- il y a 2 jours
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Hadrien Bect et de Renaud Dély.
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00:03Et ravi de vous retrouver sur France Info pour les informés, comme chaque matin, en compagnie de Renaud Delis.
00:09Bonjour mon cher Renaud. Bonjour André. Et avec nos deux informés. Bonjour Carole Barjon. Bonjour André.
00:14Vous êtes éditorialiste à la Revue Politique et Parlementaire. Et Henri Vernet. Bonjour Henri. Bonjour.
00:18Vous êtes éditorialiste international. Renaud Delis, nous allons nous poser une question ce matin.
00:23Et je récupère, je le dis pour les téléspectateurs, mes feuilles. Nous allons nous poser une question autour de la
00:29canicule.
00:30La France est-elle à l'arrêt pour commencer ?
00:32Cette canicule qui continue et qui ne commence qu'à reculer que tout doucement sur la côte atlantique.
00:38Mais plus de 60 départements sont encore en vigilance rouge.
00:42Canicule, 11 départements de moins qu'hier. Il n'empêche qu'elle produit des effets spectaculaires dans le pays.
00:48Les coupures d'électricité qui se sont multipliées. Un certain nombre de trains à l'arrêt.
00:54D'ailleurs, la SNCF a annoncé que l'échange de billets pour les voyageurs qui renonceraient à se déplacer serait
01:01gratuit, justement, et facilité.
01:03Des syndicats d'enseignants qui ont appelé des personnels à user du droit de grève là où c'est nécessaire,
01:07dit-il, à cause de conditions de travail inacceptables.
01:11Et puis surtout à l'hôpital où la situation se dégrade à grande vitesse.
01:15Les patients affluent, les urgences des établissements parisiens arrivent à saturation.
01:19D'ailleurs, le préfet de police a interdit la consommation d'alcool sur la voie publique à partir de ce
01:24midi.
01:25Plusieurs événements ont aussi été annulés.
01:27Alors, est-ce que le gouvernement, par sa politique, a, ces derniers mois, ces dernières années, correctement anticipé cette situation
01:37?
01:37Voici ce qu'en disait hier Emmanuel Macron, qui défend son bilan en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
01:44Ça fait maintenant plusieurs années que nous avons accompagné une transition de nos habitats, de nos bâtiments publics, de nos
01:50infrastructures publiques, qui correspond à l'adaptation.
01:53Nous vivons, et il faut avoir l'humilité de le regarder, une période totalement inédite.
01:58Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique.
02:00Mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire.
02:03C'est-à-dire un pic caniculaire qui dure aussi longtemps et qui est à 15 degrés au-dessus des
02:09normales saisonnières.
02:10Alors, un pic de cette intensité, de cette durée, il y en a eu quand même au moins un dans
02:15notre histoire.
02:15C'est évidemment la fameuse canicule historique, dite historique à l'époque de 2003.
02:21Reste que ces événements se répètent de façon de plus en plus fréquente.
02:25Et que d'ailleurs, les climatologues considèrent que d'ici 20 ou 30 ans, les températures que nous affrontons cette
02:33semaine
02:33risquent de devenir assez ordinaires dans une partie du pays en tout cas.
02:38On voit bien qu'on est en train de basculer dans un autre monde.
02:42Est-ce que le gouvernement, celui-ci comme ses prédécesseurs d'ailleurs, depuis cette fameuse canicule de 2003, a suffisamment
02:50préparé le pays ?
02:51Et puis, est-ce que les investissements sont suffisamment massifs aujourd'hui pour anticiper ce basculement dans un nouveau monde
02:59?
02:59Alors ça, Carole Barjon, on était tout à l'heure avec la députée France Insoumise Clémence Guettet qui nous disait,
03:04voilà, sur les hôpitaux,
03:05le sujet c'est l'impréparation du gouvernement.
03:10Y a-t-il, quand on voit effectivement des hôpitaux qui parlent déjà de saturation, de difficultés, etc., y a
03:15-t-il impréparation du système de santé ?
03:17Alors, il faut quand même préciser que le préfet de police de Paris, hier, a dit que les hôpitaux étaient
03:23saturés, mais pas dépassés.
03:25Ça, c'est juste pour nuancer un tout petit peu.
03:28Mais malgré tout, on voit des hospitalisations qui ont augmenté de 100%, notamment à Bordeaux, notamment à Rennes.
03:34Et on sait parfaitement que dans les cas de canicule, on aura vraiment le bilan des victimes éventuelles que dans
03:43une semaine ou dix jours.
03:44Bon, c'est vrai que depuis 2003, il y a de petits efforts qui ont été faits, il y a
03:5040% des hôpitaux qui ont été rénovés, mais pas forcément climatisés.
03:56Et on sait très bien que la chaleur touche beaucoup, d'abord, les personnes âgées.
04:03Les EHPAD, il y a eu un effort de fait, mais c'est évidemment pas suffisant dans des cas de
04:08figures exceptionnelles comme celui que nous vivons.
04:12Emmanuel Macron, dont on passait un extrait tout à l'heure, parle justement d'événements exceptionnels.
04:19La question, elle est de savoir si ces événements exceptionnels vont se reproduire à échéance régulière dans les prochaines années.
04:28Et là, on n'est pas prêt. Le réseau ferré, on sait très bien...
04:31Allez, mais d'abord, sur le système de santé, Henri Vernet, je continue avec vous.
04:36Quand, effectivement, on parle d'impréparation, en même temps, c'est vrai qu'on pourrait dire,
04:41alors sans aller jusqu'au qui aurait pu prédire d'Emmanuel Macron,
04:43mais on pourrait dire des canicules à 40, 42 pendant huit jours.
04:48Peut-être qu'on n'imaginait pas que ça puisse intervenir si tôt, si vite.
04:52Première si précoce dans la saison, et finalement, oui, peut-être dans l'échelon à laquelle on imaginait le réglement
04:58climatique,
04:58c'est-à-dire dans les prochaines années, mais peut-être pas dès maintenant,
05:01oui, c'est clair qu'il y a un effet quand même de surprise.
05:04Néanmoins, juste un mot quand même sur la formule de Macron, vous l'avez rappelé vous-même,
05:07c'est lui qui a dit, qui aurait pu imaginer que, c'était il y a deux ans,
05:10qui aurait pu imaginer que les premiers rapports du GIEC remontent quand même aux années 90.
05:14Et d'autre part, de toute façon, il est en défense systématique du bilan.
05:17On avait déjà entendu cela dans la malheureuse drame Liana,
05:22où il a dit, non, non, je ne veux pas entendre parler de mise en cause des moyens de la
05:24justice.
05:25Donc, il y a aussi une défense de son bilan.
05:26Alors, le fait est qu'on ne peut pas dire que rien n'ait été fait depuis 2003,
05:30à part les gouvernements et les présidents successifs, d'ailleurs.
05:33Mais ça a été fait beaucoup trop lentement, c'est-à-dire que très longtemps,
05:36et traditionnellement, c'est finalement la variable d'ajustement.
05:40Les investissements qui sont à mettre dans la transition énergétique,
05:43dans la transition écologique au sens large, pas que dans le système de santé,
05:47et c'est vrai qu'à chaque fois, tous les prétextes,
05:50toutes les crises qui se succèdent sur tous les terrains possibles
05:54sont des raisons, des prétextes en tout cas,
05:57pour écarter ou pour remodeler ou pour carrément retarder
06:00les investissements nécessaires, la transformation nécessaire.
06:02Donc ça, oui, de ce côté-là, c'est vrai qu'on peut parler d'une certaine impréparation
06:06et on le voit là, aujourd'hui, à la fois la saturation de santé,
06:10mais les écoles, encore davantage.
06:12Carole, d'un mot, et Renaud, et après Renaud.
06:14Pour revenir sur la situation de l'hôpital,
06:16tous les médecins disent qu'il n'y a pas seulement,
06:20il y a tout à fait ce que vient de dire Henri
06:22sur la rénovation des bâtiments,
06:26climatiser des services publics,
06:28et notamment les hôpitaux,
06:30mais il y a aussi la question des auxiliaires de vie
06:35qui sont en nombre insuffisants.
06:37Ça aussi, ça aurait pu être pensé,
06:39parce qu'on sait parfaitement que les auxiliaires de vie
06:42sont des gens qui vont chez les gens.
06:43Vous voulez dire, voilà, celles à la maison.
06:45Qui vont chez les gens à la maison pour les hydrater,
06:48notamment les personnes âgées,
06:49puisque les personnes âgées, on sait,
06:51n'ont pas la même sensation de soif que vous et moi.
06:54Un métier, disons-le, qui n'est pas forcément très reconnu par ailleurs.
06:58Non, et qui est très mal payé.
07:00Qui est très mal payé.
07:01Donc, si vous voulez, ça, s'il y en avait davantage,
07:04ça contribuerait à ne pas engorger les urgences.
07:07Et c'est ça, l'objectif qu'il faut atteindre.
07:10C'est l'un de ces métiers dits de première ligne,
07:12c'était l'expression utilisée à l'époque,
07:14dont on découvre le caractère indispensable
07:16pour tenir la société en période de crise.
07:17On le découvre, on le redécouvre, plutôt, pardonnez-moi.
07:20Si vous ne m'interrompiez pas,
07:23non, je plaisante, ça vous rappelle quelqu'un.
07:26Non, mais j'évoque justement la période du Covid.
07:29Ces travailleurs de première ligne
07:30qui avaient été inventés par les pouvoirs publics,
07:32et à raison, bien sûr,
07:33et par Emmanuel Macron le premier,
07:34les auxiliaires de vie en faisaient partie.
07:37Tous ceux qui ne pouvaient pas travailler,
07:39justement, en télétravail, à distance,
07:41et qui ont contribué à tenir le pays au moment du Covid,
07:44ce sont les mêmes qu'on retrouve aujourd'hui en première ligne,
07:46face à une autre catastrophe,
07:47non pas sanitaire, mais climatique, celle-là.
07:50Et on redécouvre l'importance de ces métiers
07:52dans ces moments-là.
07:54Et on voit bien qu'il y a, globalement,
07:56il ne s'agit pas d'ailleurs...
07:57Ce n'est pas forcément un jugement purement partisan.
07:59Je pense qu'il faut dépasser
08:02la dimension purement partisane et politicienne.
08:04Je pense qu'il y a une forme,
08:05pas d'aveuglement, ce serait excessif,
08:07mais en tout cas de sous-estimation collective
08:09de tous les gouvernements,
08:11y compris d'ailleurs depuis 2003.
08:12Ce qui est vrai, c'est que 2003,
08:13ça a été un déclic où il y a eu d'ailleurs
08:15les tout premiers plans canicules derrière,
08:17présentés par Jean-Pierre Affin,
08:18un Premier ministre à l'époque,
08:19la fameuse journée de solidarité
08:20le lundi de Pentecôte, etc.
08:21Mais on voit bien que tout ça
08:22est aujourd'hui sous-dimensionné
08:24par rapport à un réchauffement climatique
08:25qui s'accélère et dont les effets
08:27sont de plus en plus spectaculaires
08:28et qui est amené, encore une fois,
08:30à se répéter.
08:31Donc il y a...
08:32Et par rapport au vieillissement de la population.
08:34Et juste un dernier mot, en revanche,
08:35là, ce qui est vrai, c'est que...
08:35Parce que je pense qu'au-delà même
08:37des responsabilités politiques
08:37qui sont en première ligne,
08:38les gouvernants sont en responsabilité politique.
08:41Il y a une forme de surprise,
08:43y compris dans les propos
08:44du président de la République,
08:45qui est, d'ailleurs, sur l'ampleur
08:47de cette canicule aujourd'hui,
08:48au mois de juin.
08:49Cette surprise, cet étonnement
08:50dépasse les responsabilités politiques.
08:51Je pense que c'est collectif,
08:52y compris nous tous, bien sûr.
08:54Et donc, il faut rendre hommage là.
08:55Ce n'est pas les experts du GIEC, pardon.
08:56Et justement, je voulais finir par là.
08:59Précisément, Henri, vous lisez dans mes pensées.
09:01Il faut rendre hommage aux scientifiques
09:03et d'abord aux experts du GIEC.
09:05Voilà, les scientifiques
09:05qui sont suffisamment brocardés, critiqués,
09:08d'abord, évidemment, sur les réseaux sociaux
09:10par le moindre hurluberlu
09:12qui y passe, en quelque sorte.
09:14Le GIEC, lui, c'est vrai,
09:15de longue date annonce
09:17ce qui est en train de se produire.
09:18Donc, il faut maintenant en tenir compte
09:19de façon beaucoup plus assidue.
09:21Henri, vous allez réagir.
09:22Mais je voulais aussi juste
09:23qu'on me dise d'un mot
09:24sur la mobilisation du gouvernement.
09:25Il y a aussi Sébastien Lecornu
09:27qui mobilise les facteurs
09:28pour aller voir les gens chez eux.
09:30Qu'est-ce que ça vous dit, ça ?
09:33Là, pour le coup,
09:34c'est un peu les leçons de 2003
09:35dont on parlait,
09:35c'est-à-dire cette attention à l'autre.
09:372003, on s'était rendu compte
09:38que la France était peu solidaire.
09:40Par exemple, par rapport
09:40à un pays voisin, l'Italie,
09:42où les liens familiaux,
09:44les liens de voisinage
09:44sont extrêmement importants.
09:46Et l'Italie avait résisté.
09:47Alors, peut-être pas
09:48à une canicule telle que celle de 2003,
09:49mais à des épisodes un peu semblables.
09:51Et les leçons en avaient été tirées.
09:52Et c'est vrai que cette mesure
09:53sur les postiers
09:54qui sont mobilisés pour cela,
09:55c'est vrai que les appels répétés,
09:57aussi bien de la ministre,
09:58Stéphanie Rist,
09:59que d'Emmanuel Macron lui-même
10:00depuis Antibes,
10:01a justement essayé
10:03de prendre soin de l'autre,
10:04passer des coups de téléphone, etc.
10:06Ça, ça montre cette dimension,
10:07disons, de care,
10:08comme on a dit à un moment,
10:09d'attention à l'autre
10:10qui réapparaît
10:11et qui est fondamental.
10:12Juste un tout petit point
10:13par rapport à ce que disait Renaud.
10:14Et c'est en effet important
10:15parce que ça participe
10:16de cette espèce
10:17d'impréparation culturelle
10:18que nous avons en France
10:19par rapport à cela.
10:20C'est qu'à chaque fois,
10:21et j'étais hier sur un plateau
10:22avec un médecin en généralisme,
10:24lui-même mobilisé,
10:25c'est-à-dire qu'il étendait
10:26ses horaires de rendez-vous, etc.
10:28Il était mobilisé
10:29dans ce cadre-là
10:31et qui explique
10:31qu'à chaque fois,
10:32finalement,
10:33on compte sur l'extrême dévouement
10:36des personnels de première ligne
10:38dont vous parlez,
10:38c'est-à-dire tous les personnels
10:40soignants dans les hôpitaux
10:41mais qui sont sur-sollicités.
10:42Les pompiers ?
10:43Les pompiers, exactement.
10:44Même chose pour les pompiers.
10:46Et finalement,
10:46on est habitués
10:47et les deux disaient d'ailleurs,
10:49le porteur des pompiers
10:50comme ce médecin,
10:51que oui,
10:52à la fin,
10:53ils finiront par gérer l'hôpital.
10:54Ça ne va pas craquer.
10:55Néanmoins,
10:56c'est au prix
10:56d'efforts
10:59absolument démesurés
11:00de la part
11:01de ces corps professionnels.
11:03Et c'est très intéressant
11:04l'affaire des facteurs
11:06qui sont mobilisés.
11:07qui sont mobilisés.
11:08En fait, c'est quoi ?
11:09On leur demande
11:10d'être des auxiliaires de vie.
11:12En quelque sorte.
11:12C'est exactement ça.
11:14Renaud Delis,
11:15encore un mot là-dessus.
11:16Il y a effectivement,
11:18mais là,
11:18on le voit,
11:19il y a un moyen
11:20en quelque sorte
11:21de tenir cette société
11:22à travers notamment
11:23ces missions-là.
11:23Et d'ailleurs,
11:24il y a ce qu'on appelle
11:25parfois en sport
11:26un dépassement de fonction
11:26de la part
11:27de ces personnels-là.
11:30Les facteurs,
11:31c'est très bien
11:31qu'ils participent
11:33du lien social,
11:33mais c'est vrai
11:33que ce n'est pas
11:34le premier rôle de la poste.
11:37mais on voit bien
11:37que, entre guillemets,
11:39j'allais dire,
11:39c'est indispensable,
11:40mais c'est entre guillemets
11:41du bricolage,
11:42du bricolage humain
11:43indispensable
11:43au regard des enjeux.
11:45Et là,
11:45ça renvoie,
11:46encore une fois,
11:47aux investissements
11:49nécessaires à terme
11:49et aux changements
11:50de modèle,
11:50y compris aux changements
11:51de modèle économique
11:52et peut-être d'ailleurs
11:53aussi aux changements
11:54de modèle social.
11:55Renaud,
11:56vous êtes décidément formidable
11:57puisque vous nous amenez
11:58à notre deuxième sujet,
12:00justement,
12:00comment financer tout cela.
12:02Et vous avez un point de vue
12:04intéressant là-dessus
12:05que vous nous avez exposé
12:06ce matin,
12:06c'est la question du modèle social
12:07qui va se poser.
12:08On va développer ça
12:09juste après l'info
12:10en une minute,
12:119h18.
12:12Voici Marie-Marty Rossian.
12:14Une soixantaine
12:15de compétitions sportives
12:16ont été annulées en France
12:17alors que 61 départements
12:19sont toujours en vigilance rouge
12:20pour canicule.
12:21Le frais arrivera de l'ouest
12:23avec 11 départements
12:24de la façade atlantique
12:24qui sont repassés
12:25en vigilance orange
12:26et en jaune
12:27pour venir en aide
12:28aux personnes fragiles.
12:29Le gouvernement souhaite
12:30utiliser les services
12:31de la poste
12:32en mobilisant le réseau
12:33de facteurs
12:34pour effectuer des visites
12:35de repérage
12:36au cours de leur tournée.
12:37A Biarritz,
12:38un plongeur de 34 ans
12:39est toujours porté disparu
12:41suite à l'effondrement
12:41d'une falaise.
12:42C'était mercredi soir.
12:43Les pompiers n'ont pas réussi
12:44à le retrouver hier.
12:46Un éboulement
12:47qui a causé
12:47la mort d'une femme.
12:49Les affrontements
12:49se poursuivent
12:50et s'intensifient
12:51entre la Russie
12:52et l'Ukraine.
12:53660 drones ukrainiens
12:54ont été abattus
12:55la nuit dernière
12:56par la défense
12:57anti-arrienne russe.
12:58Des drones détruits
12:59au-dessus d'une dizaine
13:00de régions
13:00dont celle de Moscou
13:01ainsi qu'en Crimée
13:02annexée
13:03et en mer d'Azov.
13:04Et puis au Mondial de football,
13:05direction les 16e de finale
13:06pour l'Équateur,
13:07les Pays-Bas
13:08et la Côte d'Ivoire
13:09qualifiées dans les matchs
13:10de cette nuit.
13:11Ce soir,
13:11la France,
13:12déjà qualifiée,
13:13elle va affronter
13:13la Norvège.
13:14Coup d'envoi
13:15à 21h.
13:18France Info
13:21Les informés
13:22Adrien Beck
13:23Renaud Delis
13:26Et toujours avec
13:27Carole Barjon,
13:28éditorialiste
13:28à la Revue Politique
13:29et Parlementaire
13:30et Henri Vernet,
13:31éditorialiste
13:31à Radio Orient
13:32France 24
13:33et France Info
13:34Télé.
13:34Donc après avoir évoqué
13:36la réponse immédiate
13:38j'allais dire
13:38à cette canicule,
13:39Renaud,
13:40nous nous interrogeons
13:41sur comment financer
13:42des choses plus structurelles
13:44pour nous adapter
13:45au réchauffement climatique.
13:46Car la transition écologique,
13:47ça coûte très très cher.
13:48Les estimations varient.
13:4960, 70, 90 milliards d'euros,
13:52en tout cas des dizaines
13:53de milliards d'euros
13:54à investir
13:55pour changer
13:56notre modèle économique,
13:58changer l'organisation du pays,
13:59changer nos infrastructures
14:01et puis évidemment
14:02réduire aussi
14:03de façon drastique
14:04les émissions de gaz
14:04à effet de serre
14:05qui sont à l'origine
14:07de la part
14:07de l'activité humaine
14:08dans ce dérèglement climatique.
14:11Or on le sait,
14:12les caisses sont vides.
14:14Comment financer
14:15donc cet effort ?
14:15Certains prônent
14:17par exemple
14:17la création
14:18d'un ISF climatique
14:19pour taxer davantage
14:21les plus fortunés.
14:21C'est une proposition
14:22qui a été initiée
14:23par les écologistes.
14:25Comment donc
14:26financer ce projet ?
14:28Voici la réponse
14:29de celle
14:29qui était votre invitée
14:30il y a quelques minutes,
14:31la députée
14:32de la France Insoumise
14:33du Val-de-Marne
14:33Clémence Guettet
14:34qui est aussi
14:34en charge
14:35du programme des Insoumis.
14:38On parle sur plusieurs années
14:40mais c'est 5 milliards
14:41par an par exemple.
14:42Ça c'est un des postes
14:44de dépenses.
14:44Nous on estime
14:45que pour notre plan d'urgence,
14:46c'est-à-dire juste
14:47rendre vivable la canicule,
14:49il faut plus de 20 milliards d'euros.
14:50Ça comprend faire des îlots
14:52de fraîcheur urbains
14:52absolument partout,
14:53ça comprend le début
14:55du lancement
14:56de la climatisation
14:57dans les EHPAD,
14:59les hôpitaux publics
15:00et les établissements scolaires.
15:01Donc oui,
15:01on fait beaucoup,
15:02beaucoup,
15:02beaucoup de dépenses.
15:04Alors 20 milliards d'euros
15:05au minimum
15:06pour un plan d'urgence
15:07d'adaptation
15:08pour la France Insoumise
15:09sauf qu'on le sait
15:10la dette publique
15:10atteint un niveau historique
15:143536 milliards d'euros
15:15à la fin du mois de mars.
15:17Et la Cour des comptes
15:18prévient d'ailleurs
15:19que l'année prochaine,
15:20il en coûtera
15:21près de 80 milliards d'euros
15:23à la France,
15:23rien que de rembourser
15:24le coût de la dette
15:25davantage que le budget
15:26de l'éducation nationale.
15:28Bref,
15:29où trouver l'argent ?
15:30Faut-il faire des économies ?
15:31Gouverner,
15:32c'est choisir,
15:33disait Pierre Vendès France.
15:34Faut-il choisir,
15:35par exemple,
15:36de remettre en cause
15:38une partie
15:39de notre modèle social
15:39quand on sait
15:40qu'aujourd'hui,
15:41les retraites pèsent
15:42pour 25%
15:43dans les dépenses publiques
15:44quand la transition écologique,
15:46elle,
15:47atteint à peine 4%.
15:48Ce débat,
15:50Carole Barjon,
15:51il va finir
15:52par se poser
15:53de cette façon-là.
15:54C'est où on fait
15:55la transition,
15:56où on garde
15:57un modèle social généreux ?
15:58C'est si simple que ça ?
16:01Je crains
16:02que ça ne soit ça,
16:03effectivement.
16:04Et le problème,
16:06cette question
16:07ultra délicate,
16:09elle va se poser,
16:10elle s'oppose
16:10non seulement
16:11à Sébastien Lecornu,
16:12Premier ministre,
16:13qui doit élaborer
16:14le budget
16:162027.
16:17Et il y a une réunion
16:19prévue la semaine prochaine
16:20là-dessus,
16:21en attendant
16:22les lettres plafond
16:25envoyées
16:25aux différents ministères.
16:28et honnêtement,
16:30on ne voit pas
16:30où est la marge
16:31de manœuvre
16:32du gouvernement,
16:33sauf,
16:34effectivement,
16:36à promettre
16:36du sang,
16:38de la sueur
16:38et des larmes.
16:39Cette question,
16:40elle se pose
16:41non seulement
16:41au gouvernement
16:42en place
16:43et à Sébastien Lecornu,
16:44mais elle se pose
16:45aussi en candidat
16:46à la présidentielle
16:47de 2027,
16:49qui va être populaire
16:51en préconisant
16:53une réduction
16:54des dépenses publiques
16:55au moment
16:56où beaucoup
16:56de Français
16:57souffrent
16:58et au moment
16:59où on voit
17:00que les besoins
17:01à l'hôpital,
17:02on en parlait tout à l'heure,
17:03sont criants,
17:05la climatisation
17:06des écoles,
17:07etc.
17:08Le budget
17:09de la justice,
17:10parce que
17:11le gouvernement
17:12a déjà renoncé
17:13au gel
17:14de 400 millions,
17:16je crois,
17:16d'euros
17:16de crédit
17:18sur la justice
17:20depuis l'affaire
17:21Liana.
17:22Donc honnêtement,
17:24c'est la quadrature
17:25du cercle
17:25et comme vous le savez,
17:27il n'y a pas de majorité
17:28à l'Assemblée en plus.
17:29Alors,
17:29sans doute effectivement
17:30que de toute façon
17:31ces mesures
17:31ne sont pas
17:32complètement pour demain,
17:33mais Henri Vernet
17:34effectivement,
17:35certains se mettent
17:37dans le débat
17:37le sujet
17:38de dire
17:39les retraites
17:40représentent
17:40420 milliards d'euros,
17:42la transition
17:44écologique
17:44c'est seulement
17:45quelques dizaines
17:46de milliards,
17:46bon,
17:47est-ce que
17:47l'équation
17:48en fait
17:48elle n'est pas là
17:49aussi ?
17:49Le sujet
17:50pas évident.
17:51Elle n'est pas que là
17:52mais elle est là aussi
17:53quand je dis
17:54qu'elle n'est pas que là
17:54c'est vrai qu'en France
17:55vous savez
17:56c'est comme le pays
17:56de l'imagination
17:58créativité fiscale
17:59illimitée
18:00et donc il y a aussi
18:01de ce côté-là
18:01des ressources possibles
18:03dont il y a des ressources
18:04à récupérer.
18:05Exactement,
18:05l'ISF climatique
18:06clairement sera au cœur
18:08de bien des programmes
18:08à gauche
18:09puisque oui
18:10cette initiative écologiste
18:11est reprise
18:12par LFI
18:13et en fait
18:14en réalité
18:14quasiment appuyée
18:15par l'ensemble
18:16de ce qu'on appelait
18:16le NFP
18:17donc également
18:18les sociétés
18:19donc on verra bien
18:19ce que seront
18:20les programmes
18:21mais bien évidemment
18:22que c'est le débat
18:23qu'il faut avoir
18:23mais c'est pas d'hier
18:24parce que le budget
18:25qui va être joué
18:27ce qui peut être ajusté
18:29ce sont vraiment
18:29des mesurettes
18:30parce que c'est le budget
18:31d'un gouvernement
18:31qui n'en a plus
18:32que pour quelques mois
18:33dans le meilleur des cas
18:34c'est tout jamais
18:34ce qui peut arriver
18:36y compris
18:36en mesure politique
18:39mais ce sera
18:40de toute façon
18:41extrêmement limité
18:41c'est-à-dire
18:42des ajustements
18:42par exemple
18:43sur le fond vert
18:44ou des choses
18:45ou de telles remèdes
18:46Ce sera pas le grand soir
18:47c'est ce que vous dites
18:48Non pas du tout
18:49parce que ça en effet
18:49ça devra absolument
18:51être l'objet
18:52de la campagne présidentielle
18:53en effet ce choix-là
18:54mais rappelez-vous
18:55quand même
18:55il y a tout juste un an
18:57François Bayrou
18:58qui était encore
18:58Premier ministre
18:59à ce moment-là
18:59avait fait un grand discours
19:00pour vraiment sortir
19:02la France
19:02de cet endettement
19:03dont Renaud vient
19:05de rappeler
19:05à quel point
19:05il est drastique
19:06et il avait évoqué
19:08justement des mesures
19:08sur les retraites
19:09il avait évoqué
19:11aussi quelques mesures
19:12qui concernaient
19:12notre système social
19:14dans l'ensemble
19:15et ça avait été un tollé
19:16et d'ailleurs
19:16il avait dû dégager
19:18Oui, vous avez raison
19:19de rappeler ça
19:20il avait notamment envisagé
19:21la désindexation
19:21des pensions de retraite
19:22sur l'inflation
19:23pour une année
19:25ce qui est un vrai problème
19:26ce qui est un vrai sujet
19:27ce qui aurait été
19:28une mesure tout à fait légitime
19:29au regard des enjeux
19:30qu'on évoque
19:30simplement le petit problème
19:32de François Bayrou à l'époque
19:32c'est qu'ensuite
19:33il s'est fait harakiri
19:34en sollicitant un vote
19:35de confiance
19:35qui était perdu d'avance
19:36donc ça personne n'a compris
19:37si ce n'est qu'il pensait
19:38lui-même
19:39qu'en fait
19:39il n'y parviendrait pas
19:40qu'il préférait s'en aller
19:42bien sûr
19:42il n'y a pas de raison
19:43de penser que ça ne passerait pas
19:44au vu du toilette
19:45qui avait été suivi
19:46Peut-être
19:46mais en tout cas
19:46c'est ce sujet
19:47qu'il faut mettre
19:48sur la table aujourd'hui
19:49très clairement
19:49la France
19:50elle est en train
19:50de changer
19:51démographiquement
19:51d'abord
19:52la France vieillit
19:53elle verra sa population
19:55décroître
19:55d'ici 10 ans
19:56d'après l'INSEE
19:57d'ores et déjà
19:58le solde naturel
19:59démographique
20:00est négatif
20:01il y a plus de morts
20:02que de naissances
20:04en France
20:05et seule l'immigration
20:07permet
20:07qu'il y ait encore
20:08une légère augmentation
20:09de la population
20:10ce ne sera plus le cas
20:11dans 10 ans
20:11et dans ce contexte-là
20:13on constate
20:14qu'aujourd'hui
20:15et depuis longtemps
20:15depuis des décennies
20:17les gouvernants
20:18qui se sont succédés
20:19ont choisi
20:19de tout offrir
20:20à nos aînés
20:22en quelque sorte
20:22et de sacrifier la jeunesse
20:23c'est vrai
20:24et on évoquait
20:25la comparaison
20:27dans les dépenses publiques
20:27entre
20:30les retraites
20:3125%
20:31si on ajoute
20:32l'ensemble
20:32de la protection sociale
20:33avec la santé
20:34on est à plus de 40%
20:36des dépenses publiques
20:37qui sont consacrées
20:38à la protection sociale
20:39encore une fois
20:39quand il y a
20:40à peine 4%
20:41pour la transition écologique
20:42sur 1000 euros d'impôt
20:44567 euros
20:45vont à la protection sociale
20:4617 euros
20:47à peine
20:48à l'environnement
20:48l'environnement
20:49c'est tout compris
20:49c'est pas seulement
20:50la lutte contre
20:51le dérèglement climatique
20:52c'est la défense
20:53de la biodiversité
20:54la lutte contre
20:55l'opposition
20:55etc
20:56or qu'est-ce qu'on est
20:57en train de laisser
20:57et on le disait
20:58tout à l'heure
20:58c'est ces températures
21:00qui aujourd'hui
21:01nous stupéfait
21:03ont vocation
21:04à se reproduire
21:04de plus en plus fréquemment
21:05voire à devenir
21:06assez ordinaire
21:07on laisse aux jeunes générations
21:10très clairement
21:10une dette abyssale
21:12et une planète
21:12mais les français
21:13sont-ils prêts
21:13à dire
21:15finalement
21:15coupons un peu
21:16dans le modèle social
21:17d'abord
21:18c'est pas d'abord
21:18les français
21:19c'est les responsables politiques
21:20c'est aux candidats
21:21de le faire
21:21c'est aux candidats
21:23de le faire
21:24certains pensent
21:25c'est ce que dit d'ailleurs
21:26François Hollande
21:27qui n'est pas candidat
21:27à ce stade
21:28il dit
21:28il répète volontiers
21:29que la prochaine présidentielle
21:31se jouera sur l'enjeu
21:32de la jeunesse
21:32il est possible
21:33on comprend bien
21:34que par démagogie
21:35les candidats
21:35ne veulent surtout pas
21:36surtout pas toujours traiter
21:37parce qu'ils votent massivement
21:38donc on ne va surtout pas
21:39les solliciter
21:40ou leur demander
21:41un peu plus d'efforts
21:43mais ce problème
21:44il se pose
21:45pour l'avenir du pays
21:46à horizon de 10, 15, 20 ans
21:49mais à chaque fois
21:49qu'il s'est posé
21:50le débat a été refusé
21:51jusqu'au moment
21:52où une guerre des générations
21:53pourrait nous conduire au pire
21:54et donc
21:55merci
21:56merci merci
21:57Carole Barjon
21:57vous êtes éditorialiste
21:58à la revue politique
22:00et parlementaire
22:01merci Henri Vernet
22:02éditorialiste
22:02c'est Radio Orient France 24
22:04et France Info TV
22:05et puis un grand merci
22:06Renaud Élie
22:07ce fut un plaisir
22:09Adrien
22:09c'est moi qui vous remercie
22:11si je ne le fais pas
22:12personne ne le fait
22:13restez bien sûr
22:14sur France Info
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