- il y a 4 heures
Ce mardi 26 mai, Aymeric Gastaldi, gérant actions internationales chez Edmond de Rothschild AM, s'est penché sur la série de méga IPO à venir sur Wall Street, le défi dans la gestion active d'actions, et le réveil de l'Europe dans le secteur des semi-conducteurs, et l'anticipation d'une hausse des taux de la BCE, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00Bonjour Guillaume.
00:00Ravie de vous retrouver pour Enondre Rothschild AM.
00:02Vous êtes un peu plus jeune que nous, vous avez...
00:04Je ne pense pas, mais admettons.
00:06Vous êtes jeune, vous la trouvez comment ?
00:08Vous êtes Ferrari, est-ce que le marché est sévère ?
00:09Moins 7% ?
00:10Je ne suis pas expert dans les voitures.
00:12Moi, je préfère les tableaux, les montres et j'aime bien les objets qui ont de la patine,
00:16la patine du temps, j'aime bien.
00:18Donc effectivement, je ne suis pas forcément le mieux placé pour juger de la beauté de Ferrari.
00:22Mais qu'est-ce que vous vous dites ?
00:23Parce que là, Ferrari, c'est vroom vroom, il faut que ça fasse du bruit.
00:25Et puis là, véhicule thermique, véhicule électrique, ça ne fera plus de bruit du tout.
00:29Est-ce que c'est dommage ou est-ce que Ferrari, quelque part, n'avait pas le choix ?
00:31Parce que l'Europe veut basculer vers l'électrique
00:33et quand on s'appelle Ferrari, on ne peut pas être en retard sur ce domaine-là.
00:36Je pense qu'ils ont un débat existentiel en interne
00:40et que malheureusement pour eux, je pense que le marché de l'automobile
00:44des 20-30 prochaines années sera très différent de ce qu'on a connu depuis 30 ou 40 ans,
00:47qui leur a été particulièrement favorable.
00:50Il y a les tontons répliqueurs qui réagissent aussi, qui nous disent,
00:52C'est aussi surprenant d'entendre que la voiture électrique haut de gamme est un tout petit marché
00:55quand on sait que Tesla, en quelques années, est devenue une des sept magnifiques.
00:58C'est peut-être prometteur aussi pour Ferrari.
01:01Voilà, Antoine.
01:02Il est sérieux ?
01:03Qu'on mette une Ferrari à côté d'une Tesla, je ne sais pas,
01:06au point de vue intérieur, qualité perçue ?
01:08Merci tonton.
01:09Non, non, non, pas de souci.
01:11Non, mais cela dit, quand on parle de l'esthétique,
01:14il n'y a pas besoin d'être expert en automobile.
01:16Il faut juste que, je ne sais pas, soit joli, ça nous parle.
01:21Porsche, avec son grand retour en arrière, avait quand même sorti la Taycan
01:25qui était tout à fait dans les codes Porsche
01:27et qui était une voiture qui était universellement reconnue comme vraiment jolie, sportive.
01:33Il y a des tas de marques haut de gamme qui se sont essayées à la voiture sportive électrique
01:38avec une esthétique qui était beaucoup moins radicale que ça,
01:41en tout cas beaucoup moins controversée.
01:42Cela dit, regardez, ça fait combien de minutes qu'on passe dessus ?
01:45C'est passionnant, effectivement.
01:48C'est la tour Eiffel de la voiture, c'est un peu ça quand même Ferrari.
01:50Bon, on continuera d'en parler.
01:51Je ne sais pas Antoine, j'ai des images qui me traversent l'esprit comme ça.
01:54John, on vous salue, merci beaucoup de nous avoir accompagnés.
01:57C'est USA Today chaque jour à l'ouverture de Wall Street
02:00et donc Emmerich est avec nous, elle demande Rothschild à Emmerich.
02:02Pour parler Ferrari, mais pas que, la face au marché global,
02:04vous allez rendre, Emmerich, votre verdict.
02:07Est-ce que ce verdict, ce moment qu'on va vivre ensemble, vous l'assumez ?
02:09Absolument Guillaume.
02:10On vous écoute.
02:11Alors, vous me demandiez une punchline et la voici, je disais qu'au sujet des méga-IPO
02:17qui se préparent aux US, eh bien, il y en aura vraiment pour tout le monde.
02:24Les méga-IPO qui arrivent aux Etats-Unis, il y en a trois.
02:26C'est un peu comme les vagues, vous savez, les rouleaux,
02:27quand on va se baigner au bord de l'océan, ça arrive par série.
02:30C'est un peu pareil, les IPO, on va en avoir trois quasiment d'un coup
02:33et vous dites, c'est votre message qu'il y en aura vraiment pour tout le monde.
02:35Qu'est-ce que vous voulez dire ?
02:36Ce que je veux dire, c'est que, par opposition aux messages publicitaires
02:40dans lesquels on dit, il n'aura pas pour tout le monde
02:42ou seuls les premiers servis, aux premiers venus seront les premiers servis.
02:45Là, on est vraiment sur un cas qui est tout à fait opposé
02:47puisque si on additionne les trois opérations que sont SpaceX,
02:54OpenAI et Cloud, en tropique,
02:56on parle grosso modo de 150 milliards de dollars qui vont être levés,
03:01qui vont être appelés sur les marchés.
03:03C'est absolument monumental.
03:05On n'a pas eu d'événement de liquidité comme ça,
03:07je crois, jamais en tout cas,
03:10autant qu'il ne soit donné de retourner en arrière.
03:13Et donc, il y aura pas mal de conséquences sur les actions déjà cotées
03:16puisqu'il y a des mouvements au sein des indices,
03:19mais également, ça appelle pas mal de réflexions
03:21sur ce qu'on vend aux investisseurs.
03:25Il faut avoir à l'esprit une chose,
03:26c'est que Musk, donc SpaceX,
03:28c'est lui qui va faire la plus grosse opération,
03:30il va appeler 70-80 milliards de dollars,
03:33il oriente son discours vers les épargnants individuels.
03:38Il veut que un tiers de l'opération soit levée auprès de ces épargnants-là.
03:43Et c'est pas anodin,
03:44parce que quand on regarde la valorisation de SpaceX,
03:47aujourd'hui,
03:48on est grosso modo sur 100 fois le chiffre d'affaires 2025.
03:53Donc, c'est extrêmement exigeant.
03:56C'est très cher,
03:58et il y a beaucoup d'instinctitudes,
04:00il y a beaucoup de points noirs au dossier SpaceX,
04:02notamment sur la gouvernance,
04:03puisque Musk aura des droits de vote complètement disproportionnés.
04:06Donc, c'est pas forcément un hasard
04:07s'il oriente son discours vers le retail.
04:10Maintenant, il y a aussi des phénomènes techniques
04:11qui leur sont favorables.
04:13Les exchanges, les bourses, comme Nasdaq, par exemple,
04:15pour faire venir SpaceX sur son lutte-cotation,
04:19sont en train de modifier les règles de calcul,
04:21des pondérations dans les indices.
04:23Et donc, il y aura mécaniquement un flux acheteur subi,
04:27forcé par les ETF, par les fonds indiciels.
04:30Oui, SpaceX, presque naturellement,
04:32devrait mécaniquement progresser dans les premières semaines,
04:34parce qu'effectivement,
04:35ce titre sera très rapidement intégré au Nasdaq 100,
04:37et donc les ETF seront forcés d'en acheter.
04:39Exactement.
04:40Et juste deux chiffres à avoir à l'esprit,
04:42mais globalement,
04:44Nasdaq demande une cotation de 3 mois ou de 6 mois d'historique
04:47avant d'envisager une inclusion.
04:49Il demande aussi un minimum de flottant de 10%.
04:52Nasdaq est prêt à abroger ces deux lois
04:55pour permettre une accélération de l'inclusion de SpaceX
04:58dans son indice.
04:59Et ça va se traduire, on estime,
05:01par un flux acheteur qui représente 20%
05:05des titres mis sur le marché forcés.
05:07En gros, 20% va devoir être absorbé
05:09par les fonds actions passifs.
05:11Oui, effectivement.
05:12C'est fou quand même,
05:13ces arrangements avec le ciel, pour le coup.
05:15On parle de SpaceX en plus, ça tombe bien,
05:16mais c'est vraiment une exception.
05:18Le Nasdaq 100, pour faire plaisir à Elon Musk,
05:21je ne sais pas, en tout cas pour pouvoir participer
05:22à l'aventure SpaceX et attirer comme ça
05:24de nouveaux investisseurs,
05:25et la gloire du Nasdaq,
05:27fait effectivement des concessions
05:28et assouplit les règles permettant une intégration
05:31d'un titre au sein de son indice.
05:33Et donc, SpaceX pourra bénéficier de l'indice Nasdaq
05:35très rapidement, plus vite qu'il n'aurait dû.
05:36Ils auraient dû attendre 6 mois, 1 an pour l'intégrer.
05:39Et là, ils l'intégreront au bout de 15 jours de cotation.
05:42Ça va poser un problème aussi,
05:43un défi même aux gestions actives,
05:45parce que les ETF, techniquement,
05:46vont devoir acheter du SpaceX,
05:47ils le feront, ce sera mécanique,
05:49ils seront quasiment obligés.
05:51Les gestions actives, ça va être plus difficile
05:52quand même de choisir,
05:53de justifier auprès de ses clients.
05:55Oui, j'ai choisi d'intégrer SpaceX,
05:56ou non, j'ai choisi de ne pas l'intégrer.
05:58Vu que le titre devrait progresser,
05:59si vous ne l'intégrez pas,
06:00vos clients vont vous le reprocher.
06:01Et si vous l'intégrez, et que ça perd,
06:02on va aussi vous le reprocher.
06:03En plus, c'est du Elon Musk,
06:04c'est assez controversé.
06:06Dans la gestion en action active,
06:07on a quand même la conviction
06:09que le prix payé pour un actif
06:11est déterminant de sa performance sur la durée.
06:15Ça veut dire globalement
06:15qu'on est très sensible à la valorisation.
06:18Tout à un prix.
06:19On peut payer très cher des très beaux actifs,
06:21mais tout à un prix.
06:22Et donc, dans ce cas très précis,
06:24à 100 fois le chiffre d'affaires de l'année passée,
06:27nous, en tant que maison de gestion active,
06:29on n'ira pas.
06:30Et souvenez-vous...
06:31Vous assumerez auprès de vos clients
06:32de rater la hausse.
06:34Parfaitement.
06:34D'accord.
06:35Si il y a lieu à court terme, c'est possible.
06:36Je ne pense pas qu'à moyen et long terme,
06:38les perspectives soient favorables
06:40pour ce genre de valorisation.
06:43Souvenez-vous d'une citation fascinante
06:45de l'ancien CEO de Sun Microsystem.
06:47Sun Microsystem, c'est une star,
06:49une darling de la bulle TMT
06:51des années 2000.
06:54Il disait...
06:55On l'interrogait sur la chute vertigineuse du titre
06:57qui a suivi l'éclatement de la bulle.
06:59Il disait, mais vous avez acheté mon titre,
07:01mon action à 10 fois le chiffre d'affaires.
07:03Qu'est-ce que vous imaginez ?
07:04À 10 fois le chiffre d'affaires,
07:05ça veut dire que pour retrouver votre argent,
07:07il faut que pendant 10 ans,
07:08je vous donne tout mon chiffre d'affaires
07:10sans payer de loyer,
07:12sans même payer mes salariés.
07:13En l'occurrence, j'ai 35 000 salariés.
07:15Là, dans le cas de SpaceX,
07:16on ne parle pas de 10 fois,
07:17on parle de 100 fois.
07:18100 ans.
07:19Oui, mais l'on ne se promet
07:20d'allonger la vie à 200 ans,
07:22la vie humaine à 200 ans,
07:23ça marche.
07:23Si on y croit.
07:24La durée d'investissement va augmenter.
07:26C'est un très bon point.
07:27Vous avez bien résumé.
07:28Quelle époque quand même,
07:29c'est incroyable,
07:30mais on voit à quel point
07:30la tech concentre tous les enjeux,
07:32toute la valeur aussi des marchés
07:34au point ce matin
07:35tient un symbole de plus
07:36à l'échelle mondiale que Taïwan.
07:37La bourse de Taïwan
07:38est passée devant le marché indien
07:39en capitalisation.
07:40Taïwan, c'est toute petite île
07:41plus grosse que l'Inde.
07:43Effectivement.
07:43Après, la bourse de Taïwan,
07:44globalement,
07:45c'est quelques valeurs technologiques.
07:47C'est-à-dire que si on prend
07:47TSMC plus Mediatek
07:49plus Delta Electronique,
07:51c'est 60% de l'indice.
07:53Donc la bourse de Taïwan,
07:54en fait,
07:54c'est juste un basket
07:55de 4-5 titres
07:56très très IA
07:57et associé au semi-conducteur.
08:00Donc c'est pour ça
08:02à contrario sur l'Inde.
08:05L'Inde, c'est un pays
08:06qui souffre pour deux raisons
08:07actuellement.
08:08La première,
08:09c'est son déficit
08:10en hydrocarbures.
08:11Donc elle souffre directement
08:13de la hausse des cours
08:14du baril et du gaz.
08:16Ça, c'est un vrai sujet
08:17pour ce pays-là.
08:18Et le second problème,
08:19c'est qu'elle a orienté
08:21son développement économique
08:22vers la tech,
08:23vers les services tech.
08:24Et c'est un secteur
08:26qui est mis sous pression
08:27directement par l'IA
08:29parce qu'on peut estimer
08:31qu'il y aura de moins en moins
08:31besoin de services
08:32d'implémentation de l'IA.
08:34Enfin, on a moins besoin
08:36de consultants
08:36pour implémenter l'IA
08:38avec ce qui nous permet
08:38de faire l'IA génératif.
08:40L'Inde est sur le mauvais
08:41versant de la montagne.
08:42Absolument.
08:43Ah oui, oui.
08:44Alors que c'était la promesse,
08:45la grande promesse.
08:46Effectivement, technologiquement,
08:47ils sont plutôt du mauvais côté
08:48de ceux qui se feront détruire.
08:49C'est un grand mot.
08:50Mais voilà, clairement,
08:51disrupter, effectivement.
08:52Et pendant ce temps,
08:53l'Europe, du bon
08:53ou du mauvais côté
08:54de la montagne ?
08:55Ou elle n'est carrément
08:57pas sur la montagne ?
08:57Je pense, oui,
08:58qu'on n'est pas sur la montagne.
08:59Malheureusement,
09:00on rate encore le coche.
09:02Quand on voit
09:02les développements
09:03extraordinaires en Chine,
09:04côté robotique,
09:06côté santé,
09:07côté puce,
09:08côté mémoire, etc.
09:10Eh bien, encore une fois,
09:11on passe à côté.
09:12Alors évidemment,
09:12on peut se rassurer
09:13en regardant quelques cas isolés,
09:15ASML,
09:16Mistral,
09:17Bézy, etc.
09:18Le retour d'EstMicro Electronics
09:19encore aujourd'hui
09:20en tête du K40,
09:20plus 5% encore.
09:21Oui, mais vous savez,
09:22les sémiconducteurs,
09:24sur STMicro,
09:25sur Soitec en France également.
09:26On se découvre quand même
09:28une existence.
09:28Mais c'est un secteur
09:29qui est tellement cyclique
09:30et dans lequel
09:31il n'y a pas de pricing power
09:33intrinsèque.
09:33C'est le cas pour un Macron,
09:35par exemple,
09:35aux US,
09:36qui a des beaux jours actuellement.
09:37C'est les secteurs
09:38qui peuvent gagner
09:39beaucoup d'argent
09:40lorsque le cycle est avec eux,
09:41mais dès que le cycle se retourne,
09:43ça s'effondre aussi vite.
09:45Ils n'ont de pricing power
09:46que lorsqu'il y a une demande
09:47qui, de façon soudaine,
09:49augmente.
09:50Macron,
09:51qui fait de la mémoire aux US,
09:53aujourd'hui,
09:53sa marge brute,
09:54c'est 80%.
09:55La dernière fois
09:56qu'ils ont connu
09:56ce niveau de marge brute,
09:57c'est en 2014,
09:58l'année suivante,
09:59ils sont passés
09:59en marge négative.
10:00C'est pour vous dire,
10:01l'ordre de grandeur,
10:02des swings absolument monumentaux.
10:04Donc STMicro,
10:05tant mieux,
10:06Infineon,
10:06tant mieux,
10:07mais ce n'est pas
10:07ce qui fait un écosystème.
10:08Bon,
10:09voilà,
10:09l'Europe en retard,
10:10on le savait bien sûr,
10:11et même si Laos en bourse
10:12est spectaculaire
10:13de ses acteurs
10:13de la tech européenne,
10:14mine de rien,
10:15sur le fond,
10:16fondamentalement,
10:16le retard est pour vous chronique.
10:17Heureusement,
10:18la BCE va relever ses taux
10:19mois de juin.
10:20Isabelle Schnabel,
10:21membre du directeur
10:22de la BCE,
10:22dit qu'elle devra
10:23à la BCE relever ses taux
10:24même si le conflit
10:24s'est arrêté en Iran.
10:28Enfin,
10:30je suis,
10:31les bras m'en tombent.
10:32Je pense qu'on a
10:34suffisamment
10:34de handicap en Europe
10:35pour ne pas en plus
10:36avoir à subir
10:38une banque centrale
10:39qui soit contre nous,
10:40contre l'activité.
10:40On est déjà surrégulés,
10:42surtaxés.
10:44Alors actuellement,
10:45aux US,
10:46on a mis de côté
10:47une baisse des taux,
10:48une hausse des taux
10:48est revenue sur la table.
10:49Maintenant,
10:49on revient sur un type
10:51de statu quo
10:52d'ici la fin de l'année.
10:53Mais il n'y a pas
10:54de pression inflationniste
10:55majeure en Europe,
10:56ni même aux US.
10:57Il y a des avancées
10:58du côté de Gen AI
10:59qui devraient pouvoir
11:00permettre
11:03une limitation
11:03à la hausse
11:04des salaires.
11:06Donc,
11:06objectivement,
11:07je ne vois pas
11:07la raison intrinsèque
11:08pour une hausse des taux
11:09violentes en Europe.
11:10Mais elle explique
11:10que les infrastructures
11:11ont été endoménagées
11:12au Moyen-Orient
11:13et que même si la guerre
11:14s'arrêtait comme ça
11:14du jour au lendemain,
11:15les prix continueraient
11:16d'infuser à la hausse
11:17dans de plus en plus
11:18de secteurs.
11:18Oui,
11:18mais les prix importés.
11:20Et en fait,
11:21en augmentant les taux
11:22en Europe,
11:23on ne va pas faire réduire.
11:25Ça serait un choc
11:26d'inflation
11:28généré par l'offre,
11:29pas par la demande.
11:30En augmentant ces taux,
11:33elle va contraindre
11:33la demande.
11:34Donc,
11:34c'est par l'équation
11:35quelque chose.
11:36Et on rappelle
11:36qu'elle appelle
11:37une hausse de taux
11:37qui aura sans doute lieu
11:38alors que Bruxelles
11:39vient d'abaisser
11:39sa prévision de croissance
11:40européenne cette année
11:41d'1,2% à seulement
11:420,9% de croissance.
11:43Voilà,
11:43on en est là.
11:44Merci beaucoup,
11:44Enric,
11:44de nous avoir accompagné.
11:45On a démarré par Ferrari,
11:46on a fini par la zone euro.
11:48Très belle,
11:48voilà.
11:48On aime bien les...
11:49Comme ça,
11:49on a ralenti un petit peu
11:50du coup.
11:52Enric Gastaldi
11:52pour Edmond Rothschild AM.
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