- il y a 1 jour
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Hadrien Bect et Renaud Dély.
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00:03Générique
00:05Et ravi de vous retrouver, vos informés sont là, y compris en ce 1er mai et toujours en très bonne
00:11compagnie
00:11puisque nous sommes avec Renaud Delis. Bonjour Renaud.
00:13Bonjour Adrien.
00:14Et je salue pour ces 25 minutes de débat à suivre Fanny Guinochet. Bonjour Fanny.
00:19Bonjour.
00:20Vous êtes éditorialiste Économie à France Info et bonjour Aurore Malval.
00:24Bonjour.
00:24Merci d'être là, vous êtes grand reporter au service politique de Marianne.
00:28Nous allons, Renaud, avoir deux débats axés sur les sujets économiques et sociaux
00:34puisque nous allons parler des super profits de Total dans quelques minutes.
00:37Mais d'abord, évidemment, nous sommes le 1er mai et c'est un débat qui nous a beaucoup occupés
00:43et qui a beaucoup aussi occupé le gouvernement, la question de savoir si on peut ou pas travailler en ce
00:48jour férié et chômé.
00:49Alors on le sait, une proposition de loi qui a été portée par Gabriel Attal et le groupe Renaissance a
00:53finalement été écartée.
00:54Mais le gouvernement travaille sur un projet de loi justement pour envisager d'élargir la possibilité de travailler le 1er
01:01mai.
01:02Dans ce contexte, face à ce qu'elle considère comme une offensive politique,
01:05votre invitée, il y a un instant, la secrétaire générale de la CFDT, Marie-Lise Léon,
01:10a souligné la nécessité pour les syndicats de riposter, ce qui explique d'ailleurs que c'est un 1er mai
01:14unitaire.
01:15Les syndicats défileront notamment la CFDT, la CGT, les deux principaux aujourd'hui ensemble dans les rues de Paris
01:22pour faire face à cette offensive politique visant à s'attaquer aux codes du travail selon Marie-Lise Léon.
01:28Pour autant, la secrétaire générale de la CFDT explique que dans certains cas bien particuliers
01:34et sous certaines conditions, il est envisageable de modifier la loi.
01:38Voici ce qu'on disait il y a quelques minutes sur ce plateau.
01:41Donc votre invitée, Marie-Lise Léon, secrétaire générale de la CFDT.
01:44Pour la CFDT, les professions de la boulangerie et des fleuristes doivent passer par des accords collectifs de branches
01:52pour pouvoir définir les modalités d'ouverture et notamment les modalités de volontariat des salariés
01:58qui peuvent être amenés à travailler ce jour férié.
02:01Pour la CFDT, ça ne doit concerner que l'artisanat, que ce soit très clair, et uniquement ces deux branches
02:07professionnelles.
02:08Ces deux professions soumises à des accords de branches, donc on voit un dispositif qui serait extrêmement encadré.
02:14En tout cas, là, la CFDT serait prête à aller dans cette voie.
02:19Pour l'instant, la loi n'a pas changé.
02:20On le sait d'ailleurs, le gouvernement avait d'abord édicté des consignes pour qu'il n'y ait pas
02:24de verbalisation aujourd'hui.
02:26Et puis finalement, le gouvernement a reculé, donc il n'y a pas de consignes.
02:29Donc les inspecteurs du travail, éventuellement, peuvent faire des contrôles, voire verbaliser aujourd'hui les patrons boulangers ou fleuristes
02:36qui feraient travailler leurs salariés.
02:39La loi n'a pas encore changé, le gouvernement y travaille.
02:41Et on sait aussi que le sujet, d'ailleurs, divise au sein même du gouvernement.
02:44On va évoquer tous ces aspects.
02:46D'abord, de façon très concrète, Fanny Guinochet et Renaud a commencé à l'évoquer.
02:50Aujourd'hui, un boulanger, un fleuriste.
02:53D'ailleurs, on avait le président des Confédérations des Boulangers ce matin qui nous disait que 7 boulangeries sur 10
02:58seraient ouvertes aujourd'hui.
02:59Mais ces 7 boulangeries sur 10, si elles font travail à leurs salariés, elles peuvent être verbalisées clairement ?
03:05Exactement. C'est ce qui s'est passé d'ailleurs l'année dernière.
03:07Et c'était notamment ces verbalisations qui étaient à hauteur de 750 euros par salarié, donc ça n'était pas
03:13rien,
03:13qui ont porté un peu le sujet sur le devant de la scène.
03:18Alors c'est vrai qu'aujourd'hui, un fleuriste, il peut ouvrir, un artisan fleuriste peut ouvrir,
03:22mais il ne peut pas faire travailler un salarié.
03:26Ce qui pose question, on voit, alors c'est vrai que ce sujet est loin d'être terminé,
03:32puisque cette année, c'est un 1er mai classique, ça ne change pas finalement par rapport à ce qui se
03:36pratiquait auparavant.
03:38Ce que l'on comprend quand même, c'est qu'il y aura une tolérance et moins d'amendes,
03:41ou en tout cas certainement moins de contrôles, beaucoup plus de tolérance.
03:46Et la question va se poser sur le 1er mai de l'année prochaine,
03:49puisque, comme le rappelait Renaud Delis, un projet de loi a été déposé par le gouvernement
03:55pour qu'il y ait discussion et qu'il y ait un élargissement, en tout cas que ce soit un
03:59peu plus sécurisé pour un certain nombre de professions.
04:02Pardon Fanny, mais j'ai envie de comprendre.
04:04Vous dites qu'il y a une tolérance, mais en même temps, le gouvernement n'a pas donné de consignes
04:10aux inspecteurs du travail.
04:11Donc comment elle peut marcher, cette tolérance ?
04:13C'est tout le flou, et on voit bien que là, le gouvernement, et notamment Jean-Pierre Farandou, le ministre
04:18du Travail,
04:18s'est un peu pris les pieds dans le tapis en disant, bon, cette année, c'est un peu une
04:22année blanche, entre guillemets.
04:25Je n'ai pas les moyens de donner des indications à l'inspection du travail,
04:30qui est un organisme rattaché au ministère du Travail, mais qui est un organisme indépendant.
04:36Mais quand même, bon, on va tolérer, sous-entendu, je ne vous donne pas d'indication, mais ça serait bien
04:43de laisser travailler.
04:44Mais quand même, voilà.
04:45Que s'est-il passé, Aurore Malval ? On a eu l'impression d'aller-retour, de, voilà, de, finalement,
04:52de machine arrière.
04:53Enfin bon, c'était un peu cacophonique.
04:55En fait, c'était très confus, c'est-à-dire que, alors, ce projet de loi, et à chaque fois,
05:00on invoque du côté du gouvernement,
05:02comme d'ailleurs de ceux qui le défendent, le bon sens, mais sauf que le problème avec ce bon sens,
05:05c'est que chacun le voit un petit peu à sa porte.
05:09Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que, même si on peut considérer qu'effectivement, il y
05:14avait besoin de cette clarification,
05:15d'ailleurs clarification qui est devenue récente, parce qu'en fait, à l'époque, Martine Aubry, quand elle était ministre
05:20du Travail,
05:21avait justement considéré que la loi pouvait laisser une tolérance.
05:25Et c'est finalement le Conseil d'État qui est venu, en 2006, eh bien, mettre fin à cette tolérance
05:30pour ces professions.
05:32Donc, il y a peut-être besoin, effectivement, de discuter et de clarifier tout cela.
05:36Sauf que le gouvernement s'y est pris exactement comme il ne fallait pas s'y prendre,
05:40et pas très aidé, d'ailleurs, par Gabriel Attal, le chef des députés Renaissance.
05:43Parce que, d'abord, le fait qu'on veuille squeezer le débat à l'Assemblée nationale,
05:47en proposant, comme l'a fait le groupe, justement, des macronistes, une motion de rejet,
05:51pour que le texte aille directement à la CMV.
05:52– Pour resituer un peu, c'est qu'il y avait une proposition de loi, déjà prévoyant cette ouverture.
05:58– Exactement, de Gabriel Attal.
06:00Et donc, ensuite, la proposition de loi tourne court à l'Assemblée nationale,
06:05parce que tout le monde est braqué par le fait que ce débat a été empêché.
06:08Et donc, ensuite, le gouvernement propose, alors, dans un cadre plus réduit,
06:12ce que le gouvernement propose ne concerne pas, est vraiment limité, justement,
06:16aux professions dont on a parlé, c'est-à-dire les boulangers et les fleuristes.
06:21Mais là aussi, il y a eu un cafouillage, parce que le gouvernement annonce d'abord
06:24que, finalement, les patrons pourront se comporter exactement comme si le projet de loi avait été adopté,
06:32comme si la loi était déjà en vigueur, en disant,
06:34vous pourrez exactement ouvrir dans les conditions prévues par la prochaine loi,
06:38ce qui est quand même un petit peu moyen en termes de, à la fois, de respect et du dialogue.
06:43– Évidemment, de la part des syndicats, et puis l'ampleur de ce débat politique qui dure,
06:47enfin, c'est un serpent de mer, le fait qu'on revoit régulièrement
06:50un certain nombre de gouvernements successifs envisager de remettre en cause
06:53tout ou partie de la journée du 1er mai, de la journée chômée du 1er mai.
06:57Et on s'est aperçu cette semaine, on l'a vu, que ces divisions,
07:00elles apparaissent au sein même du gouvernement,
07:02puisque Gérald Darmanin a fait entendre lors du Conseil des ministres
07:05où Jean-Pierre Ferrandou, justement, a avancé sur ce projet de loi
07:08que le gouvernement entend soumettre,
07:10il a fait entendre son opposition assez vive
07:13au nom, justement, de cette ligne sociale populaire
07:15que veut incarner le garde des Sceaux.
07:18Gérald Darmanin, lui, a rappelé d'abord l'histoire du 1er mai,
07:22et puis, je le cite, il a dit dans le cadre du gouvernement
07:24que c'était, dans le cadre du Conseil des ministres, pardon,
07:26que c'était un acquis social obtenu de haute lutte
07:28pour lequel des gens sont morts dans ma région, le Nord-Pas-de-Calais,
07:31on sait qu'il est élu de Tourcoing,
07:33et Gérald Darmanin a eu cette formule, il a dit,
07:35à Tourcoing, le 1er mai, donc, c'est le Noël des ouvriers.
07:38Et je pense qu'il ressent bien aussi
07:41tout l'impact symbolique et politique
07:44que peut avoir la remise en cause du 1er mai.
07:46C'est-à-dire que, d'un côté, il y a le fameux bon sens,
07:50qui est un argument dont il faut toujours se méfier,
07:52bien sûr, c'est un peu simpliste,
07:53mais, effectivement, sur la base du volontariat,
07:55dès lors que les gens sont payés le double,
07:57pourquoi les empêcher, s'ils sont volontaires,
07:59de travailler dans certaines professions
08:02bien précises, bien délimitées,
08:03et, par exemple, les salariés
08:06qui travaillent dans la boulangerie
08:07ou en tant que fleuristes.
08:09Et, en même temps, c'est vrai que c'est
08:11une brèche supplémentaire qui s'ouvre,
08:13et il y a aussi une forme de bon sens à considérer
08:15que le 1er mai, au nom de cette histoire, d'ailleurs,
08:17et puis aussi de notre vocation, peut-être,
08:19à ne pas verser toujours dans un consumérisme débridé,
08:22soit, finalement, chômé.
08:23Donc, il est compliqué d'avancer sur ce sujet-là.
08:26Encore une fois, c'est un serpent de mer,
08:27ça dure, et ça ne fait que commencer,
08:29puisqu'on l'a vu, notamment avec l'attitude
08:31de Gabriel Attal, ça va évidemment être un sujet
08:33qui va revenir sur le tapis
08:34dans le cadre de la campagne présidentielle.
08:36Que peut gagner, d'un mot, s'il vous plaît,
08:38Aurore Malval, que peut gagner Gérald Darmanin
08:40à s'inscrire un peu en faux sur ce sujet ?
08:43En tout cas, d'écrire une ligne
08:46qui est différente, justement,
08:48au sein de ce bloc central,
08:49une ligne sociale qu'il essaie de porter,
08:52et évidemment, jeter quelques jalons
08:55pour sa propre candidature présidentielle.
08:58Gérald Darmanin, il l'était quand même
09:00ces derniers temps.
09:01Alors, il va porter un projet de loi,
09:03de réforme de la justice,
09:04qui d'ailleurs ne fait pas que des heureux.
09:07Mais c'est vrai qu'il était plus discret.
09:09Il a pris un petit peu de recul,
09:11ce qui, évidemment, a, je dirais,
09:13poussé ses concurrents de le bloc central
09:15à, eux, accélérer et essayer un petit peu
09:17de le faire oublier. Donc, il y a évidemment
09:19une attitude opportuniste par rapport à ça.
09:21Bon, donc, on entend, Fanny Guinochet,
09:23notre spécialiste économique,
09:24l'aspect quasiment totem politique
09:26de ce 1er mai.
09:28Mais tiens, d'un point de vue économique,
09:30est-ce qu'une ouverture des fleuristes
09:32et des boulangers le 1er mai,
09:35alors, je vais aller un peu loin,
09:37je vais caricaturer,
09:38mais est-ce que c'est vraiment ça
09:39qui va sauver la croissance française ?
09:40En tout cas, plus simplement...
09:41Il en faudrait plus.
09:42Est-ce que, vraiment,
09:44ça a un intérêt économique ?
09:46Pour les professions concernées,
09:48oui, ils vous disent,
09:49en plus, ça dépend
09:50quand est-ce que tombe le 1er mai
09:51dans la semaine.
09:52Mais, par exemple, un 1er mai
09:53avec un grand week-end
09:54comme aujourd'hui, un vendredi,
09:56c'est évidemment,
09:57pour ceux qui sont tenus de fermer,
09:59une perte, un manque à gagner,
10:01évident.
10:02Et c'est vrai que derrière
10:04ce sujet du 1er mai,
10:06il y a aussi, on l'a entendu,
10:08quand c'était François Bayrou,
10:09la question des jours fériés.
10:10Il y a la question de travailler-t-on
10:12suffisamment en France ?
10:14Et tout ce débat sur la liberté
10:16de travailler,
10:17parce qu'on est aussi
10:18dans un contexte inflationniste.
10:19Alors, certes,
10:20il ne faut pas verser
10:20dans un relant consumériste,
10:23mais on est quand même
10:24dans un contexte
10:25où vous avez un certain nombre
10:27de salariés qui tirent la langue
10:28et qui ont envie,
10:30qui en général sont assez volontaires
10:31pour travailler plus
10:33et travailler un jour
10:34qui est quand même payé double.
10:36C'est vraiment ça
10:36ce qui est en balance.
10:38Pour l'activité,
10:39le 1er mai,
10:41je vous dis,
10:41ça dépend des professions,
10:43mais par exemple,
10:43pour les fleuristes,
10:44les syndicats des fleuristes
10:46vous disent que
10:47c'est quand même
10:4810 à 15 % du chiffre
10:50sur un mois,
10:51ce qui n'est pas négligeable.
10:53D'un mot,
10:53et ensuite,
10:54nous passerons
10:54à notre deuxième débat.
10:55Est-ce que la crainte
10:57qui est évoquée
10:58par les syndicats
10:58que ça ouvre la porte
11:01à d'autres secteurs,
11:02est-ce qu'elle est fondée,
11:03Fanny ?
11:04Est-ce que vous avez entendu parler
11:06d'autres secteurs
11:07qui disent,
11:07tant qu'à faire,
11:08si on ouvre pour les fleuristes
11:10et les boulangers,
11:11pourquoi pas moi ?
11:12Bien entendu.
11:13Et d'ailleurs,
11:13c'était aussi
11:15une des craintes,
11:16enfin,
11:16c'était posé
11:17dans le débat
11:18quand il y a eu
11:19ce premier texte
11:20qui a été,
11:21je le rappelle,
11:21débattu au Sénat.
11:22dedans,
11:23vous aviez par exemple
11:24les bouchers,
11:25les métiers de bouche,
11:26vous aviez les cinémas,
11:28les théâtres.
11:28Donc oui,
11:29l'idée,
11:29c'est effectivement
11:30une brèche.
11:31Alors,
11:32les syndicats font aussi
11:33le distinguo
11:34entre les artisans,
11:35c'est-à-dire les commerces
11:36de proximité,
11:37les petits commerces,
11:38si on veut,
11:38et puis les grandes enseignes
11:40qui pourraient ouvrir
11:41le 1er mai.
11:41Mais d'ailleurs,
11:42Marie-Lise Léon
11:42faisait même la différence
11:43sur les boulangeries.
11:45Elle parlait des grandes boulangeries
11:46et des petites boulangeries.
11:47Alors,
11:48où est-ce qu'on met le curseur ?
11:49C'est vrai que ce n'est pas simple.
11:51En tout cas,
11:51aujourd'hui,
11:52on se retrouve dans un flou,
11:54on l'a dit,
11:55où on ne sait pas trop,
11:57un flou juridique.
11:59Et puis,
11:59on se retrouve avec
12:00une unité salariale
12:01puisque finalement,
12:03cette histoire du 1er mai,
12:04ça a contribué
12:06à faire en sorte
12:07que les syndicats,
12:09CFDT et CGT,
12:10se retrouvent
12:11et défilent ensemble,
12:12ce qui est assez rare.
12:13Un tout petit mot, René.
12:14Cette histoire de blangerie,
12:14c'est finalement
12:15un sacré pétrin.
12:16C'est pas un rien.
12:17Allez,
12:17on va passer à notre deuxième sujet
12:18sans aucune transition.
12:21Notre deuxième sujet,
12:22c'est le RN
12:24et de la friture
12:25sur la ligne économique.
12:26C'est à propos
12:27de la taxe
12:27sur les super profits
12:29et les profits
12:30donc de Total Energy.
12:32D'abord,
12:32l'infant en une minute,
12:33il est 9h19
12:33et voici Sarah Ders.
12:36Les syndicats unis
12:37pour défendre le 1er mai,
12:38seul jour férié et chômé,
12:40plus de 300 rassemblements
12:41prévus partout en France
12:42contre les projets,
12:44la volonté du gouvernement
12:45de permettre le travail
12:47des salariés,
12:47des boulangeries
12:48et des fleuristes.
12:49Il ne doit pas y avoir
12:50d'ouverture,
12:51c'est la règle,
12:52rappelle ce matin
12:53la CFDT.
12:54La guerre au Moyen-Orient
12:55et malgré la trêve,
12:56Israël poursuit
12:57ses frappes au Liban,
12:59au moins 17 morts
13:00en une seule journée hier.
13:01Les Etats-Unis encouragent
13:03une rencontre
13:04entre les deux pays.
13:05Un maire des Côtes d'Armor,
13:07âgé d'une vingtaine d'années,
13:08placé hier en détention provisoire,
13:10soupçonné d'avoir dirigé
13:12un groupe sectaire.
13:14Plusieurs femmes affirment
13:15avoir subi des actes sexuels
13:17sous la contrainte.
13:18Les prisons françaises
13:19abritaient plus de 88 000 détenus,
13:22plus 6% au 1er avril,
13:24un nouveau record.
13:254 personnes enfermées
13:26dans une même cellule,
13:28c'est une bombe,
13:29on risque une explosion
13:30alerte ce matin
13:32la contrôleuse générale
13:33des lieux de privation de liberté.
13:35Une demi-finale de rêve
13:36pour l'étoile montante
13:37du tennis français Arthur Fils
13:39contre Yannick Siner,
13:41le numéro 1 mondial.
13:42C'est l'affiche
13:43de la première demi-finale
13:44du Masters 1000 de Madrid
13:45à partir de 16h.
13:49France Info
13:52Les informés,
13:53Adrien Beck,
13:55Renaud Delis.
13:56Et toujours avec Aurore Malval,
13:58grand reporter au service politique
13:59de Marianne et Fanny Guinochet,
14:00éditorialiste économie.
14:02À France Info,
14:03notre deuxième sujet,
14:04Renaud,
14:05nous amène à évoquer
14:07la position du Rassemblement National,
14:09ou j'allais dire
14:09les positions du Rassemblement National
14:12quant au fait de taxer
14:13les profits de Total Energy.
14:15Et oui,
14:16puisque depuis le début
14:17du blocage du détroit d'Hormuz
14:19lié à la guerre en Iran,
14:20les prix des carburants s'envolent.
14:22On s'inquiète des conséquences
14:23de la crise économique
14:25générée par ce conflit.
14:27Mais selon la formule consacrée,
14:28ce n'est pas la crise pour tout le monde,
14:29en tout cas pas pour le groupe Total Energy
14:31qui vient d'annoncer, lui,
14:32des bénéfices exceptionnels
14:33de plus de 5 milliards d'euros
14:35pour le premier trimestre 2026
14:37qui sont en hausse de 50%
14:39et qui sont liés en partie
14:42aux conséquences
14:42de cette crise pétrolière.
14:45Le groupe socialiste
14:46à l'Assemblée Nationale
14:47a donc déposé une proposition de loi
14:49pour taxer ces super-profits
14:51liés à ce contexte.
14:52Une proposition qui,
14:53vous le disiez,
14:54divise le Rassemblement National.
14:55Faut-il ou pas taxer
14:57les super-profits,
14:58les bénéfices exceptionnels
14:59des grands groupes pétroliers ?
15:01Pour Marine Le Pen, c'est oui.
15:03Pour Jordan Bardella, c'est non.
15:04Je vous propose d'écouter
15:05par ordre d'apparition
15:06Marine Le Pen
15:07qui s'est dépêchée
15:08de retweeter
15:09une de ses interviews
15:11qui date de 2024
15:12où elle prenait position
15:13pour ce genre de taxes.
15:14Et puis d'écouter Jordan Bardella
15:16qui ne semble pas du tout d'accord.
15:18C'est lorsqu'une entreprise
15:21fait un bénéfice extraordinaire
15:23lié non pas à ses compétences
15:25mais en réalité
15:26à des éléments extérieurs
15:27à elle-même.
15:28Il n'y a aucune raison
15:29pour que ces profits exceptionnels
15:30ne soient pas taxés.
15:31Je ne crois pas
15:32que la priorité non plus
15:33dans un pays
15:33qui a 46% de prélèvement obligatoire
15:36soit encore une fois
15:37d'inventer des taxes
15:37et d'inventer des impôts.
15:38Je crois qu'il faut au contraire
15:39baisser la pression fiscale
15:41qui pèse sur les Français
15:42et sur la France du travail.
15:43Marine Le Pen
15:44c'était donc en 2024
15:45sur France 2
15:47Jordan Bardella
15:47chez nos confrères
15:48de BFM TV
15:49alors c'est oui
15:50ou c'est non
15:51est-ce que le RN
15:52est pour ou contre
15:53cette taxation
15:54des super profits
15:55des grands groupes pétroliers
15:57et pourquoi
15:57ce sujet semble-t-il
15:59diviser à ce point
16:00le parti d'extrême-monde ?
16:01Alors Aurore Malval
16:02je vais vous poser la question
16:02comme ça
16:03est-ce que c'est oui
16:04ou c'est non
16:04quelle est la position du RN ?
16:06En tout cas
16:08je pense qu'aujourd'hui
16:09Marine Le Pen
16:10entend bien
16:12continuer
16:13en tout cas
16:13à dire que la position du RN
16:14c'est elle qui la porte
16:15alors évidemment
16:16si on interroge
16:17des membres du Rassemblement National
16:19ils ne diront pas du tout
16:20vous avez mal compris
16:22d'ailleurs
16:23Jordan Bardella
16:24dit pourquoi pas
16:26bon
16:26ils essayent de dire
16:27que finalement
16:28il n'y a pas
16:28une feuille de papier
16:29à cigarette
16:29entre les deux
16:30vous allez voir
16:31qu'aujourd'hui
16:31cet après-midi
16:33justement
16:33qui est le prévu
16:34des expressions
16:35du RN
16:37ce sera pour prouver
16:39cette fameuse unité
16:40le fait est que ça ressemble
16:41quand même
16:42à un recadrage
16:43de Marine Le Pen
16:44et que ce n'est pas le seul
16:45parce qu'effectivement
16:46il y a cette question
16:46de la taxation
16:48des super profits
16:48où Marine Le Pen
16:49maintient sa ligne
16:51et dit qu'elle n'a pas changé
16:52mais on voit aussi
16:54d'ailleurs
16:54lorsqu'elle dit
16:55je vais affronter
16:57au second tour
16:58il y aura un duel
16:59contre un candidat
17:00du bloc central
17:00un candidat
17:02de centre droit
17:02par exemple
17:03Edouard Philippe
17:04elle a déclaré ça
17:05pour dire qu'elle ne voulait
17:06pas d'une élection
17:06qui soit une élection
17:07par rejet
17:08contre Jean-Luc Mélenchon
17:09en fait quand elle dit ça
17:10elle dit aussi
17:11que finalement
17:12ça ne sert à rien
17:13d'aller chasser
17:14sur les terres de la droite
17:15que finalement
17:16c'est cette droite
17:17Macronie
17:18c'est ce centre droit
17:19que le RN
17:20affrontera
17:20à l'élection présidentielle
17:22et que la ligne
17:22je dirais
17:23sociale populiste
17:25qu'elle entend porter
17:26et bien c'est toujours
17:27celle du Rassemblement National
17:28Alors venons-en
17:29Fanny Guinochet
17:31au fond
17:31de cette question
17:33la taxe
17:34sur les super profits
17:35donc elle est portée
17:36Renaud le disait
17:37notamment par le parti
17:38notamment par le parti socialiste
17:40alors je vais vous poser la question
17:42de cette façon là
17:43est-ce que finalement
17:44quand Jordan Bardella
17:46dit
17:46il ne faut pas
17:47de nouvelles taxes
17:48etc.
17:49et Marine Le Pen
17:49dit
17:50non une taxe
17:51a du sens
17:51qui est entre guillemets
17:54le plus proche de la vérité
17:55en termes d'efficacité économique
17:56j'entends uniquement
17:57d'efficacité économique
17:59est-ce qu'une taxe
18:00de ce genre là
18:00serait efficace ?
18:01Alors une taxe de ce genre là
18:02serait efficace
18:03à condition qu'elle taxe bien
18:05les bénéfices
18:06et en fait
18:07qui sont réalisés en France
18:08et là
18:08toute la problématique
18:09de ce dossier
18:10c'est que la plupart
18:11des bénéfices
18:12qu'engrange
18:12Total Energy
18:13aujourd'hui
18:14se font à l'étranger
18:15d'ailleurs
18:16avant d'aller sur une surtaxe
18:18comme le souhaite
18:18par exemple
18:19le parti socialiste
18:20qui dépose
18:21une proposition de loi
18:22pour surtaxer
18:23à hauteur de 20%
18:24donc surtaxer
18:25c'est taxer
18:25en plus des taxes
18:27surtaxer
18:28ces bénéfices
18:28il faut peut-être
18:30regarder déjà
18:31ce que paye
18:32Total Energy
18:32en France
18:33or quand vous regardez
18:35finalement
18:35Total Energy
18:36paye des impôts
18:37en France
18:37mais on paye
18:38très peu
18:38au regard
18:39des bénéfices
18:40qu'ils engrangent
18:41parce qu'en France
18:42l'activité de Total Energy
18:43elle est en général
18:44il va falloir voir
18:45là sur ce premier trimestre
18:46on n'a pas le détail
18:47mais en général
18:47elle est déficitaire
18:49donc par exemple
18:50tout ça
18:51c'est pas un montage
18:53c'est pas une astuce comptable
18:55en tout cas
18:56aujourd'hui
18:57notre système de fiscalité
18:58est fait
18:59pour que vous taxez
19:00les profits
19:01que vous réalisez
19:02dans le pays
19:03vous les taxez
19:04et pour Total Energy
19:05la plupart de ces profits
19:07ils sont faits
19:07à l'étranger
19:08parce qu'en fait
19:09l'essentiel
19:10des 5 milliards
19:12et demi
19:13qui sont engrangés
19:15en termes de bénéfices
19:16ils ont été faits
19:17grâce à des activités
19:17de forage
19:18en Amérique latine
19:19au Brésil
19:21en Afrique
19:22et donc c'est vrai
19:23que quand on regarde
19:24il faudrait déjà
19:25se pencher sur la fiscalité
19:26que paye Total Energy
19:27par exemple
19:28on pourrait trouver
19:29étonnant
19:30que Total Energy
19:32n'ait pas payé
19:33l'année dernière
19:34la cotisation exceptionnelle
19:36sur les grands groupes
19:38alors que vous avez
19:39un certain nombre
19:39de grands groupes
19:40franco-français
19:41qui eux
19:41et qui font pas
19:435 milliards d'euros
19:43de bénéfices
19:44en un seul trimestre
19:45qui s'en sont acquittés
19:46donc il y a eu
19:48un passage
19:49devant l'Assemblée nationale
19:52pas plus tard
19:52qu'en début de semaine
19:54de la directrice France
19:55de Total Energy
19:57qui disait
19:57devant les députés
19:58nous on aimerait bien
19:59payer des impôts
20:00en France
20:01mais en fait
20:01notre activité principale
20:03en France
20:04c'est la raffinerie
20:04la raffinerie
20:05c'est déficitaire
20:06donc en fait
20:06on n'en paye pas
20:07bon donc les députés
20:08en tout cas certains
20:09l'ont de toute évidence
20:10un peu entendu
20:11il y a une fonction
20:12très symbolique
20:14autour de cette question
20:15des super profits
20:16on aime tacler Total
20:17après Total
20:18c'est aujourd'hui
20:19il faut peut-être aussi le dire
20:20une grande entreprise française
20:22dont on est bien content
20:23de s'appuyer
20:24dans un moment
20:25de choc énergétique
20:26parce que justement
20:27Total maîtrise
20:28toute la chaîne de production
20:29que ce soit l'exploitation
20:30jusqu'à la distribution
20:31et donc propose aussi
20:33des tarifs plafonnés
20:34Renaud Delier
20:35en tout cas pour revenir
20:35à la question du RN
20:37ce que ça nous dit
20:37c'est ce tiraillement
20:39en vue de 2027
20:40en vue de plaire aux patrons
20:42ou pas ?
20:43c'est plus qu'un tiraillement
20:43c'est-à-dire qu'il y a
20:44très clairement aujourd'hui
20:45deux lignes incarnées
20:45par deux leaders
20:47officiellement siamois
20:48mais en désaccord
20:49sur des sujets importants
20:51on le sait
20:52Jordan Bardella
20:52drague le patronat
20:54de façon assez effrénée
20:55Marine Le Pen rencontre
20:56aussi des grands patrons
20:57mais ces dernières semaines
20:59ils en ont rencontré
21:00l'un et l'autre
21:01mais la tonalité des échanges
21:02n'a pas été du tout la même
21:03Marine Le Pen a tenu
21:04sur un certain nombre
21:05de sujets
21:05le rôle de l'État
21:06les critiques de l'Union Européenne
21:08les positions qui sont traditionnelles
21:09du RN
21:10de son côté
21:11Jordan Bardella
21:12a semblé beaucoup
21:13beaucoup plus à l'écoute
21:14des complaintes
21:15ou des revendications
21:16des patrons
21:16ce qui commence à
21:17fâcher, inquiéter
21:19agacer dans l'entourage
21:20de Marine Le Pen
21:21parce que certains soupçonnent
21:22Jordan Bardella
21:22en fait d'être
21:23tellement prudent
21:24qu'il finirait par
21:26entre guillemets
21:27se laisser
21:27je cite un dirigeant du RN
21:29aspirer
21:30par la droite libérale
21:31Merci beaucoup
21:32Renaud Dely
21:33merci Fanny Guinochet
21:35évidemment
21:36éditeur réaliste
21:36économie
21:37France Info
21:37et merci
21:38Aurore Malval
21:39vous êtes reporter
21:39au service politique
21:41de Marianne
21:42Merci à vous Adrien
21:44Merci à vous
21:45Sinon personne ne vous remercie
21:45Oui c'est vrai
21:46vous êtes gentil
21:47c'est parce que c'est le premier
21:48mais c'est pour ça
21:49Allez
21:49les informés reviennent ce soir
21:51à 20h
21:52restez sur France Info
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