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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Bonsoir à tous, je m'appelle Olivier de Caranfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:05On est ensemble pendant une heure pour vous accompagner ce soir, Gérald Pandélon.
00:09Bonsoir, avocat pénaliste, on parlera du narcotrafic justement ce soir, dans un instant.
00:14Amine Elbaï est également avec nous, juriste, bonsoir Amine.
00:16Bonsoir Olivier.
00:17Le colonel Jérôme Boulanger, officier de Sapeur-Pompier, porte-parole de la sécurité civile, nous accompagne également, mon colonel.
00:23Bonsoir, puisque vous vous en doutez, l'actualité marquée en ce début d'été par de nombreux feux.
00:31Déjà des milliers d'hectares brûlés, des milliers de personnes évacuées.
00:35Et avec la chaleur, avec la sécheresse, bien évidemment, le risque est maximal.
00:41Nos équipes sont mobilisées sur place pour démarrer.
00:43On va prendre la direction de l'Aude, la commune de Pouzol, retrouver Mathilde Ibanez.
00:48Et en fin d'après-midi, elle était justement avec un habitant, un habitant qui continuait à craindre le pire.
00:54Regardez.
00:57Exactement, mais cet habitant a encore peur, parce qu'on voulait vous montrer, eh bien là-bas, cette épaisse fumée.
01:03Eh bien, c'est un incendie qui est en train de reprendre à quelques mètres de là.
01:08Depuis tout à l'heure, on entend énormément les sirènes des pompiers,
01:11mais aussi ces hélicoptères bombardiers d'eau que vous pouvez voir sur les images de Timothée Forger
01:18qui ne cesse de venir ici pour essayer d'éteindre les flammes qui sont encore présentes.
01:23Et ce, à quelques mètres seulement de la maison de Didier.
01:29Bonjour Didier.
01:30D'ailleurs, merci de nous recevoir chez vous.
01:33Vous étiez un petit peu soulagé.
01:35Et là, de se dire que ça repart, je suppose que le stress revient.
01:38Tout à fait, ça revient, tout à fait.
01:40On pensait qu'en revenant aujourd'hui, ils pensaient que le feu allait être fixé, etc.
01:46Mais finalement, en revenant là, j'avais l'impression que l'inquiétude commence à revenir, le stress.
01:52Donc voilà, ça commence à être un petit peu embêtant.
01:54Vous avez évacué la dernière fois.
01:57Là, je suppose que les valises ne sont même pas défaites.
01:59Non, non, non.
02:00On les a gardées prêtes au départ, au cas où.
02:05Est-ce que, justement, déjà, il y a eu ce soulagement de dire que votre maison a été sauvée des
02:10flammes
02:10par la mobilisation extrêmement impressionnante des sapeurs-pompiers
02:13qui sont sur le terrain depuis déjà plusieurs jours ?
02:16Les pilotes d'hélicoptère, pilotes de Canadair, pilotes de Dash.
02:21La mairie qui nous a aussi prévenus pour qu'on puisse partir.
02:24Donc c'était bien aussi.
02:25Ils ont fait tout ce qu'il fallait faire.
02:27Mais c'est vrai qu'au niveau des informations, on pensait que c'était vraiment fini.
02:32C'était maîtrisé.
02:34On savait qu'il y avait encore des pompiers qui devaient certainement tourner
02:38au cas de récidive, de petites départs de feu.
02:42C'est peut-être le cas, mais en tout cas, ça fut.
02:44Mais c'est vrai qu'on est un petit peu anxieux.
02:47C'est un petit peu, bon, c'est particulier.
02:51Et puis c'est le vent aussi qui complique la tâche des sapeurs-pompiers.
02:54Il ne fait que tourner.
02:55Il est extrêmement puissant.
02:56On a compté, hier, c'était jusqu'à 75 km de rafales.
03:00C'est compliqué, cette région, pour éteindre des feux, finalement.
03:03Oui, oui, tout à fait.
03:04Et en plus, le vent a changé de côté.
03:08C'est-à-dire qu'au début, mercredi, quand le feu a pris,
03:11il était de l'autre côté de la montagne, c'est-à-dire dans les vignes, etc.
03:15Et d'un seul coup, le vent s'est mis à tourner.
03:17Et là, c'est pour ça que tout ce coteau s'est mis à s'embraver à une vitesse.
03:21Et ça a surpris, à mon avis, beaucoup de personnes
03:25qui intervenaient.
03:26Mais c'est vrai que le vent, pour eux, je pense que ça va être difficile.
03:30Moi, je les félicite, en tout cas, toutes ces personnes.
03:34Super, ils ont été super, en tout cas.
03:36Et ils sont encore super, les pauvres.
03:38Et je pense qu'ils vont avoir encore d'autres feux à éteindre
03:42dans d'autres parties de la région, certainement, ou ailleurs.
03:47Donc, merci encore à eux.
03:49En tout cas, le message est passé.
03:50Merci aussi à vous d'avoir répondu à nos questions.
03:53Ce qu'on peut vous dire ici, c'est que c'est quand même plus de 950 hectares
03:57qui sont partis enfumer.
03:58Et ces pompiers qui sont encore mobilisés sur le terrain
04:01pour éteindre les dernières flammes,
04:03les derniers morceaux de bois qui fument encore ici.
04:09Effectivement, alerte maximale dans l'Aude,
04:12mais pas seulement dans les Pyrénées-Orientales aussi.
04:14Vous le savez, la situation est particulièrement pénible.
04:17Au Canet, en Roussillon, notamment,
04:183000 personnes ont été évacuées de trois campings
04:22qui étaient en proie aux flammes.
04:23Le préfet des Pyrénées-Orientales était notre invité en fin de soirée.
04:27Et il a affirmé, nous avons évité le pire.
04:31Écoutez-le.
04:32La chaîne opérationnelle a très bien fonctionné,
04:34ce qui a permis de limiter l'ampleur des dégâts
04:38et en tout cas de faire en sorte qu'il n'y ait pas de victimes.
04:42C'est vrai que les facteurs de risque étaient très importants.
04:45La chaleur, la force de la tramontane,
04:49qui aurait pu, en effet,
04:51si tout le travail de la chaîne opérationnelle
04:56n'avait pas été optimal,
04:57en effet, les dégâts auraient pu être plus importants.
04:59Mais je voudrais vraiment saluer non seulement
05:01l'excellent travail des sapeurs-pompiers,
05:03l'excellent travail des gendarmes,
05:04le rôle très important des maires
05:06qui ont mobilisé leurs équipes.
05:08Donc tout ça a fonctionné.
05:09C'est ça qui nous permet aujourd'hui
05:10d'être plutôt rassurés sur l'état de la situation.
05:16Colonel Jérôme Boulanger,
05:17nous allons faire un point de situation avec vous,
05:19bien évidemment,
05:19mais peut-être pour démarrer,
05:21nous l'entendions,
05:22l'engagement des hommes sur le terrain.
05:24Puisqu'on ne l'a peut-être pas assez dit,
05:25mais c'est une catastrophe qui a été évitée.
05:27Il n'y a pas un blessé, pas un mort,
05:29en tout cas à cette heure.
05:30Nous avons quelques personnes qui ont inhalé de la fumée
05:33et qui ont été blessées très légèrement.
05:35Mais c'est vrai que sur des feux de cette ampleur-là,
05:39quand il n'y a pas de victimes,
05:41nous sommes très satisfaits,
05:42car notre objectif premier,
05:44nous, sapeurs-pompiers,
05:45nous, sécurité civile,
05:47c'est justement la protection des populations.
05:50Et là, on voit que ça a bien fonctionné.
05:51Grâce à quoi ?
05:52Grâce, bien entendu,
05:53à nos moyens d'intervention,
05:55mais grâce aussi à ce qui est fait
05:58par les forces de sécurité intérieure,
06:00par les maires,
06:01par les bénévoles
06:02qui sont là pour aider
06:03à l'évacuation des populations,
06:06des campings, par exemple.
06:07Et quand on voit ce qu'il reste
06:08de certains campings,
06:10mobilomes, etc.,
06:11on se dit,
06:11heureusement que les gens
06:13ont pu évacuer à temps.
06:14Et c'est une consigne qu'on rappelle.
06:16Écoutez les consignes
06:18qui vous sont données
06:18par les forces de l'ordre,
06:20par les sapeurs-pompiers,
06:21lorsqu'il s'agit d'évacuer
06:22ou de rester confiné,
06:24car parfois,
06:25il vaut mieux rester confiné
06:26dans son habitation
06:27si elle est en bonne construction
06:29plutôt que d'évacuer.
06:31Donc, tout cela,
06:31c'est écouter les consignes
06:33et puis la mobilisation de terrain,
06:35des bénévoles,
06:36des élus,
06:37des services de secours,
06:38des services de l'État
06:39permet d'éviter des catastrophes.
06:41Donc, on a vu une organisation
06:42finalement assez parfaite
06:43sur la gestion organisation humaine.
06:46Peut-être un mot
06:47sur l'organisation
06:49des moyens matériels.
06:50On sait notamment dans le Sud-Est
06:51que vous avez la Tramontane
06:53ce vent qui souffle
06:54et le Mistral.
06:55Est-ce que nous sommes
06:56suffisamment équipés aujourd'hui ?
06:57Il y a une polémique
06:58autour des Canadaires.
06:59On se souvient
06:59de cette promesse
07:00d'Emmanuel Macron.
07:01C'était en 2022.
07:02Est-ce qu'aujourd'hui,
07:03il y a suffisamment de moyens ?
07:04Je pense aux moyens aériens
07:05qui sont essentiels
07:06dans les feux de forêt.
07:07Donc, actuellement,
07:08ce sont 12 Canadaires.
07:09Ce sont 8 Dachs.
07:10Les Dachs
07:11qui sont des avions
07:11encore plus puissants
07:13puisque le Canadair
07:15largue 6 tonnes d'eau.
07:16Le Dachs est capable
07:17d'en larguer 10
07:19avec possibilité
07:20de larguer du retardant
07:21ce produit rouge
07:22que vous voyez.
07:23Et puis, il y a
07:24des hélicoptères
07:25bombardiers d'eau
07:26que nous louons.
07:28Il y en a 10
07:29actuellement en France.
07:30Il y en a 6 lourds.
07:32Il y en a 4 légers.
07:33Et puis, il y a même
07:34des petits avions
07:35bombardiers d'eau
07:36qui sont dans le sud-ouest
07:37de la France.
07:39Les Air Tractors,
07:40il y en a 6
07:40qui sont loués
07:42et qui sont mobilisables
07:44à tout moment.
07:45Donc, tous ces moyens
07:46sont fondamentaux.
07:47Là, par exemple,
07:48demain,
07:49dans la Drôme,
07:50il y a le détachement
07:51d'interventions
07:52héliportées nationales
07:53qui va être,
07:54pour la première fois
07:54de la saison,
07:56détachées,
07:57héliportées
07:57dans la Drôme
07:58pour intervenir
08:00dans des zones
08:00qui sont inaccessibles
08:02par les moyens terrestres.
08:03Donc, on voit
08:04que tous ces moyens
08:06permettent
08:07d'intervenir
08:08sans parler
08:09des moyens européens
08:10puisque,
08:11effectivement,
08:12il y a 22
08:13Canadaires aujourd'hui
08:14qui sont prêts
08:15à intervenir
08:16dans les pays d'Europe,
08:17le Portugal,
08:18l'Espagne,
08:18l'Italie,
08:19la Grèce.
08:20Il y a 777
08:21sapeurs-pompiers européens.
08:22Nous avons d'ailleurs
08:23actuellement
08:23des Grecs,
08:25des Roumains
08:27et des,
08:27j'ai oublié,
08:29les derniers
08:30qui sont prépositionnés
08:31dans le sud de la France
08:32et qui nous prêtent
08:33main forte.
08:34Et nous aussi,
08:34Français,
08:35on va dans certains pays.
08:36C'est la mutualisation,
08:37c'est l'Europe,
08:38ça fonctionne.
08:39On n'a pas besoin
08:39aujourd'hui
08:40des avions européens.
08:41Si demain,
08:42on devait en avoir besoin,
08:44eh bien,
08:44nous le ferions,
08:45effectivement.
08:45Ça veut dire
08:46si demain,
08:47les départs de feu
08:47sont massifs
08:48et si les forêts
08:49françaises brûlent.
08:50On parle beaucoup
08:50du sud-est.
08:51Je voulais vous montrer
08:52cette carte.
08:52Il y a eu 25 départs de feu
08:55sous votre contrôle,
08:56mon colonel,
08:56aujourd'hui.
08:58À peu près ça,
08:59me semble-t-il.
09:00Moi, j'ai une dizaine
09:00de feux encore actifs.
09:01Une dizaine de feux
09:02encore actifs ?
09:03Des feux de végétation,
09:04il y en a beaucoup
09:05chaque jour.
09:06Là,
09:06on est sur une dizaine
09:07de feux encore actifs,
09:10parfois maîtrisés,
09:11parfois circonscrits,
09:12mais on est sur une dizaine
09:13de feux
09:14avec quelques hectares,
09:17ça va d'une dizaine
09:18d'hectares
09:18jusqu'à plusieurs centaines
09:19comme nous avons vu
09:21dans l'eau de tout à l'heure.
09:21Ce que nous voyons
09:22sur cette carte,
09:23effectivement,
09:23nous parlions du sud-est,
09:24mais c'est tout
09:25le territoire français.
09:26Alors, peut-être
09:26que les téléspectateurs
09:27se posent la question,
09:28est-ce qu'aujourd'hui,
09:29avec cette canicule,
09:31avec cette sécheresse,
09:32avec ce changement climatique
09:33aussi que nous connaissons
09:34depuis quelques années,
09:35des feux de forêt,
09:36il peut y en avoir
09:36sur tout le territoire,
09:38aussi bien dans le sud-est
09:38que dans les Yvelines
09:39qu'en Bretagne,
09:40ou alors la végétation
09:41n'est pas la même,
09:42donc il y a des zones
09:43qui sont moins à risque ?
09:44Alors, on a tendance
09:45à dire aujourd'hui
09:46que le risque,
09:46il est partout,
09:48sauf que deux fois par jour,
09:50notre centre national
09:51de coordination avancée
09:53de la sécurité civile,
09:54avec les ingénieurs
09:55de Météo France,
09:56étudie de manière
09:57très précise
09:58les indicateurs
09:59que sont le taux d'humidité
10:00des végétaux,
10:02les températures,
10:03les vitesses de vent,
10:04et à partir de là,
10:05des secteurs sont classés
10:06à risque,
10:07risque élevé,
10:08risque très élevé,
10:09et c'est sur cette base-là
10:10que nous,
10:11sapeurs-pompiers,
10:12nous allons au niveau national
10:14dire,
10:15on va prépositionner
10:16des moyens terrestres
10:18sur ces secteurs-là
10:19pour être au plus près
10:20du risque,
10:21c'est aussi pour cela
10:22que nous faisons voler
10:23des dashes
10:24qui font ce qu'on appelle
10:25du guet aérien armé,
10:26qui font de la surveillance,
10:28qui sont capables
10:28visuellement
10:29de détecter
10:31des fumées
10:31à plusieurs kilomètres
10:33à la ronde,
10:33qui vont sur
10:34sur ce départ de feu,
10:36qui vont larguer
10:37si possible,
10:39c'est ce qu'on appelle
10:39le largage d'opportunités
10:41pour tuer le feu,
10:42c'est la doctrine française,
10:44c'est extinction,
10:46attaque précoce
10:47et massive,
10:48et dès qu'il y a
10:48un départ de feu,
10:49on envoie un maximum
10:50de moyens terrestres,
10:52un maximum d'avions
10:53pour ne pas que le feu
10:54ait un développement
10:55catastrophique.
10:559 sur 10 des feux,
10:579 fois sur 10,
10:58c'est la main de l'homme,
10:59des conseils de prévention,
11:01peut-être,
11:01pour les téléspectateurs
11:02qui nous regardent,
11:03puisque chacun est concerné
11:05aujourd'hui.
11:06Effectivement,
11:07c'est le jet de mégots
11:09par la fenêtre,
11:10il y a des cendriers
11:11qui existent
11:12et aujourd'hui,
11:12il existe des petits
11:13cendriers de poche,
11:15donc on ne jette pas
11:16son mégot de cigarette,
11:18on ne fait pas
11:19de barbecue
11:19dans la nature,
11:21on éloigne des maisons
11:22tout ce qui est
11:23stock de combustible,
11:25les bouteilles de gaz,
11:26les stocks de bois,
11:26etc.,
11:27on débroussaille,
11:28il y a une obligation
11:29légale
11:30de débroussaillement
11:31qui n'est pas bien appliquée
11:33et 9 maisons sur 10
11:35qui brûlent
11:36lors des incendies
11:37de forêt
11:37sont des maisons
11:38qui ne sont pas
11:39entretenues aux abords,
11:40donc on voit
11:41que c'est quelque chose
11:42qui est très important.
11:43Et puis,
11:44écoutez les consignes,
11:45je le répète,
11:46quand il s'agit
11:46d'évacuer
11:47ou de confiner
11:48et on ne cherche pas
11:49à récupérer
11:50trois shorts
11:51par-ci,
11:52une valise par-là,
11:53quand il y a
11:53une consigne d'évacuer,
11:54c'est tout de suite,
11:55on voit que les minutes
11:56sont précieuses
11:57et ça permet vraiment
11:58d'éviter les drames.
11:59Et on souligne
11:59qu'à chaque départ de feu,
12:01il y a une enquête judiciaire
12:03et Maître Pandélon,
12:05attention,
12:06si le feu
12:08est d'origine criminelle,
12:10l'individu risque très cher,
12:13il faut le savoir ça aussi.
12:14On a un arsenal juridique
12:16qui est très solide,
12:18très charpenté
12:19puisqu'on a l'article
12:20322.6
12:21du Code pénal
12:23qui prévoit
12:24des peines
12:24pouvant aller
12:25jusqu'à 15 années
12:26d'emprisonnement
12:27et lorsque les feux
12:28sont volontaires
12:30et qu'ils ont entraîné
12:31à mort,
12:32eh bien on peut aller
12:33jusqu'à la réclusion criminelle
12:34à perpétuité.
12:36Alors bien évidemment,
12:37j'évacue
12:37l'article 322.5
12:39qui prévoit,
12:40comme l'indiquait
12:41le général,
12:43de l'imprudence,
12:44de la négligence
12:45des mégots,
12:46mais vous avez également
12:47des textes
12:48qui sont très précis,
12:49notamment l'article 22.12
12:51du Code général
12:52des collectivités territoriales
12:54qui fait intervenir
12:55le maire
12:56dans sa capacité
12:57ainsi que le préfet
12:58d'interdire,
12:59de réglementer,
13:00d'évacuer,
13:01etc.
13:01Et l'article L131.70
13:03du Code forestier
13:05qui prévoit également
13:06cette obligation
13:07qui incombe
13:07au propriétaire
13:09du débroussaillement.
13:10Bon,
13:11merci beaucoup
13:11colonel Jérôme Bourlanger
13:13pour toutes ces précisions.
13:14C'était important
13:15d'aller dans le fond
13:16des choses avec vous.
13:17On suit tout cela
13:18de très près,
13:18bien évidemment,
13:19sur ces news
13:20avec nos équipes
13:21mobilisées
13:22sur le terrain.
13:23À la une de l'actualité,
13:26la désespérance nationale
13:28à un mois,
13:29à un an,
13:30moins d'un an
13:30de la présidentielle.
13:32C'est ce que révèle,
13:33ce n'est pas moi qui le dis,
13:33c'est ce que révèle
13:34la dernière étude
13:35de la Fondapol.
13:36Ce sont nos confrères
13:37du Figaro
13:37qui l'ont publié.
13:39Il y a,
13:39et c'est un constat,
13:40un rejet massif
13:41des candidats
13:42de partis traditionnels,
13:43de droite,
13:44de gauche,
13:45du centre.
13:45Et qui est-ce
13:46qui en profite ?
13:46Eh bien,
13:46c'est le Rassemblement
13:47national et la France
13:48insoumise.
13:49On fait un petit focus
13:50sur cette étude,
13:51sur les derniers sondages
13:52avec Chloé Tarka.
13:53Et puis,
13:54nous en parlons ensuite.
13:56Défiance,
13:57sentiment de déclassement,
13:59inquiétude.
14:00C'est le constat
14:01dressé par la dernière étude
14:02de la Fondation
14:03pour l'innovation politique,
14:05révélée par le Figaro.
14:06En effet,
14:07plus d'un Français sur deux
14:09estime que son niveau de vie
14:10s'est dégradé
14:11ces dernières années.
14:12Près de 8 sur 10
14:13considèrent
14:14que leurs habitudes
14:15en France
14:15sont aujourd'hui menacées.
14:18Aussi bien
14:18chez les 18-24 ans
14:20que chez les 50-64 ans.
14:22Un sentiment de rupture
14:23qui profite d'abord
14:25aux partis
14:25qui promettent
14:26un changement radical.
14:28Ce pessimisme ambiant,
14:30après 10 ans
14:30de présidence
14:31d'Emmanuel Macron
14:31qui devait incarner
14:32une forme de rupture
14:33avec les partis traditionnels,
14:35profiterait surtout
14:36au RN et à LFI
14:37des formations
14:37devenues réceptacles
14:39des déceptions
14:39qui se posent
14:40en vecteurs d'espérance
14:41pour une nouvelle
14:42cohésion nationale.
14:43Selon un sondage
14:44Opinion Way
14:45pour le Figaro
14:46réalisé début juin,
14:47Jordan Bardella
14:48recueillerait 12%
14:49d'intention de vote
14:50au premier tour
14:51de l'élection présidentielle,
14:53Marine Le Pen
14:537%
14:54et Jean-Luc Mélenchon
14:566%.
14:57Autre enseignement
14:58de cette étude,
14:59le recul
15:00du réflexe
15:01du Front républicain.
15:0258% sont défavorables
15:04à un Front anti-RN
15:05et anti-LFI
15:06pour seulement 40%
15:08qui défendent
15:08encore cette idée.
15:09Des résultats
15:10qui pour les auteurs
15:11de l'étude
15:12traduisent moins
15:12une adhésion massive
15:14au Rassemblement national
15:15et à la France insoumise
15:17qu'un rejet croissant
15:18des partis
15:19d'immodérés.
15:21Premier constat,
15:22rejet massif
15:23des candidats
15:24de la présidentielle.
15:25Après quoi ?
15:25Après 10 ans
15:26de macronisme.
15:27Amine Elbaï,
15:28c'est le RN,
15:29la France insoumise
15:29qui en profite
15:30bien évidemment.
15:32Emmanuel Macron,
15:33est-ce qu'on peut dire
15:34que c'est le président
15:35qui a fini d'achever,
15:36qui a tué le lien
15:37entre les citoyens
15:39et le politique
15:40aujourd'hui ?
15:41Est-ce qu'il est là
15:42le premier enseignement ?
15:4310 années du pouvoir
15:45sous Emmanuel Macron
15:47ont suffi
15:48à abîmer le pays,
15:50à créer
15:51d'énormes tensions,
15:52des tensions
15:53sous toute leur forme,
15:55verticale,
15:55horizontale,
15:56une tension croissante
15:57entre les Français
15:59qui habitent
15:59dans les provinces,
16:01dans les territoires
16:02et les Français
16:03qui habitent à Paris,
16:04une tension croissante
16:05entre les jeunes
16:06et leurs aînés,
16:07une tension aussi
16:08entre les riches
16:09et les pauvres,
16:10une tension
16:10entre l'État central
16:11et l'État décentralisé.
16:15Nous n'avons plus
16:16l'impression
16:16de vivre
16:17dans une seule France.
16:18Il y a en fait
16:19des Frances.
16:20Une mosaïque,
16:21c'est le sociologue
16:23Michel Maffesoli.
16:24Absolument,
16:25l'archipel
16:25de cette France
16:26où en réalité
16:29tout a été fait
16:30pour faire en sorte
16:31que les gens
16:31ne se mélangent plus.
16:33Nous vivons
16:34dans un pays abîmé,
16:35un pays pauvre aussi.
16:36la pauvreté
16:37a explosé
16:38sous Emmanuel Macron
16:39et dix années
16:40de pouvoir
16:41ont suffi aujourd'hui
16:42pour créer
16:43de la brutalité sociale,
16:45de la brutalité
16:46dans les choix politiques
16:47et finalement
16:49une confiance rompue
16:50parce que c'est
16:52toute la classe politique
16:53qui paye
16:53de droite
16:54comme de gauche.
16:55Mais est-ce qu'il n'y a
16:56pas des attitudes ?
16:57Et je fais
16:57cette petite parenthèse
16:59sur l'actualité politique,
17:00je dirais politique
17:01politicienne
17:02de ces dernières heures.
17:03Vous l'avez suivi
17:03notamment sur CNews.
17:05Laurent Wauquiez
17:06dit qu'il s'en prend
17:07à Bruno Retailleau.
17:08Ils sont du même groupe
17:08Les Républicains.
17:10Laurent Wauquiez dit
17:10eh bien moi
17:11je vais aller rejoindre
17:12Édouard Philippe,
17:13finalement à bras d'honneur
17:14à Bruno Retailleau.
17:15On va écouter Bruno Retailleau
17:16qui lui a répondu
17:16cet après-midi.
17:18Je ne veux pas suffisamment
17:19de mal
17:19pour Édouard Philippe
17:21pour me réjouir
17:22que Laurent Wauquiez
17:23le soutienne
17:23parce que je pense
17:24qu'il ne mérite pas ça.
17:25Dans la vie,
17:26on peut avoir
17:27des sensibilités,
17:28on peut avoir
17:28des convictions
17:29qui sont différentes.
17:31Mais je pense
17:31que le pire de tout,
17:32ce qui vraiment dégoûte
17:33les Français,
17:35c'est de retourner
17:36sa veste si souvent.
17:37Je consacre
17:38toute mon énergie
17:39pour demain
17:40remettre la France
17:41à un endroit.
17:41C'est mon seul objectif.
17:43Le reste,
17:43je m'en fiche.
17:45Mais vous n'imaginez pas
17:46à quel point
17:46et j'ajouterais
17:48que ça me sert finalement
17:50parce que
17:51par contraste,
17:53chaque jour,
17:54il me rend
17:54un peu plus sympathique.
17:56Voilà,
17:57c'est bataille d'égo
17:57puisque Laurent Wauquiez
17:58et Mathieu
17:58l'avaient promis,
17:59jamais je ne me rallierais
18:02à Édouard Philippe.
18:02Mais ce ne sont pas
18:04ces petites guerres
18:05intestines,
18:06vous savez,
18:06notamment chez les Républicains.
18:08Les Français
18:08n'en peuvent plus.
18:09Est-ce que ce n'est pas ça
18:10finalement ?
18:10Est-ce que ce n'est pas
18:11le signe très clair
18:12d'une déconnexion
18:13du politique
18:14qui finalement pense
18:15plutôt à sa propre carrière
18:17plutôt qu'au destin
18:17de la France
18:18et des citoyens français ?
18:19Est-ce que ça,
18:19les Français en ont
18:20ras-le-bol ?
18:20En effet,
18:21en tout cas,
18:21quand vous prenez
18:22tous les sondages,
18:22vous voyez bien
18:23que les Français
18:23aujourd'hui disent aux politiques
18:26et c'est justement
18:27la désapprobation
18:28qu'ils font
18:28par rapport
18:28à la classe politique,
18:30c'est qu'ils considèrent
18:31qu'ils pensent davantage
18:32à la prochaine élection
18:33plutôt qu'à la prochaine génération.
18:35Et c'est pour ça
18:36que dans le baromètre
18:37IFOP
18:37sur la confiance
18:41dans les institutions
18:42de la vie publique
18:43qui sort tous les ans
18:46notamment,
18:46qui dit que 26%
18:47des Français seulement
18:48ont confiance
18:49dans les partis politiques,
18:50tout globalement.
18:51Et ça,
18:52ça s'illustre
18:52parce qu'aujourd'hui,
18:53vous avez,
18:54Amine l'a dit,
18:55quand vous prenez
18:56l'ensemble des sujets,
18:57que ce soit les sujets
18:58économiques,
18:59les sujets sociaux,
19:00les sujets de santé,
19:01les sujets éducation,
19:02la sécurité,
19:04l'immigration incontrôlée,
19:05voilà.
19:05Et que vous faites
19:06le constat
19:07entre la justice
19:09naturellement
19:09et que vous vous dites
19:10qu'est-ce qui fonctionnait
19:11en 2017 ?
19:12Pas forcément grand-chose
19:13mais ça fonctionnait,
19:14est-ce que ça fonctionne
19:15mieux en 2017
19:16que maintenant ?
19:17Ou est-ce que ça fonctionne
19:18moins bien maintenant
19:18qu'en 2017 ?
19:19Eh bien,
19:20pour beaucoup de Français
19:21et à raison
19:22parce que tous les indicateurs
19:23le montrent,
19:23les politiques publiques
19:25en règle générale
19:25fonctionnent moins bien
19:26maintenant qu'en 2017
19:28et elles fonctionnent
19:28moins bien en 2017
19:30qu'en l'an 2000.
19:32Et c'est pour ça
19:33aujourd'hui que beaucoup
19:34de Français considèrent
19:34et c'est ça le pire
19:35que leur pays est en déclin.
19:37Et le déclin,
19:37ça peut se sauver.
19:38Encore faut-il poser
19:39le bon diagnostic
19:40pour pouvoir amener
19:41les bonnes propositions
19:42et le problème,
19:43c'est que quand vous
19:43restez sur des querelles
19:44d'égo ou des querelles
19:45entre personnalités politiques,
19:47vous oubliez l'essentiel,
19:48c'est le diagnostic
19:49et les propositions.
19:50Et c'est ce qui se passe
19:51au sein des Républicains
19:53aujourd'hui.
19:53Mais souvenez-vous,
19:54les promesses
19:55dès 2017,
19:56nous en avons eu
19:57de la part d'Emmanuel Macron
19:58et tout au long
19:59de ces deux quinquennats,
20:01il y en a eu des promesses
20:01qui n'ont jamais été tenues.
20:02Je voulais vous faire
20:03entendre cette archive.
20:05C'est Emmanuel Macron,
20:06nous sommes le 31 décembre 2024
20:07et il promettait
20:09de rendre la parole
20:11aux Français.
20:11Écoutez.
20:12L'espérance,
20:14la prospérité
20:14et la paix
20:15du quart de siècle
20:16qui vient
20:17dépendent de nos choix
20:18aujourd'hui.
20:20Et c'est pour cela
20:21qu'en 2025,
20:23nous continuerons
20:23de décider
20:24et je vous demanderai aussi
20:26de trancher
20:27certains de ces sujets
20:28déterminants.
20:30Car chacun d'entre vous
20:32aura un rôle à jouer.
20:33Chacun d'entre vous
20:34sera nécessaire
20:37pour réussir
20:38ce projet
20:39que je viens rapidement
20:40de brosser devant vous.
20:42Comment voulez-vous être audible
20:44si finalement
20:44vous ne respectez pas
20:45vos promesses ?
20:46Et cela fait des années.
20:47D'ailleurs,
20:47on parle d'Emmanuel Macron
20:48mais quand il avait eu
20:50un référendum,
20:50les Français n'avaient pas
20:51été entendus.
20:52On s'en souvient tous,
20:53Gérald Pandélon.
20:54On se souvient aussi
20:55après la crise
20:56des gilets jaunes,
20:57de ces cahiers de doléances.
20:59Il ne s'est absolument
21:00rien passé ensuite.
21:02Voilà,
21:02c'est assez logique
21:03au fond,
21:04cette crise démocratique.
21:06si je puis dire aujourd'hui.
21:07Des mots,
21:08que des mots.
21:11Et ces guerres
21:12picro-collines
21:14dont les Français
21:15ne veulent plus.
21:16En fait,
21:17les Français,
21:17ils en ont marre
21:18de ces discours
21:19qui ne sont jamais
21:21suivis.
21:22A telle enceinte
21:23qu'on peut se poser
21:24la question
21:24de savoir
21:25s'il n'y a pas
21:26un déphasage,
21:27un découplage
21:28entre l'offre,
21:30l'offre politique
21:31et son efficacité.
21:34Parce que les personnes
21:35veulent faire
21:36de la politique,
21:37donc on peut penser
21:38une fraction de seconde
21:39qu'ils ont un espoir
21:40d'être élus,
21:42mais ils ne se posent
21:42jamais la question
21:43de savoir
21:43si leur offre politique
21:45correspond véritablement
21:46à une demande.
21:48À telle en sorte
21:48que lorsque des personnes
21:50sont créditées
21:51de 1 ou 2%
21:52et qu'elles nous expliquent
21:54doctement
21:54que c'est sûr
21:55qu'elles seront
21:56au second tour,
21:56moi je me pose
21:57la question
21:57de savoir
21:58qu'elle est
21:59au fond,
22:00au-delà de la légalité,
22:01parce qu'on peut tous
22:02se présenter,
22:03quelle est la question
22:04de la légitimité.
22:05Et il y a
22:06une seconde question
22:07au-delà
22:08de l'offre politique,
22:09c'est la question
22:11peut-être
22:12aujourd'hui
22:13de la compétence.
22:15De la compétence
22:16à telle enceinte
22:16qu'on peut se poser
22:17la question
22:18de savoir
22:18parce que les Français
22:20ont tendance à dire
22:21oui mais ils ne sont pas compétents,
22:22ils se présentent, etc.
22:22Non,
22:23il faut réfléchir
22:24à l'envers.
22:25C'est précisément
22:26parce qu'ils sont
22:27incompétents
22:28qu'ils font de la politique
22:29parce que s'ils avaient
22:30été très compétents,
22:31ils auraient réussi
22:32dans les affaires,
22:33ils auraient réussi
22:33dans d'autres sectes
22:34et c'est parce
22:34qu'ils sont incompétents
22:35qu'ils font de la politique.
22:36Mais ça c'est tout à fait juste
22:37et c'est pour ça
22:39qu'aujourd'hui
22:39et on va en parler,
22:40vous avez des voix
22:41qui s'élèvent,
22:42je pense notamment
22:43à Alexandre Jardin
22:44avec son référendum
22:46populaire,
22:46d'initiative populaire
22:47qu'il propose,
22:48il y a Pierre Gattaz
22:49qui est aussi là,
22:50il y a le général
22:50de Richouft,
22:51c'est-à-dire que ce sont
22:51des hommes
22:52qui n'ont plus rien
22:52à prouver à personne
22:53et des hommes
22:54qui effectivement,
22:56leur vie elle est faite
22:57mais eux veulent s'engager
22:58uniquement pour
22:58amour de la France.
23:00C'est peut-être
23:00le sens de la vocation
23:01aussi du politique
23:02aujourd'hui.
23:02Amin Elbaï,
23:03Mathieu Hock.
23:04Si vous voulez aujourd'hui
23:05que notre République
23:06et que notre État
23:08redeviennent forts,
23:09forts en France,
23:11forts dans l'Europe,
23:12forts dans le monde,
23:14dans un monde en crise
23:15avec la montée des guerres,
23:17avec la montée
23:18de différents blocs,
23:19le bloc effectivement
23:21à l'Ouest
23:22avec les intérêts américains
23:24qui ne sont défendus
23:25que pour Donald Trump
23:26et que par Donald Trump,
23:27le bloc chinois
23:28et russe,
23:30il nous faut aujourd'hui
23:31faire entendre
23:31la voix de la France
23:32dans le monde.
23:33Aujourd'hui,
23:34vous savez,
23:36je ne suis pas
23:36tout à fait certain
23:38qu'il faille
23:39une fois de plus
23:40distiller la parole
23:41comme l'a fait Macron.
23:42Macron avait promis
23:42l'horizontalité,
23:44Macron avait promis
23:44la démocratie participative,
23:46Macron avait prévu
23:47de dire que tout le monde
23:48était égal devant le vote
23:50et devant la démocratie
23:51et on a vu comment
23:51il a abîmé
23:52et comment il a affaibli
23:54nos institutions.
23:55Aujourd'hui,
23:55ce qu'il faut,
23:56c'est revenir au gaullisme.
23:57Il faut aussi revenir
23:58avec, je pense très sincèrement,
24:01un retour à la droite
24:02et à la gauche
24:02parce que je pense
24:03que la droite existe
24:04et que la gauche existe
24:05et qu'Emmanuel Macron
24:07a tué le pays
24:09en expliquant
24:09qu'il n'y avait
24:10ni de droite
24:11ni de gauche.
24:12Aujourd'hui,
24:13dans le paysage politique,
24:15il n'y a que deux candidats
24:15à l'élection présidentielle.
24:17C'est Jean-Luc Mélenchon.
24:18Jean-Luc Mélenchon
24:19et Marine Le Pen.
24:20Tout le reste,
24:21et ce n'est pas être méprisant
24:23que de dire cela,
24:24mais tout le reste
24:24apparaît finalement
24:25devant les Français
24:26comme des candidats
24:26à un poste de ministre.
24:27En tout cas,
24:28vous avez deux candidats
24:29qui ont un vrai projet
24:30pour la France,
24:31Mathieu Hocq,
24:32et qu'on renvoie
24:33doigt à dos
24:34et je ne suis pas sûr
24:35qu'aujourd'hui,
24:36le Rassemblement national
24:37et la France insouci
24:37peut-être renvoyé
24:38doigt à dos.
24:40Moi, je ne mets pas
24:40de signes égales
24:43entre Marine Le Pen
24:44et Jean-Luc Mélenchon.
24:45Je ne mets plus
24:46de signes égales.
24:46Quand j'ai vu
24:47les propos de Jean-Luc Mélenchon
24:48à l'égard de nos compatriotes juifs,
24:50quand j'ai vu
24:51la responsabilité
24:52de LFI
24:53dans la montée
24:53des tensions communautaires
24:54dans notre pays,
24:55eh bien non,
24:56je ne mets pas
24:57de signes égales
24:57entre la France insoumise
24:59et Marine Le Pen.
25:00Tout simplement.
25:01Et parce que
25:02la donne politique
25:03a changé,
25:03parce que le pays
25:04a changé,
25:05parce que les tensions
25:05ont explosé.
25:06Bon, nous parlons
25:08des enchantements
25:09de la France.
25:10On va écouter
25:10Alexandre Lamey.
25:11Vous complétez,
25:12Mathieu Hocq.
25:13Pour revenir
25:13sur ce qui a été dit,
25:15c'est que par rapport
25:15à la question
25:16de la compétence,
25:17ce qui est marrant aussi,
25:18c'est que le parti au pouvoir
25:20et les partis
25:21qui reprochent justement
25:21ce manque de compétence
25:23pour la France insoumise
25:24et pour le Rassemblement national,
25:25ce sont ceux
25:26qui se sont arrogés
25:27le monopole
25:27de la compétence.
25:28On se souvient
25:29qu'aujourd'hui,
25:30en 2017,
25:31le président de la République
25:32et son camp
25:34expliquaient que c'était
25:35eux
25:35ou les extrêmes,
25:36que c'était eux
25:37le camp de la raison
25:38ou le camp des déraisonnables.
25:40En 2024 encore,
25:41lors de la dissolution,
25:42on a encore eu
25:43ce discours politique,
25:44c'est-à-dire l'idée
25:44qu'aujourd'hui,
25:46il y a soit le camp
25:47de la raison,
25:47soit le chaos.
25:48Mais la réalité
25:49des faits
25:50sur les questions
25:51économiques,
25:52sécuritaires et migratoires,
25:53c'est qu'on a eu
25:53le camp de la raison
25:54et le chaos.
25:55Et c'est ça aujourd'hui
25:56le véritable problème.
25:57parce que quand vous
25:58permettez à la place
25:59des Français
25:59que le PIB
26:00par habitant français
26:01est stabilisé
26:03autour de 48 000
26:04dollars par an,
26:05ça veut dire que
26:06c'était le même chiffre
26:08en 2017,
26:08ça veut dire que
26:09la production de richesses
26:10par habitant en France
26:11est stable
26:12depuis 2017.
26:13Pour autant,
26:14avec l'inflation,
26:15les gens se sont appauvris
26:16puisqu'ils ont gagné autant
26:17et les charges
26:18et les dépenses contraintes
26:19ont explosé.
26:20Et donc,
26:20vous avez un sentiment
26:21d'appauvrissement
26:22d'une partie des Français
26:23qui ne comprennent pas
26:24pourquoi ces mêmes gens
26:25qui expliquent
26:26qui sont le camp de la raison
26:27et qu'ils ont tout bien fait,
26:28eh bien,
26:29ces mêmes personnes
26:29sont tout bien dérangées.
26:29Alors,
26:30je vous pose une autre question,
26:31Mathieu.
26:31Je vous pose une autre question.
26:32C'est-à-dire que,
26:33vous l'avez dit
26:34de manière très claire,
26:35aujourd'hui,
26:35il y a un sentiment
26:36d'appauvrissement général
26:38dans la société française.
26:39Il y a un sentiment
26:40d'insécurité.
26:41Ce n'est même pas un sentiment.
26:41Il y a de l'insécurité.
26:43Vous avez la question
26:44de l'immigration,
26:45bien évidemment.
26:46Et là,
26:47on a un Emmanuel Macron
26:48et une Macronie
26:48qui nous pondent
26:49une loi sur la fin de vie
26:52qui affiche,
26:54pardonnez-moi,
26:54mais qui mêlent
26:55le dossier ukrainien
26:56et la Russie
26:58en priorité
26:59alors que les Français
27:00attendent bien autre chose.
27:02Ma question est simple.
27:02Il sert qui,
27:03Emmanuel Macron ?
27:03Est-ce qu'il sert aujourd'hui
27:04encore les Français ?
27:05Mais il n'y a pas de problème.
27:07Olivier,
27:08est-ce que je peux me permettre
27:08quand même une petite...
27:09Allez-y rapidement.
27:10Moi, sur ce mot
27:10de désespérance nationale,
27:12il n'y a pas seulement
27:13la responsabilité
27:14d'Emmanuel Macron,
27:14il y a aussi la responsabilité
27:16de notre pays,
27:16de notre société,
27:17tout court.
27:18Vous savez,
27:18moi,
27:19je ne suis pas fier
27:21en ce moment
27:21d'être français
27:22quand notre pays,
27:23aujourd'hui,
27:26s'engage davantage
27:27à organiser la fin de vie,
27:29à organiser la mort.
27:31On a eu deux débats
27:32ces dernières semaines.
27:34Un,
27:34l'aide à mourir
27:36et deux,
27:37pour certains,
27:38rétablir la peine de mort
27:39à l'occasion
27:40des crimes abjects
27:41et des crimes sexuels
27:42que nous avons vus
27:42dans notre pays.
27:43Tout ça,
27:43c'est bien morbide.
27:44Tout cela est bien morbide
27:45parce que
27:46toutes les questions
27:47qui sont liées
27:48à la conception de la vie,
27:49à faire des enfants,
27:50à redonner envie
27:51de faire des enfants,
27:53à concevoir un projet
27:54autour de l'enfant,
27:55autour de la famille,
27:56tout cela a disparu.
27:57Et pendant ce temps,
27:59c'est l'immigration
28:00qui fait ce travail.
28:02Ne reprochons pas aujourd'hui
28:03d'avoir un pays
28:04qui est submergé
28:05par l'immigration
28:06parce qu'en réalité,
28:07moi,
28:08je le pense,
28:08je sais que ça dérange
28:09quand je dis cela,
28:10mais en réalité,
28:11c'est l'immigration
28:11qui fait le travail
28:12que les Français
28:13ne veulent plus faire.
28:15Quand je vois
28:16le taux de naissance
28:17dans notre pays,
28:18quand je vois
28:19le recul de la culture,
28:20quand je vois le fait
28:21qu'aujourd'hui,
28:22l'Église n'a plus la place
28:24qu'elle occupait d'antan,
28:26c'est-à-dire...
28:26Ça revient.
28:27Ça revient progressivement,
28:28mais la place
28:29qu'elle occupait d'antan,
28:30c'est-à-dire insuffler
28:31une vraie politique familiale
28:32construite autour des valeurs,
28:34je me dis qu'effectivement,
28:36il ne faut pas s'étonner
28:37que l'immigration
28:38fasse le travail
28:38que les Français
28:39ont culturellement renoncé.
28:42Alors, en tout cas,
28:43vous parlez de désespérance,
28:44mais il y en a un
28:44qui parle d'espérance,
28:46c'est Alexandre Jardin,
28:47l'écrivain.
28:47Il était sur notre plateau
28:48cet après-midi
28:49et je vous le disais,
28:50il a lancé une application.
28:51Alors, une application
28:52proposée à tous
28:53les citoyens français
28:54avec des référendums.
28:55Vous pouvez vous inscrire
28:56et ça fonctionne très bien,
28:57plus de 150 000 inscrits,
28:59c'est quelque chose
28:59de très sérieux,
29:00vous avez une carte d'identité,
29:01un passeport
29:02et vous participez
29:05et il y a des figures
29:06qui ont rejoint ce mouvement,
29:07ce mouvement dégueu.
29:08Je citais Pierre Gattaz,
29:09général de Richouf,
29:12notamment Georges Fenech,
29:13que vous connaissez bien
29:13sur les questions de justice,
29:14on va en parler.
29:15On va écouter avant tout
29:16Alexandre Jardin.
29:18Et il y a un réveil démocratique.
29:21Moi, je suis bouleversé
29:22dans la rue,
29:23les gens m'arrêtent
29:23et me disent
29:24ce que j'entends le plus
29:25le matin lorsque je prends un café,
29:27j'ai voté, j'ai voté,
29:29j'ai pas encore voté,
29:30j'ai téléchargé.
29:32Ce pays va s'imposer.
29:34On est en train de créer
29:35le plus puissant lobby citoyen.
29:38C'est sublime.
29:40Au moment où on nous explique
29:42que rien ne va plus
29:43dans ce pays,
29:44il y a un sursaut
29:46d'engagement.
29:48Alors, à la rentrée,
29:49il y aura une seconde vague
29:50qui va toucher.
29:52On est en train
29:53de préparer les référendums.
29:55Notre outil va s'ouvrir
29:56à l'ensemble de la société.
29:57On expliquera mi-juillet
29:59les règles d'ouverture.
30:01On veut devenir
30:02une grande démocratie.
30:04Est-ce que finalement,
30:05ça passera par le peuple ?
30:06C'est-à-dire,
30:06est-ce qu'il y a une possibilité
30:07pour les citoyens français
30:08de faire levier,
30:09de faire pression
30:10sur le politique,
30:11notamment avec ce type
30:12d'initiative
30:13de référendum populaire ?
30:15Vous votez,
30:16vous répondez simplement
30:17à une question
30:17oui, non,
30:19et ensuite,
30:19vous vous dites,
30:20nous sommes tant de milliers,
30:21tant de millions
30:22à penser cela.
30:24Nous sommes à un an
30:25de la présidentielle.
30:26Est-ce que, Mathieu,
30:26ça vous semble faisable ?
30:29Est-ce qu'il y a un réveil,
30:30finalement ?
30:30Est-ce que vous percevez
30:31un réveil citoyen ?
30:32Il y a deux questions
30:33dans l'une.
30:34Est-ce qu'il y a un réveil citoyen ?
30:35Est-ce que les politiques
30:37utilisent ce réveil citoyen
30:38pour mettre le pays
30:39dans la bonne direction ?
30:40Sur le réveil citoyen,
30:41c'est évident qu'aujourd'hui,
30:42et ça a été aussi porté
30:44par Emmanuel Macron,
30:44il faut lui aussi donner
30:45du crédit lorsqu'il l'a eu,
30:46c'est qu'il avait voulu
30:46faire rentrer la société civile
30:49dans le vieux monde politique,
30:50les plus clivages partisans,
30:51etc.
30:52Et ça a été une réussite
30:53sur certains points
30:54et ça a aussi donné
30:54des catastrophes,
30:55notamment sur certains ministères.
30:58Prenons par exemple
30:58l'exemple de la justice
30:59avec M. Dupond-Moretti.
31:00Mais aujourd'hui,
31:01la véritable problématique,
31:03c'est est-ce que les politiques
31:04ensuite se préoccupent
31:07et vont récupérer
31:07ce réveil citoyen ?
31:09Et le véritable enjeu,
31:10en fait,
31:11c'est que même s'il y a
31:12un réveil citoyen ou pas,
31:13j'ai envie de dire,
31:14en fait,
31:14tout le monde sait
31:15ce que pensent les Français
31:16sur un certain nombre de sujets
31:17et c'est peut-être ça
31:18la donne politique
31:19qui est majeure
31:19depuis, on va dire, 2022.
31:21C'est qu'il y a des consensus
31:22qui sont très forts
31:23dans la société.
31:24Il y a un consensus
31:25sur la question migratoire.
31:27Pas besoin d'avoir
31:28une pétition
31:28avec 2 millions de personnes
31:30qui signeraient une pétition
31:32pour dire qu'il faut réduire
31:33les plus migratoires.
31:34Tous les sondages
31:35depuis 20 ans...
31:36Et pour autant,
31:37rien n'est fait.
31:37Alors, le politique,
31:38il sert qui ?
31:39Il sert le peuple
31:40ou il sert...
31:40Le problème,
31:41de la même façon,
31:42sur l'école,
31:43tous les Français,
31:44quand vous les interrogez
31:45sur la question
31:46de la baisse du niveau,
31:47tous les Français,
31:47vous diront,
31:48parce qu'ils préquendent
31:48tous l'école publique française,
31:50vous diront
31:51qu'il y a une baisse de niveau.
31:52C'est aux politiques
31:53de se saisir de ces sujets-là.
31:55Par exemple...
31:56Même s'il y a
31:57des consciences citoyennes
31:58qui s'éveillent
31:59et c'est très bien
31:59qu'elles aient lieu,
32:01les consensus
32:02sont tellement forts
32:03dans la société,
32:04y compris à gauche
32:04par rapport à la droite,
32:06que normalement,
32:06c'est aux politiques...
32:07Mais Gérald Pandélon,
32:09par exemple,
32:09très concrètement,
32:10dans le sillage des drames
32:11de Liana de Louis,
32:14Alexandre Jardin
32:15va proposer
32:17une question,
32:18justement,
32:18sur faut-il élire
32:19les juges ou non.
32:20Question sur la justice.
32:22qui va être soumise
32:23aux citoyens
32:24qui le souhaitent.
32:25Ça, par exemple,
32:26c'est audible ou pas
32:27pour le politique ?
32:28Ça peut faire pression ou pas ?
32:30Ça peut être entendu ?
32:31D'abord,
32:31un mot,
32:32si vous me permettez,
32:33sur le propos
32:34qui a été tenu
32:35juste avant moi,
32:36sur, au fond,
32:37la crise
32:38de la représentation politique.
32:41Notre système,
32:42en fait,
32:42vient défaser,
32:44découpler
32:44le vote,
32:46la votation
32:47de celui qui l'élit.
32:48Ça veut dire
32:48qu'on a le sentiment
32:50avec tous les systèmes
32:50modernes
32:51de représentation
32:52que, au fond,
32:54les lecteurs
32:55ne participent
32:56en rien,
32:57directement
32:57ou indirectement,
32:59au sort
33:00de son pays.
33:01Pourquoi ?
33:02Parce que la politique,
33:03au-delà d'être du droit,
33:05c'est également
33:05de la symbolique.
33:07Il y avait
33:07un grand texte
33:08d'un politologue
33:10Edelmanne,
33:10politique
33:11as symbolic action,
33:12c'est-à-dire la politique
33:13est une action
33:14symbolique.
33:15Bien évidemment
33:16que ce que propose
33:18notre ami
33:19Sandjardin
33:21est symbolique.
33:22Pas,
33:23véritablement,
33:24avoir une action
33:25politique,
33:26mais au moins,
33:27au moins,
33:28ça rapproche
33:29l'électeur
33:29de celui
33:31qui est
33:32l'élu.
33:33Et c'est ça,
33:34c'est ça qui manque
33:35de plus en plus
33:35dans ce pays,
33:36parce que
33:37pour un référendum
33:38puisse aboutir,
33:40c'est d'une complexité
33:41effarante.
33:42Vous avez l'article 11,
33:43c'est le président
33:44de la République,
33:44l'article 89,
33:45ce sont les deux assemblées
33:47et même,
33:47c'est pas fini,
33:49il faut encore faire ratifier,
33:50etc.
33:51C'est très compliqué.
33:53Alors,
33:53Alexandre Jardin
33:54évoque
33:54la question
33:56d'une élection
33:58des magistrats.
33:59En fait,
34:00c'est
34:00les magistrats
34:01du parquet,
34:01c'est
34:02les procureurs.
34:04Comme ce qui se fait
34:05aux Etats-Unis ?
34:05comme ce qu'il fait aux Etats-Unis.
34:06Moi,
34:07j'y suis favorable.
34:08Moi,
34:09j'y suis favorable,
34:11même si,
34:11évidemment,
34:12on nous expliquera
34:13que le procureur
34:15sera peut-être
34:16plus dépendant
34:17de celui
34:17qui l'élit
34:19véritablement
34:20de la liste
34:21publique,
34:22de la dimension nationale
34:23contre,
34:23au fond,
34:24symboliquement encore,
34:25la dimension
34:27locale.
34:28Mais,
34:29on a,
34:30nous,
34:31avocats pénalistes,
34:32on a souvent
34:33le sentiment
34:35qu'il y a
34:37un pouvoir
34:37du ministère
34:38public
34:38qui est très puissant,
34:40à telle en scène
34:41que les avocats
34:42de la défense
34:43se posent parfois
34:44la question
34:44de savoir
34:46à quoi
34:46ils servent.
34:47À quoi ils servent ?
34:48Parce que
34:48le parquet,
34:50aujourd'hui,
34:50a des prérogatives
34:51qui sont...
34:52Il n'y a rien
34:52de plus sévère,
34:53il n'y a rien
34:55de plus sévère,
34:55ce que j'entends
34:56depuis toujours,
34:57de dire que
34:57la justice pénale
34:58serait laxiste.
34:59C'est extraordinairement faux.
35:01Elle est laxiste
35:02pour ceux
35:03qui mériteraient
35:04d'être sanctionnés
35:05lourdement
35:06et elle est très sévère
35:07pour des gens...
35:08Donc,
35:08elle est idéologisée.
35:10Elle est idéologisée.
35:11Et je pense
35:11que le fait d'élire,
35:12alors c'est ma conviction,
35:14elle sera partagée,
35:15mais on peut en discuter,
35:17permettrait un tout petit peu
35:18de minorer,
35:19d'amoindrir ce phénomène
35:20qu'on peut tous constater.
35:21Je vous propose
35:22de marquer
35:23une très courte pause.
35:25On va revenir
35:25sur un sujet
35:26malheureusement
35:27trop récurrent,
35:28mais d'une importance majeure.
35:30C'est la question
35:31du narcotrafic.
35:32Cinquième réunion
35:33hier présidée
35:34par Emmanuel Macron.
35:35Alors,
35:35combien faudra-t-il
35:37attendre de réunion
35:38avant que sur le terrain
35:39les citoyens
35:40voient une transformation
35:42concrète ?
35:43On va en parler
35:43dans un instant.
35:44Et vous allez le voir,
35:45nous étions au cœur
35:46d'une opération
35:47de gendarmerie,
35:48puisque maintenant,
35:49même les zones rurales,
35:50les zones les plus reculées
35:52font face au narcotrafic.
35:54A tout de suite.
35:58Et l'échange a déjà
35:59démarré en plateau
36:00sur cette pieuvre,
36:01cette pieuvre du narcotrafic
36:03qui continue
36:04de s'étendre en France.
36:05Tous les jours,
36:06des fusillades
36:07liées à ce fléau.
36:08Nous ne devons pas
36:09nous y habituer.
36:11On va aller sur le terrain
36:12pour démarrer.
36:13Je vous propose
36:13de voir ce reportage
36:14signé Franck Trivio
36:15et Miquel Dosantos
36:17au cœur d'une opération
36:18antidrogue
36:19de la gendarmerie nationale.
36:20Alors non,
36:21ce n'est pas dans
36:22les quartiers nord
36:23de Marseille
36:23ou en banlieue parisienne,
36:25c'est dans une petite commune,
36:26Saint-Paul-de-Vence,
36:273000 habitants.
36:28Regardez.
36:30À quelques minutes
36:31de la perquisition,
36:33les gendarmes
36:33avancent à pas de loup
36:34dans les rues
36:35de Saint-Paul-de-Vence.
36:37Une discrétion
36:38qui laisse rapidement place
36:39au bruit du bélier.
36:44La porte du domicile
36:46d'un narcotrafic
36:47en présumé
36:47vient d'être fracturée.
36:49L'individu
36:50est interpellé
36:51au réveil.
36:51Il est suspecté
36:52avec trois autres personnes
36:53d'être à la tête
36:54d'un réseau de trafic
36:55de stupéfiants.
37:05Des drogues
37:06consommées notamment
37:07dans des rave parties
37:08sont retrouvées
37:09dans cet appartement
37:10et dans d'autres
37:11perquisitionnées
37:12au même moment
37:12aux alentours.
37:1410 kilos de kétamine
37:15mais aussi du cannabis,
37:17de la cocaïne
37:17ou encore de l'ecstasy.
37:19Montant estimé
37:20à la revente
37:21entre 700 000
37:22et 900 000 euros.
37:23Une saisie rendue possible
37:25grâce à une erreur
37:26de livraison.
37:27On a une personne
37:28qui par erreur
37:30a deux colis
37:31qui sont livrés
37:32chez elle.
37:33Un de croquettes
37:34pour chat,
37:35un de croquettes
37:35pour chien
37:36qu'elle n'avait pas commandé.
37:37A l'intérieur
37:38de ces colis,
37:39elle fait une découverte
37:40celle de deux sachets
37:42conditionnés
37:42de poudre
37:43de cristaux blancs
37:44qui s'avèreront
37:45en fait être
37:46des sachets conditionnés
37:47de kétamine.
37:48Lors de ces opérations,
37:50les enquêteurs
37:50ont également retrouvé
37:51deux armes de poing
37:52et plus de 320 000 euros
37:54d'avoir criminel.
37:55De l'argent liquide,
37:56des pièces d'or
37:57mais aussi trois véhicules
37:58de marque allemande.
38:00Au total,
38:01quatre suspects
38:02ont été interpellés.
38:03Deux d'entre eux
38:03ont été déférés
38:04pour une comparution immédiate.
38:06Les deux autres
38:07seront jugés
38:08dans les prochains mois.
38:09Alors,
38:10il s'agit d'une belle opération,
38:12Gérald Pandélon.
38:13Certains vous diraient
38:14que c'est comme vider
38:16un océan à la petite cuillère
38:17mais on voit bien
38:18que les officiers
38:18de police judiciaire,
38:19police gendarmerie
38:21font le boulot.
38:22Là,
38:22ce qui est marquant,
38:26c'est cette zone
38:27où se passe
38:28ce trafic de drogue.
38:29C'est-à-dire qu'on est
38:29à Saint-Paul-de-Vence,
38:30en zone gendarmerie,
38:32des zones autrefois rurales
38:33où finalement
38:34les patrouilles de gendarmes
38:35circulaient à deux
38:36et tout était calme.
38:38C'est déjà très révélateur
38:40aujourd'hui,
38:41ces dernières années,
38:42ce changement finalement
38:43de cette façon
38:44de faire des narcotrafiques
38:45qui s'étend partout
38:47sur le territoire.
38:48Depuis une vingtaine d'années,
38:50le narco-banditisme
38:51est un phénomène national.
38:54Il n'y a plus
38:54de communes reculées
38:56de France
38:57qui puissent se dire
38:58épargnées
39:00par ce phénomène criminel
39:02grave.
39:03Et là où c'est
39:05un tout petit peu inquiétant,
39:07je suis un peu
39:07dans une situation paradoxale
39:08puisque en tant
39:10qu'avocat pénaliste,
39:11il n'est pas impossible
39:11que j'en ai défendu
39:13quelques-uns dans ma carrière,
39:14mais en tant que citoyen,
39:16ce qui m'inquiète
39:17un tout petit peu,
39:18c'est que plus
39:19vous multipliez
39:20les saisies,
39:22parce que les saisies
39:22sont exponentielles,
39:24on ne peut pas dire
39:25que le travail
39:25des policiers,
39:26des gendarmes,
39:27des douanes
39:28ne soit pas performant,
39:29ils sont excellents.
39:31Vous avez 23 tonnes
39:33en 2022,
39:34vous en avez 53 tonnes
39:36qui sont saisies
39:38en 2024.
39:39Donc on ne peut pas dire
39:40que le travail...
39:41Et pour autant,
39:42ça se poursuit
39:43et ça s'éteint encore.
39:44Et pour autant,
39:44et c'est là
39:45que c'est un tout petit peu
39:46inquiétant,
39:47plus vous êtes efficace,
39:50plus les trafics prospèrent.
39:53Pourquoi ?
39:53Comment vous l'expliquez ?
39:54Parce que les trafiquants
39:56sont peut-être moins,
39:58je dirais,
39:59tempérés par notre état de droit,
40:02donc ils se foutent royalement,
40:04alors que nous,
40:05on doit sacrifier
40:08aux principes
40:09qui font que,
40:10dans l'hypothèse,
40:11on ne les respecterait pas,
40:12on serait retoqués,
40:14donc censurés
40:14par le Conseil constitutionnel.
40:16Regardez la loi...
40:17Il faudrait s'enrichir
40:18de ces entraves juridiques.
40:19Et bien sûr...
40:20Si je peux me permettre,
40:21regardez la loi narcotrafic.
40:22dans ce qu'elle avait de plus,
40:24non pas sévère,
40:25mais de plus,
40:25je dirais,
40:26à mon sens,
40:27réaliste,
40:28efficace,
40:29ça a été retoqué...
40:30Par le Conseil constitutionnel.
40:32Par le Conseil constitutionnel.
40:33Bon.
40:34Alors,
40:36pourquoi ?
40:37Parce que nous,
40:37on décide,
40:38en France,
40:39berceau des droits de l'homme,
40:40de rester dans un cadre
40:42qui est démocratique.
40:43Il y aurait des solutions,
40:44parce qu'il ne faut pas dire
40:45qu'il n'y a pas de solution.
40:46Alors,
40:46il y aurait...
40:47Allons-y,
40:47Emmanuel Macron dit
40:48punir les consommateurs.
40:50Voilà ce qu'on retient
40:51de sa cinquième réunion.
40:52Il y a punir les consommateurs,
40:54multiplier les repentis,
40:58le PNACO,
40:59le Parquet national anticriminalité
41:00organisé,
41:01la loi du 13 juin 2025,
41:02c'est une bonne loi.
41:04Tout ça,
41:05les quartiers de haute sécurité,
41:07etc.,
41:08faire en sorte
41:08qu'il y ait moins
41:09de téléphones en cellule,
41:11tout ça plaide
41:12dans la bonne direction,
41:13sauf que ça plaide
41:14dans la bonne direction,
41:15mais aussi paradoxal
41:16que ça puisse paraître,
41:16ça échoue.
41:17ça échoue.
41:18Pourquoi ?
41:18Parce qu'il y a
41:20une surproduction.
41:22C'est-à-dire que
41:22plus vous avez de saisies,
41:25notamment,
41:25je pense,
41:26à la cocaïne,
41:27plus le prix baisse.
41:30Donc,
41:30c'est antinomique
41:32sur un plan macroéconomique
41:33ou microéconomique.
41:35C'est antinomique.
41:35C'est-à-dire qu'on a
41:38des moyens
41:38qui sont,
41:39je dirais,
41:40trop faibles
41:41par rapport
41:42à ce que se permettent
41:43et les capacités
41:44qu'ont les trafiquants
41:46internationaux.
41:46Donc,
41:47on a des moyens
41:47trop faibles.
41:48On se souvient
41:49de Bruno Retailleau,
41:50d'ailleurs,
41:50ministre de l'Intérieur,
41:51qui parlait
41:51d'une guerre à mener.
41:53Quand il faut mener
41:54une guerre,
41:54il faut des moyens guerriers,
41:56Amine Delbailly,
41:56me semble-t-il.
41:57Donc,
41:57est-ce que, déjà,
41:58les citoyens sont prêts
41:59puisqu'il faut,
42:01pour lutter contre
42:02les narcotraffignants,
42:03il faut mettre les moyens ?
42:03Oui, nous avons les outils.
42:05Nous avons un appareil
42:06administratif de l'État
42:07qui, aujourd'hui,
42:08est dirigé
42:10de manière injuste
42:11à l'égard
42:11des plus démunis.
42:12Un État fort
42:13avec les faibles,
42:14mais faible avec les forts.
42:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
42:16vous avez la CAF,
42:17la Sécurité sociale,
42:18l'URSSAF,
42:19toutes ces administrations
42:20qui savent aller contrôler
42:22les honnêtes gens,
42:24les commerçants
42:24qui se réveillent
42:25tôt le matin,
42:26les familles qui bossent,
42:27mais qui ne savent pas
42:28aller chercher l'argent
42:29là où il se trouve,
42:30là où il est blanchi
42:30au cœur de la production
42:32et au cœur
42:33d'un certain nombre
42:33de quartiers.
42:34Et vous avez un deuxième échec
42:36chez les consommateurs.
42:38Notre pays, aujourd'hui,
42:39vide l'océan
42:40des consommateurs
42:41à la petite cuillère.
42:42Quand vous avez des magistrats
42:43qui prononcent des peines,
42:45pas seulement des peines
42:46de répression,
42:47mais aussi des peines
42:48qui visent à la réinsertion
42:49comme l'obligation de soins,
42:51eh bien,
42:51vous vous retrouvez,
42:51aujourd'hui,
42:52dans des prisons
42:54totalement démunies de moyens.
42:55Il n'y a plus
42:56de médecin addictologue,
42:57il n'y a plus
42:57de médecin psychiatre,
42:58il n'y a plus
42:59d'infirmiers addictologues,
43:00il n'y a plus
43:01d'aides-soignants.
43:01On n'a pas mis les moyens
43:03pour traiter
43:04ce volet curatif
43:05parce qu'il y a des gens
43:05dans tout cela.
43:06Il y a des gens
43:07qui subissent aujourd'hui
43:09le marché de la misère,
43:11le marché de la mort.
43:12Vous avez un super professeur,
43:14le docteur Amin Benyarria,
43:15qui a proposé,
43:16qui est une référence
43:18connue en France
43:18dans la lutte
43:19contre les addictions.
43:21Eh bien,
43:21ce professeur
43:22a l'air
43:23comme tous les médecins.
43:24N'opposons pas,
43:25et ce sera le mot de la fin,
43:26Mathieu Hoc,
43:27n'opposons pas
43:28prévention
43:29et répression
43:30parce que les consommateurs,
43:31pourquoi on n'a jamais
43:34voulu les punir ?
43:35Par exemple,
43:35vous le laissez
43:35une première fois,
43:36deuxième fois,
43:37sanction.
43:37Mais c'est une vraie sanction.
43:39Aujourd'hui,
43:39on va chercher
43:40les consommateurs
43:41parce qu'on sait
43:41qu'ils sont solvables,
43:43certains,
43:43notamment.
43:44C'est ce que disait
43:44Emmanuel Macron.
43:45La lutte contre la drogue
43:47en France
43:48souffre d'un vrai problème
43:49de diagnostic
43:51et notamment
43:51dans la conception
43:52et dans la représentation
43:53qu'en font une partie
43:54de l'opinion publique
43:55et des médias.
43:56C'est qu'en fait,
43:56on considère
43:56qu'on a une politique
43:57qui est répressive
43:58contre la drogue.
43:59Mais ce n'est même pas vrai.
44:00Quand vous regardez
44:01le taux d'incarcération
44:02pour l'effet de trafic
44:04de stupéfiants
44:04entre la France
44:05et l'Allemagne,
44:07vous êtes à des taux
44:07qui sont équivalents.
44:08Entre 13 et 15 %
44:09de la population carcérale
44:12est incarcérée
44:13pour trafic de stupéfiants.
44:14C'est-à-dire que la France
44:15n'est pas plus sévère
44:16à l'égard des traficants
44:18que dans les autres pays.
44:19Vous entendez le générique
44:19de fin.
44:20Vous vouliez ajouter un mot ?
44:21Un mot, Gérald Pondélon ?
44:22Vous avez le temps.
44:2310 secondes.
44:2410 secondes.
44:24Vous en êtes capable ?
44:26Ça va être dur.
44:28La multiplication des plans
44:31à l'encontre
44:32du narcotrafic,
44:34Placnet,
44:35Marseille-Hangans.
44:35Marseille-Hangans,
44:36c'était pas mal
44:37parce que c'est l'année
44:37où il y a eu le plus
44:38d'assassinats.
44:40Oui.
44:40C'est un échec cuisant
44:44standard téléphonique
44:45du crime.
44:46C'est pas son carminus.
44:47C'est le standard téléphonique
44:48du crime
44:48puisque tout se perpétue.
44:50Et c'est la raison
44:51pour laquelle
44:52je pose la question
44:52de savoir,
44:53au-delà de toutes ces lois
44:55qui sont parfois
44:56très sévères,
44:57comment se fait-il
44:58que ça prospère ?
45:00C'est ça.
45:00Eh bien,
45:01le débat se poursuit
45:02sur CNews.
45:04Tout de suite,
45:04Mickaël Lorient,
45:05le meilleur de l'info.
45:06Merci à Julien Duroux,
45:08à Gaudron
45:08de m'avoir aidé
45:09à préparer cette émission.
45:10On se retrouve très vite
45:11sur CNews.
45:12Excellente soirée,
45:12le meilleur de l'info.
45:14Mickaël Dorian,
45:15c'est tout de suite.
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