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  • il y a 23 heures
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Aurélie Herbemont et de Renaud Dély.

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00:05Bienvenue dans les informés de France Info, votre émission de décryptage de l'actualité à la radio et à la
00:11télé, canal 16 de la TNT.
00:13Bonjour Renaud Delis.
00:14Bonjour Aurélie.
00:15Et bonjour à nos informés du jour, Valérie Gass, chef du service politique de RFI.
00:20Bonjour Aurélie.
00:21Et Jean-Emi Baudot, chef du service politique de France Info.
00:24Bonjour Aurélie, bonjour à tous.
00:25Un programme 100% canicule ce matin. Notre système de santé va-t-il résister ? Nos infrastructures électriques ou
00:33de transport vont-elles tenir le choc ?
00:35Le gouvernement a-t-il pris la mesure du défi climatique ? Et puis faut-il s'habituer à ces
00:40chaleurs exceptionnelles ?
00:41Dira-t-on dans quelques années que l'été 2026 était frais ? Renaud, on commence avec ces chaleurs historiquement
00:48écrasantes. Comment résister ?
00:50Une canicule historique que nous sommes en train de traverser. La France a connu hier sa nouvelle journée la plus
00:55chaude jamais enregistrée depuis que les relevés existent,
00:58avec une moyenne de 30 degrés sur l'ensemble du pays.
01:00Et dans de nombreuses régions et de nombreuses villes, les températures ont dépassé 40 degrés, notamment à Paris d'ailleurs.
01:08Selon Météo France, c'est donc bien une canicule historique.
01:1072 départements sont en vigilance rouge canicule aujourd'hui. Elle va encore durer avant une baisse progressive des températures qui
01:18va commencer dans le courant du week-end.
01:21Alors face à ce défi, justement, comment le pays et comment ses services publics peuvent-ils tenir ?
01:26Une fois de plus, l'hôpital se retrouve en première ligne avec un afflux de patients aux urgences.
01:32Et voici justement l'appel lancé hier soir par la ministre de la Santé, Stéphane Iris, c'était sur le
01:39plateau de France 2.
01:40Je voudrais que tout le monde qui nous écoute se mobilise pour les personnes qui sont isolées.
01:46Si vous êtes vous-même à côté de quelqu'un qui est isolé, allez voir votre voisin, demandez-lui s
01:51'il va bien.
01:52Parce qu'on commence à avoir des personnes isolées qui sont en difficulté et qui arrivent aux urgences.
01:58Évidemment, le spectre d'une autre canicule historique, celle de 2003, plane sur celle que nous traversons aujourd'hui.
02:05A l'époque, elle avait fait 15 000 morts, cette terrible canicule.
02:07Est-ce qu'aujourd'hui, face à cette situation, la France est mieux préparée ?
02:11Et notamment ses services publics, ses infrastructures.
02:15Il y a l'enjeu de l'hôpital.
02:17Il y a aussi les établissements scolaires où, d'ailleurs, des examens, à commencer par les euros du bac, ont
02:23été maintenus.
02:24Il y a aussi les infrastructures ferroviaires qui souffrent et puis des coupures d'électricité qui se multiplient.
02:28Et dans cette situation chaotique créée par cette canicule, est-ce que le gouvernement lui-même est à la hauteur
02:35?
02:35Est-ce qu'il a suffisamment alerté, prévenu, anticipé ?
02:39Jean-Rémi Baudot, le gouvernement a multiplié les cellules de crise depuis ce week-end face à cette canicule.
02:45Est-ce qu'ils ont vraiment pris la mesure du problème aujourd'hui tel qu'on le vit ?
02:50Politiquement, ils se déploient.
02:52Oui, les ministres en charge tentent de faire passer des messages.
02:56Le ministre de l'Éducation nationale, hier, a tenté d'apporter des éléments.
03:01Après, la réponse, elle ne peut être que globale.
03:04Le problème que nous avons aujourd'hui de cette canicule, il n'est pas que franco-français.
03:09Non, c'est toute l'Europe qui est touchée.
03:12Exactement. Et de toute façon, c'est une dynamique mondiale et qu'il faut bien en avoir conscience.
03:17Est-ce que le gouvernement peut faire plus ?
03:18On a vu que là, dans la presse, Sébastien Lecornu tente de se justifier, notamment ce matin dans Le Parisien,
03:24en rappelant, par exemple, que l'adaptation de certains bâtiments n'était pas uniquement de la responsabilité de l'État,
03:31mais aussi des collectivités.
03:32Pour les écoles, notamment, écoles communes, les collèges pour les départements et les lycées dans les régions.
03:38Absolument. Rappelons qu'au passage, en fait, il y a de l'argent qui a été mis en place, de
03:43l'argent qui a été mis sur la table, notamment depuis 2017.
03:46On a beaucoup parlé du fonds vert qui a fondu.
03:48Ça, c'est une réalité, mais c'est aussi de l'argent qui a été massivement investi.
03:51La réalité, c'est que ça n'est pas suffisant et qu'on est en train de payer aujourd'hui
03:55le fait que l'inaction, elle ne date pas de 3 à 5, peut-être même 10 ans.
04:00En réalité, c'est un problème systémique qui date d'il y a bien plus longtemps.
04:04On pourrait le compter en dizaines d'années.
04:06C'est assez intéressant parce qu'on rappelle désormais la canicule de l'août 2003 avec ses 15 000 morts.
04:14À quelle époque, on disait que c'était presque une catastrophe naturelle.
04:17En réalité, maintenant, on sait que ça n'est pas uniquement le sujet.
04:20Souvenez-vous qu'on a mis en place une journée de solidarité pour trouver des financements.
04:26Je me demande si, dans une certaine mesure, ça n'a pas dilué un petit peu la solidarité et la
04:30responsabilité.
04:30Quand on entend la ministre de la Santé et des Solidarités qui dit
04:34« Essayez de regarder s'il n'y a pas des personnes isolées autour de vous ».
04:37Est-ce que, finalement, collectivement, on a pris conscience que ce dérèglement climatique, ces canicules,
04:42elles pouvaient avoir un impact réel ?
04:44Ce qui fait qu'on va peut-être moins voir son voisin
04:48et que les politiques sont moins poussées à rénover massivement les écoles, les hôpitaux et tous les bâtiments publics.
04:54Valérie Gass, on voit les écoles, 13 500 sont fermées aujourd'hui ou avec des horaires aménagés.
05:01Les urgences, évidemment, sont un peu sous pression ces jours-ci.
05:05Il y a eu des problèmes, des dizaines de milliers de foyers privés d'électricité en Bretagne
05:10à cause d'incidents dus à la chaleur, des trains qui ne circulent pas.
05:14Est-ce que là, clairement, on se dit que la France n'est pas prête du tout ?
05:18La France n'est pas prête du tout.
05:20Oui, on constate à chaque fois, à chaque épisode,
05:22on se rend compte qu'en effet, les infrastructures ne sont pas à la hauteur du défi climatique
05:27et de ce qui nous attend dans les prochaines années,
05:29mais de ce qu'on vit aujourd'hui tout de suite.
05:31Et c'est vrai que même là, en trois semaines,
05:33entre le premier épisode caniculaire et celui-ci,
05:36on en est toujours au même niveau.
05:38C'est vrai qu'on est peut-être monté, j'aurais aimé en parler,
05:40en communication du gouvernement,
05:42en multiplication des cellules de crise interministérielle,
05:46en montée des ministres dans les médias pour alerter,
05:49mais en termes de prise en charge au quotidien dans la vie des Français,
05:55dans tous les domaines que vous rappeliez, ça ne marche pas.
05:58Les trains, dès qu'il fait chaud, il faut en supprimer,
06:02ou alors il reste avec des naufragés du train, ça peut arriver.
06:07Il y a même Jean Castex, quand même, ce week-end,
06:09le CDG de la SNCF, qui a dit,
06:10si vous êtes vulnérable, ne prenez pas le train.
06:12Ne prenez pas le train.
06:13Donc en fait, maintenant, le principe de précaution,
06:14c'est de dire, ne faites pas ce que vous devez faire habituellement,
06:17parce qu'il fait chaud,
06:18et qu'on ne peut pas vous assurer de le faire dans de bonnes conditions.
06:21Donc c'est vrai que le moment est critique,
06:23et qu'on prend conscience de l'incapacité à aider les Français
06:29à vivre pendant la canicule.
06:31Donc le problème, il est posé, il est criant,
06:33et là maintenant, il y a la deuxième prise de conscience,
06:35il y a eu la canicule de 2003,
06:37on s'était dit, aïe aïe aïe, ça peut arriver.
06:39Et là, maintenant, on se dit,
06:40maintenant, ça va arriver tout le temps.
06:42Et donc, il va quand même falloir faire quelque chose.
06:44Il va quand même falloir faire quelque chose,
06:46c'est ce que vous nous dites, Valérie, ce matin.
06:48Renaud, est-ce que le réchauffement climatique,
06:51les canicules, l'adaptation,
06:53ça doit être un sujet de la campagne présidentielle ?
06:55Ou est-ce qu'il peut y avoir un risque,
06:57comme ce ne sera pas du tout la saison des canicules,
06:59eh bien, on est totalement oublié à ce moment-là,
07:01quand la France sera en période électorale au printemps prochain ?
07:04Eh bien, Aurélie, vous avez fait la question et la réponse,
07:06et je vous en remercie.
07:08Non, non, mais vous avez très bien fait,
07:09vous avez très bien fait, au contraire, je vous félicite,
07:10c'est bien le problème.
07:11C'est que trop souvent, nos responsables politiques
07:13ont une mémoire de poissons rouges,
07:14et qu'ils sont tellement obnubilés
07:16par la prochaine élection qui arrive,
07:20qu'ils en oublient les défis de long terme.
07:24Et le fait que l'élection présidentielle,
07:27l'essentiel de la campagne,
07:28va se dérouler à l'automne et à l'hiver,
07:29effectivement, risque de contribuer à cet oubli,
07:33pour deux raisons.
07:34D'une part, parce qu'il y a le court-termisme,
07:36en fait, qui ronge quand même l'action politique
07:38de longue date,
07:39mais c'est de plus en plus manifeste,
07:40aussi sous l'impact d'autres éléments,
07:45le système des réseaux sociaux,
07:47des aptidés, etc.,
07:48qui attisent un peu plus, justement,
07:50cette accélération du temps politique,
07:52où un sujet chasse l'autre.
07:54Et puis aussi parce que
07:56la lutte contre le réchauffement climatique,
07:57contre le dérèglement climatique,
07:58ça nécessite de l'argent d'une part,
08:00et puis forcément des contraintes.
08:02Et ça, les politiques,
08:03les responsables politiques en campagne présidentielle,
08:05en général, ils rasent gratis,
08:07et ils n'annoncent pas de mauvaises nouvelles aux Français
08:09ou des efforts à faire.
08:10Donc cette crainte, elle peut être là,
08:11vous avez raison.
08:12Or, si on regarde la période qui s'est écoulée,
08:14on va dire les 20 ou 30 dernières années
08:17qui se sont écoulées,
08:18ne serait-ce que depuis, d'ailleurs,
08:19la fameuse canicule de 2003
08:20qu'on évoquait un instant,
08:22le gouvernement actuel a raison de dire,
08:24le pouvoir actuel, on va dire,
08:25que depuis 2017,
08:27il n'y a jamais eu autant de financement
08:29sur le réchauffement climatique
08:31pour lutter contre le dérèglement climatique
08:32que par rapport à la période antérieure.
08:34C'est vrai.
08:34C'est vrai que depuis le 2017,
08:36il y a eu plus d'initiatives,
08:37plus de financements,
08:38que c'est François Hollande
08:40qui a obtenu la signature de l'accord de Paris,
08:42mais que c'est sous le mandat d'Emmanuel Macron
08:45que les émissions des gaz à effet de serre
08:46ont commencé à baisser,
08:48à diminuer de l'ordre de 9%.
08:49Sauf que cette action,
08:50elle est insuffisante au regard du défi
08:52parce que le défi est de plus en plus
08:53difficile à surmonter,
08:55parce que le réchauffement climatique
08:56s'accélère,
08:57parce qu'il fait ressentir ses effets
08:58de façon beaucoup plus violente.
09:00Et là, on voit bien que l'État,
09:02et donc y compris le pouvoir actuel,
09:04bien sûr, depuis 10 ans
09:05et encore ces toutes dernières années
09:07et même ces toutes dernières semaines,
09:08puisqu'il y a encore des crédits du Fonds Vert,
09:10c'est très symbolique,
09:11mais c'est très significatif,
09:12qui ont été gelés.
09:13Il est passé de 2 milliards d'euros
09:14à 800 millions
09:16pour l'année 2026.
09:17En 2 ans, en tout cas de 2024 à 2026,
09:19ça, ça illustre le fait
09:20que même quand il y a de la bonne volonté
09:22et que, oui, oui, bien sûr,
09:23on a fait mieux que ce qui avait été fait avant,
09:25le problème, c'est que l'action
09:26n'est pas à la hauteur
09:26parce que le défi est de plus en plus lourd
09:29à surmonter.
09:30Et de ce point de vue-là,
09:31l'État se donne assez vite
09:33bonne conscience
09:34et puis parce que
09:36Mindest France disait
09:37gouverner, c'est choisir
09:38et donc on voit à chaque fois
09:39une nouvelle urgence chasse l'autre.
09:40Et choisir, c'est renoncer.
09:41Et choisir, c'est renoncer aussi.
09:43Jean-Rémi Baudot,
09:44les oppositions sont très critiques
09:46à l'égard du gouvernement.
09:48C'est facile de critiquer le gouvernement
09:50ou il y a vraiment des choses
09:53qui n'ont pas été faites suffisamment ?
09:54Non, mais vous l'avez dit
09:55sur la question de certains budgets
09:56qui ont été en baisse,
09:58là où c'est facile
09:58d'être dans l'opposition,
09:59c'est qu'une partie des oppositions
10:01qui râlent aujourd'hui
10:02en disant qu'il n'y a pas suffisamment
10:04d'éléments qui ont été faits,
10:05d'investissements qui ont été faits,
10:06une partie de ces oppositions-là
10:07ont toujours refusé
10:09les budgets qui ont été proposés
10:12par le pouvoir en place
10:14aujourd'hui.
10:15Donc oui, c'est évidemment
10:16un jeu où chacun
10:17est un peu en train de tirer
10:18dans son coin,
10:19est en train de dire
10:19oui, mais moi je vous l'avais dit...
10:20J'allais dire tirer la couverture à lui,
10:21mais non.
10:22Voilà, de tirer la clim à lui,
10:23enfin d'essayer d'amener
10:24un petit peu le ventilateur vers lui,
10:25mais on est dans un jeu
10:27qui est très politique,
10:28rien que sur la question de la clim.
10:30En réalité, ce débat
10:31est assez dingue
10:33parce que, oui,
10:34la clim est utile,
10:35mais ça n'est pas
10:35la solution miracle.
10:37Enfin, point.
10:37C'est le Rassemblement National
10:39qui propose un grand plan clim
10:40et qui est monté très fort là-dessus,
10:42même si on constate
10:43que les écologistes,
10:44ça n'est plus tabou.
10:45Non, absolument.
10:46Mais il faut le réserver
10:47aux endroits où c'est vraiment nécessaire,
10:48les hôpitaux, par exemple,
10:50les épannes.
10:50Mais la question du choix politique,
10:52elle est centrale,
10:52et y compris pour les collectivités d'ailleurs.
10:54Parce que, par exemple,
10:55les collectivités,
10:56quand vous avez des villes
10:57qui, par exemple,
10:58choisissent de mettre de l'argent
10:59à un endroit plutôt qu'à un autre,
11:00aujourd'hui, il y a des villes qui...
11:02Je vous donne un exemple.
11:02La ville de Nice,
11:03un peu au hasard,
11:04mais la ville de Nice
11:05vient d'autoriser...
11:06Enfin, lance des...
11:09Comment ça s'appelle ?
11:09Les transports publics gratuits
11:11à partir d'un certain âge.
11:12Est-ce que cet argent
11:13qui va être dépensé
11:14dans ces bus gratuits
11:16ne serait pas mieux utilisé
11:17pour massivement isoler
11:19les bâtiments publics, etc.
11:22La politique,
11:22ce sont des choix.
11:23Donc, je prends Nice,
11:24mais ça pourrait être
11:24une toute autre ville.
11:26Je dis juste qu'il y a un moment,
11:28cette adaptation nécessaire
11:30et cette atténuation
11:33qu'on est obligés
11:34de mettre en place,
11:35elles demandent des choix,
11:36des choix politiques,
11:36des choix courageux
11:37qui, effectivement,
11:38ne sont pas du court-termisme,
11:39mais qui nécessitent d'être prises.
11:40Et des choix financiers massifs,
11:42on va en reparler dans un instant.
11:44Mais pour l'heure,
11:45il est 9h17.
11:46C'est le Fil Info
11:47avec Marie-Marie-Marie Rothscher.
11:49Au neuvième jour
11:50de cette vague de chaleur,
11:51la France va de nouveau
11:52avoir très chaud.
11:53Aujourd'hui,
11:53alors que 72 départements
11:55sont en vigilance rouge
11:57pour canicule.
11:58Selon la Fédération hospitalière
11:59de France,
12:00le nombre d'appels
12:01au SAMU a augmenté
12:02de 20 à 30%
12:04avec une activité soutenue
12:05dans les services d'urgence.
12:07Les températures doivent commencer
12:08à baisser tout doucement
12:09ce soir sur la façade atlantique
12:11avec des orages
12:11qui sont attendus.
12:13Des attaques ukrainiennes
12:14ont fait trois morts
12:15la nuit dernière.
12:15En Russie,
12:16en Crimée,
12:16annexée,
12:17un incendie est parti
12:18également dans un dépôt de carburant.
12:20Selon les autorités locales,
12:21le ministère russe
12:22de la Défense
12:22annonce avoir abattu
12:23plus de 250 drones
12:25ukrainiens.
12:26La dette publique
12:27est en hausse en France
12:28pour le premier trimestre
12:29de 2026,
12:30nous dit l'INSEE.
12:31Plus 117,5%
12:32du produit intérieur brut
12:34selon la Cour des comptes
12:35qui appelle
12:35à des mesures rapides.
12:37La situation
12:37des finances publiques
12:38du pays
12:39est alarmante.
12:40Et puis la victoire
12:41de l'équipe de France
12:42de voler hier
12:43en ouverture
12:43de la deuxième semaine
12:44de Ligue des Nations.
12:45Les Bleus ont battu
12:46l'Iran 3 à 2.
12:47Le prochain match
12:48pour les blesser demain
12:49face à Cuba.
12:53France Info
12:56Les informés
12:58Aurélie Herbemont
12:59Renaud Delis
13:02Nous sommes toujours
13:03avec Jean-Rémi Baudot,
13:04chef du service politique
13:05de France Info
13:06et Valérie Gasse,
13:07chef du service politique
13:08de RFI
13:09et bien sûr
13:09Renaud Delis.
13:10Renaud,
13:11est-ce que cette canicule
13:12historique
13:12pourrait devenir
13:13ordinaire ?
13:14Il est bien possible
13:15en effet
13:15que cet événement
13:16que nous vivons tous
13:17comme étant
13:18extraordinaire
13:18devienne ordinaire
13:20à l'avenir
13:20que si on le voit
13:21en tout cas
13:22on le constate déjà
13:23ces dernières années
13:23ces événements climatiques
13:24se répètent de plus en plus
13:26fréquemment
13:27il serait donc peut-être
13:29en passe de devenir
13:30ordinaire
13:30est-ce que nous sommes
13:31vraiment en train
13:31de basculer
13:32dans une nouvelle époque ?
13:34Voici ce qu'on disait
13:34celle qui était votre invitée
13:35il y a quelques minutes
13:36sur ce plateau
13:37Françoise Vimeux
13:38directrice de recherche
13:39à l'Institut de recherche
13:40pour le développement
13:41elle est climatologue
13:42et elle nous explique
13:44qu'hélas ce que nous vivons
13:45va se reproduire
13:47à l'avenir
13:48de plus en plus fréquemment
13:49Avec un climat réchauffé
13:51qui a atteint
13:53plus 1,3 degré
13:54au niveau mondial
13:55par rapport
13:56à l'ère pré-industrielle
13:57ce genre de vagues
13:59de chaleur
13:59rentre dans la gamme
14:01des possibles
14:01Un enfant aujourd'hui
14:02qui a 6 ans
14:03il a vécu
14:04l'été 2025
14:04qui est un
14:06de nos étés
14:07les plus chauds
14:08c'est dans le top 3
14:08des étés les plus chauds
14:09en France
14:10Donc 2025
14:11à horizon 2050
14:12ce sera
14:13nos étés courants
14:14nos étés usuels
14:15et puis à la fin du siècle
14:162025 ça sera
14:18un été frais
14:19et on se dira
14:19un été 2025
14:21ça fait du bien
14:23Un été 2025
14:24ça fait du bien
14:25Valérie Gass
14:26le mur
14:27du réchauffement
14:29est devant nous
14:30il va falloir
14:31des investissements
14:32colossaux
14:32pour s'adapter
14:33face à ça
14:34Il y a le mur
14:35des investissements
14:36et le mur
14:37de la dette
14:37et donc
14:38il va falloir gérer
14:39sur les deux tableaux
14:40mais c'est vrai
14:41que quand on regarde
14:41les étangs
14:42en milliards
14:43dizaines de milliards
14:44centaines de milliards
14:45C'est Jean-Pierre
14:45en 2023
14:47qui disait
14:47il faudrait 60 à 70 milliards
14:49Oui
14:49je pense que ça doit être
14:50encore plus
14:51on voit des chiffres
14:52circuler
14:52mais pour tout ce qui est
14:54la réhabilitation
14:56des logements
14:57les infrastructures
14:58ferroviaires
14:59électriques
15:00ça touche
15:01tous les domaines
15:02en fait
15:03qu'il va falloir
15:04remettre à niveau
15:05et mettre dans des conditions
15:07qui vont permettre
15:08de
15:09en effet
15:10peut-être tous les ans
15:11de résister
15:12à ces vagues de chaleur
15:13qui vont être
15:14plus précoces
15:15plus longues
15:15et répétées
15:18Donc voilà
15:19je ne suis pas climatologue
15:20mais je pense
15:21qu'on est vraiment passé
15:22on a l'impression
15:24qu'on est dans un moment
15:25de bascule
15:26et de prise de conscience
15:26et c'est vrai que
15:28les candidats
15:28à la présidentielle
15:29alors oui
15:30la saison ne sera pas favorable
15:31quand on sera vraiment
15:32au cœur de la campagne
15:34malgré tout
15:35il paraîtrait
15:37vraiment incroyable
15:38que ça ne soit pas
15:40un des thèmes de campagne
15:42l'environnement
15:43l'est toujours
15:44même si c'est parfois
15:44un alibi
15:45mais là
15:46il va y avoir quand même
15:47une prise de conscience
15:48et une nécessité
15:49de ne pas laisser
15:51ce terrain-là
15:52sur le côté
15:53parce qu'en fait
15:54il faudra
15:55aussi de la responsabilité
15:56budgétaire
15:57et qu'il faudra
15:59intégrer
16:00cette dimension-là
16:01donc un programme
16:02de budget
16:03devra forcément
16:04en parler
16:05alors peut-être
16:05que je suis très optimiste
16:06un peu idéaliste
16:07mais
16:09j'aurais dit
16:10vous pariez
16:10que ça ne sera pas
16:11un sujet
16:11la saisonnalité
16:12moi aussi
16:14évidemment c'est un bon point
16:16et puis
16:16comme disait Renaud
16:18les politiques
16:19ont des mémoires courtes
16:20et aussi parce que
16:21il y a des tas de choses
16:22qui vont
16:23vous voyez
16:23il y a deux semaines
16:24sur ce même plateau
16:25on pensait que le débat
16:26de la présidentielle
16:26ce serait les violences
16:27sur les enfants
16:27et j'espère que ça le sera
16:29je dis juste que là
16:30d'un coup
16:31on est en train de parler
16:31de la canicule
16:32et qu'on a l'impression
16:33que c'est le centre du monde
16:33la réalité c'est que
16:35tout ça nécessite peut-être
16:36à une forme de débat
16:38un peu plus large
16:38et de prendre un peu de hauteur
16:39il y a des tas de pays
16:40en Europe
16:41où ils ont plus l'habitude
16:43de la chaleur
16:43et du coup
16:44ils commencent plus tôt le matin
16:45c'était très intéressant
16:46ce que disait votre invité
16:46tout à l'heure
16:47on commence plus tôt le matin
16:48on finit plus tard le soir
16:49et bien oui
16:50évidemment qu'on ne fait pas
16:51des activités sportives
16:52entre midi
16:55et 16h
16:56et c'est là où finalement
16:57la question de fermer
16:58les classes
16:58à partir d'une certaine température
17:00elle n'est pas
17:00elle n'est pas complètement dingue
17:02la question de ne pas faire rouler
17:03une partie des trains
17:04aujourd'hui on n'a pas le choix
17:05oui mais ce que je veux dire
17:06il serait évidemment mieux
17:09et vous voyez
17:10moi j'ai emmené mes enfants
17:11ici aujourd'hui
17:12parce qu'il fait trop chaud
17:12dans les écoles
17:13donc oui
17:14évidemment c'est une difficulté
17:16mais ce que je veux dire
17:16c'est que
17:17ne pas faire rouler des trains
17:18quand il fait trop chaud
17:18si on est quasiment sûr
17:19que ces trains vont tomber en panne
17:21et bien c'est plutôt du bon sens
17:22donc il faut aussi
17:23qu'on descende un tout petit peu
17:24qu'on garde un peu notre sang froid
17:25malgré la chaleur
17:26et qu'on se dise
17:27comment est-ce qu'on s'adapte
17:28intelligemment à tout ça
17:29et je t'amuse juste avec un truc
17:31je vous fais le pari
17:32que tous ceux qui se rendent compte
17:33qui ferait mieux d'avoir des volets
17:34ou mettre des rideaux
17:35ne le feront pas
17:37dans les trois prochaines semaines
17:38un mot si vous me permettez
17:39sur la commande présidentielle
17:40parce qu'on accable
17:41les responsables politiques
17:42et je participe
17:43de cette critique
17:45j'ai parlé de leur mémoire
17:46de poisson rouge
17:46vous accablez beaucoup
17:46je parlais de leur mémoire
17:48de poisson rouge
17:48et du fait qu'ils sautent
17:49d'un sujet ou à un autre
17:50évidemment pour draguer
17:51passez-moi l'expression
17:52de l'électeur
17:53mais c'est aussi
17:54de la responsabilité des citoyens
17:55si on regarde aujourd'hui
17:57dans cette dialectique
17:59évidemment entre l'offre et la demande
18:00si on regarde aujourd'hui
18:01dans les sondages
18:02quel est le parti
18:02qui apparaît à ce stade
18:04à ce jour
18:05comme le grand favori
18:06de l'élection présidentielle
18:06le rassemblement national
18:07c'est le rassemblement national
18:08il n'y a rien
18:09dans le programme
18:10du rassemblement national
18:10qui contribue à baisser
18:12les émissions de gaz
18:13à effet de serre
18:13mais il propose un plan clim
18:14oui
18:15non mais le plan climatisation
18:16c'est très bien
18:16encore faut-il le financer
18:18mais le rassemblement national
18:19annonce qu'il présentera ça
18:20la semaine prochaine
18:20qu'il envisage
18:21deux vagues
18:23de 20 milliards d'euros
18:24en gros
18:25deux fois 20 milliards d'euros
18:27avec des prêts à taux zéro
18:28évidemment il en appelle
18:29à la banque centrale européenne
18:30qui ne finance pas normalement
18:31ce genre d'activité
18:32mais ça va être une façon
18:34on peut l'anticiper
18:35pour le rassemblement national
18:35de mettre en cause l'Europe
18:36justement de dire
18:37regardez l'Europe
18:38vous prend votre argent
18:39et ne veut pas vous financer
18:40la climatisation
18:41j'anticipe
18:41on verra quel est l'argumentaire
18:43qui sera développé
18:44la semaine prochaine
18:44mais le sujet n'est pas là
18:46c'est-à-dire que le rassemblement national
18:47et le mouvement politique
18:48pour des tas de raisons
18:49qui est en tête
18:50de tous les sondages
18:51et visiblement
18:52les français
18:53ne lui reprochent pas
18:54de ne pas avoir dans son programme
18:55quoi que ce soit
18:56pour réduire les émissions
18:57de gaz à effet de serre
18:58qui sont
18:58on le sait
19:00principal de la part
19:01de l'activité humaine
19:02dans le dérèglement climatique
19:03et maintenant
19:03le rassemblement national
19:05trouve intéressant
19:06les rapports du GIEC
19:07ce qui n'était pas le cas
19:07il y a quelques années
19:08ce qui est très nouveau
19:08et en revanche
19:09il a toujours
19:10réclamé une baisse massive
19:11des taxes sur les carburants
19:12avec une baisse de la TVA
19:13de 20 à 5,5%
19:14qui accroîterait évidemment
19:16qui aggraverait
19:16notre dépendance
19:17aux énergies fossiles
19:18un moratoire
19:19sur les énergies renouvelables
19:21le démantèlement
19:21des sites d'éoliennes
19:22la suppression
19:24des zones à faible émission
19:25j'en passe
19:26et des meilleures
19:27si j'ose dire
19:27donc il y a aussi
19:28une responsabilité
19:29qui évidemment
19:29est une responsabilité
19:30des citoyens
19:30tous les sujets sont urgents
19:31vous évoquiez évidemment
19:32les violences faites aux femmes
19:33et aux enfants
19:34sauf que cette priorité-là
19:36me semble-t-il
19:37nous fait vraiment basculer
19:38dans un autre monde
19:39sans verser
19:40dans la collapsologie
19:42et le catastrophisme absolu
19:43si le monde
19:45et la France
19:46ne réussissent pas
19:46à affronter
19:47le défi climatique
19:48qui s'annonce
19:49pour les décennies à venir
19:49par définition
19:50ça résoudra
19:51tous les autres problèmes
19:52toutes les autres tragédies
19:53toutes les autres priorités
19:53seront tragiquement résolues
19:55C'est une façon effectivement
19:57Valérie Gass
19:58on dit qu'il faut
19:59évidemment des moyens financiers
20:00colossaux
20:01certains comme les écologistes
20:03proposent un ISF climatique
20:05est-ce que ça
20:06c'est une piste
20:06pour trouver de l'argent
20:07pas magique
20:08mais trouver de l'argent
20:09pour la transition ?
20:09en tout cas c'est une piste
20:10pour faire un débat présidentiel
20:12pour mettre le sujet
20:14dans la question de la présidentielle
20:15parce que la question
20:16ça va être savoir
20:16comment on va récupérer
20:18de l'argent
20:18pour mener les travaux
20:19qui sont nécessaires
20:20ou faire les préparatifs
20:22pour l'adaptation future
20:23parce que je pense
20:24que de toute manière
20:24certes il y a une part
20:25de responsabilité individuelle
20:27de choses que les citoyens
20:29peuvent faire eux-mêmes
20:30mais il y a une grande partie
20:31des infrastructures
20:32qui dépendent pas
20:33du bon vouloir des citoyens
20:34et si ça ne fonctionne pas
20:35l'économie ne fonctionne pas
20:36si l'économie ne fonctionne pas
20:37rien ne fonctionne
20:38donc il y a quand même
20:40quelque chose
20:40qui tout est lié
20:42donc oui un ISF climatique
20:45forcément on voit bien
20:47que certains partis de gauche
20:48pourraient remettre ça
20:50au cœur de la campagne présidentielle
20:52quand Marine Tondelier
20:54parle d'un congé climatique
20:58ça aussi ça coûte de l'argent
20:59il faut le financer
21:00donc il faudra de toute manière
21:02aller trouver de l'argent
21:03quelque part
21:03la question va être où ?
21:05alors l'ISF
21:06ça peut être une solution
21:09peut-être un dernier mot
21:11Jean-Rémy
21:11Sébastien Lecornu
21:12a prévenu ses ministres
21:13qu'avec la canicule
21:14il ne fallait peut-être
21:15pas trop poser de vacances
21:16c'est de la com
21:17ou c'est pour prouver
21:19vraiment
21:19qu'ils vont être mobilisés
21:21tout l'été ?
21:21c'est quand même
21:22clairement de la communication
21:23on sait très bien
21:23que les ministres
21:24depuis plusieurs années
21:24sont appelés à ne pas partir
21:25très loin
21:26on sait très bien
21:27que ce gouvernement
21:28reste fragile
21:29donc oui
21:30faire passer ce message-là
21:31c'est évidemment
21:32une manière de dire
21:33que face à toutes les crises
21:35qui vont subvenir
21:36et qui ne vont pas manquer
21:36de survenir
21:37et qui ne vont pas s'arrêter
21:38et qui ne vont pas s'arrêter
21:39et bien l'idéal
21:40ce serait de ne pas avoir
21:41un ministre de la santé
21:42en polo
21:42qui parle de la canicule
21:43depuis sa maison du Var
21:44voilà là aussi
21:45c'est l'héritage 2003
21:46on se souvient d'ailleurs
21:46que Jacques Chirac
21:48qui disait l'année précédente
21:49notre maison brûle
21:50et nous regardons ailleurs
21:51il a passé tout l'été 2003
21:52dans un palace au Canada
21:53il n'est jamais revenu
21:55au moment de la canicule
21:56justement pendant qu'il y avait
21:5715 000 morts en France
21:57il n'y a pas
21:57ça
21:58il n'y a pas
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