00:00D'un côté, Soundfall Interactive, qui avec Claire Obscur Expedition 33, a séduit le monde entier.
00:05Sans oublier Dotemus, Low Clap ou encore Lizard Cube, trois autres studios qui étaient nominés aux prestigieux Game Awards.
00:13Et de l'autre, de nombreuses annonces de studios français qui ferment et de professionnels talentueux qui se retrouvent sans
00:20emploi.
00:20Dans les faits, le marché du jeu vidéo en France, en 2025, c'était 6 milliards d'euros.
00:25Mais malgré tout, ça ne suffit pas à faire un marché suffisant pour nos studios,
00:29puisque 80% du chiffre d'affaires se fait à l'international.
00:33Très récemment, c'est un studio historique, Spiders, qui a été annoncé en liquidation.
00:38Spiders, c'est le studio qui a fait, par exemple, les deux jeux Gridfall.
00:41Un studio qui s'est écroulé à cause des difficultés de sa maison mère, Big Ben Interactive,
00:47ce qui a entraîné aussi les difficultés d'autres studios comme Cyanide ou Kilotune.
00:51Encore plus récent, on a eu l'annonce de la fermeture d'un studio d'animation, pas de jeu vidéo,
00:56Supamonk.
00:57Et pourquoi je vous parle de Supamonk ? C'est parce que c'est le studio d'animation
01:01qui a accompagné le jeu à succès de Dotemu, Absolume.
01:04Ce jeu qui avait été nommé au Game Awards comme meilleur jeu indépendant,
01:08et qui a été primé comme meilleur jeu indépendant, au Pegas cette année.
01:11Une situation qui montre le paradoxe du jeu vidéo français.
01:15Faire des productions de très grande qualité ne suffit pas pour assurer la pérennité d'une structure.
01:20Un autre exemple, c'est le jeu Mio Memories in Orbit, du studio 12-10ème,
01:24qui s'est récemment séparé du grand éditeur Focus Entertainment.
01:28Le jeu est tellement réussi qu'il va y avoir une sortie physique, annoncée par les éditeurs Pix'n'Love,
01:34mais on nous parle d'une fermeture du studio qui n'est pas encore confirmée officiellement, mais qui est fort
01:39probable.
01:40Toutes ces annonces arrivent dans un contexte global très morose.
01:42On parle de grandes difficultés pour des studios historiques comme Dontnod, Quantic Dreams,
01:48ce qui veut dire que l'on n'est peut-être qu'au début de cette crise.
01:51Sans oublier les difficultés de très gros acteurs comme Ubisoft,
01:54qui a dû renoncer au remake de Prince of Persia,
01:57et qui mise beaucoup aujourd'hui sur son autre remake, celui de Black Flag Ressink.
02:02Donc il y a une vraie crise économique dans le jeu vidéo français,
02:06qui découle aussi sur une crise sociale,
02:08puisque la fermeture d'un studio, ça veut dire aussi, et surtout probablement,
02:12des professionnels qui perdent leur emploi.
02:15Combien vont quitter le secteur pour aller soit dans une structure étrangère,
02:19soit changer de métier ?
02:21Et ça, c'est le vrai problème du jeu vidéo français.
02:23Perdre les compétences, perdre les savoir-faire,
02:26perdre les talents qui ont permis d'avoir des jeux différenciants.
02:29Autre risque que le social, c'est la perte d'IP, de propriétés intellectuelles,
02:33ou de structures qui seraient rachetées ou financées par des structures étrangères.
02:37Ça veut dire que notre singularité française ne serait plus garantie.
02:41Et du côté du social, pour le STJV, le syndicat des travailleuses du jeu vidéo,
02:46on parle tout simplement de plus grande crise sociale de l'histoire dans le secteur.
02:50Alors qu'au vu de la qualité des jeux produits, on devrait parler d'âge d'or.
02:54Sous-titrage Société Radio-Canada
02:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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