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  • il y a 1 heure
Dimanche 28 juin 2026, retrouvez Clarisse Maillet (Directrice Générale, Aerometal) et Barbara Dalibard (Présidente du Conseil d'Administration, Michelin) dans SMART WOMEN, une émission présentée par Marie-Claire Capobianco.

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Transcription
00:04Bonjour, bienvenue dans Smart Woman, l'émission qui donne le pouvoir aux femmes.
00:09Donc vous le savez, chaque mois je reçois deux à trois invités, responsables collectifs, associations,
00:17des grands témoins venus un petit peu de tous les horizons, et puis également des dirigeants d'entreprises,
00:22essentiellement des patronnes de PME et d'ETI, donc des profils très différents,
00:27mais qui partagent la conviction que les femmes doivent prendre leur juste place, la moitié,
00:34leur juste place dans toutes les sphères de pouvoir économique, politique, médiatique, scientifique,
00:39avec notamment l'intelligence artificielle, et à la question du pourquoi, la réponse est très très simple,
00:46plus de performance économique, plus de rationalité et d'équilibre dans les prises de décisions,
00:51et puis une meilleure représentation sociale.
00:53Donc aujourd'hui, pour en parler, je vais recevoir tout d'abord Barbara Dalibard,
00:57qui est l'actuelle présidente du conseil d'administration du groupe Michelin,
01:02qui a occupé diverses fonctions et qui est également membre de l'académie de technologie.
01:08Je recevrai ensuite et je ferai le portrait de Clarisse Maillet,
01:12qui est la directrice générale de Aérométal, qui est une PME industrielle,
01:17et qui est installée en Saône-et-Loire, qui travaille dans le recyclage des métaux critiques et stratégiques,
01:23et qui est d'ailleurs très spécifique, vous le verrez, elle se dit être l'horlogerie, finalement, du recyclage.
01:31Voilà, tout de suite, Barbara Dalibard.
01:38Bonjour Barbara Dalibard.
01:40Bonjour Marie-Claire.
01:41Merci d'avoir accepté mon invitation dans Smart Woman.
01:45Alors, je le disais en introduction, vous êtes la présidente du conseil d'administration du groupe Michelin.
01:51Vous avez occupé d'ailleurs différentes fonctions de premier plan exécutif dans d'autres secteurs,
01:57notamment les télécoms avec Orange, la CITA.
02:00Vous avez également été à la SNCF.
02:03Bon, vous êtes membre de l'Académie de technologie.
02:07Bref, et vous avez eu, dès le départ, une forte tropiste, en quelque sorte, vers les maths.
02:11Donc, vous avez fait des études brillantes.
02:14Normal Sup, agrégation de mathématiques, X-Télécom.
02:17Donc, ma première question, c'est sur les motivations qui vous ont,
02:21parce qu'on parle beaucoup d'orientation dans les études.
02:24Qu'est-ce qui vous a amené à choisir ces études-là ?
02:29Alors, je crois que d'abord, il faut que je remercie mes profs.
02:32J'ai eu des professeurs de mathématiques qui m'ont vraiment donné le goût des maths, en fait.
02:37Quand j'étais en quatrième, j'en ai eu une excellente en seconde que j'ai re-eue en terminale.
02:41Et c'était des femmes qui m'ont montré un peu la magie des maths.
02:44Donc, j'aimais les mathématiques.
02:45Et en fait, au début, je voulais faire une carrière de mathématicienne.
02:50J'ai ensuite changé d'avis.
02:52Mais globalement, pour moi, il y avait un côté, je dirais, un peu magique, très beau dans la démonstration en
02:59mathématiques.
03:00Et puis, le deuxième point, je crois, qui fait que, et si on va revenir aux filles là-dedans,
03:06c'est que, je crois qu'en fait, j'étais un peu rebelle.
03:09J'aimais bien les défis et les challenges.
03:11Et chaque fois, quelqu'un me disait, non, ça, ce n'est pas pour les filles.
03:14Et on me l'a dit, comme à beaucoup de filles, un certain nombre de fois, à des conseillères, un
03:18prof de maths en première qui me l'a dit.
03:22Je me disais, non, non, mais donc, je vais y aller.
03:23Voilà, donc, ça a été ça, mon premier motivation.
03:27La motivation, oui.
03:28Alors, justement, comme on sait à quel point les filles, malheureusement, et de moins en moins, finalement, vont vers les
03:36filières scientifiques.
03:38Et donc, bon, ça correspond à beaucoup de choses.
03:43On va en parler.
03:44Mais finalement, pour leur donner envie, leur donner confiance, dites-nous simplement, et après, on passera aux raisons,
03:49mais dites-nous simplement, vous, ce que ça vous a apporté, ces études, dans l'exercice de vos fonctions, dans
03:55votre vie, finalement.
03:57Moi, en fait, j'ai une carrière très, très, très diversifiée, vous l'expliquez, enfin, je suis passée des maths,
04:02parce qu'en fait, je me suis rendue compte que la carrière de mathématicienne, tout de suite, dans un bureau,
04:06ce n'était pas vraiment pour moi.
04:07Ma fille fait ça.
04:08Oui, c'est ça.
04:08Je suis extrêmement, voilà, admirative de ce qu'elle fait, mais moi, j'aime bien parler avec les gens, voir
04:14des gens.
04:14Et je m'en suis rendue compte assez vite, donc j'ai migré vers les télécoms.
04:18Et en fait, l'innovation, je dirais, les relations avec les gens, le fait de pouvoir transformer, finalement, la ville
04:25des gens,
04:25par les télécoms, par, maintenant, ce que je vois chez Michelin, à la SNCF aussi, avec des trains moins chers,
04:32pas efficaces, etc.
04:33Vous avez lancé WeGo.
04:34J'ai lancé WeGo, absolument, et qui a été un succès, en fait, qui a été un succès.
04:39Et donc, on voit l'impact qu'on a, on travaille avec des gens extraordinaires, on rencontre des gens extraordinaires,
04:45et donc, ça a été vraiment...
04:46Et vous n'auriez pas pu le faire si vous n'aviez pas eu cette formation ?
04:50Voilà, je pense qu'effectivement, la formation scientifique, elle aide beaucoup, je dirais, à prendre les bonnes décisions,
04:58à rester, je dirais, rationnelle tous les jours.
05:02Et oui, absolument, elle me sert tous les jours.
05:04Alors, le détail des maintenants.
05:05Je disais assez vite, la règle de 3, voilà, dans l'industrie, ça suffit, je caricature un peu, mais voilà.
05:11Mais la règle de 3, on ne dira jamais assez à quel point c'est utile.
05:14C'est très fondamental de savoir la règle de 3, mais donc, toutes les maths que j'ai faits me
05:17servent pas beaucoup.
05:18Mais par contre, la façon de raisonner, le latin, au passage, peut donner aussi...
05:23L'étymologie, voilà, exactement.
05:25Et alors, bon, dans la droite ligne de pas assez de filles qui vont vers ces études,
05:32il y a aussi le pas assez de femmes dans l'industrie, d'ailleurs.
05:34Enfin, les deux sont assez liés, puisqu'il n'y a moins, pas d'ingénieurs, donc bon.
05:37Alors, la question fondamentale et finalement un peu lancinante, c'est le pourquoi, bon, ça va d'accord,
05:43et après le pourquoi, le comment faire pour y remédier, et pour le faire en accéléré si possible,
05:48parce qu'on est quand même en retard.
05:49Alors, allez-y sur le pourquoi et le comment.
05:51Alors, le pourquoi, c'est très socioculturel.
05:53Enfin, moi, quand je dirigeais la CITA, c'est une entreprise de logiciels, en fait,
05:57qui servait les compagnies aériennes, on était présentes dans 170 pays.
06:02Quand je voulais recruter des femmes en tech, j'allais les prendre en Roumanie, en Inde, et je l'ai
06:07trouvée.
06:07Quand on regarde le nombre de filles dans les carrières scientifiques, en fait, dans les différents pays,
06:13les champions, vous savez qui c'est ? C'est le Maroc et l'Algérie.
06:16Oui, oui, bien sûr.
06:17Et le Danemark aussi en Europe.
06:19Donc, en fait, on se rend bien compte qu'il y a...
06:20Polytechnique, d'ailleurs.
06:21Le Maroc, cette année, a fourni...
06:23Voilà, exactement.
06:24Oui, bien sûr.
06:24Et donc, il y a beaucoup de femmes.
06:26Et dans mes équipes, même en Égypte, j'avais beaucoup de femmes qui avaient des doctorats, etc., en sciences.
06:31Donc, on se rend bien compte que c'est un problème socioculturel.
06:34Et ce qui est un peu déprimant, c'est qu'en France, on est vraiment à la traîne.
06:38Il y a une étude qui est sortie l'année dernière, qui a été, j'allais dire, pilotée par le
06:42professeur Dehaan au Québec de France, un grand neuroscientifique, sur l'impact, finalement, de l'école sur les maths, les
06:52filles et les garçons.
06:53Et c'est très déprimant, parce qu'en fait, on se rend compte que les petites filles ont les mêmes
06:58capacités que les petits garçons.
07:00Elles rentrent à l'école primaire.
07:03Plus elles passent de temps à l'école, plus l'écart de compétence entre les filles et les garçons...
07:08Et c'est vraiment le temps passé à l'école qui fait cette école.
07:11Qui déforme.
07:12Et donc, on se dit qu'il y a bien un côté, encore une fois, socioculturel.
07:16Est-ce qu'on les sollicite autant que les garçons ?
07:18Est-ce que les rôles modèles qu'elles ont à l'époque, c'est des maîtresses qui sont plutôt des
07:23littéraires et qui leur disent, c'est bon les lettres et moins les maths ?
07:26Je ne sais pas.
07:27D'ailleurs, l'explication n'est pas évidente.
07:28Mais en tout cas, dès le début, dès 6 ans, je dirais, on voit des écarts se créer.
07:34Et moi, je pense qu'il y a un rôle, je dirais, des enseignants.
07:38Il y a un rôle dans l'entreprise ensuite pour dire aux filles, vous pouvez.
07:41Moi, à chaque fois, j'ai eu des expériences extraordinaires.
07:43Deux femmes, on me disait, tiens, tu veux nommer cette femme.
07:46Est-elle capable ?
07:47Alors, est-elle ingénieure ?
07:48J'ai eu ça.
07:48Oui, oui, elle est centralienne.
07:50Elle est centralienne.
07:51Donc, voilà.
07:52Normalement, ça devrait suffire.
07:53Et qui ont réussi merveilleusement.
07:55Et donc, ce qu'il faut, c'est effectivement augmenter la source, faire en sorte qu'il n'y ait
08:00pas d'écart,
08:01s'assurer que les filles aient les mêmes chances que les garçons.
08:04Donc, ça, c'est le travail, je dirais, de la famille, des enseignants, de la société.
08:07Et puis après, dans l'entreprise, là aussi, s'assurer qu'il n'y a pas de messages négatifs qui
08:11sont donnés.
08:12Et on en a tout eu, les femmes de mon âge.
08:15Et qu'au contraire, effectivement, on va les pousser.
08:17Donc, ça, c'est un point.
08:19Il y a des entreprises qui ont fait des trucs assez extraordinaires.
08:22Je parle souvent, je ne sais pas si vous connaissez Verizon, Marie-Christophe.
08:25Oui, bien sûr.
08:25Verizon, qui est un des opérateurs majeurs aux États-Unis.
08:29Il a fait une pub que je vous invite à regarder, qui s'appelle Inspire the Mind.
08:34Où il explique très bien comment les petites filles, en leur disant
08:37« Ben non, ce n'est pas toi qui prends la perceuse.
08:38Ben non, ce n'est pas toi qui fais ci.
08:39Ben non, ce n'est pas toi qui fais ça. »
08:41Finalement, se retrouvent avec un écart et ne choisissent pas l'écart scientifique.
08:44Donc, je crois qu'il y a vraiment ça.
08:45Alors, vous avez parlé de l'Académie des technologies.
08:48C'est un sujet dont l'Académie s'est emparée.
08:50Et j'ai des collègues qui agissent pour organiser des réseaux,
08:55effectivement fabriquer les rôles modèles.
08:57Parce qu'en fait, nous, on a tout un rôle à jouer,
08:59qui est de leur dire aux jeunes filles « Vous pouvez le faire. »
09:02Oui, bien sûr.
09:03Moi, c'est ce que j'essaie de faire aussi avec des élèves ingénieurs,
09:07que je prends en tort une par an.
09:10Et elles sont extrêmement brillantes.
09:12Les filles qui ont fait les meilleures études possibles.
09:15Je me rends compte qu'en fait, elles ont à peu près les mêmes problèmes
09:17que ceux que j'avais moi quand j'avais en âge.
09:19C'est-à-dire qu'il y a quand même un paquet d'années.
09:21Mais est-ce qu'elles n'ont pas même davantage de problèmes que ce que vous aviez ?
09:24Parce que vous, vous étiez le côté rebelle
09:26qui vous permettait de faire face et d'être forte, finalement.
09:29Est-ce que finalement, notre monde n'emmène pas davantage de fragilité ?
09:35Qu'est-ce qu'elles vous disent ?
09:36Je pense que les réseaux sociaux,
09:38pour y avoir, sans doute avec les télécoms,
09:41les réseaux sociaux ont un impact.
09:42C'est-à-dire qu'effectivement,
09:44dès lors qu'il se passe quelque chose,
09:46c'est partout et donc ça freine.
09:48Donc, je pense qu'elles subissent ça.
09:52Mais sinon, ce que je vois au travers des remarques qui leur sont faites,
09:56par des profs, par des collègues.
09:59Comme moi, j'en ai eu.
10:00Moi, en maths-p, j'ai un garçon de ma classe qui m'a dit
10:02que ce n'est pas normal que les filles puissent rentrer à Polytechnique.
10:05C'est sûr que vous étiez devant lui.
10:08J'étais devant lui et je pense qu'en fait,
10:10il a raté le concours et ça a été une petite revanche.
10:13Mais elles vivent ça.
10:16Elles vivent ça et toutes ont des histoires à me raconter,
10:18à la fois dans les entreprises où elles sont en stage
10:20et puis même à l'école.
10:23Malgré tous les efforts qui sont faits,
10:25il y a toujours quelqu'un qui dit quelque chose qu'il ne devrait jamais dire.
10:29Et pourtant, franchement,
10:31c'est vrai que je parle de ce sujet des femmes.
10:34Alors moi, je parle dans l'entrepreneuriat,
10:36mais donc en général,
10:37mais c'est encore plus vrai quand on est sur des secteurs,
10:39encore une fois, industriels.
10:40Mais la prise de conscience, elle est largement partagée,
10:44me semble-t-il.
10:45Il y a vraiment des volontés, du moins des initiatives.
10:47Et ça ne bouge pas beaucoup.
10:49Je crois qu'il y a plusieurs éléments.
10:51Encore une fois, c'est socio-culturel.
10:53D'abord, pour que les femmes réussissent là-dedans,
10:55il faut qu'elles aient des rôles modèles.
10:57Moi, j'avais une grand-mère qui avait fait une carrière,
10:59pas du tout en industrie, mais voilà.
11:01J'avais des parents, un grand-père,
11:04un polytechnicien qui me soutenait dans cette démarche.
11:07Donc, il faut avoir un environnement familial favorable.
11:09Après, quand elles se marient,
11:11quelquefois, on leur explique que c'est quand même mieux
11:12de s'occuper de ses enfants.
11:13On me l'a dit un certain nombre de fois.
11:15Bon, mes enfants, ils vont très bien.
11:16Ben oui, bien sûr.
11:17D'ailleurs, elle était mari-paticienne de renombre.
11:20Donc, on leur dit des choses.
11:21Et du coup, elles sont culpabilisées.
11:24Et puis, effectivement, toutes ne sont pas rebelles.
11:26Donc, quelquefois, c'est difficile à gérer.
11:28Donc, j'ai vu beaucoup de femmes abandonnées, en fait,
11:32sous cette pression-là.
11:32Donc, ce qu'il faut dire au fil, c'est non,
11:34allez-y, vous pouvez le faire.
11:35Et vous réussirez.
11:37Et elles réussissent, encore une fois, merveilleusement bien.
11:40Moi, je vois toutes les petites jeunes que je mentore.
11:43Et je mentore aussi des femmes dans l'industrie à plus haut niveau.
11:48Elles apportent énormément.
11:50Donc, c'est dommage de passer d'elles.
11:53CQFD.
11:53Bon, donc, bref, on va espérer, il nous reste à espérer
11:57que notre interview fasse partie de ce qui donne envie,
12:01donne confiance, etc.
12:02Et qu'on aura davantage de filles et de femmes
12:05qui seront orientées vers ces sujets-là.
12:08Merci beaucoup, en tout cas.
12:09Merci, Barbara.
12:10Merci, Marie-Claire.
12:11Merci, merci.
12:16Bonjour, Clarisse Maillet.
12:17Bonjour, Marie-Claire.
12:18Bienvenue dans Smart Woman.
12:20Merci.
12:20Donc, Clarisse, je l'ai dit, vous vous dirigez,
12:24vous êtes la directrice générale d'une PME industrielle,
12:27Aérométal, on va bien sûr en parler,
12:30spécialisée dans le recyclage des météos industrielles.
12:32Alors, vous faites partie, à ce titre,
12:35des trop peu nombreuses et trop peu connues,
12:38les deux sont vraies, femmes dans ces métiers.
12:41Et vous savez que cette émission a pour ambition,
12:43justement, de montrer, de faire parler,
12:46de donner des exemples et des modèles,
12:49donc des femmes qui dirigent des entreprises
12:51dans tous les secteurs d'activité,
12:52dont notamment l'industrie, bien sûr.
12:54Donc, le récit de votre parcours va être très intéressant à cet égard.
12:59Alors, ma première question,
13:00on commence toujours par le début,
13:01c'est-à-dire qu'on commence par,
13:02d'ailleurs, on en parlait à l'instant avec Barbara Dalibard
13:05sur l'importance de l'école et l'importance des études.
13:07Donc, la première question, c'est le départ, vos études.
13:10Alors, vous m'avez raconté une anecdote amusante
13:12qui mérite d'être narrée.
13:14Alors, effectivement, moi, pourquoi je suis arrivée
13:16dans le métier, dans les études de la finance et de la comptabilité ?
13:20Parce que petite, j'habitais au-dessus d'une entreprise
13:23de travaux publics et le matin,
13:25je me dépêchais de me mettre à la fenêtre.
13:27Alors, je n'étais pas assez grande,
13:28donc je me mettais sur le canapé pour surveiller
13:31la comptable qui arrivait.
13:33Et c'est vrai que c'était, pour moi,
13:34une femme qui était autonome,
13:36avec une superbe voiture dont je rêve encore aujourd'hui.
13:40Mon mari m'a promis de me l'acheter,
13:42donc j'attends toujours.
13:43Vous allez vous l'offrir.
13:44Je vais me l'offrir.
13:45Et c'était une Renault 5 blanche.
13:48Et cette femme, elle était, pour moi,
13:50le symbole de l'autonomie,
13:53vraiment de tout ce qu'on n'avait pas forcément accès à l'époque
13:57en tant que femme.
13:59Et donc, c'est pour ça que, tout naturellement,
14:02j'ai fait une maîtrise de sciences de gestion
14:05pour vraiment me diriger dans un métier
14:08où on pouvait être autonome dans mon esprit.
14:11Comme quoi, c'est amusant.
14:12Il y a vraiment des origines tout à fait diverses.
14:15Alors, donc, vous passez le diplôme.
14:17Vous avez quand même une certaine continuité
14:19en termes de pensée,
14:20parce que vous vous êtes dit,
14:21je vais donc faire des études qui me permettent de...
14:23Donc, vous passez le diplôme adapté à vos ambitions.
14:27C'est là, je crois, que vous rencontrez votre mari,
14:29futur mari.
14:30Exactement.
14:31Et là, rencontrant votre futur mari,
14:33finalement, avec un diplôme tous les deux,
14:36vous vous dites que dans un premier temps,
14:37c'était bien dans un premier temps,
14:39vous alliez donner la priorité à la carrière de votre époux
14:42et que vous alliez avoir vos enfants.
14:44Bon, bref.
14:44Donc, vous retournez en quelque sorte en Saône-et-Loire
14:49et vous êtes en 2001, si je ne me trompe pas,
14:52vous êtes à Gergy et vous vous dites,
14:54je vais trouver un job alimentaire.
14:55Voilà, c'est un peu ça.
14:57Puisque j'avais très bien compris à l'époque,
14:58je me suis mariée en 1995
15:00et à l'époque, on a démarré en même temps avec mon époux
15:04et j'avais 40% de salaire en moins par rapport à lui.
15:07Donc, j'ai très vite compris que...
15:09Avec un diplôme équivalent.
15:10Avec un diplôme équivalent.
15:11Donc, j'ai très bien compris qu'il fallait d'abord lancer sa carrière,
15:15faire mes enfants,
15:16puisque j'avais quand même le souhait de faire deux enfants,
15:18et puis ensuite penser à moi.
15:20Et une fois que tout a été sur les rails
15:22et en 2001, je suis arrivée chez Aerometal
15:24et donc là, je me suis...
15:26Donc, premier job en quelque sorte.
15:28Alors, ce n'était pas chez Aerometal,
15:30c'était effectivement chez un meunier
15:32où c'était un job de gestionnaire
15:35de différentes sociétés,
15:37mais c'était plutôt un job alimentaire
15:40dans lequel il n'y avait pas forcément
15:42un épanouissement personnel.
15:44Et alors, vous rentrez donc chez Aerometal en 2001.
15:48Donc, alors dites-nous finalement
15:49le choix d'Aerometal, comment ça s'est passé ?
15:51Est-ce une opportunité, etc. ?
15:53Et puis finalement, parce que vous en avez pris
15:55la direction générale en 2008,
15:57on parlera après de cette étape-là,
15:58bien c'est très important,
15:59mais déjà, quand vous arrivez de 2001 à 2008,
16:02qu'est-ce que vous faites chez Aerometal ?
16:03Alors, en 2001, quand j'arrive,
16:05c'est une petite société
16:06qui, on est à l'époque 5 personnes.
16:09Nous sommes 5 personnes
16:10et nous faisons à peu près
16:11900 000 euros de chiffre d'affaires.
16:13Et puis, j'arrive peu ou prou en même temps
16:16que le fils du dirigeant,
16:18le fils du créateur.
16:19Et on prend, dès le départ,
16:21nos compétences complémentaires
16:24et chacun s'oriente sur sa compétence.
16:27Donc, moi, je vais mettre en place,
16:29structurer la société,
16:31mettre en place tout ce qui est normatif,
16:33la structurer au niveau économique,
16:36au niveau stratégique,
16:37au niveau finance, fiscalité.
16:39Et le fils, lui, va plutôt développer
16:41tout ce qui est commerce et technique.
16:45Et puis, petit à petit, on grandit.
16:48Et c'est vrai qu'au début,
16:50comme j'avais un boulevard devant moi
16:51et que tout était lancé,
16:53puisque dans ma tête,
16:54voilà, tous les enfants étaient...
16:55Vous aviez organisé votre vie.
16:57J'avais tout organisé.
16:57Donc, comme tout était structuré,
17:00là, j'ai pu effectivement...
17:02Vous exprimer.
17:02M'exprimer et puis donner
17:04tout ce que j'avais à donner
17:07et construire cette entreprise
17:09qu'on a aujourd'hui
17:10avec le fils du créateur.
17:12Et aujourd'hui, je dis que c'est mon bébé.
17:14C'est vrai que l'aérométal
17:15est mon troisième enfant.
17:17Alors, on va revenir sur...
17:19Parce que donc, vous avez pris
17:19la direction générale
17:20et vous êtes associée d'ailleurs
17:22à partir de 2008.
17:24Donc, on va revenir
17:24sur ce que vous avez fait depuis.
17:27Mais parlez-nous déjà d'aérométal.
17:29Finalement, aérométal,
17:30aujourd'hui, en termes de chiffres,
17:32en termes d'organisation,
17:34en termes de marché,
17:35ça représente quoi ?
17:36Alors, aérométal, c'est une société...
17:38C'est une TPE...
17:39Enfin, c'est une PME
17:40de 24 personnes.
17:42Aujourd'hui, on fait...
17:43On va sortir cette année
17:4416 millions de chiffres d'affaires.
17:46Et on recycle et on valorise
17:48les métaux critiques et stratégiques.
17:50Donc, critiques parce qu'ils sont rares
17:51dans la croûte terrestre
17:52et stratégiques parce qu'ils rentrent
17:53dans des secteurs de pointe
17:55comme l'aéronautique,
17:56la pétrochimie,
17:57le nucléaire,
17:59le médical,
17:59l'armement.
18:00Et donc, aérométal,
18:01au départ,
18:02avait été créé
18:03sur les aciers inoxydables.
18:04Et puis,
18:05au fur et à mesure
18:06des différentes crises,
18:08la crise des subprimes,
18:09justement,
18:09en 2008,
18:10au moment où je suis arrivée
18:12au capital,
18:14il a fallu
18:15à chaque fois
18:15se réinventer.
18:17Et chez aérométal,
18:17on a pour habitude
18:18de dire que
18:19derrière chaque crise,
18:20il y a forcément
18:21une opportunité
18:22à nous d'aller la chercher,
18:23à nous de la trouver.
18:24C'est ce qui s'est passé.
18:25En 2008,
18:26on a trouvé
18:27cette opportunité
18:28de diversifier
18:30l'activité.
18:31d'aller là
18:31vers d'autres types
18:32de métaux.
18:33Voilà, vers d'autres types
18:34de métaux,
18:34puisqu'on triait
18:35les aciers inoxydables.
18:36Ces aciers
18:37qui n'avaient pas
18:38une grande technicité
18:40sont partis
18:40dans le sud de l'Europe,
18:41puis en Asie.
18:42Donc, nous,
18:43on s'est repositionnés
18:44sur le secteur
18:45des métaux
18:46nobles et spéciaux,
18:47donc avec une
18:48plus grande technicité.
18:49Donc, c'est le nickel,
18:50le cobalt,
18:51le citronlé,
18:51pour que ça soit
18:52à part de l'avantage.
18:53C'est ça,
18:53c'est les bases nickel,
18:54chrome, cobalt,
18:55tungstène,
18:55molybdène,
18:56voilà,
18:57tout ce qui,
18:58aujourd'hui,
18:59pour nous,
19:01fait attrait
19:02à la souveraineté nationale,
19:03puisqu'en France,
19:04nous avons...
19:04Pour vous,
19:04c'est un sujet important.
19:06C'est un sujet
19:07très important
19:08et prédentant,
19:08puisqu'on a eu,
19:10il n'y a pas très longtemps,
19:10le sujet du tungstène,
19:12où la Chine a essayé
19:13de capter
19:14une grande partie
19:15du tungstène.
19:16Donc, on a alerté
19:18les pouvoirs publics,
19:20justement,
19:20pour se dire,
19:21attention,
19:21ne laissons pas partir
19:22le tungstène.
19:23Nous n'avons pas de mine.
19:24Aujourd'hui,
19:25peut-être que demain,
19:26nous en aurons,
19:27mais aujourd'hui,
19:28nous n'avons pas
19:29de mine de tungstène.
19:30Donc, gardons le métal
19:32en France.
19:32C'est chez nous,
19:32recyclons-le,
19:33valorisons-le.
19:33Pour nos industries.
19:35Et pour, effectivement,
19:37être moins dépendants
19:38des importations
19:39et pouvoir s'inscrire
19:41dans cette souveraineté nationale
19:43et au-delà,
19:44dans la relance industrielle.
19:46D'ailleurs,
19:46c'est souveraineté
19:47et c'est également
19:48économie circulaire,
19:49puisque vous recyclez,
19:49tout ce qui est recyclage,
19:50par définition,
19:51permet le côté durable,
19:53circulaire.
19:54Pour rester sur aérométal
19:56encore un petit peu,
19:58vous m'avez dit
19:58que le sourcing
20:00des matières premières,
20:01c'est uniquement en France.
20:02C'est bien ça ?
20:03C'est bien ça.
20:04C'est bien ça.
20:04En revanche,
20:05vous êtes à l'export
20:06d'une façon importante.
20:08Alors,
20:08malheureusement,
20:09nous avons de moins en moins
20:10de fonderies en France.
20:11Nous avons vu partir
20:12également depuis 2008
20:13et nous sourçons sur tout
20:16les industries françaises,
20:18essentiellement en France
20:19et nous exportons plus de 50%
20:21de notre chiffre d'affaires.
20:22Alors,
20:23qui reste quand même en Europe.
20:24On fait en sorte de pouvoir
20:26quand même contenir
20:27et maintenir ce métal en Europe,
20:29donc en Italie,
20:30en Allemagne,
20:31un peu au Royaume-Uni aussi
20:32et un peu Espagne et Portugal,
20:36mais l'essentiel,
20:37effectivement,
20:38des ventes partent en Europe.
20:41Parlez-nous du produit
20:42parce que une fois
20:43que vous avez travaillé,
20:44alors déjà,
20:45vous avez une place
20:46en plus très spécifique
20:47puisque je l'ai dit
20:48en introduction,
20:49vous dites que vous êtes
20:50l'horloger,
20:51l'horlogerie du métier.
20:53Expliquez-nous précisément
20:53ce que ça veut dire pour vous.
20:55Alors,
20:55pourquoi je dis l'horlogerie ?
20:56Parce que chez Aérométal,
20:57les opérateurs travaillent
20:58à la main.
20:59C'est-à-dire qu'on va trier
21:01unitairement
21:01toutes les chutes qui rentrent.
21:03Donc,
21:03l'exemple,
21:03ça peut être les prothèses.
21:05Pour fabriquer des prothèses,
21:06il y a plusieurs façons
21:06de le faire.
21:07Donc,
21:11pour imager,
21:12en compactant
21:13un cube de métal.
21:15Comme dans le gaufrier,
21:16ça va faire
21:16des petites ébavures,
21:17donc on va récupérer
21:18ces ébavures.
21:19On va les trier unitairement
21:20puisque les ébavures
21:21de titane
21:22peuvent être mélangées
21:23à du cobalt
21:24et le titane
21:25est un polluant
21:25pour le cobalt
21:26et réciproquement.
21:27Donc,
21:28on va venir analyser
21:29unitairement
21:30chaque pièce
21:31avec un analyseur d'alliage
21:32pour pouvoir
21:34requalifier un lot
21:35qui ensuite
21:36va repartir
21:37et être refondu
21:38dans une fonderie.
21:39soit pour faire
21:40le même alliage,
21:41et là,
21:41on est dans
21:42l'économie circulaire,
21:43soit pour faire
21:44un alliage différent.
21:45Et vous me disiez
21:46que justement,
21:47le fait de faire
21:48ce tri très précis
21:50à la main
21:50et donc d'avoir
21:52finalement quelque chose
21:53d'assez pur,
21:54enfin de pur
21:54en termes de matière,
21:57était même
21:58plus économique
22:00en quelque sorte
22:01après,
22:01puisque les fours
22:02n'avaient pas besoin
22:03d'avoir des variations
22:04de température.
22:05Il y a trois points
22:07importants
22:08dans le recycler.
22:09La première
22:10est l'environnementale
22:11puisqu'on ne va pas
22:12extraire le métal
22:13dans la croûte terrestre.
22:14Donc,
22:15on gagne
22:15en bilan carbone.
22:18La deuxième,
22:19elle est économique
22:20puisque pour aller
22:22extraire dans la croûte terrestre,
22:23on va payer
22:23le prix de la matière
22:25plus les coûts
22:26d'extraction,
22:27plus les coûts
22:27de traitement.
22:28Donc,
22:28nous,
22:28le produit recyclé
22:29a déjà subi
22:30tous ces coûts.
22:31Donc,
22:31on est vraiment
22:32uniquement sur
22:33le cours LME,
22:34donc le London Metal Exchange
22:36à Londres.
22:36Et puis,
22:37énergétique,
22:38puisque le fondeur,
22:39plutôt que de faire
22:40son alliage,
22:41c'est-à-dire de faire
22:42des variations de four
22:43en fonction des points
22:44de fusion
22:45des métaux
22:46contenus dans l'alliage,
22:47il va faire un four,
22:48il va mettre le four
22:48à une température moyenne.
22:49L'exemple,
22:50on a pour habitude
22:51de donner l'exemple
22:52de la soupe
22:52où on achète
22:53le poireau,
22:54la carotte,
22:54la pomme de terre.
22:55Donc,
22:56on va faire cuire
22:57plus longtemps le poireau,
22:58un peu moins la carotte
22:59et encore moins
23:00la pomme de terre.
23:02Nous,
23:02il suffit de mettre
23:03dans un bol
23:04trois secondes,
23:05trois minutes au micro-ondes
23:06et ça fonctionne
23:07de la même façon.
23:08Mais alors,
23:09qu'est-ce qui vous a amené
23:09à trouver cette...
23:10Parce que le métier
23:11du recyclage,
23:11c'est un métier
23:12qui est concurrentiel.
23:13C'est vrai qu'il y a
23:14des entreprises
23:14plus importantes que vous,
23:15bien sûr,
23:15qui font cela,
23:16mais différemment.
23:17Qu'est-ce qui vous a amené
23:18à choisir...
23:19Alors, vous,
23:20au départ,
23:20vous n'êtes pas ingénieure
23:23au sens technicien du métier.
23:24Donc, qu'est-ce qui vous a amené
23:26à choisir cette orientation-là ?
23:29Alors, déjà,
23:30dans un premier temps,
23:30c'est l'opportunité
23:31parce qu'effectivement,
23:32il fallait que je trouve
23:33un travail pas très loin
23:34du domicile
23:35pour pouvoir m'occuper
23:36de mes enfants
23:36quand ils étaient petits.
23:37Et puis,
23:38de fil en aiguille,
23:39je me suis prise de passion
23:41pour ce métier
23:42où on apprend tous les jours,
23:43où on se remet en question
23:44tous les jours.
23:46Avec la crise...
23:48la crise en 2008
23:49des seuils programmes,
23:50on a dû se remettre en question.
23:51Avec la crise sanitaire,
23:52on a dû également...
23:54Ah ben là, racontez ce que vous avez fait.
23:55Je vais remettre en question.
23:56Racontez, c'est intéressant.
23:57Donc, pendant la crise...
23:59Juste avant la crise sanitaire,
24:00nous avions embauché,
24:01nous avions bien développé
24:02le chiffre d'affaires,
24:03nous étions montés à 12,5 millions
24:04et puis le Covid arrive.
24:06Donc, fermeture
24:07d'une grande partie
24:08de l'activité économique
24:10en France,
24:11sauf l'industrie
24:12puisque, à l'époque,
24:13le président de la République
24:14a bien spécifié
24:15que l'industrie ne fermait pas.
24:17Donc, on s'est réunis...
24:20Et vous avez néanmoins perdu
24:21une grosse partie
24:22du chiffre d'affaires.
24:22Oui, parce que l'aéronautique
24:24a fermé
24:25et on faisait 40%
24:26du chiffre d'affaires
24:26avec l'aéronautique.
24:28Donc, quid de ce chiffre d'affaires
24:30ou aller le chercher ?
24:31Donc, on s'est tous réunis
24:32et on s'est dit
24:33comment récupérer
24:34ce chiffre d'affaires ?
24:35Donc, on a eu
24:36une super équipe commerciale
24:38qui a pris le bâton de pèlerin
24:40et qui a été chercher
24:41d'autres secteurs,
24:42donc qui a développé
24:42le nucléaire,
24:43qui a développé le médical.
24:45Et puis, post-Covid,
24:47l'aéronautique revient.
24:48Sauf que nous,
24:49on avait rempli
24:50les cases vides
24:51par d'autres secteurs
24:52d'activité.
24:54Donc, dans l'atelier,
24:55ça a commencé
24:55un petit peu à se chamailler
24:56parce qu'il n'y a pas de place
24:57et puis on faisait de la place
24:58et mais tu m'as pris ma place.
25:00Donc, on les a réunis
25:01et on leur a demandé
25:02de nous dessiner
25:03leur usine idéale.
25:05En termes d'actes managériels,
25:07c'était fort.
25:08Voilà.
25:08Donc, ça a été super intéressant.
25:09C'était un...
25:11On a eu un bel esprit
25:12d'équipe et de cohésion.
25:14Je leur ai donné six semaines.
25:16Je leur ai dit,
25:16dans six semaines,
25:17réunion dans la salle en bas
25:19et vous m'exposez
25:20le projet de votre usine idéale.
25:23Donc, ils ont été
25:23très intelligents
25:24puisqu'ils ont mis
25:25en chef de projet
25:26le responsable des chutes,
25:28le responsable des tournures
25:29et le responsable de la logistique.
25:32Et ils m'ont présenté.
25:33Alors, ils ont été super sympas.
25:35Ils ont mesuré
25:36leur poste de travail.
25:37Ils les ont dessinés.
25:38Ils les ont mis
25:39sur des planches.
25:41C'était des calendriers.
25:43Ils ont fait avec
25:44les moyens qu'ils avaient,
25:45des calendriers bancaires.
25:46Et puis, aujourd'hui,
25:49donc, on est sur 9 500 m².
25:51Au départ, ils avaient quand même
25:52prévu 20 000 m².
25:54Ils avaient prévu
25:55une très grande extension.
25:56Ils avaient prévu
25:57une très grande extension.
25:57et quand on leur dit
25:59c'était un peu grand,
26:00ils répondent, oui.
26:00Mais en même temps,
26:01vous aviez demandé
26:01usine idéale.
26:02Oui.
26:04Financièrement,
26:04ce n'était pas possible.
26:05Donc, aujourd'hui,
26:06nous sommes sur 9 500 m²
26:09et 9,5 millions d'investissement.
26:11Oui, un bel investissement.
26:13Pour, on n'a plus
26:14beaucoup de temps,
26:15mais le principal défi
26:17aujourd'hui pour vous,
26:17pour Aérometal,
26:18c'est quoi ?
26:19Alors, le principal défi,
26:21on s'y a attelé,
26:22ça fait un an aujourd'hui,
26:23c'est de mettre en place
26:25l'IA dans l'entreprise.
26:27Donc, pour nous,
26:29c'est l'IA,
26:29ça représente la gestion
26:31de la data.
26:31C'est ça.
26:32Puisque, aujourd'hui,
26:34on a démarré,
26:35on scanne déjà à l'arrivée,
26:37on a vraiment
26:38une traçabilité documentaire,
26:39une traçabilité produit,
26:40mais on voudra aller plus loin
26:42et éviter les tâches
26:44à non-valeur ajoutée.
26:45Bien sûr.
26:45Donc, pour nous,
26:46ce sont des tâches
26:47qu'on va reproduire
26:50plusieurs fois.
26:51Donc, ça va être
26:52une saisie d'une information
26:53à l'entrée,
26:54au moment du tri,
26:56au moment du décompte,
26:57au moment de la facture.
26:57Donc, l'objectif,
26:58c'est cette gestion de data,
27:01c'est de pouvoir
27:02gagner du temps
27:03à l'opérateur
27:04dans des tâches
27:05qui ne sont pas forcément
27:07à forte valeur ajoutée.
27:08Très bien.
27:08Merci beaucoup.
27:10Bon, écoute,
27:10on n'a pas le temps
27:10de parler
27:11de vos engagements autres,
27:12mais je le cite,
27:14néanmoins,
27:14vous êtes présidente
27:16de CPME 71,
27:17vous êtes présidente
27:18de la branche industrie
27:19de CPME nationale.
27:21D'ailleurs,
27:21vous allez avoir une journée
27:22sur laquelle vous allez pouvoir
27:23développer tout ça.
27:24Merci d'être venu.
27:26Donc, bon,
27:26encore une fois,
27:27une démonstration de plus
27:28que les fermes dans l'industrie.
27:29Vous voyez,
27:29ça fonctionne très bien.
27:31Merci, Marc.
27:31Donc, merci, Clarisse.
27:33Notre émission est terminée.
27:35Donc, c'est la fin,
27:37en quelque sorte,
27:37de la quatrième saison,
27:39si on raisonne saison annuelle.
27:41Donc, nous allons avoir
27:42un break de deux mois.
27:43Vous allez donc pouvoir
27:45revoir,
27:46voir,
27:47découvrir des épisodes
27:48que vous aviez ratés
27:49ou revoir des épisodes
27:51qui vous ont particulièrement
27:52intéressés.
27:53Le tout est disponible
27:54en replay
27:55sur la chaîne
27:56Bsmart for Change
27:57et également
27:57sur la plateforme de streaming.
27:59Donc, excellent été
28:01et je vous donne rendez-vous
28:02à la rentrée.
28:02Merci.
28:02Merci.
28:03Merci.
28:03Merci.
28:03Merci.
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