- il y a 3 heures
Ce jeudi 7 mai, Alain du Brusle, directeur général délégué et responsable de gestion OPCVM chez Claresco, et Marie de Leyssac, gérant allocataire, asset allocation portfolio manager d'Edmond de Rothschild Asset Management (France), se sont penchés sur lla réaction des marchés face à l'espoir d'un accord entre l'Iran et les États-Unis, la place qu'occupe la tech sur les marchés boursiers, les espoirs croissants d'une réouverture du détroit d'Ormuz qui portent le marché à la hausse, le pari de nos experts sur les marchés boursiers, ainsi que l'euro qui prend du terrain sur le dollar,, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos deux experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre pour mesurer le potentiel à venir sur les marchés.
00:08Marie de l'ESAC pourrait demander aussi d'asset management. Bonsoir Marie.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:11Bienvenue. Et Alain Dubrul, bonsoir Alain.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:14Bienvenue également. Directeur général délégué de Claresco. On est ravis de vous accueillir l'un et l'autre.
00:18Alors voilà, l'Europe recule un peu. Elle avait bien progressé hier l'Europe sur l'espoir d'une paix
00:22à venir entre Américains et Iraniens.
00:24On ne sait absolument pas où on en est dans les discussions entre les deux pays.
00:26Mais voilà, le marché vit toujours d'espoir. Et à Wall Street, l'espoir continue de faire vivre puisqu'on
00:31est encore en hausse pour le coup à Wall Street aux Etats-Unis.
00:33C'est-à-dire qu'on a encore une fois une surperformance américaine aujourd'hui par rapport à l'Europe
00:36qui elle respire un petit peu.
00:37Comment vous les sentez les marchés en ce moment Marie pour ce mois de mai qui démarre quand même tambour
00:42battant ?
00:43On est en train aux Etats-Unis d'enchaîner une sixième semaine de hausse d'affilée que ce soit sur
00:47le Nasdaq ou le S&P.
00:48On les sent un petit peu optimistes quand même ces investisseurs.
00:53Alors après il y a des raisons fondamentales à la hausse des marchés.
00:57Et principalement la publication de résultats, on reviendra peut-être un peu plus en détail dessus.
01:01Mais voilà, il y a quand même du fondamental qui tire ces marchés depuis quelques semaines.
01:07Et puis il y a aussi cet espoir de la fin du conflit et d'une réouverture du détroit d
01:14'Hormuz.
01:16Là-dessus, il faut peut-être aussi prendre un peu de recul.
01:19Ça peut prendre un peu plus de 48 heures quand même, même si c'est l'échéance donnée par Donald
01:26Trump hier sur la dernière proposition.
01:29Il avait encore fait un peu marche arrière sur sa volonté d'accompagner des bateaux dans le détroit.
01:38Ça a duré 24 heures.
01:40Ce qui est étonnant, c'est qu'il y a des indicateurs qui se sont créés, des indicateurs TACO,
01:45pour suivre la tension qu'il pourrait ressentir pour faire marche arrière ou pas sur ses décisions.
01:52Donc ça prend en compte le niveau des marchés des actions, le niveau du pétrole, les taux, les potentiels résultats,
02:02les attentes sur les élections, les mid-term en fin d'année.
02:05Et en fait, cet indicateur, il s'était quand même beaucoup détendu.
02:08Donc pas forcément de raison de revenir en arrière.
02:11En revanche, il y a quand même deux choses qui ont dans ce sens-là.
02:15C'est-à-dire qu'on voit que les dernières fois qu'il a fait un peu marche arrière,
02:18c'est des moments où les taux se sont tendus.
02:20Et là, on approchait les 4,50 sur le taux disant américain.
02:23Donc ça peut être une des réseaux.
02:25Et l'autre raison, effectivement, qui est plus domestique,
02:28c'est la hausse du prix de l'essence,
02:30où on a dépassé les 4,50 dollars le gallon aux États-Unis.
02:35Et donc effectivement, là, pour le coup, ça pèse sur le consommateur américain.
02:39Et c'est quelque chose qu'il regarde.
02:40Donc là aussi, ça peut être un facteur pour lui,
02:42pour essayer de trouver une solution et sortir de ce conflit.
02:47On en est là, quoi. On essaie de mélanger les indicateurs
02:49pour essayer d'anticiper ce que fera Donald Trump.
02:51C'est un peu comme ouvrir les entrailles, comme on le faisait à l'antiquité,
02:54essayer de lire comme ça, dans les lignes des entrailles, ce qui va devenir.
02:56On en est là. Mais le marché, il croit vraiment ?
02:58Il vit d'espoir en ce moment le marché ou vous le trouvez réaliste, Alain ?
03:02Disons que depuis le départ,
03:04tout porte à croire que le marché a envie de penser que ça ne va pas durer.
03:07Et donc, tous les indicateurs qui permettent de confirmer cette vision l'encouragent.
03:13Surtout qu'il y a beaucoup de cash, que les résultats sont bons,
03:15qu'il y a les rachats d'actions qui sont réengagés, etc.
03:19Et que les signes vraiment de ralentissement économique ne sont pas encore très visibles.
03:23Parce que, à un mois de juillet total, il y a deux jours,
03:27c'est vraiment à partir du mois de juillet que si la pompe,
03:30enfin si l'hormouze est toujours fermée,
03:31ça va commencer à devenir beaucoup plus pénible.
03:33Donc, on a encore un peu de temps devant soi.
03:35Et pour l'instant, les marchés jouent le bénéfice du doute.
03:38Maintenant, j'avoue que concrètement,
03:40je ne vois pas très bien ce qui s'est passé de positif.
03:43Pour l'instant, le golfe est toujours fermé.
03:45Donc, il ne faut quand même pas que ça dure éternellement.
03:48Le golfe est toujours fermé.
03:49Les États-Unis se fâchent avec certains alliés quand même.
03:52Puisque d'après NBC News,
03:53l'Arabie Saoudite a carrément interdit ces derniers jours
03:55aux avions militaires américains de survoler son espace aérien.
03:58L'Arabie Saoudite reprochant, d'après NBC News,
04:01aux Américains de ne pas avoir suffisamment, jusqu'ici,
04:02défendu les pays de la péninsule arabique face aux agressions iraniennes.
04:08Peut-être aussi les termes, les mots de Donald Trump,
04:10très très fleuris, extrêmement vulgares,
04:12il y a quelques semaines vis-à-vis du prince héritier saoudien.
04:15Peut-être vexer les Saoudiens.
04:16En tout cas, donc, d'après NBC News,
04:17l'espace aérien saoudien, pourtant l'Arabie Saoudite,
04:19c'est un allié vraiment historique,
04:21un plan très crucial, très clé pour les Américains dans la région.
04:24Eh bien, l'Arabie Saoudite aurait, d'après NBC News,
04:26fermé son espace aérien aux avions militaires américains.
04:29On voit que tout ça est très très complexe, continue de l'être,
04:31mais les marchés sont sur des plus hauts.
04:33En tout cas, Wall Street, en l'occurrence,
04:35le grand moteur, le vrai moteur,
04:37il y a l'espoir et puis il y a la tech, quand même.
04:39Là, on est dans le concret,
04:40on est dans les publications aussi au global.
04:42Deutsche Bank nous dit qu'on est peut-être en train de vivre
04:45la meilleure saison de publication
04:46depuis une vingtaine d'années au global.
04:49Marie ?
04:50Oui, en fait, on avait vraiment vu
04:54une séparation entre la performance des actions européennes
04:57et la performance des actions américaines.
05:00Alors, à partir du cessez-le-feu annoncé par Donald Trump,
05:04mais surtout à partir du début des publications de résultats,
05:06où là, les États-Unis ont continué à progresser
05:09et l'Europe a plutôt un petit peu baissé,
05:12remonté ces deux derniers jours,
05:13mais a été plutôt en phase descendante.
05:15Et c'est effectivement principalement dû
05:18à la performance des valeurs technologiques
05:20qui ont vraiment continué d'exploser
05:22sur ces trois dernières semaines.
05:25Et la saison de publication de résultats aux États-Unis,
05:30elle est effectivement très bonne,
05:33avec des croissances de résultats
05:36pour le SP500 de plus de 25%
05:41sur le premier trimestre
05:43par rapport au premier trimestre de l'année dernière.
05:45Alors...
05:46On va le répéter parce que c'est fou.
05:48Une hausse des bénéfices au premier trimestre
05:50sur un an de 25% en moyenne sur le S&P.
05:53C'est fou.
05:54Alors, c'est très tiré par les valeurs technologiques,
05:57par les très grandes capitalisations technologiques.
06:00Il y a aussi des effets un peu exceptionnels,
06:04mais retraité de ces effets exceptionnels
06:07sur les très grandes valeurs technologiques,
06:09on reste quand même autour de 15-16%,
06:12ce qui est le meilleur trimestre
06:14depuis au moins deux ans,
06:16voire même peut-être quatre.
06:18Et même si on redescend un petit peu encore
06:21et qu'on regarde la croissance médiane,
06:23c'est-à-dire qu'on lisse les effets de capitalisation,
06:26là aussi, on est un petit peu en dessous,
06:28on n'est plus qu'autour de 11%,
06:30mais là aussi, c'est le meilleur trimestre
06:32depuis quatre ans.
06:33Donc, il y a un effet technologique,
06:36ça, c'est sûr,
06:37mais pas que,
06:38ça diffuse quand même
06:41dans le reste du marché,
06:44et ça, c'est plutôt positif quand même.
06:45Oui, oui, saison historique de résultats
06:47jusqu'ici aux Etats-Unis,
06:49et belle résilience aussi en Europe.
06:50Aux Etats-Unis, les investisseurs,
06:52les analystes révisent encore à la hausse
06:53leurs prévisions pour la suite,
06:55du fait de cette super saison de publication.
06:56On n'arrête pas de réviser à la hausse aux Etats-Unis,
06:57mais en Europe, on voit les entreprises
06:59assez confiantes encore dans l'avenir.
07:01Alain, très peu ont abaissé leurs prévisions,
07:02alors que l'Europe est beaucoup plus impactée
07:03que les Etats-Unis par la guerre en Iran.
07:05Très peu d'entreprises dégradent leur perspective.
07:07C'est vrai, alors aux Etats-Unis,
07:09c'est vrai que le consensus est passé,
07:10alors sur le trimestre, on est à plus 25,
07:12mais sur l'ensemble de l'année,
07:13en deux mois, on est passé de plus 15 à plus 20.
07:16Alors certes, bien tiré par la tech,
07:17mais enfin plus 20, c'est quand même assez impressionnant.
07:19Certes, ils ont un petit effet de vise qui les aide,
07:21là où les entreprises européennes,
07:22pour certaines d'entre elles,
07:23ont quand même eu des publications freinées
07:25par un effet de vise qui,
07:27T1.26 sur T1.25,
07:29reste encore assez pénalisant,
07:30mais ça, ça va se lisser.
07:31Mais si on regarde les tendances,
07:33les outlooks, en fait,
07:34il n'y a pas eu,
07:35il n'y a pas eu énormément d'upgrades,
07:37mais il n'y a pas eu de profit warning
07:38ni d'abaissement.
07:39La plupart des entreprises,
07:40pour l'instant,
07:41maintiennent leur perspective,
07:44en disant sous réserve que, bien sûr,
07:46mais pour l'instant,
07:47le scénario, pour la plupart,
07:48c'est perspective maintenue
07:50avec un deuxième semestre
07:51qui doit normalement être meilleur que le premier.
07:54Et comment on explique
07:54non seulement cette résilience,
07:56mais cette performance des entreprises ?
07:58D'où vient tout ça ?
07:59D'où vient l'énergie, en quelque sorte ?
08:01Je dirais, aux Etats-Unis,
08:02il y a une innovation dans la tech
08:05qui produit des résultats.
08:06Mais même sans la tech, ça progresse.
08:07Ensuite, la tech, elle investit énormément,
08:10notamment, on est passé dans une phase
08:12plus industrielle,
08:13donc toute l'industrie du data center,
08:14ça veut dire beaucoup de commandes,
08:16de puces, de semi-conducteurs,
08:18de capacités énergétiques,
08:20de capacités d'optimisation de l'énergie,
08:22confère l'optique,
08:23un des grands sujets du moment.
08:25Et puis, du côté de la consommation,
08:27notamment aux Etats-Unis,
08:28ça résiste.
08:28Alors pourquoi ?
08:29D'abord, il y en a toujours
08:30une politique budgétaire,
08:31quoi qu'on dise,
08:32qui est assez accommodante,
08:33il ne faut pas l'oublier.
08:34Enfin, surtout,
08:35pardon, fiscale.
08:36Il y a eu des baisses d'impôts,
08:38donc ça aide toujours.
08:39Et puis, il y a un effet richesse
08:40pour à peu près deux tiers des Américains.
08:41Enfin, la partie moyenne est supérieure.
08:43Qui a des portefeuilles actions,
08:45n'oubliez plus,
08:45l'Américain moyen,
08:46il a vu son patrimoine boursier
08:47tripler en dix ans.
08:49Et là, ça continue.
08:50Donc, il y a forcément une confiance
08:52pour ne pas couper les dépenses courantes,
08:54qui, pour l'instant, est inchangée.
08:56Et ici, en Europe,
08:57d'où vient l'énergie
08:57qui porte les performances des entreprises ?
08:59D'où vient cette force-là
09:01de nos entreprises ?
09:02On a le fait qu'en Europe,
09:04quand même,
09:04les boîtes sont beaucoup moins chères
09:05qu'aux Etats-Unis.
09:07Les performances tiennent pour l'instant.
09:11Et selon que ça se débloque ou pas,
09:13c'est vrai que quand ça va mal,
09:14en fait,
09:14les gens vont plutôt vers les Etats-Unis.
09:16Et dès que la situation se détend,
09:18on se dit,
09:18oui, OK,
09:19mais l'Europe est quand même
09:19vraiment pas chère.
09:20Il y a un potentiel de rebond
09:22et ça se soutient aussi.
09:23Mais objectivement,
09:24on sous-performe les Etats-Unis.
09:25Oui, oui.
09:25C'est pas illogé.
09:26D'où vient, dans ce cas,
09:27l'argent qui fait monter
09:28à ce point les marchés ?
09:29On voit que les entreprises européennes,
09:30par exemple,
09:31hier,
09:31ont émis des obligations,
09:32ont émis de la dette,
09:33comme très rarement hier.
09:34C'est une des plus importantes
09:36journées d'émissions primaires
09:37sur le marché obligataire
09:38en Europe,
09:38du fait d'activités
09:40vraiment records
09:40des entreprises.
09:41Qui vient acheter tout ça ?
09:43Et qui achète en même temps
09:44les actions ?
09:44D'où vient tout cet argent-là ?
09:46Est-ce qu'on a une vision là-dessus ?
09:47Ce qu'on a vu globalement,
09:49c'est aussi que le retail
09:51a recommencé à acheter.
09:52C'est plutôt pour les Américains,
09:53mais le particulier,
09:55entre guillemets,
09:55est revenu très fortement
09:57ces dernières semaines
09:58et surtout la semaine dernière
09:59sur les marchés
10:00et donc achète.
10:02Et puis,
10:04les investisseurs institutionnels
10:06étaient un petit peu
10:07en retrait sur les marchés
10:09et recommencent à revenir aussi.
10:11Donc là,
10:11ça fait aussi des liquidités
10:12qui reviennent
10:13sur les marchés.
10:16Action, obligation.
10:17On a aussi des versements
10:18de dividendes,
10:19on a les rachats d'actions
10:20et puis également
10:24les rachats de short aussi
10:25parce que dans les journées
10:26comme hier,
10:28on voit très bien
10:28qu'il y a des boîtes
10:29qui étaient...
10:30Enfin,
10:30les positions short
10:31qui sont assez importantes
10:32et il y a des rebonds
10:33qui, moi,
10:33me paraissent assez violents
10:34mais je pense que c'est
10:35du short covering.
10:36Oui.
10:36Bon,
10:37on est bluffés
10:38par ces marchés,
10:39leur résilience
10:40et à l'échelle de l'histoire,
10:41sans doute,
10:41on verra,
10:42on l'espère en tout cas,
10:43les marchés auront été
10:43dans la vision historique
10:44avant les autres
10:45en pariant sur la paix.
10:47On se disait,
10:47il y a quelques semaines encore,
10:48tous les chemins mènent
10:49à l'impasse.
10:50Aujourd'hui,
10:50le marché commence à se dire
10:51non, non,
10:51tous les chemins mènent
10:52à une solution,
10:53peut-être pas la plus optimale,
10:54la plus idéale
10:55mais peut-être sans doute
10:56une réouverture à venir
10:56du détroit d'Orbouz.
10:57Aujourd'hui,
10:58tout reste à faire.
10:59On n'a aucun signe favorable
11:01supplémentaire cet après-midi
11:02mais le marché y croit
11:02et préserve surtout
11:03ses gains d'hier.
11:04Dans quoi vous choisissez
11:05d'investir pour la suite,
11:07Marie ?
11:07Et dans un instant,
11:08on va vous challenger
11:08sur des valeurs très précises,
11:09Alain.
11:10Marie ?
11:11Alors,
11:11nous,
11:12on a quand même
11:13l'intuition que les marchés
11:14sont un petit peu optimistes
11:16parce qu'ils anticipent
11:18beaucoup de choses
11:20ou ils ne prennent pas trop
11:21en compte les conséquences
11:23de ce qu'on est en train de dire
11:24parce qu'il y aura probablement
11:26quand même des conséquences.
11:26On a des prix d'énergie
11:28très élevés,
11:28ça fait une hausse des coûts
11:32et probablement à suivre
11:33des conséquences
11:34peut-être sur la consommation.
11:35Donc,
11:37potentiellement,
11:37on le voit d'ailleurs déjà
11:38en Europe,
11:40les chiffres économiques
11:41sont moins bons
11:42que les attentes,
11:43les surprises
11:44sur les chiffres économiques
11:45sont assez négatives
11:46et donc nous,
11:46on est quand même
11:47un peu plus prudent,
11:50enfin pas prudent,
11:50mais on a pris un peu
11:51de bénéfice
11:52ces derniers jours.
11:54En termes
11:55d'allocations géographiques,
11:56on va privilégier
11:58quand même
11:58les zones géographiques
11:59qui sont moins
12:01dépendantes
12:03de l'énergie.
12:04Donc,
12:05on va privilégier
12:06les valeurs américaines
12:08en premier lieu
12:08par rapport
12:09à l'Europe
12:10ou le Japon
12:11par exemple.
12:12On continue
12:13quand même
12:14d'apprécier
12:15les marchés émergents
12:16mais
12:18en fait,
12:19parce qu'ils sont
12:19très diversifiés
12:20dans leur composition
12:22sectorielle,
12:23ils sont assez technologiques
12:24quand même
12:24et dans leur composition
12:25géographique,
12:26on peut trouver
12:26des zones géographiques
12:27qui sont moins dépendantes
12:28comme l'Amérique latine
12:29à l'énergie.
12:31Donc,
12:32cette diversification
12:33au sein des pays émergents
12:34nous plaît aussi.
12:37Et donc,
12:39voilà,
12:39c'est à peu près.
12:40Sur les émergents,
12:40tiens,
12:40l'Asie,
12:41regardez ce chiffre,
12:42la bourse sud-coréenne
12:43en capitalisation
12:43aujourd'hui,
12:44franchit un pas important.
12:45Il y a trois semaines,
12:46c'est Taïwan
12:46qui était devenue
12:47une bourse en capitalisation
12:48plus grosse que Londres.
12:50La bourse de Séoul
12:50à son tour
12:51est passée devant Londres
12:52depuis le début de la semaine.
12:53C'est l'un des autres
12:54événements de la semaine.
12:55L'Asie
12:56qui devient vraiment
12:57centre du monde
12:57avec les Etats-Unis.
12:58Puis l'Europe,
12:59vous savez,
12:59on a les matemonts là,
13:00tous chez nous sans doute
13:01ou tous au moins en tête
13:02où l'Europe est au milieu.
13:03Non,
13:03il faut la mettre sur le côté l'Europe.
13:04C'est l'Asie qui est au centre
13:06où les Etats-Unis
13:06et l'Europe de moins en moins
13:07d'un point de vue financier,
13:08boursier et technologique.
13:09Donc,
13:09la bourse de Séoul
13:10passe devant Londres
13:11en capitalisation
13:11pour la première fois.
13:12Devant la bourse d'Ottawa aussi,
13:14la bourse de Séoul désormais.
13:16Devant la bourse de Paris aussi
13:17puisque la bourse de Paris
13:18a une capille un peu inférieure
13:19à celle de Londres.
13:19Donc,
13:20Séoul passe devant tout le monde
13:21sauf Wall Street.
13:22On a donc devant Londres et Paris
13:24Hong Kong,
13:24Séoul,
13:25New Delhi aussi,
13:26donc l'Inde,
13:26Taïwan.
13:27Voilà,
13:27l'Asie nous passe devant.
13:29En Corée,
13:30rappelons qu'il y a quand même Samsung.
13:31Je ne vais pas parler de Shanghai
13:31mais bien sûr il y a Samsung.
13:32Samsung qui pèse à lui seul
13:33plus d'un trillion maintenant.
13:34Oui.
13:35Donc,
13:35voilà,
13:36c'est comme des gros gros contributeurs.
13:37Oui,
13:37c'est très très impressionnant
13:39effectivement,
13:39très spectaculaire
13:40et dans ce contexte,
13:42le marché veut y croire,
13:43veut avancer.
13:44Mersk encourage sans doute
13:45le marché,
13:46le spécialiste,
13:47le géant du fret maritime Mersk,
13:49baromètre du commerce maritime mondial.
13:51Ils maintiennent leurs prévisions
13:52malgré ce qui se passe
13:53au Moyen-Orient.
13:54Ils attendent toujours,
13:54Mersk cette année,
13:56une hausse du trafic maritime
13:57à l'échelle mondiale
13:57de 2 à 4%.
13:58Pas de problème.
13:59Je pense que ça représente bien
14:00ce qu'on a eu
14:01sur cette session
14:01de publication de résultats.
14:02C'est-à-dire qu'il n'y a pas
14:04vraiment de révision
14:06à la baisse.
14:07Les révisions à la hausse
14:08sont cantonnées
14:08à l'énergie
14:09et à la technologie.
14:12Mais en revanche,
14:13dans les déclarations
14:15des entreprises,
14:15dans les transcripts
14:16qu'on peut faire,
14:17l'environnement économique
14:18et la situation actuelle
14:20ressortent quand même
14:21comme un potentiel
14:25détracteur
14:25des résultats futurs.
14:27Mais pour l'instant,
14:28il n'y a pas encore
14:29d'effet réel.
14:31Enfin,
14:31ils ne le constatent pas encore.
14:32En tout cas,
14:33pas dans le chiffre du marché.
14:33Et les acteurs du fret maritime
14:35qui nous disent,
14:36c'est le cas de Mersk aujourd'hui,
14:37non seulement le trafic
14:39au global
14:40ne sera pas impacté,
14:40le Moyen-Orient,
14:41le Golfe d'après Mersk,
14:42c'est 6% du commerce
14:43maritime mondial.
14:446%.
14:44C'est important pour le pétrole.
14:46Mais à l'échelle
14:47de l'ensemble du fret maritime,
14:48le Golfe persique,
14:49ça reste relativement marginal.
14:51Et donc,
14:51le commerce mondial
14:52ne devrait pas être perturbé,
14:54disent-ils.
14:54Et en revanche,
14:55en termes de coûts
14:55et de répercussions aux clients,
14:57plutôt pas mauvais
14:57pour les acteurs du fret maritime
14:59puisque les hausses des coûts
15:00liées au kérosène,
15:01l'allongement des routes,
15:02etc.
15:02Tout cela,
15:03Mersk compte le répercuter
15:04à ses clients.
15:05Ils le disent très explicitement
15:06aujourd'hui.
15:07En plus,
15:08il y a quand même des bateaux
15:09qui sont bloqués dans le Golfe,
15:10donc c'est la capacité en moins.
15:12Et puis,
15:13quelque part,
15:14si le carburant est très cher,
15:15il y aura un petit peu moins d'avions,
15:16un peu plus de bateaux.
15:17Oui.
15:18Et l'allongement des routes maritimes,
15:19ce n'est pas mauvais
15:19pour les acteurs du fret maritime,
15:21en l'occurrence.
15:22On est à moins d'un quart d'heure
15:23de la clôture.
15:23On va rentrer dans le détail
15:24des valeurs
15:24dans une poignée de secondes.
15:25À 14 minutes,
15:26en tout cas,
15:26de cette clôture,
15:27le CAC recule
15:28un peu plus franchement.
15:29À moins 0,9%.
15:318224 points.
15:32Bouygues est lanterne rouge
15:32après sa publication,
15:33mais surtout,
15:34des rumeurs de marché
15:35qui expliquent
15:36qu'on irait vers un décalage,
15:37un décalage
15:38de la consolidation
15:38du secteur télécom.
15:40Petit décalage.
15:41Alors,
15:42Bouygues supposait
15:43prendre la part du Lion
15:44dans SFR,
15:45prendre l'essentiel d'SFR,
15:46en tout cas,
15:46une part plus grosse qu'Orange
15:48ou encore Iliade.
15:49Bouygues souffre
15:50de ces rumeurs
15:51qui agitent un peu le marché
15:52sur un possible décalage,
15:53léger décalage
15:54des opérations.
15:54Bouygues perd 4%
15:55donc ce soir.
15:56À la hausse,
15:57Kering gagne 2%.
15:59Hermès,
15:59LVMH aussi en hausse,
16:00on a un beau retour,
16:02une belle remontada
16:03du secteur du luxe.
16:03On en parle avec
16:04Marine Lessac
16:05et Alain Dubrulle.
16:06Alain,
16:07on arrive bientôt au bout
16:09des publications.
16:10Quelles sont vos pépites ?
16:11On entre dans le détail
16:11des portefeuilles.
16:12Allez,
16:12je ne sais pas,
16:12une ou deux valeurs
16:13dont vous vous dites
16:14celles-là,
16:14je y crois vraiment,
16:15je les aime,
16:15je les apprécie
16:16et je vais essayer
16:17de convaincre
16:17nos auditeurs
16:18et les spectateurs
16:18que j'ai raison de les aimer.
16:20Par exemple,
16:20Idée Logistics,
16:21donc une entreprise
16:22qui est spécialisée
16:23dans la logistique
16:28à un opérateur.
16:29Donc en général,
16:30on leur confie
16:31un entrepôt complet
16:32qui va être géré
16:33avec évidemment
16:33un appel d'offres
16:34très strict
16:35et des conditions précises.
16:37Et Idée Logistics,
16:37c'est une société
16:38qui existe depuis
16:38une quarantaine d'années
16:39et qui a un parcours
16:41de croissance et boursier
16:42qui est assez remarquable.
16:44Elle a quand même
16:45utilisé son chiffre d'affaires
16:46par 10 dans les 15 dernières années.
16:48Elle a une croissance organique.
16:49En gros,
16:50c'est un marché
16:50au niveau mondial
16:51qui est de 250 milliards d'euros
16:53qui croît de 4 à 6 % par an.
16:55C'est-à-dire
16:56un peu plus vite
16:57que le marché
16:57parce qu'un nombre croissant
16:58d'entreprises
16:59se rendent compte
16:59que c'est plus facile
17:00de sous-traiter
17:01à un opérateur spécialisé
17:03en particulier
17:04quand les choses vont mal.
17:05C'est là qu'ils se rendent compte
17:05que ce n'est peut-être
17:06pas forcément optimal
17:07de tout faire en interne.
17:09Et par exemple,
17:10Idée,
17:11ils sous-traitent
17:12avec évidemment
17:12des grands noms
17:14du monde
17:14leur sous-trait
17:15et notamment,
17:16ça paraît surprenant,
17:16mais Amazon.
17:18Amazon qui est comme
17:18le roi de la logistique
17:19et le premier client
17:21d'Idée Logistics.
17:22Ça représente presque
17:23probablement 10-15 %
17:24de leur chiffre d'affaires
17:25parce qu'Amazon,
17:26un truc qui est tellement bon
17:27qu'ils vont leur confier
17:28un certain nombre d'entrepôts
17:29dans différentes régions
17:30du monde
17:30et ils ont une part croissante
17:32de business avec eux
17:33et ça contribue
17:34entre autres à la croissance.
17:35Donc aujourd'hui,
17:36c'est une société
17:36qui fait 3,5 milliards
17:37de chiffre d'affaires
17:38qui engrange
17:39à peu près 25 nouveaux
17:40grands contrats par an
17:41ce qui leur permet
17:42de délivrer une croissance
17:43organique plutôt
17:43entre 8 et 10 %.
17:45Et quand on arrive
17:46plutôt au niveau
17:46de l'EBIDA,
17:47on est à plus 15
17:47et au niveau du bénéfice
17:49par action,
17:49on est plus proche
17:50de plus 20.
17:51Alors c'est une société
17:51qui a un parcours boursier
17:52supérieur à Hermès
17:53depuis la cotation,
17:54rappelons-le,
17:55en performance.
17:56Depuis 2-3 ans,
17:57elle directe un petit peu.
17:59C'est-à-dire qu'on est passé
18:0035 fois les résultats
18:01de N plus 1 à 25 fois,
18:03ce qui est le cas aujourd'hui.
18:04Je pense que le new flow
18:05reste toujours aussi bon.
18:06Moi, je les ai rencontrés hier.
18:07Je reste toujours aussi convaincu
18:08et je pense qu'elle a un petit peu
18:10baissé en valeur relative
18:12et c'est clairement
18:13le moment de rentrer
18:13parce que la dynamique
18:14est totalement inchangée.
18:15Idées logistiques,
18:16il y en a une autre comme ça
18:17qui vous vient à l'esprit
18:18dans laquelle vous croyez particulièrement ?
18:19Après, il y a toujours
18:20à Bivax, la biotech
18:21dans laquelle j'ai été investi
18:23l'année dernière.
18:23Vous aimez le risque quand même
18:24à Bivax ?
18:25Alors, c'est plus binaire
18:26mais on est quand même
18:27très proche de l'échéance
18:28de ce qui a propulsé le titre,
18:31ce qui a été multiplié par 20
18:33l'année dernière.
18:34C'était les résultats
18:35à 8 semaines
18:35dans la rectocolite hémorragique,
18:37une maladie incestinale
18:38dans laquelle ils auraient
18:39un médicament
18:40qui ne serait pas en injection
18:41mais en comprimé
18:42et qui serait très supérieur
18:44à ce qui existe aujourd'hui.
18:45On doit avoir des résultats
18:46de confirmation
18:47à 52 semaines,
18:48enfin 8 plus 44 semaines
18:50avant fin juin.
18:52Tout porte à croire
18:52qu'ils seront positifs.
18:53Évidemment, s'ils sont négatifs,
18:54ça sera très gênant.
18:55Mais s'ils sont positifs,
18:57c'est une entreprise
18:57dont le cours peut encore,
18:58à mon avis, monter
18:59d'entre 20 et 40 %
19:01avec d'autres résultats
19:02attendus dans la maladie de Crohn
19:04qui est une indication
19:05encore plus importante
19:06que la rectocolite
19:06en fin d'année.
19:07Et on pense qu'il y a
19:08un certain nombre de Big Pharma
19:09qui regardent cette société
19:11et moi, je suis convaincu
19:12qu'ils attendent les résultats
19:13à fin juin
19:14pour éventuellement envisager
19:15ou non une cession.
19:17En tout cas, une entreprise
19:18qui peut évidemment baisser
19:19si les résultats sont mauvais
19:20mais qui peut progresser,
19:21à mon avis, entre 20 et 40 %
19:22s'ils sont bons.
19:22Voilà, ce n'est pas du tout
19:23une garantie,
19:24ce n'est pas une promesse.
19:25Non, non, c'est risqué.
19:25C'est un point de vue.
19:26Voilà, tout ça.
19:27Exactement.
19:27C'est risqué, mais c'est prometteur.
19:29Un de nos éditeurs, Ricky,
19:31il est gourmand, Ricky,
19:31il nous écrit beaucoup
19:32et il vous interroge
19:33sur un acteur de l'électricité,
19:36des transformateurs électriques.
19:37C'est vrai que Legrand
19:37a publié ses résultats aujourd'hui
19:38hyper positifs,
19:39les résultats de Legrand
19:40portés par les data centers
19:41et dans les data centers aussi
19:43dont on a besoin pour l'IA,
19:44dans les data centers,
19:45il faut des transformateurs électriques.
19:47Ricky nous dit,
19:47moi, j'ai peut-être mieux que Legrand,
19:48mieux que les grandes pépites
19:50du secteur, j'ai Arteche.
19:51Il nous dit,
19:51c'est ma valeur préférée en Europe,
19:53Arteche, une petite valeur
19:55mais qui se développe aussi
19:55aux Etats-Unis
19:56dans les transformateurs électriques
19:57et qui publie à chaque fois
19:58de bons résultats.
19:59Qu'en pensez-vous ?
20:00Arteche, encore une fois,
20:01attention à la liquidité,
20:02c'est très bon.
20:02C'est une société espagnole,
20:04alors en effet,
20:04c'est une société qui a décollé
20:05très récemment,
20:06je veux dire boursièrement.
20:13pour haute, moyenne et basse tension
20:16autour de ça,
20:17il y a plein de solutions numérisées
20:18pour automatiser
20:20les réseaux de transmission électriques.
20:21Donc évidemment,
20:21ils sont au cœur
20:22de la révolution énergétique,
20:24c'est-à-dire qu'on va vers un monde
20:26de plus en plus électrique
20:27qui nécessite du réseau,
20:29un pilotage en temps réel.
20:32Et globalement,
20:34en gros,
20:36dans l'électricité,
20:37il y a d'abord plus de production
20:38avec tous les sorts des renouvelables
20:39et puis du côté de la consommation,
20:41on a des nouveaux usages,
20:42les data centers,
20:44les véhicules électriques
20:45et puis aussi l'industrie
20:47qui a besoin de se décarboner,
20:48ce qui veut dire
20:48passer un peu plus
20:49à par exemple
20:50de l'acier fait avec l'électricité
20:51plutôt qu'avec du charbon,
20:52etc.
20:53Donc tout ça plaide,
20:54c'est ce qui pousse
20:55les Legrand,
20:55les Schneider,
20:56etc.
20:57Et c'est vrai qu'Artej,
20:57si on regarde la performance,
20:59ils ont connu
21:00une accélération de leur croissance,
21:01le chiffre d'affaires
21:02a doublé en 5 ans,
21:03mais ça reste une petite société,
21:04500 millions d'euros.
21:06Et si on regarde
21:07les attentes du consensus
21:08sur les deux dernières années,
21:10le bénéfice par action
21:1126 et 27,
21:12il a doublé.
21:13Donc ça veut dire
21:13qu'il y a une belle croissance,
21:14mais là on a une accélération
21:16des anticipations.
21:17Donc ça c'est évidemment
21:19le cours de bourse
21:20de cette société
21:20a triplé l'année dernière
21:22et depuis le début de l'année,
21:23il a affiché encore
21:24une progression de 80%.
21:25Alors où est-ce que ça nous met
21:27en termes de valorisation ?
21:28C'est là qu'il faut quand même
21:29faire attention
21:30parce qu'on est à 22 fois
21:31l'EBITDA 2027,
21:3235 fois les résultats 2027.
21:34Si on regarde,
21:35avec une croissance de BPA
21:37de 15-20%,
21:39si on regarde des boîtes
21:40comme Schneider
21:40qui ont en gros
21:41une croissance 5% inférieure,
21:43c'est-à-dire 8-9
21:44en chiffre d'affaires
21:45et une quinzaine de pourcents
21:46en BPA,
21:47cette société
21:48qui est une mid-cap,
21:49attention,
21:49traite à 30% de primes
21:50sur Schneider.
21:51Donc oui,
21:52aujourd'hui,
21:52il y a une croissance...
21:55virgule pour l'instant,
21:57mais elle est moins diversifiée,
21:58moins pérenne.
21:59Donc j'irais à 30%
22:00de ce Schneider
22:01avec 5% de croissance en plus,
22:03OK,
22:04mais là,
22:04ça commence à être
22:05un peu tendu.
22:06Oui,
22:06et alors une autre question
22:07d'auditeur,
22:08et après Marie,
22:08je vais vous demander
22:09comment investir aux Etats-Unis.
22:11Est-ce qu'il y a des ETF Amériques
22:12pour investir là-bas aux Etats-Unis ?
22:13C'est Alain qui nous demande
22:14s'il vaut mieux le faire
22:15sur les ETF Amériques
22:16en euros
22:16ou plutôt en dollars.
22:17C'est très important comme question
22:19parce qu'on voit
22:19que le potentiel boursier
22:20il est très très fort
22:20surtout aux Etats-Unis
22:21dans la tech.
22:22D'abord,
22:23Rudy nous a écrit aussi sur X.
22:25Lui,
22:25il regarde Soitec
22:26qui a pris 500%
22:27depuis le 1er janvier.
22:28C'est pas le seul
22:28à en avoir repéré,
22:29bien sûr Soitec,
22:29sinon ça n'aurait pas pris 500%.
22:31Il nous dit,
22:32oui,
22:32c'est bien,
22:32ça cartonne,
22:33mais ça devient un peu cher peut-être.
22:34Et il nous dit,
22:35il ajoute,
22:35qu'il choisirait plutôt X-Tron.
22:36Quitte à investir
22:37dans les semi-conducteurs
22:38à moins cher que Soitec,
22:39il y a X-Tron.
22:40Pourquoi pas ?
22:41Là encore,
22:41c'est tout petit,
22:42attention.
22:44Pourquoi Soitec ?
22:44Rappelez-vous,
22:45c'est la boîte française
22:46de semi-conducteurs
22:47qui est spécialisée
22:48dans le RF et Soi,
22:49c'est-à-dire des couches
22:50qu'on enlève
22:51et qui se permettent
22:51d'avoir des éléments
22:54dans les smartphones
22:55qui permettent
22:55d'économiser de l'énergie.
22:56Vous n'avez qu'une minute Alain,
22:57je préfère quand même
22:58vous le précisez.
22:58Très très vite.
22:59Donc en gros,
23:00Soitec,
23:00leur business de base,
23:01il va très mal
23:02parce que les smartphones,
23:03ça ne va pas du tout.
23:04Et ils ont une petite division,
23:05100 millions d'euros
23:05sur les 500
23:06qui fait de la photonique
23:07et tout le monde s'exclique là-dessus.
23:08Donc ça a propulsé le cours
23:09qui était tombé aux enfers
23:10de 20 euros à 150.
23:12Maintenant,
23:12la question,
23:13c'est qu'est-ce que ça veut dire ?
23:14En gros,
23:15pour justifier la valeur actuelle
23:16sur Soitec,
23:17il faudrait que le chiffre d'affaires
23:18de la photonique
23:18passe de 100 millions aujourd'hui
23:19à 1 milliard dans 5 ans.
23:21Moi,
23:21ça me paraît très très très tendu,
23:23objectivement.
23:23Surtout que les prochains
23:24intérêts vont être immondes
23:25mais bon,
23:25on verra ce qu'ils diront
23:26sur cette partie-là.
23:27En valorisation,
23:28comme ça,
23:29c'est important de regarder.
23:29Donc là,
23:30vous êtes sur Soitec.
23:31Soitec,
23:31c'est 16% du chiffre d'affaires
23:33aujourd'hui
23:33avec le reste qui va très mal
23:34et donc,
23:35bien sûr,
23:36on pense à beaucoup accélérer.
23:37Ça nous met aujourd'hui
23:38sur Soitec
23:39à une valorisation
23:40de 7 fois les ventes
23:42et 27 fois l'Ebida 2027.
23:45Extron,
23:45c'est la même valo
23:46à la différence près
23:47que la partie photonique
23:49est plus importante chez eux,
23:51potentiellement 33%
23:52du chiffre d'affaires
23:52et 50% dans deux ans
23:54ou une valorisation équivalente
23:55et le reste du business
23:56chez Extron
23:57craint un peu moins
23:58que Soitec.
23:58Donc,
23:59je serais tenté de dire
24:00on peut s'exciter
24:01sur la photonique,
24:02c'est difficile de dire
24:03combien ça vaut
24:03parce qu'aux Etats-Unis,
24:04ça a explosé partout
24:05mais quitte à choisir
24:06entre les deux,
24:07je dirais que Extron
24:08est plus exposé
24:09à la photonique
24:10que Soitec
24:10et le reste du business
24:11est un peu moins gênant
24:12et la valo est la même.
24:13Donc,
24:13en effet,
24:14notre auditeur
24:15n'a pas complètement tort
24:16de préférer Extron
24:17à Soitec aujourd'hui.
24:18On a besoin de vous,
24:18nos auditeurs et téléspectateurs
24:19parce que vous êtes passionné
24:20par vos valeurs.
24:21Parfois,
24:22il faut savoir se dépassionner
24:23de son portefeuille,
24:23ne jamais tomber amoureux
24:24des valeurs
24:25qu'on étient en portefeuille
24:25mais vous êtes aussi
24:27d'extrême connaisseur
24:28de ces valeurs
24:28puisque vous les avez choisis,
24:29c'est des toutes petites valeurs,
24:30on est très très loin des ETF.
24:31Et si vous les avez choisis,
24:32c'est que vous les avez étudiées.
24:33Donc,
24:33merci pour vos questions.
24:34Je précise,
24:34je n'ai ni l'une ni l'autre
24:36mais qu'aujourd'hui,
24:37par rapport à la question
24:37qui m'est posée,
24:38c'est vrai qu'Extron
24:39a un profil plus intéressant
24:40que c'est E-Tech.
24:41Voilà,
24:42c'est européen,
24:42c'est Extron ?
24:43Extron,
24:43c'est allemand.
24:43C'est allemand.
24:44On a des pépites aussi
24:45ici en Europe.
24:46Voilà,
24:46il faut le dire,
24:47même dans la tech
24:47et ceux qui choisissent
24:49d'investir dans ces pépites
24:50pas encore connus
24:50sont peut-être des pionniers
24:51ou pas,
24:52ça reste une prise de risque.
24:53Donc,
24:53cet autre auditeur,
24:54Alain,
24:55nous demande lui
24:55comment investir plutôt
24:56aux Etats-Unis
24:56parce que les grandes techs
24:58font encore et toujours
24:58leur preuve.
24:59Et Alain nous demande
25:00qui taille investir donc
25:01à travers un ETF ?
25:02Est-ce qu'il vaut mieux
25:03investir dans un ETF Amérique
25:04en euros
25:04ou plutôt en dollars ?
25:06Marie ?
25:07Aujourd'hui,
25:07je vais faire une réponse
25:08un peu de normand.
25:09Je dirais que nous,
25:09on a une vision
25:10un peu plus neutre
25:11sur le dollar actuellement
25:12qui est prise entre
25:14plusieurs forces.
25:15Déjà,
25:15ça reste,
25:17on l'a vu,
25:18quand même un peu
25:18une valeur refuge
25:20si ça se passe mal
25:22sur le conflit.
25:23Donc,
25:25il y a un petit potentiel
25:26de hausse sur le dollar
25:27et à l'inverse,
25:29on a plutôt des tendances
25:30à la baisse du dollar
25:31avec des banques centrales
25:32en Europe
25:33qui sont attendus
25:36que la BCE devrait monter
25:37ses taux
25:37alors que la Fed
25:38ne devrait pas le faire.
25:39Donc,
25:39on a des forces
25:40un peu contraires
25:42et aujourd'hui,
25:42on pense qu'on n'aura pas
25:44une évolution du dollar
25:45par rapport à l'euro
25:46comme on a eu l'année dernière.
25:48Une forte baisse du dollar.
25:50L'écart qui devait avoir lieu
25:51s'est fait,
25:52il s'est croisé s'est fait.
25:53Il n'ira pas plus loin.
25:54Donc,
25:54on est un peu dans un range
25:56entre les 1,15 et 1,20
25:58donc ça fait quand même
25:58déjà un bon range
25:59mais là,
26:00on est plutôt vers les 1,18
26:01donc on se rapproche
26:02du haut du range.
26:05Techniquement,
26:06tactiquement,
26:06on peut dire
26:07qu'on est plutôt
26:07sur un point d'achat de dollars
26:08donc il faudrait acheter
26:10le TF en dollars
26:11mais si ça revient
26:11vers les 1,16,
26:131,15,
26:13il faut s'occuper.
26:14Et l'Europe peut être
26:15plus discrète que Donald Trump
26:16certes,
26:17mais elle avance l'Europe.
26:18On voit,
26:18elle souffre l'économie européenne
26:19de ce qui se passe
26:19au Moyen-Orient.
26:20Bien sûr,
26:20elle souffre de son manque
26:22d'investissement,
26:22d'innovation dans la tech.
26:24Bien sûr,
26:24ça reste des points faibles
26:25mais elle se transforme
26:26aussi l'Europe.
26:27Pendant ce temps,
26:27nos institutions investissent.
26:29Est-ce qu'on se dit
26:30que l'Europe dans quelques années
26:31aura un potentiel de croissance
26:32plus fort qu'il l'est aujourd'hui
26:33que donc pour un investisseur
26:34long terme,
26:35quand même continuer
26:35d'investir sur l'Europe
26:36plutôt qu'ailleurs ?
26:37Ça garde du sens.
26:44Les dépenses,
26:45notamment dans la défense,
26:47on voit,
26:48on a quand même des signaux,
26:49les déficits budgétaires allemands
26:51sont un peu plus importants
26:52que les années précédentes,
26:53ce qui est plutôt un bon signe,
26:54ça veut dire qu'elles dépensent.
26:57Le problème,
26:57c'est que cette année,
26:59la hausse des prix de l'énergie
27:02va impacter principalement
27:04les pays européens
27:05et que les dépenses
27:06qui étaient prévues
27:07peut-être pour investir
27:09ou des choses comme ça
27:09vont plutôt compenser ça.
27:12Mais à moyen terme,
27:14effectivement,
27:14il y a des choses
27:15qui sont en place
27:15et qui devraient s'accentuer.
27:18Et en termes
27:19d'allocations sectorielles,
27:20vous choisissez quoi ?
27:20Les valeurs plutôt
27:21des côtés,
27:22du cyclique,
27:23des valeurs de croissance
27:24en termes sectorielles
27:25ou de profils de valeurs
27:26en ce moment ?
27:27En Europe,
27:27on aime bien ce qui a justement
27:29trait à ce recentrage
27:34de l'Europe
27:34et ce développement.
27:36Donc, il y a effectivement
27:38tout ce qui est la défense,
27:39par exemple,
27:40la souveraineté européenne.
27:41Donc, tout ce qui est
27:42effectivement défense
27:42qui a pas mal souffert,
27:43mais aussi,
27:44les financières
27:45et des choses comme ça.
27:46Donc, ça reste
27:46sur ces thèmes-là.
27:47On ne va pas forcément
27:48regarder entre cycliques
27:49et défensives,
27:50mais plutôt regarder
27:51sur ce thème
27:51de la souveraineté
27:52qui a encore
27:55des beaux jours devant eux.
27:55Bon, on verra aussi
27:56si les compagnies aériennes
27:57européennes
27:59tirent profit
27:59d'une accalmie,
28:01on l'espère,
28:01d'un apaisement
28:02voire d'une paix à venir.
28:03On verra au Moyen-Orient
28:04si les compagnies européennes
28:06reprennent des parts de marché
28:07sur le long terme
28:08aux compagnies émiratiques
28:09qui sont en train
28:09de souffrir énormément.
28:10En tout cas,
28:11Bruxelles tape quand même
28:12un peu sur nos compagnies
28:13en disant
28:13« Attendez,
28:14vous êtes en train
28:15d'annuler des vols,
28:16mais vous allez devoir
28:17rembourser quand même
28:18vos clients. »
28:19Pourquoi ?
28:19Parce que face à la flambée
28:20des prix du kérosène
28:21et l'annulation
28:21à l'échelle mondiale
28:22de 2 millions de sièges
28:23dans le monde
28:24depuis un mois,
28:25Bruxelles rappelle que
28:26non, non,
28:26ce n'est pas si simple,
28:27les compagnies aériennes,
28:28en tout cas européennes,
28:29vont devoir indemniser
28:30les passagers.
28:30Pourquoi ?
28:31Parce que la hausse du carburant
28:32ne constitue pas
28:32aux yeux de Bruxelles
28:33une circonstance extraordinaire.
28:35Ce n'est pas
28:36une circonstance extraordinaire
28:37qui justifierait
28:38d'annuler des vols
28:38comme ça sans indemniser
28:39les passagers
28:40au regard du droit européen.
28:41Voilà ce que rappelle Bruxelles.
28:43Voilà.
Commentaires