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  • il y a 4 heures
Ce vendredi 22 mai, Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, et Benjamin Schapiro, CEO de l'UBP Asset Management (France) (Union Bancaire Gestion Institutionnelle SAS), se sont penchés sur la tendance actuelle des marchés, les actions qui résistent aux alertes obligataires, les valeurs tech jugées plus sûres pour retrouver de la croissance face aux risques géopolitiques, Anthropc qui tend vers un résultat d'exploitation positif, SpaceX qui dévoile ses comptes pour son IPO, ainsi que Kevin Warsh, nouveau président de la FED qui prête serment aujourd'hi à la Maison Blanche, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Benjamin Shapiro pour l'UBP Asset Management France.
00:09Bonsoir Benjamin, bienvenue.
00:10Bonsoir, merci.
00:11Kevin Tosé aussi était avec nous, membre du comité d'investissement de Carmignac.
00:14Bonsoir Kevin.
00:15Bonsoir Guillaume.
00:15Je dis bonsoir, vous n'êtes pas obligé parce qu'il fait plein jour, il fera nuit dans 5 heures.
00:19Oui voilà, il fait chaud.
00:20Allez, on dit bonjour, mais j'ai du mal à m'y faire.
00:22On est content de vous accueillir l'un et l'autre alors que les marchés sont en hausse.
00:25Dans un instant, on suivra les images en direct depuis la Maison Blanche de Kevin Warsh
00:29qui doit prêter serment comme nouveau président de la Réserve fédérale américaine depuis la Maison Blanche.
00:34Ça, ce n'est pas tous les jours.
00:35Généralement, un président de la Fed, nouvellement nommé, vient prêter serment dans les bureaux de la Fed, dans les locaux
00:41de la Fed.
00:41Là, ce sera la Maison Blanche, figurez-vous.
00:43Tout un symbole alors qu'on s'interroge sur l'indépendance à l'avenir de la Fed.
00:46Donald Trump sera présent à cette prestation de serment à suivre dans un instant.
00:50Auparavant donc, la tendance sur les marchés, Kevin.
00:52En début de semaine, le marché obligataire nous envoyait une alerte et les actions reculaient assez nettement.
00:56On se disait que le marché était euphorique depuis trop de semaines et qu'il fallait maintenant une correction.
01:01Puis là, fin de semaine, le marché obligataire se détend et on est à nouveau sur des records à Wall
01:05Street.
01:05Le Dow Jones a un nouveau record aujourd'hui.
01:07Qui a raison ? Le marché du début de semaine qui s'inquiétait ou celui de cette fin de semaine
01:10?
01:11Je crois que le juge de paix, c'est les taux longs.
01:14Pourquoi ? Parce qu'on a un peu, on va dire, des marchés qui sont un peu monothématiques.
01:18C'est-à-dire qu'on a des marchés d'action qui sont poussés de plus haut au plus haut
01:22par les promesses de l'intelligence artificielle,
01:25par ces intentions de dépense absolument colossales qui bénéficient, on va dire, à certains grands acteurs.
01:30Mais cette forme de lame de fond qui entraîne quand même l'ensemble de la cote, notamment aux États-Unis.
01:37Donc ça, c'est les marchés d'action, les marchés de taux.
01:39Ils ont les yeux rivés sur la géopolitique et sur le cours du pétrole.
01:42Si on regarde l'évolution des cours du Brent et du 2 ans allemand, le taux de corrélation doit quasiment
01:48être de 1.
01:50Et on a l'impression qu'ils s'ignorent un petit peu.
01:53La question, c'est qu'est-ce qu'ils peuvent faire en sorte qu'ils se rejoignent, qu'ils s
01:57'ignorent un petit peu moins.
01:57Et je crois que c'est bien les taux longs et c'est bien ce qui nous était envoyé comme
02:00signal en début de semaine.
02:01Pourquoi les taux longs ? Parce que les dépenses d'investissement, la puissance de calcul en intelligence artificielle,
02:08elles sont extrêmement consommatrices et de capitaux et de ressources.
02:12Et donc, ça peut être une forme de frein, en tout cas de frein à la vitesse à laquelle ces
02:18entreprises atteindront une forme de rentabilité.
02:21Ça, c'est un point. Le second point, c'est que les taux longs, ils posent aussi question dans des
02:26environnements.
02:26On a des problématiques, on va dire, de réponses budgétaires de la part des différents gouvernements face aux chocs pétroliers.
02:33Puis, il y en a un troisième, c'est que les taux longs, sur des marchés d'action chèrement valorisés,
02:37ça pose aussi question.
02:39Et donc, en fait...
02:39Non, mais j'ai ma réponse, en fait. C'est les taux longs. Vous ne parlez que de taux longs,
02:43là.
02:43Pour vous, c'est le marché des taux longs et l'alerte du début de semaine qui doit rester dans
02:46les mêmes mois.
02:46Exactement. Et donc, quand on commence à se rapprocher de ces seuils que beaucoup d'investisseurs ont en tête,
02:51à 3,5 sur le 10 ans allemand, 5% sur le 10 ans américain,
02:54eh bien, quand on s'en rapproche, on commence à voir certaines fragilités dans les marchés.
02:58Et donc, il y a ce facteur un petit peu autolimitatif, on va dire.
03:01Donc, ça, c'est un élément.
03:02Et le second, c'est quand même cette semaine, on a eu, voilà, on va dire,
03:05ce qui pourrait être l'antichambre de toutes ces craintes-là, c'est ce qui se passe en Angleterre.
03:08On a eu des chiffres d'inflation en Angleterre qui étaient élevés, 2,8% d'inflation annuelle,
03:14mais moins élevés que ce qu'on pouvait craindre, ça, c'est une chose.
03:17Et la deuxième, c'est qu'on a eu des adjudications, notamment sur des obligations assez longues au Japon,
03:20sur le 20 ans japonais notamment, qui se sont bien passées.
03:23Et ça, ça a amené quand même une forme de respiration.
03:25Et puis après, voilà, on se fait tous un petit peu promener par les fameux tweets de Trump
03:30ou les différentes annonces, les unes après les autres,
03:33une potentielle fin de crise.
03:35Alors là, aujourd'hui, c'est Marco Rubio, secrétaire américain,
03:40secrétaire d'État américain, qui évoque des signes encourageants
03:42sur la possibilité d'un accord avec l'Iran.
03:44Voilà, des signes encourageants sur la possibilité d'un accord avec l'Iran.
03:47Alors, avant de venir, après un petit exercice,
03:50on a regardé sur nos terminaux Bloomberg ou dans des moteurs de recherche,
03:53si on fait la recherche Trump, Iran, fin, bientôt,
03:59eh bien, il y a, je me regarde mes notes, 25 pings, 25 réponses,
04:03et ça depuis le mois de mars.
04:04Donc, c'est quand même, c'est une forme de litanie qu'on commence à être,
04:07avec laquelle on commence à être assez familière.
04:09Peut-être que, voilà, on a parfois, certains économistes peuvent dire
04:13qu'ils ont prévu, ils ont vu trois des 28 dernières crises qu'ils ont prédies.
04:18Il y aura peut-être quelque chose d'un peu similaire sur la fin du conflit,
04:20on peut le souhaiter.
04:20Oui, Donald Trump aura vu 200 des accords qu'il va y avoir avec l'Iran,
04:24sachant qu'il n'y en aura peut-être pas ou qu'il y en aura un, mais pas 200.
04:26Mais là, ça fait, on a l'impression qu'on en a eu combien d'ièmes d'accord ?
04:28C'est fou.
04:29Et pourtant, parfois, les marchés restent réactifs à ce que dit Donald Trump.
04:32C'est-à-dire qu'on sent que sa parole, le grand public l'écoute de moins en moins,
04:35il y en a trop, on est inondé.
04:37Mais parfois, le marché réagit.
04:38On a vu, il y a 2-3 jours, le CAC 40, d'un coup, en fin de séance,
04:41gagner 2% parce que Donald Trump a dit, il y a 2-3 jours,
04:44on est proche d'un accord, comme il l'avait déjà dit 300 fois depuis le mois de mars.
04:47Donc, on sent que le marché est encore prêt à réagir
04:49et peut-être, justement, à montrer qu'il en garde sous le pied.
04:52C'est le signe qu'il y a toujours un peu de liquidité,
04:54toujours prête à se réinvestir et que les baisses de marché restent à ce stade des points d'entrée,
04:58malgré la pression des taux et des taux élevés, souverains notamment, Benjamin.
05:02Oui, je pense que les marchés ont, d'une certaine manière, appris à vivre
05:06avec ces communications récurrentes de Donald Trump.
05:10Mais on sent effectivement, comme vous le disiez,
05:12qu'il y a encore des facteurs de réaction des marchés à ces éléments,
05:17mais qui sont souvent court-termistes.
05:18C'est-à-dire que ce qu'on voit aussi, c'est que les mouvements s'estompent assez rapidement.
05:21Donc, il y a toujours un petit peu d'excitation de court terme,
05:23certainement aussi drivée par des facteurs peut-être un peu quantitatifs
05:27qui ont tendance à réagir à ces annonces,
05:30qui ont après tendance à s'estomper.
05:32On le voit sur les marchés actions, on le voit aussi parfois sur les taux,
05:34dans les jours qui suivent,
05:36lorsqu'il n'y a pas de concrets qui viennent derrière ces annonces.
05:39Alors, c'est vrai que cette semaine, c'est un bon exemple.
05:41On voit qu'il y a des éléments qui reviennent jour après jour,
05:45sur des discussions, sur des déplacements,
05:48qui vont vers un éventuel accord.
05:53Et puis, on voit souvent d'ailleurs que ça s'accélère avant le week-end.
05:55On crée souvent un peu d'espoir avant le week-end,
05:58qui, dans lesquels, dans les semaines passées, ont parfois été déchus.
06:01Donc, je pense que ma conclusion là-dessus,
06:04c'est que, comme je le disais en introduction,
06:06les marchés ont un petit peu appris à vivre à ça,
06:09malgré les mouvements de court terme que vous évoquiez.
06:13Et que, voilà, plus le temps passe,
06:18moins les marchés, en tout cas, vont devenir consignants vis-à-vis de déceptions,
06:21puisque plus le temps passe, plus l'impact pourrait être important.
06:25Et d'ailleurs, on le voit,
06:27plus Donald Trump devient agressif dans ses interventions.
06:30Pour rappel, en début de semaine,
06:32Donald Trump expliquait qu'à un moment,
06:34il était à une heure d'appuyer sur le bouton pour relancer cette guerre.
06:38Voilà, donc, loin de moi l'idée d'anticiper
06:41ce que notre cher Donald Trump fera dans les jours ou les semaines à venir.
06:45Mais vous dites que le marché sera de moins en moins conciliant.
06:46En termes de dynamique, il sera de moins en moins conciliant.
06:49Ce qui est sûr, c'est que plus le temps passe,
06:50plus l'impact sur la macroéconomie sera important.
06:53Plus les semaines passent,
06:56plus les réserves de pétrole sont utilisées.
06:59Et donc, plus le fait que le détroit d'Hormuz soit fermé
07:03aura un impact qui sera important sur la croissance globale cette année.
07:07Alors, en parallèle de ça,
07:08on a eu une saison de publication qui a été excellente.
07:10On reviendra peut-être sur les chiffres après.
07:13Donc, ça a participé à soutenir le marché ces dernières semaines,
07:15puisqu'on est dans cette saison de publication.
07:18La plupart des sociétés ont déjà publié,
07:20mais il y en a encore un petit peu.
07:21Donc, ça a été un facteur important.
07:23Mais c'est sûr que, derrière ça,
07:24le temps qui passe a plutôt tendance
07:27à rendre cette fermeture problématique.
07:31Maintenant, je pense qu'il faut rester humble vis-à-vis de ça.
07:33Je me souviens, début mars,
07:35que certains écrivaient que si mi-avril,
07:37le conflit n'était pas terminé,
07:39ou tout du moins que le détroit n'était pas ouvert,
07:40on aurait un pétrole proche des 200 dollars.
07:43On a un Bren qui, aujourd'hui, doit traiter autour de 103 dollars.
07:46Donc, je pense qu'il faut...
07:47Voilà, non, mais je pense qu'il faut...
07:49On le relie maintenant à un horizon,
07:51peut-être, de quelques semaines,
07:52mais en fait, on repousse systématiquement.
07:55Je pense que la capacité aussi des agents économiques
07:57à mettre toujours une date ou une date claire
08:01sur le moment qui poserait problème n'est pas évidente.
08:03Mais ce qui est sûr, en tout cas,
08:04c'est que plus ce conflit dure,
08:06plus ça pèse sur l'économie.
08:08Et puis, après, il y a d'autres facteurs à mettre en face,
08:09les gains de productivité, les publicités.
08:10Ce que vous dites, on l'a vu hier,
08:12dans les chiffres européens,
08:13les PMI européens qui s'enfoncent davantage encore
08:15dans la contraction.
08:16Alors, c'est juste des indicateurs de confiance,
08:18des directeurs d'achat.
08:18Mais enfin, généralement, ça peut permettre d'aider
08:21à anticiper un peu les dynamiques d'activité.
08:23Donc, des PMI déprimés en Europe,
08:24et particulièrement en France.
08:25Le PMI service en France est un plus bas
08:27depuis 2020, l'année du Covid.
08:28Tout ça pèse, quoi.
08:29Sur les PMI, ils sont tous,
08:31que ce soit côté service, côté manufacturier,
08:32ils sont tous en dessous de 50,
08:34sauf sur deux composantes,
08:35que sont les anticipations de prix futur
08:37à l'achat et à la production.
08:40Oui, l'inflation.
08:41Et donc, un choc négatif sur la croissance,
08:43mais aussi sur l'inflation.
08:45Et est-ce qu'on n'a pas oublié l'essentiel, là,
08:46en expliquant, voilà, bien sûr,
08:47il y a des tensions dans le marché,
08:48des motifs d'interrogation,
08:49le marché obligataire qui s'est rappelé
08:50au bon souvenir des investisseurs
08:52en début de semaine.
08:53Mais parallèlement, c'est vrai,
08:54des forces de rappel qui justifient
08:55la hausse des marchés,
08:56le fait qu'ils restent fermes,
08:57les publications excellentes des entreprises
08:59et l'espoir d'un accord en Iran.
09:00Mais est-ce qu'on n'a pas,
09:01en disant tout cela,
09:01oublié l'essentiel ?
09:02La tech ?
09:04Encore aujourd'hui,
09:05qui s'il n'est plus forte hausse à Paris ?
09:06Les valeurs tech.
09:08STMicroelectronics, à l'instant,
09:09gagne encore 5%.
09:11Sur 6 mois,
09:11STM gagne 210%.
09:14On parle bien d'une valeur française,
09:15du CAC 40.
09:16C'est vous,
09:17210% en 6 mois,
09:19STMicroelectronics.
09:20On voit Soitech gagner 500% en 6 mois.
09:22Aux Etats-Unis aussi,
09:23le Nasdaq a touché un record
09:23il y a quelques jours.
09:25Est-ce que sur la tech,
09:26on est rassuré ?
09:27Est-ce qu'on se dit
09:27qu'on entre dans l'ère des réponses ?
09:28Il y a quelques mois,
09:29on se demandait si la hausse de la tech,
09:31les investissements,
09:32tout cela reposait sur du solide.
09:34Est-ce qu'à l'issue de ces publications,
09:35on se dit qu'on a des débuts de réponses ?
09:37En tropique aussi,
09:38on se demande si En tropique,
09:39OpenAI seront rentables rapidement.
09:41D'après les dernières rumeurs,
09:43En tropique a dégagé
09:44sur le dernier trimestre
09:45un résultat d'exploitation positif.
09:47Alors, ça n'est qu'une rumeur,
09:48mais que laisse filtrer En tropique
09:49dans la presse américaine.
09:50Un résultat d'exploitation
09:51d'ores et déjà positif,
09:52malgré les montagnes d'investissement quand même.
09:55Si c'était confirmé,
09:57En tropique aurait plus de deux ans d'avance
09:58sur ses objectifs.
09:59Ce serait un vrai signal positif, ça.
10:02Le signe qu'on bâtit la tech
10:03vraiment pas sur du sable
10:04et que les montagnes d'investissement,
10:05derrière,
10:06il y a de vrais moteurs
10:06pour les justifier.
10:07Oui, je crois que la trajectoire,
10:10on voit sur les trajectoires de performance,
10:12on pourra en revenir,
10:13c'est peut-être ça qui, nous, investisseurs,
10:14nous fait poser quelques questions,
10:16mais on a une vraie accélération.
10:17C'est-à-dire qu'il y a six mois de ça,
10:21ce que nous disaient
10:22les grandes entreprises
10:23du secteur technologique,
10:24c'était en gros 500 milliards
10:27de dépenses d'investissement
10:29sur les 12 prochains mois.
10:31On fait avance rapide de six mois.
10:33Aujourd'hui, ils nous disent 700 milliards.
10:35Il y a un an de ça,
10:38M. Jensen,
10:39le PDG d'Amérique de Lidia,
10:41nous disait
10:41« Ah, ce sera un trillion d'investissement
10:47dans ces centres de nez à horizon 2030. »
10:51Vraisemblablement,
10:51ça va arriver bien avant 2030.
10:53Donc, il y a une vraie forme d'accélération.
10:55Je crois que c'est un élément
10:56qui est important.
10:58Et vous le souvenez,
10:58c'est-à-dire que ce qu'on a vu
11:00sur la saison de résultats,
11:01sur ce qui est publié,
11:02je ne parlerai pas d'anthropie,
11:03c'est pour l'instant, c'est des rumeurs,
11:04mais ce serait une très bonne nouvelle,
11:06c'est que quand même,
11:06on a eu des très fortes révisions haussières
11:10des perspectives de vente
11:11et des perspectives de bénéfice.
11:13Et quand je dis extrêmement haussière,
11:16ça a été revu à la hausse
11:17de l'ordre de 30%.
11:18Et on ne parle pas du secteur énergétique.
11:20Lui aussi, il en a bénéficié.
11:21Pas sûr que ce soit aussi pérenne
11:23que pour les valeurs tech.
11:25Donc, on a une vraie accélération,
11:28en tout cas, une vraie revalorisation
11:29à la hausse des perspectives de résultats
11:31de ces entreprises-là.
11:34Et ça, c'est vrai aux Etats-Unis,
11:35c'est vrai en Europe,
11:37c'est vrai au Japon,
11:38c'est vrai en Chine,
11:39en tout cas,
11:39pour ceux qui contribuent
11:41à construire ces centres de données,
11:43ceux qui les financent.
11:44Tu peux me permettre de rebondir
11:45sur ces éléments.
11:47C'est vrai que ce que je trouve
11:48très encourageant,
11:49c'est qu'on a vu un début de thème
11:51de l'intelligence artificielle
11:52qui était très concentré
11:53sur certaines sociétés,
11:54les grandes sociétés américaines
11:55qu'on appelle les hyperscalers
11:57qui sont représentés dans le Max 7.
11:58Ce qu'on voit maintenant
11:59depuis vraiment plus d'un an,
12:01depuis un bon 18 mois,
12:02c'est que ça se diffuse maintenant
12:04dans le marché.
12:05Donc, que ce soit aux Etats-Unis,
12:06on voit effectivement les sociétés
12:07qui sont des bénéficiaires
12:09de ces CAPEX d'intelligence artificielle
12:11qui ont eu des parcours boursiers
12:12très, très, très puissants
12:14depuis plusieurs trimestres.
12:15Et désormais, en Europe,
12:17on voit quelques sociétés,
12:19on citait STM par exemple,
12:20qui là aussi voient
12:21leurs résultats s'améliorer fortement.
12:24Et ce qui a drivé
12:26depuis maintenant plusieurs trimestres
12:27des résultats boursiers,
12:28là aussi très bons.
12:30Oui, c'est très impressionnant.
12:31L'Europe aussi prend sa part,
12:33effectivement,
12:34et on voit des valeurs,
12:35alors pas que dans la tech,
12:36même par exemple,
12:37dans le secteur de la grande distribution,
12:39Carrefour bat Walmart.
12:40Depuis le début de l'année,
12:41largement,
12:41il se trouve que Carrefour gagne 21%
12:43depuis le 1er janvier,
12:44alors que Walmart ne gagne que 8%.
12:45Il y a des signaux comme ça,
12:46et parce que Carrefour aussi
12:47se transforme,
12:48se digitalise comme l'avait fait
12:50mais alors dans une toute autre ampleur,
12:52Walmart,
12:52désormais Walmart considérée
12:54comme une valeur un peu tech
12:55aux Etats-Unis.
12:55Walmart est dans le Nasdaq,
12:56il faut le rappeler désormais,
12:57bien que ce soit un acteur
12:58de la grande distribution.
12:59La tech qui délivre,
13:01la tech qui,
13:01Antoine,
13:02est en train d'infuser
13:04dans de plus en plus
13:04de pans de l'économie,
13:05et même un groupe
13:06comme Anthropik,
13:08donc peut-être
13:08au premier trimestre,
13:09a dégagé un bénéfice,
13:11un résultat d'exploitation positif.
13:12Ça restera à confirmer.
13:13C'est ce que Anthropik
13:14laisse filtrer dans la presse,
13:16et ce sera un signal
13:17très favorable.
13:17Le problème,
13:18c'est de savoir
13:19si on peut avoir confiance
13:20dans ce signal
13:20et ces infos
13:21que laissent filtrer Anthropik.
13:22C'est du hors-côte,
13:23c'est du prêt à IPO.
13:25On a l'impression
13:25que ça devient une classe d'actifs
13:26en tant que telle,
13:27sur laquelle on peut miser,
13:28et d'ailleurs on peut le faire.
13:29On peut miser
13:30sur la valorisation d'Anthropik,
13:33alors via des systèmes
13:34d'investissement assez baroques,
13:36qui se passent d'ailleurs
13:36pour la plupart
13:37sur la blockchain.
13:39Maintenant,
13:40ils ont tout intérêt
13:41à faire monter les enchères.
13:43C'est tout le problème
13:45du private equity.
13:46Ils vont bientôt
13:47lever de nouveaux fonds.
13:49Si on dit que,
13:51tiens,
13:51on frôle la profitabilité
13:52ou tiens,
13:53on est profitable
13:53avec deux ans d'avance,
13:54on lève plus de fonds maintenant.
13:56Est-ce que c'est vrai ?
13:57Est-ce qu'on a un nez
13:57dans les comptes ?
13:59Personne ne peut le vérifier,
14:00ça.
14:00Donc,
14:00ils peuvent bien raconter
14:01ce qu'ils veulent.
14:02Le jour où ils seront en bourse,
14:04là,
14:04ça va se voir.
14:04C'est de la bonne communication
14:05pré-IPO.
14:06Quand ils publieront
14:07avant l'introduction en bourse,
14:08on aura quand même accès
14:09à ça.
14:09Oui, bien sûr.
14:11Mais d'ici là,
14:12c'est vrai que ça reste
14:14compliqué à appréhender.
14:15On va poursuivre nos échanges
14:16sur toutes ces thématiques.
14:17Le CAC 40,
14:18on est à 15 minutes
14:19de la clôture.
14:20Le CAC 40 gagne 0,5%.
14:23Alors,
14:23dans un instant,
14:24messieurs,
14:24vous me direz,
14:25tiens,
14:25ça fait combien de temps
14:25que le CAC 40 n'a pas signé
14:27une hausse hebdomadaire ?
14:27Vous avez,
14:28allez,
14:28une minute pour réfléchir.
14:29Vous avez le droit
14:30de vous planter.
14:30Moi,
14:30j'ai découvert le chiffre
14:31il y a une demi-heure.
14:32Donc,
14:32voilà,
14:32je vais faire le malin,
14:33ça va être l'occasion,
14:33ça change.
14:34Donc,
14:34le CAC,
14:34je vous laisse peaufiner
14:35vos réponses.
14:36Donc,
14:36depuis combien de temps,
14:37vous tous,
14:37vous êtes peut-être une idée,
14:38d'ailleurs,
14:39chez vous,
14:39en voiture,
14:40auprès de votre barbecue,
14:41parce qu'il fait beau
14:42sur la plupart des régions,
14:44vous êtes peut-être une idée
14:44depuis combien de temps,
14:46donc,
14:46le CAC 40 n'avait pas signé
14:47une hausse hebdomadaire ?
14:48Là,
14:49on est en partie
14:49pour en signer une.
14:51Vous avez,
14:51vous aussi,
14:5150 secondes pour réfléchir.
14:53STM est en tête du CAC,
14:54là,
14:55plus 5%,
14:55à un cadreur de la clôture,
14:56devant ArcelorMittal,
14:58plus 4%.
14:58Stellantis aussi,
14:59qui a communiqué hier,
15:00bien sûr,
15:01son plan stratégique,
15:02mais aussi un confcall
15:02qui a duré jusqu'à 22h hier soir.
15:04Il fallait vraiment tenir
15:05et s'accrocher,
15:05mais ça valait le coup
15:06puisque dans ce confcall,
15:08Stellantis a manifestement
15:09levé beaucoup de lièvres
15:10et beaucoup d'interrogations
15:11que pouvaient encore
15:11se poser les investisseurs,
15:12si bien qu'après la baisse d'hier,
15:13aujourd'hui,
15:14le titre rebondit bien,
15:15plus 3,5% à l'instant,
15:16Stellantis,
15:17grâce à ce confcall,
15:18manifestement,
15:18on vous en reparlera,
15:19on le détaillera dans un instant
15:21avec Julien Marion
15:21qui va nous rejoindre.
15:22Et puis à la baisse,
15:23Total Energy
15:23qui recule de 2,3%.
15:25Danone et Carrefour aussi
15:26sont en baisse.
15:27Donc, pour l'instant,
15:28le CAC est sur une hausse hebdomadaire.
15:30Ça faisait combien de temps
15:30que ce n'était plus arrivé ?
15:31Un mois ?
15:3251 semaines,
15:33cette semaine.
15:34Non, mais ils sont très forts.
15:35Ça fait plus d'un mois.
15:36Non, mais d'un mois.
15:38Non, mais voilà.
15:39Moi, je ne le savais pas,
15:40mais vous,
15:40c'est votre métier.
15:42Il y a trop de chiffres.
15:43Alors, parfois,
15:43on passe à cause de certains.
15:44Il y a aussi une perception
15:47à cause des États-Unis.
15:48C'est vrai que le marché américain
15:49a tellement tiré à la hausse
15:50ces dernières semaines
15:51qu'on a l'impression
15:51que tous les marchés montent.
15:53Et bien que l'Europe
15:54avait très bien performé
15:55en début d'année,
15:57ces dernières semaines,
15:58il y a quand même eu
15:58un rattrapage très fort.
16:00Et donc, c'est vrai
16:00que ça donne ce sentiment
16:01que tous les marchés montent,
16:02ce qui n'était pas le cas
16:03pour l'Europe.
16:03Ça faisait cinq semaines
16:05que le CAC n'avait plus progressé
16:06en solde hebdomadaire.
16:07Et là, voilà,
16:08on est sur un solde hebdomadaire
16:09légèrement positif,
16:09plus 0,6% en ce moment.
16:12Avant la fusée SpaceX,
16:14alors vraiment,
16:14ils ont déposé
16:15leur dossier d'introduction
16:16en bourse cette semaine.
16:17C'est l'événement de la semaine.
16:19On va vers une levée de fonds
16:20manifestement de 75 milliards
16:22de dollars.
16:23Vous êtes de ceux
16:23qui pensaient que SpaceX,
16:25ça va être super positif
16:26et c'est le début
16:27d'une incroyable épopée
16:28où au contraire,
16:28vous vous dites
16:29que ça va faire pchit
16:30et que ça va embarquer
16:30une partie du marché
16:31dans ce pchit.
16:34Benjamin ?
16:35Est-ce que ça va peser lourd
16:36en bourse, SpaceX ?
16:37Oui, oui, ça va peser lourd.
16:39Le flottant ne sera pas énorme
16:41parce que c'est seulement,
16:42je crois, 3 ou 4%
16:44de la société
16:45qui va être mise en bourse.
16:47Ce qui est intéressant,
16:48c'est que c'est quand même
16:48un véhicule dans lequel
16:49on a de l'intelligence artificielle,
16:51dans lequel on a évidemment
16:52du spatial.
16:53On a un business
16:55via les satellites
16:55qui aujourd'hui
16:57est le business
16:58qui finance le reste,
16:59qui produit des résultats.
17:00Donc, c'est une société
17:02évidemment qui attire
17:03beaucoup de convoitises
17:04de la part des investisseurs.
17:06Il faut reconnaître
17:07à Elon Musk
17:08que son track record
17:10sur les marchés
17:11est quand même plutôt bon.
17:13Il a eu quand même
17:13un certain nombre
17:14de réussite
17:15dans le passé.
17:16On aime bien
17:16se moquer de lui,
17:17mais c'est un génie.
17:18Voilà, c'est vrai
17:18que la taille
17:20de la société
17:22à son arrivée
17:23en bourse
17:25suscite
17:26de l'intérêt.
17:27C'est vrai
17:27qu'on va se retrouver
17:28avec une société
17:29en milliers de milliards
17:30de dollars
17:30de capitalisation boursière.
17:32Il n'y en a qu'une dizaine
17:33aujourd'hui aux Etats-Unis
17:34qui dépassent ce seuil.
17:35Donc, il y en aura
17:36une de plus.
17:38Je me garderai
17:40de faire des pronostics.
17:42Mais ce qui est sûr,
17:42c'est qu'aujourd'hui,
17:43le thème de l'espace,
17:45c'est un thème
17:45dans les marchés
17:46qui est important.
17:47Il y a déjà
17:47beaucoup de sociétés
17:47côté, notamment aux Etats-Unis,
17:49qui sont sur ce thème-là,
17:50qui marchent très bien
17:50ces derniers temps.
17:52Entre autres, d'ailleurs,
17:52du fait de l'arrivée
17:53de SpaceX,
17:54il y a énormément
17:55d'investissements,
17:56notamment publics,
17:57dans ce thème-là.
17:58Donc, on a quand même
17:59des perspectives de croissance
18:01sur ces thèmes
18:01qui rendent le sujet intéressant.
18:03Il y a l'espace,
18:04mais c'est aussi de l'IA,
18:05et c'est peut-être même
18:05surtout de l'IA,
18:06en fait, SpaceX.
18:08Est-ce que SpaceX
18:08sera trop chèrement valorisé ?
18:10Est-ce qu'on en fait trop ?
18:11Est-ce qu'on va trop
18:11concentrer d'énergie ?
18:12Je suis presque sur SpaceX
18:13dans le marché,
18:14ou au contraire,
18:14cette énergie,
18:15elle va se déployer
18:15et aider le marché
18:16à monter encore ?
18:17Kevin ?
18:18Oui, sur la valorisation,
18:20c'est sûr que,
18:22les bruits,
18:23ou quelque chose
18:24autour de quoi,
18:26entre 1,75 et 2 trillions,
18:29ça la valorise à peu près
18:31à 99, quelque chose,
18:35les ventes, quoi.
18:36Donc, oui, c'est cher.
18:38Après...
18:38Amazon est entré en bourse,
18:39il perdait l'argent à l'époque.
18:40Aujourd'hui,
18:41c'est absolument incroyable.
18:42Comme vous soulignez,
18:43c'est-à-dire qu'on peut être
18:44très critique
18:46à l'égard de M. Musk
18:49collectivement,
18:49il a rendu beaucoup de gens
18:51plus riches,
18:52et ça, ça va des épargnants,
18:54ce qu'on peut appeler
18:54des petits épargnants,
18:55à des investisseurs institutionnels.
18:57Et, en effet,
18:58il a cette historique avec lui.
19:00Donc, ça, ça devrait aider.
19:01C'est, je crois,
19:03une chose.
19:04L'autre, c'est que, quand même,
19:05les marchés de capitaux,
19:06c'est une machine
19:07à financer de l'innovation,
19:09et c'est une entreprise
19:10qui est très innovante.
19:12C'est-à-dire que ce qu'ils arrivent
19:13à faire,
19:14que ce soit dans le domaine
19:15des satellites de communication,
19:17aujourd'hui,
19:17dans le domaine
19:19des centres de données
19:20dans l'espace,
19:20potentiellement demain,
19:21alors, la conquête de Mars,
19:22ça me dépasse un petit peu,
19:23mais il faut le dire,
19:25on ne peut rien éluder,
19:26il faut rester humble,
19:28mais, en tout cas,
19:28c'est clairement une machine
19:29à innover extrêmement importante.
19:32On parlait d'Enthropic tout à l'heure,
19:33Enthropic a signé des contrats
19:35avec XCI
19:39sur de l'application de calcul,
19:42etc.
19:43Donc, il y a une vraie réalité.
19:44Dans son dossier
19:45d'introduction en bourse,
19:46SpaceX explique que son marché
19:47adressable,
19:48c'est le chiffre que donne SpaceX
19:49aux gendarmes des marchés.
19:50Donc, SpaceX s'engage là-dessus.
19:52Son marché adressable
19:53atteint 28 000 milliards de dollars,
19:57l'équivalent de l'économie américaine
19:59toute entière.
19:59C'est le marché adressable de SpaceX
20:01selon SpaceX
20:02dans ce document
20:02adressé aux gendarmes
20:03des marchés américains.
20:04Enfin, il y a, après, voilà...
20:06Parce que SpaceX,
20:07c'est des fusées de l'achat
20:07et c'est de l'interaction
20:08avec de l'IA,
20:08des data centers,
20:09et tout ça est une forme de...
20:11Enfin, de planète B,
20:12je ne vais pas le dire comme ça
20:12parce qu'on parle de l'espace
20:13et qu'on ne devrait pas le prendre
20:14au premier sens du terme.
20:15Mais voilà,
20:15il y a toute une infrastructure globale
20:17qui peut se mettre en place
20:18et si la mayonnaise prend,
20:19effectivement,
20:20la valeur pourrait s'envoyer.
20:21En début de cette année,
20:22SpaceX a déposé des demandes
20:25auprès des autorités compétentes
20:27pour envoyer des milliers
20:28de satellites
20:29et ça,
20:30pour pouvoir construire
20:30ces fameux centres de données
20:32spatiaux.
20:33Voilà, on n'y est pas encore
20:34mais il y a quand même
20:35une séquence
20:35et une séquence
20:37qui pourrait être
20:41une réalité.
20:42Et donc ça,
20:42je pense que c'est un élément.
20:43Et l'autre élément,
20:43c'est que quand même,
20:45on va dire,
20:46les autorités compétentes là aussi
20:48essayent de faire en sorte
20:49que ça se passe bien.
20:49C'est-à-dire qu'on devrait voir
20:51par exemple
20:52SpaceX
20:53dans les grands indices
20:54et donc
20:55dans les grands ETF
20:57et ça,
20:57ça devrait aussi
20:58quand même supporter
20:59ou en tout cas amener
21:00une forme de flux naturel
21:02vers SpaceX.
21:02On peut se questionner
21:04sur le pourquoi du comment
21:06mais il n'empêche que...
21:07Il y a des petits arrangements
21:07avec le ciel quand même.
21:08C'est possible.
21:09Normalement,
21:10quand une entreprise
21:11s'introduit en bourse
21:12pour qu'elle intègre
21:12le Nasdaq 100,
21:13généralement,
21:14il y a au moins un an
21:15qui passe.
21:15Au moins un an.
21:16Là, ça se fera au bout
21:16de 15 jours.
21:17Benjamin parlait du flottant,
21:18je ne suis pas sûr
21:18que le niveau de flottant
21:19de SpaceX justifie
21:21ou en tout cas
21:21réponde aux critères
21:22auxquels sont soumis
21:24le commun des mortels
21:25ou le commun des dirigeants
21:26d'entreprise.
21:26Ça montre à quel point
21:27SpaceX sera central
21:28au cœur des marchés
21:29parce que dès son introduction
21:30en bourse,
21:31quasiment le titre sera
21:32dans des grands indices
21:33donc il sera dans plein d'ETF.
21:35C'est-à-dire qu'il y a
21:35plein d'investisseurs,
21:36même des Français
21:36qui souhaitent s'investir
21:37sur Wall Street
21:38sans viser,
21:39sans cibler SpaceX
21:40qui se retrouveront en fait
21:41avec beaucoup de SpaceX
21:42dans l'importe où.
21:43Et pour toutes les raisons
21:44qu'on vient de développer,
21:45c'est un titre
21:45qui promet
21:45d'être volatile.
21:47Donc pour des investisseurs
21:48qui suivent des indices,
21:50évidemment qu'avoir ou pas
21:51du SpaceX,
21:52une fois que ce sera
21:53dans les indices
21:55qui seront suivis,
21:55ce sera un très grand sujet
21:57et même avec un poids
21:58qui sera ce qu'il sera,
22:01évidemment le niveau
22:01de volatilité de ce titre
22:02promet d'être très important
22:04donc ce sera un sujet
22:05très significatif
22:07sur lequel se positionner.
22:08Ce qui peut poser question
22:10c'est la concomitance
22:12ou la séquence.
22:13C'est-à-dire qu'on a parlé
22:14d'entropique,
22:16on a parlé un peu
22:16d'OpenAI,
22:17on parle maintenant
22:18de SpaceX
22:19et c'est vrai qu'on a quand même
22:20cette séquence
22:21d'introduction en bourse.
22:23On devrait voir
22:24cette année aux Etats-Unis
22:25à peu près
22:26160 milliards
22:29de nouvelles émissions
22:30d'action
22:31des niveaux
22:32qu'on n'avait pas vu
22:32depuis 2021.
22:34Quand on a ces mouvements-là,
22:35ça invite quand même
22:36à une forme de prudence
22:37parce que si ces grands patrons,
22:39ces grands dirigeants,
22:40ces génies comme vous le dites
22:41viennent lever des capitaux
22:42sur les marchés d'action,
22:43c'est qu'ils se disent
22:43que leur entreprise
22:44sur ce niveau-là
22:45est correctement
22:46ou bien valorisée.
22:48Et historiquement,
22:49ça a été plutôt
22:50des moments
22:51où on a pu voir
22:51des contre-performances
22:52sur les marchés.
22:53Oui, il faut se méfier.
22:53Mais par exemple,
22:54on se posait une question
22:55tout à l'heure
22:55avec John Plassard
22:56et Antoine.
22:57SpaceX a annulé hier
22:58le lancement
22:58de la dernière version
23:00du Starship.
23:01Ça fait partie
23:02de l'histoire spatiale
23:03de proposer,
23:05annoncer,
23:05projeter le lancement
23:06d'une nouvelle version
23:07d'un modèle de fusée
23:08et puis finalement,
23:09on annule,
23:09on reporte, etc.
23:10Est-ce qu'avec un groupe spatial
23:12de ce poids dans les marchés,
23:14on va avoir tous les jours
23:15la crainte
23:15que le Starship d'aujourd'hui
23:17n'est pas parti
23:17et donc le titre reculait
23:19parce qu'attention,
23:20un doute sur le nouveau
23:21modèle Starship
23:22et donc les marchés
23:22à Nasdaq entraînés par ça.
23:24Enfin, je veux dire,
23:24comme en foot par exemple,
23:25on voit les clubs de foot
23:26cotés en bourse
23:27évoluer au gré
23:28des performances
23:30du match allé.
23:31Alors le match allé,
23:31ils ont perdu,
23:32donc le titre baisse
23:32et puis ensuite,
23:33le match retour,
23:34ils gagnent
23:34et finalement,
23:34ils l'emportent,
23:35ils sont qualifiés,
23:35le titre remonte.
23:36Est-ce que c'est ça
23:36qu'on va vivre avec SpaceX
23:37au gré des lancements
23:39plus ou moins réussis
23:40des différentes versions
23:40de Starship ?
23:41Oui, mais est-ce que c'est pas
23:42ce qu'on avait déjà
23:43un peu vécu avec Tesla
23:45lorsque l'on parlait
23:46de la taille de marché potentiel ?
23:48Mais si on se rappelle bien
23:48de ce qui se passait
23:49avec Tesla,
23:49Elon Musk avait cette habitude
23:51de fixer des objectifs
23:52commerciaux très,
23:53très, très agressifs
23:54qui n'étaient pas toujours
23:54très réalistes
23:55mais qui étaient presque
23:56une technique de management
23:57pour lui,
23:58pour ses employés
23:58et pour les motiver
23:59et puis c'était systématiquement
24:01déçu, repoussé
24:02et puis finalement,
24:04il y arrivait quand même
24:05avec deux,
24:06trois ans de retard
24:07et Tesla a été
24:08un titre très,
24:09très, très volatile
24:10qui faisait partie
24:10des indices.
24:12Je pense que les marchés
24:13savent appréhender
24:14ce type d'incertitude
24:15et le niveau de volatilité
24:16que j'évoquais tout à l'heure
24:19rémunérera ou pas
24:19via la performance
24:20le niveau de risque
24:21de la société.
24:22Et ils savent
24:23que ça fait partie
24:23de la vie normale
24:24de l'espace
24:25que de reporter
24:25le lancement d'une fusée.
24:26On ne va pas cracher
24:28le titre en bourse.
24:28Il faudra que les investisseurs
24:29s'habituent à cette thématique aussi.
24:31Et puis je crois que
24:31c'est pareil,
24:32sur la séquence,
24:33je veux dire
24:34d'avoir un pilier
24:37qui s'appellera XAI,
24:39d'avoir un pilier
24:40qui s'appellera Starship,
24:41ça veut dire aussi
24:42qu'on marche
24:44pas sur une jambe
24:45mais sur trois jambes.
24:46Et donc ça,
24:47peut-être de nature
24:48à ce que le titre
24:49soit moins baladé
24:50avec les aléas
24:52des lancements.
24:52Après les trois jambes,
24:53on marche sur trois jambes,
24:54le mouton a cinq pattes.
24:56Kevin Walsh,
24:56on attend sa prestation
24:57de serment à la Maison-Blanche
24:59d'une minute à l'autre.
24:59Kevin Walsh,
25:00nouveau président de la Fed,
25:01donc il prête serment
25:02aujourd'hui à la Maison-Blanche.
25:03La dernière fois
25:03qu'un nouveau président de la Fed
25:05a prêté serment
25:05à la Maison-Blanche
25:06et pas dans les bureaux de la Fed,
25:07c'était en 87.
25:09C'était Alan Greenspan à l'époque.
25:10C'est un symbole quand même
25:11et Donald Trump
25:11sera présent
25:12à cette prestation de serment.
25:13C'est un symbole,
25:14mais il faut se rappeler
25:15que lors de son audition récente,
25:16Kevin Walsh a fait très attention
25:18d'insister lourdement
25:20sur l'indépendance de la Fed.
25:21Donc oui,
25:22c'est vrai qu'il y a ce symbole-là.
25:23Le symbole se met peut-être
25:24un petit peu en face.
25:25Voilà.
25:26Donc on voit qu'il y a quand même
25:28une volonté,
25:30en tout cas dans la communication,
25:31de montrer son indépendance.
25:33Il y a effectivement ce symbole.
25:35Je pense que Kevin Walsh
25:36sera jugé sur ce qu'il va faire.
25:38Il y en a un mouton à cinq pattes
25:38parce qu'il est attendu
25:39sur des baisses de taux,
25:40sauf que l'inflation accélère.
25:41Est-ce qu'il sera le mouton à cinq pattes
25:43qui baisse les taux
25:43en pleine phase d'accélération
25:44de l'inflation
25:44parce que Donald Trump
25:45le lui demande ?
25:46Oui,
25:47et puis il vient quand même,
25:48voilà,
25:49je ne sais pas si c'est un anniversaire,
25:50un très bel anniversaire,
25:51mais enfin bon,
25:52ça va faire cinq ans
25:53que l'inflation aux Etats-Unis
25:56est au-dessus de la cible des 2%.
25:59Voilà,
25:59donc c'est concomitant
26:01à sa venue.
26:03Et là aussi,
26:04il est quand même
26:04sur une réserve fédérale
26:05qui est particulièrement divisée.
26:07Enfin,
26:07on avait les minutes
26:07de la réserve fédérale
26:10cette semaine,
26:10il y avait plus de 80 mentions
26:12de l'inflation.
26:13Je crois que sur le mot chômage,
26:15il a été mentionné
26:15moins de dix fois.
26:17Donc,
26:17sur ce double mandat
26:18qui est
26:19et le marché de l'emploi
26:20et l'inflation,
26:21je crois que les membres
26:22de la réserve fédérale américaine
26:23penchent plutôt actuellement
26:24sur le volet inflationniste.
26:28Voilà,
26:28donc un peu entre le marteau
26:29et l'enclume.
26:30Le marteau des taux
26:31et l'enclume,
26:32ce sera Donald Trump.
26:33de la réserve fédérale
26:33qui est en train de faire
26:33un peu plus
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