- il y a 3 mois
Mardi 28 octobre 2025, retrouvez Julien Desclozeaux (Avocat Associé, Cabinet LWA), Caroline Arnould (Directrice générale, Cafpi) et Flore Pradere (Directrice de Recherche & Prospective Bureaux de demain, JLL) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.
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00:00Bonjour et bienvenue à tous, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Smartimo.
00:13Au sommaire, aujourd'hui on s'intéresse aux taux des crédits immobiliers, enfin un petit peu de stabilité, c'est ce qu'on va voir dans un instant.
00:21On va s'intéresser également à la ville de Paris qui dit stop au co-living, mais a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ?
00:28Et puis enfin, bientôt la fin du télétravail, ça peut vous concerner, Smartimo, c'est parti.
00:39Et dans Smartimo, on s'intéresse tout de suite à ce qui se passe du côté du crédit immobilier et des taux.
00:45Alors sont-ils en hausse, sont-ils en baisse ? Est-ce que c'est le moment de concrétiser son projet immobilier ?
00:50Autant de questions qu'on va poser à notre invitée, Caroline Arnoux, bonjour.
00:53Bonjour.
00:54Vous êtes directrice générale de CAFPI et on a besoin de vos lumières déjà pour nous dire à un moment, en cette rentrée, si les taux sont en train de se stabiliser,
01:04s'ils sont plutôt en train de remonter parce qu'on a quand même une situation politique un petit peu compliquée.
01:09On sait que la note de la France est sous surveillance.
01:12Est-ce que les investisseurs vont continuer à nous faire confiance ?
01:15Si ce n'est pas le cas, les taux pourraient remonter et ça c'est un peu étonnant,
01:18c'est-à-dire qu'on pourrait payer demain notre crédit un petit peu plus cher.
01:21Alors première question, Caroline, où est-ce qu'on en est à date, à la fin de l'été,
01:24vous qui auscultez les banques et faites le tour chez CAFPI, où est-ce qu'on en est exactement ?
01:30Alors on a certainement atteint cet été et donc en tout début septembre un point bas,
01:38une sorte de palier sur les taux où on est sur 20 ans.
01:43Nous en moyenne on était à 3,17 et pour des meilleurs dossiers on avait du 2,90,
01:49donc des taux encore en dessous des 3%.
01:51Donc avec toute cette intertitude politique, économique, etc.,
02:00force à parier que les taux ne vont plus baisser.
02:03Ça c'est une mauvaise nouvelle.
02:05À très court terme, ils ne vont plus baisser certainement dans les mois à venir.
02:08Là, sur cette rentrée, ce que nous disent les barèmes des banques,
02:14avant évidemment cette situation d'instabilité politique
02:19et peut-être demain d'instabilité liée à la note de la France,
02:24ce que nous disent les banques, c'est que les barèmes que nous avons reçus
02:28sont pour la moitié des banques des barèmes stables,
02:32c'est-à-dire les mêmes taux que cet été.
02:35Donc des taux, on l'a vu, autour de 30 sur 20 ans,
02:40des très bons taux par rapport à ce qu'on a connu il y a un an.
02:44L'autre moitié…
02:45Il y a un an, on était encore à 4% ?
02:47Oui, on était à 4%.
02:48Donc là, ça a bloqué beaucoup de gens.
02:50Ça a bloqué beaucoup de gens, on est monté très haut.
02:53Et là, on est revenu depuis ce printemps,
02:56avec la décrue des taux depuis le début de l'année,
02:59vraiment à une resolvabilisation des emprunteurs,
03:03une appétence pour emprunter,
03:05des prix de l'immobilier qui n'ont pas forcément beaucoup augmenté.
03:09Donc on a eu beaucoup de demandes.
03:11Donc on en est là.
03:13On a aujourd'hui quand même, il faut le dire,
03:15quelques banques qui ont remonté un petit peu leur barème
03:19face à cette incertitude.
03:20Pour certaines, 0,10, 0,20, même 0,30.
03:26Mais ce n'est pas la majorité.
03:28On a aussi des banques, c'est pour vous faire voir
03:31qu'il y a vraiment une stratégie commerciale aussi des banques.
03:35On a même une banque là qui vient de proposer un booster
03:39pour des emprunteurs en dessous de 36 ans à 2,99.
03:44D'accord.
03:45C'est vrai qu'on avait vu fleurir ça durant le printemps.
03:48Alors c'est la période traditionnelle.
03:49On voyait notamment dans les grandes métropoles,
03:53sur les bus, certaines banques qui faisaient des offres comme ça,
03:56bonifiées pour les jeunes, pour les primo-accédants.
03:59C'était pour booster cette demande,
04:00pour faire revenir les primo-accédants notamment.
04:02Tout à fait, revenir les primo-accédants.
04:03Et on l'a vu au printemps aussi avec le réélargissement du PTZ.
04:07Le prêt à 0, oui.
04:08Exactement, le prêt à 0, ça va faire venir des primo-accédants.
04:11Et là, sur cette rentrée, c'est des stratégies commerciales,
04:14des banques qui se mettent en retrait,
04:16parce qu'aujourd'hui, il faut voir que le coût du crédit pour une banque,
04:18il est assez élevé.
04:20Elle se base sur l'OAT 10 ans.
04:22Aujourd'hui, l'OAT 10 ans, elle est autour de 3,50.
04:24Donc on voit bien que les taux que proposent les banques sont en dessous de 3,50,
04:27donc avec très peu de marge.
04:29Mais on a des banques qui veulent profiter aussi de cette période
04:32pour acquérir encore des clients.
04:34Certainement qu'elles n'ont pas encore toute leur enveloppe de crédit
04:38qui était prévue pour 2025 et n'ont pas encore tout dépensé,
04:41donc elles vont faire des offres attractives.
04:43D'autres qui étaient très en avance, qui ont beaucoup distribué,
04:47vont peut-être se mettre un petit peu en retrait.
04:49Leur façon de se mettre en retrait, les banques,
04:50c'est d'augmenter un petit peu leur taux,
04:52donc d'être moins attractives.
04:54Elles sont moins compétitives, sauf leur clientèle captive,
04:57qui, pour d'autres raisons, tient à conserver et accepte cette surprime.
05:00Les autres vont être vos clients en particulier.
05:03Ils sont assez opportunistes.
05:04Ils vont aller chercher le meilleur taux, quitte.
05:06Et c'est la politique d'acquisition à changer de banque.
05:09C'est pratiquement le seul moment dans une vie de client où on change de banque.
05:12Tout à fait.
05:13Quitte à changer de banque.
05:15Et évidemment, on parle du taux.
05:17Mais attention, vous parlez du taux nominal,
05:20mais il y a aussi l'assurance emprunteur.
05:22Il faut parler du TAEG, du taux global.
05:24C'est pour ça que les courtiers,
05:27moi je représente les courtiers en général,
05:30font ce travail d'analyser toutes les offres des banques.
05:33Et on le voit bien, à l'instant T, vous avez des offres qui sont très, très hétérogènes,
05:38à la fois sur le taux nominal, à la fois sur l'assurance emprunteur,
05:42à la fois sur les frais de dossier,
05:44qui peuvent être chez certaines banques du simple double.
05:47Donc je pense qu'il faut appréhender son projet immobilier d'un point de vue global
05:51et comparer tous les items du crédit.
05:54Et aujourd'hui, et au mois de septembre,
05:56malgré ces incertitudes,
05:59on peut encore bénéficier de bons taux.
06:01Oui, alors des bons taux, vous nous l'avez dit,
06:03autour de 3,20, on va faire simple,
06:05sur 20 ans bien évidemment,
06:08ce sera peut-être un petit plus sur 25 ans, etc.
06:11Si on a un bon dossier, toujours pareil,
06:13c'est mieux évidemment d'avoir le Graal, le CDI,
06:16mais ou d'être fonctionnaire bien évidemment,
06:19ce n'est pas le cas de tout le monde.
06:20Est-ce qu'on a un profil type, un portrait robot de l'emprunteur ?
06:23Allez, par exemple, le primo-accédant, c'est quoi la fourche ?
06:26Qu'est-ce qu'il demande aujourd'hui à son banquier ?
06:28Le primo-accédant, il demande à son banquier,
06:32mais aussi, surtout à son courtier,
06:34aussi de l'accompagner dans toutes les aides auxquelles il a le droit.
06:36Parce que le primo-accédant, il peut avoir droit au PTZ,
06:39on l'a vu maintenant partout,
06:40dans les zones tendues, pas tendues, etc.
06:45Il peut avoir des aides liées à son entreprise,
06:48il peut avoir des aides boostées dans certaines banques,
06:51les banques accompagnent beaucoup les jeunes aussi.
06:54Donc, le primo-accédant, il peut avoir un taux canon.
07:00Évidemment, il faut qu'il montre une situation stable.
07:05La capacité de faire de l'épargne,
07:08alors on ne demande pas à un primo-accédant
07:09de pouvoir placer 500 euros tous les mois,
07:11mais s'il montre à un banquier que tous les mois,
07:14il met ne serait-ce que 50 ou 100 euros sur un livret,
07:17ça montre une attitude vraiment cohérente
07:22par rapport à ses finances et un profil de risque moins risqué.
07:27Mais un primo-accédant, c'est un client de choix pour une banque.
07:30Oui, portrait robot selon votre observateur des crédits
07:34de l'emprunteur primo-accédant.
07:36Alors, ce ne sont pas des sommes, on nous dit toujours,
07:38tiens, c'est considérable.
07:3935 ans, CDI pour les trois quarts des clients,
07:43il achète en priorité 9 biens sur 10 sont dans l'ancien
07:48et il emprunte 220 000 euros sur 280 mois.
07:52La durée, c'est plus long que 20 ans, on augmente la durée.
07:56Oui, alors augmenter la durée, c'est vraiment extrêmement intéressant
08:00et on peut aller chercher auprès des banques.
08:02On sait que les critères HCSF limitent les durées d'emprunt,
08:07mais on peut aller jusqu'à 26, 27 ans.
08:11Et quand on est jeune, je pense que c'est une bonne solution
08:14pour faire baisser son taux de crédit.
08:17Et on sait qu'en moyenne, un crédit, c'est 8 ans.
08:20Donc, vous empruntez très, très long,
08:22et puis au bout de 8 ans, après, vous réempruntez.
08:25Donc, c'est souvent des bonnes opérations.
08:27Et les banques, elles peuvent déroger sur ces critères
08:30dans une certaine souplesse.
08:32Donc, ne pas hésiter à négocier une longue période
08:36sur des taux qui sont aujourd'hui intéressants.
08:39Oui, Caroline Arnon, on se penche aussi sur le marché locatif.
08:42On s'est un petit peu en détresse, on va dire.
08:44C'est vrai qu'il y a eu la fin du Pinel.
08:46Il y a d'autres dispositifs qui se mettent en place,
08:48mais qui ont peut-être un moindre succès.
08:50Où est-ce qu'on en est aujourd'hui sur l'investissement locatif ?
08:53Alors, c'est très difficile sur l'investissement locatif.
08:56On le sait, le neuf, ça reste assez compliqué.
09:04Aujourd'hui, sur l'investissement locatif,
09:07on voit des projets, des investisseurs
09:09qui se tournent aussi vers l'ancien,
09:12qui se tournent vers l'ancien
09:14avec et à la recherche de rentabilité
09:18sur des biens peut-être à rénover.
09:20Donc, il y a encore un marché pour l'investissement locatif,
09:24mais évidemment, il faut bien prendre en compte son projet
09:27puisque les rentabilités sont moindres
09:31quand on n'a plus d'incitation fiscale.
09:33Et puis, une fiscalité peut-être à l'avenant,
09:36donc compliquée, peut-être des bouleversements,
09:38on ne sait pas.
09:38Et c'est vrai que c'est un facteur,
09:39cette instabilité politique qu'on a actuellement,
09:41sans gouvernement, sans vote du budget.
09:44Parce qu'on avait ce projet de statut du bailleur privé
09:50qui permettait de relancer l'investissement locatif,
09:54même si la ministre Valérie Létard l'a porté,
09:57le Premier ministre l'avait porté également.
10:02Aujourd'hui...
10:04Tout est à refaire.
10:04Tout est à refaire.
10:05Tout est à refaire, effectivement.
10:07et malheureusement, j'ai peur que ce ne soit pas la priorité
10:11du futur gouvernement
10:14pour faire des économies et inciter les investisseurs.
10:21Malgré le bon travail, on le répète,
10:23c'est vrai que la ministre sortante du logement,
10:26malheureusement, c'est vrai qu'à chaque fois,
10:28il faut remettre son ouvrage.
10:32Pour conclure, qu'est-ce qu'on va dire de cette fin d'année ?
10:36Alors, c'est vrai qu'il y a des sauts de tension,
10:37c'est vrai qu'sûrement, il y a des inquiétudes.
10:39Pour autant, si on a un projet, si on a trouvé le bien,
10:42il faut y aller.
10:43Oui.
10:44Il faut y aller.
10:46Globalement, moi, j'avais dit,
10:48toutes choses égales par ailleurs,
10:50à la fin de l'année, on va atterrir sur des taux à 3%.
10:53Vous voyez, là, encore, jusqu'à fin août,
10:56sur des meilleurs dossiers,
10:57on pouvait avoir en dessous de 3%.
10:59Là, voilà, on devrait, au maximum,
11:05atteindre les 3,50.
11:073,50.
11:09Si on peut bloquer 3,20.
11:10Si on peut bloquer 3,20, il faut le faire.
11:12Mais sur l'histoire générale du crédit,
11:16même 3,50, c'est des très bons taux.
11:19Oui.
11:19Effectivement, on se réfère toujours à cette période
11:22avec des taux à 1 ou des taux à 2.
11:24mais 3,50, ça reste sur des bons taux.
11:28Et on peut négocier.
11:30On aura certainement, jusqu'à la fin de l'année,
11:32des banques aussi qui vont se positionner.
11:37Mais maintenant, sur la production de l'année prochaine,
11:39parce qu'on le sait, à l'automne,
11:41dès maintenant, presque tous les crédits de l'année
11:44sont déjà presque faits.
11:45Les enveloppes sont faites pour les grands réseaux.
11:47Exactement.
11:48Et donc, elles vont peut-être ouvrir des nouvelles enveloppes.
11:50Effectivement, voilà.
11:51Donc, on ne chipote pas, finalement.
11:53On était objectif à 3 %,
11:54si on peut signer à 3,20,
11:56bien sûr, faire attention au TEH,
11:57c'est-à-dire tout ce qui est les à-côtés,
11:59l'assurance, vous les signaler.
12:01Mais en tout cas, si vous trouvez le projet de votre œuvre,
12:03il faut y aller,
12:03notant que ça pourrait encore augmenter, bien sûr,
12:06si la situation politique de la France se dégrade.
12:08On peut avoir des taux en hausse.
12:09Et ce, c'est assez étonnant,
12:10malgré la baisse de la Banque centrale.
12:12En tout cas, de ce côté-là,
12:14il vaut mieux ne pas attendre.
12:15C'est votre conseil, Caroline Arnaud.
12:16C'est mon conseil, tout à fait.
12:17Merci, Caroline.
12:18Je rappelle que vous êtes la directrice générale de CAFLY.
12:21Merci de passer par Smartimo.
12:23Et à très bientôt sur notre antenne.
12:24Merci, à bientôt.
12:28Et tout de suite, dans Smartimo,
12:30on s'intéresse à une nouvelle concernant Paris,
12:33qui vient de marquer un tournant inédit
12:35dans sa politique du logement,
12:37en adoptant une délibération baptisée
12:38« Zero co-living ».
12:40La mairie entend mettre un frein
12:42au développement des résidences partagées.
12:44On en parle avec un expert,
12:46Julien Desclozo.
12:47Bonjour.
12:48Bonjour.
12:48Bonjour, Fabrice.
12:49Vous êtes avocat associé au cabinet LWA.
12:52Et avec vous, on commente justement cette nouvelle.
12:56Alors, sur le plan juridique,
12:57cette délibération « Zero co-living »,
12:59qu'est-ce qu'elle veut dire exactement ?
13:01Est-ce qu'elle a une portée contraignante ?
13:03Alors, peut-être avant de répondre à cette question,
13:05peut-être rappeler rapidement ce qu'est le co-living
13:07et peut-être pourquoi, finalement,
13:09cette prise de position de la part de la ville de Paris,
13:12qui émane du groupe communiste de la ville de Paris,
13:14c'est ce projet de délibération,
13:15c'est le groupe communiste des citoyens
13:17qu'il a porté.
13:18Le co-living, très rapidement,
13:19quand on pense à co-living,
13:20on pense à co-working,
13:22c'est-à-dire que c'est des nouvelles façons
13:24d'habiter,
13:25de vivre finalement dans les centres-villes.
13:27co-working, on a une nouvelle façon de flexibiliser un peu
13:30sa faculté de travailler,
13:33on est sous des espaces qui sont partagés,
13:37et on est un peu la même chose dans le cadre du co-living,
13:39où on a cette fois-ci, on habite,
13:41on a une partie…
13:42C'est quoi la différence avec colocation ?
13:44Alors, colocation, en fait,
13:45on a colocation, techniquement, juridiquement,
13:48la colocation, c'est vrai que c'est un peu
13:49une grande colocation,
13:50on a une partie qui concerne des logements privatifs,
13:53dans lesquels on est chez soi,
13:54et puis l'autre partie qui sont des parties communes,
13:56on partage un certain nombre de services,
13:58ça peut être des salles de sport,
13:59ça peut être des salles de restauration,
14:00et donc par définition,
14:01on veut créer du lien social,
14:02on est ensemble.
14:03La différence juridique,
14:04c'est que la colocation,
14:05on est tous co-titulaires d'un bail, normalement,
14:06donc de l'intégralité des surfaces,
14:08co-living,
14:09on est titulaires d'un bail pour sa partie privative,
14:12et on participe aux charges des parties communes.
14:14Donc, c'est la chambre de 18-20 mètres carrés,
14:16ça c'est à nous,
14:17il y a une porte ou pas ?
14:18Il y a une porte fermée,
14:19peut-être des fois, une salle de bain.
14:20Une salle de bain, normalement,
14:22il faut qu'il y ait une salle de bain,
14:23effectivement, il faut qu'il y ait une autonomie
14:23qui soit possible.
14:25Est-ce qu'il faut une cuisine ou pas ?
14:27Alors après, il y a le problème de qualification,
14:28c'est une des problématiques,
14:29c'est qu'on est en fait dans une situation un peu hybride,
14:32qui n'est pas réglementée,
14:34qui est nouvelle,
14:34qui nous vient des États-Unis, comme souvent,
14:37et de sorte qu'aujourd'hui,
14:39on n'a pas de qualification et de régime juridique
14:41applicable à ces contrats de co-living,
14:42c'est précisément la raison pour laquelle
14:45la ville de Paris, probablement,
14:46a fait cette déclaration un peu forte
14:48sur sa volonté,
14:49et je crois que c'est assez clair,
14:50de lutter contre le co-living,
14:51on ne peut pas le dire de façon plus claire.
14:53Et pourquoi, justement,
14:55ils veulent encadrer absolument
14:56ou interdire ce co-living ?
14:58Parce qu'on se dit,
14:59comme c'est très pratiqué, par exemple,
15:00à Londres,
15:02ces formules,
15:03Paris, on a un peu les mêmes sujets,
15:06c'est-à-dire tout le monde veut habiter
15:07dans le centre, évidemment,
15:09c'est devenu très très cher,
15:10et finalement,
15:11partager une cuisine, des espaces,
15:14et avoir son espace privatif,
15:15c'est plutôt une bonne idée.
15:17Oui, effectivement,
15:17ça part d'une bonne idée,
15:19à la fois créer du lien social,
15:20mais également partager les coûts,
15:21puisque, effectivement,
15:23quand on a une cuisine
15:24partagée à plusieurs,
15:25c'est un peu comme la colocation,
15:26ça coûte normalement moins cher.
15:28Manifestement,
15:28ce n'est pas le constat
15:29que fait la ville de Paris.
15:29La ville de Paris, elle,
15:30elle est dans le cadre de...
15:32Ça s'inscrit un peu
15:33dans une multiplication
15:34de réglementations.
15:35Vous avez la loi SRU,
15:36la loi Elan,
15:37et notamment la loi Elan,
15:38qui encadre le loyer à Paris.
15:40Donc, c'est une loi
15:40qui date de 2018,
15:42et qui a été...
15:43qui devait durer
15:44pour un certain nombre d'années,
15:45et ça a été prorogé jusqu'en 2026.
15:47Et donc, vous avez chaque année,
15:48par arrêté,
15:49le préfet qui va donner
15:49un loyer de référence
15:50et qui interdit,
15:52pour les locations d'habitation,
15:54de prévoir des loyers
15:55qui s'écartent trop
15:56de ce loyer de référence.
15:57Donc, aujourd'hui,
15:57on a un encadrement du loyer.
15:59La difficulté
15:59qui est identifiée manifestement
16:01par la ville de Paris,
16:02c'est que,
16:03par cet objet,
16:04qui, encore une fois,
16:05qui n'est pas réglementé aujourd'hui,
16:06le co-living,
16:07certains investisseurs
16:08auraient la volonté
16:09de s'affranchir
16:10le cas échéant
16:11de cet encadrement du loyer.
16:12Donc, c'est la raison
16:13pour laquelle on a manifestement
16:14cette volonté de lutter,
16:16affichée, de lutter
16:16contre le co-living
16:18par la ville de Paris.
16:19Parce que ça participe
16:22de la spéculation immobilière,
16:23c'est-à-dire,
16:23il y a peut-être
16:24certains groupes
16:25qui vont acheter
16:26des grandes surfaces
16:27et les compartimenter
16:28pour faire du co-living ?
16:29C'est effectivement,
16:30notamment,
16:30quand on lit,
16:30c'est assez intéressant,
16:31quand on lit le préambule
16:32de cette délibération,
16:33on voit qu'un certain nombre
16:34de constats, en tout cas,
16:35sont faits par la ville.
16:36Alors, à tort ou à raison,
16:37mais ils considèrent
16:38qu'effectivement,
16:38il y a un certain nombre
16:39d'investisseurs
16:40qui rachètent en bloc
16:40des immeubles
16:42et qui créent ce co-living
16:44et du fait qu'on n'a pas
16:46de régime juridique clair,
16:48eh bien,
16:48ils ne considèrent
16:49qu'ils ne sont pas encadrés
16:50par la loi Elan.
16:51Donc, d'où la volonté
16:53de la ville d'intervenir
16:55pour essayer de réglementer
16:56tout ça.
16:56Alors, maintenant,
16:56vous me posiez la question
16:57tout à l'heure,
16:58juste ici,
16:58est-ce que la ville de Paris
17:00a des moyens
17:00de lutter contre ce phénomène-là ?
17:02Alors, est-ce que c'est légitime
17:04de lutter ou pas
17:05contre ce type de co-living ?
17:07Encore une fois,
17:08vous le disiez tout à l'heure,
17:09ça prend quand même un intérêt
17:10parce que ça permet comme ça
17:11de maîtriser
17:1250 ans de coût
17:13en partageant les charges,
17:16également de créer
17:16du lien social
17:17qui, effectivement,
17:18on sait qu'aujourd'hui,
17:20avec les smartphones,
17:20tous ces sujets-là,
17:21les questions de solitude
17:23au sein de la ville
17:24sont assez importantes.
17:25Donc, il y a quand même
17:26des aspirations fortes
17:27à essayer de créer du lien.
17:29Maintenant, effectivement,
17:30il y a quand même
17:31ce sujet qui est,
17:32eh bien,
17:34voilà,
17:35pour la ville,
17:38d'essayer de maîtriser
17:39en tout cas
17:39cette situation.
17:43Apparemment,
17:43j'ai pas du tout
17:44de ce que je disais.
17:44Alors, le co-living,
17:45vous disiez,
17:45c'est mal défini
17:46dans le droit français.
17:47Oui, absolument.
17:47Est-ce qu'il faudrait
17:48une définition légale
17:49du co-living ?
17:50Est-ce qu'on peut,
17:51est-ce qu'on doit,
17:51comme souvent en France,
17:52on doit légiférer
17:53sur cette question ?
17:54Alors, écoutez,
17:55je pense que ça semble
17:56indispensable.
17:57C'est d'ailleurs
17:57ce que demande la ville
17:58parce que finalement,
17:59vous me demandiez,
18:00je retrouve le fil,
18:00pardonnez-moi,
18:01vous me demandiez
18:02si la ville avait
18:03les moyens de légiférer.
18:04Aujourd'hui,
18:05la délibération,
18:05soyons clairs,
18:06sur la base,
18:06c'est délibération.
18:07Ça ne donne aucun pouvoir
18:09à la ville
18:09d'interdire un projet
18:12immobilier
18:13qui voudrait faire
18:14du co-living
18:15dans Paris
18:16sur la base
18:16de la délibération.
18:16Elle n'est pas créatrice
18:18de droits.
18:20Donc, elle n'a pas
18:20d'impact.
18:21Il y aurait des sanctions,
18:22éventuellement,
18:22parce qu'on parlait tout à l'heure
18:23des loyers plafonnés.
18:25On sait que la ville de Paris
18:26est vigilante,
18:27qu'elle a fait pas mal
18:28de contrôles.
18:28Il y a eu des sanctions
18:29également.
18:30Mais là,
18:30sur du co-living,
18:31comme ça échappe,
18:32effectivement,
18:33c'est une espèce
18:33de zone grise,
18:34si je vous conçois bien
18:35de droit,
18:36la sanction ne sera
18:37pas forcément applicable.
18:38Pour l'instant,
18:39il n'y a pas de sanction.
18:40Pour tout dire,
18:40il n'y a pas de sanction.
18:41Les seuls moyens
18:41qui sont mis à disposition
18:42de la ville,
18:43c'est finalement
18:44les autorisations de construire.
18:45C'est finalement
18:45son outil principal.
18:47Mais aujourd'hui,
18:47le cadre n'étant pas
18:48flou,
18:49étant dans cette zone grise,
18:51si vous avez un projet
18:52qui respecte les règles
18:53du PLU,
18:54qui sont la réglementation
18:55du urbanisme
18:55de la ville de Paris,
18:57normalement,
18:57la ville n'a aucun moyen,
18:58parce que ce serait du co-living,
18:59de s'opposer
19:00à cette situation-là.
19:01J'ai envie de dire
19:02que cette déclaration,
19:03d'ailleurs cette délibération
19:03de la ville de Paris
19:04est en creux un peu
19:05un aveu d'impuissance,
19:06puisque finalement,
19:07elle fait un appel
19:07au gouvernement,
19:08au pouvoir public,
19:09de légiférer
19:10et de lui donner
19:12des moyens,
19:12finalement des outils
19:13pour lui permettre
19:14de réglementer
19:15cette situation
19:16du co-living.
19:18Alors,
19:18on peut encore une fois
19:20donner des exemples
19:21des moyens
19:22dont elle a pu se doter,
19:24parce que,
19:24notamment,
19:25par le recours
19:26au PLU bioclimatique,
19:29un PLU assez récent
19:30qui est rentré en vigueur
19:30en 2025,
19:32ce PLU avait pour objectif,
19:33d'une part,
19:34la neutralité carbone,
19:35l'objectif d'atteindre
19:36la neutralité carbone
19:37en 2025
19:38pour la ville de Paris,
19:39mais également
19:40de réglementer
19:41la destination
19:43des immeubles
19:44au sein de Paris,
19:45notamment du quartier
19:45de QCA,
19:46quartier centre-affaires,
19:47pour essayer de limiter
19:48l'expansion
19:50de l'activité tertiaire
19:50et de l'activité de bureau.
19:52Et donc,
19:52à ce titre-là,
19:53elle s'est dotée
19:54via le PLU
19:55de deux outils
19:56qui sont,
19:56d'une part,
19:57la mixité fonctionnelle
19:59et, d'autre part,
19:59le pastillage des immeubles.
20:00Je pense que vous en avez parlé
20:01abondamment
20:02dans différentes émissions
20:03qui ont précédé celle-ci,
20:05mais qui,
20:05finalement,
20:06par ces mécanismes-là,
20:08lui permettent,
20:08lui donnent un outil
20:09assez efficace,
20:10pour le coup,
20:11lui permettant
20:11bien d'imposer
20:13la création de logements
20:14pour tout programme
20:15à vocation de bureaux
20:16de logements,
20:17y compris de logements sociaux.
20:18On parle de loi Elan,
20:19on a parlé de loi Elan,
20:20il y a la loi SRU également
20:21qui a imposé normalement
20:22un certain quota
20:23de logements sociaux
20:24par rapport au parc de logements
20:25de la ville de Paris,
20:26qu'elle a atteint
20:27in extremis,
20:28là,
20:28il fallait qu'elle ait 25%
20:30de son parc de logements
20:32qui soit des logements sociaux
20:33qu'elle a atteint
20:34très récemment.
20:34Donc, voilà,
20:35on a, en tout cas,
20:35des cadres juridiques
20:36qu'elle peut se doter
20:37mais qui n'existent pas aujourd'hui
20:38pour le co-living,
20:39mais dont on a vu
20:40sur d'autres sujets
20:41qu'elle pouvait se doter
20:41pour lui permettre
20:42d'influer sur sa politique,
20:45la politique qu'elle voulait conduire.
20:46Donc, si je vous suis bien
20:47pour l'instant,
20:48la ville de Paris
20:48tape du point sur la table
20:49que le co-living,
20:50c'est non pas de projet
20:51de développement
20:51mais pas forcément
20:52de règles très strictes,
20:54en tout cas au niveau juridique,
20:55au niveau du droit.
20:56Merci, Julien de Clauseau,
20:58c'est très clair.
20:59Je rappelle que vous êtes
21:00associé, avocat associé
21:02au cabinet LWA
21:03et à très bientôt
21:04sur Smartimo.
21:05Et tout de suite
21:09dans Smartimo,
21:10on évoque le télétravail
21:12et peut-être sa fin
21:13avec une experte,
21:15c'est Fleur Prader.
21:15Bonjour, Fleur.
21:16Bonjour.
21:17Vous êtes directrice
21:17de recherche et prospective
21:19bureau de demain
21:20chez JLL
21:21et vous venez de sortir
21:22votre baromètre
21:23des préférences salariés
21:25avec une étude
21:26qui montre donc
21:27que deux salariés français
21:28sur trois
21:28sont contraints
21:29de revenir au bureau
21:30mais un tiers
21:31en sent un petit peu
21:33chafouin,
21:33ressenti négatif.
21:34expliquez-nous.
21:35Oui, alors je dirais
21:37qu'à la limite,
21:38il faut plutôt regarder
21:39de l'autre côté
21:39et se dire
21:40il y a un tiers
21:41qui rechigne un peu
21:42mais il y a aussi
21:43deux tiers
21:44qui sont plutôt
21:44dans une démarche
21:45très positive en fait.
21:47Et ça, ça a été
21:48une vraie surprise
21:48parce qu'effectivement
21:49on a tendance
21:50à mettre l'emphase
21:51sur ceux qui rechignent.
21:53En fait, le message positif
21:55qu'on voulait partager
21:55c'est le fait
21:56qu'on a deux tiers
21:57de gens aujourd'hui,
21:57deux tiers de salariés
21:58qui nous disent
21:59oui, je vois un intérêt
22:01à cette structuration
22:02du travail hybride.
22:03Donc en fait,
22:04ce qu'on leur demande
22:05c'est de revenir
22:06en moyenne
22:07quatre jours sur site.
22:08Quatre jours sur cinq
22:09donc.
22:10Plus qu'un jour
22:10de télétravail.
22:11Plus qu'un jour
22:11de télétravail.
22:11Là où certains
22:12en avaient quand même
22:12deux à trois.
22:13C'est pour ça
22:14que c'est impressionnant.
22:15Et on a vu la progression
22:17se faire au fil des mois
22:18et ce qui est frappant
22:19aujourd'hui
22:19c'est qu'il y a quand même
22:20une compréhension
22:21de cette logique.
22:23Il y a vraiment
22:24côté salarié
22:25le sentiment
22:26qu'on est aussi
22:26dans du gagnant-gagnant
22:27et qu'il y a un équilibre
22:30qui s'est trouvé
22:30et j'ai accès,
22:33je conserve une partie
22:34de télétravail
22:34mais je vois aussi
22:35un vrai bénéfice
22:36à l'interaction
22:37avec mes collègues
22:38sur site.
22:39Oui, ça manquait
22:40peut-être à certains
22:41parce que c'est vrai
22:42qu'on entend toujours
22:42un petit peu
22:43peut-être ceux qui regrettent
22:45cet avantage
22:46qui était pris pour acquis.
22:47Il y en a même
22:47qui avaient déménagé
22:47assez long,
22:48on en parlait,
22:48mais il y en a
22:49qui voient quand même
22:50les avantages
22:51à être sur site
22:52et à interagir
22:53avec leurs collègues.
22:53Oui, encore une fois,
22:54moi je dirais
22:55c'est vraiment
22:55cette majorité
22:56qui est intéressante
22:57parce qu'ils nous disent
22:59finalement
22:59le travail sur site
23:01et la clarification
23:02des règles,
23:03ça ne veut pas dire
23:03qu'ils ne veulent plus
23:06de flexibilité,
23:07au contraire,
23:08mais ils reconnaissent
23:09le fait qu'avoir
23:10des règles plus claires
23:11sur la présence
23:12sur site.
23:13Il y a aussi
23:14des enjeux d'équité
23:15derrière.
23:15Beaucoup nous disent
23:16que ce n'est plus
23:17juste aussi
23:18vis-à-vis de collègues
23:19qui n'ont pas accès
23:19au télétravail
23:20et il y a,
23:21comme je le disais,
23:21cette reconnaissance
23:23de la valeur ajoutée
23:24de voir ses collègues
23:25sur site
23:26et ça,
23:26on le voyait
23:26déjà post-pandémie,
23:28on était déjà
23:29dans cette logique-là.
23:30Et je dirais que là,
23:31ce qui est intéressant également,
23:32c'est par rapport
23:32aux effets parfois
23:33d'isolement
23:34qu'ont pu ressentir certains,
23:37on a vu que ce retour
23:37sur site,
23:38ça permettait aussi
23:39de mieux structurer
23:39les choses.
23:41Et ce qui est intéressant,
23:42c'est qu'on est un peu
23:42dans une ambiguïté,
23:44les gens aspirent
23:44à beaucoup de flexibilité
23:45et en même temps,
23:46ceux qui ont le plus
23:47de flexibilité
23:48sont ceux qui se sentent
23:49le plus en surcharge
23:51et souvent un peu
23:53isolés des collègues.
23:54C'est un équilibre
23:55qui est un peu ténu.
23:56Alors,
23:56vous parlez d'équilibre
23:57justement,
23:57équilibre de vie,
23:58c'est vraiment aujourd'hui
23:59ce qui est plus important,
24:01même parfois plus important
24:02que le salaire.
24:04Est-ce que les entreprises
24:06n'ont pas pris le risque
24:06un peu de casser
24:08ce nouvel équilibre
24:09en resserrant la vie
24:10sur le télétravail ?
24:11Oui,
24:11alors c'est vrai
24:12que cet équilibre de vie,
24:13il est central aujourd'hui.
24:14Cette enquête,
24:15on l'a conduite
24:16auprès de 9000 salariés
24:17dans le monde
24:17et 500 Français.
24:19Et les Français nous disent,
24:21comme leurs collègues
24:21dans le monde,
24:23aujourd'hui,
24:23ma première priorité,
24:25c'est effectivement
24:25l'équilibre de vie
24:26devant le salaire.
24:28Donc ça,
24:28c'est central,
24:29mais c'est beaucoup plus nuancé
24:30que juste se dire
24:31je veux X jours
24:32de télétravail.
24:33En fait,
24:33on voit aujourd'hui
24:34un glissement
24:34entre je veux avoir accès
24:36à X jours de télétravail
24:38et en fait,
24:39le plus important pour moi,
24:40c'est la maîtrise
24:41de mes horaires.
24:42Et c'est ça
24:43qui est assez intéressant,
24:44c'est qu'aujourd'hui,
24:45c'est ça le nouveau cheval
24:46de bataille.
24:47Je veux maîtriser mes horaires.
24:48Et en fait,
24:48ce qui s'est passé
24:49à la faveur du télétravail,
24:51c'est que les gens
24:52ont eu plus la main
24:53sur leur journée.
24:54Donc,
24:55ils ont pu intercaler
24:57dans une journée de travail
24:58un rendez-vous médical,
24:59peut-être une séance de sport,
25:01aller chercher des enfants
25:02à 4 heures.
25:03Et ça,
25:03ils veulent le garder.
25:04C'est ça, en fait,
25:05qu'ils souhaitent garder aujourd'hui.
25:06Et c'est ça
25:07qui est au cœur
25:07de leur attente aujourd'hui.
25:08Ce sont des horaires souples ?
25:10Des horaires plus souples.
25:11D'accord.
25:11Effectivement.
25:12Flore Praleur,
25:13sur Smartimo,
25:13évidemment,
25:14on fait le lien
25:14avec les bureaux
25:16dont vous êtes spécialiste.
25:18On sait que ce bureau aussi,
25:19il a évolué
25:20avec le télétravail,
25:21par exemple,
25:22le flex office.
25:23Et même certains,
25:24dans certaines sociétés,
25:25maintenant que tout le monde revient,
25:26entre guillemets,
25:27disent,
25:27mais il n'y a pas assez de place.
25:29Alors ça,
25:29c'est un vrai sujet
25:30parce qu'effectivement,
25:31beaucoup de décideurs
25:32ont rationalisé leur empreinte.
25:34Et ça fait lien
25:34avec une utilisation
25:35beaucoup plus intelligente
25:37en fait des mètres carrés
25:38parce qu'on sait bien
25:39que peu sont les entreprises
25:41qui vont reprendre des surfaces.
25:43La majeure partie d'entre elles
25:44vont se dire maintenant
25:45qu'on fait avec
25:46le nouveau jeu de mètres carrés
25:47dont on dispose.
25:48Et donc l'enjeu,
25:49c'est d'optimiser.
25:50Donc comment on lisse la présence ?
25:52Comment on rend les choses
25:52beaucoup plus fluides
25:53pour que je puisse signaler
25:56quand je viens sur site,
25:57réserver des salles de réunion
25:58facilement, etc.
26:00sans que ça devienne
26:00une surcharge non plus.
26:02Et là, il y a vraiment
26:02un enjeu clé
26:03autour de la technologie.
26:04On en parle souvent.
26:06Mais c'est vraiment se dire
26:07est-ce que demain,
26:07on n'aura pas des outils
26:08qui pourront screener notre agenda
26:10et peut-être organiser
26:12et orchestrer pour nous
26:13la journée
26:14et nous dire
26:15il vaut mieux que tu viennes
26:16sur site tel jour,
26:17j'ai réservé pour toi
26:18telle salle,
26:19tu seras à proximité
26:20de tel collègue, etc.
26:22Et c'est là qu'on va arriver
26:23à faire des choses
26:23beaucoup plus intelligentes
26:25et plus adaptées
26:26aux besoins des gens.
26:26Alors ça, ça serait pas mal
26:27pour éviter de se retrouver
26:29à travailler dans la cafette
26:30par exemple.
26:30C'est ça.
26:32Concrètement,
26:34combien d'entreprises
26:34en France ont aujourd'hui
26:35les moyens
26:36de transformer leurs espaces
26:38en ce que vous appelez
26:39la workplace new generation
26:40dont on se traduit
26:41finalement la place de travail
26:43nouvelle génération ?
26:44Là encore,
26:45je pense que l'enjeu
26:46c'est pas tant
26:47le nombre d'euros investis
26:48mais c'est vraiment
26:49la façon
26:50dont on va investir
26:51nos euros.
26:52Et ce qui est frappant,
26:54c'est vraiment
26:54qu'on est dans une logique
26:55de priorisation,
26:56de se demander
26:57ce qui est utile,
26:58pas utile,
26:58qu'est-ce qui fait effet
26:59ou pas,
27:00sur quelle population,
27:01quels sont mes talents,
27:03quelles sont les personnes
27:04à risque dans mon entreprise
27:05et qu'il faut à tout prix
27:06que je re-solidifie
27:07et pour lequel je dois avoir
27:08des services dédiés.
27:09Et on est dans cette logique-là
27:11d'ajustement de curseur
27:12et de faire quelque chose
27:13de beaucoup plus pensé,
27:15là où avant,
27:16on allait au bureau,
27:17il n'y avait pas le choix,
27:18c'était des horaires
27:19très cadrés,
27:20tout le monde avait accès
27:21au même espace de travail.
27:22Aujourd'hui,
27:22on est vraiment
27:23dans quelque chose
27:24de beaucoup plus
27:25nuancé,
27:26sur mesure,
27:27ajusté à différents publics.
27:28Vous parlez d'un âge de raison
27:30du travail hybride,
27:31on y est à cet âge de raison,
27:33ça y est,
27:33après avoir fait
27:34le full remode,
27:35c'est-à-dire complètement
27:36chez soi,
27:37100%
27:37et puis le 100%
27:38travail au travail,
27:40est-ce qu'on arrive
27:41à quelque chose,
27:41à un bon équilibre ?
27:42Oui, pour moi,
27:43on est totalement
27:44à cet équilibre
27:44et c'est pour ça
27:45qu'on a pris cette formule-là
27:47d'âge de raison
27:47parce qu'on est sorti
27:51des extrêmes,
27:52on est dans quelque chose
27:53qui est beaucoup plus réfléchi,
27:54plus pensé,
27:55comme je disais aussi,
27:56une logique de gagnant-gagnant,
27:58les gens comprennent que
27:59oui, j'ai envie de flexibilité,
28:00oui, je voudrais
28:01des horaires flexibles,
28:02mais en échange,
28:04c'est aussi plus d'investissement,
28:05peut-être vis-à-vis
28:06de mon employeur,
28:07il y a cette logique
28:08à trouver
28:09et ce qui est intéressant,
28:10je trouve aujourd'hui,
28:11c'est qu'il n'y a pas
28:11de formule unique.
28:12En fait,
28:12on s'est beaucoup arrêté
28:13sur le nombre de jours
28:15de télétravail,
28:16ça, bon,
28:17il y a une moyenne,
28:18ok,
28:19mais au-delà de ça,
28:20on voit que les patrons
28:23et les employeurs
28:23sont très, très inventifs
28:26sur les nouvelles flexibilités
28:28qu'ils peuvent proposer
28:29à leurs collaborateurs
28:30et les nouveaux leviers
28:31pour les engager au travail
28:33et leur donner envie,
28:34en fait,
28:34de venir sur site.
28:35Voilà, plus de souplesse,
28:36plus de liberté,
28:38la maîtrise de ces horaires
28:39et puis on est aujourd'hui,
28:40fort pradin,
28:41aujourd'hui à combien ?
28:42Un jour et demi à peu près
28:42de télétravail en moyenne en France ?
28:43Oui, totalement.
28:44On est à 1,3 jours
28:46pour être exact.
28:471,3, d'accord.
28:48C'est en train de diminuer
28:49et on sent que,
28:50voilà,
28:51avec le précédent
28:52fait par une grande banque française
28:53qui a dit,
28:54allez,
28:54tout le monde revient au travail,
28:55là,
28:56on pense que,
28:56voilà,
28:56c'est peut-être pas la fin
28:58du télétravail.
28:58Au bureau,
28:58pas au travail.
28:59On revient,
29:00alors évidemment,
29:01on travaille chez soi
29:01dans le travail
29:03mais on revient effectivement
29:04au bureau,
29:05des bureaux aussi
29:05qui se transforment
29:06et qui s'adaptent
29:07de plus en plus
29:08et qui sont de plus en plus
29:09agréables.
29:10Merci,
29:10Flore Pardin.
29:11On renvoie à votre étude,
29:12on peut la trouver directement
29:13sur le site ?
29:13Oui,
29:14ça y est,
29:14elle est désormais disponible
29:15sur notre site internet
29:16et tout fraîchement publiée.
29:18Voilà,
29:18le baromètre des préférences
29:19salariées.
29:20Flore Pardin,
29:20merci,
29:20je rappelle que vous êtes
29:21directeur de recherche
29:21et prospective bureau
29:23de demain chez JLL
29:24et à très bientôt
29:25dans Smartimo.
29:26Merci beaucoup.
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