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  • il y a 4 heures
Ce jeudi 18 juin, Bertrand Puiffe, gérant action chez Fidelity International, et Adrien Dumas, CIO – directeur de la Gestion de Mandarine Gestion, se sont penchés sur l'Europe qui rattrape son retard sur les marchés boursiers, la signature surprise d'un accord entre l'Iran et les États-Unis à Versailles, Kevin Warsh qui se veut réformateur à la tête de la FED, la hausse des valeurs tech, ainsi que l'IPO historique de SpaceX, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Ce soir, Adrien Dumas, co-directeur de la gestion de Mandarine Gestion.
00:08Re, bonsoir Adrien.
00:09Re, bonsoir Yves.
00:10Je dis re parce que vous êtes avec nous en fil rouge.
00:11Et Bertrand Puif aussi, re, Bertrand.
00:13Bonsoir.
00:14Gérant d'action pour Fidelity International.
00:16Mine de rien, là, on va parler bien sûr de Kevin Walsh dans un instant et de sa première.
00:19Est-ce qu'il a réussi sa première comme président de la Fed hier, son grand oral ?
00:22On parlera de l'Iran aussi, mine de rien.
00:24En attendant, on est à six hausses d'affilée en Europe.
00:26Le CAC 40 gagne encore ce soir, Adrien, 0,4%.
00:29Et on regardait là, depuis le début de l'année, le StoxxEurope 600,
00:33qui est un peu l'équivalent du S&P 500, quoi.
00:35600 valeurs, 500, voilà, c'est un peu pareil.
00:38Le StoxxEurope 600 fait égalité avec le S&P 500.
00:41Le StoxxEurope gagne 8% plus libre l'année, exactement comme le S&P 500.
00:45Donc finalement, on n'a pas à rougir.
00:48Il n'y a pas de fatalité.
00:49Il n'y a pas de fatalité.
00:50Rien n'est jamais définitif en bourse et tout est relatif, toujours.
00:53Oui, on a eu quand même une période de publication de résultats qui était plutôt très bonne au premier trimestre.
00:57Et puis on va dire que là, avec l'accord signé, et notamment la perspective de la reverture du D3
01:03d'Hormuz,
01:03on a certainement enlevé une épine du pied de la trajectoire économique européenne.
01:08Les indicateurs avancés étaient en nette détérioration maintenant depuis deux mois en Europe.
01:13Contrairement d'ailleurs à toutes les zones géographiques où finalement l'impact direct de la fermeture du D3 était plutôt
01:20mieux absorbé.
01:21Même en Asie, on avait beaucoup de questions par rapport aux approvisionnements.
01:24Finalement, les indicateurs avancés sont restés plutôt bien orientés.
01:27C'était clairement en Europe où on se posait des questions.
01:29Et effectivement, la perspective de reverture peut donner un peu d'espoir sur la dynamique à venir.
01:33Le baril de pétrole, il recule. On est passé hier, vous le savez, sous les 80 dollars.
01:37Là, on passe aujourd'hui, on perd encore 2-3 dollars.
01:39On passe sous les 78 cet après-midi, 77,10 dollars.
01:43Vous estimez que ce baril, le prix, doit encore beaucoup baisser.
01:46On reste un peu prudent parce que oui, le D3 d'Hormuz doit rouvrir, mais il ne sera gratuit que
01:51pendant 60 jours.
01:52C'est ce qui est présent dans l'accord. 60 jours de gratuité.
01:54Alors au-delà, on ne sait pas, il y aura peut-être un péage.
01:56Il va falloir que les assureurs aussi acceptent de ne pas poser des prix trop élevés.
02:00Bref, est-ce que cette baisse des cours va trop vite d'après vous ?
02:02Trop vite, non, je ne pense pas.
02:04Par contre, de là, effectivement, à retrouver les niveaux de cours qui étaient ceux du pétrole,
02:08plutôt autour de 60-65 dollars avant le début du conflit, pas encore.
02:11Effectivement, il y a plusieurs questions sur la table.
02:13D'abord, c'est est-ce qu'on va vraiment tenir cet accord ?
02:16Est-ce qu'on va avoir une ouverture définitive ?
02:18Je pense qu'il va falloir un peu de temps pour que les marchés l'acceptent.
02:20La deuxième chose, c'est qu'on a des réserves qui sont quasiment au point bas dans beaucoup de zones
02:24géographiques.
02:25Donc, il va falloir les reconstituer.
02:26Donc là, il y a aussi un peu de rush de la part des acheteurs pour avoir du pétrole et
02:30reconstituer les réserves.
02:31Les stocks stratégiques des pays de l'OCDE sont à plus bas depuis 1990.
02:35Exactement.
02:35Donc, il va y avoir de la demande très forte à court terme.
02:37Et puis, il y a quand même en tête qu'il y a des capacités de production qui ne vont
02:42pas redémarrer tout de suite.
02:43Le gaz catharien, on le sait, c'est 18% à peu près des capacités de production qui sont abîmées
02:47par le conflit.
02:49Le Qatar a déjà communiqué sur le fait qu'il y avait à peu près la moitié de ses capacités
02:53qui allaient remettre en marche d'ici la fin de l'année.
02:54Et on sait que pour certaines, ça prendra un peu plus de temps.
02:57Donc, voilà, il y a eu quand même des dommages importants sur l'actif productif et de transformation.
03:01Ça, ça prendra un peu plus de temps pour être remis en marche.
03:03Donc, les volumes de production n'ont pas retrouvé tout de suite ce qui était là avant le conflit.
03:08Goldman Sachs pense qu'une fois le détroit d'Hormuz rouvert, et même si cette réouverture du détroit d'Hormuz
03:13était pérenne,
03:14on n'atteindra que 70% du trafic d'avant-guerre dans ce détroit d'Hormuz à l'avenir.
03:19Voilà, c'est tout ça pour ça, Bertrand.
03:23Oui, mais tout ça pour dire que là où le prix du baril était avant la crise, entre 60 et
03:2865,
03:28là, on va être plutôt entre 80 et 85.
03:31Donc, nous, on pense qu'en dessous de 80, c'est vraiment une opportunité d'achat,
03:34en particulier sur les valeurs de services pétroliers.
03:37Pourquoi ? Parce que cette crise aura mis en lumière la dépendance quand même assez importante,
03:42pas simplement au pétrole, mais s'il y a beaucoup de dérivés du pétrole,
03:45avec les impacts que ça a pu avoir.
03:47On a eu pas mal de sociétés asiatiques, on a beaucoup de sociétés japonaises, par exemple,
03:50qui ont fait des profit warnings, et non pas parce que la demande n'était pas là,
03:53mais parce qu'il n'y avait pas suffisamment d'approvisionnement de matières,
03:57notamment de dérivés du NAFTA.
03:59Donc, tout ça ferait prendre conscience à un certain nombre d'acteurs
04:02que cette dépendance extrême vis-à-vis des pays du Golfe,
04:04qui ont joué leur carte, parce que depuis 10 ou 15 ans, notamment en Europe,
04:07on ne veut plus de certaines industries, de l'industrie parapétrolière,
04:10on ne veut pas les industries chimiques,
04:11donc tout ça a été récupéré par ces pays du Golfe.
04:15Et donc, aujourd'hui, ils ont effectivement une certaine hégémonie
04:21sur pas mal de choses,
04:23et donc il faut pouvoir chercher une diversification.
04:26Et sur le pétrole et le gaz, ça signifie qu'il va y avoir des développements,
04:29de notre point de vue, très importants, en dehors de la zone,
04:32une accélération, par exemple, de l'exploration en eau profonde, en Atlantique.
04:38Et donc ça, ça nécessite d'avoir un prix du baril qui est structurellement au-dessus de 80 dollars.
04:44Parce que là, vous avez, même si effectivement, on a eu des effets un peu déflationnés
04:48sur les services pétroliers sur les délais de la dernière année,
04:49et là où on avait des points morts beaucoup plus élevés,
04:52bon, aujourd'hui ils sont plus faibles,
04:53mais pour rentabiliser, pour avoir une rentabilité,
04:56que recherchent les pétroliers, aux alentours de 18-20% sur un champ,
05:00offshore, il faut avoir 80-85 minimum sur le baril.
05:04Et à 80-85, ce n'est pas quelque chose qui va mettre en danger la croissance américaine,
05:09par exemple, on ne va pas parler de récession du consommateur américain à 80-85.
05:12Bon, évidemment, c'est mieux à 60-65,
05:14mais 80-85, c'est, on va dire, un bon point d'équilibre,
05:17à la fois pour les consommateurs, à la fois pour les compagnies pétrolières,
05:19et puis dans une perspective plus globale de redéfinition des dépendances géopolitiques,
05:25et pour être moins dépendant de cette zone du Golfe,
05:28dont on est effectivement très dépendant, et encore plus les pays asiatiques.
05:31C'est hyper intéressant ce que vous dites,
05:32parce que donc à 80-85 dollars, peu ou prou, là où on est aujourd'hui,
05:35on a un point d'équilibre, et c'est le seuil de rentabilité
05:38pour motiver de nouveaux investissements d'exploration
05:41pour essayer de moins dépendre de ce seul Golfe Persique.
05:44Très bien, pourquoi pas aller forer l'Atlantique Nord ?
05:46Pourquoi vous citez l'Atlantique Nord ?
05:47Parce que c'est là qu'il y a le plus de potentiel, là, vos yeux ?
05:49Effectivement, il y a beaucoup de potentiel sur cette partie-là.
05:51En Bretagne ?
05:52Non, je plaisante.
05:53Non, mais je ne sais pas, c'est où dans l'Atlantique Nord ?
05:56Non, l'Atlantique Nord, on a toute la partie, effectivement,
06:00Atlantique Nord et Sud, c'est l'Atlantique au sens large,
06:02mais c'est vrai qu'il y a des très gros champs
06:04qui ont été, par exemple, découverts au Guyana, par exemple,
06:07et on pense, en fait, que le pétrole,
06:09quand on continue vers le Nord,
06:11on a localement le long d'une faille,
06:13on a énormément, en fait, de potentiel de ce côté-là.
06:16Après, il faut avoir la volonté d'aller faire des forages autour du Groenland,
06:18mais le débat a été ouvert par un certain président,
06:22et puis même sur l'Arctique,
06:23on sait qu'en Arctique, il y a d'énormes réserves,
06:25les Norvégiens sont d'ailleurs prêts à aller les exploiter,
06:28malgré leur biais très USG,
06:29quand il s'agit d'aller exploiter leurs propres ressources,
06:31ils veulent bien le faire.
06:32Mais alors, c'est très intéressant,
06:33parce qu'à 80-85 dollars, on peut se plaindre en disant,
06:35décidément, le pétrole est plus cher qu'avant la guerre, certes,
06:37mais c'est la condition, justement,
06:39pour aller investir dans de nouveaux champs
06:41et essayer de moins dépendre du Golfe Persique,
06:42mais c'est aussi ce qui va freiner la transition énergétique,
06:44du coup, puisque le pétrole reste rentable, Adrien.
06:47Non, pas tant que ça,
06:47parce qu'en fait, si on prend l'exemple de la Corée et du Japon,
06:49ils ont tous les deux lancé des plans de souveraineté énergétique importants,
06:53avec des enveloppes assez claires.
06:55La Corée vise le triplement de ses capacités de production de renouvelables,
06:58donc incluant nucléaire et renouvelables,
07:00tel qu'on le définit en Europe, d'ici 2030.
07:03Donc, c'est un triplement des capacités en termes de gigawatts,
07:05et dans le mix énergétique,
07:06on passe de 10% à 30% pour la Corée
07:09et de 14% à 35% pour le Japon.
07:11Donc, ces deux pays qui, effectivement,
07:13eux, ont redécouvert, peut-être,
07:15effectivement, leur manque d'autonomie
07:17et ce sujet de souveraineté,
07:18sont vraiment en train, là,
07:20de déployer des investissements massifs,
07:22notamment aussi parce que ces pays-là sont moins présents
07:24dans l'écosystème parapétrolier
07:26et, je veux dire, mettre en avant,
07:28déploie les technologies qu'ils maîtrisent,
07:29pour oublier que la Corée et le Japon sont vraiment à la pointe,
07:31notamment sur le nucléaire, en termes de compétences.
07:33– Oui, oui.
07:34On pensait que le temps courait contre l'Iran
07:36avec le blocus américain sur le pétrole iranien,
07:38et finalement, il semble que Donald Trump est quand même,
07:39parce qu'il y a beaucoup de concessions américaines
07:41quand même dans cet accord de paix,
07:42qu'il est cédé pour des raisons économiques.
07:43Il a expliqué, mais vous vous rendez compte,
07:44si on n'avait pas signé cet accord,
07:46on serait à court de réserve de pétrole aux États-Unis
07:48dans quelques semaines.
07:49C'est ce qu'il a expliqué.
07:50Bon, après, c'est peut-être juste un argument politique, mais…
07:53– C'est un peu extrême, mais c'est vrai que les réserves,
07:54on va parler, sont à un point qui est très bas.
07:56On est à 350 millions de barils.
07:58On va avoir en tête que quand même, les réserves,
07:59quand elles sont à leur maximum,
08:01on est à un peu plus de 700 millions.
08:03On est quand même, là, vraiment très très bas.
08:05C'est un niveau, effectivement, au niveau de l'OCDE,
08:07on est sur des niveaux de 90.
08:08Sur les US, on est sur des niveaux qui sont encore plus bas
08:10que ce qu'on a connu à cette époque-là, en 90.
08:13Donc, ça devient quand même assez critique.
08:14Avant les élections, il y a quand même un enjeu de souveraineté.
08:17On voit mal Trump parler à ses électeurs en leur disant
08:19« Bon, on commence à avoir pas assez de pétrole,
08:22il va falloir qu'on reconstitue nos réserves. »
08:24Bon, c'est effectivement un peu compliqué.
08:26– Et là, avec la baisse des cours du pétrole,
08:27le prix du gallon aux États-Unis repasse sous les 4 dollars.
08:30C'est un seuil symbolique important à quelques mois des midtermes.
08:32Il y a un enjeu électoral aussi, bien sûr, pour Donald Trump,
08:35qui a choisi de signer ce mémorandum de paix,
08:39la version physique, papier, à Versailles, au château de Versailles.
08:43Voilà, ils se sont traités à lui de Versailles.
08:45Ça remet Versailles quand même au cœur de la géopolitique mondiale.
08:48Ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps au château de Versailles.
08:50Ça doit lui faire tout bizarre, ce château.
08:51– On peut aussi vous dire que c'est un beau coup de l'administration française,
08:53d'avoir aussi signé ça à Paris plutôt qu'à Genève, par exemple.
08:56– Oui, je pense qu'en Suisse, tout à l'heure,
08:58on était avec John Plassard depuis Genève, justement,
09:00Cité de gestion, ils sont très suisses chez Cité de gestion.
09:03Ils nous disaient « Non, non, mais attendez, l'accord officiel,
09:05la cérémonie aura bien lieu demain en Suisse ? »
09:07Je ne crois pas, je crois que c'est le début des négaux concrets
09:09et techniques entre Américains et Iraniens pour les 60 jours de négaux,
09:11mais la signature a eu lieu, les amis.
09:14Bon, on a un CAC 40 en tout cas en hausse de 0,4%,
09:17Wall Street aussi est bien orienté,
09:18le Nasdaq plus 1,3%, le S&P plus 1%.
09:21Et on achète, non, peut-être pas,
09:23mais on digère la Fed,
09:25on digère ce billet plus ferme, plus dur
09:29qu'on aurait pu l'anticiper hier de la Réserve fédérale américaine,
09:32elle a annoncé un statu quo,
09:33mais on sent qu'un certain nombre de membres
09:34veulent une hausse de taux d'ici la fin de l'année.
09:38Ça ne passe pas si mal sur le marché,
09:40mais c'est quand même un changement de la part de l'année.
09:41Non, ça n'a finalement pas été si mal digéré que ça,
09:42je pense qu'on attendait deux choses,
09:43la posture de Kevin Warch,
09:46on a eu quand même pas mal d'éléments de réponse,
09:48notamment sur tous les travaux qu'il veut lancer
09:52sur la taille du bilan de la Banque centrale,
09:56est-ce qu'il faut continuer à utiliser le bilan de la Banque centrale
09:58pour mieux monitorer les taux,
10:00parce que c'est un outil dont la Banque centrale doit vraiment avoir besoin,
10:02ça c'est un pan important sur lequel on l'attendait en termes de réponse,
10:05la réponse est claire.
10:07Effectivement, je pense que la réaction,
10:08surtout hier, elle est plutôt sur la volonté d'être un peu moins transparent,
10:11de donner moins d'informations,
10:12donc de réduire un peu la communication,
10:14ce qui sort de ces comités,
10:16et puis une forme un peu étonnante,
10:21c'est le meilleur indicateur de ce qui se passe,
10:23c'est les marchés,
10:23c'est quasiment ça qu'il a dit aussi Kevin Warch.
10:25Donc ça, je pense que c'est un peu surpris.
10:27Sur après les intentions de chacun des membres de la FED sur la trajectoire de taux,
10:31il n'y a pas de grande surprise par rapport à la situation de l'inflation,
10:34alors on n'attendait peut-être pas 9 qui soient aussi effectivement au quiche,
10:37mais dans l'ensemble, je trouve que le marché l'a plutôt bien digéré.
10:406 membres de la FED sur 18,
10:42donc un tiers des membres de la FED prévoient plusieurs hausses de taux cette année.
10:46Quand même, il y a un biais,
10:48et même dans son discours,
10:49Kevin Warch, il a insisté sur l'inflation à ses yeux persistante et élevée,
10:52ce n'est pas très colombe de dire ça,
10:55en disant aussi qu'elle était au-dessus des objets de la FED depuis maintenant 5 ans,
10:58et donc en disant que depuis 5 ans,
11:00que font mes prédécesseurs.
11:02On a senti un ton peut-être un tout petit peu plus ferme
11:04que ce qu'on aurait pu imaginer.
11:05Oui, un petit peu,
11:06mais je pense aussi que c'est une façon de se positionner
11:08par rapport à Donald Trump,
11:09qui poussait beaucoup par rapport à la baisse de taux.
11:11Il y a un jeu de...
11:13Hier, c'était aussi une façon de réaffirmer l'indépendance de la FED,
11:15d'une certaine façon.
11:16Et on attendait aussi Kevin Warch,
11:18un certain nombre d'affirmations par rapport à...
11:19Ça, c'est un côté un peu plus rassurant peut-être.
11:21Il a réussi son rente oral, Kevin Warch, à vos yeux ?
11:24Oui, je trouve plutôt, oui.
11:24Vous aviez besoin d'être rassuré,
11:27vous êtes rassuré,
11:27ou vous n'aviez pas besoin d'être rassuré ?
11:30Non, je n'avais pas besoin particulièrement d'être rassuré,
11:31mais c'est vrai qu'on l'attendait depuis un bout de temps,
11:33quand même, cette prise de parole officielle de Kevin Warch
11:35en tête, à la tête en tant que chairman de...
11:38Bertrand, il a 100% réussi hier soir, Kevin Warch.
11:41Alors, sur le coup, Wall Street a reculé,
11:42mais on efface les pertes dès aujourd'hui,
11:43puisque Wall Street rebondit aujourd'hui.
11:45Oui, il faut effectivement qu'il assoit sa crédibilité.
11:48Maintenant, nous, effectivement, ce qu'on note,
11:50c'est que quand même...
11:50Enfin, ce que regarde, effectivement, la FED au niveau inflation,
11:53c'est plutôt le PCE,
11:55plutôt qu'effectivement le CPI.
11:57Et historiquement, on avait, c'est vrai,
11:59un PCI qui était inférieur au CPI.
12:02Et la semaine dernière,
12:04des rares fois qu'on a vu ça dans l'histoire,
12:06on n'a pas retrouvé vraiment sur une historique de 10 ans,
12:08on va peut-être regarder plus loin,
12:11des occurrences où on avait des indicateurs qui étaient en ligne.
12:14Donc un PCE qui est quand même sur le niveau du CPI.
12:17Et ça, ça signifie que l'inflation sous-jacente
12:18est un vrai problème que, de notre point de vue,
12:20il ne faut pas sous-estimer.
12:21C'est-à-dire que déjà, avant cette crise du Golfe,
12:24on avait une inflation aux Etats-Unis
12:25qui avait du mal à disparaître.
12:27Mais bon, ça allait quand même plutôt à la baisse.
12:31Là, on venait quand même sur des niveaux
12:32qui, de notre point de vue,
12:33vont rester au-dessus de 4% pendant un petit moment.
12:35Et à partir de là, effectivement,
12:37c'est compliqué de,
12:39dès son premier discours,
12:40commencer à dire qu'on a plutôt un biais
12:42à la baisse sur les taux,
12:43ou même en statu quo.
12:44Même le statu quo,
12:45je pense que personne n'attend une baisse maintenant.
12:46Mais le statu quo pourrait être une option.
12:49Et là, il a clairement dit
12:50qu'il serait attentif aux chiffres.
12:52Et les chiffres, clairement, encore une fois,
12:53c'est assez historique.
12:54On est un PCI qui est l'indicateur de la Fed.
12:57qui est aussi fort et en ligne avec le CPI.
13:00Et ça, c'est quelque chose
13:00qui a créé dans la tête
13:04de beaucoup de membres de la Fed
13:05cette mini-panique, on va dire,
13:08mais qui va nécessiter une observation.
13:10Parce qu'on connaît comment fonctionne la Fed.
13:12Ils vont observer pendant plusieurs trimestres,
13:14à mon avis,
13:15pour revoir à nouveau cette déconnexion,
13:17le fait que les choses se normalisent,
13:19avant d'éventuellement pouvoir
13:20avoir un discours un peu moins au-quiche
13:23et un peu plus au-quiche.
13:24– Oui, ça n'a pas eu d'impact.
13:26Le disant américain, il est à 4,45 aujourd'hui,
13:28comme hier, à Trien.
13:30Comment vous regardez ?
13:31Vous partagez l'idée à l'instant de Bertrand.
13:34Et est-ce que vous vous attendez
13:35à une révolution de palais quand même ?
13:36Parce que le communiqué de la Fed
13:37a surpris tout le monde.
13:38Tout petit ce communiqué.
13:39Trois fois moins long que sous l'air Jérôme Powell.
13:41Aussi long qu'un tweet,
13:42ce communiqué de la Fed, c'est tout nouveau.
13:44Et il annonce cinq groupes de travail
13:46pour réévaluer justement les outils
13:48qu'il va utiliser à l'avenir la Fed.
13:50Vous en parliez Bertrand,
13:51pour mesurer l'inflation,
13:53pour mesurer le bilan de la Fed,
13:54quelle stratégie, bref,
13:55essayer de, pourquoi pas,
13:56revoir tous les outils.
13:58Est-ce que c'est une révolution de palais
13:59qui arrive et est-ce qu'il la fallait ?
14:01– Révolution de palais, je ne sais pas.
14:02Quand on regarde effectivement
14:03l'historique de Kevin Noir,
14:05ses différents rôles qu'il a eus
14:06en tant que banquier central
14:07ou conseiller de la Banque centrale,
14:10il avait clairement, son profil était
14:12beaucoup moins consensuel qu'à l'époque.
14:14Je vous rappelle que Kevin Assett
14:15était de loin devant.
14:18Jusqu'à la fin de l'année dernière,
14:19on avait un autre candidat
14:20qui était lui beaucoup plus pro-Trump
14:22avec l'idée d'être dans la lignée
14:26de l'administration américaine
14:27avec un vrai focus sur la baisse des taux
14:29plutôt que de réfléchir effectivement
14:30aux outils et à l'utilisation du bilan.
14:35De nouveau, je ne suis pas particulièrement surpris.
14:38La réaction des marchés laisse à penser
14:40qu'il n'y a pas de grande surprise non plus.
14:41Et c'est bien que la Fed réfléchisse sur elle-même.
14:43C'est plutôt sain en réalité.
14:44Oui, après, la taille du bilan de la Fed,
14:47je n'ai plus le chiffre précis,
14:48mais on est passé de 800 milliards
14:49à quasiment 8 trilliards en 10 ans,
14:51si je ne dis pas de bêtises.
14:51On est à 6700 milliards de dollars.
14:53Oui, je pense qu'il était peut-être temps
14:55de se poser cette question.
14:56Tout à fait.
14:57Ça passe en tout cas sur les marchés financiers.
15:00Wall Street est en hausse cet après-midi.
15:02Entre Wall Street et l'Europe,
15:03on va parler de la tech bien sûr aussi dans un instant,
15:04mais votre cœur penche côté européen,
15:07mais votre raison va-t-elle plutôt aux États-Unis ?
15:09Où est-ce qu'il faut investir au cours actuel ?
15:12Le cœur va plutôt même un peu plus loin.
15:14On a parlé du Japon tout à l'heure,
15:16des émergents.
15:16C'est-à-dire qu'on considère aujourd'hui
15:18que le déploiement de l'IA
15:20est en train de créer effectivement
15:22une demande très forte,
15:23on la voit,
15:24mais des goulots d'étranglement
15:25qui sont là pour durer un petit bout de temps
15:26sur beaucoup de composants de la chaîne de valeur.
15:29L'IA, c'est aujourd'hui surtout du CAPEX,
15:31de l'investissement sonnant et trébuchant
15:34en équipement, en actifs physiques.
15:35Et donc, on a effectivement des contraintes,
15:37des goulots d'étranglement très forts
15:38qui ne sont pas neutres, je pense,
15:39d'ailleurs dans la contribution à l'inflation.
15:41Apple a annoncé ce matin des hausses de prix
15:43assez importantes sur beaucoup de ses téléphones
15:45parce que le prix de la mémoire
15:46qui vient d'augmenter de cinq fois,
15:48c'est un composant important,
15:49par exemple, d'un iPhone.
15:50Je crois que le chiffre en tête,
15:51on vient de passer de 85 dollars
15:52quand on rajoute la mémoire
15:53et la capacité de stockage
15:55à quasiment 280 dollars de coût.
15:57Donc, Apple et son pricing power
16:00le passent directement dans ses prix
16:01et c'est le consommateur qui va le subir.
16:03Donc, on cherche et on continue à accompagner
16:06plutôt ces industries dans lesquelles
16:07on voit à la fois l'effet volume
16:09lié au déploiement de l'intérêt artificiel
16:11et en plus des effets d'aubaine.
16:13La question, c'est combien de temps
16:14ils vont durer ?
16:15Mais là, on est plutôt affirmatif
16:16sur le dire que ça va durer un peu de temps.
16:17Et donc là, on retrouve effectivement
16:18pas mal de chaînes à travers l'Asie.
16:20C'est pour ça que vous voyez
16:21les pays émergents continuent
16:22à plutôt bien performer,
16:22tirés par la Corée et Taïwan
16:23dans lesquels il y a des écosystèmes
16:25qui sont en train lourdement
16:26de bénéficier de cette phase d'investissement.
16:28Et c'est une phase d'investissement
16:28qu'on regarde beaucoup côté américain.
16:30Mais on en parle moins
16:31parce qu'on a oublié d'Ipsic.
16:32Mais la Chine a remis d'ailleurs hier
16:34des montants très significatifs
16:36d'investissement en R&D
16:37supportés par l'État
16:37pour accélérer le déploiement de l'IA
16:39avec un écosystème purement chinois.
16:41Où là aussi, on voit des vagues
16:42d'investissement très très fortes.
16:44Donc oui, j'entends beaucoup parler
16:45d'une bulle sur l'IA,
16:47des niveaux de valorisation.
16:48Nous, ce qu'on regarde aujourd'hui,
16:49on n'a pas l'impression
16:50qu'il y a une bulle de valorisation.
16:51La question, c'est plutôt
16:52est-ce qu'il y a une bulle de résultat ?
16:54C'est-à-dire que ces goulots
16:54d'étranglement créent en fait
16:56pour beaucoup d'entreprises
16:57des situations offre-demande
16:58qui leur sont très favorables.
17:00On parle beaucoup de la mémoire,
17:01mais on est passé de 15% de marge
17:02à 80% de marge
17:03sur la moitié de ces acteurs.
17:04C'est combien de temps ça va durer
17:06et où est la normalité ?
17:07Est-ce qu'on revient à 20%
17:08ou est-ce qu'on est plutôt à 50% ?
17:10C'est plutôt ces questions-là
17:11qui font ce plaisir.
17:11Oui, et en plus, il est possible
17:13que dans quelques années,
17:13toutes les IA se valent
17:15en termes de performance,
17:16en tout cas les plus grandes IA,
17:17qu'elles soient américaines, chinoises
17:18ou d'autres,
17:19pourquoi pas françaises,
17:20on l'espère,
17:21et que donc toutes les IA
17:22se valent dans quelques années,
17:23les gagnants,
17:25ceux qui attireront le plus
17:26d'entreprises, de clients,
17:27sont celles qui coûteront
17:28le moins cher,
17:29celles dont le prix du token
17:31va coûter le moins.
17:32Et donc aujourd'hui,
17:33est-ce qu'on ne valise pas trop l'IA ?
17:35Est-ce qu'on ne met pas trop son argent
17:36quand on est investisseur
17:37dans ceux qui investissent le plus
17:38et à qui ça coûte le plus cher
17:40alors qu'on a en face
17:40un deep-sync, etc.,
17:41qui à la fin pourrait rafler la mise ?
17:43C'est pour ça qu'on préfère
17:43plutôt les équipantiers,
17:44ceux qui bénéficient plutôt
17:45de l'effet volume
17:46que de l'effet capex directement.
17:51Et il y a un autre point quand même,
17:53Anthropique a fait machine arrière,
17:55sous pression en partie du régulateur,
17:56sur l'évolution de son nouveau modèle.
17:58Il y a aussi la question
17:59de est-ce que les IA
18:00qu'on est en train de développer maintenant
18:01ne font pas passer des frontières
18:02en termes éthiques,
18:03en termes de risques cyber,
18:06risques de sécurité nationale.
18:08Donc Mythos et Fablesin,
18:09qui sont les nouveaux modèles Anthropique,
18:10ont pour l'instant été retirés du marché
18:11parce que visiblement,
18:13effectivement,
18:13ils commencent à atteindre
18:14un niveau de puissance
18:14qui pose question.
18:15Ça aussi,
18:16ça peut peut-être donner
18:17de la volatilité sur la thématique
18:19de l'IA au sens large.
18:20Alors à votre gauche,
18:20il y a Bertrand Puif.
18:22Lui, la tech américaine,
18:24ce n'est vraiment pas son truc.
18:25Il est hyper baire,
18:26mais depuis longtemps
18:27sur la tech américaine.
18:30Vous avez...
18:30Est-ce que quand vous entendez
18:31parler de la tech en Asie,
18:32par exemple,
18:32voire la tech en Europe,
18:33qui remonte bien aussi,
18:34encore ce soir,
18:35STM est en tête du cas,
18:36comme tous les jours,
18:36la plus 4,
18:37est-ce que là,
18:37vous voyez des opportunités
18:38quand même, Bertrand ?
18:39Alors, je pense que sur
18:39les semi-conducteurs,
18:40clairement, là,
18:44depuis le début de l'année,
18:45des sociétés de très mauvaise qualité
18:47comme Micron,
18:48qui ont vu leur cours de bourse
18:49exploser parce qu'ils bénéficient
18:50d'une grande situation.
18:51Et derrière, évidemment,
18:52qu'est-ce que font tous ces groupes-là ?
18:53Ils investissent massivement.
18:54Ces investissements,
18:55dans les 12-18 prochains mois,
18:56vont arriver,
18:57et ça va être un bain de sang.
18:58Ça a toujours été comme ça
18:59dans l'industrie des semi-conducteurs.
19:00Il n'y a aucune barrière à l'entrée.
19:02Donc aujourd'hui,
19:02c'est un engouement énorme.
19:04Fallait en avoir.
19:05Super pour ceux qui en avaient.
19:06Aujourd'hui,
19:08rester sur ces positions
19:10me paraît assez risqué.
19:12Après,
19:13pour rebondir sur l'intelligence artificielle
19:14et comment jouer ça,
19:15aujourd'hui,
19:16on peut jouer ça
19:16en achetant le marché chinois.
19:17Le marché chinois
19:18a 12 fois les profits.
19:20C'est la moitié du multiple
19:21des États-Unis.
19:22Et la Chine a clairement,
19:23alors après,
19:24y arriveront-ils ou pas ?
19:26C'est une autre question.
19:26Mais un objectif,
19:27à moyen terme,
19:28d'être les leaders mondiaux de l'IA.
19:30Et il y a eu une avancée phénoménale
19:32dont personne n'a parlé
19:33la semaine dernière.
19:34Ils ont installé
19:35des data centers
19:37au fond de l'eau,
19:38à 35 mètres de profondeur.
19:40Ce qui permet d'avoir
19:42une baisse
19:42de 90%
19:43de la facture énergétique.
19:45Pas la peine
19:45d'aller dans l'espace
19:46avec ce qui est.
19:46Et donc derrière,
19:47ça va leur permettre tout cela
19:48parce que le boulot d'étranglement
19:50le plus important
19:50sur l'IA,
19:51ça va être la génération d'énergie.
19:53Il n'y aura pas suffisamment
19:53de génération d'énergie.
19:54Quand on voit
19:54les plans d'investissement
19:56qui sont évoqués
19:57par les grands acteurs américains
19:58sur les cinq prochaines années,
20:00c'est évident
20:00qu'ils n'en feront même pas
20:01la moitié
20:01parce qu'on ne pourra pas
20:02connecter au réseau
20:03et avoir la puissance nécessaire
20:04en termes de génération d'énergie.
20:06Et donc là où
20:06les Chinois sont très intelligents,
20:08c'est qu'ils ont compris
20:09et qu'ils sont en train
20:10de construire
20:10ces data centers
20:11à basse consommation
20:12qui vont leur permettre
20:13d'installer une puissance énorme
20:15et de prendre
20:15un leadership mondial.
20:16Et ça,
20:17à douze fois les profits,
20:17ce n'est pas du tout reflété
20:18dans la valorisation
20:19du marché chinois.
20:19Comment on investit là-dedans ?
20:21Il faudrait oser y aller ?
20:22Non, non,
20:23le marché chinois.
20:24Le marché chinois,
20:24non, c'est ensemble
20:25puisque les acteurs chinois
20:25vont en bénéficier.
20:26Les gains de productivité,
20:27on va les voir effectivement
20:28dans toutes les entreprises chinoises
20:30du fait de l'adoption
20:31de l'individuation artificielle.
20:33Et puis vous avez aussi,
20:34ce qui n'est pas lié à ça,
20:35mais le consommateur chinois
20:36qui quand même montre
20:37des signaux de rebond,
20:38c'est de la stabilisation
20:38du marché immobilier également,
20:40qui est un élément important.
20:41Et puis,
20:42dans cette économie très dirigée,
20:44l'État qui souhaite réorienter
20:46l'épargne des ménages
20:49de l'immobilier
20:50vers le marché actions.
20:52Et aujourd'hui,
20:53dans la part,
20:54les actions
20:55en pourcentage
20:57du patrimoine des ménages chinois,
20:59c'est extrêmement faible,
21:00c'est quelques pourcents.
21:01Ce n'est pas les 40%
21:02aux États-Unis.
21:03Et donc,
21:03il y a toute une trajectoire
21:04de soutien également technique
21:06du marché actions chinois.
21:08Et donc,
21:08tout cela mis bout à bout,
21:10c'est très intéressant
21:10pour nous de regarder
21:11le marché chinois.
21:11Si vous aviez le choix,
21:12par exemple,
21:13quitte à éviter la tech américaine,
21:14on a compris,
21:15pourquoi pas y aller,
21:16mais ce n'est pas votre dada
21:16au cours actuel,
21:17à choisir entre la tech
21:19coréenne, japonaise
21:20d'un côté et chinoise,
21:21vous préférez la chinoise,
21:22c'est moins cher.
21:23La chinoise, voilà.
21:23Après,
21:24au sein de la technologie,
21:25il y a des opportunités.
21:25Par exemple,
21:26les valeurs de services
21:27informatiques,
21:28sur le software,
21:29on peut discuter,
21:30effectivement.
21:31Mais attendez,
21:31Accenture a publié aujourd'hui,
21:32il y a une très mauvaise nouvelle
21:33effectivement là-dessus,
21:34mais parce qu'il y a
21:35différents titres de business.
21:36On sait ce qu'il y a
21:37le BPO,
21:38Managed Services,
21:38ce sont des business
21:39qui sont structurellement
21:39sous pression
21:40et qui génèrent
21:41des profit warnings.
21:42Et après,
21:42vous avez toute la partie
21:43qui est liée
21:44à l'intelligence artificielle,
21:45à la cybersécurité,
21:46au cloud.
21:47Tout ça,
21:47effectivement,
21:48les acteurs
21:48qui sont positionnés là-dessus.
21:50Et par exemple,
21:50un acteur comme Pep Jiminy,
21:51qui a aussi une partie
21:52historique de business
21:53qui est un peu sous pression,
21:54mais qui a quand même
21:55une grosse partie de business
21:56avec un train
21:57de croissance important,
21:59ce sont des acteurs
21:59qui devraient bénéficier
22:00d'investissements
22:01de sociétés
22:02qui veulent implémenter
22:03l'intelligence artificielle
22:04et qui ne le feront pas
22:05toutes seules.
22:06Je pense que c'est un leurre
22:07de se dire que,
22:08effectivement,
22:08le software,
22:09on peut éventuellement
22:10considérer qu'il va y avoir
22:11une concurrence de l'IA
22:12par rapport aux acteurs
22:13du software,
22:14mais on aura besoin
22:15d'avoir ces sociétés
22:16de services informatiques
22:17pour pouvoir mettre,
22:18en tant que chef d'orchestre,
22:20et pour pouvoir
22:20remettre en place les choses.
22:22Adrien,
22:23sur cette répartition-là,
22:24vous vous adhérez
22:25ou pas du tout ?
22:26Sur le sujet chinois,
22:28oui,
22:28même si j'ai vraiment
22:28pour l'instant du mal
22:29à voir comment la Chine
22:30va étendre et déployer,
22:32c'est-à-dire qu'autant
22:33sur le sujet
22:34de la souveraineté énergétique,
22:36sur le sujet
22:36de la souveraineté militaire,
22:38on va dire que le sud-est asiatique
22:41réfléchit à comment
22:42se rapprocher diplomatiquement
22:43de la Chine,
22:44autant sur le sujet
22:45du numérique,
22:45pour l'instant,
22:46vous prenez l'Inde,
22:47l'Indonésie,
22:48le Japon, la Corée,
22:49ce sont des pays
22:49qui sont vraiment
22:50dans l'enveloppe américaine
22:53au sens large.
22:54Donc,
22:54le déploiement
22:55de l'écosystème
22:58IA chinois,
22:58je le vois vraiment
22:59pour le marché domestique chinois,
23:00en dehors du marché
23:01domestique chinois,
23:02pour l'instant,
23:02j'ai du mal à l'imaginer.
23:03Par contre,
23:03il y a plein de technologies
23:04sur lesquelles aujourd'hui
23:04la Chine est arrivée
23:05à un vrai leadership mondial,
23:07déjà,
23:08toutes les technologies
23:09de transition,
23:09notamment effectivement
23:10sur le côté énergétique,
23:11où là,
23:11il y a une vraie volonté
23:12d'exportation.
23:12Et on le voit,
23:13aujourd'hui,
23:14la majorité des marchés
23:15de croissance
23:15pour les entreprises chinoises,
23:19c'est l'objectif
23:20du nouveau plan quinquennal chinois,
23:22pardon,
23:22c'est vraiment l'export
23:23avec un Chinepink
23:24qui s'est mué
23:26en super VRP
23:27de corporate China,
23:28un peu à l'image
23:29de ce qu'a fait Donald Trump
23:29au moment de sa prise de fonction,
23:31pour essayer de signer
23:32des accords commerciaux
23:32avec beaucoup de pays
23:34pour exporter ces technologies.
23:35Donc, oui,
23:35là,
23:36sur le marché chinois,
23:36je rejoins cette idée.
23:39L'idée d'être contrariant
23:40et d'aller chercher,
23:41par contre,
23:41les secteurs
23:41qui sont encore
23:42en questionnement
23:43sur est-ce qu'ils sont
23:44vraiment des perdants
23:45de l'IA ou pas,
23:46je trouve que c'est
23:47très difficile,
23:48la discrimination
23:48a été faible,
23:50c'est vrai que
23:50tous ces secteurs
23:51sont vraiment
23:52sous-performants,
23:53la publication d'Accenture
23:54aujourd'hui,
23:54elle emmène tout le secteur
23:55de l'IT et du software
23:56sans se poser de questions.
23:58Parce que l'activité
23:58traditionnelle d'Accenture
23:59qui ressemble à celle
24:00de Capgemini,
24:01ralentit plus que le reste
24:03et résultat,
24:04Accenture perd 17%
24:05à Wall Street,
24:05Capgemini,
24:06lanterne rouge du CAC
24:06dans son sillage
24:07à moins 9%,
24:08on n'arrive pas
24:09à s'en défaire.
24:09Capgemini et Accenture
24:10sont au plus bas
24:11depuis la crise Covid,
24:12on est dans les mêmes creux
24:13qu'au cœur
24:13de la crise Covid.
24:14Peut-être quand même
24:15pour la première fois,
24:16Accenture dit
24:16que sa croissance ralentit,
24:18c'est-à-dire que jusque-là
24:18on n'avait pas revu en baisse
24:20les attentes des résultats,
24:23Capgemini a présenté
24:24un Investor Day
24:25je crois qu'il y a un mois
24:25qui était aussi très ambitieux
24:27en termes de développement,
24:27là pour la première fois
24:28on voit peut-être
24:29un impact
24:29ou une petite dégradation,
24:30c'est aussi pour ça
24:31que la sanction est aussi forte.
24:32Nous on trouve que
24:33c'est encore un peu tôt
24:33et je comprends
24:34l'argument de la valorisation
24:35et l'idée d'être contraint,
24:36il y a certainement
24:36des choses
24:43d'être affirmatif
24:44et discriminant.
24:44Bon, si vous voulez en parler
24:45c'est maintenant
24:46en 45 secondes SpaceX.
24:49SpaceX...
24:50C'est oui ou c'est non ?
24:52Après il y a un sujet
24:53de valo
24:53et d'acceptabilité.
24:54Vous n'êtes pas normand,
24:55je sais vous.
24:56C'est oui ou c'est non ?
24:58Vous savez que ça perd 8%
24:59à ce moment ?
25:00Oui, ça prend un peu.
25:01Oui !
25:02On a dit
25:03à moins 6 tout à l'heure,
25:04le fait qu'on parle
25:04avec la fusée,
25:05vous avez vu ?
25:06Ça accélère à la baisse.
25:09Déjà on sait
25:10que ça peut baisser.
25:10Oui, ça peut baisser
25:11et c'est non
25:12parce que déjà
25:12le mouvement
25:13entre 135 et 190
25:14il est quand même
25:14déjà impressionnant.
25:15C'est-à-dire que vous avez
25:15déjà pris 50%
25:16sur l'introduction en bourse.
25:17Donc c'est allé vite.
25:18L'intérêt pour moi
25:19en tout cas spécifique
25:20c'est la question
25:21de la nouvelle frontière
25:22de technologie.
25:23On a parlé effectivement
25:24des data centers sous-marins.
25:26Les data centers orbitaux
25:27ils ont quand même
25:28aussi beaucoup
25:29de réponses très positives
25:30par rapport à l'impact
25:32d'un data center sur Terre.
25:34Un data center orbital
25:35ça fonctionne à l'énergie solaire,
25:36ça pourrait fonctionner
25:37très bien
25:37avec un coût énergétique
25:38qui serait quasiment faible.
25:39L'avantage de la température
25:42orbitale
25:43c'est qu'elle est très fraîche
25:44donc elle ne permet pas
25:45de...
25:46Comment dirais-je ?
25:47Le data center n'a pas besoin
25:48de technologies
25:48de refroidissement.
25:49Exactement.
25:50C'est moins énergétique.
25:51Les lasers aujourd'hui
25:52et on a ensemble parlé
25:53de la photonique
25:54qui permet clairement
25:54de faire circuler
25:56soit l'énergie
25:57soit les informations
25:59soit la puissance de calcul
26:00assez efficacement
26:01par rapport à une constellation
26:02de satellites.
26:03Donc la compétitivité relative
26:04d'un data center orbital
26:05versus un data center terrestre
26:07c'est ça la question.
26:08C'est est-ce que c'est 2028,
26:09est-ce que c'est 2030
26:10ou est-ce que c'est 2040 ?
26:11Et c'est là où on peut avoir
26:12des avis différents.
26:13Évidemment qu'Elon Musk
26:14pousse comme toujours
26:15pour que ce soit le plus tôt possible.
26:16C'est tout son storytelling
26:18mais est-ce que c'est
26:20une vue de l'esprit ?
26:21Ça j'ai du mal à y croire.
26:22On arrivera certainement
26:23à un moment
26:23où la technologie sera compétitive
26:25par rapport à un data center terrestre
26:26pour des raisons très simples.
26:27C'est qu'un data center terrestre
26:28là pour le coup
26:28il y a beaucoup d'inflation.
26:29Il y a de moins en moins
26:30d'acceptabilité
26:31pour avoir un data center
26:32à côté de chez soi.
26:32Le foncier coûte
26:33de plus en plus cher.
26:34L'énergie coûte
26:34de plus en plus cher.
26:35On est déjà sur la tension
26:37sur l'eau
26:38et sur les capacités
26:39de refroidissement.
26:40Donc il y aura besoin
26:41d'une technologie différente.
26:41Est-ce que c'est celle-là ?
26:42La question est ouverte.
26:44Tout à l'heure
26:44dans la bourse cash
26:45Alexandre Eze nous disait
26:46l'Amérique coûte des héros.
26:48On a un héros
26:49entre guillemets
26:49en tout cas un personnage
26:50charismatique avec Elon Musk.
26:51En Europe on ne coûte pas
26:52des héros à la tête
26:53de nos entreprises
26:53on coûte des organigrammes.
26:54Résultat l'Europe
26:55il fait moins rêver
26:56et vaut moins cher en bourse
26:57progresse moins que Wall Street.
26:58On coûte des héros là-bas.
26:59Ici on a des organigrammes
27:00à la tête des entreprises.
27:01C'est une vraie différence quand même.
27:03Dans une période
27:05de grandes transitions
27:06peut-être de mutations
27:07technologiques
27:07mais je dirais presque même
27:08anthropologiques
27:09qu'on commence à peine
27:09à commencer à vivre.
27:11Oui effectivement
27:12c'est peut-être de héros
27:13qu'on a besoin
27:13à la tête des entreprises
27:14et c'est ça que le marché
27:15a envie d'acheter plus
27:15que des bilans comptables
27:16ou de simples organigrammes.
27:17C'est assez vrai
27:18et c'est intéressant
27:19de faire le parallèle
27:19avec les années 1900.
27:22Donald Trump
27:22quand il est arrivé
27:22à la tête des années
27:23il a parlé du retour
27:24de l'âge d'or.
27:24L'âge d'or des Etats-Unis
27:25le premier âge d'or
27:26des Etats-Unis
27:26c'est les années 1900.
27:28C'est les familles
27:29Vanderbilt
27:29c'est les familles
27:30de l'acier
27:31c'est les familles
27:31déjà de la réflexion
27:33sur l'énergie
27:34du ferroviaire
27:35et c'est des grands
27:37effectivement
27:37patrons d'industrie
27:38charismatique
27:39qui ont embrassé
27:40la vision
27:40d'administration américaine
27:41pour relancer
27:42la croissance économique
27:43aux Etats-Unis.
27:44On est un peu
27:44dans ce même état d'esprit
27:45on n'y croit
27:46on n'y croit pas
27:47il y a beaucoup d'ambitions
27:48beaucoup de choses
27:48qui sont avancées
27:49de nouveau
27:49c'est une question
27:50de valorisation
27:51et de conviction
27:52mais ce que je trouve
27:53très intéressant
27:54dans le cas SpaceX
27:54c'est qu'avoir arrivé
27:55avec un tel niveau de valeur
27:56ça lui permet aussi
27:57de se financer
27:58très efficacement
27:58il a acheté hier
28:00avec des titres SpaceX
28:01un leader de l'IA
28:03en termes de puissance
28:04de calcul
28:04ce qu'il n'aurait pas pu faire
28:05si SpaceX
28:06n'était pas coté
28:06à ses niveaux de valeur
28:07le problème c'est qu'on passe
28:07très vite
28:08quand on est un héros
28:08du statut de héros
28:09à celui de anti-héros
28:11c'est très facile
28:12de passer de l'un à l'autre
28:12Bertrand
28:13et surtout Elon Musk
28:15mais vous vous souvenez
28:16d'une époque
28:16où Tesla
28:17on ne pouvait pas
28:18la vendre cette valeur
28:20il y a bien un moment
28:21on l'a vendu
28:22oui pas de souci
28:23SpaceX
28:23ce sera la même chose
28:25il y a des hauts et des bas
28:28avec Elon Musk
28:29il y a des hauts et des bas
28:29donc là on est plutôt
28:30sur un haut
28:31pour nous c'est un concept stock
28:34on souhaite qu'ils réussissent
28:35pour le bien de l'humanité
28:36mais à l'échelle
28:38d'un investissement
28:39c'est un petit peu
28:40il y a des hauts et des bas
28:41et il y a des bas en plateau
28:42ce soir
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