18:12des particuliers,
18:12ce qui est en train
18:13de se passer,
18:13c'est vraiment ces énormes
18:15portes de saloon
18:15sur les différentes valeurs,
18:16du point de vue des particuliers,
18:17ce qui est en train
18:18de se passer est un plaidoyer
18:19pour les ETF.
18:20Oh là là,
18:20je ne vais pas me prendre la tête
18:21avec ce qui se passe
18:22valeur par valeur,
18:22je vais mettre un ETF,
18:24faire de la bonne
18:24grosse gestion passive,
18:25me laisser aller,
18:26prendre les tendances
18:27en faisant la planche
18:27et ça se passera très bien
18:29comme ça.
18:29Est-ce que vous ne pensez pas
18:30que ce qui est en train
18:31de se passer va pousser
18:32pas mal de particuliers
18:34qui se posaient encore
18:34la question à privilégier
18:35désormais les ETF ?
18:37Alors,
18:38ça dépend par rapport à quoi.
18:39Si c'est privilégié des ETF
18:41par rapport à faire sa sélection
18:43de façon personnelle
18:45en n'ayant pas forcément,
18:46je dirais,
18:46une profondeur d'analyse
18:48ou les connaissances
18:49qui permettent
18:50de vraiment discriminer
18:51entre les stocks,
18:52probablement oui,
18:53parce qu'il vaut mieux
18:54avoir un investissement
18:55qui soit plus diversifié
18:57que d'avoir une ou deux valeurs
18:59sur un secteur
19:01dans son portefeuille.
19:02Donc de ce point de vue-là,
19:03oui.
19:03Après,
19:04c'est aussi lorsqu'il y a
19:06justement des corrections
19:07un peu indiscriminées
19:09sur certains secteurs.
19:11L'ETF,
19:11vous l'achetez
19:12pour avoir le bêta
19:13sur le marché,
19:14en fait,
19:14vraiment vous exposez
19:16au marché.
19:16Si vous pensez
19:17qu'il va y avoir
19:18des gagnants et des perdants
19:19à l'intérieur d'un même secteur,
19:21c'est là où la gestion active
19:22pour le coup,
19:23mais faite par des personnes
19:24qui pour le coup
19:25disposent d'analystes,
19:27disposent de recherches,
19:28etc.,
19:29a plus de sens.
19:30C'est la tech
19:31avec un grand K à la fin.
19:32Il y a vraiment
19:32des destins
19:33complètement divergents.
19:35On connaissait
19:35l'économie en K,
19:37la consommation en K
19:37aux États-Unis.
19:38On a une tech en K
19:39aussi désormais là-bas.
19:40Le Nasdaq recule
19:41d'1,2%.
19:42Vous avez à peu près
19:42dit tout ce que vous vouliez
19:43sur l'analyse
19:44de la situation tech
19:44ou pas complètement ?
19:45Amélie,
19:46vous vouliez peut-être
19:46ajouter un mot tout à l'heure.
19:47j'ai eu le sentiment
19:47de vous couper.
19:48Non, non, non, non.
19:49Je voulais juste dire
19:50qu'aujourd'hui,
19:51dans les trois, on va dire,
19:53piliers de l'intelligence artificielle
19:55qui sont, un,
19:55les infrastructures
19:56de l'intelligence artificielle,
19:58deux, les aideurs
20:00de la mise en place,
20:02enfin, les entreprises
20:03qui aident à la mise en place
20:04de l'intelligence artificielle,
20:06troisièmement,
20:06les utilisateurs.
20:08On est vraiment
20:08dans une chasse aux sorcières
20:09pour essayer de trouver
20:10quelles vont être
20:12les entreprises aujourd'hui
20:13qui sont les plus à risque.
20:15Et donc là,
20:16là où le prisme
20:17du marché a changé,
20:18c'est une analyse
20:19plus en risque
20:19plutôt qu'une analyse
20:21en développement
20:23ou en croissance
20:23comme on avait
20:24jusqu'à l'année dernière.
20:26On poursuit nos échanges
20:27dans un instant
20:27avec Michel Martinez.
20:28On reviendra aussi
20:29sur les grandes données
20:29macroéconomiques
20:30et on se demandera
20:31si le plafond de tout ça,
20:32ce n'est pas l'énergie disponible
20:33parce que la tech actuelle,
20:36l'IA,
20:36nous ramène vraiment
20:37à la matière.
20:37On est en train de revenir
20:38de l'économie immatérielle
20:40et une économie très, très matérielle
20:41avec les besoins énergétiques
20:42et en infrastructure de l'IA.
20:44On est à 10 minutes
20:45de la clôture.
20:46On accélère
20:47dans la dernière ligne droite
20:48de cette séance.
20:48On est toujours en baisse à Paris,
20:49moins 0,4%.
20:50C'est l'antiste
20:51en termes rouge,
20:52moins 5%.
20:52Alors, on a des cimentiers aussi
20:54qui souffrent aujourd'hui.
20:55Par exemple,
20:56V4 abandonne 1,2%
20:58parce que vous savez
20:59que la Commission européenne
21:00envisage peut-être
21:00d'assouplir les règles
21:02en matière d'émissions de CO2
21:03et ces grands cimentiers,
21:04ils avaient pas mal investi
21:05dans des bâtiments bas carbone
21:07ce qui risque de rendre
21:08ces bâtiments
21:09peut-être un peu moins indispensables.
21:11Ils coûtent cher.
21:12V4 perd 1,2%
21:13donc dans le ciment.
21:13Heidelberg aussi recule
21:15de 2,4%.
21:16On en parle avec
21:16Michel Martinez
21:17et Amélie de Rambur
21:19ce soir.
21:20Michel,
21:21le plafond de tout ça
21:22sur la tech,
21:23c'est l'énergie,
21:24enfin, c'est un sujet
21:25pour nous tous.
21:26Les acteurs de la tech américaine,
21:27ils viennent prendre de l'énergie.
21:29Les prix de l'électricité
21:30sont en train d'exploser
21:31à la hausse aux Etats-Unis,
21:32ce qui aura un impact
21:32sur la consommation.
21:33Alors, on entend dire
21:34que du coup,
21:35les acteurs de la tech américaine
21:36vont de plus en plus
21:37se nourrir auprès de centrales
21:38à gaz très isolées,
21:40déconnectés du réseau global
21:41pour pas mettre trop de pression,
21:42prendre trop d'électricité
21:43aux particuliers
21:44et aux consommateurs
21:45américains global.
21:46Comment vous regardez
21:47ces enjeux-là
21:47en tant qu'économiste,
21:48là, pour le coup ?
21:49Parce que ce qui se passe là-bas,
21:50il y aura peut-être ici en plus.
21:52Il y a beaucoup
21:54de goulots d'étranglement potentiel.
21:56Il y a effectivement
21:57les capacités
21:59de production d'électricité.
22:02Il me semble qu'aujourd'hui,
22:03ce n'est pas encore
22:04une contrainte très prégnante.
22:07Vous parliez
22:07d'augmentation
22:08des prix de l'électricité,
22:09mais à ma connaissance,
22:10jusqu'à présent,
22:11elle est légère.
22:12Dans les grandes villes,
22:13on est à 10% parfois
22:14aux États-Unis.
22:15Oui, mais on parle
22:16d'un niveau très bas
22:17et on a quand même
22:18des prix de l'électricité
22:19qui sont peut-être
22:20aux États-Unis
22:22trois fois inférieurs
22:23à ce qu'ils sont en France
22:24et cinq fois
22:25ou quatre à cinq fois
22:26inférieurs
22:27à ce qu'ils sont en Allemagne.
22:28Juste pour remettre
22:29en perspective.
22:31Donc, il ne me semble pas
22:34que ce soit
22:34le frein majeur
22:36du développement
22:37de ces technologies
22:38aux États-Unis.
22:38non, mais au développement
22:39de la consommation
22:40pour le coup,
22:41parce que le consommateur,
22:41lui, il le sent
22:42le plus de 10% en l'occurrence.
22:44Oui, mais c'est pareil.
22:46L'électricité,
22:48c'est quoi ?
22:49C'est peut-être
22:50trois, quatre pour cent
22:52du panier du consommateur.
22:54Voilà, c'est...
22:56Il ne faut pas en avoir
22:56une lecture trop européenne.
22:57Non, non, voilà.
22:58Et puis, même en Europe,
23:00l'énergie, c'est 8%
23:02tout compris.
23:03Tout compris, l'énergie,
23:04c'est 8% du total.
23:05Donc, y compris l'essence,
23:06le gaz,
23:08dans les mêmes ordres
23:09de grandeur,
23:09de 3% l'électricité.
23:11Donc, ce n'est pas ça
23:13qui va casser la consommation.
23:15Oui.
23:15Alors, justement,
23:16puisqu'on revient à l'inflation,
23:17il se trouve qu'en France,
23:18elle est largement inférieure
23:19au reste de la zone euro.
23:20Elle est cinq fois inférieure
23:21à l'inflation, là, en janvier,
23:22mais même les mois précédents,
23:23cinq fois inférieure
23:23à la moyenne de la zone euro.
23:24C'est assez incroyable.
23:26Est-ce qu'il faut y voir
23:27une bonne nouvelle
23:27pour les consommateurs ?
23:28L'inflation est super faible
23:29maintenant en France
23:30ou un mauvais signe
23:31sur l'état du pays ?
23:33Il y a un peu des deux.
23:38Je pense que ça reflète
23:41le faible dynamisme
23:43de la demande privée,
23:46la consommation privée
23:47en France depuis
23:48au moins 4-5 ans.
23:50Quand on regarde
23:51la contribution
23:52de la consommation
23:52à la croissance,
23:53depuis 4 ans,
23:54elle est proche de zéro.
23:56Donc, c'est assez faible.
24:00Donc, il y a ça,
24:02mais ça aussi reflète
24:06une amélioration
24:08de la compétitivité
24:09de la France
24:09par rapport
24:10à ses partenaires.
24:12Il y a eu des réformes
24:14qui, visiblement,
24:14ont produit leurs effets
24:16sur le marché du travail.
24:18et la France,
24:21en termes de compétitivité
24:22et le pays européen
24:24où elle s'est le plus améliorée.
24:28Donc, on verra
24:28si nos exportateurs
24:29arrivent à en tirer
24:30les bénéfices.
24:31Mais il y a toujours
24:32ces deux facettes.
24:33Il y a une demande privée
24:35qui est à tonnes,
24:36mais il y a une compétitivité
24:37coût de l'économie française
24:39qui s'est nettement améliorée,
24:41qui est très bonne.
24:42En fait, elle n'a jamais
24:42été aussi bonne,
24:43la compétitivité coût
24:44des entreprises françaises
24:46depuis 25 ans.
24:47Et c'est un vrai levier
24:49pour retrouver de la croissance,
24:51rattraper notre retard
24:52dans plein de domaines
24:52et notamment en matière
24:53de compétitivité.
24:53Oui, après, il faut aussi
24:54avoir les bons produits.
24:55Il y a les coûts
24:57et puis il y a la fois,
24:58est-ce qu'on vend les produits
24:59qui sont bien demandés
25:00par le reste du monde ?
25:02Il y a les deux aspects.
25:04Mais en termes de coûts,
25:05on est très bien positionnés.
25:07Aux Etats-Unis,
25:08on a eu le chiffre de l'emploi.
25:09Alors, on n'aura pas
25:09le rapport sur l'emploi américain
25:11demain,
25:11on devait l'avoir initialement demain,
25:12mais comme il y a eu
25:13un mini shutdown,
25:13c'est reporté au 11 février prochain.
25:15La semaine prochaine,
25:16le rapport sur l'emploi.
25:17Mais on a eu l'enquête Challenger
25:18tout à l'heure,
25:18je ne sais pas si vous l'avez vu passer,
25:19si vous avez eu le temps.
25:20Le plus grand nombre
25:21de destruction de postes,
25:22de suppression de postes
25:23aux Etats-Unis en janvier
25:24pour un mois de janvier
25:25depuis 2009.
25:26108 000 destructions de postes
25:27en janvier aux Etats-Unis.
25:29Pire début d'année
25:29depuis 2009.
25:302009, c'est la crise
25:31des subprimes quand même.
25:33Amélie ?
25:34Oui, alors cette enquête,
25:35elle est très volatile.
25:36Donc, il faut la prendre quand même
25:37avec un peu de pincette.
25:38C'est-à-dire qu'on a quand même
25:40des variations qui sont souvent
25:41très très élevées
25:42d'un mois sur l'autre.
25:43Donc, il faut garder un peu
25:45la tête froide.
25:46On a eu aussi les annonces
25:47d'ouverture de postes
25:49qui a montré,
25:50les Joltz,
25:50qui montraient une forte baisse.
25:54Donc, effectivement,
25:55ça confirme l'idée
25:56que le marché du travail
25:57aux Etats-Unis patine.
25:59En fait, on ne crée plus
26:00beaucoup d'emplois
26:00aux Etats-Unis aujourd'hui.
26:03Alors, pour moi,
26:03c'est plus lié
26:04aux incertitudes politiques,
26:06c'est plus lié
26:07aux barrières douanières.
26:09C'est plus lié à tout ça,
26:10probablement,
26:11qu'à l'IA en tant que tel.
26:13Pour le coup,
26:15les destructions d'emplois
26:16liées au déploiement
26:17de l'intelligence artificielle
26:19ne sont pas encore massives.
26:20Peut-être que ça viendra,
26:21mais ce n'est pas encore le cas.
26:23En revanche,
26:24le marché l'a interprété
26:25comme un signe supplémentaire
26:27de possibilité de baisse
26:29des taux de la Fed.
26:30Donc, on a vu
26:30que le marché obligataire
26:32a finalement très bien réagi
26:34à cette publication
26:36qui confirme,
26:37on va dire,
26:38qu'on est toujours
26:39sur un marché du travail
26:40aux Etats-Unis
26:41qui ne crée pas d'emplois
26:42mais qu'on ne détruit pas
26:43beaucoup non plus.
26:44Oui, oui,
26:45c'est ça.
26:45Ça tient, quoi.
26:46Voilà, ça tient.
26:47On est sur une ligne de crête
26:48et aujourd'hui,
26:49on va dire,
26:49on attend de voir
26:50de quel côté
26:51la pièce va tomber.
26:53Et cette expression
26:53de quel côté
26:54la pièce va-t-elle tomber,
26:55elle vaut aussi
26:56pour Kevin Walsh.
26:56Est-ce qu'il se deviendra
26:57ou pas
26:57le nouveau président
26:58de la Fed
26:58dès le mois de mai
26:59quand le mandat
27:00de Jerome Powell
27:00va s'arrêter ?
27:01Ce n'est pas gagné
27:02complètement,
27:02manifestement,
27:03parce qu'un certain
27:04nombre de sénateurs
27:05aux Etats-Unis,
27:06y compris républicains,
27:07veulent auparavant
27:08que les poursuites judiciaires
27:09à l'encontre de Jerome Powell
27:10soient levées.
27:11Si tel n'était pas le cas,
27:11il ne voterait pas
27:12cette nomination
27:13de Jerome Powell
27:14à la tête de la Fed,
27:15de Kevin Walsh
27:16à la tête de la Fed.
27:17Il faudrait attendre du coup
27:18plus longtemps
27:18pour qu'il prenne son mandat.
27:21Ça se passerait comment
27:21dans ce cas, Michel ?
27:22Paul resterait en place.
27:24Il pourrait démissionner quand même.
27:25Alors dans ce cas,
27:26son vice-président
27:26prendrait la tête de la Fed.
27:27vice-président 13
27:28en faveur de baisse de taux
27:29pour le coup.
27:30Il y a plein de scénarios
27:31qui s'ouvrent.
27:32Non, je pense que
27:32le scénario principal,
27:34c'est que Powell,
27:35parce que Powell,
27:37de toute façon,
27:39il continuera de céger la Fed,
27:41même après avoir fini
27:42son mandat à la tête de la Fed.
27:44Il resterait membre de la Fed.
27:48Je crois que ça semble
27:49le scénario le plus probable.
27:50Et moi, je pense que
27:50le message le plus intéressant
27:52ici, c'est qu'on voit
27:54qu'il y a des forces
27:56institutionnelles
27:57naturelles aux Etats-Unis
27:59pour qu'ils plaident
28:01pour la poursuite
28:03de l'indépendance de la Fed.
28:04En disant,
28:05on veut bien avancer,
28:07mais avant d'avancer,
28:09et nommer un nouveau
28:10gouverneur de la Fed,
28:11président de la Fed,
28:13il faut cesser de menacer
28:14les différents membres
28:16de la Fed
28:16de poursuite judiciaire.
28:18Oui, c'est vrai,
28:19un signal d'indépendance
28:21là aussi,
28:21et des contre-pouvoirs
28:22qui semblent fonctionner
28:23aux Etats-Unis.
28:24Alors, qui cracera le premier ?
28:25Donald Trump,
28:25qui peut-être
28:26demandera l'arrêt
28:28des poursuites judiciaires
28:28contre Jérôme Powell
28:29ou, au contraire,
28:31pas Donald Trump.
28:32Et dans ce cas,
28:32on irait vers un blocage
28:33et le maintien,
28:34c'est paradoxal,
28:34de Jérôme Powell
28:35contre la volonté
28:36de Donald Trump,
28:36mais le maintien
28:37à la tête de la Fed
28:38plus longtemps que prévu.
28:38On en reparlera,
28:39on aura mille fois l'occasion.
28:40auparavant,
28:41dans un instant,
28:41la clôture,
28:42on les vivra ensemble.
28:43de Jérôme Powell,
28:45on les vivra,
28:45on les vivra,
28:46on les vivra,
28:46on les vivra,
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