- il y a 2 heures
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:05Le 19h éco, Stéphanie Collot
00:07Soyez les derniers dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique
00:12et à la une de ce jeudi 18 juin.
00:14Les dirigeants européens sont réunis en ce moment même à Bruxelles.
00:18Ce conseil vise à doter l'Europe d'outils pour se protéger contre l'agressivité commerciale de la Chine.
00:24On en parle dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
00:27C'est le top départ des négociations entre l'Iran et Washington.
00:31Discussion qui se déroule à Genève sur la base du texte signé hier entre les deux parties.
00:36Mais aux Etats-Unis, les termes de l'accord provoquent des remous jusqu'au sein même du camp républicain.
00:42On ira à Washington dans un instant.
00:44Et puis Vivatech jour 2 avec la visite aujourd'hui d'Emmanuel Macron.
00:47Comme hier, il a été question d'IA et de souveraineté.
00:50Mais aussi de la Startup Nation, voulue par le chef de l'État il y a 10 ans.
00:53Quel bilan dressé depuis ? On verra ça avec Frédéric Simotel.
01:01Les Européens se réunissent en sommet à Bruxelles au cœur des discussions.
01:06Donc la Chine face à l'explosion des importations chinoises et la très forte aggravation du déficit commercial.
01:13La Commission européenne est maintenant décidée à durcir sa ligne.
01:17Écoutez Frédéric Mers, le chancelier allemand.
01:22Je suis très reconnaissant qu'après un sommet du G7 réussi, nous puissions poursuivre aujourd'hui les délibérations sur les
01:28thèmes européens.
01:29Le sujet le plus important à mes yeux est et reste la compétitivité de l'industrie européenne.
01:34Nous allons également aborder la situation concurrentielle face au reste du monde.
01:38Nous parlerons aussi des déséquilibres géoéconomiques.
01:42Et on continue à parler de cette grande réunion à Bruxelles dans la chronique internationale de Mathieu Jolivet.
01:48Parce que l'objectif de ce Conseil européen, Mathieu, c'est de doter l'Europe d'outils pour se protéger
01:54contre l'agressivité commerciale de la Chine.
01:57Oui, puisque l'Europe achète trop à la Chine et ne lui vend pas assez de produits.
02:01En France, le déséquilibre commercial a été multiplié par 5 en 20 ans.
02:06Une période pendant laquelle les produits chinois ont gagné en quantité et en qualité.
02:11Désormais, les dirigeants d'entreprises européens vont en Chine pour apprendre.
02:15Et il y a urgence.
02:16Ce déséquilibre dont parle le chancelier allemand, il s'accélère.
02:20En seulement 5 ans, le déficit commercial de l'Europe vis-à-vis de la Chine a triplé.
02:26Selon la BCE, en Europe, 29 millions d'emplois sont menacés par la concurrence chinoise.
02:31Un chiffre à prendre au sérieux quand on sait que la chimie a perdu 20 000 emplois en seulement 3
02:37ans.
02:37Alors, quelles sont les pistes européennes pour réagir ?
02:40Eh bien là, l'Europe est en train de chercher à dresser des digues face à la déferlante des produits
02:44chinois.
02:45La France, par exemple, propose une préférence européenne pour les appels d'offres dans les marchés publics,
02:50ainsi qu'un label Made in Europe.
02:52L'idée de Bruxelles, elle, elle est assez simple.
02:55C'est d'empêcher que les produits chinois, souvent vendus à des prix très bas grâce aux subventions de Pékin,
03:02n'étouffent les industriels européens.
03:04Concrètement, l'Europe pourrait limiter les volumes importés, comme elle l'a déjà fait pour l'acier.
03:09L'avantage de cette méthode, c'est qu'elle vise un volume d'importation et non un pays en particulier,
03:16ce qui la rend beaucoup plus difficile à contester devant l'OMC.
03:20Oui, et puis difficile de s'accorder à 27 face à la Chine.
03:24Oui, une position politique, d'ailleurs, que j'aimerais vous rappeler, qui date de 2013, mais toujours terriblement d'actualité.
03:30À l'époque, Angela Merkel dit non à la Commission européenne, qui annonçait une taxe de 47% sur les
03:37panneaux solaires importés de Chine.
03:39Et en fait, ce blocage allemand, il y a 13 ans, il était pour ne pas froisser son partenaire chinois.
03:45Et à l'arrivée, l'Europe s'est retrouvée inondée de ces panneaux solaires bon marché,
03:49qui ont totalement paralysé le marché et tué toute concurrence.
03:52Aujourd'hui, c'est compliqué pour beaucoup de pays de se froisser avec son partenaire chinois.
03:57Je vous dis pêle-mêle, le chimiste allemand BASF qui a investi 9 milliards en Chine récemment.
04:02Vous avez l'espagnol Pedro Sanchez qui multiplie les déplacements en Chine tout seul pour des réunions bilatérales ces dernières
04:08années.
04:08Et des pays d'Europe centrale qui accueillent de nombreuses usines chinoises
04:11qui servent en fait de porte d'entrée européenne à la Chine.
04:15Et donc tous les regards sont tournés vers l'Allemagne ?
04:17Oui, puisque la première économie de la zone euro, qui est aussi la plus exposée à la Chine,
04:21mais qui souffre terriblement des exportations chinoises,
04:24Berlin s'est toujours opposé à toute mesure qu'il pouvait entraver son libre-échange avec la Chine.
04:29Mais la donne pourrait bien changer.
04:32Le chancelier Merz, ce qu'on vient d'entendre, a averti la semaine dernière au Bundestag
04:37qu'il protégerait les intérêts de l'Allemagne contre les États qui faussent la concurrence.
04:42Il ne citait pas la Chine, mais évidemment, il l'avait en tête.
04:45Et au G7 à Evian, il a fait une sortie hier assez inhabituelle
04:49pour critiquer une monnaie chinoise, le yuan, qui est selon lui sous-évalué de 20 à 30 %.
04:55Donc si jamais le chancelier Merz, là, dans la nuit,
04:59annonce une position offensive contre les produits chinois,
05:03ça marquerait un véritable précédent dans les relations commerciales Europe-Chine.
05:10On va suivre évidemment cela sur BFM Business.
05:13Merci beaucoup Mathieu Jolivet.
05:14La chronique internationale à retrouver tous les soirs dans le 19h.
05:18Éco, direction Cuba à présent, qui s'ouvre à l'économie de marché.
05:22En pleine crise, soumise à l'embargo pétrolier des États-Unis,
05:26l'île a besoin de changements urgents, d'après son président,
05:29le parti communiste cubain, qui a engagé des restrictions,
05:32notamment en termes de déplacement,
05:35vient de prendre un train de réforme inédit.
05:38Alexandra Pagé.
05:40À Cuba, les voyageurs en train ou en bus
05:42sont désormais réservés aux personnes voyageant pour des funérailles
05:46et pour des urgences médicales.
05:48L'embargo pétrolier imposé par les États-Unis étouffe.
05:50Le pays déjà affaibli.
05:52Le prix des carburants les rend inaccessibles.
05:54Alors c'est le système D.
05:56Les Cubains font du stop pour circuler.
05:58Bien peu, de toute façon, peuvent se permettre un moyen de transport,
06:01comme l'explique Rolio César Padron, transporteur privé.
06:04Tout est si cher, si onéreux, que les gens restent chez eux.
06:08Viennent seulement ceux qui ont besoin de se déplacer,
06:11ceux qui doivent aller chez le médecin
06:12et qui n'ont pas les moyens de prendre une voiture tous les jours
06:15ni aucun autre moyen de transport.
06:18Acculé, le parti communiste cubain vient d'approuver un paquet de réformes
06:22visant notamment à ouvrir l'île à l'investissement privé,
06:25à attirer plus de capitaux des Cubains de l'étranger,
06:27à réduire la taille de l'État.
06:29Bref, un virage vers l'économie de marché.
06:31Manuel Marrero, le Premier ministre, l'assure cependant,
06:35ces transformations ne constituent pas une déviation idéologique.
06:40Les transformations n'impliquent pas un renoncement
06:42à la responsabilité sociale de l'État
06:44et envisagent une reconnaissance des mécanismes de marché
06:47en tant qu'instrument d'allocation efficace des ressources.
06:51Aujourd'hui, 10 000 entreprises occupent une place croissante
06:54dans le tissu économique de l'île.
06:56Elles emploient un tiers de la population active.
06:59Allez, on va faire un tour sur les marchés.
07:03Avec Antoine Larigauderie, le cas terminant hausse ce soir.
07:07Oui, une séance un petit peu particulière
07:09parce que vous savez, il y a les échéances des contrats mensuels
07:12et trimestriels sur les options, les indices.
07:15Ça se passe en deux jours aujourd'hui
07:17parce que c'est jour férié du côté de Wall Street demain.
07:20Donc tout a lieu cet après-midi.
07:22Et de notre côté, ce sera demain.
07:25Donc bref, tout ça est un petit peu technique, un petit peu compliqué
07:27mais ça explique que les volumes ont été très élevés.
07:29Aujourd'hui, la Bourse de Paris a 7 milliards d'euros.
07:31Plus 0,44%, donc une bonne clôture pour le CAC 40 à 8467 points.
07:36Légère surperformance par rapport au Lerostock 50
07:39qui lui gagne 0,37%.
07:40En revanche, il y a un secteur qui a été attaqué
07:43c'est celui des sociétés informatiques
07:45avec le sillage des mauvaises prévisions d'accenture aux États-Unis.
07:49On a Cup Gemini qui a perdu quand même pas loin de 9%
07:51à 89 euros, Alten moins 9.
07:54Carrefour qui a perdu 6,2% à 15,43 euros
07:57visé par une note très négative de JP Morgan
07:59qui pense que le groupe va être acculé au profit-warning
08:02face à la dégradation de ses marchés.
08:04Donc une forte baisse pour Carrefour en clôture.
08:07En revanche, à Laos, on retrouve nos spécialistes
08:09de l'intelligence électrique
08:10qui aura connu sans doute une semaine sans précédent.
08:14Legrand gagne encore 5% à 152,25 euros.
08:17Schneider Electric, plus 2,92 à 291.
08:20Et puis à noter le luxe qui était bien orienté aussi.
08:23Et ça, c'est depuis le début de la semaine.
08:24Kering gagne 4,4%, 276,55 euros.
08:27Donc le CAC plus 0,44, 8467.
08:30Et du côté des marchés américains,
08:32actuellement, on évolue dans le vert
08:34pour le Dow Jones qui gagne 0,45%.
08:37Du côté du Nasdaq, l'indice gagne 1,42%.
08:42Le Nasdaq où SpaceX est coté depuis vendredi dernier,
08:48vous l'avez vécu en direct sur BFM Business.
08:50Et actuellement, le titre SpaceX perd un peu plus de 10% à 172 dollars.
08:59Sur le marché parisien, la star du jour,
09:02c'est le titre Eden Red.
09:03Il gagne 17% à la clôture.
09:05Ce soir, le groupe qui commercialise les tickets restaurant
09:08est approché par un fonds d'investissement.
09:11Il l'a confirmé aujourd'hui.
09:13Selon la lettre, il s'agirait du fonds britannique BC Partners,
09:16celui qui a acquis Biogarant en début d'année.
09:19La forte baisse du titre Eden Red l'an dernier
09:22a rendu le groupe au payable.
09:24Hélène Cornet.
09:27Eden Red a signé l'an dernier la plus mauvaise performance du CAC 40.
09:31Le titre a perdu près de 40% en traînant son retrait de l'indice.
09:35Malgré une très légère hausse de son chiffre d'affaires
09:37sur le dernier exercice,
09:39le champion français des titres restaurant est sous pression
09:42soumis à des incertitudes réglementaires
09:44sur plusieurs de ses marchés clés.
09:46Assez en tout cas pour inquiéter les investisseurs
09:49et susciter par la même occasion l'intérêt des fonds d'investissement
09:53un scénario crédible selon Stéphane Deo,
09:56analyste chez Léva Capital.
09:58Si vous regardez l'entreprise,
10:01plus fondamentalement, c'est une entreprise qui est,
10:03je ne vais pas dire une vache à l'aie,
10:04mais qui en vitesse de croisière génère des flux de trésorerie
10:07très très importants.
10:10Donc, s'il y a une stabilisation du titre,
10:14moi je ne serai pas du tout étonné effectivement
10:16qu'un fonds soit attiré,
10:20parce que vous pouvez emprunter à des taux
10:22beaucoup plus bas que le taux de cash flow
10:25que vous allez recevoir en contrepartie.
10:28Eden Raid a réagi de façon laconique,
10:30disant rester concentré sur sa stratégie
10:32et la création de valeurs pour ses actionnaires.
10:34Le fonds Bredenik, lui,
10:35explique que pour le moment,
10:37son intérêt n'est que purement exploratoire.
10:39Grosse acquisition pour Accenture.
10:42Le cabinet de conseil prend une participation majoritaire
10:45dans la société de cybersécurité industrielle Dragos,
10:48ainsi que l'acquisition de deux autres entreprises.
10:51Le total de cette opération est évalué
10:54à un peu plus de 4 milliards de dollars.
10:57Au lendemain de la signature du protocole d'accord
11:01entre les Etats-Unis et l'Iran,
11:04place désormais aux négociations.
11:05Elles débutent aujourd'hui et vont durer
11:07une soixantaine de jours avec autour de la table
11:09les Etats-Unis, l'Iran, oui,
11:11mais aussi le Pakistan, le Qatar
11:12et d'autres pays impliqués dans le conflit.
11:16À Washington, on retrouve notre correspondant Antoine Eulard.
11:20Antoine, le texte signé suscite de nombreuses critiques
11:25aux Etats-Unis, même dans le camp républicain.
11:31Oui, depuis 24 heures, les critiques pleuvent
11:34avec l'idée que Donald Trump s'est complètement couché
11:37devant Téhéran.
11:39Et ça, ça ne plaît pas du tout à Donald Trump
11:41qui a répondu aujourd'hui sur son réseau social
11:44en disant que ceux qui pensent que je n'ai pas été
11:46assez ferme avec l'Iran sont soit jaloux, malveillants
11:49ou stupides.
11:50Voilà donc pour la mise au point du président américain.
11:53Mais il faut quand même reconnaître que Donald Trump
11:54a lâché énormément de l'Est.
11:56Il a validé d'abord le principe d'un péage
11:59sur le détroit d'Hormuz.
12:00Il pourrait être mis en place d'ici 60 jours.
12:03Il a levé toutes les sanctions qui pèsent sur le pétrole iranien.
12:06Ça veut dire que Téhéran va pouvoir vendre ses hydrocarbures
12:08en toute légalité et donc faire rentrer
12:10des dizaines de millions de dollars chaque mois
12:12dans ses caisses.
12:13Trump qui a aussi validé le principe
12:15de compensation financière gigantesque pour Téhéran.
12:18300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays
12:21et les avoir gelés, 100 milliards,
12:23qui pourraient être rapidement en partie débloqués.
12:25Tout cela alors que Téhéran, pour le moment,
12:26n'a pas encore fait le moindre compromis
12:28sur le nucléaire.
12:30Tout cela donc suscite des critiques.
12:32En particulier, vous l'avez dit,
12:33dans le camp républicain,
12:35le sénateur Ted Cruz, par exemple,
12:36dit que c'est une très mauvaise idée
12:37de donner des milliards de dollars
12:39à un régime fanatique.
12:40Un autre sénateur dit que Ronald Reagan
12:42se retourne dans sa tombe.
12:44D'autres encore parlent d'une capitulation.
12:47Tout à l'heure, J.D. Vence, le vice-président,
12:49a tenté de faire le service après-vente
12:51de cet accord.
12:52Il était en conférence de presse,
12:53ici même à la Maison Blanche.
12:54Il assure qu'aucun centime
12:56ne sera versé à l'Iran
12:58tant que les Iraniens n'auront pas fait
12:59des progrès concrets
13:01et des engagements concrets
13:02sur la question du nucléaire.
13:04Mais on a bien vu qu'il avait
13:06quand même beaucoup de mal
13:06à convaincre d'abord les journalistes
13:08et au-delà, l'opinion publique américaine
13:10que les États-Unis ont gagné
13:12et n'ont pas fait trop de concessions
13:14face à Téhéran.
13:15Antoine Lara à Washington.
13:17Dans le détroit d'Hormuz,
13:18la prudence reste de mise
13:19et le trafic reprend très timidement.
13:22Un navire français de GNL
13:23a franchi le passage.
13:24Aujourd'hui, c'est une première
13:25depuis le début du conflit.
13:26Le métanier affrété par Qatar Énergie
13:29se dirige maintenant vers le Pakistan.
13:31Un peu plus tôt,
13:32trois superpétroliers
13:33battant pavillons saoudiens
13:35et transportant 6 millions de barils
13:38ont traversé le détroit.
13:40En tout cas,
13:41cette signature du protocole d'accord
13:44permet à Téhéran
13:45de générer de nouveaux revenus pétroliers
13:47car le texte permet à l'Iran
13:49de vendre à nouveau officiellement du pétrole.
13:52De quoi restaurer un peu son économie.
13:54Alexandra Pagé.
13:55Ces dernières années,
13:56l'Iran parvenait à écouler
13:58une partie de ses hydrocarbures
13:59via des réseaux maritimes clandestins.
14:01La plupart du temps,
14:02à des raffineurs indépendants chinois,
14:04à des prix bradés.
14:05En l'espace d'un an,
14:07le pays pourrait générer
14:08plus de 60 milliards de dollars
14:09de vente aux prises actuelles.
14:11Et cette fois-ci,
14:12de façon légale.
14:13D'autant que les coûts de production
14:14du brut y sont faibles,
14:15entre 10 et 30 dollars le baril.
14:17Avant la guerre,
14:18l'Iran produisait 4%
14:20du pétrole brut mondial.
14:21Le blocus naval américain
14:22a conduit Téhéran
14:23à réduire sa production
14:25de brut d'un tiers,
14:26selon l'AIE.
14:27Avec plus d'acheteurs consentants,
14:28l'Iran devrait retrouver
14:29ses niveaux de production,
14:31environ 3,5 millions de barils jour,
14:33et même en ajouter
14:34environ 1 million
14:35sur 2 à 3 ans
14:37par rapport à ses niveaux
14:38d'avant le conflit,
14:39en l'absence de sanctions,
14:41selon Oxford Economics.
14:42Avec le risque
14:43que cette manne financière
14:44alimente à nouveau
14:46les caisses du régime des MOLA
14:47et contribue à reconstruire
14:49sa force de frappe.
14:50En tout cas,
14:51le prix du pétrole
14:51reflue nettement
14:52depuis la signature
14:53du protocole de paix,
14:54le Brent et le WTI
14:55restent sous la barre
14:57des 80 dollars le baril.
14:59Aux Etats-Unis,
14:59le galon d'essence
15:00repasse sous les 4 dollars.
15:03En France,
15:03le gouvernement
15:03voit le bout de la crise.
15:05Serge Papin estime
15:05que la baisse des cours du pétrole
15:07va se répercuter
15:09à la pompe très vite.
15:10Pour le ministre du Commerce,
15:12on peut retrouver
15:13de la confiance
15:13et quitter l'attentisme.
15:16VivaTech,
15:17jour 2
15:17avec la présence
15:18d'Emmanuel Macron.
15:19Aujourd'hui,
15:20le chef de l'État
15:21a déambulé
15:21dans les allées du Salon.
15:23L'occasion de dresser
15:23le bilan
15:24des 10 années
15:25de la Startup Nation
15:26voulue par le président.
15:28Frédéric Simotel,
15:29vous avez passé
15:30la journée
15:30porte de Versailles
15:31dans les allées.
15:33Vous avez suivi
15:34Emmanuel Macron
15:35et il a été question
15:36d'intelligence artificielle
15:37et de souveraineté.
15:38Oui, c'était
15:38sa dernière déambulation
15:39comme vous l'avez dit
15:40au cœur d'un public
15:41conquis d'avance.
15:42C'est la même chose
15:42depuis les débuts,
15:44depuis 2017.
15:44On se souvient
15:45en 2017,
15:46il était déjà venu
15:47à VivaTech
15:48sous un soleil de plomb
15:49mais là,
15:49la clim était tombée
15:50en panne.
15:50Ce n'était pas le cas
15:51aujourd'hui,
15:51vous imaginez,
15:52à l'époque.
15:53C'était vrai,
15:54c'était les premiers pas
15:54de la Startup Nation
15:57et les startuppers
15:58se disaient enfin
15:58et les gens de la tech
15:59se disaient enfin
16:00un président
16:00qui comprend notre métier,
16:01qui comprend nos intérêts.
16:03Et là,
16:04c'est aux côtés
16:04du président indien
16:06Modi
16:06qui l'a déambulé.
16:07Il y a un très grand
16:08stand de l'Inde.
16:09Il y a beaucoup de stands
16:09de pavillons internationaux
16:10cette année
16:11à VivaTech
16:12et il a rencontré
16:13plusieurs jeunes pousses.
16:14Il est allé aussi
16:15sur le stand
16:16d'un L'Oréal,
16:17le stand
16:18de grandes entreprises.
16:19Donc,
16:19de la vie de tous,
16:20quand on les questionne,
16:21ce bilan de cette French Tech
16:23est plutôt bon.
16:25Et puis,
16:26ce qu'on remarque aussi,
16:27c'est vraiment ce changement.
16:28Vous savez,
16:28quand on venait
16:29il y a 10 ans
16:29à VivaTech,
16:30on avait des grands groupes
16:31avec autour
16:32leur essai de start-up.
16:33Ils essaient de les montrer
16:34et là,
16:34aujourd'hui,
16:35ces start-up,
16:35entre guillemets,
16:36on ne les voit plus.
16:36C'est qu'on voit
16:37les grands groupes.
16:37Je prends l'exemple
16:38des LVMH.
16:39On voit les grands groupes
16:39avec ces marques,
16:40Guerlain,
16:42l'Europiana,
16:43ils ont comme ça
16:44une dizaine de marques
16:45et ils montrent
16:46les innovations
16:47au sein de ces marques
16:48et les start-up,
16:48elles sont intégrées.
16:49On ne les voit plus.
16:49Elles sont vraiment intégrées.
16:50Elles sont moins mises en avant.
16:51C'est un peu
16:52ce qui a marqué
16:54cette French Tech Nation.
16:55La French Tech,
16:56elles ne naviguent plus
16:57en marge
16:58dans leur propre couloir
16:59par rapport aux grands groupes,
17:00par rapport aux entreprises.
17:01Elles sont, ça y est,
17:02intégrées
17:02et elles font partie
17:03de l'élan,
17:04du dynamisme
17:04des entreprises
17:05aujourd'hui
17:06vers l'IA
17:07et vers tous
17:09ces enjeux de la Tech.
17:10Vous l'avez dit,
17:11Frédéric Simotel,
17:11il y a beaucoup
17:12de pavillons
17:12de pays étrangers.
17:14Est-ce que nous,
17:15la France,
17:16on est à la traîne ?
17:18On est un peu à la traîne.
17:19On espère justement
17:20parce qu'Emmanuel Macron
17:21a rappelé cet effet
17:22souveraineté
17:22alors qu'après,
17:23c'était un électrochoc
17:24au niveau de la souveraineté
17:25le week-end dernier
17:25lorsque le gouvernement américain
17:27a interdit
17:27pour les citoyens non-américains
17:29et les entreprises
17:29non-américaines
17:30d'utiliser
17:31la dernière IA
17:32de l'entropique.
17:33Là, tout le monde s'est dit
17:34mais ce qu'il switch
17:35comme souvent
17:36c'est l'expression consacrée
17:38mais s'ils nous font ça
17:39sur d'autres,
17:39il faut qu'on ait vraiment
17:41cette...
17:41qu'on puisse rebondir
17:43sur nos propres technologies
17:44et là, c'est vrai
17:45que quand on regarde
17:45ce bilan,
17:46c'est un peu plus contrasté.
17:47On a certes un Mistral,
17:49on a certes des data centers
17:50qui vont arriver
17:51mais on voit quand même
17:52qu'on a pris du retard
17:53ne serait-ce que les dépenses
17:54en recherche et développement
17:55d'une façon générale.
17:56On est au même niveau
17:57qu'en 2010,
17:582,2% du PIB
17:59quand en Allemagne,
18:01ils sont à plus de 3%
18:02et ils ont augmenté
18:03au cours de ces 20 dernières années.
18:05Donc là, on a quand même
18:07l'effet vitrine,
18:08c'est bien
18:08mais il faudrait
18:09qu'il y ait davantage
18:10de commandes publiques
18:11aussi autour de ces startups
18:12de pousser un peu tout ça.
18:14Donc voilà,
18:14c'est un petit peu les critiques
18:15que l'on peut...
18:15Bilan demi-teinte, quoi.
18:18Bilan satisfaisant
18:19mais quand même
18:19des petits points d'alerte
18:20qu'il va falloir poursuivre
18:22avec le prochain président.
18:24Merci Frédéric Simotel.
18:26SpaceX va-t-elle se faire doubler
18:28dans la conquête de Mars ?
18:29La NASA qui travaille pourtant
18:30de près avec la société
18:32d'Elon Musk
18:33vient de choisir un concurrent
18:34pour une mission
18:35vers la planète rouge.
18:36Il s'agit de Relativity Space
18:38dirigé par le fondateur
18:39de Google,
18:40Erwan Morris.
18:42Ce sont deux ex-ingénieurs
18:43de SpaceX et de Blue Origin
18:45qui lancent en 2015
18:46l'entreprise spatiale Relativity.
18:48Objectif, utiliser l'impression 3D
18:50pour construire une fusée
18:52à moindre coût.
18:53Paris à moitié réussi.
18:54En 2023, son premier prototype
18:56connaît une défaillance
18:57en plein vol.
18:58Les ingénieurs développent
18:59donc un nouveau modèle
19:00mais les difficultés financières
19:01sont trop grandes.
19:02Eric Schmidt, cofondateur de Google
19:04qui croit au projet
19:05prend une participation majoritaire
19:06et devient PDG.
19:08Relativity se retrouve alors
19:09entre Blue Origin
19:10qui accumule les retards
19:11et SpaceX
19:12avec son vaisseau Starship
19:13trop gros pour le projet martien
19:15ce qui mène la NASA
19:16à choisir Relativity.
19:18Avec sa fusée Terraner
19:19qui n'a jamais atteint l'orbite
19:20elle devra mener la mission
19:22Éolus
19:22pour étudier l'atmosphère de Mars
19:24en remplacement de la sonde
19:25de la NASA perdue
19:26il y a quelques mois.
19:27Lancement prévu pour 2028.
19:29Le calendrier est serré
19:30mais s'il est tenu
19:31cela pourrait permettre
19:32à Eric Schmidt
19:33de prendre l'ascendant sur Musk
19:34l'un des premiers
19:35à avoir manifesté
19:36ses ambitions martiennes
19:37mais qui n'a jusque-là
19:38jamais envoyé de mission
19:39sur la planète rouge.
19:40Une nouvelle acquisition
19:42pour L'Oréal en Inde
19:44le numéro 1 mondial
19:45de la cosmétique
19:45rachète un gros acteur local
19:47il s'agit d'Innovist
19:49dont les marques
19:49sont très prisées
19:51des consommateurs indiens
19:52Pauline Tadevin.
19:54Alors que bon nombre
19:55d'entreprises
19:56convoitent le marché indien
19:57et ses milliards
19:58de consommateurs
19:58en puissance
19:59L'Oréal
20:00déjà présent sur place
20:01depuis 20 ans
20:02accélère
20:02et y plante
20:03un nouveau drapeau
20:04le rachat d'Innovist
20:05est une étape clé
20:06selon la direction
20:07du leader mondial
20:08de la beauté
20:09qui souhaite devenir
20:09numéro 1 aussi
20:11sur ce marché
20:11qui croit extrêmement vite
20:13si on ne connaît pas
20:14le montant de la transaction
20:15on sait que les fondateurs
20:16d'Innovist
20:17restent aux manettes
20:18en collaboration
20:19avec L'Oréal
20:20et en tant qu'actionnaire
20:21minoritaire
20:22à terme
20:23L'Oréal se garde le droit
20:24de racheter leur part
20:25pour le groupe français
20:26c'est une façon habile
20:27de manœuvrer
20:28dans ce marché
20:29culturellement très différent
20:30et réputé compliqué
20:32notamment en termes administratifs
20:34L'Oréal y a déjà
20:35une filiale
20:36des centres de production
20:38et de recherche
20:38et développement
20:39avec Innovist
20:40et ses marques
20:41Bear Anatomy
20:42ou Chemistat Play
20:43surtout vendu
20:44sur le digital
20:44il entre littéralement
20:46au cœur de la machine
20:47et espère ainsi
20:48mieux comprendre
20:49les attentes
20:50des consommateurs
20:51indiens
20:51L'engagement de Renault
20:53dans la défense
20:54ne plaît pas
20:55à tout le monde
20:55la CGT du constructeur
20:58s'oppose
20:58à l'orientation militaire
21:00du groupe
21:00qui selon le syndicat
21:02choque de nombreux salariés
21:04Renault a annoncé
21:05des projets
21:06avec Thalès
21:06lors du salon
21:07Eurosatory
21:08notamment la production
21:09de véhicules
21:10multimissions
21:11et de drones
21:12tout à tisse
21:12Mathieu Pigasse
21:14s'intéresse de près
21:15à Fibre Excellence
21:16le fabricant français
21:17de pâte à papier
21:18placé en redressement
21:19judiciaire
21:20son arrivée potentielle
21:21redonne de l'espoir
21:23aux salariés
21:24et pourrait rebattre
21:24les cartes
21:25d'un dossier
21:26industriel
21:27particulièrement sensible
21:29le clarabideau
21:30Tous les drapeaux
21:31de la CGT
21:32un nom revient
21:33dans toutes les discussions
21:34parmi les salariés
21:35réunis devant l'usine
21:36de Saint-Gaudens
21:36Mathieu Pigasse
21:38Selon les échos
21:39l'homme d'affaires
21:40voit dans ce dossier
21:40un enjeu de souveraineté
21:42industrielle
21:42préserver les dernières
21:44compétences françaises
21:45dans la production
21:45de pâte à papier
21:46Pour les salariés
21:47son arrivée
21:48est surtout synonyme
21:49d'espoir
21:49après le retrait
21:50de l'actionnaire indonésien
21:52explique Sébastien Oustric
21:53délégué syndical CGT
21:54C'est une personne
21:56je ne sais pas ce qui est
21:57assez humaine
21:58qui a une bonne réputation
22:01qui peut développer
22:03de bons projets
22:04je pense que
22:05on pourra compoter sur lui
22:06Rattrapé par l'envolée
22:08du coût du bois
22:08et de l'énergie
22:09l'entreprise a perdu
22:1030 millions d'euros
22:11l'an dernier
22:11Pour relancer l'activité
22:13les porteurs du projet
22:14affirment avoir besoin
22:15de nouveaux financements
22:16et d'un soutien accru
22:17de l'Etat
22:18Une revendication
22:19également portée
22:20par la secrétaire générale
22:21de la CGT
22:21Sophie Binet
22:22Plus possible
22:23qu'on ait un Etat
22:24qui signe des chèques
22:25de milliards
22:26pour les multinationales
22:28pour des investisseurs
22:30véreux
22:30et qui par contre
22:31quand il s'agit
22:32de projets des salariés
22:33de projets des élus locaux
22:34de projets
22:36de territoire
22:37là ça soit
22:38opération pièce jaune
22:39et qu'il n'y ait plus d'argent
22:40dans les caisses
22:40l'Etat doit être au rendez-vous
22:42pour maintenir
22:44le tissu industriel
22:45Car derrière ce dossier
22:46ce sont 670 emplois directs
22:48qui sont menacés
22:49et plusieurs milliers d'autres
22:51dans toute la filière du bois
22:52Une année 2025 compliquée
22:54pour French B
22:55la compagnie aérienne
22:56à bas coût
22:56perd 7 millions d'euros
22:58sur l'exercice précédent
23:00en raison d'une baisse
23:02de la demande
23:02sur les vols
23:03vers les Etats-Unis
23:03mais la compagnie annonce
23:04de nouvelles destinations
23:06vers les Maldives
23:08et le Sri Lanka
23:09La Chine monte en puissance
23:10sur les bancs de l'université
23:12selon le dernier classement
23:14QS World University Rankings
23:16les établissements chinois
23:18continuent de gagner du terrain
23:20face aux universités britanniques
23:22et américaines
23:23en cause notamment
23:24le durcissement
23:25des politiques d'accueil
23:27des étudiants étrangers
23:28au Royaume-Uni
23:29et aux Etats-Unis
23:30que l'Arabie d'eau
23:3261% des établissements chinois
23:34progressent cette année
23:35dans ce palmarès
23:36qui évalue notamment
23:37la réputation des universités
23:39l'impact de leurs travaux
23:40de recherche
23:41et leur attractivité
23:42sur le marché du travail
23:43à l'inverse
23:44le décrochage est net
23:45côté américain
23:4665% des établissements
23:48reculent dans le classement
23:49la Chine place désormais
23:5085 universités
23:52dans le palmarès
23:53soit 13 de plus
23:54qu'il y a un an
23:543 d'entre elles
23:55figurent même
23:56dans le top 30 mondial
23:57la domination occidentale
23:59reste toutefois intacte
24:00au sommet
24:00le MIT conserve
24:02sa première place
24:03devant l'Imperial Collège
24:04de Londres
24:04pour QS
24:05cette montée en puissance
24:06s'explique d'abord par les investissements
24:08massifs de Pékin
24:09dans la recherche
24:10et les filières scientifiques
24:11la Chine forme désormais
24:12plus de 50 000 docteurs
24:14en sciences et ingénierie
24:15chaque année
24:15les universités américaines
24:17et britanniques
24:17pâtissent elles du recul
24:18des étudiants étrangers
24:19aux Etats-Unis
24:20les nouvelles inscriptions
24:21internationales
24:22ont chuté de 17%
24:24après le durcissement
24:25des politiques de visa
24:26sous l'administration Trump
24:27Le clic du jour
24:28avec cet article sur Apple
24:30qui va fortement augmenter
24:32le prix des iPhones
24:34et des Mac
24:34des hausses de prix
24:36inévitables
24:36selon Tim Cook
24:37c'est lié à l'explosion
24:38de la demande mondiale
24:39en puces mémoires
24:40pour l'intelligence artificielle
24:42ce qui renchérit
24:42le coût des composants
24:44car les usines
24:45de fabrication de puces
24:46n'arrivent pas
24:46à suivre les cadences
24:47de production
24:48par exemple
24:49si Apple répercutait
24:50intégralement
24:51la hausse des coûts
24:52des composants
24:52tout en maintenant
24:53ses marges actuelles
24:54et bien
24:54le prix du prochain iPhone Pro
24:57pourrait augmenter
24:57d'environ 270 dollars
25:00tous les détails
25:01à retrouver
25:01sur notre site
25:02bfmbusiness.com
25:03la une de la tribune
25:04est consacrée demain
25:06au tungstène
25:07ce métal
25:08qui peut tout bloquer
25:10une véritable
25:10bombe à retardement
25:11invisible
25:12pour l'industrie
25:13demain Sandra Gondouin
25:14reçoit sur BFM Business
25:16à 7h45
25:17Charles Michel
25:18l'ancien président
25:19du conseil européen
25:20et l'ancien
25:21premier ministre
25:22de la Belgique
25:23tout de suite
25:24c'est Tech & Co
25:25présenté par
25:26François Sorel
25:26depuis le salon
25:28VivaTech
25:28très bonne soirée
25:3119h éco
25:32sur BFM Business
25:33c'est Tech & Co
25:35c'est Tech & Co
25:36c'est Tech & Co
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