- il y a 7 semaines
- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:01Bonsoir à tous et bienvenue dans l'heure des pros avec ce soir Pierre Lelouch, Jules Thores, Hélène Rouet et
00:06Alexandre Nicolique, député européen et porte-parole du Rassemblement National.
00:10J'ai vu que vous aviez eu une promotion d'ailleurs aujourd'hui.
00:13Non mais il y a eu des porte-parole nommés.
00:14Vous êtes porte-parole de la campagne présidentielle ?
00:16De la campagne présidentielle, oui.
00:17Vous êtes porte-parole de qui ? Du coup de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ?
00:20Du Rassemblement National.
00:22Vous saurez mardi de qui vous êtes porte-parole.
00:23Aujourd'hui de Marine Le Pen bien sûr.
00:25Voilà, puisqu'on attend mardi le résultat du jugement dans l'affaire des assistants.
00:29Oui mais quoi qu'il arrive, il y aura un excellent candidat pour présenter le RN et défendre les Français.
00:34Vous n'allez pas me le donner naturellement ?
00:35Non, on verra. La justice, ce serait que Marine Le Pen...
00:38Alors on avance et on parle de cette déclaration de Jean-François Copé.
00:42Alors j'ai voulu commencer l'émission par Jean-François Copé.
00:45Ce n'est pas habituel.
00:46Non.
00:46Mais là il se trouve que cette déclaration, elle est irresponsable, un peu indigne.
00:50Vous allez me dire ce que vous en pensez Pierre Lelouch pour tout dire.
00:53Parce que Jean-François Copé a comparé le RN à la France insoumise.
00:59Et voilà ce qu'il en dit.
01:00C'est sur votre plateau qu'il y a quelques mois, j'ai évoqué l'idée qu'il y a
01:05un risque de schisme au sein de ma famille politique
01:09entre ceux qui font preuve d'une bienveillance ou en tout cas de comportement ambigu
01:15et ceux qui sont extrêmement fermes par rapport au RN.
01:19Moi je mets un signe égal entre le RN et LFI.
01:22C'est un point de divergence que j'ai avec Bruno Retailleau et probablement avec un certain nombre d'autres
01:27militants et sympathisants.
01:30Pierre Lelouch, vous avez été ministre.
01:32Jean-François Copé a été ministre.
01:34Moi il me semble que quand on a été ministre, un ministre de droite en plus,
01:38on ne peut pas dire que la France insoumise, un parti antisémite,
01:41un parti qui collabore avec les islamistes,
01:43un parti qui héberge en son sein des factieux, des antisémites,
01:47on ne peut pas dire que ce parti-là, ça équivaut au RN.
01:51Quoi qu'on pense du projet du RN ?
01:54Oui, moi je pense que ce genre de déclaration est politiquement suicidaire pour la droite.
01:58Parce qu'à un moment, il va falloir rassembler les électeurs de droite.
02:02Si c'est quelqu'un qui vient de mon ancienne famille politique, je m'en réjouirais.
02:07Mais il y a un moment où il faut que le peuple de droite se rassemble.
02:10D'aller dire que les gens qui sont attirés ou votent pour le RN,
02:16peut-être faut de mieux, sont égaux.
02:20Aux islamo-gauchistes qui dirigent aujourd'hui le LFI et qui visent à balkaniser, à libaniser ce pays,
02:27parce que c'est ça qu'ils font.
02:29Ils font une campagne autour de la race.
02:31Il y a les immigrationnistes d'un côté, ce sont les jambiens, et tous les autres sont des fachos.
02:37Ces gens-là sont en train de littéralement casser la République et la nation.
02:41Donc il n'y a rien de commun entre ces gens-là et une droite nationaliste, etc.
02:46Bon, on connaît les origines, l'histoire.
02:49C'est compliqué.
02:49C'est compliqué d'être rassembleur national à cause de l'histoire.
02:52Mais ça ne l'est pas compliqué de voir qu'à un moment, il va falloir rassembler tout le monde
02:58avec un projet de redressement de pays et pas un projet de division, de balkanisation.
03:05Je ne comprends pas que Copé se lance dans des choses de ce genre.
03:09Il va finir tout seul dans une cabine téléphonique parce que ça n'a aucun sens.
03:13Est-ce que ce n'est pas déjà le cas ?
03:14Il s'est présenté à la primaire il y a quelques années des Républicains, il a fait 0,3%.
03:19Donc il est déjà dans sa cabine téléphonique en réalité, mais ce n'est pas le sujet aujourd'hui.
03:22Le sujet, c'est qu'il a une responsabilité, mais finalement, M. Copé, peut-être a-t-il plus sa
03:27place
03:27chez Raphaël Léguxman ou chez Horizon, Edouard Philippe, puisqu'il s'apprête à le rejoindre manifestement.
03:34C'est la fuite en avant de Jean-François Copé qui continue.
03:38On avait consacré dans 100% Frontières, après les élections municipales à Maud,
03:42un certain nombre de reportages et notamment...
03:44Il tolère le voile au sein du conseil municipal.
03:46Donc ce n'est pas non plus une grande surprise, c'est vrai.
03:48La vie est en pleine communautarisation, si je puis dire.
03:52Il avait décidé, en effet, de ne pas faire comme Gilles Platret, le maire de Châlons-sur-Saône,
03:56d'interdire le voile islamique porté par une énule de la France insoumise.
04:00Là aussi, on voit que la France insoumise est de retour.
04:02Donc non, Jean-François Copé continue tout cela.
04:04Moi, la question que j'aimerais poser à Jean-François Copé, c'est pourquoi est-ce qu'il est encore
04:07au Républicain ?
04:08En réalité, il devrait être depuis longtemps au sein du bloc Macroniste.
04:11Il aurait dû rejoindre soit Renaissance, soit Renaissance depuis des années.
04:14Il va le faire.
04:14Mais la question, c'est pourquoi est-ce que Bruno Retailleau ne le met pas à la porte tout de
04:18suite ?
04:19C'est ça la question.
04:19Hélène Rouet, il a expulsé six ministres qui sont encore au sein des Républicains.
04:23Oui, c'est ça.
04:23Parce que Jean-François Copé, ce n'est pas la première fois qu'il dit ça.
04:25Il y a quelques semaines, il avait évidemment dit exactement déjà la même chose dans Le Parisien concernant le RN
04:30et LFI.
04:30Il avait également ajouté cette phrase que je trouvais lunaire.
04:32C'est à savoir que la France est un pays dans lequel les Français sont beaucoup plus heureux que ce
04:37qu'ils ne le pensent.
04:38Ce que je trouve dingue.
04:39En fait, Jean-François Copé est tout simplement quelqu'un qui est complètement déconnecté.
04:42Je veux dire, depuis l'affaire du pain au chocolat, on le sait.
04:44Maintenant, il continue de nous le prouver.
04:46Voilà, Jean-François Copé, maintenant.
04:47Mais vous avez raison, dans cette même interview du Parisien, il avait même d'ailleurs déjà vivement critiqué Bruno Retailleau.
04:52Et c'est vrai qu'on se dit, Bruno Retailleau, en fait, n'exclut absolument personne.
04:55On va peut-être parler de la saillie de Laurent Wauquiez de cette semaine.
04:58Bruno Retailleau lui a répondu avec beaucoup de force aussi.
05:00Mais c'est vrai qu'en réalité, ils restent tous aux Républicains.
05:03Ils ont tous leurs cartes.
05:04Et je vous avoue que oui, c'est assez incompréhensible.
05:05Alexandre Dardicoli, ça vous étonne qu'il y ait encore des gens qui se disent de droite
05:09et qui considèrent que le Rassemblement national est aussi dangereux que la France insoumise ?
05:13C'est contraire en plus à ce que veulent leurs électeurs.
05:15Je me souviens d'un sondage pendant les municipales où 72% des électeurs LR voulaient des unions entre LR
05:20et le RN
05:21pour que nous puissions remporter des villes.
05:23C'est qu'ils se disent qu'il y a beaucoup de points communs idéologiques.
05:26Et dans toutes les enquêtes d'opinion, d'ailleurs, on voit qu'aujourd'hui, il y a une majorité d
05:29'électeurs LR
05:30qui seraient prêts à nous soutenir justement pour voir enfin leurs idées appliquées.
05:35Ils veulent l'union.
05:35Après, oui, les propos de Jean-François Copé, ce n'est pas la première fois,
05:40mais on a vu hier Laurent Wauquiez qui était prêt à soutenir Édouard Filli.
05:45On va en parler.
05:47On va en parler après, mais si je peux en dire un mot, c'est...
05:50Non, parce qu'on va en parler après.
05:52D'abord, on va écouter...
05:53Sur Jean-François Copé, si je peux terminer, oui, c'est évidemment indécent, comme le disait M. Lelouch.
05:58On a aujourd'hui, et vous aviez raison quand vous parliez de racialisme,
06:01parce qu'on ne le dit pas assez justement quand vous disiez que ça vient aujourd'hui de LFI.
06:05On se souvient d'Éric Coquerel qui disait que les élus du 93 doivent ressembler,
06:08avoir la même couleur de peau que les électeurs.
06:11Ils racialisent la société, ils ont des grosses ambiguïtés sur l'antisémitisme pour flatter un électorat antisémite.
06:16Plus que des ambiguïtés, oui.
06:17Exactement, et ils sont prêts à accepter la violence.
06:20Donc mélanger aujourd'hui le Rassemblement National, qui est le parti le plus haut, respecté,
06:24et qui fait preuve de sérieux dans toutes les villes qu'on peut gérer,
06:27avec LFI, c'est évidemment indécent quand on est soi-disant de droite.
06:31Alors Jean-François Copé, qui prépare justement son ralliement à Édouard Philippe, lui aussi.
06:35Il va rejoindre la Macronie. Il a critiqué la Macronie.
06:38Il représente.
06:39Aujourd'hui, il va rejoindre.
06:40Oui, mais on l'écoute quand même.
06:42Il y en a beaucoup d'honneur que de penser les militaires.
06:44Non, non, mais ça dit quelque chose, Pierre Lelouch.
06:46Ça dit quelque chose quand même d'une partie de la droite.
06:48Donc on écoute Jean-François Copé qui s'apprête à rejoindre Édouard Philippe.
06:52Et après, vous commentez.
06:53Ça fait plusieurs mois qu'Édouard Philippe jalonne un certain nombre d'idées
06:58que je crois essentielles autour du rétablissement de l'ordre dans ce pays.
07:02L'ordre dans les comptes.
07:03Et l'ancien ministre du Budget ne peut pas vous dire à quel point il attend ça.
07:07Et puis deuxièmement, l'ordre dans la rue, l'ordre aux frontières, l'ordre à l'école.
07:11Donc ça, c'est le premier élément.
07:12Et puis deuxièmement, il faut incarner le progrès parce que la droite, elle n'est pas réac.
07:15La droite, elle est attentive au progrès économique parce qu'il faut des entreprises qui soient fortes.
07:20Progrès social parce qu'on a un modèle social qu'on doit sauver, donc réformer.
07:25Progrès environnemental parce que ça suffit de laisser les gauchistes dire n'importe quoi pour préserver l'environnement
07:30alors qu'il y a de temps à faire.
07:32Et puis aussi scientifique, on n'est pas des anti-vax.
07:35C'est cette phrase que j'ai trouvée absolument formidable.
07:39Monsieur Philippe, peut-être celui qui rétablit l'ordre dans les comptes, dans la rue et aux frontières.
07:44Alors moi, je suis allé voir le bilan d'Edouard Philippe.
07:46Je me suis dit, il va rétablir l'ordre.
07:47Voyons ce qu'il a fait quand il était premier ministre.
07:49L'ordre dans les comptes.
07:51380 milliards de dettes quand Edouard Philippe était à Matignon.
07:53L'ordre aux frontières.
07:551 million d'immigrés entraient légalement en France en 3 ans avec Edouard Philippe.
07:59L'ordre dans la rue, les gilets jaunes.
08:01Et il a cédé aux zadistes Notre-Dame-des-Landes.
08:03Et on nous dit aujourd'hui que c'est Edouard Philippe qui va rétablir l'ordre.
08:06Oui, mais c'est la même chose que Laurent Wauquiez.
08:09C'est-à-dire que beaucoup de gens qui ont dit que le macronisme était un problème pendant 10 ans,
08:14qu'Edouard Philippe était un problème, qu'il a rouvert Notre-Dame-des-Landes,
08:17qu'il a creusé le déficit public, qu'il n'a pas baissé la dépense publique,
08:20qu'il a ouvert à fond, il faut le dire aussi, les vannes de l'immigration
08:23et qu'il n'a rien réglé sur la question de la sécurité,
08:25qui vont vous dire aujourd'hui, non, non, le seul qui peut nous sauver en 2027, c'est Edouard Philippe.
08:29C'est un petit peu curieux de la part des gens de droite.
08:31Et pardonnez-moi, juste sur la sémantique, j'ai eu l'impression d'entendre,
08:34oui, un mauvais porte-parole du Parti Socialiste à l'instant.
08:38La droite n'est pas réacte, mais la droite, elle n'est pas gauchiste non plus.
08:41Pierre Lelouch, on parle de Jean-François Copé,
08:43parce qu'il y en a plusieurs au sein des Républicains comme lui.
08:45Moi, je suis persuadé que M. Copé, il ne pense pas à un mot de ce qu'il dit,
08:48mais ce qu'il veut, c'est un poste.
08:49Il voit qu'Edouard Philippe est le mieux placé aujourd'hui à droite,
08:52donc il va se vendre pour essayer d'obtenir un ministère.
08:55Il faut le dire, c'est ça qu'il faut expliquer aux téléspectateurs.
08:57Voilà ce qui se passe en ce moment à droite.
08:59Il renie leur conviction pour effectivement obtenir un poste en 2027, espère-t-il.
09:04Idem pour vous qui es, je crains de pouvoir vous le dire.
09:08Je vais vous dire, il y a une chose qui caractérise
09:11tous les anciens premiers ministres ou actuels de M. Macron,
09:17c'est le fait que c'était des gens parfaitement inconnus.
09:21Et en général, série B, C ou W.
09:25Les Castex, Born, Attal qui sortaient du cabinet de Marisol Touraine,
09:31Édouard Philippe que j'ai connu comme député,
09:33qui n'était quand même pas un front-bencher, une grande voix du parti.
09:36Il a pris des gens médiocres, moyens, parce que lui, il est au-dessus.
09:41C'est comme ça, c'est narcisse.
09:42Donc le point commun entre tous ces premiers ministres, c'est qu'ils ne sont pas bons.
09:46Le point commun entre...
09:48Ils sont candidats à l'élection présidentielle en l'occurrence, alors ce n'est pas rassurant.
09:51Mais non, mais c'est pour ça qu'il y a un problème.
09:54C'est que ce qu'ils appellent le bloc central, etc.,
09:56ces gens-là sont responsables de 1300 milliards de dettes publiques
10:01et qu'ils vous annoncent aujourd'hui qu'ils ont des plans.
10:031500, même Pierre. 1500.
10:04Ils ont des plans pour réduire...
10:06Non, mais enfin, moi je me souviens...
10:07Ils vont remettre de l'ordre dans les comptes.
10:08C'est ce qu'il y a dit.
10:09Le plus drôle d'entre eux, c'était François Béroud,
10:12qui est arrivé au mois d'août l'an dernier.
10:14Il a dit, je vais travailler tout l'été.
10:15On va faire 40 milliards d'économies.
10:18Il arrive à la fin de l'été, il dit, ben j'ai pas pu,
10:21donc je m'en vais.
10:22Résultat, 51 milliards d'impôts en plus.
10:25Ces gens sont indignes d'être candidats à la présidentielle.
10:29Je le dis comme je le pense.
10:31En tout cas, moi comme citoyen, jamais, jamais.
10:34Parce que quand on porte une responsabilité pareille
10:36dans l'effondrement de notre pays depuis 10 ans,
10:39on n'ose pas se présenter devant les électeurs.
10:41J'avoue que j'ai un vrai problème.
10:44C'est ce que je pense aussi, mais les Français trancheront.
10:47Alexandre Nicoli.
10:47Oui, mais ce qui est vraiment intéressant et indécent,
10:50c'est les propos, je ne les avais pas entendus de Jean-François Copé.
10:52Parce que là, il justifie, vous l'avez rappelé en parlant de l'ordre
10:55et vous avez démontré par les chiffres que c'est évidemment n'importe quoi,
10:59sur le sérieux pareil.
11:00Mais là, à la fin, il dit, on ne peut pas céder à tout aux écologistes.
11:03Mais qu'est-ce qu'il a fait, Édouard Philippe ?
11:05Il a cédé sur Fessenheim, qu'il a fait fermer,
11:08ça a eu des énormes conséquences.
11:10Il avait un projet de loi et avec un plan pour descendre
11:13la part du nucléaire à 50%.
11:15C'était la volonté d'Édouard Philippe.
11:20Ça a eu des conséquences.
11:21Et on s'en mord les doigts aujourd'hui.
11:22Évidemment.
11:23Et tout le monde aujourd'hui...
11:24Notre-Dame-des-Landes.
11:25Notre-Dame-des-Landes.
11:26Il a cédé aux zadistes et aux écolos.
11:28On parle de cette loi Hulot qui empêche qu'on cherche des hydrocarbures,
11:30par exemple en Guyane,
11:32ou qu'on essaie d'enrichir notre mer.
11:35Et ça aurait pu nous enrichir sur l'or.
11:36Il a mis des freins justement sur tout ce qu'on pouvait faire
11:39pour essayer d'enrichir notre pays.
11:41Il a rajouté des normes.
11:42Il parle des entreprises.
11:43Il a rajouté de la fiscalité supplémentaire,
11:45ce qui a freiné nos entreprises,
11:47et ce qui entraîne un déficit commercial supplémentaire.
11:49Donc c'est hallucinant qu'ils soient prêts à avoir ce type d'artement
11:51juste pour se vendre pour des postes.
11:52Mais de les voir doser se présenter dans les Français
11:55avec un bilan pareil,
11:57c'est un vrai semblable.
11:58Mais les Français trancheront, Pierre.
12:01Un autre qui s'apprête à rejoindre Édouard Philippe,
12:03on l'a dit, c'est Laurent Wauquiez.
12:04Il l'a dit il y a deux jours.
12:05Ce n'est pas ça qui est le plus intéressant,
12:07mais revoyons quand même ce qu'il a dit.
12:08Laurent Wauquiez à propos d'Édouard Philippe.
12:10De par son histoire,
12:11par ses responsabilités qui ont été les siennes,
12:13je crois qu'Édouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux
12:17permettant de redresser la France.
12:18Pourquoi on vous en reparle aujourd'hui ?
12:20Parce que Bruno Retailleau lui a répondu.
12:22Bruno Retailleau, il a répondu à Laurent Wauquiez
12:25et c'est assez savoureux.
12:27Écoutez.
12:28Je ne veux pas suffisamment de mal pour Édouard Philippe
12:31pour me réjouir que Laurent Wauquiez le soutienne.
12:33Parce que je pense qu'il ne mérite pas ça.
12:35Dans la vie, on peut avoir des sensibilités,
12:38on peut avoir des convictions qui sont différentes.
12:41Mais je pense que le pire de tout,
12:43ce qui vraiment dégoûte les Français,
12:45c'est de retourner sa veste si souvent.
12:47Ça, Hélène Rouet,
12:48ça mérite presque le prix de l'humour politique.
12:51Ça paraît inoffensif à première vue,
12:53mais en fait, c'est très bien amené
12:55et c'est d'une violence inouïe.
12:57Je ne souhaite même pas à Édouard Philippe
12:58d'avoir le soutien de Laurent Wauquiez.
13:00Il ne mérite pas ça.
13:01Voilà ce que dit Bruno Retailleau.
13:03Bien sûr, mais c'est vrai qu'à l'heure où on se parle,
13:04Laurent Wauquiez a toujours sa carte républicaine.
13:06C'est pour ça que c'est d'autant plus incompréhensif.
13:07Bruno Retailleau, en revanche, a véritablement raison sur un point.
13:10Ce qu'a fait Laurent Wauquiez cette semaine,
13:12en fait, c'est tout ce que les Français détestent en politique.
13:14Et c'est la raison pour laquelle,
13:16aujourd'hui, il y a de l'abstention.
13:17C'est la raison pour laquelle il y a du désintérêt pour la chose politique.
13:20C'est la raison pour laquelle,
13:21vous n'avez même pas 20% des Français
13:23qui font confiance aujourd'hui en leur politique.
13:24Parce que ce que Laurent Wauquiez a quand même prouvé,
13:26c'est qu'a priori, en termes de conviction,
13:28on a vu mieux.
13:29En termes de colonne vertébrale,
13:30on a vu mieux.
13:31Parce que précisément, vous avez ressorti,
13:32tout le monde l'a fait, d'ailleurs.
13:33Mais je veux dire, ce qu'il disait déjà sur ces news européens
13:35il y a un an,
13:36où au grand jamais, il n'allait s'allier avec Édouard Philippe.
13:39Donc c'est vrai qu'on se dit que ce n'est qu'un coup de com',
13:41c'est juste pour planter un énième poignard
13:43dans le dos de Bruno Retailleau,
13:44parce que c'est ce qu'il fait depuis le début.
13:45Et peut-être négocier un ministère.
13:47Et peut-être négocier un ministère, peut-être.
13:48Mais en fait, les Français, honnêtement...
13:49Probablement.
13:50Et les Français, honnêtement, ne sont pas dupes
13:51de ces manigances-là.
13:54Tout le monde s'en rend compte.
13:55Et c'est aussi la raison pour laquelle
13:56Laurent Wauquiez est quelqu'un de très impopulaire.
13:57Quand il était testé dans les sondages à l'époque,
13:59avant que Bruno Retailleau remporte la présidence à l'air,
14:02il n'était même pas 3% quand Bruno Retailleau était à 8-9.
14:04C'est-à-dire qu'on ne jouait pas dans la même cour.
14:06Pierre Lelouch, la guerre des chefs à droite,
14:07vous connaissez ça par cœur.
14:09Ce n'est pas la première.
14:10La droite la plus bête du monde.
14:12On connaît ça très bien.
14:13Mais la guerre des chefs actuellement,
14:15parce que la guerre aujourd'hui entre Bruno Retailleau
14:17et Laurent Wauquiez,
14:18elle est quand même vraiment très, très intense.
14:21Ça profite à qui ce qui se passe en ce moment ?
14:23Vous connaissez le dessin animé
14:24où le bateau est coulé
14:26et les types continuent à se battre au fond de l'eau.
14:28Là, le bateau a coulé, mais on continue.
14:31C'est ça, je suis atterré.
14:34Parce qu'en plus,
14:36Wauquiez est quelqu'un d'intelligent.
14:37Il est très doué intellectuellement.
14:39Mais il a juste un léger problème de personnalité
14:41qui l'amène à faire erreur sur erreur sur erreur.
14:45Et se planter comme ça magistralement
14:48pour finir par se raccrocher à quelqu'un
14:50avec lequel il n'a absolument aucun atome
14:52sur le plan politique,
14:54c'est franchement pathétique.
14:56Alexandre Retailleau.
14:57Je voudrais juste dire qu'en fait,
14:58ils ont un point commun.
14:59C'est que Wauquiez,
15:00il est en train de négocier pour le futur,
15:02éventuellement,
15:03mais il ne négocie pour rien
15:04parce que moi, je suis convaincu évidemment
15:05qu'Edor Philippe ne l'emportera pas
15:06et qu'on remportera cette élection présidentielle.
15:08On fera tout pour.
15:09Mais Bruno Retailleau, lui,
15:10il avait déjà justement négocié
15:13un poste de ministre à l'époque.
15:14Et il était ministre dans cette union déjà
15:16avec la Macronie.
15:17Et il n'avait rien dit.
15:19Il n'avait pas démissionné
15:20quand il avait été contredit
15:22sur à peu près tous les points
15:23qui sont normalement très importants pour lui.
15:25Il avait dit qu'il était pour le référendum
15:26sur l'immigration.
15:26Il se fait contredire juste après.
15:28Il n'a rien dit.
15:29Il avait dit qu'il était pour la double peine.
15:30Il s'est fait contredire par le gouvernement
15:32juste après.
15:32Il n'a rien dit.
15:33Il est resté.
15:34Il s'est fait contredire
15:35quand il a dit qu'on va toucher à l'AME.
15:37Et il est resté.
15:38Il est juste parti à un moment
15:39pour essayer de viser son élection présidentielle
15:41en justifiant ça par le choix
15:42de Bruno Le Maire momentané.
15:44C'est dire qu'elles étaient ses priorités.
15:46Juste un mot.
15:47Rapidement.
15:47Juste un mot.
15:47Les gens qui ont frayé avec Macron
15:50sont carbonisés.
15:51Il faudrait peut-être qu'ils le comprennent.
15:53Ce n'est pas dans les sondages.
15:54Edor Philippe, il est à 19%.
15:55Il n'est pas complètement carbonisé, Pierre.
15:57Regardez-le attentivement.
15:57Vous verrez qu'ils baissent.
15:59Ils baissent.
16:00Ils sont là par défaut.
16:02Ils sont là par défaut
16:03parce que les gens ne sont pas aveugles
16:04comme un misété dans la barque
16:06qui depuis dix ans
16:07est en train de couler le pays.
16:08Avant de marquer une pause,
16:10je veux qu'on écoute à nouveau Bruno Retailleau
16:12parce qu'il lance quand même un avertissement
16:14aux Français.
16:15Cet avertissement,
16:15on va beaucoup en parler sans doute
16:17pendant la campagne présidentielle,
16:18c'est la dette.
16:19Ça va être un sujet évidemment très important
16:20parce qu'elle a explosé.
16:21On a 3 500 milliards de dettes actuellement
16:24comme vous le savez.
16:25Donc ça aura un impact bien sûr
16:26sur l'ensemble des projets des candidats.
16:29Écoutez ce que dit Bruno Retailleau
16:30concernant la dette française.
16:32Il faut sortir de ce truc très franco-français
16:35qui consiste à dire
16:36il faut des moyens,
16:37il faut toujours plus des moyens.
16:38Il n'y a plus de moyens.
16:39Demain, ce sera la crise.
16:41Et une crise à la grecque
16:42qui peut arriver aujourd'hui.
16:44On est prévenu par tout le monde.
16:45Ils ont tellement peur d'ailleurs.
16:47Ceux qui se planquaient avant
16:48qui commencent à dire
16:48attention ça peut venir.
16:50À qui ça touche ?
16:51C'est comme en Grèce.
16:52Ça touche les retraités,
16:53ceux qui ont des petits salaires,
16:55le SMIC.
16:55Ils ont baissé le SMIC par exemple en Grèce.
16:58Donc non,
16:58si on veut avoir des services publics
17:00très solides,
17:01il y a des réformes de fonds à faire.
17:03Pierre Lelouch,
17:04est-ce que le scénario à la grecque
17:06c'est quelque chose
17:06qui peut vraiment arriver en France ?
17:07Parce que ça fait longtemps
17:08qu'on entend cette petite musique.
17:09Si on ne fait pas les réformes,
17:11si on ne fait pas les efforts,
17:12on va devenir comme la Grèce.
17:13La Grèce,
17:14il faut rappeler ce que c'était.
17:15Baisse du SMIC,
17:16baisse des pensions de retraite.
17:18Enfin,
17:18on a coupé les budgets
17:19à tous les étages.
17:20Est-ce que ça peut vraiment arriver en France ?
17:22J'étais au gouvernement
17:23quand la Grèce a été sauvée.
17:24Elle a essayé de sauver beaucoup
17:25par Nicolas Sarkozy
17:26parce que l'Allemagne
17:27ne voulait pas aider.
17:28Et on a convaincu Angela
17:30de bien vouloir lâcher de l'argent.
17:31On a mis énormément d'argent.
17:33150 milliards côté français,
17:34150 milliards côté allemand
17:36pour sauver la Grèce.
17:37Et est-ce que ça peut arriver en France,
17:38vraiment ?
17:38L'avertissement de Bruno Retailleau,
17:39il est sérieux ou pas ?
17:40Totalement sérieux.
17:41Moi, je vais un cran plus loin.
17:44Nous empruntons chaque année,
17:46nous, France, aujourd'hui,
17:47pour payer le fonctionnement
17:48du système qui est en faillite.
17:49On emprunte 350 milliards.
17:52Et tous les 15 jours,
17:53à peu près,
17:53le Trésor public,
17:54il va sur les marchés
17:55pour emprunter.
17:58si demain,
18:01les bons du Trésor français
18:02se vendent plus mal,
18:04qu'il y a moins de preneurs
18:05et que ça déclenche
18:06un phénomène de peur
18:08parmi les financiers,
18:09là, on rentre dans une zone
18:11qui n'est même pas rouge,
18:12qui est noire.
18:13Mais je crois que les Français
18:15n'ont pas conscience de ça.
18:16Il faut comprendre.
18:17Attendez, Yann.
18:18Il faut comprendre.
18:19Les Français le savent.
18:20Les banquiers,
18:21ils prêtent quand il y a de l'argent.
18:23Quand ils ont le sentiment
18:24qu'ils peuvent être remboursés
18:25au moins sur leurs intérêts,
18:26ils continuent à prêter.
18:27Si demain,
18:28à cause de la situation
18:29de blocage du pays général
18:31et de cet endettement
18:33qui continue
18:33et de l'augmentation
18:34des dépenses permanentes,
18:37le marché dit
18:38qu'ils ne peuvent plus payer,
18:40là, on va vers une crise majeure
18:43et après,
18:43vous aurez l'FMI,
18:45la Banque mondiale
18:46et les inspecteurs de Bruxelles
18:48qui imposeront
18:50au gouvernement français
18:51des mesures
18:52qu'il ne prend pas.
18:53Et là, ça sera la vraie rigueur.
18:55On ne voit pas
18:56dans les programmes
18:57soi-disant présidentielles.
18:58C'est exactement
18:59ce que l'économiste
19:00Marc Toitier disait
19:00dans le JDD la semaine dernière,
19:01c'est qu'en fait,
19:02on est véritablement
19:02au bord d'une intervention
19:03du FMI
19:04et en fait,
19:05vous avez même
19:05certains experts
19:05qui vous expliquent aujourd'hui
19:07qu'en fait,
19:07ce serait ça la solution
19:08parce que le FMI,
19:09eux,
19:09ils ne vont pas rigoler
19:10et en fait,
19:10les manifestations,
19:11les grèves
19:11et justement ce que dénonce
19:13Bruno Retailleau,
19:14à savoir les Français
19:14veulent toujours plus de moyens,
19:15etc.
19:16Là, le FMI ne va absolument
19:17pas nous laisser le choix.
19:18Donc, vous avez même
19:19des experts aujourd'hui
19:20qui disent,
19:20en fait,
19:20il faut qu'on en arrive là
19:21parce que sinon,
19:22on va vraiment tomber
19:22très très très bas.
19:23Alexandre Nicoli,
19:24qu'est-ce que le Rassemblement
19:25national qui est en train
19:26de préparer son projet
19:27naturellement,
19:28va tenir compte
19:29de cette épée de Damoclès
19:31qui est au-dessus
19:32de notre tête ?
19:32Est-ce que ça peut remettre
19:33en cause, par exemple,
19:34la réforme des retraites
19:35que vous souhaitez
19:36mettre en œuvre ?
19:36Quand ce n'était pas
19:37un sujet d'actualité,
19:39Marine Le Pen,
19:39c'était la première
19:40à parler justement
19:41de l'inquiétude
19:42qu'elle avait
19:42au regard de la trajectoire
19:43économique qui concerne
19:44le déficit public
19:45qui a augmenté constamment
19:46mais aussi la création
19:47de richesses,
19:47le déficit commercial,
19:49par exemple,
19:49parce que si on en est là aussi,
19:50c'est parce qu'on ne produit
19:51plus en France.
19:52Et aujourd'hui,
19:52on finance tout un système
19:53par de la dette
19:54et de l'augmentation d'impôts.
19:55Depuis 1975,
19:56on est passé de 34%
19:57du prélèvement obligatoire
19:59dans le PIB
20:00à 46%
20:01pour au final
20:01est encore plus en difficulté.
20:03C'est bien qu'il y a un problème,
20:04c'est qu'il faut recréer
20:05justement de l'activité économique.
20:06Vous parlez de notre réforme
20:07des retraites.
20:07Notre réforme des retraites,
20:08elle est pensée
20:09exactement pour ça.
20:10On veut justement
20:11avantager ceux
20:12qui commencent à travailler
20:13entre 17 et 20 ans.
20:15Pourquoi ?
20:15Parce que ce qui manque
20:16justement dans l'industrie,
20:17ce qui manque,
20:18c'est des gens
20:19qui vont aller
20:20aujourd'hui
20:21vers l'apprentissage
20:23pour essayer
20:24de combler
20:25le déficit
20:26de main d'œuvre
20:26qu'on peut avoir.
20:27On a une vision
20:28aujourd'hui vraiment
20:29sur le long terme
20:30pour recréer de la richesse
20:31en France
20:31et ça fait pas...
20:31Une retraite à 60 ans ?
20:32Non, pour ceux
20:33qui commencent à travailler
20:34entre 17 et 20 ans...
20:35Monsieur, c'est pour ça
20:36que vous avez un problème.
20:37Monsieur, c'est faux.
20:38C'est parce qu'avec
20:39une position...
20:4060 ans avec 42 annuités
20:41de cotisations.
20:42Quand on commence
20:43à travailler
20:43entre 17 et 20 ans
20:44parce qu'il doit y avoir
20:45un avantage.
20:45Qui commence à travailler
20:46entre 17 et 20 ans ?
20:47C'est la blague.
20:48Ils ont tous le bal.
20:50C'est justement le problème
20:50dans notre pays.
20:51Ils ont tous le bal.
20:52Attendez, je vais répéter.
20:53Juste, Alexandre Nicolique
20:54et puis on part en pause.
20:55C'est pas sérieux.
20:56C'est pas votre problème.
20:57Parce que sous Nicolas Sarkozy,
20:58sous LR,
20:59le gouvernement avait augmenté
21:00pendant 5 ans
21:01de 4,5%.
21:02Les dépenses publiques
21:02avaient augmenté
21:03les impôts au final
21:04sur les entreprises
21:04et la dette de 25%.
21:06C'est parce que justement
21:07il y a une incompréhension
21:08sur ce qu'il faut faire
21:08parce que les gens
21:09ont travaillé
21:09de plus en plus tard.
21:10On a une vision justement
21:11pour recréer la réforme.
21:12On verra bien si au final
21:14vous porterez cette réforme
21:15pendant la campagne présidentielle.
21:16C'est pas certain.
21:17En tout cas, il y a des doutes.
21:18On verra si vous allez
21:19au bout de cette réforme.
21:21On marque une pause.
21:22Vous restez avec nous
21:22et on se retrouve
21:23dans la deuxième partie
21:24de l'heure des pros.
21:24A tout de suite.
21:26Moi, je vous dis j'entends.
21:29De retour dans la deuxième partie
21:30de l'heure des pros.
21:31Soyez les bienvenus
21:32en direct sur CNews.
21:33Cette information.
21:34Emmanuel Macron,
21:35il a raté quand même
21:36pas mal de choses en disant.
21:37On ne peut pas dire
21:38que son bilan
21:39soit vraiment impressionnant.
21:40Mais il a réussi.
21:41Il a réussi une chose.
21:42Une chose que moi,
21:43je pense que c'est impossible.
21:44Ça relève de l'exploit.
21:46Emmanuel Macron,
21:47il a réussi à faire regretter
21:48François Hollande
21:49aux électeurs de gauche.
21:50Et ça, c'est le baromètre Elab
21:54pour les échos
21:56qui nous le dit aujourd'hui.
21:57Regardez, François Hollande
21:58est à nouveau
21:59la personnalité préférée
22:01des électeurs de gauche.
22:0346% devant François Ruffin
22:05et devant Raphaël Glucksmann.
22:07Et comme vous dites,
22:08Pierre Lelouch,
22:09il fallait le faire
22:10parce que ce n'était pas gagné.
22:11Réussir un exploit comme ça,
22:12ça en dit long quand même
22:14là aussi
22:15sur le bilan
22:15du président de la République.
22:17Il est payé
22:19par là où il a fouté
22:21puisque c'est quand même
22:21lui qui l'a tué.
22:23Macron a trahi.
22:25Les gens qui trahissent,
22:26ça donne ça.
22:26Mais enfin,
22:27je suis content pour Hollande
22:28quand même.
22:28Il doit avoir une petite
22:31satisfaction
22:31en pensant de ça.
22:33Ça doit le faire rigoler
22:33comme il a du sens de l'humour.
22:35C'est une de ses caractéristiques
22:37et une des principales qualités
22:38du personnage.
22:39Le reste.
22:41M. le Sainte-Bruns,
22:42tout à l'heure,
22:42vous parliez de combat des chefs
22:43pour les Républicains.
22:44Il y a aussi un combat
22:45de l'héliputien à gauche,
22:46c'est-à-dire qu'il ne reste plus personne.
22:47Quand vous voyez les personnes
22:48qui sont derrière François Hollande,
22:50vous vous dites
22:50qu'ils n'ont aucune existence politique.
22:52Raphaël Glucksmann a beau avoir fait
22:53un petit score aux élections européennes,
22:55on voit bien que sa candidature
22:56à l'élection présidentielle
22:57ne démarre pas.
23:00Il nous offre un certain nombre
23:01de vidéos qui nous font...
23:02Oui, mais j'entends ce que vous dites,
23:04Jules, pardon.
23:04Mais ça fait une campagne présidentielle.
23:05Non, mais pardon,
23:06j'entends ce que vous nous dites.
23:07Mais le fait que François Hollande
23:09soit la personnalité préférée
23:10des électeurs de gauche,
23:12ça signifie que les Français
23:13considèrent que François Hollande,
23:15qui avait déjà un bilan
23:16assez calamiteux,
23:17était meilleur qu'Emmanuel Macron.
23:19Déjà au moins, François Hollande.
23:19Voilà ce que ça veut dire.
23:20François Hollande était de gauche.
23:21Emmanuel Macron,
23:22on ne sait pas encore où il est.
23:23On ne sait pas s'il est de gauche
23:24ou s'il est de droite.
23:25Il est macroniste.
23:25Il est macroniste.
23:27Il est ce qu'on peut faire
23:28de pire dans le centrisme.
23:29Mais il n'est pas de gauche.
23:30Donc moi, je comprends
23:30les électeurs de gauche
23:31qui se sont fait bien berner
23:33en 2017.
23:34Ils se sont fait berner
23:35dès le début,
23:35mais il fallait quand même
23:36le savoir dès le départ.
23:37C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron,
23:38même quand il était
23:39au ministère de l'économie
23:40pendant deux ans
23:41sous François Hollande,
23:42ce n'était pas un ministre de gauche.
23:43Alors il disait,
23:44semaine A, je suis socialiste.
23:46Semaine B, je ne suis pas socialiste.
23:48Enfin, c'est aussi de la faute
23:49de ces électeurs
23:49qui ont cru en Emmanuel Macron
23:51de se regarder dans le miroir
23:52et de se dire,
23:53bon ben en fait,
23:53il y avait tous les éléments
23:54avant-coureurs
23:55pour qu'on puisse faire berner.
23:56Le type qui,
23:57depuis le secrétaire général
23:58de l'Elysée,
23:59vend Alstom aux Américains,
24:01pour moi,
24:02ce n'est pas un homme de gauche.
24:03Ben oui.
24:03C'est un financier.
24:04Bien sûr, un businessman.
24:06Et ça, je ne lui pardonnerai jamais.
24:07Ça fait partie des petites choses
24:09sur son parcours.
24:10Le crime contre l'humanité à Alger,
24:12le fourguer,
24:13les fleurons de l'industrie française,
24:15la Farge, Alstom
24:16et quelques autres.
24:18Ça, ce n'est pas franchement la gauche.
24:20Alexandre Darni-Collet,
24:20quel regard vous portez ?
24:23Quel regard vous portez là-dessus ?
24:24L'ostange que vous venez de montrer,
24:26c'est qu'il n'y a aucune personnalité à gauche
24:28qui plaît à plus de la moitié
24:30des électeurs de gauche.
24:31Ça veut dire qu'il y a aujourd'hui
24:32une gauche qui est totalement divisée
24:34avec plusieurs lignes.
24:34On le sait,
24:35il y a évidemment la ligne LFI
24:36et une ligne de centre-gauche
24:38que tout oppose
24:39quand on entend Raphaël Glucksmann,
24:41même si on a vu au dernier municipal
24:42qu'ils étaient prêts à s'unir
24:43après avoir dit qu'ils se détestaient.
24:45Mais en tout cas,
24:46sur la Macronie,
24:47oui, il y a eu un sondage aussi
24:48qui montre
24:48que plus de 40% des électeurs
24:51qui avaient voté Emmanuel Macron
24:53aujourd'hui regrettent leur choix.
24:55C'est dire qu'il y a un échec
24:57même pour ceux
24:58qui lui avaient fait confiance
24:59et quand on prend un bilan factuel,
25:00que ce soit sur la sécurité,
25:02que ce soit les chiffres de l'immigration,
25:03que ce soit sur la couverture médicale,
25:04que ce soit le déficit commercial,
25:05le déficit public,
25:06il n'y a pas un secteur
25:08où la situation s'est améliorée
25:09dans le pays depuis 2017.
25:10On va parler à nouveau
25:11de cette ruée
25:11sur les climatiseurs
25:12et les ventilateurs
25:13parce que ça prend là aussi
25:14une tournure politique.
25:15Ces images,
25:16vous les avez vues naturellement
25:17dans des enseignes
25:19de Hard Discount,
25:20des Français
25:21qui se ruent
25:22pour essayer
25:22d'obtenir climatiseurs,
25:25ventilateurs,
25:25la compilation
25:26de toutes ces images
25:27avec Charles Pousseau
25:27et Valentin Rouillot
25:28et puis le débat,
25:29la tournure politique
25:30que tout cela a pris
25:31juste après cela.
25:34Une femme à terre
25:35rouée de coups
25:36par une autre.
25:39Des bagarres éclatent
25:40dans tous les magasins
25:41de cette célèbre enseigne.
25:42Ce supermarché
25:43proposait ce jeudi
25:45la vente exceptionnelle
25:46de 200 000 climatiseurs,
25:48ventilateurs
25:49et rafraîchisseurs
25:50des rabats pris.
25:54Situation identique ici
25:56à l'intérieur
25:57de ce supermarché
25:58de Mulhouse.
25:59Un acheteur,
26:00clime à la main,
26:00fait face à un agent
26:02de sécurité.
26:05Des débordements
26:06jusqu'à Lyon
26:06où cette femme
26:07tente genou à terre
26:08de récupérer
26:10son climatiseur
26:11tout juste arraché
26:12de ses mains.
26:14Des scènes de chaos
26:15partout en France
26:16avec des foules
26:17incontrôlables.
26:18Dans ce commerce
26:19du 14e arrondissement
26:20parisien,
26:21nous avons rencontré
26:22ceux qui ont tenté
26:23leur chance.
26:24Je suis concentré
26:25sur ce que je suis allé prendre.
26:26Ça, ça s'est bien passé.
26:27Il en reste encore ?
26:28Non, non, non.
26:29C'est fini depuis 8 à 5.
26:31C'est dément.
26:33Ben écoutez,
26:34tant mieux
26:34s'ils en ont eu.
26:35Je fuis
26:36les trucs
26:37comme ça.
26:38Ici à Paris,
26:39un camion de pompiers
26:40et deux véhicules
26:41de police
26:42ont été dépêchés.
26:43Une femme
26:44d'une soixantaine
26:45d'années
26:45a été prise en charge
26:46par les secours.
26:48Ce qui est intéressant
26:50à commenter
26:50et vous allez avoir
26:51la parole, Pierre,
26:52c'est le tweet
26:53de Julien Dré.
26:55Regardez ce que dit
26:56Julien Dré
26:57qui est un proche
26:57de François Hollande,
26:58ancien député.
26:59Il dit
26:59« Il y a 24 heures,
27:00j'aurais dit que l'heure
27:01n'était pas à la censure
27:02mais là à la vue
27:03des images
27:04sur la vente
27:04des clims,
27:05on est en droit
27:06de le faire.
27:07Est-ce que
27:08le gouvernement
27:09est responsable
27:10de ce qui s'est passé
27:11dans les magasins,
27:12que les Français
27:13ne soient pas suffisamment
27:14esquipés ?
27:14Est-ce qu'il y a
27:15une responsabilité politique
27:16à tous les étages ? »
27:18je voudrais dire une chose.
27:19D'abord,
27:20ces images,
27:21quand elles sont vues
27:22à l'étranger,
27:24c'est dramatique.
27:25Qu'est-ce que ça fait
27:26de la France ?
27:27Bien sûr,
27:27ça donne une image
27:28absolument déflorable.
27:29Moi qui aime
27:30et qui suis fier
27:30de mon pays,
27:31quelle image
27:32on est en train
27:32de donner ?
27:33C'est pire
27:35que ce qu'on peut voir
27:36dans des pays
27:36que je connais
27:37comme le Pakistan
27:37par exemple,
27:38où il peut y avoir
27:39ce genre de débordement.
27:40C'est absolument atroce
27:41de voir ça en France.
27:43Deuxième chose,
27:44on a panthéonisé
27:46il y a quelques jours
27:48Marc Bloch,
27:49dont le livre connu,
27:50parce qu'il y en avait
27:50plein d'autres,
27:51mais celui qui est connu,
27:52c'est celui où il dénonce
27:54l'imprévision
27:56des élites françaises
27:57qui n'avaient juste
27:58pas fait le travail.
27:58normal d'un gouvernement,
27:59c'est-à-dire de prévoir.
28:01En 2003,
28:02il y a eu 15 000 morts.
28:05Entre 2003 et 2026,
28:06il y a 23 années
28:08pendant lesquelles
28:09on aurait pu,
28:09à minima,
28:10mettre des climatisateurs
28:11dans les écoles
28:12pour éviter...
28:12On va en parler
28:13parce que,
28:13moi de Réjean,
28:14on a dit un mot.
28:15Ce que je veux savoir,
28:16c'est est-ce que ça mérite
28:17une censure du gouvernement,
28:18ce qu'on a vu ou pas,
28:19comme le dit Julien Dré ?
28:20Sur comment,
28:20parlementaire,
28:20mais non.
28:21Ce que ça démontre,
28:23c'est l'imprévision,
28:24l'incapacité des gouvernements
28:25depuis 23 ans
28:26à faire des choses simples
28:27comme mettre nos anciens
28:30en confort dans des épaves.
28:32Ce n'est pas possible
28:33de les écrever
28:34dans des pièces
28:35sans aération.
28:36Ce n'est pas possible
28:37de faire ça dans les écoles.
28:38C'est ça qui aurait dû être fait.
28:40Et puis, bien sûr,
28:41démonter l'argumentaire
28:42de la gauche,
28:43des écolos
28:44sur la climatisation.
28:46On va en parler
28:47parce que la porte-parole
28:48du gouvernement
28:49est revenue
28:49sur l'épisode de 2003.
28:50Mais un dernier mot
28:51sur Julien Dré.
28:52Jules Therès,
28:53vous dites que c'est ridicule,
28:54le gouvernement
28:54ne peut pas être responsable
28:55de tout.
28:55Non, j'ai beaucoup
28:56de respect pour Julien Dré.
28:57Mais là, ce n'est pas son tweet
28:57le plus intéressant.
29:00D'accord, mais ce n'est pas
29:00de travail.
29:01Très bien.
29:01Ce n'est pas la faute
29:02du gouvernement
29:03s'il y a des gens
29:03qui se comportent en France
29:04comme des sauvages.
29:05Parce qu'en réalité,
29:06pardonnez-moi,
29:06mais les images que l'on voit,
29:08ce sont des images
29:08que l'on voit dans les pays
29:09du tiers-monde.
29:10Et encore, je ne suis même pas sûr
29:11parce que dans des pays du tiers-monde,
29:12on se comporte même encore mieux
29:13que ça.
29:13Ce sont des images
29:14absolument scandaleuses.
29:15Ce n'est certainement pas
29:15de la faute de Sébastien Lecornu
29:17ou même d'Emmanuel Macron.
29:18Et vous savez que je suis très dur
29:18avec eux sur le bilan,
29:20qu'ils soient sécuritaires,
29:21économiques ou même
29:22sur le plan écologique.
29:23Je vous rappelle que c'est eux
29:24qui ont fermé Fessenheim
29:25et qui ont provoqué
29:27une situation dans notre pays
29:29qui est catastrophique
29:29avec une énergie
29:30qui pourtant est la plus décarbonée.
29:32On voit bien que
29:32l'accès aux climatiseurs
29:33en France...
29:34Non, mais pardon,
29:34Jules Torrey,
29:34j'entends ce que vous dites.
29:35Mais si on considère
29:36que ces images-là
29:37participent d'un processus
29:39de décivilisation,
29:40on peut se demander
29:41qui est à l'origine
29:41de ce processus
29:42de décivilisation.
29:45quand vous allez devant
29:46une enseigne comme Lidl,
29:50oui, vous ne vous battez pas
29:52avec des vieilles dames,
29:53vous ne vous battez pas
29:54avec des gens.
29:54Ce n'est pas de la responsabilité
29:55de Sébastien Lecornu
29:56si des gens se comportent
29:57comme des racailles,
29:58si des gens sont
29:59complètement décivilisés.
30:00Rien n'excuse les violences,
30:02mais elles peuvent quand même
30:05s'expliquer par une détresse
30:08climatique dans un pays
30:09qui fait partie aujourd'hui
30:11d'un tiers monde climatique.
30:13Parce que quand vous avez
30:15dans beaucoup de pays
30:16effectivement une adaptation
30:18mais qu'en France,
30:19vous avez un gouvernement,
30:20je suis désolé,
30:20mais qui a dit et répété
30:22que les climatiseurs
30:24ne sont pas une solution
30:25et il y a eu des conséquences.
30:26Sur le dernier épisode
30:27qui a l'iniculaire,
30:28il y a eu 1 000 morts.
30:29On est en train
30:29de parler de 1 000 morts.
30:30On prévoit peut-être
30:32des dizaines de milliers
30:33de morts à cause de ça.
30:34À cause de ça,
30:35au moins 1 000 morts.
30:36Et Allianz,
30:37l'assurance,
30:38dit que si on ne fait rien
30:39justement en mettant
30:40des climatiseurs,
30:40ça coûterait 210 milliards
30:42d'euros à la France
30:42jusqu'à 2030.
30:43On ne parle pas
30:43dans ce sujet anodin
30:44et c'est la faute du gouvernement
30:45évidemment pas avoir prévu.
30:47Justement,
30:47la porte-parole du gouvernement
30:48est revenue
30:49sur l'épisode caniculaire.
30:51Au moins 2 025 morts en France,
30:53c'est un bilan provisoire
30:54et elle a comparé cela
30:55à la canicule de 2023.
30:56On l'écoute.
30:57Ce que je peux vous dire
30:58c'est qu'on a évolué
30:59et qu'on a appris
31:00des précédents épisodes
31:01et notamment
31:02de cette canicule historique
31:03qui est celle de 2003.
31:04Je vous donne un exemple.
31:05Les EHPAD,
31:06où les personnes sont
31:07par définition âgées
31:08et fragiles,
31:09les EHPAD ont tenu,
31:11les hôpitaux ont tenu.
31:12Pour autant,
31:13on constate
31:13une surmortalité particulière
31:15chez les personnes
31:16seules,
31:17âgées,
31:18en ville,
31:19qui sont seules
31:20dans leur logement.
31:21Et donc moi,
31:21je crois
31:22que ça doit aussi
31:23nous interroger,
31:24je le dis en tant que citoyenne,
31:25sur la solidarité collective
31:26qu'il y a au sein
31:27de la société.
31:28Pierre Lelouch,
31:29on rappelle pour les téléspectateurs
31:31ce bilan,
31:32pour l'instant,
31:342025 morts
31:34en France
31:35lors du dernier épisode
31:37caniculaire
31:38et c'est un bilan
31:38qui est provisoire.
31:40Y a-t-il une responsabilité
31:42gouvernementale ?
31:42Bien sûr.
31:43Bien sûr.
31:44Bien sûr.
31:45Moi, je ne suis pas très fier
31:46de cette période
31:482003-2023
31:48parce que pendant un moment,
31:50on était au pouvoir.
31:50Donc vous dites
31:51que c'était évitable,
31:52on aurait pu éviter
31:52ces 2000 morts.
31:53Évidemment.
31:55Quand on met du fric,
31:56beaucoup de quantités d'argent
31:58dans MaPrimeRénov'
32:00qui a été une source
32:02de fraude considérable,
32:04un truc qui ne sert pas
32:05à grand-chose.
32:06Mettre des climatisateurs
32:08dans les EHPAD,
32:09dans les écoles,
32:10dans les appartements,
32:12surtout quand il n'y a pas de choix.
32:14Oui, mais il n'y a pas longtemps,
32:15c'était encore d'extrême droite,
32:16la clim.
32:16Donc ce n'était pas bien,
32:17c'était mal vu.
32:19Voilà.
32:19Vous mettez le doigt là-dessus.
32:21Quand un gouvernement
32:22est incapable de se battre
32:23sur des choses sérieuses
32:24parce qu'il a peur
32:25de la presse ou de la réaction,
32:26il n'est pas digne de gouverner.
32:28Le job n'a pas été fait
32:29sur ce sujet.
32:31Ce n'est pas une nouveauté
32:32de penser que la France
32:33risque d'avoir en effet
32:34beaucoup de canicules.
32:35Donc il faut se préparer.
32:37Et se préparer,
32:38ça veut dire aussi
32:38mettre des climatiseurs.
32:40Sinon, les gens vont mourir.
32:42Surtout les plus faibles
32:43vont avoir de vrais problèmes
32:45de santé.
32:46Ils vont mourir.
32:46Bien sûr que les gouvernements
32:47successifs ont une responsabilité
32:48et ce, depuis 2003
32:49parce qu'ils se sont aussi
32:50laissés berner
32:51par cette idéologie écologiste
32:54pendant des années et des années.
32:56Maintenant, le gouvernement
32:56a aussi, grâce à cet épisode
32:58caniculaire,
32:58s'est encore illustré
32:59de manière catastrophique
33:00en termes de communication.
33:01Parce que je vous rappelle
33:02quand même les propos
33:03de Monique Barbu,
33:04ministre de la Transition écologique,
33:05qui évidemment est horrifiée
33:07par toutes les personnes
33:07qui veulent faire
33:08un grand plan climatisation.
33:09Encore une fois,
33:10les mots ont un sens.
33:11Le mot horrifié
33:12n'était clairement pas
33:13du tout adapté.
33:14Donc en fait,
33:15vous avez Monique Barbu
33:15qui nous fait cette sortie
33:16absolument lunaire.
33:17Le même jour,
33:18vous avez Sébastien Lecornu
33:19qui prend conscience
33:19de la situation
33:20huit jours après
33:21le début de la canicule
33:21et qui dit
33:22on va commander
33:2230 000 climatiseurs
33:23pour les mettre
33:24dans les hôpitaux.
33:24On se réveille huit jours après.
33:25Alors tant mieux, c'est bien.
33:26C'est toujours pareil.
33:27C'est complètement désorganisé.
33:28Il n'y a aucune coordination.
33:30Et le lendemain,
33:31vous avez Laurent Nunez
33:32dans Le Parisien
33:32qui dit que de toute façon
33:33ça n'est pas un fiasco
33:34alors qu'on venait d'apprendre
33:35qu'il y avait eu 200 morts
33:36à Paris en une seule nuit
33:37que de toute façon
33:38la situation elle était contrôlée
33:39et elle est déterminée.
33:40Et là,
33:40Maud Bréjean vous dit
33:40la même chose.
33:41Les hôpitaux ont tenu.
33:42Donc en fait,
33:42il y a des morts
33:43mais ne vous inquiétez pas
33:44la situation était sous contrôle.
33:45C'est lunaire de pouvoir
33:46faire un travail.
33:46Ce que vous dites,
33:47c'est un peu ce que dit
33:48Ségolène Royal aussi,
33:49l'ancienne candidate
33:50du Parti Socialiste.
33:51C'est mauvais ce qu'il y a
33:51à l'élection.
33:52Attendez,
33:53laissez-lui une chance.
34:03Vous êtes dissipé ce soir quand même.
34:05Vous êtes dissipé.
34:07Vous savez quoi ?
34:07Pas dissipé.
34:08Ségolène Royal
34:10qui pousse un coup de gueule
34:11contre l'impréparation
34:12justement du gouvernement
34:14face à cet épisode caniculaire
34:15qui était pourtant selon elle
34:16tout à fait prévisible.
34:18Ils ont l'air tous
34:19de découvrir
34:20ceux qui sont aux responsabilités.
34:22Mais on le savait
34:23puisqu'il y a 10 ans maintenant,
34:25les deux temps passent vite,
34:26il y a eu la conférence de Paris
34:27sur le climat
34:28et tous les pays
34:29ont été mis en garde
34:30contre le risque
34:31de réchauffement climatique
34:33qui irait au-delà
34:34des 2 degrés
34:35et qui rendrait
34:36les températures insupportables
34:37et qu'il était temps
34:39d'agir
34:39et surtout d'anticiper.
34:41Donc on le savait
34:41à la fois sur la durée
34:43et là,
34:43le programme d'action
34:45était calé,
34:46était organisé,
34:47avait commencé d'ailleurs
34:48à être mis en application.
34:50Je dis moi-même
34:51présidente de la COP21,
34:52ministre de l'Environnement.
34:53C'est pour ça
34:54que je ne suis pas contente
34:55de ce qui se passe
34:55parce que je vois
34:56les Français souffrir
34:57alors que tout cela
34:58aurait pu être anticipé.
35:00Alexandre Darnicoli
35:01qui a la raison
35:01de pousser ce coup de gueule
35:02Ségolène Royal ?
35:03Elle a fait partie
35:04du problème
35:05parce que si on suit
35:05justement ce que voulait
35:07la gauche
35:08et ce qu'ils ont mis en place
35:09quand ils ont été aux manettes,
35:10c'était intéressant
35:10de faire un recul
35:11justement depuis 25 ans
35:13parce que tout à l'heure
35:14M. Torres a évoqué
35:15comment on produit
35:16de l'énergie
35:16dans ce pays.
35:17On a vu Agnès Buzyn
35:18qui justifiait
35:19l'impossibilité
35:20d'avoir des clims
35:21par notre incapacité
35:21à produire de l'électricité.
35:22Il faut savoir
35:23qu'en 2005,
35:23on était capable
35:24de produire...
35:26Agnès Buzyn dit
35:27si tout le monde
35:28avait la clim,
35:29on n'arriverait pas
35:29à produire assez
35:30d'électricité
35:30pour alimenter tout le monde.
35:31En 2005,
35:32on était capable
35:33de produire plus
35:33d'électricité
35:34dans ce pays
35:34qu'aujourd'hui
35:35alors qu'on a mis
35:36près de 100 milliards d'euros
35:37sur l'éolien
35:38et le photovoltaïque
35:39en termes d'exonération fiscale,
35:41de subvention,
35:42cet argent,
35:42il aurait été évidemment
35:43bien mieux
35:44dans un plan clim d'adaptation
35:45quand on constatait
35:46qu'il y aurait
35:46un réchauffement climatique.
35:48Et en gardant
35:48les centrales nucléaires ouvertes
35:50parce que le crime,
35:53ça a été
35:53sous Macron.
35:55Et d'avoir priorisé
35:56dans le réseau,
35:56l'éolien et photovoltaïque.
35:58L'homme qui a fermé Fessenheim
35:59s'appelle Le Cornu.
36:01Dix ans après,
36:02ils vous expliquent
36:02qu'on va acheter
36:0330 000...
36:05Et je veux juste dire
36:06que tous leurs arguments
36:07sont binais.
36:07Ils disent que ça émet
36:09des gaz fluorés
36:10mais vous en avez
36:10dans les frigos
36:11des gaz fluorés.
36:11On va faire fermer
36:12les frigos,
36:13les gens vont mourir de faim.
36:14C'est absurde.
36:15Ils disent que ça va polluer
36:17et plus émettre
36:19de gaz à effet de serre.
36:20Mais l'hiver,
36:21justement,
36:21avec les pompes à chaleur
36:22RR,
36:23vous avez 50%
36:24de consommation énergétique
36:25en moins qu'un chauffage
36:26par exemple électrique
36:27et plus de 50%
36:28des émissions de gaz à effet de serre.
36:30C'est dû aux importations
36:31qui sont la conséquence
36:32de la politique
36:33qui a été menée
36:33et qui a fait
36:34un mot sur les feux de forêt
36:35qui sont la conséquence directe
36:36de cette canicule.
36:38Naturellement,
36:38des centaines de pompiers
36:39continuent à lutter
36:40contre les flammes
36:41dans le sud de la France
36:42même si plusieurs incendies
36:43sont ce soir stabilisés.
36:44Laurent Nunez
36:45était dans les Pyrénées-Orientales
36:47où il a fait
36:47un point de situation.
36:48Le ministre de l'Intérieur
36:49qui était également
36:51interrogé sur les moyens.
36:53Avant nous,
36:53suffisamment de moyens
36:54en France pour lutter
36:55contre ces feux de forêt
36:56de plus en plus précoces
36:57et de plus en plus nombreux.
36:59Écoutez-le.
37:00Oui, les moyens
37:01sont suffisants.
37:01On a les 12 Canadaires,
37:02on a les 8 Dash,
37:04on a les avions
37:05que nous louons,
37:06les hélicos que nous louons
37:07qui sont des avions
37:08et des hélicos
37:09bombardés d'eau.
37:10Ils n'ont pas la même capacité
37:11d'emport que les Canadaires
37:12mais c'est une capacité d'emport
37:13qui est assez conséquente.
37:14Est-ce qu'il y a matière
37:15à polémiquer ?
37:16Je ne suis pas certain
37:16parce que les Canadaires
37:19surtout...
37:19Non, non, non.
37:20On a des Canadaires,
37:21on en a plus qu'avant,
37:22on en a acheté...
37:23On n'a pas passé les commandes.
37:25Il n'y a qu'une entreprise
37:26au Canada
37:26qui sait les faire.
37:27Ils ont un canet de commandes
37:28archi-booké.
37:29Donc, il fallait passer
37:30les commandes
37:31bien plus tôt
37:33ou alors construire
37:34ces avions en France
37:35puisqu'on a quand même
37:36une industrie à rentrer.
37:37Ce n'est pas très compliqué
37:37à construire
37:38ces avions à hélice.
37:39Mais on n'a fait
37:40aucune de ces choses-là.
37:41Et aujourd'hui,
37:42on a une flotte de Canadaires
37:43qui est inférieure
37:44à celle de nos voisins.
37:45Il y en a 12 Canadaires.
37:46Ils ne fonctionnent jamais
37:46d'ailleurs tous en même temps.
37:47On en a commandé
37:48deux fois.
37:49Les premiers vont arriver
37:50en 2028,
37:50les autres en 2030 et quelques.
37:53Donc, ça sera très tard.
37:54Ils ont 40 ans d'âge.
37:55C'est parce qu'on est dépendants
37:55justement.
37:56Il y a trois sociétés
37:56qui pourraient être en capacité.
37:57Il faut évidemment
37:58qu'on soit en capacité
37:59de produire des Canadaires
38:00en France
38:01pour pas qu'on soit dépendants
38:02de cette entreprise canadienne.
38:03Et quand Laurent Nunez dit
38:05qu'on a assez de moyens
38:06alors que la moyenne d'âge
38:07de ces Canadaires
38:08en 30 ans,
38:08c'est-à-dire qu'on va combattre
38:09des feux de forêt
38:10qui sont en augmentation
38:10peut-être du fait effectivement
38:12de cette augmentation
38:13des températures
38:13avec des Canadaires de 95.
38:16Moi, j'avais le sentiment
38:16que là, le gouvernement
38:17a plutôt fait le job.
38:18Je peux me tromper manifestement.
38:20C'est-à-dire qu'on en demande
38:22toujours plus à l'État.
38:23C'est-à-dire que là,
38:24il y a quand même
38:24une responsabilité individuelle.
38:25Pour lutter contre les feux de forêt,
38:27oui, on attend que ce soit
38:28l'État qui soit au rendez-vous.
38:29Qui les commet ces feux de forêt ?
38:30J'entends bien ce que vous dites.
38:32C'est l'humain.
38:33C'est-à-dire que c'est la même chose.
38:35C'est la même question
38:36de la responsabilité individuelle
38:38qu'avec Lidl et ces personnes
38:41qui font des scènes de sauvage
38:43pour un climatiseur.
38:44C'est-à-dire qu'à un moment donné,
38:45on vit quand même dans une société
38:47qui normalement est civilisée
38:48avec des êtres humains,
38:49avec des êtres dotés de raison.
38:51Donc oui, quand il y a
38:52une forte période de canicule,
38:53on ne fait pas un barbecue
38:54à côté d'une forêt.
38:55Ça paraît quand même évident.
38:56Et ensuite, on va nous dire
38:57que c'est de la faute du gouvernement.
38:59Moi, je ne défends jamais le gouvernement.
39:00Mais là, pardonnez-moi,
39:01j'ai un petit peu envie de le défendre.
39:02Il nous reste cinq minutes, Pierre Leloup.
39:04Je suis désolé, on va avancer
39:04parce que je veux absolument
39:05qu'on parle de ce qui se passe
39:06à Saint-Paul-de-Vence,
39:08qu'on pensait être épargné
39:09du narcotrafic.
39:11Saint-Paul-de-Vence,
39:113000 habitants,
39:13un village magnifique,
39:14ce village médiéval.
39:15Eh bien non, ce village
39:17est tout de même concerné
39:18par le narcotrafic
39:19qui ont élu domicile
39:20précisément dans ce village
39:22de 3000 habitants
39:22et qui tissent leur toile,
39:24qui développent leur réseau.
39:25Des arrestations
39:26et des interpellations ont eu lieu.
39:28Le reportage de Franck Trivio
39:29et de Michael Dosantos.
39:32À quelques minutes
39:33de la perquisition,
39:34les gendarmes avancent
39:35à Pas-de-Loup
39:36dans les rues
39:37de Saint-Paul-de-Vence.
39:38Une discrétion
39:39qui laisse rapidement place
39:41au bruit du bélier.
39:46La porte du domicile
39:47d'un narcotrafic
39:48en présumé
39:49vient d'être fracturée.
39:50L'individu est interpellé
39:52au réveil.
39:53Il est suspecté
39:54avec trois autres personnes
39:55d'être à la tête
39:56d'un réseau de trafic
39:57de stupéfiants.
39:58Couche pas, allez, démarre-moi,
39:59bouche pas, c'est mon côté-là,
40:00mon côté-là.
40:02Comment tu t'appelles ?
40:04Appelez un ventre.
40:05Ok, mets-toi sur le ventre.
40:05Mets-toi sur le ventre.
40:06Garde tes bras.
40:07Des drogues,
40:08consommées notamment
40:08dans des rave parties,
40:10sont retrouvées
40:10dans cet appartement
40:11et dans d'autres
40:13perquisitionnées
40:13au même moment
40:14aux alentours.
40:1510 kg de kétamine,
40:17mais aussi du cannabis,
40:18de la cocaïne
40:19ou encore de l'ecstasy.
40:21Montant estimé
40:22à la revente
40:22entre 700 000
40:23et 900 000 euros.
40:25Une saisie rendue possible
40:26grâce à une erreur
40:27de livraison.
40:28On a une personne
40:30qui, par erreur,
40:32a deux colis
40:33qui sont livrés
40:34chez elle.
40:35Un de croquettes
40:35pour chat,
40:36un de croquettes
40:37pour chien
40:37qu'elle n'avait pas commandé.
40:39À l'intérieur
40:39de ces colis,
40:40elle fait une découverte,
40:42celle de deux sachets
40:43conditionnés
40:44de poudre
40:45de cristaux blancs
40:46qui s'avèreront
40:47en fait être
40:48des sachets conditionnés
40:49de kétamine.
40:50Lors de ces opérations,
40:51les enquêteurs
40:52ont également retrouvé
40:53deux armes de poing
40:54et plus de 320 000 euros
40:55d'avoir criminels,
40:57de l'argent liquide,
40:58des pièces d'or
40:59mais aussi trois véhicules
41:00de marque allemande.
41:01Au total,
41:02quatre suspects
41:03ont été interpellés,
41:04deux d'entre eux
41:05ont été déférés
41:06pour une comparution immédiate.
41:08Les deux autres
41:08seront jugés
41:09dans les prochains mois.
41:11Voilà pour ce reportage
41:12CNews
41:12où nous avons donc
41:13eu accès
41:13à l'une des perquisitions
41:14menées ce mardi
41:15à Saint-Paul-de-Vence
41:16et aux alentours
41:17et qu'on a l'impression
41:17de se répéter
41:18parce qu'on dit souvent
41:19et c'est la réalité,
41:21plus aucun territoire
41:22n'est épargné,
41:23ça concerne absolument
41:25l'ensemble de nos régions,
41:26de nos villes,
41:27etc.
41:27Mais là,
41:28c'est Saint-Paul-de-Vence,
41:29c'est 3000 habitants,
41:303000 habitants
41:31et on retrouve
41:32des kilos et des kilos
41:33de kétamine,
41:34Jules Torres.
41:35Nos narcos ont du talent,
41:36c'est-à-dire qu'on voit bien
41:37qu'aujourd'hui,
41:38il y a 80% des communes françaises,
41:40des communes françaises
41:41qui sont touchées
41:41par ce narcotrafic,
41:42c'est ce que disait
41:43un rapport de la Cour des comptes
41:44de l'année dernière.
41:45Donc évidemment
41:46que l'hydre,
41:47les tentacules
41:48de ce narcotrafic
41:51qui représente encore une fois
41:527 milliards d'euros
41:53de chiffre d'affaires,
41:54de seulement de chiffre d'affaires
41:55chaque année
41:56qui payent entre
41:57200 et 300 000 personnes
41:59chaque année,
41:59évidemment qu'on est incapables
42:00aujourd'hui de lutter contre ça
42:02parce qu'ils sont toujours
42:02en avance sur nous
42:03et ce n'est pas
42:03les petites lois.
42:04Ce n'est pas ce que dit
42:05le chef de l'État.
42:05Le chef de l'État
42:06dit qu'on gagne du terrain.
42:07Le chef de l'État
42:08dit que tout va bien.
42:09Il dit que tout va bien sur tout,
42:10que sur le chômage,
42:11ça va bien,
42:12que sur l'économie,
42:13ça va bien,
42:13que sur l'immigration,
42:14ça va bien.
42:14Donc à un moment donné,
42:15je vous propose une chose
42:16tous les deux,
42:16c'est qu'on arrête
42:16de l'écouter
42:17et je sais que vous le faites
42:18extrêmement souvent
42:19mais bien sûr
42:19qu'on est en retard
42:20sur le narcotrafic,
42:21bien sûr que les narcotrafiquants
42:23se rient de nous
42:24quand on est un ministre
42:26de l'Intérieur
42:27et qu'on dit
42:27tout va bien se passer.
42:28Non, tout ne va pas bien se passer.
42:29On a encore une fois
42:30des personnes qui meurent,
42:31des personnes qui sont
42:33dans des réseaux
42:33et qui n'ont pas de liberté
42:36donc évidemment
42:37qu'on est en train
42:38de la perdre cette guerre.
42:38Pierre Lelouch,
42:39ça vous étonne quand même
42:40que le narcotrafic
42:41gangrène,
42:42y compris
42:43nos plus petites communes ?
42:45Moi ce que je crains
42:46c'est qu'ils congrènent
42:48des morceaux
42:48de l'État régalien
42:49c'est-à-dire
42:50la police,
42:51la justice,
42:53la pénitentiaire,
42:53ça commence.
42:54On l'appelle
42:54la mexicanisation ?
42:56Oui, c'est ça que je crains
42:57c'est qu'il y a
42:57un moment de bascule
42:59où la France peut devenir
43:00un narco-État
43:01à cause de sa faiblesse.
43:02On en est proche
43:03ou pas de ce point de bascule ?
43:04Je ne sais pas vous dire
43:05parce que je n'ai pas
43:06le nez dedans
43:06mais je m'inquiète de ça
43:08parce que je regardais
43:09la Belgique
43:09elle est déjà passée
43:10de l'autre côté
43:10en Hollande
43:11on n'en est pas loin
43:12donc il faut faire
43:13extrêmement attention à ça
43:15il y a tout un volet international
43:16qui manque
43:17dans notre politique
43:18anti-drogue
43:19parce que la drogue
43:20elle arrive bien
43:20de quelque part
43:21on sait parfaitement
43:22d'où elle vient
43:22et je n'ai pas l'impression
43:24qu'il y ait des politiques
43:26un peu fortes
43:28dans ce domaine
43:28pour dire j'ose très gentiment
43:29donc oui
43:30il y a un vrai sujet
43:32et je suis un peu
43:34même très inquiet
43:35que ça fasse partie
43:36vraiment des
43:36quand on regarde
43:37la France Post 2027
43:38et les grandes vulnérabilités
43:40la drogue en étude
43:41Alexandre Nicodic
43:42en quelques secondes
43:43oui oui
43:43non non
43:43mais c'est terrible
43:44parce que ça fait des années
43:45qu'on entend ça
43:45et Gerdinard Manin
43:47disait qu'il allait mener
43:48sa bataille de Stalingrad
43:49qu'il n'allait plus avoir
43:50de points de vente
43:51on voit que ça n'a jamais
43:52été aussi important
43:53Retailleau aussi
43:54il a fait les prisons
43:54de haute sécurité
43:55qui semblent plutôt bien
43:56fonctionner pour le coup
43:57aujourd'hui
43:57quand on voit
43:58l'augmentation du trafic
43:59c'est bien la preuve
44:00que ça ne fonctionne pas
44:01qu'il va falloir que
44:03pour eux-mêmes
44:04dès les plus jeunes
44:05il y ait des premières condamnations
44:07parce que ça ne doit jamais
44:08servir d'exemple
44:09de rentrer dans le trafic
44:09de drogue
44:10et gagner de l'argent
44:10comme ça
44:11et aujourd'hui
44:12vous avez beaucoup de quartiers
44:13où ça sert d'exemple
44:14et je finirai juste
44:15parce qu'on a beaucoup parlé
44:16d'Edouard Philippe
44:17par rappeler que
44:18le premier port d'arrivée
44:19de la drogue en France
44:20c'est le port du Havre
44:21donc pour un monsieur
44:22qui représente l'ordre
44:24en tout cas
44:25ça ne se passe pas comme ça
44:26au Havre
44:26il n'y a pas la main
44:27sur les autres
44:27ce sera le mot de la fin
44:30merci à tous les quatre
44:31merci à tous les quatre
44:34d'être venus ce soir
44:35sur le plateau
44:35de l'heure des pros
44:36merci à vous de nous avoir suivis
44:38merci à Astrid Yalik
44:39Axel Thomas
44:40et Alexis Burry
44:41qui m'ont aidé
44:41à préparer cette émission
44:43dans un instant
44:43vous avez rendez-vous
44:44avec Olivier de Quai-Renflech
44:46pour la soirée
44:47et puis demain
44:48l'heure des pros
44:48avec l'ami Thomas Bonnet
44:50très bonne soirée
44:50bon week-end à tous
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