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  • il y a 5 semaines
Ce lundi 15 décembre, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès de Aurel BGC, et Laurent Deydier, directeur général délégué et directeur de l’Asset Management de Banque Hottinguer, sont revenus sur le potentiel des marchés pour l'année 2026, notamment la confirmation de la rotation sectorielle, et une fin d’année difficile pour la tech, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00VFM Bourse, le club de la bourse.
00:02Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre. Christian Parizeau,
00:07économiste, conseiller auprès d'Aurel BGC, Altair, je vais y arriver, je vous jure un jour,
00:11Christian, Altair Economics, bienvenue. C'est un gag à chaque fois, je me pousse à chaque fois.
00:17Altair. C'est pas compliqué pourtant. C'est le nom de l'étoile.
00:20Exactement. J'ai envie de dire Altair comme une Altair, c'est peut-être parce que je fais
00:24trop de sport. Altair, c'est Constellation du Taureau ? De l'Aigle. De l'Aigle, je me gourre.
00:29C'est le côté faucon, ça, de Christian. Laurent Dédier aussi nous accompagne. Bonsoir,
00:34Laurent. Bonsoir. Bienvenue, directeur général délégué, directeur de l'Asset Management de
00:37Banque, Altair. Et là, je suis pas tombé dans le panneau parce que ça se prononce pas comme ça
00:41s'écrit et je l'ai bien vu, Altair. Merci à tous les deux. C'est moi qui me gourre régulièrement,
00:44pour le coup. Altair, ils peuvent se vixer. Ravis de vous retrouver, messieurs, on va parler du
00:50potentiel des marchés pour l'année 2026. Commençons tout de suite, d'ailleurs. 2026 sur les marchés,
00:55ce sera une bonne ou une mauvaise année ? Vous avez la réponse, Laurent ? On a
00:59espéré avoir la réponse et on est optimiste. On est optimiste sur cette séquence 2026. Est-ce
01:04que l'année va se découper en deux ? C'est trop facile à dire, donc j'ai pas envie de tomber dans
01:07le piège normand. Mais très clairement, on a aujourd'hui probablement plusieurs moteurs qui
01:12devraient permettre à ces marchés en 2026 de performer sur la partie equity actif risqué. Le
01:17premier, c'est la croissance des bénéfices. On voit enfin en Europe normalement poindre une
01:21accélération de la croissance des bénéfices. Chaque année, on sait qu'on commence entre 8 et 10 et on finit à
01:26zéro ou en négatif. Cette année encore n'a pas échappé à cette situation. Aujourd'hui, on a quand même
01:31des éléments qui nous permettent de construire un scénario assez optimiste sur la réalisation de
01:36cette croissance des bénéfices autour de 8%. Premier moteur. Et le second moteur, c'est qu'on pense qu'on
01:41peut avoir un élargissement aussi, mais pas seulement aux États-Unis, surtout en Europe également, des
01:46tendances qui devraient entre guillemets bénéficier aux investisseurs et aux marchés. L'Europe, ça s'est
01:51concentré sur les financières et particulièrement l'industrie slash défense. On pense que ça reste
01:56positif. Puis, on a un peu de vent dans le dos quand même avec la baisse des taux de la Banque
01:59Centrale Européenne qui est derrière nous et qui aura des bénéfices probablement devant nous,
02:03sans parler des plans de relance allemands, européens autour de l'ententeur et de la défense. Donc,
02:08on a quand même beaucoup de petits ingrédients qui nous permettent normalement d'avoir un cocktail
02:13agréable l'année prochaine pour les marchés financiers.
02:15Oui, et l'Europe avant Wall Street, parce que Wall Street reculerait, l'Europe tirerait son épingle du jeu. On
02:21pourrait avoir les deux et investir sur l'Europe est un choix positif, pas que par défaut parce que
02:25Wall Street viendrait à sous-performer. L'Europe pour l'Europe ou l'Europe parce que Wall Street
02:29décevrait ? Alors aujourd'hui, on pense que les deux doivent cohabiter de manière concomitante et
02:34on est plutôt positif sur les deux zones. On laisserait peut-être un peu de côté les émergents
02:38sur lesquels on est neutre aujourd'hui dans notre analyse, mais on a du mal à imaginer Wall Street
02:43aujourd'hui de ne pas accompagner le mouvement européen. Mais on a une légère préférence pour
02:47l'Europe parce qu'on trouve qu'il y a plus d'ingrédients aujourd'hui qui sont réunis pour
02:50l'accélération, surtout cette croissance qu'on attend depuis longtemps. Puis après, si on rentre
02:54dans des phénomènes techniques, le positionnement de marché sur les investisseurs internationaux
02:59sur l'Europe est plutôt faible. Et quand on voit les décollectes qu'on a eues depuis plusieurs
03:03années, enfin cette année, un peu de collectes, mais on n'est pas de tellement bas et de
03:07tellement loin que le fait que juste les gens reneutralisent progressivement le marché européen
03:11ou décident un jour peut-être pour certains grands investisseurs internationaux de le
03:16repondérer, générera un flux important acheteur. Donc il y a de manière tactique aussi des
03:21phénomènes qui peuvent amplifier l'accélération européenne.
03:24Et vient se surajouter le risque de change, c'est-à-dire que le dollar est en train de
03:27baisser à nouveau dans cette fin d'année. L'euro est presque à 1,18$ cet après-midi
03:30d'ailleurs, 1,17$. On se dit qu'il y a trop de risques de change à investir aux Etats-Unis,
03:34même si vous voulez les faire cohabiter. Wall Street et les marchés européens, on a bien compris,
03:37vous êtes positif sur Wall Street, mais est-ce qu'il y a un risque de change encore accru pour
03:402026, une possible poursuite à la baisse du dollar qui viendrait écraser les performances ?
03:45C'est dur de se prononcer et de faire un pronostic sur les devises.
03:50La certitude qu'on a pour l'instant, c'est que 12 ou 13% de baisse, qui est le phénomène
03:55de cette année de baisse du dollar contre l'euro, ne devrait pas se reproduire l'année
03:58prochaine. C'est peu probable. On l'imagine quand même s'équilibrer autour des 1,20$.
04:03Alors, dans des phénomènes d'équilibre, il peut y avoir des petites exagérations à
04:07la hausse comme à la baisse, peut-être aller voir un 21, un 22. Ce n'est pas improbable,
04:11mais on pense que le dollar devrait quand même se stabiliser contre l'euro et c'est
04:15aussi dans l'intérêt de l'Europe et de l'euro de ne pas trop glisser. On aimerait bien
04:18plutôt que ce soit d'autres paniers de devises émergentes qui soient plus faibles l'année
04:22prochaine et que l'euro arrête d'être le dindon de la farce et le grand gagnant en termes
04:26de force, mais le grand perdant peut-être d'un point de vue économique.
04:29On parlera de la fête et de qui succédera à Jérôme Powell dans quelques minutes, parce
04:32qu'un nouveau Kevin apparaît. Ce n'est plus Kevin Assett, le favoriste, c'est un autre
04:35Kevin. Kevin peut en cacher un autre. On vous le fera découvrir. Portrait à suivre.
04:38Juste avant, Christian, même question. Pour 2026, ça va bien se passer en bourse ou
04:43pas ? C'est oui ou non ? Vous êtes obligé de répondre noir ou blanc ?
04:46Alors, en bonne économie, je vais dire que ça va mal se passer et après ça ira mieux.
04:50Vous savez, toujours dans les prévisions des économistes, il y a toujours les mauvaises
04:53nouvelles au début, puis on met à la fin d'année, ça revient à normal et que ça va
04:57un peu mieux. Eh bien, je n'échappe pas. C'est-à-dire que pour moi, le vrai risque
05:00que l'on a au début 2026, c'est quand même beaucoup de déceptions sur les Etats-Unis,
05:04sur l'économie américaine. C'est une économie qui, certes, nous a montré une croissance
05:08relativement solide, mais qui est très déséquilibrée. Vous savez, on en parle assez, cette croissance
05:12en cas, avec des secteurs qui vont très bien, d'autres qui vont très mal, avec des
05:16ménages qui sont plutôt favorisés et d'autres qui souffrent énormément. Et je pense
05:21qu'on va avoir véritablement des mauvais chiffres sur l'emploi, une vraie dégradation
05:25du marché du travail. Donc, je pense qu'on va avoir une mauvaise surprise pour les marchés
05:28parce qu'aujourd'hui, on voit que les marchés sont hésitants parce qu'ils disent
05:31la thématique de l'IA, on l'a essorée jusqu'au bout, c'est cher. Et même si c'est
05:36une réalité, c'est quand même difficile de revenir sur cette thématique-là. Et on
05:39voudrait bien jouer d'autres thématiques, mais il faudrait qu'on ait des bonnes nouvelles
05:43sur l'économie domestique. C'est-à-dire que jouer des cycliques, jouer des valeurs
05:46peut-être plus défensives, il faut aussi que vous ayez une croissance américaine qui persiste
05:50et qui ne soit pas en phase de ralentissement marqué. Donc, aller vers des cycliques, tout
05:54monde a envie parce que tout le monde a joué la baisse des taux de la banque centrale
05:56américaine, mais elle est en train de nous envoyer le message qu'elle sera prudente
05:59dans la suite. Et justement, ce qu'on risque d'avoir une petite phase un peu complexe pour
06:03les marchés, d'une économie américaine qui ralentit, des indicateurs mitigés et
06:08une banque centrale très prudente encore. Donc, cette conjonction-là fait qu'il y a
06:11quand même un vrai risque sur le début de l'année. Ensuite, on redémarrera parce
06:15que la banque centrale, à mon avis, réagira ensuite à cette dégradation et baissera
06:19ses taux. Mais je pense qu'il y a un premier trimestre 2026 qui s'annonce un peu
06:22compliqué pour les marchés américains.
06:23Mais vous dites que l'économie va ralentir. Beaucoup d'experts que je vois ici, et
06:27même la Fed, relèvent plutôt leur prévision de croissance pour l'enproche aux
06:30années, attendent une réaccélération de cette croissance.
06:32Oui, ils attendent une réaccélération. D'une part, parce qu'ils estiment que les
06:36baisses passées des taux vont pouvoir permettre une meilleure dynamique. Et d'autre
06:41part, ils sont quand même sur l'idée qu'on pourrait maintenir ce rythme de
06:45croissance malgré le fait qu'elle est très déséquilibrée. Moi, ma grosse peur, c'est
06:50que justement, on n'aille pas ça. C'est-à-dire que pour moi, à un moment donné,
06:53ce déséquilibre, le fait que vous avez 33% des ménages américains qui vont bien,
06:57qui font 50% des ventes au détail, c'est bien. Mais vous avez quand même 77% des
07:00Américains qui, eux, font les autres 50% des ventes au détail, qui sont dans une
07:04situation très inconfortable. Donc, le vrai risque, c'est vrai que ce n'est pas une
07:07chute. On est d'accord, il n'y aura pas de récession. Ce n'est pas l'idée.
07:10C'est plutôt l'idée d'un ralentissement. Je vous rappelle qu'on sort d'une longue
07:13période dans laquelle on n'a pas eu de statistiques. Donc, on ne sait pas trop
07:15exactement où vogue l'économie américaine. Et là-dessus, on se dit, bon, tout va
07:20aller très bien les prochaines. On rehausse nos prévisions. Mais la vraie
07:23question, c'est est-ce que finalement, ces 77% d'Américains qui, certes, ne
07:27représentent que 50% des ventes au détail, on est d'accord. Mais est-ce qu'à un
07:30moment donné, ces 77% d'Américains ne vont pas tirer vers le bas la croissance
07:35américaine ? Donc ça, c'est un premier point qu'il faut surveiller. Et puis, d'autre part,
07:39moi, j'ai vraiment peur pour le tissu des petites et moyennes entreprises américaines.
07:42Et je pense que s'il y a des mauvaises nouvelles, s'il y a des mauvais signes, ça
07:46proviendra surtout de ces petites et moyennes entreprises. Alors, je sais qu'on a eu la
07:49dernière enquête auprès des petites et moyennes entreprises qui n'étaient pas si
07:52mauvaises que ça. Mais il y a quand même des vrais signaux de faiblesse pour d'autres
07:56éléments. Faillite, on a vu les chiffres de l'ADP. Donc, tout ne va pas dans le même
08:00sens. On voit aussi que le nombre d'entreprises qui sont dans l'indice large des petites
08:05et moyennes entreprises cotées sur la bourse américaine, on a vu que le nombre d'entreprises
08:08qui perdent de l'argent avait fortement augmenté. Donc, tout ça me donne quand même
08:11des signales qu'il y a quand même des éléments de faiblesse. Donc, tout se tiendra par rapport
08:15à l'emploi. On est d'accord. Et si l'emploi commence à se dégrader, là, on aura un effet
08:19assez négatif.
08:19On va en reparler parce que demain, on aura des chiffres importants de l'emploi aux
08:21Etats-Unis. Mais vous parlez des petites entreprises, de ce tissu économique micro-américain
08:25qui envoie des signaux de faiblesse. Le Russell 2000, alors que le Nasdaq recule. On a une
08:29consolidation sur la tech, on en parlera aussi. Mais le Russell 2000 est sur un plus
08:31historique. Le Dow Jones aussi. On a les cycliques qui remontent aussi aux Etats-Unis en ce
08:36moment. Les financières aussi. Et qui permettent au S&P par exemple et au Dow Jones encore
08:41plus de tenir malgré l'affaissement de la tech. Est-ce que ça, ce n'est pas encourageant ?
08:46Est-ce qu'on n'est pas en train de découvrir qu'il peut y avoir une vie après la tech ?
08:49Oui. Sauf que le Russell 2000 monte sur un nombre d'entreprises qui le cotent, qui
08:53augmentent, qui sont déficitaires, qui augmentent.
08:56Et pourquoi il bat des records ?
08:57Il bat des records parce que d'une part, il y a toujours cet aspect écart entre les
09:04entreprises qui vont bien, qui ont une plus grosse capitalisation que celles qui vont mal,
09:08qui ont plutôt une petite capitalisation. C'est ce qu'on observe.
09:10Une concentration des performances que ça s'observe. Et puis, on le voit aussi parce qu'on joue
09:15beaucoup via des ETF. Et donc, on joue finalement l'indice dans son ensemble. Et on ne regarde pas
09:20forcément que les valeurs qui sont en dessous. Mais au-delà de ça, je pense qu'il peut y avoir
09:23une dichotomie entre l'économie américaine et l'économie réelle américaine. Regardez les recettes
09:28fiscales sur les profits des entreprises américaines. C'est moins 10% sur un an. Alors certes, il y a
09:33les hausses de droits de douane. Mais de l'autre côté, on a ces moins 10% de recettes fiscales.
09:37Ce qui traduit bien que l'ensemble des profits macroéconomiques de l'ensemble des sociétés
09:41américaines est en train de reculer. Mais pour les grosses entreprises cotées à Wall Street,
09:45ils ont un effet dollar pour tout ce qui est activité à l'extérieur des États-Unis. Donc,
09:50ils rapatrient des profits avec un dollar plus faible. C'est plutôt positif. Donc, pour ces
09:53entreprises-là, il y a un effet positif lié à leur internationalisation. Et puis, en plus,
09:58ce sont des grandes entreprises qui ont peut-être la capacité justement à faire supporter
10:01leur hausse de coût aux petites entreprises américaines. Donc, c'est là qu'on ne le verra pas
10:04forcément dans les grandes entreprises. On le verra plutôt dans les petites. Et encore
10:07une fois, je mets quand même un bémol, je ne dis pas qu'il y aura une récession aux
10:10États-Unis. Je dis juste qu'on va vers un net ralentissement de l'économie américaine.
10:14Et donc, moi, personnellement, le 2% un peu consensuel qui est qu'au milieu, soit je me
10:19trompe complètement. Il y a l'IA, la révolution de l'IA, les gains de productivité et on est
10:23sur une reprise. On ne fera pas plus d'eux, mais on fera beaucoup plus. D'accord ? On peut
10:27nourrir ce scénario-là. Soit on sera nettement en dessous. Mais en tout cas, le scénario
10:30de deux, c'est pour moi, aujourd'hui, le moins crédible parce qu'il y a vraiment des
10:34pressions. Et quand on est dans une économie qui croit avec de tels déséquilibres, c'est
10:38quand même inquiétant.
10:38Oui, mais enfin, vous, vous voyez une décélération et en plus, pas beaucoup plus de baisse de
10:42taux. C'est-à-dire que vous voyez tout en noir.
10:43Non, je dis sur le premier trimestre. On va avoir cet écart. C'est-à-dire que la
10:47Banque centrale américaine ne va pas être réactive maintenant parce qu'elle a déjà
10:50fait du chemin et elle veut voir maintenant dans les données. Donc, on risque d'avoir
10:52un petit décalage entre là-dessus.
10:54Laurent, on va parler de l'Europe aussi, bien sûr. Mais Team Tech, il faut se dire que la
10:58Tech va encore porter les marchés l'an prochain ou Team Rotation Sectorielle ?
11:02Donc, il y a deux messages pour nous. C'est Tech et élargissement. Mais je vais me permettre
11:07de répondre. Ce n'est pas un droit de réponse, mais je ne partage pas totalement l'analyse
11:10parce que je vais juste regarder de manière factuelle. Alors, c'est vrai que c'est l'entreprise,
11:15c'est le marché avec ses statistiques. Mais si on regarde les publications du troisième
11:19trimestre qui sont un peu derrière nous aux Etats-Unis et qu'on se projette sur celle
11:23du quatrième trimestre qu'on aura à partir de mi-janvier, c'est-à-dire bientôt, on va bientôt
11:27faire une trêve méritée pour tout le monde. Très clairement, aujourd'hui, le quatrième
11:31trimestre par les analystes de marché est attendu en baisse par rapport au troisième
11:35trimestre de 3%. Est-ce que vous pensez qu'on a des ingrédients aujourd'hui macroéconomiques
11:41qui justifient que les publications des entreprises à partir de mi-janvier se détériorent
11:46comme le marché l'anticipe ? Clairement pas. Ce qui veut dire que petit un, on va avoir
11:50des surprises et petit deux, on va avoir des révisions des analystes, des bénéfices
11:54à partir des prochaines semaines quand ils vont tous faire leur pré-close call qui
11:58commence en ce moment et qui vont s'accélérer en janvier. Et tout le monde va faire ses
12:02reviews avant les résultats des premiers trimestres, au premier trimestre des Q4 et des Guidance
12:082026. Donc aujourd'hui, moi, j'ai un moteur de croissance des bénéfices qui est vraiment
12:13allumé sur le S&P 500, le Russell 2000. Donc clairement, j'ai aujourd'hui plutôt, moi, un premier
12:18trimestre très optimiste et pas un premier trimestre prudent. Pour répondre à la tech question.
12:24Et sur la tech aussi, où pour le coup, vous vous inquiétez, Oracle, dont on pensait
12:29aujourd'hui, ça a été démenti depuis, mais qu'ils reporteraient leurs projets de data
12:32center, par exemple. Et là, ça emporterait tout le monde parce que cette économie tech,
12:35elle est circulaire. Ce qui arrive à Oracle rejaillira sur les autres. Là-dessus, ça
12:38vous inquiète ou Oracle ayant démenti, vous restez tranquille, Antoine ?
12:42C'est deux data centers qui sont reportés d'un an. Ce n'est pas structurel, c'est juste
12:49des ajustements. Alors la bourse surréagit à tout ça parce qu'elle est la première
12:52à vouloir shorter Oracle chaque fois qu'il y a une mauvaise nouvelle. Mais bon, la réaction
12:57de vendredi était sans doute un petit peu exagérée. On a vu que ça fait tanguer l'ensemble
13:00des marchés, même le CAC 40. On est dans une forme d'exubérance assez étonnante.
13:05Oracle, en fin de semaine, a perdu 14% de séance. Ça continue là, malgré le démenti
13:08d'Oracle. Moins 4% encore aujourd'hui, Oracle. Et Broadcom, qui perdait lundi, vendredi,
13:13qui perdait combien ? 10% vendredi, perd encore 4%. Ça continue ?
13:17Alors, on est aussi en fin d'année, c'est-à-dire qu'il y a moins de liquidités, plus d'investissements.
13:22Globalement, tout le monde a fermé ses boucs et donc le redémarrage de la prise de risques,
13:26par exemple des hedge funds, qui sont ceux qui peuvent faire bouger les marchés, sera
13:29plutôt à partir du 2 ou du 5 janvier et pas clairement le 15 décembre. Donc ça aussi,
13:34il faut l'avoir à l'esprit. On a quand même une disparition de la liquidité et de nombreux
13:38investisseurs et intervenants sur les marchés. Nous, la tech, aujourd'hui, on considère
13:42que ça reste un moteur clairement de construction et cœur dans les portefeuilles l'année prochaine
13:47aux Etats-Unis. Il y a, bien évidemment, comme toute évolution et révolution, il
13:51faudra trier un petit peu les acteurs. Le marché l'a fait. On voit la performance
13:55de Google vis-à-vis de Nvidia. On voit bien qu'il commence à y avoir des paris forts
13:59qui sont pris. Il y a des petits vilains canards. Est-ce que c'est des canards boiteux ?
14:03Clairement pas, mais il y a des petits vilains canards. Oracle en est un. Maintenant, je
14:06ne voudrais pas qu'on passe trop de temps non plus à analyser le marché qui essaye
14:11de donner un petit peu une caractéristique de risque sur Oracle. Tout le monde regarde
14:15le CDS, mais le marché du CDS, c'est un petit marché. Il est facilement manipulable.
14:20Et donc, envoyer un message sur les CDS, c'est assez simple. Je ne vais pas dire qu'on
14:23le fait bouger comme on veut, mais presque.
14:25Et est-ce que le fait que la tech recule un peu, ce n'est pas énorme ? La semaine
14:28dernière, le Nasdaq a perdu un peu plus d'un pour cent. Ça va, on a vu pire. Et sur
14:31un mois, il gagne encore plus d'un pour cent. Est-ce que quelque part, tout ça, cette
14:35ambiance un peu plus négative n'est pas une bonne nouvelle dans la mesure où ça permet
14:38à la tech, au segment, de se dégonfler ? Sibulia, elle est en train de se dégonfler
14:42plus que d'éclater. Est-ce que c'est ça qu'on observe là ? Est-ce qu'on a un dégonflement
14:45pour une fois, pas un éclatement de bulles, mais un dégonflement de bulles ?
14:48Je dirais, enfin, du stock picking. C'est plutôt ça, moi, je dirais. Parce qu'on
14:52est en train de s'apercevoir que jouer indéfiniment Nvidia, et toujours Nvidia sur la thématique,
14:57alors j'exagère, mais sur la thématique intelligence artificielle, c'est maintenant
15:01un peu surjoué. Donc, on a maintenant, ce qu'il faut jouer, c'est les éditeurs de logiciels,
15:06c'est jouer la diffusion. Donc, il y a ça. Et puis, deuxième élément, quand même,
15:09il y a un point, quand même, qu'il faut faire attention, c'est l'inflation du coût des
15:12data centers. Parce qu'aujourd'hui, sur un an, le coût d'un data center, il a monté
15:18de 70%. Alors, vous pouvez vous en réjouir, parce que c'est des profits pour Nvidia, c'est
15:22des profits pour Bradcom, c'est des profits pour l'ensemble de tout ça, mais derrière
15:26ça, c'est-à-dire que quand vous investissez un dollar dans un data center, vous avez plus
15:31que 30% de ce que vous aviez avant aux capacités de calcul supplémentaires. Donc, ça, c'est
15:35un vrai frein, quand même, à ces investissements. Et ça, ça inquiète, parce que derrière,
15:39il va falloir quand même les rentabiliser. Est-ce qu'on pourra monter les tarifs autour
15:42de l'IA de 70% par an ? Là, il y a quand même un petit problème. Donc, je pense qu'il
15:46y a aussi cette réalité qui commence à poindre. Il y aura des perdants, il y aura des
15:49surinvestissements. Et c'est ça, aujourd'hui, qu'il va falloir être sélectif. C'est-à-dire
15:53que l'année prochaine, on sera plus sur une concentration des performances sur cinq valeurs
15:57de l'indice, mais on sera sur une hausse. Si elle doit continuer, la hausse, elle devra être
16:00beaucoup plus marketée par du stock picking. Et donc, c'est peut-être la fin des trackers
16:04ou qu'on achetait comme ça. Et là, il va falloir vraiment faire de la sélectivité.
16:08Donc, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mais ça veut dire plus de volatilité, forcément,
16:11sur cette thématique-là.
16:12Oui. Depuis quelques semaines, le S&P 500 parvient à progresser, même si les sept magnifiques
16:17ne progressent pas autant que lui. Et depuis le début de l'année, le S&P progresse plus
16:20que cinq des sept magnifiques. Ça, c'est un signe de déconcentration. C'est un tout petit
16:24peu rassurant sur les équilibres. Et peut-être prometteur. On va continuer d'en parler
16:27ensemble. Et alors, quand on pense au Nasdaq, on pense, bien sûr, à Tesla, Apple, etc.
16:32Mais Antoine, vous allez nous parler d'une entreprise, elle aussi en Nasdaq, tant que
16:36ce groupe est encore en vie. C'est un fabricant d'aspirateurs. Et c'est aussi coté au Nasdaq.
16:40Ben, iRobot, le fabricant du Roomba que beaucoup de gens ont. Il semblerait qu'aujourd'hui...
16:46C'est des aspirateurs qui travaillent seuls dans le salon. Ils se bougent tout seuls.
16:51Alors, on aurait pu dire que l'IA aurait pu faire des merveilles à l'intérieur d'objets
16:55comme ça. Ben non, pas du tout. Visiblement, c'est le cœur même de l'activité de ces aspirateurs
17:00qui posent problème, étant donné qu'ils ont la puissance d'un ramasse-miettes, globalement.
17:05Et là, ça ne va plus du tout, à tel point que le groupe est désormais sous chapitre 11.
17:09Il a demandé son emplacement sous chapitre 11. Et les analystes estiment qu'il pourrait
17:13être racheté par son sous-traitant chinois qui fabrique les iRobot et qui pourrait reprendre
17:19l'ensemble de l'entreprise. Donc, iRobot passe au pavillon chinois. Donc, le titre perd 73%
17:24évidemment sur cette nouvelle. Mais oui, on est à la fin d'une histoire. C'est dommage
17:29parce que c'est la première chose que j'aurais eue à l'esprit en termes de taux de pénétration
17:33de l'IA qui aurait été intéressant dans le grand public. C'est de faire des aspirateurs
17:36vraiment pour le coup intelligents.
17:38Effectivement.
17:38Parce que là, c'est des petites choses qu'on est obligé de passer le palais derrière.
17:43C'est pas pire. Les chinois, le sous-traitant chinois va racheter l'américain à iRobot
17:47et eux, ils mettront peut-être de l'IA, peut-être.
17:49Mais c'est aussi parce que les chinois font des aspirateurs autonomes beaucoup plus performants
17:53qui est pourtant l'inventeur. C'est ça le gros problème. C'est qu'on voit
17:56à quelle rapidité les chinois ont copié et amélioré. Et aujourd'hui, c'est ça
18:00qu'on paye. C'est l'amélioration.
18:02Il est en train d'arriver aux Américains ce qui nous est arrivé, nous Français, sur le smartphone.
18:05Parce qu'on a inventé le smartphone. C'est Arcos, la société française, qui avait inventé
18:09le premier smartphone. Mais on n'en a pas fait le bon marketing. Industriellement, c'était
18:12un peu... Voilà. Et finalement, Apple a pris le marché. Il est peut-être en train d'arriver
18:16la même chose dans plein de domaines aux Américains avec les Chinois qui rachètent
18:20leurs entreprises.
18:20C'est peut-être ce qui pourrait arriver à Nvidia aussi.
18:23Qui sait ? Aérobot, moins 73% à Wall Street. Voilà. L'Américain racheté par son sous-traitant
18:28chinois. L'aspirateur aspiré, mesdames, messieurs.
18:31On est à 10 minutes de la clôture. Le CAC est en hausse.
18:34On accélère dans cette dernière ligne droite de la séance. Il gagne 0,8%. Le CAC porté
18:38par Schneider Electric. Il y a un relèvement d'opinion aujourd'hui sur Schneider Electric.
18:41Plus 3%. Le secteur du luxe aussi progresse. Par exemple, Kering gagne 2%.
18:46Alors c'est paradoxal parce que la Chine envoie des signaux très ternes. La consommation chinoise
18:50ralentit encore. La production industrielle aussi. On a eu les nouveaux chiffres du mois
18:53de novembre là ce matin. C'est très ternes. Mais le secteur du luxe progresse parce qu'on
18:57se dit que les régions chinoises peut-être apporteront de l'argent aux consommateurs pour
19:01les aider à consommer, pour soutenir cette consommation de plus en plus ternes. Voilà.
19:04Peut-être un peu d'argent public à venir. Résultat donc, les acteurs du luxe en profitent.
19:07En baisse en revanche, Sanofi perd 3,3% avec une double déception dans ses traitements
19:12de la sclérose en plaques. Eden Raid aussi, qui va quitter le CAC lundi prochain. Eden Raid
19:15au profit d'Effage. Et bien Eden Raid perd 1,2% alors qu'Effage au contraire gagne 1,1%.
19:21On en parle avec Laurent Dédier et Christian Parizeau ce soir. C'est une séquence passionnante
19:27quand même qu'on est en train de vivre parce qu'on sent qu'on est à un carrefour,
19:29à un carrefour dans la tech, à un carrefour en Europe, sur les secteurs qu'il va falloir
19:33privilégier pour la suite. Vous disiez pour 2026, Laurent, défense, je vous ai entendu parler
19:38de défense, banque, quoi d'autre ? Qu'est-ce que vous appréciez ?
19:41Les industriels.
19:42Les industriels. Alors ça, l'Europe va se réindustrialiser d'un coup ?
19:45L'Europe va se réindustrialiser. Alors l'Europe, si on regarde le plan de la défense et la volonté
19:51qu'on a sur la séquence 25-30-35 qui a été découpée, aujourd'hui 20% du contenu est fabriqué
19:57en Europe pour la défense. Ils ont l'objectif que ce soit 70% à l'horizon de deux ans,
20:01avec un passage à 50-50%, ce qui veut dire qu'il y a quand même de la capacité industrielle
20:05qu'il va falloir. D'ailleurs il y a des discussions, Volkswagen qui pourrait faire évoluer
20:09certaines de ces usines. Donc on pense qu'il y a sur certains aspects, pas sur la globalité,
20:14on ne va pas acheter de l'industrie européenne pour acheter de l'industrie européenne, mais
20:18on voit des segments qui nous semblent aujourd'hui être intéressants. Et dans un contexte où
20:21l'incertitude n'a pas vocation à disparaître, et on adorait qu'un cessez-le-feu soit signé
20:25demain matin, on a quand même à l'esprit que l'ennemi est à nos portes, si on peut
20:30appeler ça comme ça. Mais clairement, aujourd'hui, la défense n'a pas vocation à descendre,
20:33et on va plutôt en tangente vers les 5% de dépense du PIB que les 3,5% qui ont été
20:37validés. Donc on aime la défense, et surtout la respiration, comme tout à l'heure on en
20:41parlait sur la tech, qui a eu lieu depuis 2-3 mois, le secteur a perdu 15-20%. C'est un
20:46bon moment pour en remettre si on n'en a pas, ou en tout cas repondérer si on a besoin
20:50de se remettre en surpondération. Puis on trouve que les financières, ça reste une histoire
20:53formidable, parce que s'il y a un petit cycle de réaccélération de l'équilibre européenne
20:57qui semble acquis, on va avoir une diminution du risque, qui aujourd'hui sont bien
21:00gérée. Et on trouve qu'à très court terme, dans les grands gagnants en dérivée seconde,
21:05si on peut parler de dérivée seconde sur l'IA, le secteur de la finance, la réglementation,
21:11la compliance, quels que soient les sujets, on pourrait les aborder longtemps, mais on
21:14va rester très concis, c'est quand même un grand gagnant. Et là, on voit bien que
21:19les banques se sont beaucoup transformées depuis que la digitalisation est arrivée,
21:23et le secteur est quand même en train de vivre, peut-être pas sa meilleure vie, mais
21:27en tout cas une vie beaucoup plus douce qu'il y a 10 ans.
21:28Beaucoup d'acteurs estiment que 2026 sera probablement une aussi bonne année que 2025
21:32pour le secteur financier européen. UBS estime que les banques et la pharma seront les secteurs
21:37qui par ailleurs bénéficieront les premiers de l'intelligence artificielle, qui s'en
21:41empareront, les premiers adopteurs et ceux qui en tireront les premiers bénéfices.
21:45Bon, ce sera à suivre, peut-être sera ce le cas dès 2026. Vous disiez encore le secteur
21:48de la défense en 2026 sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie. Quand même, alors
21:52les lignes bougent, les lignes au sens global. Comment vous regardez les évolutions,
21:57les données, les datas dont on dispose aujourd'hui, leurs évolutions autour de ce conflit
22:01pour essayer de prédire un petit peu l'évolution aussi des rapports de force en 2026 ?
22:05Oui, il y a eu une statistique qui a été publiée, qui était très intéressante de
22:09l'EIA, qui a montré que d'une part, la Russie a vraiment une baisse de ses recettes
22:13de pétrole. Ça y est, les sanctions, alors il y a surtout les sanctions américaines,
22:17il faut le reconnaître, ça marche beaucoup mieux que les sanctions européennes. Mais
22:19enfin, ça porte ses fruits dans le sens que véritablement, on a aujourd'hui la Russie
22:24qui voit ses recettes baisser assez sensiblement. Alors pour vous donner une idée, on est
22:30en valeur à moins 15% de recettes sur un an pour la Russie, mais en volume, on est seulement
22:36sur une baisse de 4 à 5%. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la Russie exporte énormément
22:40en volume, mais doit brader son pétrole à des prix très bas pour avoir des acheteurs.
22:47Donc on voit que les sanctions quand même fonctionnent, ce qui veut dire que dans le budget russe
22:50aujourd'hui, sur un an, on pense qu'au mois de décembre, on devrait être sur une baisse
22:54de 50% des recettes liées au pétrole pour la Russie. Donc c'est quand même un vrai
22:58problème de perte de recettes. Alors pour les cours du pétrole, ce n'est pas forcément
23:02une bonne nouvelle parce qu'en volume, elles continuent d'exporter, donc il n'y a pas
23:05un problème de volume, mais il y a bien un problème de recettes pour la Russie. C'est peut-être
23:08pour ça aussi que la Russie commence à être plus indulgente et commence à vouloir
23:12négocier la paix. On voit qu'ils essayent d'imposer leur diktat, mais au moins,
23:19on sent que M. Poutine a un petit peu faibli parce que là, on voit qu'il y a vraiment
23:22un impact. Et puis l'autre élément qui joue aussi, c'est que la stratégie de l'Ukraine
23:27d'attaquer en mer noire les pétroliers russes ont quand même leur effet parce qu'on a
23:31une baisse du pétrole qui part de cette zone-là de moins 30% et plus 20% sur le haut de l'Europe
23:38par les ports nordiques. Alors vous allez me dire, ça change quoi ? Ils exportent encore ? Oui,
23:43mais sauf qu'un pétrolier qui part du nord, il faut qu'il fasse tout le tour pour livrer
23:47la Chine, alors qu'avant, c'était beaucoup plus court. Ça veut dire quoi ? Sa flotte
23:50fantôme, elle met beaucoup plus de temps à faire les rotations, donc il livre beaucoup
23:54moins de pétrole et ça lui coûte beaucoup plus cher de livrer le pétrole. Donc tout
23:58ça pour vous dire qu'il y a quand même quelque chose qui est en train de se passer. C'est
24:01bien dans le côté parce qu'il n'y a pas de baisse de livraison de pétrole qui pourrait
24:04faire flamber les cours du pétrole, mais pour la Russie, il y a bien une vraie pression
24:07sur ces recettes. Et donc ça explique en partie, à mon avis, pourquoi on a une petite inflexion
24:12russe dans les négociations pour le moment ? Tout cela mènera-t-il au cessez-le-feu,
24:16à une paix ? Si tel était le cas, les cours des matières premières pourraient ici en
24:19Europe, notamment ceux du gaz naturel encore reculer, se détendre, ça a déjà été le
24:23cas. On n'était pas au bout de la détente sur le gaz naturel. Évidemment, ça impactera
24:26l'inflation européenne et les choix de la BCE. Jeudi, d'ailleurs, la Banque Centrale
24:29Européenne se réunira et annoncera sa décision politique monétaire. Ce sera un des grands
24:33rendez-vous de la semaine. Et voilà, Chris qui débarque. Notre réalisateur fétiche,
24:36BFM Bourse, 17h30. Laurent, Christian, Chris vous interroge. Salut Chris. Salut Guillaume.
24:42Bonsoir les experts du club. Entre l'emploi US qui tombe demain, la BCE jeudi et la Banque
24:48du Japon vendredi, quel sera selon vous le rendez-vous le plus déterminant cette semaine ?
24:52Laurent, 30 secondes chacun. Probablement le rendez-vous de la Banque Centrale du Japon
24:56parce que c'est celle qui est dans le... Je suis désolé, je parle le premier, donc j'en
25:00profite, qui est probablement dans la séquence la plus différente de celle qu'on a à peu près
25:04partout dans le monde. Il y a eu un message il y a quelques semaines qui a été regardé
25:09par les marchés avec attention parce qu'on est dans une dynamique où globalement on voit
25:12que l'inflation repart. Il y a eu un peu de protectionnisme, il y a des incertitudes
25:16militaires dans la zone. Donc on voit que le Japon pourrait augmenter ses dépenses et
25:19donc on a une Banque Centrale qui commence un petit peu à envoyer différents messages.
25:22Donc je pense que le vrai rendez-vous intellectuellement, peut-être que le marché
25:25regardera les chiffres de l'emploi, c'est quand même le rendez-vous de la Boj vendredi.
25:28Si elle lève ses taux, si elle augmente ses taux, ça se passera mal ou pas forcément ?
25:31Mal je ne pense pas, mais en tout cas ça nous fera réfléchir à la rentrée de janvier.
25:36Pour vous, quel sera le principal rendez-vous de la semaine ? L'emploi US, la BCO ou la Banque du Japon ?
25:39L'emploi US, juste pour la BOJ, je serais assez d'accord, mais j'ai juste un petit problème,
25:44c'est que M. Hueda nous dit tellement tout et son contraire pour lire tous ses discours
25:47que si vous comprenez quelque chose aujourd'hui à la politique monétaire de la Boj,
25:50alors je suis peut-être limité dans mes capacités intellectuelles, mais en tout cas
25:53j'ai beaucoup de mal à le comprendre.
25:54On n'aisez pas vous le dire.
25:55Voilà, c'est peut-être ça mon problème. Mais en tout cas, je pense que les marchés vont avoir du mal
25:59à comprendre ce qu'il va dire, parce qu'il va dire tout et son contraire
26:02durant la conférence de presse, on en reparlera.
26:03Mais par contre, je pense que les chiffres de l'emploi, ça reste l'élément clé,
26:06surtout la dynamique sur les créations d'emplois,
26:09et même le taux de chômage, même si on ne l'aura que sur le mois de novembre
26:13et pas sur le mois d'octobre, ça sera un indicateur très suivi par les marchés.
26:16Et la BCE jeudi, ce sera priori statu quo.
26:18On regardera quand même les prévisions de croissance,
26:20elle pourrait relever la BCE jeudi, ses prévisions de croissance pour la zone euro.
26:24Tout le monde en ce moment relève un petit peu ses prévisions de croissance.
26:26Dans trois minutes, la clôture.
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