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  • il y a 1 semaine
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

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00:02Générique
00:06Bonjour et bienvenue si vous nous retrouvez dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:11Bonjour Renaud Delis.
00:12Bonjour Agathe.
00:13Au sommaire, aujourd'hui un accord trouvé entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:16Mais pourquoi les deux camps revendiquent la victoire ?
00:20Le triomphe revendiqué par les Américains masque-t-il l'échec de Donald Trump ?
00:24Quelles conséquences en France sur les prix à la pompe notamment ?
00:28Pour nous éclairer ce matin, nous informer Henri Vernet, éditorialiste à France 24, Radio-Orient et France Info TV.
00:34Bonjour Henri.
00:34Bonjour.
00:35Et Stéphanie Despierre, journaliste à LCP.
00:37Bonjour Stéphanie.
00:38Bonjour.
00:38On commence donc Renaud avec cette première question.
00:42Qu'est-ce qu'il y a dans cet accord ? Est-ce que c'est vraiment un accord solide
00:45?
00:45Cet accord en tout cas annoncé par les Etats-Unis et l'Iran, par la voix d'ailleurs au départ
00:50du médiateur pakistanais.
00:52Cet accord donc qui n'est pas encore signé et qu'il sera seulement vendredi à Genève.
00:59Comme d'habitude, Donald Trump n'a pas lésiné sur l'autosatisfaction.
01:02Et puis il a mis en scène cette annonce à l'occasion, rappelons-le, de son 80e anniversaire qu'il
01:08a fêté hier à la Maison Blanche.
01:10Il s'est réjoui donc d'un grand succès.
01:11Il a même annoncé, lui, qu'il autorisait la réouverture du détroit d'Ormuz.
01:16En fait, ce n'est pas comme ça que ça va se produire.
01:18Pour l'instant, les droits d'Ormuz n'est pas encore rouvert.
01:20Tout est donc suspendu déjà à la signature vendredi de cet accord.
01:22Et ensuite, il y a des négociations qui continueront.
01:26Donc, peut-on considérer que cette annonce est solide, que c'est un accord de paix solide ?
01:31Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info.
01:34Le général Dominique Trinquant, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU.
01:43Je pense que, évidemment, le président Trump a pu l'annoncer le jour de son anniversaire,
01:48mais que la signature n'aura lieu que vendredi à Genève.
01:51Donc, le diable est dans les détails.
01:53On sait que les Israéliens ont frappé jusqu'au dernier moment au Liban.
01:57Et si le Hezbollah, par exemple, revenait à frapper sur Israël,
02:01je vois difficilement Israël ne pas répliquer.
02:04Et à partir de ce moment-là, le processus lui-même pourrait s'enrayer.
02:08Ouverture des droits d'Hormuz, il n'y aura pas de droit de passage.
02:13Est-ce qu'il y aura un droit de service, par exemple ?
02:16Les Iraniens ne l'écluent pas.
02:18La discussion sur le nucléaire, on sait, peut prendre plusieurs années.
02:21J'attends de voir.
02:22On voit donc que de nombreux inconnus demeurent à l'heure qu'il est.
02:26Israël, d'ailleurs, n'a toujours pas réagi officiellement à la conclusion de cet accord.
02:31D'autre part, quid du nucléaire iranien ?
02:34Quid des stocks d'uranium enrichis que l'Iran devait détruire ?
02:39Et puis, bien sûr, la réouverture du Détroit d'Hormuz est encore suspendue
02:44à la conclusion, à la signature de cet accord vendredi à Genève
02:48et aux 60 jours de discussion qui continueront.
02:51Donc, on voit qu'on est encore loin d'être dans une situation de paix stable et durable.
02:56Énormément d'inconnus.
02:57Et puis, quand on parle des victoires de Donald Trump,
02:59ce sont des victoires, par exemple, la réouverture du Détroit d'Hormuz.
03:01Il était ouvert avant cette guerre, Henri Vernet.
03:04Est-ce qu'on peut dire que c'est une guerre pour rien, aujourd'hui ?
03:06Alors, si on regarde les objectifs d'inition,
03:08enfin, dans la mesure où ils pouvaient être connus,
03:10parce que dès l'origine, tout cela était assez flou.
03:13Non, c'est difficile.
03:14Enfin, oui, on pourrait dire qu'elle n'a servi à rien,
03:16parce que, vous l'avez rappelé à l'instant,
03:17on rouvre aujourd'hui un Détroit qui était ouvert auparavant.
03:20Et en plus, on va le rouvrir dans des circonstances que ça a été rappelé.
03:24On ne sait pas exactement comment ça va se passer.
03:26Est-ce qu'il y aura péage, comme l'avaient voulu à un moment les Iraniens ?
03:28Ça, ça semble écarter.
03:29D'ailleurs, Donald Trump, y compris dans son tweet un petit peu triomphateur,
03:33comme il le fait d'habitude,
03:35dit que non, les bateaux pourront rallumer les moteurs
03:37et vous pourrez circuler librement.
03:39Mais non, ça, c'est en effet, ce n'est pas certain.
03:41Il pourrait y avoir, oui, des petites, comment dire, particularités,
03:45comme des contraintes de service.
03:47Tout cela est à mettre en œuvre.
03:49Ce qui est clair, en tout cas, c'est que la situation,
03:52quand on dit qu'on revient finalement à ce qui se passait auparavant,
03:55même ça, ce n'est pas sûr, parce que de toute façon,
03:58restera, si on reste vraiment sur le Détroit d'Hormuz,
04:00restera toujours l'inquiétude et l'incertitude,
04:03finalement, d'une passe maritime extrêmement importante,
04:06on le dit assez, un pourcentage considérable du commerce mondial
04:09qui passe par là, qui sera soumis en quelque sorte
04:11à la bonne ou plutôt mauvaise volonté des mois-là
04:14qui sont encore au pouvoir en Iran.
04:16Et ça, c'est aussi la conséquence de cette guerre,
04:17c'est que l'Iran a découvert qu'il avait un super pouvoir
04:20grâce à ce Détroit d'Hormuz.
04:22Donc, en fait, ça ne va pas mieux qu'avant.
04:24Non, non, ça ne va pas mieux qu'avant.
04:25Et alors, pour prendre les autres objectifs,
04:27avec qui ils étaient supposés et parfois mis sur la table
04:30par Trump et accessoirement par Netanyahou,
04:32l'Israélien, grand allié quand même des États-Unis dans l'affaire,
04:35c'était le changement de régime à Téhéran.
04:38Ça, on n'en parle absolument plus et on voit bien
04:40que ça ne va pas advenir, en tout cas pas tout de suite.
04:42Et donc, ça veut dire quoi ?
04:43Ça veut dire que le peuple iranien est vraiment, pour l'instant,
04:46le grand oublié tant de la guerre que dans l'après-guerre
04:48qui se dessine aujourd'hui.
04:50Quant à l'autre grand enjeu, qui était le nucléaire iranien,
04:54donc le programme clandestin militaire iranien
04:56qui a mené maintenant depuis des décennies,
04:59contre lequel il y avait déjà eu cette opération militaire,
05:02la fameuse guerre dite des 12 jours, en juin dernier, il y a un an.
05:08Là non plus, on ne connaît pas vraiment quelles seront les conditions liées à un accord
05:13qui, de toute façon, Renaud l'a rappelé à l'instant,
05:16l'accord lui-même ne sera, comment dire, dessiné,
05:20on mettra de la substance dedans, dans les 60 jours à venir.
05:23En revanche, le Détroit, lui, devrait rouvrir pendant ces 60 jours,
05:27pendant le délai des 60 jours.
05:28Pourquoi chaque camp revendique la victoire aujourd'hui, Stéphanie Despierre ?
05:32D'abord parce que les Etats-Unis, Donald Trump doit justifier sa guerre,
05:36même si, à priori, on l'a vu, elle a fait probablement reculer l'état du monde.
05:43Et puis parce que les Iraniens ont découvert, comme vous le disiez,
05:46qu'ils avaient un pouvoir énorme grâce à cette possibilité de fermer le Détroit d'Hormuz,
05:50parce qu'ils ont démontré, et ça, ils le revendiquent comme une victoire,
05:55le régime dit, on a tenu, regardez, on est capable de tenir tête,
05:59alors qu'un des objectifs initials, c'était aussi de faire tomber le régime,
06:03il a été largement décapité, mais il est toujours en place,
06:05donc Téhéran peut aussi se prévaloir de ça.
06:08Il y a eu la démonstration que Téhéran pouvait viser le Golfe,
06:12n'hésitait pas, et pouvait déstabiliser aussi toute cette région du monde.
06:16On savait que l'Iran avait des proxys, le Hezbollah, les outils,
06:19ça, c'est pas très nouveau, mais le fait qu'il ait tiré directement sur la péninsule arabique,
06:23ça, c'est une démonstration de force.
06:24Donc, in fine, on va voir si c'est une victoire vraiment pour les Etats-Unis,
06:30mais j'ai quelques doutes, parce qu'on risque, en 2015, un accord sur le nucléaire avait été signé,
06:34Donald Trump l'a dénoncé en 2018, est-ce que là, on sera dans une meilleure situation,
06:39notamment au niveau du nucléaire, qu'en 2015, j'en suis pas sûr.
06:41J'en ai dit, si ça se trouve, on va revenir à l'accord de 2015 sur le nucléaire
06:44que Donald Trump avait quitté, Renaud, c'est ça ?
06:46Ce fameux accord de 2015, qui avait été conclu d'abord par l'administration Obama,
06:51que Donald Trump avait déchiré en 2018,
06:55qui était le produit d'ailleurs d'une longue négociation.
06:58Alors, le seul point, entre guillemets, positif, à l'heure qu'il est, qu'on peut distinguer,
07:03outre le fait qu'il y a quand même un accord de paix de principe,
07:05on va voir si effectivement les hostilités cessent,
07:08c'est que c'est la première fois qu'il y a une vraie discussion directe entre les Etats-Unis
07:12et l'Iran.
07:12C'est la première fois depuis 1979.
07:14Même en 2015, il n'y avait pas de discussion directe.
07:17Certes, il participait à cet accord, bien sûr,
07:19mais il y avait quand même une médiation internationale extrêmement importante.
07:23Mais le fait est que le rapport de force a changé,
07:25y compris par rapport au début de la guerre, le 28 février.
07:28Vous le disiez, d'abord, l'Iran a découvert une puissance insoupçonnée,
07:31ou en tout cas, il le savait, mais à quel point le contrôle du toit d'Ormuz
07:35a des conséquences extrêmement puissantes sur l'ordre du monde,
07:40ou le désordre du monde.
07:40Le fait de viser la péninsule arabique, comme le disait à l'instant Stéphanie Depierre,
07:44c'est quelque chose de très nouveau aussi,
07:46qui n'avait d'ailleurs pas été anticipé par les Etats du Golfe qui ont été visés.
07:50Il y a autre chose aussi, c'est qu'on a constaté,
07:52et on constate toujours à l'heure qu'il est,
07:55qu'il semble y avoir des désaccords quand même croissants
07:58entre les Etats-Unis et Israël,
07:59et entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
08:01On peut s'interroger sur l'absence pour l'instant de réaction israélienne.
08:05On a vu qu'hier encore, Israël a frappé le sud-Liban,
08:08ce qui a fâché Donald Trump, parce que ça repoussait justement la conclusion de cet accord.
08:13Donc on voit que...
08:14Vous voulez dire qu'Israël peut faire capoter cet accord ?
08:16Alors c'est possible, peut-être que le Hezbollah aussi peut contribuer,
08:18évidemment, puisqu'Israël frappe lorsque Israël est frappé par le Hezbollah.
08:22Donc il y a aussi l'attitude du Hezbollah, évidemment,
08:25dans les heures, les jours qui viennent.
08:26Et puis, pour ce qui est de la situation aussi dans la région,
08:30vous évoquiez le fait que le peuple iranien est totalement passé à l'as,
08:35en quelque sorte, oublié.
08:36Il faut se souvenir qu'au premier jour de cette guerre, le 28 février,
08:39Donald Trump avait...
08:41L'armée américaine, les Américains avaient décapité le régime,
08:44avaient éliminé l'Aliyatollah Khamenei,
08:47tous les principaux dignitaires du régime.
08:49On peut même penser que si jamais
08:51Donald Trump avait décidé du lancement des opérations ce jour-là,
08:56c'est parce qu'il y avait une opportunité d'éliminer
08:59la plupart dignitaires des régimes qui étaient réunis, justement, à Téhéran.
09:04Donc, l'idée de faire chuter le régime
09:06était évidemment un objectif qui était inscrit en ligne de mire,
09:09parce qu'on continue de s'interroger sur les objectifs de guerre de Donald Trump.
09:13On voit bien qu'aujourd'hui, non seulement on n'en est plus là du tout,
09:15mais de surcroît, les gardiens de la Révolution ont repris,
09:18en quelque sorte, le pouvoir,
09:19c'est-à-dire la branche la plus dure du régime iranien
09:22semble s'être renforcée à l'issue de cette guerre.
09:25Et pour l'instant, ce qu'on sait de cet accord en germe
09:28peut aussi contribuer à les renforcer,
09:32parce que le sort du nucléaire iranien
09:34et le sort des stocks d'uranium enrichi,
09:36alors qu'il est, on ne sait absolument pas ce qu'il en est dans cet accord.
09:38Les renforcer, surtout s'ils récupèrent,
09:40parce que ça se sient des termes de l'accord,
09:42surtout s'ils récupèrent les avoirs violés.
09:44Il y a à peu près 100 milliards de dollars iraniens
09:47qui sont notamment dans les pays du Golfe.
09:48Et là, le Qatar, c'est pour ça d'ailleurs que le Qatar était partie prenante
09:52avec les Pakistanais à ces négociations,
09:54c'est que le Qatar recèle une bonne partie de ces milliards gelés,
09:58une vingtaine de l'ordre d'un peu plus de 20.
10:00– C'est quoi concrètement ?
10:01C'est l'argent des hauts dirigeants iraniens ?
10:03– Oui, c'est ça, exactement.
10:04– C'est leur argent personnel ?
10:05– Alors, c'est à la fois l'argent personnel, mais c'est aussi l'argent du régime
10:08qui permet tout simplement de payer un petit peu,
10:10d'abord les fonctionnaires qui sont restés quand même fidèles au régime,
10:12de payer tout le système, toute la machine des gardiens de la Révolution
10:16qui est largement une machine économique.
10:19D'ailleurs, dont beaucoup d'autres milliards dorment dans des capitales européennes,
10:22Londres, mais aussi notre pays, etc.
10:25Donc ça, c'est vraiment un des éléments qui pourraient les renforcer.
10:29Néanmoins, militairement quand même et industriellement,
10:32et même sur le plan nucléaire, d'ailleurs, de ces installations,
10:34malgré tout, l'Iran ressort affaibli.
10:36Il ne faut pas non plus penser que de ce côté-là,
10:38la campagne de bombardement, aussi bien celle de juin
10:40que donc là, celle massive qui a duré quatre mois,
10:43de ce côté-là, n'a eu aucun effet.
10:45Bien sûr que l'Iran est un pays affaibli,
10:47mais c'est justement là qu'est le danger,
10:49dans un pays qui est exsangue économiquement,
10:51dont le peuple est quand même toujours aussi revendicatif,
10:54toujours autant soif de changements.
10:57Évidemment que ça, ça ne peut que renforcer
10:58la dureté répressive de ce régime aux abois.
11:02Stéphanie ?
11:03Oui, c'est vrai qu'on avait peu parlé jusque-là
11:05de la levée des sanctions,
11:06mais ça fait des années qu'il y a des sanctions contre l'Iran.
11:09Là, on dit qu'il y a 20 milliards dans la balance
11:11en discussion avec l'accord.
11:13Et cet argent-là, s'il est débloqué,
11:16c'est vrai que ça paraît un peu comme un retour en arrière
11:19et une partie de la victoire de l'Iran.
11:21Et puis, il ne faut pas oublier les Iraniens,
11:22même si ce n'était pas l'objectif affiché de Donald Trump,
11:25même si à un moment, par un tweet,
11:27il avait clamé « Ne vous inquiétez pas, on arrive ».
11:29Et la population a souffert énormément de ces bombardements
11:33et n'a toujours pas eu de changement de régime.
11:35Une guerre qui est venue après une répression terrible,
11:37qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes en Iran
11:39au début de l'année.
11:40Il n'y a eu aucun souffle de révolte,
11:42comme l'espérait Donald Trump,
11:44parce que sous les bombes, c'est compliqué.
11:45Aucune possibilité, surtout.
11:47Dans un instant, on continue de parler de ce sujet.
11:49On va notamment se demander ce que peut faire la France
11:51au moment où s'ouvre le G7 à Evian.
11:54Et puis, quelles conséquences aussi pour le porte-monnaie des Français.
11:58Mais pour l'instant, il est 9h18.
12:00Et c'est l'info en une minute avec Antoine Joffin.
12:02La France félicite de l'accord annoncé cette nuit
12:05entre l'Iran et les Etats-Unis.
12:07Il doit être signé vendredi à Genève
12:09et prévoit notamment la réouverture du détroit d'Hormuz,
12:12promise par Donald Trump.
12:14Péhéran parle de négociations d'ici 60 jours
12:16pour aboutir à un accord définitif.
12:19La Bourse de Paris ouvre à la hausse ce matin,
12:21plus 1,6%, plus 1,7% à Francfort,
12:24plus 0,8% pour Londres.
12:26Un ministre israélien d'extrême droite
12:28affirme, lui, qu'Israël n'est pas lié par les termes de cet accord.
12:32Selon lui, il ne garantit pas notre sécurité.
12:35Itamar Benvi rappelle donc à intensifier
12:38les opérations militaires au Liban.
12:40A Kiev, une cathédrale l'équivalent de Notre-Dame de Paris
12:43pour la France, selon le ministre des Affaires étrangères,
12:45est ventrée cette nuit par des frappes russes.
12:47Elles ont touché la capitale et Kharkiv, au moins 9 morts.
12:50La Russie a tiré 70 missiles et plus de 600 drones
12:53d'après l'armée ukrainienne.
12:54A la Coupe du monde de football, large victoire cette nuit de la Suède,
12:575-1 contre la Tunisie.
12:59La Côte d'Ivoire bat l'Équateur 1 à 0,
13:012-2 entre le Japon et les Pays-Bas.
13:03Et puis 6 départements en vigilance orange,
13:05feu de forêt aujourd'hui.
13:07L'Aude, l'Hérault, le Gard, le Vaucluse,
13:09la Vendée et les Deux-Sèvres.
13:13France Info
13:16Les informés, Renaud Delis, Agathe Lambret.
13:22Les informés avec Henri Vernet, éditorialiste,
13:24et Stéphanie Despierre, journaliste à LCP.
13:28Dans ce contexte, Renaud, la France est le pays haute du G7.
13:32Et oui, l'annonce de cet accord entre les Etats-Unis et l'Iran
13:36survient le jour de l'ouverture de ce G7, ce soir, à Evian.
13:41Emmanuel Macron va donc recevoir ce G7.
13:44C'est d'ailleurs la deuxième fois.
13:45Le dernier G7 en France, c'était en 2019 à Biarritz.
13:48C'est aussi d'ailleurs le dernier G7 d'Emmanuel Macron,
13:52puisqu'il quittera le pouvoir dans 10 mois.
13:54Évidemment, Donald Trump va être l'objet de toutes les attentions
13:59lors de ce G7.
14:00C'était déjà anticipé, mais de surcroît,
14:02avec l'annonce de cet accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
14:05Quelles seront d'ailleurs les conséquences très concrètes
14:07de cet accord pour la vie quotidienne des Français,
14:10et d'abord pour l'évolution du prix du pétrole
14:12et donc des prix des carburants ?
14:14La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon,
14:16a affirmé ce matin, je la cite,
14:17que les prix à la pompe devront baisser aussi rapidement,
14:20dit-elle, qu'ils avaient augmenté au début de la guerre.
14:24Elle assure aussi que le gouvernement maintient, bien sûr,
14:26un dialogue constant avec les distributeurs,
14:27sauf que ça pourrait prendre quand même beaucoup plus de temps,
14:31en tout cas quelques semaines,
14:32de voir les prix des carburants rebaissés.
14:34La question du prix du pétrole,
14:36qui sera un enjeu aussi abordé lors de ce G7 aujourd'hui à Evian.
14:40Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info,
14:43Philippe Chalmin.
14:44Philippe Chalmin, qui est économiste et spécialiste des matières premières.
14:48Il est évident que le détroit d'Ormouz
14:50ne sera jamais plus totalement comme avant,
14:53que la libre circulation sera relativement limitée.
14:59Maintenant, un péage dont on avait parlé,
15:04on parlait depuis un certain temps,
15:06à hauteur de 1 dollar le baril,
15:08puisque c'était cela que les Iraniens avaient en tête,
15:12je vais vous dire, ça ne change pas la face du monde.
15:16Sauf que le même Philippe Chalmin explique que les prix à la pompe,
15:20eux, vont mettre plusieurs semaines, voire plusieurs mois,
15:23à rebaisser, même si le prix du pétrole a déjà commencé à baisser,
15:26cette nuit, de l'ordre de 6% dès ce matin.
15:29Alors, quelles vont être les conséquences
15:32de la future réouverture du détroit d'Ormouz ?
15:35Peut-être soumis à des tarifs dits de services,
15:39une forme de droit de péage qui ne dit pas son nom pour les Iraniens.
15:44Est-ce que les Français peuvent espérer voir leurs factures baisser,
15:47y compris à l'approche des vacances, d'ailleurs, dès cet été ?
15:50Et puis, au-delà des prix des Caribbean,
15:51il y a la question de l'inflation en général.
15:53On sait qu'elle a redécollé depuis le début du conflit.
15:55Elle était à 2,4% sur les 12 derniers mois, à la fin du mois de mai.
15:59Qu'en est-il, Stéphanie Despierre ?
16:01Est-ce que les prix à la pompe vont baisser ?
16:02Alors, c'est sûr que ce ne sera pas un effet immédiat.
16:04Le pétrole, ça s'achète, ça se négocie sur des marchés.
16:06Le temps de l'acheminer aussi en France,
16:08que ce soit par bateau ou par d'autres biais
16:10qui ont été un peu ouverts ces derniers mois
16:14pour contrer cette fermeture du détroit d'Ormouz,
16:16ça prend du temps.
16:17En revanche, ce qu'il faut dire, c'est que le prix du baril
16:18avait déjà baissé avant même l'accord de paix.
16:20Il était, je crois, à 85 dollars au début du week-end,
16:23notamment parce que la Chine aussi avait utilisé
16:25des réserves stratégiques.
16:27On n'était plus à la hauteur des seuils
16:29qu'on a eus au début du printemps.
16:30On avait un baril à 120 dollars, 130 dollars
16:33et du coup, un prix à la pompe du guassoil, par exemple,
16:36qui était à 2,3 euros en France.
16:39Donc, la situation va s'améliorer,
16:41mais ça ne va pas évidemment être immédiat.
16:43Et puis, on va voir aussi les négociations
16:45sur l'accord de paix, on me disait tout à l'heure,
16:47ne sont pas définitivement cadrés.
16:49S'il y a un péage dans le détroit d'Ormouz,
16:51le détroit d'Ormouz, il a été miné,
16:52il faut le déminer.
16:54Il y a tout un tas de faits géopolitiques
16:57dont on ne maîtrise encore pas la conclusion.
17:01Maude Bréjon, à la porte-parole du gouvernement,
17:03disait ce matin que les aides annoncées
17:05il y a un mois jusqu'au mois d'août
17:07vont être maintenues.
17:09Le gouvernement n'est pas débarrassé de ce sujet, Henri Vernet ?
17:13Non, non, clairement, il n'est pas.
17:14Parce qu'en effet, il faudra du temps pour que ça baisse.
17:16Après tout, là, ce que vendent actuellement
17:17les distributeurs, quels qu'ils soient,
17:19c'est du pétrole qu'ils ont acheté eux-mêmes au prix auparavant.
17:21Donc les aides, en effet,
17:23devraient durer ce laps de temps.
17:25Après, le gouvernement, ce qu'il espère,
17:26c'est qu'une fois une situation à peu près normalisée,
17:30là, ils pourront fermer ce robinet-là.
17:33On le sent, on l'a assez dit,
17:34les caisses de l'État sont vides
17:36et elles ne sont pas prêtes de se remplir.
17:39Donc débarrasser, non.
17:41Après, il faut une vraie vigilance qui était important quand même.
17:43Il l'a dit, il l'a confirmé, Philippe Chalmin,
17:45le fait de l'économiste,
17:46le fait que la situation est quand même,
17:48elle va rester dégradée.
17:50Ce ne sera pas exactement comme avant.
17:51C'est-à-dire cette incertitude,
17:53donc à la fois sur le plan économique,
17:54avec le yo-yo possible
17:56au gré de la volonté des billigérants,
17:59donc des Iraniens en l'occurrence,
18:01donc sur les prix de l'énergie
18:03et puis en gros du commerce qui passe par la zone,
18:05et incertitude sur le plan militaire,
18:07puisqu'on l'a dit, sur le nucléaire, rien n'est vraiment réglé.
18:11Quid de l'accord qui pourra venir au terme de ces 60 jours ?
18:15Enfin, qui commencera à être négocié ?
18:17Parce qu'en réalité, ça prend des années.
18:18Le fameux accord dont on parle de 2015,
18:20il avait mis des années à être mis sur pied.
18:24Et puis donc, en effet,
18:25l'attitude des autres partenaires.
18:28Là, il y a aussi les pays du Golfe,
18:29les pays arabes qui sont les premiers concernés.
18:31Dans l'accord, dans le préaccord tel qu'il est,
18:33il n'y a rien qui concerne les missiles balistiques.
18:35Et c'est quand même assez ironique,
18:37parce que cette absence de négociation
18:39sur tous les missiles que possède l'Iran,
18:41donc au-delà de son programme nucléaire clandestin militaire,
18:45ce n'était pas non plus dans l'accord de 2015.
18:47Et c'est au nom de cette absence que Trump,
18:49à l'époque, quand il est dans son premier mandat,
18:51avait critiqué Obama et déchiré l'accord.
18:54Et aujourd'hui, on arrive à la même situation,
18:56sauf qu'entre-temps, ça a été dit,
18:57les pays arabes se sont pris des missiles iraniens
19:00pendant trois mois.
19:02Et c'est là qu'on voit le vrai contraste
19:04entre cette situation internationale
19:05que vous décrivez à l'instant
19:06et la réunion du G7 aujourd'hui.
19:07Et on peut s'interroger sur la pertinence encore
19:09de ce type de sommet.
19:11C'est-à-dire, est-ce que le pouvoir aujourd'hui,
19:13le vrai pouvoir de stabilisation, d'ailleurs,
19:14est encore au G7 au regard de tous ces conflits ?
19:17Donc il y a évidemment la situation au Moyen-Orient,
19:21au Proche-Orient,
19:22la position des pays du Golfe.
19:24Il y a ces déséquilibres économiques spectaculaires,
19:27liés d'une part à ce conflit à cause de l'inflation.
19:29On évoque l'inflation en France ou en Europe,
19:31mais il faut savoir qu'aux États-Unis,
19:32elle a atteint 4,2%
19:34et que c'est aussi probablement un des motifs
19:36qui a incité Donald Trump
19:37à essayer de conclure au plus vite.
19:38Il voulait sortir de ce conflit-là aussi
19:40parce qu'il y a des répercussions économiques
19:42en termes d'inflation extrêmement fortes aux États-Unis.
19:44Et il y a ces élections normales.
19:45Il y a ces élections de mid-terms
19:46qui arrivent au mois de novembre.
19:47Et puis il y a évidemment
19:48les déséquilibres commerciaux massifs
19:52qui se creusent avec la Chine.
19:54C'est que la Chine, c'est l'éléphant dans la pièce
19:56de ce G7 en quelque sorte.
19:57Et la Chine n'est pas présente,
19:58mais elle sera dans tous les esprits,
20:00y compris dans toutes les discussions.
20:01Et on sait que c'est aussi à l'agenda
20:02d'Emmanuel Macron justement.
20:03Donc c'est vrai que je trouve
20:04qu'il y a un vrai contraste
20:06entre ce G7 et le faste d'ailleurs
20:08auquel on va assister.
20:09Évidemment, Donald Trump
20:10qui sera entre guillemets en majesté
20:12au regard de cette actualité.
20:13Et ces déséquilibres
20:14et cette nouvelle ère géopolitique
20:16dans laquelle on est entré
20:17de toute façon durablement.
20:19Y compris au Proche-Orient et ailleurs.
20:21Et Emmanuel Macron, Renaud Delier,
20:23est-ce qu'il peut continuer
20:24à incarner le leadership européen ?
20:26On voit que là, en tout cas,
20:27ça se passe en France, le G7.
20:29Donald Trump à Versailles,
20:30mercredi soir.
20:31Juste un mot, c'est derrière
20:32le faste de Versailles.
20:34Et ça, c'est pour les flonflons.
20:36C'est juste pour amuser les caméras.
20:37Si je veux dire, ça n'a pas
20:38grande importance.
20:39Non, il y a un autre véritable enjeu
20:40justement qui renvoie
20:42à la construction d'une vraie Europe
20:44puissante, souveraine et autres.
20:46Et qui risque de passer à l'as
20:47lors de ce G7.
20:48C'est la situation en Ukraine.
20:49C'est-à-dire qu'on sait
20:50que Volodymyr Zelensky
20:50sera présent demain.
20:52Et que l'idée d'incarner
20:54ou en tout cas de renforcer l'Europe,
20:56ça passe par conforter le soutien
20:58à Volodymyr Zelensky et à l'Ukraine.
21:01Et là, on peut redouter
21:03que le président ukrainien
21:04qui sera présent demain
21:05soit finalement relégué
21:07au second plan sur la photo.
21:08Henri ?
21:09Incarner le leadership européen,
21:10moi je pense que ça fait déjà
21:11plusieurs mois que ce n'est plus le cas.
21:12En réalité, on voit bien
21:13qu'aujourd'hui, sur la scène,
21:14vous avez également
21:15le chancelier allemand Merz
21:16qui est là.
21:17la première présidente
21:18du conseil italien, Mélanie,
21:20qui pèse aussi...
21:22Non, la France...
21:22Vous savez, les Américains,
21:24un président qui est en bout de mandat
21:26et qui ne peut pas se représenter,
21:27ils appellent ça un lame duck,
21:28un canard boiteux.
21:29Et là, Trump, il arrive
21:31face à un lame duck.
21:32Il l'a d'ailleurs déjà dit,
21:33je crois que lui-même,
21:33un employeur,
21:34peut-être pas directement ce terme-là,
21:35mais il a fait comprendre Emmanuel Macron.
21:37Il a déjà dit pire sur Emmanuel Macron.
21:38Non, mais bien sûr, bien pire,
21:40mais il sait très bien
21:40que Macron ne pèse plus autant,
21:42non seulement déjà
21:43sur sa scène nationale,
21:45mais au-delà,
21:46sur la scène européenne.
21:46En revanche, c'est vrai que
21:47là où les Français gardent un rôle
21:48et l'important...
21:49Le G7, il se passe en France,
21:51c'est tout simplement
21:51le tour naturel,
21:52j'allais dire, des G7.
21:54Mais simplement,
21:54c'est vrai que la France
21:55a quand même un savoir-faire,
21:56disons en matière,
21:57on remet tout le monde
21:58à la table de négociation.
21:59Les Chinois, certes,
22:00ils ne sont pas au G7,
22:01mais ils étaient
22:01à une pré-conférence vendredi
22:03organisée par l'Elysée
22:04où ils intègrent un petit peu
22:06ce concept de rééquilibrage.
22:08Donc, bien un petit savoir-faire,
22:09y compris dans le Golfe,
22:10pour ne pas envoyer une force,
22:11vous savez,
22:12non pas d'interposition,
22:13mais pour stabiliser un peu
22:14le passage des navires
22:15pour les Européens.
22:16Henri Vernet, merci beaucoup.
22:17Intarissable sur ce sujet,
22:18mais vous reviendrez.
22:19Éditorialiste à France 24,
22:21Radio-Orient et France Info TV.
22:22Merci Henri,
22:23merci Stéphanie Despierre,
22:24journaliste à LCP.
22:26Et merci Renaud.
22:27Merci Agathe.
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