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  • il y a 3 jours
Tous les jours, les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

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00:00Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité sur France
00:06Info Radio et France Info TV Canal 16.
00:09Bonjour Renaud.
00:09Bonjour Agathe.
00:10A la une aujourd'hui, un sujet, le coup d'envoi de la Coupe du Monde de football, un mondial
00:15hors normes.
00:16Est-ce le mondial de la démesure ? Est-ce le mondial de Trump ?
00:20Pour nous éclairer ce matin, les meilleurs spécialistes sont avec nous dans les informés.
00:25Nathalie Yannetta, directrice des sports de Radio France. Bonjour Nathalie.
00:28Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:29Andréa Chazy, journaliste à SoFood. Bonjour Andréa.
00:32Et Laurie Canton, maître de conférence à l'université de Versailles-Saint-Quentin.
00:36Vous êtes le spécialiste des Etats-Unis. Bonjour Laurie.
00:39Bonjour.
00:39Et donc Renaud, cette question, ce mondial est celui de la démesure.
00:43C'est donc la 23ème, la 23ème Coupe du Monde qui s'ouvre, qui va se dérouler, vous parliez de
00:48démesure, dans trois pays.
00:49Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
00:51Le Mexique où la compétition commence ce soir avec le match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du
00:55Sud.
00:55Trois pays donc.
00:56Et puis une compétition ouverte pour la première fois à 48 nations.
01:00Donc un format inédit, d'une vaste ampleur.
01:02Ce qui donne évidemment plus de matchs, 104 au total.
01:05Plus de matchs, ça veut dire aussi plus d'argent.
01:06On l'évoquera sans aucun doute.
01:08Plus d'argent, donc plus de recettes pour la FIFA.
01:10Et puis une Coupe du Monde dans un pays bien particulier, celui de Donald Trump, dans un contexte bien particulier.
01:15Notamment la guerre en Iran.
01:17Mais aussi du sport, du football.
01:19Ici, avec l'espoir pour les Bleus.
01:22L'équipe de France qui fait partie des favoris de remporter, pourquoi pas, sa troisième étoile.
01:28Ça n'est pas le seul favori.
01:30C'est normal.
01:30Il y a plusieurs équipes qui peuvent apparaître comme étant en bonne situation.
01:34C'est d'ailleurs ce que nous expliquait ce matin Bichante Elizarazu.
01:36qui est le consultant de Radio France, consultant football de Radio France.
01:41Qui aussi, je le rappelle au passage pour les plus jeunes, champion du monde.
01:45Lui-même faisait partie de la fameuse équipe de 98.
01:47Bichante Elizarazu ce matin sur France Info.
01:49Qui justement précise qu'elles sont à ses yeux les favoris de la compétition.
01:54L'Espagne, c'est le plus gros collectif.
01:56Ils l'ont montré au championnat d'Europe.
01:58Le Portugal aussi.
01:59Les Parisiens, les Vitinia, les Neves.
02:02Super de terrain aussi.
02:04L'Argentine, champion du monde.
02:05Quand tu es champion du monde en titre, tu fais partie des favoris.
02:08Donc ce top 4, je ne mets pas le Brésil dedans.
02:10Il y a eu trop de manques et on a pu le voir au mois de mars.
02:13C'est intéressant ce qu'il dit.
02:14Mais la France, Nathalie Yaneta, est-ce qu'on a une vraie chance de gagner une troisième Coupe du Monde
02:21?
02:21Oui, bien sûr.
02:22Sur le papier, comme on dit.
02:24Sauf que ça ne se joue pas sur le papier, le football.
02:26Et qu'il y a tout un tas de paramètres qui vont rentrer en ligne de compte.
02:31Mais sur la ligne de départ.
02:32Et si on en croit aussi la presse étrangère qui regarde cette Coupe du Monde,
02:37bien sûr qu'il n'y a pas un pays qui ne met pas la France parmi les favoris,
02:42accompagnant ceux que Bichent vient de désigner aussi.
02:45Il parlait aussi de l'Espagne.
02:46C'est l'un de nos principaux adversaires ?
02:48Oui, l'Espagne, ils sont champions d'Europe en titre.
02:50Bichent parle d'un gros collectif.
02:52C'est une nation de grand football.
02:54Les Espagnols, ils ont une très belle génération.
02:58C'est vrai que le Portugal a aussi...
03:00Et aussi parce que c'est la dernière de Cristiano Ronaldo qui rêve comme Messi en 2022 d'avoir été
03:06champion du monde.
03:07Lui, c'est sa dernière là.
03:09Donc, il en rêve aussi.
03:10Moi, on va quand même surveiller les Anglais.
03:12Parce qu'ils font aussi partie avec une grande équipe.
03:17Et quand même, depuis 1966, ils n'ont pas été champions du monde.
03:20Donc, le peuple britannique attend.
03:22Donc, voilà.
03:22Il y a quelques nations européennes.
03:25Une nation sud-américaine qu'est l'Argentine.
03:29Pour le reste, le foot, à un moment donné,
03:34il livre aussi des verdicts parfois un peu différents de ce qu'on peut prédire.
03:38Et vous savez de quoi Nathalie parle, Andréa Chazy, vous êtes journaliste à SoFoot.
03:43Comment vous appréhendez ce mondial qui est démesuré ?
03:47On le disait, tout le monde dit, c'est un mondial hors normes, mondial de la démesure.
03:51Est-ce que ça change quelque chose en tant que journaliste quand on couvre cet événement ?
03:54Oui, forcément.
03:55Parce que déjà, comme Renaud le disait tout à l'heure, il y a 40 matchs en plus.
03:58Donc, ça, c'est déjà beaucoup plus de travail.
03:59Il y a beaucoup plus d'équipes aussi, des nations qui vont participer pour la première fois à un mondial.
04:03Donc, forcément, c'est des découvertes.
04:04Et puis, il y a forcément une part d'incertitude plus importante parce que le calendrier est plus long.
04:09Donc, la probabilité pour que les joueurs aussi arrivent au bout de cette compétition avec leur état de forme est
04:15beaucoup plus incertain.
04:16Il peut y avoir des blessures parce qu'on sait que dans le foot, aujourd'hui, il y a un
04:19nombre de matchs incalculables
04:20qui fait que les états de forme ne seront pas les mêmes en début de compétition et en fin de
04:25mondial le 19 juillet prochain.
04:27Donc, forcément, c'est d'un point de vue sportif assez excitant.
04:30Et après, pour tout un tas d'autres raisons un peu plus inquiétantes, on va dire.
04:33C'est le mondial de Donald Trump, Laurie Kenton, vous le spécialiste des Etats-Unis ?
04:37Les Etats-Unis accueillent le plus de matchs.
04:40Et donc, forcément, il y a une dimension politique parce que c'est un gros événement.
04:44C'est un événement sportif, mais c'est un gros événement.
04:46Donc, ça veut dire qu'il y a la marque de Trump, de toute façon, sur tout ce qu'il
04:49touche.
04:50Et là, en particulier, c'est massif.
04:52Ça génère beaucoup de problèmes de sécurité et donc d'argent, donc de décision politique.
04:57Et donc, il y a du Trump partout.
04:59C'est plus que d'habitude.
05:01Parce que d'habitude, la FIFA, quand elle arrive sur un territoire organisateur,
05:05elle impose ses règles et c'est elle qui décide.
05:07Qui décide, par exemple, sur qui a le droit ou pas de rentrer sur le territoire
05:12parce que vous avez une accréditation et que l'accréditation, en réalité, c'est le visa.
05:17Là, on a vu que l'administration américaine a dit à la FIFA, c'est moi qui commande.
05:21C'est moi qui vais décider qui a le droit ou pas de rentrer.
05:24Et jamais, jamais un pays organisateur n'avait, à ce point, fait plier l'institution FIFA
05:31comme Donald Trump a réussi à le faire.
05:34Pas même l'Argentine de 78 et pas même Vladimir Poutine en 2018.
05:38Ça s'est manifesté déjà par un premier scandale qui est le fait que l'arbitre
05:43qui avait été couronné meilleur arbitre du continent africain l'année dernière,
05:46l'arbitre somanien Omar Arthane, a été refusé.
05:49C'est-à-dire qu'il a été refoulé à son arrivée à Miami.
05:52Alors qu'il était accrédité.
05:53Il était parfaitement accrédité.
05:54Il devait officier pour une Coupe du Monde, ce qui était un événement aussi pour les arbitres.
05:58Évidemment, un événement considérable.
06:00Il est arrivé à Miami.
06:01Il a été interrogé pendant plus de 11 heures.
06:03Il a finalement été expulsé du pays interdit de territoire.
06:06On sait que la Somalie, d'ailleurs, était un pays que régulièrement,
06:10Donald Trump a agonie d'injures en employant des termes particulièrement dégradants.
06:14Et on sait bien qu'il y a, aujourd'hui, vu la politique sécurité en matière d'immigration
06:18impulsée par Donald Trump, des délégations aussi,
06:22certaines qui se sont vues limiter leur quota d'accréditation.
06:26D'autres qui ont aussi eu à subir des contrôles extrêmement longs au moment de l'arrivée du territoire.
06:32Des supporters aussi qui ont été interdits, finalement, d'accès aux Etats-Unis.
06:36Tout ça, sûrement parce que, comme le disait Nathalie Aneta à l'instant,
06:40en partie parce que Gianni Infantino, qui est le patron de la FIFA,
06:43justement, a cédé à Donald Trump une grande partie des pouvoirs d'organisation traditionnellement de cet événement.
06:49Je vous propose justement d'écouter pourquoi.
06:50Qu'est-ce qu'il pense, Gianni Infantino, de Donald Trump ?
06:53Écoutons le patron de la FIFA.
06:58Sans son engagement et son implication, je pense que ça aurait été impossible d'organiser un mondial aux Etats-Unis.
07:04Il a immédiatement compris l'ampleur et l'impact de la Coupe du Monde.
07:09Laurie Canton, est-ce que Donald Trump s'investit personnellement dans ce mondial ?
07:14Et pourquoi ? C'est quoi l'enjeu pour lui ?
07:16Il y a toujours un enjeu d'image. Il y a un enjeu de pouvoir. Il y a un enjeu
07:20d'image.
07:20Il est de toute façon extrêmement, en général, très concerné par son image et mettre son nom partout.
07:26Il y a un côté narcissique qui touche tout en dehors de la Coupe du Monde.
07:30Là, en particulier, il y a des mid-terms qui arrivent en novembre.
07:33Il y a la situation en Iran qui n'est pas forcément la plus réjouissante.
07:36On a vu les chiffres de l'inflation hier qui sont historiquement hauts.
07:39Donc, tout ça contribue à lui faire une très mauvaise publicité.
07:43avec cette espèce de convergence des signaux, il est nécessairement urgent pour lui d'avoir des bonnes nouvelles.
07:53Et donc, forcément, comme il y a un enjeu sécuritaire qui est extrêmement élevé,
07:57puisqu'on compare ça généralement à 78 Super Bowls en 39 jours,
08:03c'est le fils de Rudy Giuliani qui est en charge de la sécurité, en gros,
08:08à comparer la Coupe du Monde à 70... Il y a 78 matchs aux Etats-Unis,
08:1278 Super Bowls, qui est un événement majeur au niveau sécurité, en 39 jours.
08:18Donc, il y a un investissement en argent, en moyens, en hommes, en renseignements
08:22et en coopération avec le Canada, mais aussi avec le Mexique.
08:26Il y a des entraînements conjoints avec le Mexique sur le sol mexicain.
08:31Donc, il y a une dimension sécuritaire qui est énorme.
08:34Trump, lui, il regarde ça un petit peu de loin parce qu'il ne gère rien vraiment en direct.
08:40Ce n'est pas un homme de dossier, on va dire.
08:42Mais le gouvernement et un certain nombre d'agences sont sur le pont,
08:46mais de manière extrêmement inégale.
08:49C'est-à-dire que le gouvernement fédéral est arrivé dans la danse de manière assez tardive.
08:53Et donc, certains disent, on aurait aimé qu'il y ait un peu plus d'investissement logistique,
09:00humain, etc., de l'échelon fédéral dans la préparation avant.
09:04Mais ça fait deux ans que les services travaillent d'arrache-pied.
09:08Il y a une inversion aussi des valeurs sur cette Coupe du Monde d'ordinaire.
09:13Les pays qui ont besoin de se refaire un peu une image parlent au monde.
09:17Donc, ils donnent la meilleure image d'eux-mêmes.
09:18Là, on voit que Donald Trump, il parle chez lui pour les enjeux électoraux que vous venez d'évoquer.
09:23Il parle à sa base.
09:24Et donc, quand tu parles à ta base, tu te fiches de savoir si tu dois donner une bonne image
09:29à l'extérieur.
09:30Le plus important, c'est l'image à l'intérieur.
09:32D'où cette crispation sur les visas et l'octroi et le côté un peu sécuritaire.
09:39Ce n'est pas forcément très rassurant, ça, André Achazy ?
09:41Ce n'est pas rassurant.
09:42Après, on ne peut pas non plus s'en étonner.
09:44Je veux dire, ça fait trois éditions que la FIFA attribue une Coupe du Monde à des pays, on va
09:48dire, au mieux autoritaires.
09:51Donc, c'est, on va dire, la suite logique de ce qui se passe aussi dans le monde au niveau
09:55des États-Unis.
09:55C'est-à-dire, ce qu'on voit là, au niveau de ces premières semaines, de ces premiers jours de
09:59compétition, enfin de pré-compétition,
10:01sur ces contrôles qui touchent des pays qui sont, aux yeux de l'administration Trump, des pays de seconde zone.
10:06C'est la Somalie avec l'arbitre.
10:08C'est l'Irak avec son attaquant Aymen Houssen qui a été interrogé pendant 11 heures parce qu'on a
10:12cru qu'il était affilié à une organisation terroriste,
10:15alors que lui-même a été victime de terrorisme dans sa vie.
10:18Enfin, ça touche aussi des pays particuliers.
10:19Et c'est l'Iran qui n'a pas les mêmes droits que les autres équipes, notamment le jour des
10:23matchs.
10:24Tu dois arriver à J-1, normalement, eux, ils ont le droit qu'à 24 heures.
10:27Ah oui, ils ont des visas extrêmement courts.
10:2924 heures, c'est-à-dire qu'ils sont au Mexique et ils ont le droit de rester 24 heures.
10:34Donc, tu arrives, tu joues, tu repars.
10:37Avec une frange aussi de la délégation iranienne qui n'a pas obtenu dans le staff, justement, des visas d
10:41'entrée.
10:41Et puis, les supporters, encore moins.
10:42Il y a des discriminations, clairement, à l'égard de certains.
10:45Très clairement, mais de toute façon, André Chazier a raison.
10:48Donald Trump l'avait annoncé.
10:49Il y a une liste noire d'un certain nombre de pays dont il ne veut pas avoir les ressortissants
10:53d'entrée sur le territoire.
10:53Donc, le fait est qu'avec la compétition, il est obligé, quand même, peu ou prou, d'accueillir les équipes.
10:57Mais il y a aussi des équipes qui viennent quasiment sans supporters ou sans supporters du tout.
11:01Et puis, qui se heurtent à toutes ces difficultés de contrôle à l'entrée sur le territoire.
11:06Mais tout ça tient aussi au fait, et on l'évoquait à l'instant, que Gianni Infantino, donc la FIFA,
11:11a tout cédé à Donald Trump.
11:13Ce qui n'est pas toujours le cas dans l'histoire de la FIFA.
11:15Au contraire, la FIFA avait plutôt ces règles qu'elle imposait aux pays organisateurs.
11:19Là, il y a une inversion des rôles, à tout point de vue.
11:23Gianni Infantino, on le souvient, qui avait remis un prix pour la paix.
11:26Donald Trump, d'ailleurs, qui était une espèce de l'eau de consolation,
11:31parce que le président américain n'avait pas obtenu le prix Nobel de la paix.
11:33Il a installé ses bureaux dans la Trump Tower.
11:36Il a tout cédé, jusqu'à aussi, d'ailleurs, un symbole,
11:39qui est celui de la fameuse pause fraîcheur qui a été instituée, en fait, dans les matchs.
11:46C'est-à-dire que la pause fraîcheur, c'est-à-dire qu'au milieu de chacune des demi-temps,
11:48il va y avoir une pause dite fraîcheur pendant 3-4 minutes.
11:51Les joueurs vont avoir le droit d'arrêter de jouer, d'aller boire de l'eau au bord de la
11:57pelouse, etc.
11:58Ce n'est pas une pause fraîcheur, c'est une pause publicité.
12:00Il ne faut pas se leurrer.
12:01Il y avait parfois...
12:02C'est l'américanisation du...
12:04Voilà, parce que là, c'est les Etats-Unis qui ont décidé.
12:06C'est les Etats-Unis, évidemment, la retransmission télévisée des matchs.
12:09Et il y avait parfois des pauses fraîcheurs lorsqu'il fait 40 degrés.
12:13Mais là, ça va être institué, même quand les matchs auront lieu par 20 degrés.
12:16Et tout ça a aussi, ça part anecdotique, mais des répercussions sur les matchs.
12:20Ça va avoir des répercussions.
12:20Le fait qu'il y ait en fait 4 cartons comme au basket et donc que des équipes qui sont
12:24en difficulté
12:25vont finalement réussir à avoir 5 minutes de repos à un moment crucial du match.
12:30Ça peut y compris jouer sur la nature même du jeu, ce genre de décision purement commerciale et politique.
12:36De l'incertitude aussi.
12:37On continue d'en parler dans un instant.
12:39Vous évoquez le fait que la FIFA était dans la main de Donald Trump.
12:43Je vous demanderai ce que vous en pensez, nos spécialistes.
12:46Mais pour l'instant, il est 9h18 et c'est l'Info en une minute avec Maureen Sunard.
12:50Patrick Bruel mis en examen cette nuit pour viol et agression sexuelle.
12:54Mais le chanteur n'est pas incarcéré.
12:56Il échappe à la détention provisoire, mais doit respecter un contrôle judiciaire,
13:00resté sur le territoire français notamment.
13:02Le calme semble de retour au Moyen-Orient ce matin.
13:06Mais la nuit a été de nouveau marquée par des frappes américaines en Iran.
13:09Trois marins indiens qui étaient portés disparus au large d'Omane après une frappe américaine sur un navire ont été
13:15retrouvés morts.
13:16Téhéran a aussi répliqué et visé des bases américaines dans les pays de la région.
13:20Le secrétaire général de l'ONU demande un cessez-le-feu complet.
13:24Cette guerre participe à une augmentation des prix du gaz en France.
13:27Le prix de référence augmente le mois prochain pour une majorité des ménages français,
13:31plus 7,4% au 1er juillet.
13:34Cela représente une augmentation moyenne de 2,70 euros sur la facture.
13:38Et puis une défaite sur le fil pour Victor Wimbaniama et les Spurs de San Antonio en finale du championnat
13:43de basket américain.
13:44Défaite contre les Knicks de New York qui mènent maintenant 3-1 dans cette finale de NBA qui se joue
13:50en 7 matchs.
13:54France Info
13:57Les informés, Renaud Deli, Agathe Lambret
14:03Les informés avec Nathalie Iannetta, directrice des sports de Radio France.
14:07Andréa Chazy, journaliste à SoFoot et Laurie Canton, spécialiste des Etats-Unis.
14:12Andréa Chazy, Renaud l'évoquait.
14:15Pourquoi Jenny Infantino a tant cédé à Donald Trump ?
14:19Est-ce qu'on peut dire que la FIFA est dans la main des Etats-Unis ?
14:22Ah bah oui, même dans les bras ou tout ce que vous voulez.
14:25Parce que de toute façon, c'est dans la nature même de la présidence de Jenny Infantino ce qui s
14:28'est passé avec les Etats-Unis.
14:29Parce que depuis qu'il a été élu en 2016 à la tête de la FIFA, on a vu un
14:33président qui a toujours trouvé le moyen de s'acoquiner avec les plus puissants de ce monde.
14:38On l'a encore vu d'ailleurs en février dernier.
14:40Où Jenny Infantino, à travers ses déclarations, commençait à entreouvrir la porte à un retour de la Russie sur la
14:45scène internationale des grandes compétitions.
14:48C'est un homme.
14:50Il faut savoir que pendant des années, ça a été pour les fans de foot, les amateurs, le fameux chauve
14:54de l'UEFA qui faisait les tirages au sort.
14:57De la Ligue des champions, oui, tout à fait.
14:59Il est beaucoup moins sympathique.
15:01Oui, il est devenu un peu moins sympathique, tout à fait, depuis qu'il est aux commandes de la plus
15:04grande institution du football international.
15:06Parce qu'en fait, sous couvert d'une politique où il annonce qu'il veut donner le football à tout
15:11le monde.
15:12Et d'ailleurs, c'est comme ça qu'il a présenté cette réforme de la Coupe du Monde à 48.
15:16En fait, c'est juste tout simplement à des fins électorales.
15:21Parce que de ce fait, il s'offre un potentiel de voix plus important pour les élections à venir.
15:26Et aussi, pour ce qui l'intéresse au plus haut point, c'est-à-dire l'argent, les revenus.
15:30Parce que Jenny Infantino, il est animé par cette quête de pouvoir et de richesse.
15:35Et c'est pour ça qu'il a immédiatement donné le contrôle à Trump pour cette Coupe du Monde.
15:41Parce que c'est comme ça qu'il procède, c'est comme ça qu'il a toujours procédé.
15:44Il faut se rappeler, par exemple, lors de cette Coupe du Monde au Qatar, où j'étais, par exemple, pour
15:48ce foot,
15:48que quand il y avait eu cette polémique justifiée sur la mort nombreuse de travailleurs sur les chantiers des stades
15:55de la Coupe du Monde,
15:56c'est quand même un homme qui avait fait un discours en disant, voilà, moi, aujourd'hui, je suis qataris,
15:59homosexuel, travailleur, immigré.
16:02Donc, il est capable des outrances les plus horribles pour justifier, à mon sens, une politique
16:07qui ne va absolument pas en faveur du football et des passionnés de foot.
16:10C'est Business First, une Coupe du Monde.
16:13Il parle le même langage avec Donald Trump, Jenny Infantino.
16:16Oui, c'est toujours plus d'argent au nom du « make football great again », d'une certaine manière.
16:22Il a cette vision-là de ce que doit être l'institution.
16:26On est à 48 équipes.
16:28Il nous promet une prochaine, potentiellement une édition à encore plus de participants.
16:36Ouvrir le football à tous, en réalité, c'est certes pour avoir des revenus supplémentaires,
16:41mais c'est aussi parce que les confédérations et les fédérations ont une responsabilité là-dedans.
16:47Parce que c'est elles qui réclament aussi toujours plus d'argent.
16:49L'argent de la Coupe du Monde, elle va dans les caisses de la FIFA qui la redistribue.
16:54C'est exactement comme l'UEFA qui multiplie certaines compétitions.
16:58On dit que c'est dans les poches de l'UEFA, mais ce n'est pas vrai.
17:00C'est dans les poches des clubs, et toujours les mêmes.
17:03Ceux qui réclament toujours plus d'argent.
17:05Et d'ailleurs, c'est pour ça que certains envisagent de faire plus de Coupe du Monde pour qu'il
17:08y ait encore plus d'argent.
17:09Oui, tous les deux ans, à un moment donné, on a eu cette idée.
17:11Alors que l'une des choses qu'on arrive encore un peu à préserver, c'est cette rareté.
17:15Et d'attendre quand même, malgré tout ce qu'on est en train de raconter, avec une impatience de gosse,
17:20cette compétition.
17:20C'est bien qu'il y ait un peu d'attente quand même.
17:21Juste, Laurie Caneton, est-ce qu'il y a un scénario où Donald Trump, en pleine Coupe du Monde, attaque
17:26l'Iran ?
17:28Les deux ne sont pas forcément corrélés.
17:30Il y a quand même deux tableaux.
17:32Alors Trump, pour l'Iran, il a un calendrier qui n'est pas la Coupe du Monde, mais qui est
17:35les midterms.
17:36Et le fameux déblocage du détroit d'Hormuz, là on a l'inflation qui monte, les prix à la pompe.
17:41C'est ça, son véritable agenda, sa véritable contrainte.
17:44Il sait qu'il n'arrivera pas à faire baisser les prix de manière significative.
17:48Et donc, il sait qu'une des données des midterms, ça va être ce prix élevé.
17:51Mais il sait aussi qu'il est dans la démonstration d'une impuissance géopolitique
17:55qui est mise en scène depuis des semaines.
17:58Il n'arrive pas à faire plier l'Iran, dont on nous répète depuis des semaines,
18:02les conférences de presse de Pitex-7, que l'Iran est en poussière, qu'il n'y a plus rien,
18:06qu'ils n'ont plus aucune capacité.
18:07Et on voit, depuis plus de trois mois, que ça n'est pas le cas.
18:11Donc, ce que l'on voit, c'est l'impuissance de Donald Trump.
18:13Il va peut-être commencer à en avoir marre d'avoir l'air d'être faible.
18:17Il veut être l'anti-Jimmy Carter.
18:19Et en fait, il est exactement le Jimmy Carter.
18:21Donc, ça, et pas la Coupe du Monde, ça peut multiplier les risques d'attaque
18:27pendant la Coupe du Monde.
18:28Mais c'est plus une coïncidence qu'autre chose.
18:30Alors, évidemment, si on tombe sur un match Etats-Unis-Iran,
18:34je crois que c'est possible en huitième.
18:36Il y en a déjà eu un en 98, je me suis un peu renseigné.
18:38C'était la paix à l'époque.
18:40C'était le match de la réconciliation.
18:42Donc, il y a toujours une touche de géopolitique.
18:43Oui, alors, dans ce contexte, un match Etats-Unis-Iran, c'est particulier.
18:47Il y a toujours de la politique dans les Coupes du Monde.
18:49C'est vrai, historiquement.
18:50Vous vous rappeliez ce match de 98.
18:53Nathalie Aeta rappelait la Coupe du Monde 78
18:55sous la jeune de Vidella en Argentine.
18:58La Coupe du Monde 2018, mine de rien, si j'ose dire,
19:01Vladimir Poutine avait déjà annexé la Crimée en 2018.
19:03Bon, c'est vrai qu'à l'époque, on n'en parlait pas trop
19:05alors que tout le monde avait eu en Russie.
19:06Il y en a toujours eu.
19:07Là, il n'y en a probablement jamais eu autant
19:09de la politique et de la guerre.
19:11Et des guerres, d'ailleurs, à l'occasion d'une Coupe du Monde.
19:13Des guerres où sont impliquées d'une façon ou d'une autre
19:15les Etats-Unis.
19:16A commencer par, évidemment, la guerre contre l'Iran.
19:18Et il y a la présence de l'Iran dans cette compétition.
19:22Donc, c'est vrai que la politique est partout.
19:24Et d'ailleurs, on évoquait Janine Fantino
19:26qui s'est mis dans la main de Donald Trump
19:27pour des raisons éminemment commerciales.
19:29Et en même temps, avec une forme de cynisme,
19:31c'est quelqu'un qui est très politique aussi.
19:32Janine Fantino, par exemple.
19:34Il faut évoquer, évidemment, le sort de notre confrère Christophe Gleize.
19:36Alors, j'ai dit comment j'allais le faire avec ton confrère.
19:38Voilà. Janine Fantino a symboliquement accordé
19:41une accréditation pour cette Coupe du Monde
19:42à Christophe Gleize, qui est toujours en prison en Algérie.
19:46Qui, évidemment, ne peut pas se rendre pour couvrir cet événement.
19:50Christophe Gleize, dont Janine Fantino a dit
19:53qu'il espérait une grâce du président algérien Teboune.
19:56C'est le minimum, si j'ose dire, une accréditation.
19:58C'est quand même un peu cynique.
20:00On pourrait imaginer qu'à l'occasion d'un événement
20:01comme la Coupe du Monde de Football,
20:03il se produise d'autres choses dans le monde du football,
20:06auprès de ses dirigeants, des joueurs, des équipes, etc.
20:08pour réclamer et obtenir la libération de notre confrère.
20:12André Achazie, vous êtes ennistie à SoFoot.
20:14Vous connaissez Christophe Gleize, qui travaille aussi à SoFoot.
20:17Est-ce que vous attendez quelque chose de ce mondial ?
20:20Vous avez vu que le patron de la FIFA a accrédité symboliquement Christophe Gleize.
20:24Ça peut faire bouger les choses pour vous ?
20:26De toute façon, toutes les initiatives, à ce niveau-là, on les prend
20:28parce que ça permet de médiatiser aussi le cas de Christophe
20:31à l'échelle internationale.
20:32Après, on aimerait aussi, nous, chez SoFoot,
20:35et je pense aussi pour ses proches,
20:36que ce soit l'ensemble de l'écosystème football
20:38qui se manifeste et qui se mobilise.
20:41On a vu que la Fédération française de football
20:42se mobilise fortement depuis quelques mois pour Christophe.
20:45On aimerait maintenant aussi que les acteurs du jeu,
20:47les joueurs, les coachs, et tout l'ensemble de ce monde-là
20:53apportent son soutien à Christophe.
20:54Parce qu'en fait, c'est aussi grâce à nous, journalistes,
20:58que l'histoire des joueurs se fait.
20:59C'est nous qui racontons leurs exploits.
21:01C'est Christophe, par exemple, qui a travaillé de nombreuses années
21:04sur le football africain,
21:05sur à la fois des travers,
21:07mais aussi sur des héros de ce football-là qui est passionnant.
21:10et ce serait vraiment important et salutaire
21:14que tous les acteurs, l'ensemble des acteurs
21:16pendant ce mondial se manifestent pour lui,
21:18en partie parce que c'est actuellement
21:20le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde.
21:22Donc c'est important et ce serait très symbolique,
21:24à mon sens, qu'il y ait des actions,
21:26au moins des prises de parole en sa faveur pendant ce mondial.
21:29Nathalie Aneta, football, diplomatie, géopolitique,
21:31tout est lié.
21:32On est bien là, non ?
21:33Franchement, on va se régaler pendant 49 jours.
21:36Un mondial peut faire bouger les choses.
21:38Un mondial à trois.
21:39Je ne sais pas s'il y a trois pays organisateurs,
21:41ça va être la norme ?
21:41C'est la première fois, effectivement.
21:42Ça peut devenir plus ou moins la norme
21:44au vu du gigantisme maintenant, justement,
21:46de ces organisations.
21:46En tout cas, la prochaine, il y en aura trois.
21:47C'est l'Espagne, le Portugal.
21:48Avec évidemment aussi un coût écologique
21:50qui est évoqué par certains.
21:51Bon, ça ne nous empêchera pas, quand même,
21:52il faut l'avouer, de regarder les matchs.
21:53Il y a toujours aussi...
21:54Il y a un moment où...
21:55Pas que moi, je pense que je ne serai pas le seul, Agathe.
21:58Il y a quand même un moment où...
21:59C'est vrai aussi, et d'ailleurs,
22:01parfois avec un certain cynisme,
22:02mais c'est aussi sur quoi mise des organisateurs
22:04qu'à un moment où, quand le tournoi commence
22:05et que le jeu reprend,
22:07certains retrouvent une forme d'âme d'enfant.
22:09Donc voilà, puis on ne manquera pas
22:10ni Mexique-Afrique du Sud ce soir,
22:12ni, bien sûr, France-Sénégal mardi.
22:15Et on va être des millions à regarder.
22:16Effectivement, merci beaucoup les informés.
22:18J'espère que vous reviendrez
22:19pour nous tenir au courant
22:21des avancées de cette Coupe du Monde.
22:22Nathalie Lianetta, directrice des sports de Radio France.
22:25Et de l'avancée des Bleus en particulier.
22:26Et de l'avancée de la France, bien sûr.
22:28André Hachézy, journaliste à SoFoot,
22:30Laurie Canton, maître de conférence
22:32à l'université Versailles-Saint-Quentin.
22:34Merci à tous les trois et merci Renaud.
22:35Merci à vous Agathe.
22:36Les informés reviennent ce soir à 20h
22:38avec Victor Maté.
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