- il y a 14 heures
Ce vendredi 6 février, Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac, Damien Dierickx, gérant long-short valeurs industrielles chez Exane AM, et Olivier Raingeard, directeur des investissements chez Neuflize, se sont penchés sur la dépréciation de Stellantis et le secteur de la tech en bourse dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Et nos experts, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Olivier Ringard, directeur des investissements de Neuflis OBC.
00:08Bonsoir Olivier.
00:09Bonsoir.
00:09Avec Kévin Tozet, bonsoir Kévin.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:11Membre du comité d'investissement de Carmignac et Damien Dierix pour Hexanaem.
00:15Bonsoir Damien.
00:16Bonsoir.
00:16Il connaît sur le bout des doigts chaque constructeur automobile.
00:20Autant vous dire que la chute de Stellantis aujourd'hui de 23%,
00:23il saura vous en parler et dans les détails.
00:26C'est vraiment la sensation du jour.
00:27Bien sûr, on va tirer des leçons plus globales sur le marché de cette nouvelle semaine qui s'achève.
00:32La tech.
00:33Amazon perd 8% après sa montagne d'investissement annoncée hier soir.
00:36On va en parler en l'enlargant travers.
00:38Mais d'abord, vraiment, il faut qu'on s'attaque à ce monument,
00:41cette chute monumentale de Stellantis.
00:43Moins 23.
00:44Le titre est au plus bas depuis mai 2020, désormais.
00:47Donc ça nous ramène à la crise Covid.
00:49En raison de cette charge exceptionnelle, 22 milliards d'euros.
00:51Parce que Stellantis a fait un peu marche arrière sur le 100% électrique.
00:54Ils se sont rendus compte que ça ne marchait pas autant qu'espéré.
00:55Résultat, ils ont fait marche arrière.
00:57Ça entraîne ces recharges exceptionnelles.
00:59Moins 22%.
01:00Quand vous voyez ce qui est en train de se passer,
01:03l'impact aussi sur les produits structurés, Kevin,
01:05parce que Stellantis est très présent au cœur de beaucoup de produits structurés.
01:09Qu'est-ce que vous vous dites là ?
01:10Quel signal envoie Stellantis au reste du marché et de son secteur automobile ?
01:14C'est surtout un risque spécifique.
01:18Mais c'est vrai que de voir un acteur faire demi-tour sur le véhicule électrique...
01:22Ce n'est pas le seul.
01:23Non, ce n'est pas le seul.
01:24Mais pour réinvestir 22 milliards, pour aller refaire quelque chose qu'il a priori il savait faire,
01:29c'est-à-dire du véhicule thermique, ça pose question.
01:32C'est vrai que la séquence, elle interroge aussi.
01:34On avait eu des chiffres de l'association des fabricants d'automobiles pour le mois de décembre.
01:39Et on avait vu justement ces véhicules électriques,
01:43les ventes de véhicules électriques sur le mois de décembre,
01:45passer devant les ventes de véhicules thermiques.
01:49Donc voilà, il y a quand même quelque chose qui se joue sur cette séquence-là.
01:53Et donc le risque quand même qu'il passe complètement à côté de ce qui sera le futur de l'automobile.
01:59On entend bien les problématiques de marge, le loup est dans la bergerie,
02:02le véhicule électrique chinois qui est 20-30% moins cher,
02:07qui est beaucoup plus efficace.
02:08On en a déjà parlé ici, la fameuse citation du PDG de Ford
02:13qui disait qu'il préférait conduire une voiture Xiaomi qu'une Ford
02:17et qu'il n'en changerait pour rien au monde.
02:18Le patron de Ford a dit qu'il préférait conduire une Xiaomi qu'une Ford.
02:21Qu'il n'en changerait pour rien au monde.
02:24C'est de l'ordre de l'anecdote, mais ça veut dire quand même beaucoup de choses.
02:29C'est le retour à la case départ le plus cher de l'histoire.
02:31A la case départ, il ne faut pas exagérer, mais voilà le retour en arrière,
02:33la marche arrière la plus onéreuse.
02:3522 milliards d'euros, donc cette charge annoncée par Stellantis.
02:38Le titre, c'est un choc industriel et un choc boursier aujourd'hui,
02:41puisqu'au 22 milliards de charges, il faut ajouter le prix boursier,
02:44moins 23% en ce moment pour cette action, Antoine.
02:46C'est vrai que les cycles de l'automobile,
02:49notamment si on les superpose aux cycles économiques,
02:52sont quand même assez violents.
02:54Je crois que le choc qu'on est en train, cette espèce de contre-révolution autour de l'électrique,
03:01il n'y a pas eu de choc plus violent depuis que Carlos Ghosn a arrêté cette espèce de course au volume effrénée
03:07qu'il avait voulu au sein de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.
03:12Depuis, la capitalisation avait lourdement chuté et c'était une chute très lente.
03:16Là, c'est une chute très violente parce qu'on est en train de se rendre compte
03:20que Carlos Tavares avait peut-être raison quand il parlait d'effet de bord
03:24et d'une révolution électrique qui n'avait rien d'environnemental,
03:28rien de technique, mais qui était juste imposée politiquement par les autorités européennes notamment.
03:33Effectivement, Carlos Tavares, au moment où le 100% électrique devenait à la mode,
03:37expliquait que c'était une erreur.
03:39C'était une erreur industrielle, c'était un choix politique
03:41et qu'on en paierait la facture à long terme.
03:43Il disait on va le faire, on est obligé de le faire,
03:45on a décidé de tuer le diesel, c'est fait, on en prend acte,
03:49on a l'agilité pour le faire, il va y avoir des effets de bord,
03:52ça va être saignant, mais on va le faire.
03:54Il l'a fait et là-dessus, il avait prévenu et tout est en train de se réaliser.
03:59C'est ça, on verra la facture à long terme, avait-il dit.
04:01Le long terme, c'est aujourd'hui, la facture, c'est cette charge,
04:02donc 22 milliards d'euros, Stellantis.
04:05On regardait sa capitalisation, Damien Stellantis, aujourd'hui,
04:07avec cette chute de 24%, la capille est inférieure au montant de la charge qui a été annoncée.
04:11Exactement, c'était à peu près la même hier, en fait.
04:15Avant la chute, on était à 23 milliards.
04:17Oui, on repasse sous les 22 qui ont été annoncés.
04:20Oui, largement.
04:23Non, en fait, 22 milliards, en fait, il faut le mettre en regard,
04:28en fait, c'était attendu à moitié, si je peux me permettre.
04:32On ne s'attendait pas à autant, c'est ça le sujet, en fait, aujourd'hui.
04:34Le sujet, ce n'est pas 22 milliards, le sujet, ce n'est pas 22,
04:37on attendait entre 9-10.
04:39Parce qu'en fait, ça fait écho à ce qu'a raconté Ford mi-décembre,
04:44ce qu'a raconté GM tout début janvier.
04:46Ils ont tous les deux passé aussi des énormes imperments sur leurs comptes liés à l'électrique.
04:53Ford, 19 milliards et demi, on l'a oublié, mais ils ont passé 19 milliards et demi mi-décembre
04:58sur l'Ivy directement en disant, en fait, ça ne marche pas.
05:01Et puis, les règlements font que maintenant, on n'est plus obligés d'avoir tout ça.
05:04Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
05:05On prend nos plateformes, on a investi dessus, c'est dans nos comptes.
05:09Avec les comptes GAP ou IFRS chez nous, c'est la même chose.
05:12L'idée, c'est de dire, on a mis de la valeur dans nos comptes.
05:16On a investi dans quelque chose qu'on va vendre pendant X années.
05:20Bon, en fait, ces véhicules, on ne va pas les vendre.
05:22Parce qu'en fait, personne n'en veut.
05:23C'est ça.
05:24Et qu'aux US, ça ne se vendra pas.
05:26Donc, ce qu'on est obligé de faire, c'est de reconnaître que dans nos comptes,
05:29tout ce qu'on a investi, c'est-à-dire les plateformes,
05:31et en fait, c'est l'essentiel de ce qui passe dans les comptes aujourd'hui,
05:34c'est 15 milliards sur les 22, c'est l'élimination de la valeur dans les plateformes électriques.
05:41100% électriques, oui.
05:42Voilà, 100% électriques, qui sont passées à zéro, tout simplement.
05:45C'est le communiqué.
05:46Le communiqué de Celentis dit, cette charge exceptionnelle est en grande partie du haut coup
05:49d'avoir surestimé le rythme de la transition énergétique,
05:53ce qui a éloigné le groupe des besoins, des moyens financiers
05:55et des désirs réels de nombreux consommateurs.
05:58Il avait déjà dit, hein, Philosa ?
05:59Et c'est Théo le mantra, je suis d'accord avec vous,
06:01c'est le mantra de Tavarez, c'est-à-dire, il y a un problème,
06:04c'est qu'on est en train, entre guillemets, d'obliger les gens
06:07à acheter quelque chose qu'ils n'ont pas envie d'acheter,
06:09à utiliser quelque chose qui n'est pas encore complètement au point
06:13par rapport à ce que nous, on sait faire,
06:15et donc ça ne va pas marcher.
06:17Et effectivement, je vais me permettre de dire,
06:19si décembre était bien, c'était juste parce que c'était la fin d'Incentive,
06:23et donc tout le monde s'est jeté dessus en disant,
06:25moi, il m'en faut parce que c'est la fin.
06:27Parce que si vous regardez les chiffres, en fait, non.
06:29Ça ne marche pas, l'électrique, 200% électrique, ça ne prend pas.
06:32Ça monte, mais parce qu'ils sont tous obligés d'en vendre.
06:35Au rabais, quoi.
06:36Au prix Volkswagen, ils sont obligés d'en vendre,
06:39mais ce n'est pas pour faire des marges.
06:41C'est pour ne pas payer d'amendes.
06:44Regardez les prix de l'électrique sur le marché de l'occasion.
06:47Ça s'effondre.
06:48C'est une catastrophe.
06:49Il y a 500 bar, pardon, il y a 500 millions d'euros
06:51d'amendes dans les comptes, là,
06:54dans les 22 milliards,
06:56il y a 500 millions d'euros d'amendes aussi,
06:58sur le LCV.
06:59On peut en reparler aussi.
07:00Le LCV, je ne suis pas spécialiste.
07:03Bonsoir à tous.
07:05Pardon.
07:05Vous savez, les vannes,
07:07pas le véhicule particulier,
07:08mais les vannes qui sont utilisées par les professionnels,
07:10les utilitaires.
07:11Voilà.
07:12En français, les utilitaires.
07:14Ils passent des provisions
07:15parce qu'ils sont obligés de payer des amendes là-dessus.
07:17Parce que là, vraiment,
07:19le take-off, il n'est pas du tout,
07:21il ne vient pas du tout.
07:22Les professionnels n'en veulent pas.
07:24Les particuliers, ça passe un peu plus
07:26parce qu'il y a eu les incentives un peu plus sympathiques.
07:28Il y a eu, vous savez,
07:31l'État français a remis en route
07:33son programme
07:35à les véhicules électriques pas chers.
07:37Oui, oui.
07:38Loyer à 100 euros.
07:39Bon, les gens se jettent dessus.
07:40En fait, ce sont beaucoup moins jetés dessus.
07:43Pardon.
07:43Résultat ?
07:44Résultat.
07:45C'est à la fin de la foire.
07:46Alors, on va voir si c'est la fin de la foire, d'ailleurs,
07:47parce que certains craignent que ce ne soit qu'une première charge,
07:50que d'autres, ce sera que le montant de 22 milliards
07:52soit complété en cours d'année.
07:54En fait, c'est le stress du jour, en fait.
07:56Encore une fois.
07:57Ah, d'accord.
07:58Le coût de...
07:59C'est-à-dire que le montant de la charge étant là,
08:00supérieur à ce qu'on attendait,
08:01on se demande si ce ne sera pas encore supérieur à l'avenir.
08:04Ce n'est pas exactement ça.
08:04C'est pas totalement ça.
08:06Les 22 milliards...
08:0730 secondes, Damien.
08:08Je vais très vite.
08:0915 milliards, on a dit, c'est les véhicules électriques.
08:12Ce qui stresse les gens, c'est de se dire,
08:13bon, ils ont géré les US, ils n'ont pas géré l'Europe.
08:16La part de marché en Europe, elle a baissé,
08:18elle continue de baisser, elle ne redémarre pas,
08:20on ne la voit pas redémarrer.
08:21Aux US, ce n'est pas le cas.
08:22Elle est en train de redémarrer.
08:23Ce n'est pas immédiat,
08:25ce n'est pas 15% de part de marché d'un seul coup.
08:27Ça remonte.
08:28Mais en Europe, les gens ont peur.
08:29Ils se disent, en fait, il va falloir fermer une usine en Europe
08:32et donc, il manque des charges de restructuration.
08:35Dans ces comptes, il y a des charges de restructuration.
08:37Il n'y a pas la fermeture d'une usine.
08:39Il n'y a pas de fermeture d'usine
08:39parce que, Philosa, il nous l'a dit cet après-midi,
08:42moi, mon plan, c'est de reprendre les parts de marché aux US, en Europe.
08:45J'ai un plan produit, il va marcher ou pas, on verra,
08:49mais j'ai un plan pour redémarrer.
08:50Si j'ai un plan pour redémarrer, je ne vais pas fermer mes usines.
08:53Ça paraît assez logique.
08:54Mais le stress du marché, c'est de dire, bon, c'est ça que ça coûte.
08:57Olivier, en plus, Stellantis est au cœur des produits structurés.
09:01Regardez, c'est dans le top 3 des actions les plus présentes,
09:04les plus détenues au cœur des produits structurés
09:05parce que Stellantis, c'est une vache à lait en termes de dividendes.
09:07Alors, en plus, Stellantis annonce qu'il n'y aura pas de dividendes aux actionnaires.
09:10Donc, évidemment, Stellantis au cœur des produits structurés.
09:13Donc, c'est un sujet industriel, bien sûr, Stellantis.
09:15C'est un sujet boursier et financier.
09:19Oui, mais c'est un sujet qui est déjà bien identifié
09:21puisqu'on voit que le secteur automobile européen
09:24sous-performe maintenant depuis plusieurs mois.
09:28C'est un secteur qui est somme toute peu attractif
09:30entre une réglementation qui change les lois du marché
09:33et une compétition extrêmement forte du secteur chinois.
09:38Donc, à partir de là, si on est massivement investi
09:45sur le secteur automobile, on a quand même une problématique
09:49de compréhension de l'environnement dans lequel on est aujourd'hui.
09:53C'est ce qu'il faut tout de même intégrer lorsqu'on est un investisseur
09:57et qu'on essaie d'avoir un portefeuille bien diversifié.
10:00Oui, mais du coup, qui sera le prochain ?
10:03C'est-à-dire que Stellantis fait cette annonce
10:04parce qu'ils ont fait un peu marche arrière sur le véhicule 100% électrique.
10:07Voilà ce que ça coûte, c'est le retour à la case départ
10:09en caricaturant, on est d'accord, le plus cher de l'histoire.
10:12Terrible, 22 milliards cette charge.
10:14Vous vous en êtes à vous demander
10:15qui seront les prochains à faire ce genre d'annonce du coup ?
10:17Pas particulièrement, parce qu'on n'est pas particulièrement exposé à ce secteur-là.
10:21Ça vous fait marrer vous en fait ?
10:23Non, ça ne me fait pas marrer.
10:24Non, ça ne me fait pas marrer parce que c'est comme je disais.
10:27Il y a des vrais actionnaires au bout et une vraie industrie.
10:29Non, mais c'est d'abord une démonstration qu'une régulation mal contrôlée et mal calibrée
10:37peut avoir des impacts très puissants sur les acteurs économiques.
10:43Et pour l'Europe, globalement, on a un secteur automobile qui est sous pression,
10:48alors que l'automobile était considérée comme une des forces de l'Europe il y a de ça encore quelques années.
10:54Et donc ça alimente la fragilité européenne.
10:57Oui, mais le tout vertu, le tout vert tout simplement, pas vertu, vert.
11:02On voit que même l'Europe commence à faire marche arrière.
11:04On a pas mal d'infos de presse qui sont passées cette semaine
11:06sur le fait que Bruxelles compte assouplir ses règles d'émission de CO2.
11:11On sait déjà que les véhicules thermiques, finalement, ne seront pas interdits à l'horizon 2035 en Europe.
11:16Là aussi, c'est un retour en arrière des Européens.
11:18On peut en penser ce qu'on veut, mais pour les industriels, effectivement,
11:21il y a de quoi passer des charges, effectivement.
11:23Non, on en aura d'autres à venir, d'après vous, Kevin ?
11:25Je sais que sur la réglementation européenne, voilà.
11:30On en parle comme d'un carcan, mais quand elle change, c'est encore plus pire.
11:33Il y a une marche arrière qui est faite pour les particuliers.
11:36Il n'y a pas de marche arrière qui est faite pour les flottes d'entreprises, par exemple.
11:41Donc voilà, il y a quand même toute cette ambivalence-là
11:43qui, clairement, n'aide pas, j'imagine, les capitaines d'industrie
11:46à avoir une vision ou un plan stratégique à avoir plusieurs années.
11:51Et on rappelle que là, c'est sur le continent nord-américain
11:54que Stellantis a des difficultés.
11:56Et en raison, en effet, des moindres ventes électriques
11:59que ce qu'imaginait Stellantis, que cette charge est annoncée.
12:01Ce n'est même pas dû à l'Europe.
12:02Vous le disiez, l'Europe, c'est peut-être à venir.
12:03On verra.
12:04L'Europe, il y a un peu de charge de restructuration,
12:06mais c'est assez...
12:07Je me permets de vous dire, quand même,
12:10il y a un article dans les échos
12:12qui est de ce début de semaine,
12:14où vous avez M. Blumeux, le patron de Volkswagen,
12:17et Antonio Filosa, le patron de Stellantis.
12:20Donc, en gros, je vous la fais courte,
12:22à peu près 30% de parts de marché en Europe
12:24qui font une nouvelle alerte auprès des autorités européennes
12:28en disant, le compte n'y est pas.
12:30On s'est rencontrés en décembre.
12:32Vous nous avez donné des indications.
12:34Bon, d'accord, ce ne sera pas 100% d'électrique.
12:37Vous aurez une petite marge.
12:38Les 10%, en fait, ce n'est pas assez.
12:39Il n'y a pas eu de décision prise sur les utilitaires.
12:42Et on voit ce que ça donne.
12:43Ils redisent, attention, on n'y est pas.
12:46Donc, quand vous me dites, est-ce qu'il y en aura d'autres ?
12:48Volkswagen, ils ont commencé, eux aussi,
12:50à faire des grosses restructurations.
12:51Ils ont commencé à fermer des usines, eux.
12:55Mais ils ont aussi un souci électrique,
12:57comme les autres.
12:58Et puis, quand on suit l'actualité automobile
13:00au jour le jour, ça se fait à bas bruit.
13:02Mais on voit, il y a des tas de projets
13:04qui sont annulés.
13:05La Porsche qui a annoncé
13:06qu'il n'y aurait pas leur petit modèle.
13:09718, B&V ?
13:10Eh bien oui, elle devait être en électrique.
13:12Elle ne le sera pas, parce que personne n'en veut.
13:14Encore une vie.
13:14Donc, ça se fait à bas bruit.
13:16On le voit.
13:16Et puis, au bout d'un moment,
13:17sur les trimestriels, ça commence à se voir
13:19sur les grandes alliances.
13:20Il y a des provisions.
13:21Et il y a des moyens
13:23qui doivent être redistribués.
13:25Peut-être plus vers l'hybride.
13:27Mais certainement pas un abandon du thermique,
13:29comme c'était le projet à l'origine.
13:30Nos auditeurs, ils réagissent à nos échanges
13:32à cette chute historique de Stellantis,
13:33moins 25%.
13:34Ça fait réagir, effectivement.
13:37Max nous écrit sur le Félix BFM Bourse.
13:39Stellantis, nous dit Max,
13:39c'était la machine à cache du secteur.
13:41Maintenant qu'elle brûle de la trésorerie
13:42pour se restructurer,
13:44et avec cette charge en plus,
13:45a-t-elle encore les moyens de lutter
13:46contre Tesla et les Chinois comme BYD ?
13:48Tamien ?
13:49Alors, en termes de cache,
13:50ça aussi, c'est le deuxième sujet.
13:51En fait, 22 milliards, ça paraît énorme.
13:56Effectivement, la réalité cache de ce sujet,
13:59c'est 6 milliards et demi.
14:006 milliards et demi, c'est ce qu'ils vont devoir sortir
14:03pour compenser les suppliers automobiles,
14:07les équipements automobiles,
14:08qui, eux, se sont engagés sur des programmes,
14:10sur plusieurs années.
14:12Ils ont développé des produits,
14:13ils ont développé des usines
14:15pour pouvoir alimenter les véhicules
14:18qui devaient être construits.
14:19On leur dit, finalement,
14:20soit ce véhicule,
14:20en fait, on ne va pas faire le volume
14:22qu'on avait dit,
14:23mais 20% de ce qu'on vous avait dit,
14:25voire il n'y en aura plus du tout.
14:26Donc, il faut compenser les suppliers,
14:28les équipementiers, pardon,
14:30pour ces pertes, il faut les compenser.
14:32Donc, ces 6 milliards et demi,
14:33ils vont sortir sur 4 ans.
14:35Il y a 2 milliards l'année prochaine
14:37et le reste, sur les années suivantes.
14:40Est-ce que, en termes de free cash flow,
14:42parce que c'est ça qui compte
14:43à la fin de l'histoire,
14:45comment on se situe ?
14:47En fait, l'histoire qu'a raconté Philosa
14:49depuis qu'il a pris les rênes du groupe,
14:52c'est, je vais améliorer les choses
14:53tranquillement, mais sûrement.
14:56Et effectivement,
14:57quand vous regardez la suite de chiffres,
14:59il y a eu un gros trou de free cash flow
15:00au premier semestre 2020,
15:04deuxième semestre 2024.
15:05On a divisé par deux la charge
15:07au premier semestre 2025.
15:09On divise par deux encore
15:10au deuxième semestre 2025
15:12et il nous dit, ça va s'améliorer.
15:14Néanmoins, je vais devoir payer
15:152 milliards l'année prochaine.
15:16On fera, a priori,
15:18zéro free cash flow l'année prochaine.
15:19On reparlera tout à l'heure
15:20de Stellantis,
15:21moins 25% à l'approche de la clôture.
15:23Juste avant, 14 marques quand même
15:24dans le groupe.
15:25Il y a Peugeot, Fiat, Chrysler, Jeep.
15:27Est-ce que Stellantis
15:29peut encore continuer
15:30à porter 14 marques
15:31alors qu'il doit réduire autant
15:32ses coûts, ses investissements ?
15:34Ça fait partie des sujets
15:35qu'on leur adresse très souvent.
15:40Cet après-midi,
15:40Filosa a dit qu'il donnait rendez-vous
15:42le 21 mai, le jour du CMD,
15:44parce qu'il va présenter son plan
15:46à lui pour Stellantis.
15:49Et il me semble
15:49qu'on va devoir parler de marques.
15:53Oui, comme tout cela est joliment dit.
15:55On poursuit nos échanges
15:56dans un instant.
15:57Avec ce potentiel aussi
15:58à venir sur les marchés,
15:59nos marchés européens
15:59qui auront bien résisté
16:01aux secousses américaines
16:02cette semaine.
16:02On viendra sur Amazon aussi.
16:04En revanche, en baisse Amazon
16:05après sa montagne d'investissements
16:06annoncée hier soir,
16:07moins 8%.
16:07Mais d'abord,
16:08on est à un quart d'heure
16:09de la clôture ici en Europe.
16:11Notre CAC 40 gagne 0,5%
16:13porté par Vinci.
16:14C'est même un plus haut historique
16:15aujourd'hui pour Vinci
16:16après une super publication.
16:17Vinci, plus 9,7%,
16:18malgré des charges fiscales
16:20exceptionnelles.
16:20Vous savez,
16:20cette contribution
16:21de payer un certain nombre
16:23d'entreprises fiscales
16:24est dite exceptionnelle.
16:25Ça n'a pas empêché Vinci
16:26de surprendre positivement
16:28le marché.
16:28Donc sur son exercice annuel,
16:30plus 9% en ce moment
16:31pour cette valeur.
16:32Dans son sillage,
16:32FH gagne 5%.
16:33Encore une hausse
16:34pour ArcelorMittal.
16:35C'est un carton en ce moment
16:36en cette valeur,
16:37plus 4,8%.
16:37Et puis en repli,
16:38en dehors de Stellantis,
16:40on le met à part.
16:41Danone perd 3,8%.
16:42Et puis Renault perd 3%.
16:44On parle de tout ça
16:45avec nos trois experts
16:46Olivier Rangard,
16:47Kevin Tosé
16:48et Damien Dierix.
16:50Ce qui est terrible
16:50pour Stellantis,
16:51c'est que le titre
16:52perd 25%.
16:53Ça n'empêche pas
16:53le CAC de gagner 0,5%.
16:55C'est un membre du CAC
16:56mais même quand Stellantis
16:57perd 25%,
16:57le CAC progresse.
16:58C'est dire à quel point
16:59c'est devenu un nain
17:00quand même dans le CAC 40.
17:01C'est le secteur automobile
17:02aujourd'hui qui souffre
17:03et ça se reflète.
17:04Ça se reflète aussi
17:05dans sa taille en bourse.
17:07En revanche,
17:07de l'autre côté du spectre,
17:08on a la tech.
17:09Alors là, franchement,
17:10la tech cette semaine,
17:11c'est complètement dingue
17:12ce qui se passe.
17:13On en a vécu des semaines
17:14dingues sur la tech,
17:15Olivier, Kevin, Damien.
17:17Mais là,
17:17on est vraiment servi.
17:18Hier soir,
17:19Amazon a annoncé
17:19un Everest d'investissement,
17:22200 milliards de dollars
17:23d'investissement.
17:24C'est à qui il va annoncer
17:24les plus grands investissements
17:25dans la tech ?
17:26200 milliards.
17:27C'est sanctionné
17:28comme ça avait été sanctionné
17:29pour Alphabet
17:30comme pour Microsoft.
17:31Aujourd'hui,
17:32Amazon perd 8% à New York.
17:34L'an dernier,
17:35on récompensait
17:36ceux qui investissaient,
17:38s'investissaient plus dans l'IA.
17:39Cette année,
17:40on tente à plutôt
17:41les punir, Olivier.
17:44Oui, le sujet de l'IA
17:46est en train de mûrir
17:48dans l'esprit
17:50des investisseurs
17:50avec pas mal
17:52de questionnements.
17:53Je pense qu'il faut
17:54regarder ce sujet de l'IA
17:55de deux manières.
17:56De la manière top-down,
17:58macro,
17:58et de la manière
17:59microéconomique.
18:01Sur le point macro,
18:02ce que l'on sait,
18:03c'est que les investissements
18:03pour les 3-4 prochaines années
18:05vont être colossaux.
18:06Vous avez des études
18:07qui vous indiquent
18:08que c'est 5 100 milliards
18:09de dollars
18:09dans un scenario central
18:11qui seront investis
18:12à l'horizon 2030.
18:14Et on sait que
18:15si ces investissements
18:16sont réalisés,
18:16ça participe à soutenir
18:18l'économie mondiale
18:20et l'économie américaine.
18:21Donc ça,
18:22c'est le facteur positif.
18:24Et puis après,
18:24sur la dimension micro,
18:28vous avez 3 types
18:29d'entreprises
18:30qu'il faut regarder.
18:31Vous avez d'abord
18:32celles qui sont vraiment
18:33au cœur de l'écosystème
18:35intelligence artificielle,
18:37dont Amazon,
18:38et qui sont en train
18:39de procéder
18:40à ces investissements.
18:42Vous avez les entreprises
18:44qui vont bénéficier
18:46de l'intégration de l'IA
18:47dans leur système opératoire
18:50de production,
18:51de consommation.
18:52Et puis,
18:53vous avez également
18:53les entreprises
18:54qui vont se faire
18:54totalement disrupter,
18:57d'où tout le questionnement
18:58qu'on a eu autour
18:59des logiciels.
19:00espèces en voie de disparition
19:02ou pas ?
19:03C'est une autre question
19:06on l'abordera après.
19:06C'est une question de la semaine.
19:08Il y a deux lames
19:09dans la tech.
19:10Il y a les montagnes
19:10d'investissement
19:11qui inquiètent le marché
19:11et les logiciels
19:12qui risqueraient peut-être
19:13de disparaître
19:14remplacés par l'IA.
19:15Donc sur la partie investissement,
19:17pour revenir,
19:17pour l'instant,
19:17les investissements
19:18qui sont annoncés
19:19sont peu ou prou en ligne
19:20avec ce qui est anticipé
19:21à l'horizon 2030.
19:23Il n'y a rien de spectaculaire
19:25en termes de surinvestissement.
19:26Par contre,
19:27c'est en train de changer
19:28le business model
19:29de ces entreprises technologiques
19:32qui étaient jusqu'à là
19:33leaders mais très peu
19:35capitales et intensives
19:36avec énormément de cash
19:38et des valorisations
19:39qui reposaient
19:40sur des perspectives
19:40de croissance fortes
19:43mais donc des valorisations tendues.
19:45Là, on est probablement
19:46en train de faire évoluer
19:48le business model
19:50d'un certain nombre de sociétés
19:51qui commencent à avoir
19:54une composante
19:55un peu infrastructure potentiellement.
19:57Et si on change
19:58ce business model,
19:59ça signifie
19:59qu'on évolue
20:01vers des sociétés
20:02dont la croissance
20:02in fine sera moins forte
20:03et dont les valorisations
20:05seront également
20:06moins tendues.
20:07Et les investisseurs
20:08sont en train
20:08d'essayer
20:08d'apprécier
20:09toutes ces dimensions
20:12d'où la volatilité
20:13que l'on a aujourd'hui.
20:14C'est exactement ça
20:14parce que les GAFAM
20:16sont les acteurs
20:16de l'économie immatérielle
20:18et ils sont en train
20:19par leurs dépenses
20:20d'investissement
20:20nécessaires à l'IA.
20:21Il faut des ressources,
20:22il faut de l'énergie,
20:23il faut plein de trucs,
20:24des puces,
20:24il faut de la matière
20:25pour nourrir l'IA.
20:26Ils sont en train
20:26d'apprendre
20:27à devenir des entreprises
20:28non plus d'économie immatérielle
20:30mais de l'économie
20:30extrêmement matérielle.
20:31Ils sont en train
20:32de devenir un peu
20:32comme des pétroliers.
20:33Ils ont besoin
20:34d'aller forer
20:35la data
20:36et ensuite de la raffiner
20:37pour la transformer
20:38en IA
20:38et ça passe
20:39effectivement
20:39par de l'infrastructure
20:40physique.
20:40Oui mais je crois
20:42que c'est ça
20:42qui est aussi intéressant
20:43dans ce que nous disent
20:44les résultats d'Amazon
20:45c'est-à-dire que
20:46alors oui
20:47il y a cette surprise
20:48dépensière
20:50cette folie dépensière
20:51comme peuvent le dire
20:52certains
20:52pour autant
20:53quand on voit
20:54les chiffres d'AWS
20:55donc du cloud
20:57d'Amazon
20:57ils sont en croissance
20:58de 20-25%
21:00d'une année sur l'autre
21:01et ce que nous dit
21:02quand même Amazon
21:03c'est que
21:03ces dépenses d'investissement
21:05là
21:05elles sont faites
21:06pour répondre à une demande
21:07c'est-à-dire qu'aujourd'hui
21:08Amazon n'arrive pas
21:09à satisfaire
21:10à l'ensemble de la demande
21:11et donc c'est un frein
21:12à sa croissance
21:13donc ça c'est peut-être
21:14quand même un peu
21:15en filigrane
21:15ce qu'on peut voir
21:16et le parallèle
21:17qu'on peut faire aussi
21:18sur l'autre séquence
21:19de la semaine
21:20c'est-à-dire ce fameux
21:21moment anthropique
21:22toutes ces questions
21:23sur les logiciels
21:25ça dit quand même
21:26quelque chose
21:27pour reprendre
21:28ce que disait Olivier
21:28c'est-à-dire que
21:29d'un point de vue
21:30avec une vision descendante
21:32donc top down
21:33ça dit quand même
21:34que la demande
21:35pour l'intelligence artificielle
21:36elle est là
21:37et elle est forte
21:37et il ne faut pas oublier
21:38que anthropique
21:39c'est un client
21:40c'est même plus qu'un client
21:41c'est un partenaire stratégique
21:43d'Amazon
21:43et d'AWS
21:44donc voilà
21:45il y a quand même
21:45je pense qu'en filigrane
21:47il y a quand même
21:47des bonnes nouvelles
21:49dans ces résultats
21:50dans ces résultats
21:51d'Amazon
21:52et s'ils veulent investir autant
21:53c'est parce que
21:53la demande est là
21:54et parce qu'ils ont l'argent
21:55pour aussi
21:55il y a une forme
21:56de conjonction favorable
21:57il y a aussi
21:58un autre phénomène
21:59c'est que
21:59la contre-performance
22:01du secteur des logiciels
22:02par exemple
22:03cette semaine
22:03elle est absolument massive
22:04on parle de
22:05moins 30
22:06moins 35%
22:07depuis les points hauts
22:09de fin 2025
22:10c'est aussi important
22:11que la contre-performance
22:12du secteur du logiciel
22:13par rapport aux autres
22:14actions américaines
22:15qu'on avait eu
22:15pendant la Bulltech
22:16de 2000
22:17donc il y a quand même
22:17ce phénomène là
22:18alors voilà
22:19en langage trivial
22:20on dirait jeter le bébé
22:21avec l'eau du bain
22:21il y a sans doute
22:22un peu de ça aussi
22:23dans ce qui se passe
22:25sur Amazon
22:27c'est à dire
22:28qu'on a ce phénomène
22:28de désinvestissement
22:30assez massif
22:30parce que
22:31là encore une fois
22:32c'est une part très importante
22:33des indices de référence
22:34c'est très représenté
22:35dans les portefeuilles
22:36des clients
22:37en gestion passive
22:38et en gestion active
22:38c'est la course à l'armement
22:39vraiment dans la tech
22:40et ces montagnes d'investissement
22:42donc 200 milliards
22:42pour Amazon
22:43180 annoncés
22:45il y a quelques jours
22:45par Alphabet
22:46pas très loin non plus
22:47pour Microsoft
22:48les 4 GAFAM
22:49principales ayant annoncé
22:50des investissements
22:51cumulent 660 milliards
22:53voilà
22:53ils ont annoncé
22:53660 milliards
22:54rien qu'à E4
22:55d'investissement à venir
22:56rien que cette année
22:57alors 660 milliards
22:58de dollars d'investissement
22:59ça représente quoi
23:00on a regardé
23:00ça représente
23:01666 milliards
23:0390 tunnels sous la manche
23:04c'est le prix aussi
23:06de 50 réacteurs UPR
23:07voilà
23:08c'est le budget annuel
23:09de la France
23:09c'est Samsung
23:10et c'est Tencent
23:11mais je pense
23:13qu'il y a un parallèle
23:13qui est intéressant
23:14c'est-à-dire que
23:14les chiffres qui étaient mentionnés
23:16c'est-à-dire entre 5 et 7
23:17trillions
23:18trilliards
23:19je ne sais pas comment dire
23:19en français
23:19d'investissement
23:21dans les infrastructures
23:23liées au secteur technologique
23:24ou à l'intelligence artificielle
23:25ça c'est ce qui va s'étaler
23:26sans doute
23:27sur les 5 prochaines années
23:27c'est plus que la totalité
23:29de la dette émise
23:30par le secteur
23:31corporel
23:32donc des entreprises
23:33européennes
23:34de qualité investissement
23:35donc il va y avoir
23:37quand même
23:37toutes ces émissions de dette
23:38à absorber
23:39et c'est comme tout
23:40c'est comme la voiture électrique
23:42on dit on n'en veut pas
23:43non c'est pas que les gens
23:43n'en veulent pas
23:44c'est que les gens n'en veulent pas
23:44à ce prix-là
23:45et donc la question viendra
23:46de combien est-ce qu'on sera prêt
23:48à acheter cette dette
23:50quel sera le taux d'intérêt payé
23:51et donc encore plus de questions
23:52sur le retour sur investissement
23:53on a le sentiment
23:54on a le sentiment que les acteurs
23:54de la tech investissent autant
23:55parce qu'ils se disent
23:56la demande va monter jusqu'au ciel
23:57c'est un peu comme vouloir construire
23:58une tour Eiffel dans sa chambre
23:59ce qu'ils sont en train de faire
24:00il y a des plafonds
24:00il y a des limites
24:01l'énergie notamment
24:02il n'y aura peut-être pas assez d'énergie
24:03pour fournir tout ce qui est
24:04parce que s'ils ne font pas
24:05le risque c'est qu'ils n'existent plus
24:06c'est qu'ils soient morts
24:07donc la question c'est soit
24:08on investit très fort
24:09et on espère continuer d'exister
24:10mais c'est peut-être leur course
24:11à l'échalote qui va les tuer
24:12c'est peut-être ça qui va les tuer
24:14je pense que ça fait partie
24:16des facteurs limitatifs
24:16on a dit je pense que le coût
24:18auquel ces entreprises empruntent
24:19c'en est un
24:19c'est-à-dire qu'elles sont
24:20assez peu endettées jusqu'à présent
24:21elles le font davantage
24:23et l'autre ça peut aussi être
24:24un de ces grands patrons
24:26de ces grandes entreprises
24:27de logiciels
24:28qui sont quand même consommatrices
24:30de cette puissance de calcul
24:31qui disent
24:32là ça suffit
24:32on fait une pause
24:33on investit moins
24:34et qui va leur dire ça suffit
24:35le contre-pouvoir
24:36c'est avec qui ça va être les marchés
24:37mais c'est les marchés
24:38mais c'est les marchés
24:39regardez qui a poussé
24:41Donald Trump à faire marche arrière
24:42au mois d'avril
24:43les marchés
24:44est-ce que vous pensez pas là
24:45que ce sont les marchés
24:45qui vont dire aux géants des GAFAM
24:47arrêtez là
24:47stop la course à l'échalote
24:48sur les investissements
24:49mais ils ont l'habitude
24:51d'être
24:51de jouer à Winner Tech's Hall
24:53donc
24:55comme
24:56c'est le jeu historique
24:57c'est ça
24:57il faut absolument
24:59être celui
25:00qui sera devant
25:01c'est la crainte de ça
25:04il y avait
25:04une interview
25:06du patron d'NVIDIA
25:07alors il peut-être
25:07n'a pas jugé parti
25:08ça je vous laisse décider
25:09mais
25:09à une conférence Cisco
25:11là aussi
25:12peut-être qu'il y avait
25:12une forme de biais
25:14mais qui indiquait bien cela
25:15c'est-à-dire que quand même
25:16ces infrastructures
25:19ces centres de données
25:20ils ont besoin
25:20de ces entreprises
25:21de logiciels
25:22pour fonctionner
25:22c'est leur principal client
25:24ou un de leurs principaux clients
25:25et donc
25:26in fine
25:27aujourd'hui
25:28on a quand même
25:28un mouvement de marché
25:30où il y a une forme
25:31d'indiscrimination
25:31dans la baisse
25:32je ne suis pas sûr
25:33qu'on puisse remplacer
25:34un Microsoft
25:35dans nos entreprises
25:37des logiciels
25:38de cybersécurité
25:39qui sont remplacés
25:40par des robots
25:41d'intelligence artificielle
25:42in fine
25:42donc il y aura
25:43sans doute
25:43des gagnants
25:44Alors des gagnants
25:45c'est les fabricants de pelles
25:47qui continuent de profiter
25:48de tout ça
25:48parce que ces montagnes
25:49d'investissement
25:49c'est bon pour NVIDIA
25:51qui gagne 7%
25:52d'ailleurs aujourd'hui
25:53on a d'ailleurs
25:53des projections
25:54sur la demande
25:55en semi-conducteurs
25:55aujourd'hui
25:56qui ont été publiées
25:56qui sont très favorables
25:57NVIDIA gagne 7%
25:58c'est pour ça que le Nasdaq
25:59gagne 1,5 d'ailleurs
26:00mine de rien NVIDIA
26:01plus 7
26:01Broadcom
26:02toujours dans les pelles
26:02et les pioches de l'IA
26:03progresse
26:04plus 6% aujourd'hui
26:05puis ASML en Europe
26:06pas mal aussi
26:07plus 3,5
26:07mais Olivier
26:08on en vient à se dire
26:09dans la tech
26:09que finalement
26:10ce sont peut-être
26:11les perdants de l'IA
26:13qui ont un avenir garanti
26:15des perdants au sens
26:16de ceux qui
26:16se mettent un petit peu
26:18en dehors du game
26:19pas ceux qui vont se faire manger
26:20qui sont sur le terrain de jeu
26:21et qui vont perdre
26:22non ceux qui se mettent
26:23sur le côté
26:23sur le banc des remplaçants
26:24sur la ligne de touche
26:25Apple par exemple
26:26Apple cette année
26:27choisit de n'investir
26:28que 13 milliards de dollars
26:29c'est rien
26:30c'est 10 à 17 fois moins
26:3210 à 17 fois moins
26:33que ses rivaux
26:3313 milliards
26:34qui progresse sur la séquence
26:35Apple
26:36plus 6% sur une semaine
26:38Olivier
26:39je pense qu'Apple
26:42n'a pas du tout
26:43le même positionnement
26:44que les autres entreprises
26:45donc c'est pas
26:46le même terrain de jeu
26:47donc c'est très
26:49c'est exactement ça
26:50c'est très différent
26:51c'est comme Walmart
26:52qui n'investit pas
26:55dans l'intelligence artificielle
26:56et dans les infrastructures
26:57de l'IA
26:57et qui se comporte
26:58très très bien
26:58donc je pense que
26:59les choses sont
26:59pas comparables
27:01mais ça rejoint
27:01une idée
27:02ils ont un sujet IA
27:03quand même
27:03c'est pas parce qu'ils
27:04investissent moins
27:05qu'ils n'ont pas
27:05de sujet IA
27:06ils vont d'ailleurs
27:06intégrer Gemini
27:07dans les iPhones
27:07ils font le choix
27:09d'utiliser
27:10de monter sur les épaules
27:11des autres
27:12d'utiliser leur investissement
27:13à leur profit en fait
27:14les laisser dépenser
27:15les autres
27:15à leur profit à eux
27:16c'est malin
27:17ils sont en train de dépenser
27:18pour construire les autoroutes
27:19et Apple va s'appuyer
27:20sur les autoroutes
27:21qui seront construites
27:22par les opérateurs
27:22voilà la configuration
27:24dans laquelle on est
27:25mais ce qui signifie
27:26que le bloc
27:29des magnifiques
27:29de Seven
27:30ou des GAFAM
27:31est en train
27:31de se disloquer
27:32et qu'on est
27:34probablement
27:35en train d'entrer
27:36dans une nouvelle phase
27:37de marché
27:39où on va avoir
27:40une hétérogénéité
27:41des comportements
27:42sur le secteur
27:43de la tech
27:44et sur le secteur
27:45boursier américain
27:45qui va être probablement
27:47beaucoup plus importante
27:48que ce qu'on a eu
27:49au cours des dix dernières années
27:51c'est un élément
27:51à prendre en compte
27:52dans la construction
27:53de portefeuille
27:54dans l'allocation
27:54que l'on a
27:55sur le secteur de la tech
27:56ou encore
27:57dans l'allocation
27:58que l'on donne
27:59aux Etats-Unis
27:59c'est le début
28:00de la fin des 7 magnifiques
28:01pas au sens où
28:01elles disparaîtraient
28:02ou elles perdraient en taille
28:03mais elles convergeront
28:04beaucoup moins
28:05que par le passé
28:05c'est l'idée
28:06pour rejoindre
28:08ce qui est dit
28:09avec quelques chiffres
28:10quand on est investisseur
28:12quand on fait
28:13de la sélection
28:13de valeur
28:14comme on peut le faire
28:15on préfère
28:17quand il y a
28:1865% des entreprises
28:20américaines
28:20qui font mieux
28:21que la moyenne du marché
28:22cette année
28:23alors que ces dernières années
28:24c'était plutôt
28:24un tiers
28:25des entreprises
28:26qui surperformaient
28:27ça veut dire
28:28qu'on a quand même
28:28un territoire d'expression
28:29qui est beaucoup plus
28:30beaucoup plus large
28:31je crois que c'est
28:32in fine
28:32beaucoup plus sain aussi
28:33c'est à dire que
28:34le danger pour les marchés
28:36c'est quand on a
28:36cette concentration
28:37très forte
28:38sur une poignée
28:39ou deux poignées
28:40de poignées
28:40c'est vrai que depuis
28:41le 1er janvier
28:41les performances
28:42sur le marché américain
28:43qui ne sont pas terribles
28:44du coup les performances
28:45mais les performances
28:45sont beaucoup plus
28:46favorablement portées
28:47par tout ce qui n'est
28:49pas purement tech
28:49vous le disiez
28:50les deux tiers
28:51de la paire
28:51enfin la paire
28:52vient des deux tiers
28:53des valeurs
28:53constituants du S&P 500
28:54font mieux que le S&P 500
28:56tout seul
28:57ce qui change radicalement
28:58la donne depuis
28:59trois ans
28:59exactement
29:00on voit par exemple
29:01que le S&P 500
29:02equal weight
29:03fait plus 3,5%
29:04depuis le début de l'année
29:05alors que le S&P 500
29:07non equal weight
29:09est en recul
29:09et cette IA gourmande
29:12en infrastructures
29:13en matériaux
29:13etc
29:14c'est pas forcément bon
29:15pour la balance
29:15commerciale américaine
29:16parce que vous avez
29:16un chiffre là-dessus
29:17la part de la tech
29:18dans les importations
29:19américaines
29:19c'est ça
29:20c'est 17%
29:21des importations américaines
29:22en 2023
29:23c'était 5 ou 6%
29:24donc voilà
29:25on voit bien
29:26c'est ce qu'on indiquait
29:27c'est-à-dire que
29:28dans cette chaîne de valeurs
29:29si on reprend
29:29les trois blocs
29:30auxquels on faisait allusion
29:31aujourd'hui
29:32c'est bien
29:33les fournisseurs
29:33de matières
29:35donc voilà
29:35ces cartes à puces
29:36ces cartes mémoires
29:37qui sont
29:38aujourd'hui
29:39les grands gagnants
29:40d'autant plus
29:41que là aussi
29:41ils n'en produisent pas assez
29:43pour satisfaire
29:44à la demande
29:44donc il y a aussi
29:45un effet prix
29:46et ce qui va rendre
29:47la tâche
29:47de ces grands constructeurs
29:49de centres de données
29:49beaucoup plus compliqués
29:50parce qu'ils sont plutôt
29:51preneurs de prix
29:52donc ils ont en plus
29:53une hausse des prix
29:54sur leurs principes
29:55La part de la tech
29:56dans les importations américaines
29:57a triplé en deux ans
29:58ça s'est aussi lié
29:59donc à ces besoins physiques
30:01de la tech
30:01et on imagine
30:02que ça va peut-être
30:03se poursuivre
30:03dans cette direction
30:04compte tenu de l'ampleur
30:05et des montagnes
30:05d'investissements annoncés
30:06ne serait-ce que pour cette année
30:08alors peut-être que
30:09les gagnants de la tech
30:10à l'avenir
30:11seront ceux qui annonceront
30:11un report de l'investissement
30:13il y a un an et demi
30:14deux ans
30:14le marché sanctionné
30:15le premier qui a reporté
30:16ces investissements
30:16là peut-être que cette année
30:17sera l'inverse
30:18le premier qui va les reporter
30:19sera peut-être choyé
30:20et puis Apple
30:21alors mine de rien
30:22quand même
30:22il faut le dire
30:23l'une des raisons
30:24pour lesquelles Apple
30:24fait pas mal en ce moment
30:25c'est parce que
30:26comme ils investissent
30:27beaucoup moins
30:28dans les infrastructures
30:29ils vont pouvoir
30:30continuer de gâter
30:30les actionnaires
30:31et racheter leurs actions
30:32ce sera moins le cas
30:33des autres GAFAM
30:34je ne suis pas sûr
30:35que distribuer des dividendes
30:36ou faire du rachat d'actions
30:37ce soit financé
30:38de la croissance future
30:39mais ça c'est important
30:40mais en bourse ça marche
30:41en bourse ça marche
30:42après il y a une question
30:43d'horizon de temps
30:46au téléphone
30:46et ça reste quand même
30:47leur business model principal
30:48mais c'est pour ça
30:50que l'IA
30:50oui
30:51l'IA native
30:52l'IA propriétaire
30:53ils n'ont strictement
30:54aucun intérêt
30:54aucun
30:55ben non
30:56ça marche sans
30:56enfin ça marche sans
30:57sur un an
30:57Apple fait quand même
30:58beaucoup moins bien
30:58que les autres GAFAM
30:59mais là sur la séquence
31:00qu'on vient de vivre
31:00Apple plutôt pas mal
31:01une fois qu'on aura
31:02tout digéré
31:03à mon avis
31:04ils ne seront pas trop mal
31:05Olivier juste 30 secondes
31:07c'est dans les vieux
31:07qu'on fait les meilleures soupes
31:08finalement quand tout bouge
31:09autour de nous
31:10l'Europe
31:10l'Europe pas mal
31:11cette semaine
31:12des chiffres aussi
31:13en Allemagne pas mal
31:13sur les commandes à l'industrie
31:14avec le plan d'infrastructure allemand
31:15qui commence à infuser
31:16on renforce l'Europe
31:18en ce moment ?
31:19on se pose la question
31:20de renforcer l'Europe
31:20mais c'est vrai que
31:21depuis un an
31:22on voit que l'Europe
31:23fait mieux que les Etats-Unis
31:24en devise locale
31:26et en euro
31:28donc on a un momentum
31:29aujourd'hui
31:30qui est plus positif
31:31pour les marchés européens
31:32supporté
31:32évidemment
31:33par une construction
31:36des indices
31:37qui est différente
31:38de celle du marché américain
31:39et qui est plus
Commentaires