- il y a 2 heures
Jeudi 18 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Cécile Rap-Veber, directrice générale de la Sacem, Olivier Scalabre, directeur général du bureau de Paris du Boston Consulting Group, et Frédéric Simottel, Frédéric Simottel, éditorialiste tech BFM Business, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:12On va parler bien sûr de VivaTech, il y a le bilan pour VivaTech.
00:15Et puis une question comme ça, est-ce que la French Tech va survivre à l'après Macron ?
00:20Parce que vous savez qu'évidemment il y a une élection présidentielle en 2027
00:24et puis on regardera la nouvelle géopolitique de l'IA.
00:26Mon invité à 18h30 sera Olivier Escalabre, il est directeur général du bureau de Paris du Boston Consulting Group,
00:33un des grands spécialistes de l'IA, il sera avec Frédéric Simotel.
00:37Mais dans un instant à 18h, mon invité c'est la patronne de la SACEM, Cécile Rappweber.
00:41Vous savez, il y a une fête de la musique ce week-end, fête de la musique légèrement perturbée par
00:46la canicule.
00:47Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que la SACEM fait justement pour la fête de
00:51la musique ?
00:51Et puis on reviendra quand même là aussi sur l'IA, l'IA qui est une grande menace pour la
00:56création musicale.
00:58Mais pour l'instant, place au journal de Stéphanie Collot.
01:03Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:05Bonsoir Edwige.
01:05Et au lendemain, la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, place maintenant aux négociations.
01:11Des négociations de 60 jours qui débutent dès aujourd'hui selon J.D. Vance.
01:17Autour de la table, les Etats-Unis et l'Iran bien sûr, mais aussi le Pakistan, le Qatar et d
01:22'autres pays impliqués dans le conflit.
01:24Téhéran obtient la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger.
01:30La suspension des sanctions américaines sur la vente de son pétrole dès la mise en œuvre du protocole.
01:35Le démantèlement du programme nucléaire iranien sera, lui, discuté ultérieurement dans le cadre d'autres négociations.
01:42Aux Etats-Unis, le texte suscite de nombreuses critiques, même dans le camp républicain, car il apparaît comme trop favorable
01:49à l'Iran.
01:50Dans le détroit d'Hormuz, la prudence reste de mise et le trafic reprend timidement.
01:55Un navire français de GNL a franchi le passage aujourd'hui.
01:59C'est une première depuis le début de la guerre.
02:00Le métanier affrété par Qatar Energy se dirige vers le Pakistan un peu plus tôt.
02:06Trois superpétroliers battant pavillons saoudiens et transportant 6 millions de barils ont traversé le détroit.
02:13En tout cas, le prix du pétrole reflue nettement depuis la signature du protocole de paix.
02:18Le Brent et le WTI restent sous la barre des 80 dollars le baril.
02:22Aux Etats-Unis, le galon d'essence repasse sous les 4 dollars.
02:26En France, le gouvernement voit le bout de la crise.
02:28Serge Papin estime que la baisse des cours du pétrole va se répercuter à la pompe très vite.
02:33Pour le ministre du Commerce, on peut retrouver de la confiance et quitter l'attentisme.
02:38Après la France, l'Allemagne abaisse à son tour sa prévision de croissance pour 2027.
02:42Le PIB devrait progresser de 0,8% contre 1,2% initialement anticipé.
02:47C'est en raison de l'inflation qui devrait rester élevée.
02:50Pour cette année, la prévision reste inchangée.
02:53Grosse acquisition pour Accenture.
02:54Le cabinet de conseil prend une participation majoritaire dans la société de cybersécurité industrielle Dragos,
03:01ainsi que l'acquisition de deux autres entreprises.
03:04Le total de cette opération est évalué à un peu plus de 4 milliards de dollars.
03:08Et puis Eden Red, approché par un fonds d'investissement,
03:11le groupe qui commercialise les tickets restaurants a confirmé être l'objet d'intérêt,
03:15sans préjugé d'une quelconque issue.
03:17Selon la lettre, il s'agirait du fonds britannique BC Partners,
03:21celui qui a acquis BioGarant en début d'année.
03:23Le titre Eden Red bondit de 17% à la clôture ce soir.
03:27Et justement, les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:31Bonsoir Antoine.
03:32Bonsoir Stéphanie, bonsoir Etich.
03:33Bonsoir Antoine.
03:34Et le CAC terminant hausse ce soir ?
03:35Oui, une séance un petit peu particulière,
03:37parce que vous savez, il y a les échéances des contrats mensuels et trimestriels
03:41sur les options, les indices.
03:43Ça se passe en deux jours aujourd'hui,
03:45parce que c'est jour férié du côté de Wall Street demain.
03:48Donc tout a lieu cet après-midi.
03:50Et de notre côté, ce sera demain.
03:53Donc bref, tout ça est un petit peu technique, un petit peu compliqué,
03:55mais ça explique que les volumes ont été très élevés.
03:57Aujourd'hui, la Bourse de Paris à 7 milliards d'euros.
04:00Plus 0,44%, donc une bonne clôture pour le CAC 40 à 8467 points.
04:04Légère surperformance par rapport au Lerostock 50, qui lui, gagne 0,37%.
04:09En revanche, il y a un secteur qui a été attaqué,
04:11c'est celui des sociétés informatiques,
04:13avec le sillage des mauvaises prévisions d'accenture aux Etats-Unis.
04:17On a Capgemini, qui a perdu quand même pas loin de 9%, à 89 euros.
04:20Alten, moins 9.
04:22Carrefour, qui a perdu 6,2% à 15,43 euros,
04:25visé par une note très négative de JP Morgan,
04:28qui pense que le groupe va être acculé au profit-warning
04:30face à la dégradation de ses marchés.
04:32Donc une forte baisse pour Carrefour en clôture.
04:35En revanche, à Laos, on retrouve nos spécialistes de l'intelligence électrique,
04:38qui aura connu sans doute une semaine sans précédent.
04:42Le Grand gagne encore 5%, à 152,25 euros.
04:45Schneider Electric, plus 2,92 euros, à 291 euros.
04:48Et puis à noter, le luxe qui était bien orienté aussi.
04:51Et ça, c'est depuis le début de la semaine.
04:52Kering gagne 4,4%, 276,55 euros.
04:55Donc le CAC, plus 0,44, 8467 euros.
04:59Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:00Stéphanie Collot, que vous retrouvez pour son grand journal de l'écho,
05:0319h, 19h30.
05:04Mais tout de suite, c'est le début du 18-20,
05:06avec mon premier invité, Cécile Rapp-Weber,
05:09c'est la patronne de la SACEM.
05:11BFM Business et la Tribune présente
05:16Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
05:21Vous êtes bien dans le 18-19.
05:23Allez, on va quand même parler de la fête de la musique,
05:25même si la fête de la musique est perturbée par cette canicule.
05:29Bonsoir Cécile Rapp-Weber.
05:30Bonsoir.
05:31Merci d'être là.
05:32Si on parle de fête de musique, c'est parce que vous êtes patronne de la SACEM.
05:35La SACEM, c'est la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de la musique.
05:40C'est vous qui gérez une grande partie.
05:43Combien du reste, en pourcentage des droits d'auteurs ?
05:47Alors nous avons 250 000 membres directs,
05:49mais nous rémunérons 665 000 créateurs à travers le monde.
05:53Alors moi, ça j'avais les chiffres,
05:54mais ce que je voulais dire, c'est en pourcentage, ça représente quoi ?
05:56Comme je ne connais pas le total, vous avez une idée ?
05:58Par rapport à la musique mondiale ?
06:00Oui, et par rapport à la musique française.
06:02Restons simples, d'abord la musique française.
06:04Ah ben nous, on représente déjà 100% de la musique française.
06:06Tout à fait.
06:06Ah ben voilà, 100%, comme ça c'est dit.
06:08Et au niveau mondial, vous le savez, j'imagine...
06:10Alors on a la chance d'avoir des répertoires internationaux
06:13qui nous ont confié aussi la défense de leurs droits.
06:15Et je crois que nous sommes clairement le leader mondial aujourd'hui.
06:18D'accord, ok, oui.
06:20C'est dire si l'enjeu est important,
06:21parce que là on va parler de la fête de la musique,
06:23mais il y a quand même cet enjeu,
06:25cette menace de l'intelligence artificielle.
06:28On le voit bien, il y a maintenant,
06:29on entend de la musique qui n'est fait que par l'intelligence artificielle.
06:32On copie des voix.
06:34Donc ça veut dire, j'ai beaucoup de questions.
06:35Juste, la fête de la musique,
06:37c'est un moment qui va être perturbé,
06:39parce qu'il y a des villes, vous avez vu,
06:40qu'il y a des villes qui vont annuler leur fête de la musique,
06:43la décaler, comme Brève la Gaillarde.
06:45C'est un moment, la fête de la musique va être un peu gâchée ?
06:48Elle va être gâchée, mais d'un autre côté,
06:50il faut que ça reste une fête.
06:51Donc il est hors de question qu'il y ait des gens qui soient en danger.
06:53C'est vrai que de jouer sous la canicule,
06:55c'est dangereux aussi bien pour les artistes
06:56que pour le public qui peut être là.
06:58Donc c'est triste parce que c'est quand même la musique
07:00qui rassemble le plus de monde dans l'année
07:02et d'une façon vraiment joyeuse et festive.
07:04Donc, enfin bon, on est tous sumis aux aléas de la météo
07:09et ça permettra quand même, j'en suis sûre quand même,
07:12à certaines personnes d'arriver à faire la fête
07:14et écouter de la musique.
07:15Il y a plein d'endroits où ça va être climatisé
07:17et puis on se met à l'ombre,
07:18on se met à côté d'une rivière
07:20et on arrive quand même à jouer des morceaux
07:22et à chanter ensemble.
07:23Alors quand même, il faut dire que
07:25à l'Azacem, c'est un peu la terreur
07:28des bars, des hôteliers, des cafés
07:30parce qu'à chaque fois qu'ils font jouer de la musique,
07:35ça fait...
07:35Alors, on n'est pas la terreur,
07:37vous avez raison de le dire.
07:38En tout cas, ce qui est sûr et certain,
07:39c'est que le jour de la fête de la musique,
07:40tous les non-professionnels...
07:42Là, vous faites un effort quand même.
07:43Alors, quand on est non-professionnel,
07:45c'est pour tous les non-professionnels.
07:46Bien évidemment, si vous faites un concert,
07:49comme là, il va y avoir pendant trois jours
07:50Bruno Mars au Stade de France.
07:52On adore Bruno Mars,
07:53mais enfin, ce n'est pas la fête de la musique.
07:54On est d'accord, oui.
07:55Voilà.
07:55Mais en revanche, pour tous les non-professionnels,
07:58ils sont totalement exemptés, évidemment,
08:00de droits d'auteur.
08:00En tout cas, je voudrais vous dire
08:01qu'on est beaucoup plus partenaires,
08:03finalement, des diffuseurs de musique
08:04qu'une terreur parce que, finalement...
08:06Non, mais parce qu'à chaque fois
08:07qu'il passe un disque, hop,
08:08il faut...
08:10Ça déclenche la redevance.
08:12En tout cas, ça fait surtout venir du monde
08:14et faire danser les gens dans les cafés
08:16et les restaurants.
08:17Et donc, on a finalement beaucoup de partenaires.
08:19On a 600 000 clients aujourd'hui
08:21avec lesquels, pour 99,9%,
08:23ça se passe très bien.
08:25Justement, on va faire un point,
08:26sur la SACEM, c'est l'occasion,
08:28puisque vous êtes là,
08:30Cécile Weber,
08:31vous êtes le premier financeur
08:34de la musique,
08:35le premier financeur privé de la musique.
08:38Oui, on a investi 18 millions d'euros par an.
08:41Ça nous permet, justement,
08:42de financer une partie des 5 000 concerts
08:45qui sont joués par an.
08:48On accompagne plus de 200 festivals.
08:51On accompagne aussi plus de 200,
08:53300 salles par an,
08:56de toute esthétique,
08:57de tout genre,
08:58de toute taille.
08:59C'est ça qui est la force de la SACEM,
09:01c'est qu'elle représente
09:01toutes les esthétiques.
09:02Et ça va du classique contemporain
09:04à la French Touch,
09:05en passant évidemment par le pop,
09:07le rock,
09:07le métal,
09:09le rap.
09:10Et ça, on en est extrêmement fiers.
09:12Et d'autant plus dans des moments
09:14où il y a une contraction
09:15quand même assez forte,
09:16de façon budgétaire,
09:17au niveau des territoires.
09:19Et donc, on est là
09:20pour apporter notre soutien
09:22parce qu'effectivement,
09:23en ce moment,
09:23ça ne va pas très bien.
09:24Des territoires,
09:24vous allez dire par rapport
09:25aux festivals ?
09:27Par rapport aux festivals,
09:28de façon générale,
09:29vous avez des régions
09:30qui ont baissé les subventions,
09:31vous avez des départements
09:32qui sont plus en mal
09:35pour pouvoir financer correctement
09:37la musique.
09:38Et donc,
09:38on est devenu
09:40un partenaire stratégique
09:41obligatoire
09:42pour qu'il y ait
09:42un certain nombre
09:44de diffusions de musique
09:45qui soient encore possibles.
09:46Il y a des festivals
09:47qui, sans nous,
09:48ne pourraient plus exister.
09:49Il y a des salles
09:49qui fermeraient
09:50et il y a des concerts
09:51qui n'auraient pas lieu.
09:52Vous avez publié
09:55des résultats records
09:56l'année dernière.
09:58Donc, comment vous expliquez ça ?
10:00Ça veut dire que la musique
10:02est de plus en plus importante ?
10:03Comment vous expliquez
10:04cette dynamique ?
10:05Alors, la dynamique,
10:06en fait,
10:07on est allé la chercher
10:07d'une société
10:08qui était franco-française
10:11il y a 175 ans
10:13quand elle est née.
10:13même si nous avions
10:15la chance
10:15d'avoir très rapidement
10:16Verdi,
10:18Berlioz,
10:18Wagner,
10:19de grands créateurs étrangers
10:20qui sont venus
10:21nous confier
10:21la défense de leurs droits.
10:22Mais c'était toujours
10:23en France
10:24parce que finalement,
10:25les exploitations
10:25étaient très françaises.
10:26Vous alliez à l'Olympia,
10:27vous écoutiez Énergie
10:28et vous regardiez
10:29BFM TV.
10:31Aujourd'hui,
10:32on a des acteurs globaux.
10:34Ça a commencé par iTunes
10:35dans les années 2000.
10:37Et puis, bien évidemment,
10:38aujourd'hui,
10:38on est sur TikTok,
10:39on est sur Meta.
10:40Et donc là, ça sème.
10:40Ce qu'elle a fait,
10:41c'est qu'elle a décidé
10:42de conclure des accords
10:43mondiaux avec ses plateformes,
10:45avec ses géants,
10:45ses GAFAM.
10:46Et dorénavant,
10:4750% de nos revenus,
10:49c'est sur l'international
10:51et sur le numérique.
10:52Donc en fait,
10:52la croissance
10:53qu'on connaît
10:54ces dix dernières années
10:55vient uniquement
10:56de l'international
10:56et du numérique.
10:58Et vous,
10:58vous avez réussi
10:59à négocier
10:59avec ces plateformes ?
11:00Exactement.
11:01On est la première société
11:02au monde.
11:02Les médias,
11:03la presse,
11:05l'édition,
11:05c'est beaucoup plus compliqué.
11:06Alors, c'est plus compliqué.
11:07On n'est pas en train
11:08de parler d'IA
11:08puisque pour le moment,
11:09au niveau de l'IA,
11:10personne n'a réussi
11:11à négocier.
11:11Mais en revanche,
11:12ce qui est sûr et certain,
11:13c'est que la SACEM
11:13a été la première société
11:14au monde
11:15à négocier avec Meta
11:16pour de la culture.
11:17En l'occurrence,
11:18c'était la musique.
11:19Et bien évidemment,
11:19TikTok, YouTube,
11:21il n'y a pas un seul acteur
11:22du numérique
11:22avec lequel nous n'avons pas
11:24signé d'accord
11:24pour la diffusion
11:25de nos œuvres
11:26et de celles aussi
11:28d'artistes internationaux
11:29qui se sont dit
11:30la loi française
11:31est plus protectrice
11:32que n'importe quelle loi
11:34au monde
11:34pour les créateurs
11:35et donc on confie
11:36à la SACEM
11:37nos droits.
11:38C'est le cas d'Elton John,
11:39c'est le cas de Taylor Swift,
11:41c'est le cas de toute la K-pop,
11:42c'est le cas
11:42d'énormément de créateurs.
11:44Vous gérez les droits
11:46de Taylor Swift ?
11:47Tout à fait.
11:48Lorsque nous négocions
11:49Spotify ou YouTube,
11:51nous représentons
11:52les droits de Taylor Swift
11:53qui a exactement
11:54le même contrat
11:54que celui de Clara Luciani,
11:56par exemple.
11:57La différence,
11:58évidemment,
11:58se fait au nombre
11:59de streams ou de vues
12:01de leurs œuvres musicales.
12:03Comment le streaming
12:03a justement
12:04à complètement
12:05un peu modifié
12:08la rémunération
12:09des créateurs ?
12:10Alors,
12:10elle a modifié
12:12d'un côté
12:13de façon négative
12:15immédiatement
12:15puisque vous êtes
12:16plutôt dans un système
12:17de location
12:17plutôt que de vente.
12:19Avant,
12:19on avait un CD
12:20et on avait directement
12:21sa rémunération
12:22mais après,
12:23peu importe
12:23combien de fois
12:24vous écoutiez le CD,
12:25plus personne n'était rémunéré.
12:27Là,
12:27c'est différent.
12:27En fait,
12:28ce qu'il faut voir,
12:28c'est sur du long terme
12:30comment est-ce qu'avec
12:31le nombre d'écoutes
12:32vous arrivez à reconstituer
12:33finalement
12:33ce qui était initialement
12:34vos droits d'auteur
12:35par le CD.
12:36L'opportunité extraordinaire,
12:38c'est que du jour au lendemain,
12:39vous avez eu accès au monde.
12:40C'est-à-dire qu'énormément
12:41de créateurs
12:41qui,
12:42jusqu'à présent,
12:43ce n'était pas évident
12:44automatiquement
12:44de s'exporter,
12:45ont,
12:46avec des plateformes
12:47telles que YouTube,
12:48Spotify ou Deezer,
12:49accès directement
12:50à des milliards
12:51d'auditeurs
12:51et ça a permis
12:53de fortement augmenter
12:55l'export
12:56de nos créateurs français.
12:58Comment aujourd'hui
12:58évoluent les revenus
13:00des créateurs
13:01de musique
13:03et des auteurs ?
13:04Alors,
13:04aujourd'hui,
13:05on a trois poules
13:07principaux
13:08de revenus.
13:09Le premier,
13:11ça dépend un peu
13:11des typologies,
13:12mais c'est le streaming
13:13effectivement
13:14quand on analyse
13:14nos revenus
13:15et notamment
13:1640%
13:17que nous faisons
13:18à l'export
13:19pour certains
13:20répertoires français.
13:21Donc,
13:22on voit vraiment
13:22que cette ouverture
13:23sur l'international
13:25est importante.
13:26La sortie du Covid
13:27a donné un regain
13:29au live
13:29que nous n'aurions
13:30pas imaginé
13:31et donc les gens
13:32vont au concert,
13:33ils sont heureux,
13:33ils vont dans les festivals
13:34et ça,
13:35c'est très très fort.
13:36Et puis,
13:36vous avez toujours
13:37quand même
13:37les médias traditionnels
13:39qui restent très importants,
13:40d'autant plus
13:40qu'ils sont assez prescripteurs.
13:42On croit que
13:43les gens ne regardent plus
13:44la télé,
13:44n'écoutent plus la radio.
13:45Ça n'est pas vrai.
13:46Il y a encore
13:47plein de tubes
13:47qui se font grâce
13:48aux médias traditionnels.
13:49Tiens,
13:49paraît-il que Céline Dion
13:50va sortir un nouveau single ?
13:55Vendredi prochain.
13:55Justement,
13:56c'est vendredi prochain
13:57que les gens
13:58ont découvert
13:58à travers la SACEM,
14:00justement,
14:00votre site.
14:01Oui,
14:01tout à fait.
14:02Et vous confirmez ?
14:02Déjà parce qu'ils sont
14:04très professionnels.
14:05Renaud Robillaud et Icar
14:06sont les créateurs
14:08de la chanson.
14:09Elle est donc effectivement
14:10déjà déposée
14:10pour être protégée.
14:11Et puis,
14:12je crois que c'est
14:12le premier single
14:13d'un album à venir
14:14qui sera évidemment
14:15interprété lors
14:16des concerts
14:17qu'elle va donner
14:18à Paris.
14:20Pour vous,
14:21j'imagine,
14:21enfin pour elle,
14:23en premier lieu,
14:24et pour ceux
14:24qui organisent
14:25évidemment le concert,
14:26mais pour vous,
14:27quand vous avez
14:27des concerts comme ça
14:28à Céline Dion,
14:29j'imagine que derrière,
14:30tout le monde
14:31écoute Céline Dion,
14:32ça doit être
14:32le jackpot pour vous aussi.
14:33Alors, c'est pas le jackpot
14:34pour moi parce que nous...
14:36Non mais je le dis
14:37parce que très souvent
14:38on dit
14:38la Céline a de l'argent.
14:39La Céline,
14:40c'est une société
14:40qui n'a pas fait
14:41un euro de bénéfice
14:42en 175 ans
14:42parce qu'elle reverse
14:43tout l'argent
14:44à ses membres
14:44et aux créateurs
14:45étrangers qu'elle représente.
14:47Non mais c'est évident
14:48que quand on a,
14:51comme on a eu
14:51Taylor Swift d'ailleurs,
14:52il y a un an et demi
14:53qui est venu
14:54ou des artistes
14:55comme Céline Dion
14:56qui font quasiment
14:57une résidence
14:57dans une des plus grandes
14:59salles d'Europe,
15:00c'est évident
15:01que pour les créateurs,
15:01c'est une opportunité
15:02fantastique.
15:04Aujourd'hui,
15:05si on essaie...
15:05Alors d'abord,
15:06j'ai plein de questions
15:07à vous poser.
15:08Juste,
15:09quel est le type
15:11de musique
15:11le plus écouté aujourd'hui ?
15:12Alors sur le streaming,
15:14ça reste l'urbain
15:15mais très sincèrement
15:16et je ne parle pas
15:17de rap exprès
15:18parce que finalement,
15:20ce rap est devenu
15:21un peu de la nouvelle pop
15:23donc c'est quelque chose
15:25qui finalement,
15:25notamment quand on écoute
15:27Gims,
15:28c'est de 5 ans
15:29à 77 ans
15:30donc on est dans quelque chose
15:31qui est vraiment
15:32transgénérationnel
15:34mais je constate avec joie
15:35que la multiplication
15:37des abonnements
15:38fait aussi qu'il y a
15:39des gens un peu plus âgés
15:40qui écoutent des choses
15:40différentes de streaming
15:41et on a plus en plus
15:42de pop rock
15:43et de bac catalogue,
15:45des grands tubes
15:46qui sont de plus en plus
15:47écoutés sur les plateformes.
15:48La musique classique,
15:49ça représente quoi aujourd'hui ?
15:50C'est malheureusement
15:51extrêmement faible
15:52même si on a des services
15:53spécialisés
15:54un champion français
15:55Coboz
15:56qui mise énormément
15:57justement sur une très bonne
15:58qualité de son
15:59et justement sur ce type
16:00de répertoire
16:01et puis il y a aussi
16:01Apple Music classique
16:02et puis il y a un renouveau
16:04qu'on le veuille ou non
16:05je sais que je vais faire
16:06du mal à certaines personnes
16:07Sofiane Pamard
16:09qui va faire le Stade de France
16:10il y a des gens qui disent
16:11que ce n'est pas du classique
16:12moi j'estime que c'est
16:13une nouvelle forme
16:14de création classique
16:15contemporaine
16:16et il embarque avec lui
16:18des milliers
16:19et des milliers
16:20des centaines de milliers
16:21d'auditeurs
16:21qui n'avaient peut-être
16:23pas d'appétence
16:23initialement pour le classique
16:26Cécile Rappéber
16:27quand vous voyez
16:27que l'IA
16:29peut générer une chanson
16:30en quelques secondes
16:31dans le style
16:32d'un artiste existant
16:34ça veut dire
16:35que c'est quand même
16:35c'est une menace
16:36absolument gigantesque
16:38pour les auteurs
16:39et pour les...
16:40C'est une réalité en fait
16:41c'est même plus une menace
16:42puisqu'en fait
16:42vous l'avez vu
16:43Deezer notamment
16:44a fait un certain nombre
16:46Ça reste un peu expérimental
16:47encore aujourd'hui
16:48Enfin c'est quand même
16:49près de 50%
16:50des titres
16:50qui sont chargés
16:52sur la plateforme
16:53par jour
16:53qui sont de l'IA
16:54Alors la chance
16:56c'est qu'aujourd'hui
16:5750%
16:57Tout à fait
16:58Donc vous imaginez
16:59c'était 10%
17:00au début d'année
17:01on est là à 50%
17:02on attend donc
17:03qu'à la fin de l'année
17:04ça soit 90%
17:05Il y a une étude anglaise
17:06qui dit d'ailleurs
17:06que sur les plateformes
17:07de partage de contenu
17:09Meta, TikTok
17:1090% des contenus
17:11d'ici la fin de l'année
17:13devraient être
17:13des contenus IA
17:14La problématique
17:16c'est qu'en fait
17:16c'est la double peine
17:17Ces contenus n'existeraient pas
17:19s'ils n'avaient pas
17:20été entraînés
17:20sur les obres des créateurs
17:22et donc ils ont été
17:23spoliés en amont
17:25et en aval
17:26ils se retrouvent
17:26directement concurrencés
17:27par ces contenus
17:28et aujourd'hui
17:29il n'y a pas
17:30une seule plateforme d'IA
17:31qui accepte
17:32de rémunérer la création
17:34Et donc
17:35il y a un projet de loi
17:36en France
17:37Tout à fait
17:37une proposition de loi
17:38Une proposition de loi
17:39qui est proposée
17:41par Lord Arcos
17:43la sénatrice Lord Arcos
17:44Où est-ce que ça en est ?
17:45Qu'est-ce que ça contient ?
17:46Qu'est-ce qui...
17:47Alors on est parti
17:48d'un constat extrêmement simple
17:50Lors du sommet de l'IA
17:51organisé par Emmanuel Macron
17:52il y a plus d'un an et demi
17:53l'ensemble des plateformes
17:54sont venues
17:55et ont expliqué sur scène
17:56nous n'avons rien fait de mal
17:57nous avons uniquement
17:58aspiré tout ce qui était
18:00disponible publiquement
18:01Or
18:01la culture et la presse
18:02sont des données
18:03qui évidemment
18:04sont disponibles publiquement
18:05puisque le but
18:05c'est de toucher le public
18:06mais ça ne veut pas dire
18:07libre de droit
18:07donc on était vraiment
18:08dans une atteinte
18:09au droit d'auteur
18:11mais quand on leur a écrit
18:13en leur disant
18:13vous n'avez pas le droit
18:14d'utiliser
18:14on nous a dit
18:15circulez
18:15il n'y a rien à voir
18:16donc en fait
18:17on a parlé
18:18avec Lord Arcos
18:19et un certain nombre
18:20de sénateurs
18:20et on leur a dit
18:21mais en fait nous
18:21on ne peut pas prouver
18:23qu'ils ont aspiré
18:24nos oeuvres
18:24puisqu'ils n'ont
18:26jamais voulu ouvrir
18:27le capot
18:27ils ne veulent pas nous dire
18:28sur quoi elles se sont entraînées
18:29et ils nous disent
18:30circulez
18:30il n'y a rien à voir
18:31et donc
18:32on est parti du principe
18:33que comme ils avaient avoué
18:34qu'ils s'étaient entraînés
18:36sur nos oeuvres
18:36à partir du moment
18:38où des contenus
18:39sont issus
18:40de ces plateformes
18:40par exemple de Suno
18:41qui est une plateforme américaine
18:43spécialisée en musique
18:44s'il y a
18:45des ressemblances
18:46très fortes
18:47avec des titres
18:48préexistants
18:49il y a présomption
18:50qu'ils se sont entraînés
18:52sur ces titres préexistants
18:53et dans ces cas-là
18:54on les contacte
18:55on se met autour de la table
18:56et on fait des licences
18:57le but
18:58c'est de créer
18:58un marché des licences
19:00exactement comme on l'a fait
19:01avec Youtube
19:02avec Meta
19:02et avec TikTok
19:04ces dernières années
19:05et encore avant
19:06avec Spotify et Deezer
19:07mais quelle est la faisabilité
19:09la crédibilité
19:10vous voyez
19:10de quelle force
19:13disposez-vous
19:13pour négocier
19:14on a besoin de cette loi
19:15justement
19:16et le problème
19:17la loi va changer
19:18vous voyez Donald Trump
19:19qui est déjà en train
19:20de nous menacer
19:21de 100% de droits de douane
19:22parce que justement
19:23il y a une taxe
19:24c'est pas une taxe
19:26alors c'est ça
19:26qui est très important
19:27on ne taxe personne
19:28on fait des licences
19:29sur du contenu
19:30non ça revient pas au même
19:31je vous donne un exemple
19:32il y a en 2019
19:33quand il y a eu la directive
19:34droit d'auteur
19:35droit voisin
19:35qui forçait justement
19:37Youtube et Meta
19:38à payer les droits d'auteur
19:39alors on avait tout le monde
19:40tout Meta et Youtube
19:41par terre
19:42en train de hurler
19:43en disant
19:43c'est la mort de Youtube
19:44c'est la mort d'Internet
19:45ils ont signé
19:46après la directive
19:47avec tout le monde
19:48et ils ont multiplié
19:49par 10 leurs revenus
19:50aujourd'hui
19:51sous nos
19:51la valorisation
19:52c'est 5 milliards
19:53de dollars
19:55alors bien évidemment
19:56on a eu le droit
19:57à énormément de lobbying
19:59contre notre proposition de loi
20:00en nous disant qu'on allait tuer
20:01le soldat Mistral
20:03mais le soldat Mistral
20:04il a besoin de presse
20:05il a besoin
20:07de livres scientifiques
20:08mais c'est la seule chose
20:09il ne fait pas de musique
20:09il ne fait pas d'audiovisuel
20:10donc il est déjà en négociation
20:12avec la presse
20:13pourquoi ça va tuer
20:14le soldat Mistral ?
20:15parce que c'était
20:16la façon de faire du lobbying
20:17pour
20:19si vous voulez
20:20tuer cette proposition de loi
20:21cette proposition de loi
20:22qui a été adoptée
20:23à l'unanimité au Sénat
20:24et qui s'est retrouvée
20:25quand il a fallu
20:26en débattre
20:27à l'Assemblée Nationale
20:28avec 110 amendements
20:30pour empêcher
20:31même le débat démocratique
20:32en fait ce que je trouve
20:33vraiment
20:35très difficile
20:35dans ce débat
20:36c'est qu'on essaye
20:37d'opposer
20:37innovation à culture
20:39alors que depuis
20:39que le monde existe
20:41les créateurs
20:42ont été capables
20:42de s'adapter
20:43à l'innovation
20:43et l'ont même utilisé
20:45je veux dire
20:45on a Pierre-Henri
20:47on a Jean-Michel Jarre
20:48et on a la French Touch
20:49et les Daft Punk
20:50pour le prouver
20:50et encore
20:51j'ai envie de vous dire
20:52ça fait 20 siècles
20:52que c'est comme ça
20:53et que la création
20:54s'est adaptée
20:55donc je ne veux pas
20:56qu'on nous oppose
20:56en revanche
20:57il est hors de question
20:58que la souveraineté numérique
21:00se fasse au détriment
21:01de la souveraineté culturelle
21:02on veut que les deux
21:03aient une relation vertueuse
21:04et que chacune
21:05grandisse
21:06en même temps que l'autre
21:07donc on a
21:09la capacité en France
21:10d'avoir quand même
21:12un tissu culturel
21:13qui est exceptionnel
21:14troisième puissance culturelle mondiale
21:16100 milliards de revenus
21:17qui sont créés par an
21:181 million d'emplois
21:20c'est quand même
21:21très très compliqué
21:22de voir
21:23à quel point
21:24notamment la majorité présidentielle
21:25puisque tous les amendements
21:26viennent de la majorité présidentielle
21:29se sont abattus sur nous
21:30et avec un silence
21:32total
21:33de notre ministre de la culture
21:34que nous ne comprenons pas
21:35puisque la ministre de la culture
21:36son nom
21:37c'est culture
21:39ministre de la culture
21:40et on ne comprend pas
21:41elle est totalement absente
21:43on ne sait pas du tout
21:44ce qui se passe
21:45c'est un peu étrange non ?
21:47ben oui
21:48ça va pas dans le sens
21:49de la French Tech
21:50c'est ça ?
21:51oui c'est peut-être ça
21:52peut-être qu'aujourd'hui
21:54on préfère
21:55c'est plus sexy
21:56d'être dans la tech
21:57mais aujourd'hui
21:58que je sache
22:00les personnes que nous combattons
22:01elles sont plutôt chinoises
22:02et américaines
22:03donc en fait
22:04aujourd'hui
22:04moi je veux bien
22:05qu'on privilégie la tech française
22:06mais notre tech
22:07concerne les IA spécialisés
22:09en contenu culturel
22:10et ça n'est absolument pas le cas
22:12ni de Mistral
22:13ni de Ami Labs
22:15qui n'a sorti pour l'instant
22:16aucun produit
22:16et qui a priori
22:17ne se dirige pas du tout
22:18sur ce type de service
22:19lorsqu'on voit quand même
22:21là il y a quelques chiffres
22:22qu'on a pu voir défiler
22:23pour ceux qui nous regardent
22:23à la télévision
22:24c'est 97%
22:26des auditeurs
22:27ne parviennent pas
22:28à faire la distinction
22:29entre les morceaux
22:30qui sont créés par l'IA
22:31et ceux qui sont composés
22:33par des êtres humains
22:33c'est normal
22:34puisqu'en fait
22:34ils ont tout aspiré
22:35et qu'en fait
22:36ils refabriquent
22:37à partir
22:38de ce qu'ils ont aspiré
22:39des nouveaux morceaux
22:41donc finalement
22:42vous arrivez facilement
22:43à faire des pâles copies
22:45quand vous avez
22:46absorbé quelque chose
22:47qui est de qualité
22:48vous arrivez
22:49à faire de pâles copies
22:50mais en tout cas
22:51est-ce qu'il y a une différence
22:52entre les plateformes françaises
22:53comme Deezer
22:55ou une plateforme
22:56plus internationale
22:58comme Spotify
22:58alors aujourd'hui
22:59il y a une différence
23:00entre les deux
23:01sur la façon
23:02dont elles taguent
23:03d'une certaine façon
23:03elles identifient
23:04ces fameux contenus
23:06puisque Deezer
23:07a fait le choix
23:07d'à chaque fois
23:08qu'il arrive à identifier
23:09que c'est un contenu
23:10IA
23:11de le dire
23:13à son audience
23:15alors que Spotify
23:16lui a fait un autre choix
23:17il a décidé
23:18de taguer
23:18les artistes réels
23:19c'est-à-dire que
23:20vous voyez
23:20ils sont tous les deux
23:22sur un autre domaine
23:24mais d'une certaine façon
23:25un peu toutes les plateformes
23:26de streaming
23:27ont compris
23:27que les clients
23:30les consommateurs
23:30de streaming
23:31voulaient être informés
23:33de la nature
23:34des titres
23:35qu'ils écoutaient
23:35Juste les entreprises
23:37d'IA
23:37elles affirment
23:38avoir besoin
23:38d'accéder à des volumes
23:39massifs
23:40de contenus
23:41pour innover
23:42alors elles disent
23:44la question c'est justement
23:45où est la frontière
23:46entre une innovation
23:47technologique
23:48et le respect
23:48du droit d'auteur
23:49Mais il n'y a même pas
23:50de question
23:50à partir du moment
23:51où elles ont besoin
23:53de puces
23:53elles ont besoin
23:54d'électricité
23:55elles ont besoin
23:55d'ingénieurs
23:56ils sont tous payés
23:57la seule matière première
23:59dont elles ont un besoin
24:01indispensable
24:01c'est effectivement
24:03la culture et la presse
24:04et ça devrait être
24:05la seule matière première
24:06qui ne serait pas rémunérée
24:07ça n'a aucun sens
24:08Moi ce que je ne comprends pas
24:09c'est que vous avez
24:09vous avez dit
24:10Taylor Swift
24:10ça c'est le côté international
24:12un peu
24:12mais vous avez
24:13tous les éditeurs
24:16les chanteurs
24:18français par exemple
24:19le plus grand nom
24:19mais dans le monde
24:20ils ne sont pas venus
24:21en appui
24:21mais complètement
24:2295 organisations culturelles
24:24et de presse
24:25sont venues
24:27alors je vais vous dire
24:28c'est rare d'avoir un texte
24:30qui fait à ce point là
24:31l'unanimité
24:31un texte qui je le rappelle
24:33est uniquement une présomption civile
24:34qui peut être inversée
24:36par tout moyen
24:36on parle vraiment
24:37d'un système probatoire
24:38qui nous permet juste
24:40de rétablir
24:41le déséquilibre
24:42absolu qu'il y a
24:43entre des petits créateurs
24:44et des géants
24:45de la tech américain
24:46et chinois
24:46aujourd'hui
24:47on a évidemment
24:48tout le cinéma
24:49toute la presse
24:50tous les arts visuels
24:51tous les livres
24:52toute la musique
24:53on est tous ensemble
24:54et je ne vais pas vous faire
24:54toutes les verticales
24:55de la culture
24:56on est tous ensemble
24:57derrière en soutien de ce texte
24:59mais encore faut-il
24:59qu'il puisse être présenté
25:00devant l'Assemblée Nationale
25:01et aujourd'hui
25:02ce qu'on a fait
25:03systématiquement
25:04c'est de l'obstruction même
25:05à la présentation du texte
25:07de la part du gouvernement
25:08enfin en tous les cas
25:09de la majorité
25:09de la majorité
25:10oui c'est quand même
25:11un peu sidérant
25:12et donc aucun contact
25:13enfin aucun retour
25:15de la part de la ministre
25:16de la Culture
25:16Catherine Péga
25:17aucun
25:18déroutant quand même
25:20dans 5 ans cela dit
25:21est-ce que vous imaginez
25:23vous ça fait 5 ans
25:24que vous êtes là
25:24donc les 5 prochaines années
25:25est-ce que vous imaginez
25:27que l'Assemblée Nationale
25:28perçoive des revenus
25:29significatifs
25:29justement
25:31directement
25:31auprès de ces entreprises
25:33j'en suis convaincue
25:33j'en suis convaincue
25:35parce que
25:36c'est exactement
25:36ce que vous disiez
25:37tout à l'heure
25:38enfin il y a
25:3910 ans
25:42les revenus
25:42autour du numérique
25:44étaient autour
25:44de 25 millions
25:45aujourd'hui
25:46on est à plus
25:47de 800 millions d'euros
25:48en 10 ans
25:49donc vous voyez bien
25:50que d'ici 5 ans
25:51je ne dis pas
25:52que l'IA
25:52va devenir
25:53la source principale
25:54et je n'espère pas
25:55d'ailleurs
25:55parce que j'espère
25:56que les créateurs
25:57vont réussir à vivre
25:58de l'exploitation
25:59de leurs oeuvres originales
26:00directement par les lives
26:02ou par l'écoute
26:02par le public
26:03mais en revanche
26:04je suis convaincue
26:05un peu comme
26:06la copie privée aussi
26:07a permis
26:08de pouvoir être
26:09une source supplémentaire
26:10je pense que
26:11le droit d'auteur
26:12vous savez
26:12c'est souvent
26:12ce que je dis
26:13c'est des petits ruisseaux
26:14il n'y a pas qu'une seule
26:15source de droit
26:16qui permet de vivre
26:17à des créateurs
26:17et donc ça fera
26:19partie d'une source
26:20supplémentaire
26:21mais moi je suis convaincue
26:22nous y sommes parvenus
26:23alors qu'on nous expliquait
26:24que ça n'arriverait jamais
26:25YouTube mondial
26:26méta mondial
26:27TikTok
26:28tous les acteurs
26:29que je vous ai
26:29tout à l'heure cités
26:30je ne vois pas pourquoi
26:31est-ce qu'on n'arriverait
26:32pas à le faire en lien
26:32nous on est des deal makers
26:34la CSM
26:35elle a toujours été capable
26:36de s'adapter
26:37aux nouvelles technologies
26:39et donc je ne vois pas
26:39pourquoi celle-ci
26:40ça serait différent
26:43aujourd'hui on dit
26:44que les auteurs
26:46les chanteurs
26:47ils ne vivent plus
26:48en fait de la vente
26:49soit de CD
26:50de streaming
26:51mais en fait pour eux
26:52aujourd'hui
26:53ce qui les rémunère le plus
26:55ce sont les concerts
26:56c'est les tournées
26:57oui je pense qu'en fait
26:58ça dépend des créateurs
26:59moi je vois les droits
27:01d'auteur de certains
27:01qui sont extrêmement
27:02écoutés sur les plateformes
27:04de streaming
27:04et c'est aussi
27:05une source conséquente
27:06mais c'est vrai
27:07que l'appétence du public
27:08aujourd'hui
27:09pour les concerts
27:10fait que c'est une source
27:12en tout cas il y a quelque chose
27:13qui est sûr et certain
27:14arriver à émerger
27:15dans une plateforme
27:16où aujourd'hui
27:16il y a déjà 150 millions
27:18de titres
27:18avant même
27:19que je parle
27:20de tous les titres il y a
27:21arriver à émerger
27:22sur ce type de plafond
27:23quand vous êtes un jeune artiste
27:24c'est très compliqué
27:25arriver à d'un seul coup
27:26créer un lien
27:28avec un public
27:29dans des petites salles
27:30de concerts
27:30c'est fantastique
27:32on arrive à beaucoup plus
27:33donc le live
27:34je pense que dans une carrière
27:35c'est quelque chose
27:36qui est indispensable
27:37maintenant vous avez
27:38beaucoup de créateurs aussi
27:40qui sont par exemple
27:40les créateurs de musique
27:41à l'image
27:42où ils n'ont pas
27:42automatiquement de live
27:43donc il faut qu'ils aient
27:44des diffusions
27:45et aujourd'hui
27:45il y a les plateformes
27:46de streaming vidéo
27:47il y a les plateformes
27:48YouTube
27:49donc je pense que
27:50chaque média
27:52chaque médium
27:53d'une certaine façon
27:54est très important
27:55pour la découvrabilité
27:56et pour finalement
27:57permettre de développer
27:59des carrières
28:00est-ce que vous avez vu
28:01depuis la pluie
28:02d'accusations
28:03qui sont tombées sur lui
28:05est-ce que vous avez vu
28:05effectivement
28:06à la SACEM
28:08une baisse considérable
28:10des rémunérations
28:12des chansons
28:12de Patrick Bruel
28:13alors je ne monitore pas
28:15ce type d'informations
28:16du tout
28:17je ne peux absolument pas vous dire
28:18il a été déréférencé
28:21de beaucoup de radio
28:22etc
28:23je ne vais pas
28:24demander si on voyait
28:24alors je suis vraiment
28:25d'une sincérité absolue
28:27on a 250 000 membres
28:28et je ne peux pas surveiller
28:29les revenus
28:31non mais parce que
28:31voilà c'est dans l'actualité
28:32vous n'avez pas le chiffre
28:35je n'ai pas eu
28:36même l'idée
28:36de regarder
28:40aujourd'hui
28:40les jeunes artistes
28:41qu'est-ce qu'on peut faire
28:42pour les promouvoir
28:43les promouvoir
28:44il faut qu'ils aient
28:44la possibilité
28:45de pouvoir se produire
28:46déjà
28:47c'est pour ça que je reviens
28:48aussi sur
28:49les subventions
28:50dans les territoires
28:51parce que
28:52les jeunes artistes
28:53ils ne sont pas tous
28:53à Paris-Intramuros
28:55ils sont à travers
28:56tout le territoire
28:57en ce et compris
28:58aussi les territoires
28:59d'outre-mer
29:00et on a besoin
29:01d'avoir des petites salles
29:02qui sont capables
29:03de les accueillir
29:04pour se développer
29:06et puis aussi
29:06le streaming
29:07pour arriver
29:08à les mettre en avant
29:09et ça c'est plus compliqué
29:10parce que les algorithmes
29:11ne sont pas automatiquement
29:13favorables à l'émergence
29:14Merci beaucoup
29:15Cécile Rabebert
29:15d'avoir été avec nous
29:16directrice générale
29:17de la SACEM
29:18j'ai envie de dire
29:19quand même
29:19bonne fête de la musique
29:20et puis nous
29:20on va continuer
29:21à parler d'IA
29:22avec Olivier Scalabre
29:23qui est directeur
29:24du bureau de Paris
29:24et du BCG
29:25à tout de suite
29:26BFM Business
29:27et la Tribune
29:28présente
29:31le 18-19
29:32d'Edwis Chevrillon
29:35Vous êtes bien
29:36dans le 18-19
29:37mon invité
29:38c'est Olivier Scalabre
29:39il est directeur général
29:40du bureau parisien
29:41du BCG
29:42le BCG
29:43c'est un des plus grands
29:43cabinets de conseil
29:44bien sûr
29:44c'est le Boston Consulting Group
29:46bonsoir Olivier Scalabre
29:47on va parler d'IA
29:48du Vivatech
29:49vous en sortez
29:50on va parler de géopolitique
29:51de l'IA
29:52et puis à mes côtés
29:53lui aussi
29:53il revient tout juste
29:54de Vivatech
29:55Frédéric Simotel
29:56bonsoir Frédéric
29:57bonsoir Olivier
29:57justement ma première question
29:59avant de parler
29:59de géopolitique de l'IA
30:00parce que c'est vrai
30:01que c'est en train
30:02de s'introduire
30:02vraiment pour les entreprises
30:04c'est devenu
30:05très significatif
30:07quel bilan
30:07vous tirez de Vivatech ?
30:09c'est le moment
30:11où les entreprises
30:13et les directeurs
30:14et les directions générales
30:15se saisissent du sujet
30:17à l'échelle
30:17ah bon ?
30:18clairement aujourd'hui
30:19il faut Vivatech pour ça
30:20ça correspond
30:22ça correspond à ce moment là
30:24parce que
30:25parce qu'en fait
30:25quand on regarde
30:26aujourd'hui
30:27il y a
30:2875% des PDG
30:29qui disent
30:30c'est moi qui suis à la manœuvre
30:31pour déployer
30:32pour la stratégie IA
30:33c'est moi qui vais
30:34dépenser de l'argent
30:35ils dépensent beaucoup
30:35ils dépensent entre 1 et 2%
30:37de leur chiffre d'affaires
30:38sur l'IA
30:39c'est le plus gros poste
30:40d'investissement de loin
30:42et il y en a la moitié
30:43qui disent
30:43ça sert à rien
30:44non
30:45non pardon
30:46qui disent
30:47mon avenir personnel
30:49dépend
30:50du succès
30:51de ma stratégie IA
30:52c'est-à-dire
30:52je vais être reconduit
30:53ou pas
30:54dans mon job
30:55si jamais je réussis l'IA
30:56donc c'est devenu
30:57j'ai une stratégie IA
30:58et même si elle n'est pas bonne
30:59mais j'ai une stratégie IA
31:00vous voyez ce que je veux dire
31:01il y a un côté
31:03effet
31:04effet d'annonce
31:05mais justement
31:05là en fait
31:06on est dans un moment
31:06où
31:07et c'est exactement
31:08ce sujet-là
31:08qui se passe
31:09c'est qu'on est dans
31:10une forme de paradoxe
31:11sur lequel
31:12la technologie est là
31:13les gains de productivité
31:14sont gigantesques
31:16et c'est prouvé
31:18avec l'IA
31:20prédictive
31:21générative
31:22agentique
31:22on a aujourd'hui
31:23des gains monumentaux
31:24alors on va revenir
31:25on va revenir évidemment
31:26sur l'IA
31:26et notamment
31:27avec Frédéric
31:28mais
31:29Vivatec
31:30vous avez été
31:31vous êtes évidemment
31:32incontournable là-bas
31:33qu'est-ce que vous en avez
31:35retiré ?
31:37plusieurs choses
31:38d'une part
31:39on en parlait
31:40beaucoup de représentation
31:41internationale
31:42le sujet de la géopolitique
31:43qui est au coeur
31:44des débats
31:46et une préoccupation
31:48qui commence à intervenir
31:50de façon assez forte
31:50c'est le rôle de l'IA
31:51avec l'humain
31:54l'impact sur les emplois
31:56et puis l'impact sur
31:59sur le
32:01sur l'éthique
32:02on va dire
32:02globalement
32:03sont apparus
32:04comme des thèmes importants
32:05Frédéric
32:06vous suivez ça
32:07ça fait 10 ans
32:08Vivatec
32:11la première chose
32:11c'est que
32:12tout le monde est là
32:13tous les grands groupes
32:14sont là
32:14et quand je dis
32:15tout le monde est là
32:15tous les grands dirigeants
32:17alors qu'ils soient
32:18les présidents
32:19ou leurs chefs
32:21et officeurs
32:22ils sont tous là
32:23ils sont tous en
32:24voilà
32:24donc c'est quand même
32:25un vaste
32:26donc ça vaut le coup
32:27oui ça vaut le coup
32:28parce que c'est un vaste
32:28réseau de networking
32:29après pour moi
32:30il y a un mot clé
32:31qui est beaucoup ressorti
32:31cette année
32:32c'est la souveraineté
32:33alors on met beaucoup
32:34de choses et la souveraineté
32:34mais là
32:35ce qui s'est passé
32:36vous savez
32:36il y a quelques jours
32:37aux Etats-Unis
32:38avec le gouverneur américain
32:40qui a dit
32:40en tropique
32:42on stoppe
32:43donc ce kill switch
32:44comme on dit
32:45dans l'expression
32:47commune aujourd'hui
32:48ça ça réveille un peu
32:49tout le monde
32:49c'est vrai que la souveraineté
32:50on sait oui c'est bien
32:51on voit un peu tout ce qui se passe
32:52avec Trump
32:53avec les chinois
32:53donc il faut qu'on se concentre
32:54davantage sur les solutions
32:56européennes
32:56mais on y allait
32:58moyennement
32:58là on sent vraiment
32:59que tout le monde
33:00se pose vraiment
33:00cette question
33:01de la souveraineté
33:01et on verra comment
33:03justement on peut éviter
33:04le pire
33:05Olivier Scala
33:06tiens une petite question
33:07comme ça au détour
33:08il y avait Emmanuel Macron
33:09là tout à l'heure
33:09avec le Premier ministre indien
33:11maudit
33:12qui a fait son tour
33:14c'était les meutes
33:15quoi ?
33:16c'était carrément les meutes
33:17c'était les meutes
33:18vraiment
33:19voilà
33:20ça merci
33:21ça fait lien
33:22avec ma question
33:22la French Tech
33:23est-ce que ça va survivre
33:25à Macron
33:26à l'après Macron
33:27est-ce qu'il y aura toujours
33:28Vivatech et la French Tech
33:29vous pensez ?
33:31je pense en tout cas
33:31dans le domaine de l'IA
33:33dans le domaine de la défense
33:34dans plein de domaines
33:35aujourd'hui
33:37les entreprises
33:38se sont développées
33:39de façon très forte
33:40et je pense qu'elles ont passé
33:41un cap
33:43donc oui
33:43je pense que ça va survivre
33:44très largement
33:46à l'ère Macron
33:47oui
33:48d'accord
33:48donc vous pensez que
33:50c'était pas qu'un phénomène
33:51de mode
33:51et surtout
33:53c'est que
33:53le président Macron
33:54va partir
33:56et que la French Tech
33:58s'est suffisamment développée
33:59pour que ça soit
34:00vraiment incontournable
34:01heureusement vous me direz
34:03mais bon
34:03après dans le monde
34:05dans lequel on vit aujourd'hui
34:07les écarts de valorisation
34:08les écarts de financement
34:09l'accès au capital
34:10c'est gigantesque
34:11aujourd'hui Mistral
34:11c'est l'alternative européenne
34:13on va sans doute en parler
34:15c'est valorisé 14 milliards
34:17c'est beaucoup
34:181000 milliards en tropique
34:20ou 900 et quelques
34:20donc on a des écarts de valorisation
34:22qui sont énormes
34:23l'IA on investit en Europe
34:25800 milliards
34:27dans les data centers
34:28pour entraîner les IA
34:30et baisser le coût des tokens
34:33c'est 4 fois moins
34:34en 4 fois plus de temps
34:35que ce que font les Etats-Unis
34:36donc on a
34:37oui la French Tech
34:38va survivre à l'ère Macron
34:40mais on reste des nains
34:41dans un domaine
34:43qui est dominé
34:45par les Etats-Unis
34:46d'un côté
34:47et les Chinois de l'autre
34:48oui quand on voit
34:49les investissements
34:49ils sont passés
34:50on était à 2 milliards
34:51dans la French Tech
34:53c'était 2 milliards
34:53un peu plus de 2 milliards
34:54d'investissements
34:55en 2016
34:56lors de la première édition
34:56on est à entre 7,5
34:58à 7,7,5 milliards
35:00aujourd'hui d'investissements
35:01donc on voit
35:02c'est pas
35:02quand on parle
35:03au niveau français
35:03oui pardon
35:04au niveau français
35:05par contre
35:06ce qui est positif
35:07c'est qu'on voit
35:07moi c'est quelque chose
35:08qui m'a frappé
35:09c'était déjà un peu
35:10le cas l'année dernière
35:10ça l'est un peu plus cette année
35:11le début de Viva Tech
35:13il y a 10 ans
35:13c'était un grand groupe
35:14EDF, Total, Carrefour
35:16avec autour
35:18des start-up
35:18qui soutenaient
35:19et aujourd'hui
35:20les grands groupes
35:21ils sont là
35:21je prends l'exemple de LVMH
35:22LVMH
35:23c'est LVMH
35:23c'est Marc, Guerlain
35:24et les start-up
35:25n'apparaissent plus
35:26elles sont totalement intégrées
35:27ça c'est quelque chose de nouveau
35:28on voit que
35:28les grands groupes
35:29ça y est
35:29considèrent les start-up
35:30comme faisant partie
35:31un peu de leur
35:32sur cette partie technologique
35:35font partie maintenant
35:35de leur stratégie
35:37de croissance
35:37autour de l'IA
35:38autour des technologies
35:39et ça c'est un signal
35:41enfin c'est un signe
35:42c'est quelque chose
35:42qui m'a assez marqué
35:43cette année
35:44alors je parlais de LVMH
35:45mais c'est la même chose
35:46à la poste
35:47tous ces grands stands
35:49se ressemblaient
35:49Justement ça fait le lien
35:50Olivier Scalabre
35:51comment aujourd'hui
35:53les CEOs
35:54en fait
35:56ont complètement
35:58adopté
35:58et j'ai envie de dire
35:59ils ont pris
36:01directement
36:03la responsabilité
36:04de la mise en place
36:05de l'intelligence artificielle
36:06c'est plus relégué
36:07justement
36:08au CTO quoi
36:09Non
36:09c'est devenu
36:10c'est eux
36:11en fait
36:11eux c'est les chief
36:13AI officers
36:14ce sont les CIO eux-mêmes
36:1575% d'entre eux
36:17nous disent
36:17c'est moi qui suis à la manette
36:18pour faire les investissements
36:20lundi
36:20moi j'étais
36:22avec l'un d'entre eux
36:23on a passé deux heures
36:24à discuter
36:24stratégie AI
36:25ils sont là
36:26pour faire des gros paris
36:27et déployer
36:28beaucoup d'argent
36:29sur peu de domaines
36:30pour avoir de l'impact
36:31mais
36:32on est encore
36:33dans une phase
36:34où
36:34c'est ce que je vous disais
36:35tout à l'heure
36:36en fait
36:36on est dans un espèce
36:37de paradoxe
36:38sur lequel
36:39beaucoup ont mis
36:39de l'argent sur la table
36:41et peu ont réussi
36:42finalement
36:43à avoir un retour
36:43sur l'investissement
36:45et alors
36:45du coup ça a de quoi
36:46remettre en cause
36:47une telle décision
36:48non ?
36:49non parce qu'en fait
36:50les promesses de la technologie
36:51et de la productivité
36:52sont là
36:53dans le domaine
36:54et c'est d'ailleurs
36:55un des enseignements aussi
36:56je pense
36:57de Vivatech
36:58c'est qu'on parlait
36:59beaucoup d'écoles blancs
37:00sur lesquelles
37:00les gains de productivité
37:01sont gigantesques
37:03on parle par exemple
37:04de l'ingénierie logicielle
37:06en fait
37:06les agents
37:07sont capables
37:07de faire en une journée
37:09ce que l'humain
37:10faisait en une semaine
37:11quand on met là
37:11le compteur de productivité
37:12leur journée
37:13elle dure 38 heures
37:14aux agents
37:14en termes de production
37:16de code
37:17mais c'est aussi
37:18en train d'arriver
37:19dans le monde physique
37:20on parle de physical AI
37:21on parle des world models
37:23notamment
37:24et donc en fait
37:25on est à l'aune
37:26d'une nouvelle vague
37:27de robotique avancée
37:29qui est en train d'arriver
37:30et qui va être
37:31assez massive
37:32et aujourd'hui
37:32quand on regarde
37:33ce qui se passe en Chine
37:34et ce qui va
37:35j'espère en tout cas
37:36arriver vite en Europe
37:38il y a 50% des jobs
37:40industriels
37:41pardon
37:42il y a 50%
37:44des jobs industriels
37:44qui vont être automatisés
37:47en plus de ceux
37:48qui le sont déjà
37:49donc en fait
37:49on va faire 1,5 fois
37:50ça a l'air de vous réjouir
37:51ça fait beaucoup de gens
37:52au chômage non ?
37:53non parce que
37:54on va le voir
37:55on a besoin de productivité
37:56on a besoin de croissance
37:57la démographie
37:58ne nous aide pas
37:58vous avez vu
37:59qu'on est quand même
37:59dans un déclin
38:02dans un déclin démographique
38:04et en fait
38:04la croissance
38:05c'est quoi ?
38:05c'est le nombre
38:07de personnes
38:08le capital déployé
38:09et sa productivité
38:10et nous aujourd'hui
38:11on n'a pas de productivité
38:12on est flat
38:14et donc ce qu'il faut
38:15c'est un saut de productivité
38:17vous me direz
38:17il y a 2 millions de gens
38:18au chômage
38:19on peut leur faire
38:20des emplois non ?
38:21oui
38:22je ne sais pas
38:23je pousse le raisonnement
38:24en fait
38:24c'est assez intéressant
38:25parce qu'en fait
38:26on a fait une étude
38:28sur l'emploi justement
38:30et j'en ressors
38:31assez rassuré
38:32en fait
38:33on a fait
38:34une analyse
38:34je vous entends
38:35Olivier Scadab
38:36je ne suis pas absolument
38:36rassuré
38:37je vais vous le démontrer
38:40on a fait
38:42une étude
38:42qui montre
38:43qui met à la fois
38:43le potentiel de l'IA
38:45sur l'automatisation
38:46des jobs
38:46mais aussi la demande future
38:48de ces jobs là
38:49parce que si on parlait
38:50d'ingénierie logicielle
38:51il y a plein de demandes
38:51sur des ingénieurs logiciels
38:53donc de toute façon
38:54même si on fait
38:54des gains de productivité
38:55on va en trouver un boulot
38:55donc la mauvaise case
38:57de la matrice
38:57c'est beaucoup de gains
38:58de productivité
39:00et pas de demande future
39:01c'est ça qui fait
39:02que les jobs vont disparaître
39:03et ça aujourd'hui
39:04à l'échelle d'un pays
39:05alors on a fait ça
39:05sur les Etats-Unis
39:06c'est 15% des emplois
39:08donc il n'y a que 15%
39:09des emplois
39:10entre guillemets
39:10qui sont aujourd'hui
39:12réellement menacés
39:13par l'IA
39:13les autres
39:14c'est des métiers
39:15qui vont se déplacer
39:16c'est des compétences
39:18qui vont évoluer
39:18qui vont être en demande
39:20et qui vont
39:21et donc un besoin
39:23de se former à nouveau
39:25et c'est assez violent
39:26comme formation
39:27juste un exemple
39:28si vous me le permettez
39:29je parlais de l'ingénierie logicielle
39:34donc il y avait une équipe
39:35vous savez c'était une pizza team
39:37pourquoi est-ce qu'on appelle
39:38une pizza team
39:38parce qu'en fait l'équipe
39:39elle ne doit pas être plus grande
39:40que le nombre
39:41que quand on développe
39:42un produit logiciel
39:43que ceux qui sont là
39:44pour manger une pizza
39:46donc là maintenant
39:46et donc dedans
39:47il y a quelqu'un
39:48qui fait l'expérience utilisateur
39:50quelqu'un qui fait
39:51le développement logiciel
39:51quelqu'un qui fait
39:52l'assurance qualité
39:53donc là maintenant
39:54c'est des agents
39:55qui font ça
39:56et donc la pizza team
39:57c'est une équipe d'agents
39:59les rôles sont exactement
40:01agentifiés
40:02qu'est-ce qui se passe
40:03en revanche
40:03c'est qu'on a
40:04ces agents
40:05on ne peut pas les laisser
40:05tout seuls
40:06il faut leur faire
40:06un espèce de harnais
40:08c'est ce qu'on appelle
40:08le harness engineering
40:09en anglais
40:10et donc c'est comme
40:11un équipage de chevaux
40:12il faut qu'ils soient
40:13guidés avec
40:14et donc du coup
40:15on a des ingénieurs
40:18aujourd'hui
40:18qui sont là pour dire
40:19les agents
40:20voilà la constitution
40:21ce que vous avez le droit
40:22de faire
40:22pas de faire
40:22là vous pouvez écrire
40:23prendre des données
40:24là vous n'avez pas le droit
40:25de le faire
40:26voilà comment est-ce qu'on va
40:27s'assurer
40:27de la qualité des agents
40:28et donc il y a tout un cadre
40:29qui est aujourd'hui fait
40:30donc la pizza team
40:31elle devient celle
40:32qui fait le harnais
40:33pour contrôler les agents
40:34et donc
40:35impact sur l'emploi
40:37il n'est pas négatif
40:39on a une vraie reformation
40:41c'est pas les mêmes emplois
40:42quand le temps passe vite
40:43je voudrais qu'on revienne
40:44justement sur
40:45ce qu'on peut appeler
40:46la nouvelle géopolitique
40:47de l'intelligence artificielle
40:48vous le mentionnez tout à l'heure
40:49en disant
40:50c'est vraiment
40:50quelque chose
40:51qui vous a frappé
40:52à Vivatech
40:52Frédéric Simotel ?
40:53déjà à Vivatech
40:55beaucoup de pavillons étrangers
40:56des polonais
40:57des africains
40:58pavillons taïwan
40:59pavillons indiens
41:00qui étaient
41:00assez importants
41:02mais c'est ça
41:03on se rend compte
41:03qu'aujourd'hui
41:04et c'est pour ça
41:04qu'on parlait beaucoup
41:05souveraineté
41:07parce que
41:09les américains
41:10qu'on a longtemps
41:11perçu
41:11comme nos alliés
41:13y compris dans la tech
41:14nos fournisseurs
41:14on était bien liés
41:16avec eux
41:17parfois on se trouvait
41:18un peu trop liés
41:19avec eux
41:19quand il y a
41:20l'histoire
41:20VMware Broadcom
41:21quand tout d'un coup
41:22des tarifs augmentaient
41:22on se retrouvait
41:23un peu pris
41:24mais comme
41:25d'autres clients
41:26et là on se sent vraiment
41:27j'ai vraiment senti ça
41:28là à Vivatech
41:29voilà on regarde
41:30davantage
41:31ce que fait l'Europe
41:32on va aller chercher
41:32davantage
41:33des solutions
41:35européennes
41:36et cet électrochoc
41:37qui a eu lieu
41:38donc là
41:39enfin moi j'appelle
41:39ça c'est un vrai électrochoc
41:41quand un gouvernement
41:42dit
41:42ça c'est une technologie
41:43on les a
41:45enfin elle ne
41:45donc on va rappeler
41:46que ces anthropiques
41:47ils ont interdit
41:48ces logiciels
41:49les plus importants
41:50les plus performants
41:51c'est deux dernières versions
41:52Mythos et Fable 5
41:54et le gouvernement américain
41:55dit non
41:56ceux-là
41:56on vous interdit
41:57de le laisser
41:58aux entreprises
41:59même sous forme commerciale
42:00etc
42:01et du coup
42:02aux citoyens non américains
42:03voilà
42:03aux citoyens non américains
42:04et ça veut dire que
42:05des entreprises
42:06avaient commencé
42:07des entreprises européennes
42:08enfin mondial
42:08avaient commencé
42:09à travailler
42:09sur ces technologies
42:10et là on se dit
42:11mais s'ils sont capables
42:12de faire ça
42:12ils seraient capables
42:13de faire ça
42:13sur d'autres technologies
42:14donc là
42:14on a intérêt à savoir
42:15nous se débrouiller
42:17tout seul
42:17au moins sur cette partie
42:18logicielle
42:18Olivier Scalabre
42:19pour vous la géopolitique
42:20de l'IA
42:21c'est vraiment une donnée
42:22à prendre en compte
42:23pour les CEO
42:24c'est une donnée
42:24à prendre en compte
42:25fondamentale
42:26et aujourd'hui
42:27j'allais dire
42:28malheureusement
42:28ce qui se passe
42:29sur l'IA
42:30c'est ce qui s'est passé
42:31sur un bon nombre
42:32de plans de l'économie
42:33c'est les US
42:35et la Chine
42:36qui dominent
42:37et alors
42:38on parle beaucoup
42:38d'Open AI
42:39on parle beaucoup
42:40d'Entropique
42:40les valorisations
42:41sont tonitruantes
42:42on investit beaucoup
42:43ils gagnent
42:44en puissance de modèle
42:46et ils gagnent
42:47en compute
42:47en puissance de calcul
42:51mais en fait
42:52il ne faut pas oublier
42:53que derrière
42:53il y a les Chinois
42:54les Chinois
42:55leurs modèles
42:56ils sont
42:56entre 5 et 10%
42:58moins performants
42:59moins performants
43:00mais moins chers
43:01mais le coût du token
43:02est 20 fois plus faible
43:04et donc aujourd'hui
43:05on n'est pas chez le token
43:06on n'est pas chez
43:06Frenex Motel
43:07le token
43:08le token
43:09c'est ce qui est consommé
43:10par l'intelligence artificielle
43:14on va dire
43:15quand on fait un prompt
43:16ou un agent demain
43:18quand il est déployé
43:19il va consommer
43:19une puissance des calculs
43:21qu'ils appellent le token
43:21et donc en fait
43:23on est obligé
43:23de mettre
43:25des gros data centers
43:26qui permettent
43:27d'avoir cette puissance
43:28de calcul
43:29et qui consomment
43:30énormément d'énergie
43:31puisqu'en fait
43:31ça consomme
43:32ça transforme
43:33des électrons
43:34on va dire
43:35en bip
43:36en bit
43:36et donc du coup
43:40l'enjeu
43:41c'est de payer
43:43enfin l'enjeu
43:43pour les entreprises
43:44en cas c'est de limiter
43:45la facture
43:45c'est de limiter
43:46la facture
43:47pour les entreprises
43:48parce que du coup
43:48ça coûte cher
43:49quand on consomme
43:50des tokens
43:51donc ça coûte moins cher
43:52en Chine
43:53et donc juste pour finir
43:55sur la Chine
43:55donc du coup
43:59le déploiement
44:00de l'intelligence artificielle
44:01en Chine
44:01dans les entreprises
44:02est bien plus élevé
44:04que celui
44:06des Etats-Unis
44:07les Etats-Unis
44:07en termes d'adoption
44:09ils sont trois fois
44:11les plus mauvais
44:12en adoption
44:12dans les pays
44:13c'est la France
44:14l'Italie
44:15et après
44:16c'est les Etats-Unis
44:17les meilleurs
44:17de loin
44:18ce sont les Chinois
44:19qui arrivent
44:19à déployer
44:20de façon
44:22pas chère
44:23de l'intelligence artificielle
44:25dans leurs usines
44:26et aujourd'hui
44:26on parlait
44:26ça voulait dire
44:27que les Américains
44:28les entreprises américaines
44:29sont encore plus en retard
44:30que les entreprises françaises
44:31non français les derniers
44:32d'accord ok
44:33troisième avant les derniers
44:35vous avez averti
44:35c'est pour ça que je voulais
44:36une précision
44:37parce que là
44:37j'étais quand même
44:38un peu étonnée
44:38je parlais du bar
44:39vous partez du bar
44:41mais je pense que là
44:42moi tous les gens
44:42que j'ai rencontrés
44:43que ce soit des PDG
44:44ou les patrons
44:45AI officiers
44:46etc
44:46je trouve que là
44:47ils se sentent confrontés
44:49à la réalité
44:49la réalité des coûts
44:50c'est à dire qu'on se disait
44:52évidemment qu'ils voyaient
44:53tous ces milliards investis
44:54tout ça
44:54ils se disaient
44:55il y a un moment
44:55ils vont le facturer
44:57à leurs clients
44:57et là quand même
44:58le réveil était un peu brutal
45:00pour certains
45:00moi j'avais eu ça
45:01au peu près au mois d'avril
45:02quand tout d'un coup
45:03vous savez
45:03on a connu ça
45:04à l'époque
45:04sur les abonnements mobiles
45:06on achetait une heure de forfait
45:07et puis à la minute supplémentaire
45:09pop c'était 5 euros
45:10etc
45:10mais là on arrive un peu à ça
45:11sur les tokens
45:12on a son abonnement
45:13alors pour les plus chers
45:14à 200 euros
45:15et tout d'un coup
45:15quand on commence à consommer
45:16et bien la facture
45:17elle peut très vite monter
45:18donc là
45:19surtout c'est quand on commence
45:20à prendre l'habitude
45:21d'utiliser
45:21encore ces systèmes
45:22c'est comme
45:24repos sur des jeux artificiels
45:25à ce moment-là
45:26on vous montre la facture
45:27je suis un peu brutal
45:29mais c'est un peu comme
45:30on devient addict
45:30c'est-à-dire que les gens
45:32aujourd'hui
45:32les codeurs
45:32ils se voient pas travailler sans
45:34même nous
45:35travailler copilote
45:36pour rédiger les mails
45:37et tout ça
45:37on sait plus
45:39on dit que le token
45:40va représenter 10%
45:41de la masse salariale
45:42c'est ce qu'a dit Arthur Mench
45:44nous aujourd'hui
45:45on est à 1%
45:46nous BCG
45:47on est à 1%
45:48Arthur Mench
45:49il a dit
45:49en son audition parlementaire
45:50le patron de Mistral
45:52il y a un mois
45:53mais je pense aussi
45:53que quand je dis
45:55on est à un principe de réalité
45:56je pense que les PDG
45:57aussi sont en train
45:57de se rendre compte
45:58aussi de tout ça
45:58à la fois des coûts
45:59à la fois que
46:01mettre en place l'IA
46:02c'est compliqué
46:05il y a tout un tas
46:06il y a les données
46:07dont il faut faire attention
46:09il y a des cadres
46:09si on est dans la pharma
46:11il y a tout un cadre réglementaire
46:12on ne peut pas utiliser
46:12les données comme on veut
46:14et donc c'est tout ça
46:15dont nous
46:16pour moi
46:17il y a cette confrontation
46:18à la réalité
46:19pour tout le monde aujourd'hui
46:20c'est très intéressant
46:21quand vous dites
46:21que les tokens
46:23représentent 10%
46:24de la masse salariale
46:25c'est comme si c'était
46:26des humains
46:26vous voyez ce que je veux dire
46:28je ne sais pas
46:29si vous l'avez fait exprès
46:29ou pas
46:30mais en tous les cas
46:30c'est le cas
46:33il va falloir faire attention
46:34si vous avez une banque
46:35comme BNP Paribas
46:36qui a 200 000 personnes
46:36si chacun développe
46:385 agents
46:40chacun développe
46:41juste 5 agents
46:41vous avez un million
46:43de collaborateurs
46:45il faut les gérer
46:45il faut l'infrastructure
46:46c'est pour ça que
46:47excusez-moi
46:48c'est pour ça que
46:48le déploiement
46:49le simple déploiement
46:50d'outils
46:51à tous les employés
46:52sans changer
46:53le modèle opérationnel
46:54ça coûte très très cher
46:55et ça rapporte rien
46:57ça fait des micro gains
46:58ce qu'il faut faire
46:59et c'est là où
47:00je pense
47:01les patrons
47:02sont en train de faire
47:04un saut
47:04qui est bienvenu
47:05c'est dire
47:06ben non
47:06moi ce que je vais faire
47:07c'est que je vais prendre
47:083 secteurs
47:09le développement logiciel
47:10le marketing
47:11et je vais le faire
47:12de bout en bout
47:13je vais changer
47:13le modèle opérationnel
47:14je vais transformer
47:15ma pizza team
47:17en harnais
47:17et ça
47:18ça se fait pas tout seul
47:19ça demande un effort considérable
47:21Olivier Scala
47:21vous n'allez pas échapper
47:22à ma dernière question
47:23c'est finalement
47:24à quoi vous allez servir
47:25vous les grands cabinets
47:26de consultants
47:26et notamment le BCG
47:28bien sûr
47:28mais pas les seuls
47:29c'est un peu ça
47:30et puis surtout
47:30comment on va vous facturer
47:32comment vous
47:33vous allez facturer
47:35on est
47:35alors
47:36on est aujourd'hui
47:38dans une phase
47:38qui est hyper excitante
47:40moi je suis très heureux
47:41d'être à la tête
47:42du BCG
47:43en France
47:43dans cette période là
47:44parce qu'en fait
47:45on est à face
47:45et on est un peu
47:46à l'avant-garde en France
47:47de deux types
47:48de révolutions
47:49la première évolution
47:51c'est celle de l'IA
47:52ça représente 30%
47:54de notre activité
47:55ça change complètement
47:56nos façons de travailler
47:57également
47:58nous on est le premier client
47:59d'Open AI
47:59dans le monde
48:00d'Open AI
48:01on dépense 200 millions
48:03en licence
48:04et en token
48:04donc vous voyez un peu
48:06tous les consultes
48:07tous les cabinets de conseil
48:08ne vont pas réussir
48:08à dépenser
48:09à avoir
48:10ces types d'échelles
48:12donc ça
48:13l'IA
48:13c'est très
48:14c'est un facteur
48:16qui nous pousse
48:17qui nous porte énormément
48:18et ça on a discuté
48:19grosse croissance
48:20et la deuxième chose
48:21qui est train de se passer
48:23c'est que nous
48:23on fait plus que des slides
48:25on aide aussi
48:25à mettre en oeuvre
48:26nos recommandations
48:27et donc ça aujourd'hui
48:28ça représente
48:29une grosse partie
48:30de notre activité
48:30qui est d'ailleurs
48:32qu'on facture
48:33pour répondre à votre question
48:34à risque
48:35c'est-à-dire sur la base
48:36des résultats
48:36qu'on va réellement fournir
48:38et donc ça
48:39ça nous protège aussi
48:40de l'intelligence artificielle
48:41parce que pour déployer
48:42pour de vrai
48:43là il faut des humains
48:44et il faut des consultants
48:45il faut des humains
48:46merci beaucoup
48:47merci Olivier Scalabre
48:49le patron du BCG
48:50pour la France
48:50et on a bien compris
48:51vous nous donnez des chics
48:52qui font un petit peu peur
48:53mais en même temps
48:53voilà c'est ça
48:54c'est la réalité
48:54d'aujourd'hui
48:55merci Frédéric Simotel
48:57toujours présent
48:58on vous retrouve tout à l'heure
48:59évidemment dans Tech & Co
49:00voilà c'est la fin du 18-19
49:03dans un instant
49:04Stéphanie Collot
49:05pour le journal de l'écho
49:0619-19h30
49:07et après le retour
49:08de Frédéric Simotel
49:09bonne soirée
49:11le 18-19
49:13d'Edwige Chevrillon
49:14sur BFM Business
49:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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