- il y a 11 heures
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély
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00:08Bonjour à tous, bienvenue si vous nous retrouvez sur France Info, dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de
00:14l'actualité.
00:15Bonjour Renaud Deligny, au sommaire aujourd'hui, quelle réponse pour éviter une nouvelle affaire Liana ?
00:21Une loi dite intégrale pourrait revenir à l'Assemblée ? Est-elle de nature à rattraper le retard de la
00:27France en la matière ?
00:28Et puis, la justice sur le banc des accusés, les images de la colère des manifestants hier devant la place
00:36Vendôme sont assez impressionnantes.
00:38Est-ce sain d'interroger la responsabilité des magistrats ou y a-t-il un risque de dérive populiste anti
00:45-juge ?
00:45Pour nous éclairer, nous informer ce matin, Alex Bouillaguet, éditeur réaliste politique à France Info TV, votre interview politique du
00:52lundi au jeudi à 7h40.
00:53Bonjour Alex.
00:54Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:55Et Sylvain Courage, directeur adjoint du Nouvel Obs.
00:57Bonjour Sylvain.
00:58On commence donc Renaud avec ce premier angle, une loi intégrale à l'ordre du jour de l'Assemblée.
01:05Qu'est-ce que ça pourrait changer ?
01:06Une proposition de loi dite intégrale en effet.
01:08Pourquoi intégrale ? Parce qu'elle touche à des pans entiers de la société à mobiliser pour lutter contre les
01:15violences faites aux femmes et aux enfants.
01:18En l'occurrence, la justice, l'école, les associations, le monde sportif, la famille et bien d'autres secteurs de
01:24la société seraient donc mobilisés.
01:26Cette proposition de loi transpartisane signée par 110 députés issus de huit groupes différents, l'Assemblée nationale, du bloc central
01:32et de la gauche, elle est déjà sur le bureau de l'Assemblée depuis un peu plus de six mois.
01:38Et voilà donc celle qui était votre invitée il y a quelques minutes, Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée
01:42nationale, demande au président de la République d'inscrire ce texte à l'ordre du jour d'une session extraordinaire
01:47du Parlement.
01:49Voici ce qu'on disait Yael Brunpivet il y a quelques minutes.
01:52Et moi je demande à ce que le Premier ministre reçoive les associations, reçoive les parlementaires, qu'on travaille ensemble.
01:57Il ne s'agit pas de dire moi je saisis le Conseil d'État, moi je saisis le Conseil d
02:00'État, on va faire ci, on va faire ça, chacun de son côté.
02:02On veut une réponse globale.
02:03C'est tout le monde qu'il faut embarquer parce qu'autrement on n'y arrivera pas.
02:07Le Premier ministre Sébastien Cornu a d'ailleurs saisi le Conseil d'État, demandé au Conseil d'État d'accélérer
02:12l'examen de cette proposition de loi transpartisane.
02:15Est-ce qu'effectivement ce texte pourrait changer les choses ?
02:18Le Premier ministre en même temps réunit ce matin cinq ministres sur ce sujet.
02:23Il annonce aussi de nouvelles mesures concrètes.
02:25Il veut aussi compléter un autre texte, un projet de loi déposé par le gouvernement à la fin du mois
02:30de mai.
02:30Bref, est-ce enfin le temps de la mobilisation générale ?
02:32Et pourquoi jusqu'à présent les politiques, les gouvernants ont semblé plutôt tarder au regard de cet enjeu ?
02:40Alors il y a une précision de Matignon ce matin.
02:43Ce n'est pas une accélération.
02:45Sébastien Cornu n'a pas demandé l'accélération de l'examen,
02:47mais a simplement dit qu'il transmettait cette loi au Conseil d'État.
02:51Dans les meilleurs délais, a-t-il dit hier pour accélérer l'examen du texte.
02:54En tout cas, Matignon dit qu'on n'a pas dit qu'on accélérait l'examen du texte ce matin.
02:59Donc il y a des enjeux politiques aussi derrière cette loi partisane.
03:04On le voit qu'il y a eu le braune-pivet à 8h30, il a un peu remis en cause
03:08l'action du gouvernement,
03:09ou le manque d'action du gouvernement, le manque de priorisation de ces sujets.
03:12Qu'est-ce qu'il y a dans cette loi qu'on appelle intégrale, Alix Bouillaguet ?
03:18L'avantage de cette loi intégrale, c'est qu'elle balaie à peu près tous les champs,
03:24les pans de la société qui peuvent être en contact avec des enfants
03:28ou être concernés par des violences concernant les enfants.
03:31Donc il y a la création de ces brigades spécifiques,
03:34des unités spécialisées justement pour les violences sexuelles.
03:37Il y a ces formations obligatoires.
03:40Et là encore, on va dans tous les champs de la société.
03:43Les policiers, les gendarmes, les médecins, les enseignants, les travailleurs sociaux.
03:46Il y a également un meilleur repérage des enfants qui seraient victimes.
03:51Donc l'idée, c'est de passer au crible et justement d'éviter que certains passent à travers,
03:57certaines victimes passent à travers les mailles du filet.
04:00Et ce qui est intéressant, c'est ce que dit Matignon.
04:02Parce que là, on est déjà dans la politique.
04:04On dit, attendez, tout ça a été prévu et tout.
04:07Non, la réalité, c'est que souvent en France,
04:10et moi je trouve que ça peut s'expliquer,
04:13la loi française, elle avance souvent grâce à des drames,
04:16à des mobilisations collectives,
04:18à des affaires qui sont médiatisées.
04:21Et finalement, la loi, elle précède rarement les évolutions de la société.
04:24C'est plutôt le contraire.
04:26Et en fait, il suffit de lister des derniers,
04:29surtout ce qui touche aux femmes, aux enfants,
04:31les derniers faits concrets, les violences conjugales.
04:35Après, il y a eu des féminicides extrêmement médiatisés.
04:40Il y a eu un gronel des violences conjugales.
04:43Et ça a abouti à la loi 2019,
04:44où on resserre un petit peu les boulons.
04:47L'inceste après l'affaire Duhamel,
04:50c'est la même chose.
04:51Ça a abouti à la loi de 2021,
04:55qui remet à plat le système,
04:57et qui interdit toute relation sexuelle
05:00entre un majeur et un enfant de moins de 15 ans.
05:01On remet les cadres.
05:02le harcèlement de rue après l'affaire MeToo,
05:06la loi Schiappa.
05:09Un fait divers, une loi.
05:10On n'est pas sortis de ce système-là en France.
05:12Oui, mais je ne dis pas qu'il y a...
05:13Effectivement, le problème, c'est qu'il y a...
05:16Parfois, il y a un peu trop de lois.
05:17En fait, il faut parfois appliquer les lois.
05:19Mais en tout cas, là, ce que je veux dire,
05:20c'est que ce sont des lois
05:22qui ont été faites après une médiatisation,
05:24et ce sont des lois qui étaient, pour le coup, nécessaires.
05:28Sylvain Courage,
05:29est-ce que c'est un problème aussi de prise de conscience,
05:32comme le sous-entendait Yael Brown-Pivet en France
05:35par rapport à d'autres pays, l'Espagne ou les pays nordiques,
05:37qui sont plus avancés dans les violences sexuelles,
05:40et en particulier dans les pays nordiques,
05:42plus avancés dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants ?
05:45Oui, bien sûr, c'est une question de prise de conscience.
05:48Et d'ailleurs, on voit que c'est...
05:49Alors, Alex Bouygues a très bien rappelé que les crises,
05:52c'est-à-dire les faits divers, font avancer la loi,
05:54mais c'est surtout la mobilisation de la société civile.
05:56Et on voit aujourd'hui que la société civile est bouleversée
06:00par ce qui s'est passé,
06:01et agit sur le gouvernement.
06:04Donc ensuite, le gouvernement dit,
06:05mais bien sûr, j'ouvre un tiroir, j'ai une loi pour y remédier,
06:08mais on a pris beaucoup de retard.
06:09Vous citiez l'Espagne,
06:10la protection intégrale contre les violences sexuelles et sexistes,
06:13elle remonte à 2004,
06:15et elle a produit des résultats sensibles.
06:17Donc on s'inspire de l'Espagne ?
06:19On s'inspire de l'Espagne parce que c'est un pays...
06:21Alors, vous parliez des pays nordiques qui ont une longueur d'avance,
06:26mais on se dit qu'un pays méditerranéen,
06:30de culture latine,
06:32fait mieux que nous.
06:33Donc on ne peut pas invoquer une différence culturelle.
06:36On a un problème...
06:37Oui, il n'y a pas que les pays nordiques qui font mieux que nous.
06:39Bien sûr.
06:41Oui, il y a deux textes en Espagne.
06:42Le tout premier, vous avez raison, date de 2004,
06:43et c'est celui qui a enclenché effectivement ce mouvement.
06:46Il y a eu un deuxième texte en Espagne en 2022,
06:48mais il y a aussi en Espagne des moyens considérables
06:50qui ont été déployés...
06:52C'est là que ça coince souvent.
06:53...d'un point de vue financier, matériel, humain, etc.
06:56Et c'est souvent là-dessus que les gouvernants en France
06:58butent, ce qui est quand même assez désolant,
07:02très clairement,
07:02c'est que les gouvernants réagissent
07:07après un drame, après un fait divers,
07:09un fait divers qui est d'ailleurs un fait de société,
07:11c'est ce qu'a dit lui-même Sébastien Lecornu
07:13à propos de la mort de la petite Liana.
07:15Il a dit que ça n'est pas un fait divers,
07:16c'est un fait de société.
07:18Les gouvernements réagissent après,
07:19et c'est heureux,
07:21mais ils n'anticipent pas avant,
07:23et c'est dommage.
07:24Et ça, ça vaut pour d'innombrables sujets.
07:27Alors parfois, vous avez des camps politiques, d'ailleurs,
07:29qui critiquent le gouvernement,
07:31qui légifère après un fait divers,
07:34et qui, à l'inverse,
07:35après un autre événement,
07:36vont trouver justifié de légiférer dans l'émotion.
07:38Le fait est que,
07:39quelles que soient les étiquettes politiques,
07:40les gouvernants réagissent dans l'émotion,
07:44sous le coup de l'émotion populaire,
07:45effectivement, liée aussi à la médiatisation.
07:47Je pense aussi parce qu'une bonne partie
07:50du mode de gestion gouvernementale aujourd'hui,
07:52quel qu'il soit,
07:52et je ne dis pas spécifiquement celui-ci,
07:54le gouvernement pêche quand même par court-termisme.
07:57Depuis plus d'une vingtaine d'années, on va dire,
07:59les politiques ont tendance à être d'abord
08:02mobilées par les échéances électorales immédiates,
08:04par leur courbe de popularité.
08:06Et tant qu'un événement sociétal
08:08n'est pas venu percuter tout ça,
08:09après tout,
08:10ce qui explique que cette proposition de loi transpartisane,
08:12elle était sur le bureau de l'Assemblée
08:13depuis plus de six mois.
08:14Le gouvernement, jusqu'à présent,
08:15n'avait pas trouvé de date
08:17pour l'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée.
08:19Là, on peut imaginer
08:21qu'à la suite de l'appel de Yael Brandpivé,
08:23après que le Premier ministre Sébastien Lecornu
08:26ait demandé au Conseil d'État
08:28d'accélérer l'examen du texte,
08:30ça n'est pas encore l'examen du texte,
08:31par le Parlement.
08:32C'est ça la distinction
08:32entre les deux expressions un peu différentes
08:34entre Matignon hier soir
08:35et ce matin,
08:36il s'essayait de corriger le tir
08:37de ce point de vue-là
08:38parce que ce n'est pas le Premier ministre
08:39qui annonce d'ores et déjà
08:40l'inscription de ce texte.
08:41On voit mal comment
08:42cette proposition de loi transpartisane,
08:44au vu de l'ambition qu'elle porte,
08:46ne serait pas inscrite
08:48peut-être lors d'une session extraordinaire
08:49en septembre,
08:50comme le disait Yael Brandpivé.
08:51Restera ensuite, évidemment,
08:52à surveiller la question des moyens
08:54parce qu'une fois que vous avez inscrit un texte,
08:56il y a aussi cette tendance
08:57à renier les moyens
08:59à couper tel ou tel crédit,
09:00à repousser tel ou tel crédit,
09:03à engager pour porter ce texte.
09:05Alex, vous l'avez dit ?
09:06Oui, mais c'est vrai que le gouvernement,
09:08c'est vrai qu'il est court-termiste
09:09et puis il a toujours d'autres intérêts,
09:12d'autres urgences
09:13et le pouvoir d'achat
09:14et s'adapter aux choses.
09:16Mais je ne vais pas lui jeter la pierre,
09:18c'est-à-dire que c'est aussi
09:19l'évolution de la société
09:21qui pousse les politiques à s'organiser.
09:24Les grands chocs collectifs,
09:26par exemple, je pense,
09:27la sécurité routière dans les années 70-80,
09:30ce n'était pas un problème.
09:32Il y avait des accidents de la route,
09:33les gens mouraient.
09:35Et puis à un moment,
09:36c'est devenu un problème de société.
09:38Les gens meurent trop sur la route,
09:39peut-être qu'il faut réglementer,
09:41mettre une petite ceinture
09:42et puis après,
09:43ceinture à l'arrière,
09:44ceinture devant.
09:45Oui, mais ce qui est dingue...
09:45C'est la même chose pour la santé publique.
09:47Ce qui est dingue...
09:49Le tabac, à un moment,
09:50on s'est dit, tiens,
09:50fumer pour les gens,
09:51ce n'est peut-être pas génial.
09:52Oui, on entend ce que vous dites,
09:53mais en Islande,
09:54en 1998,
09:57était mise en place
09:58la première maison pour enfants,
09:59c'est les structures Barnaüs,
10:01où on regroupe
10:02tous les services compétents,
10:03les forces de l'ordre,
10:04la justice pénale,
10:05les services de protection de l'enfance,
10:06les professionnels de la santé physique et mentale,
10:09en 1998.
10:10Et nous, en 2026,
10:12en France,
10:12on est en train de s'interroger sur...
10:14On n'est pas à la pointe,
10:14et non seulement on n'est pas à la pointe
10:16concernant ces sujets-là,
10:18mais on a eu tendance
10:20à invisibiliser
10:22toutes ces victimes,
10:24et notamment
10:25tout ce qui était
10:25violence intrafamiliale,
10:27on disait,
10:28attendez,
10:28c'est des affaires privées,
10:29ça ne concerne pas la police,
10:31tout ça,
10:32ça va se régler en famille,
10:33derrière le rideau,
10:34le soir.
10:34Et c'est vrai que,
10:35je suis d'accord,
10:36on est un peu à l'arrière-garde.
10:38Et il y a l'affaire Doutreau aussi,
10:39qui a peut-être jeté
10:40une défiance
10:41sur la parole des enfants,
10:42parce qu'on a vu
10:42que des enfants
10:43avaient pu mettre en cause
10:44des personnes
10:45qui ne les avaient pas violées,
10:46ni abusées sexuellement.
10:47C'est un traumatisme.
10:49C'est ce que disent
10:49certains magistrats
10:50ou certaines associations,
10:51c'est que cette affaire Doutreau,
10:52ce scandale,
10:53on s'en souvient,
10:53où des enfants
10:54qui avaient été agressés,
10:55mais n'avaient pas désigné
10:56les bons agresseurs,
10:57en l'occurrence,
10:58ceux qui, effectivement,
10:59les avaient violentés,
11:00violés et autres,
11:02cette affaire a été
11:03un traumatisme,
11:04entre guillemets,
11:05dans l'autre sens,
11:05c'est-à-dire qu'il y a eu
11:06des innocents
11:06qui ont été emprisonnés
11:08pendant de longues périodes,
11:09alors qu'ils étaient innocents,
11:11et un certain nombre
11:12de magistrats,
11:14qu'on fesse en tout cas,
11:17d'associations,
11:19que le balancier
11:20est peut-être allé
11:21un peu trop dans l'autre sens,
11:22aussi,
11:22pas uniquement à cause de ça,
11:24bien sûr,
11:24mais que cet événement-là
11:25a peut-être joué aussi
11:26dans ce sens-là.
11:27Après, globalement,
11:27il y a quand même
11:28une forme, j'allais dire,
11:30d'omerta sociétale collective
11:32sur les violences faites
11:33aux femmes, d'abord,
11:34et on l'a vu que MeToo
11:35a commencé à briser ça,
11:37justement,
11:37depuis quelques années,
11:38et donc ça a incité,
11:39effectivement,
11:40des gouvernants aussi
11:41à s'en préoccuper,
11:41et puis globalement,
11:42la société a écouté davantage
11:44la parole des femmes agressées,
11:45et on peut
11:47espérer, même si c'est trop tardif,
11:49qu'après ce drame,
11:50le même mouvement se produise
11:52pour ce qui concerne
11:53les violences faites aux enfants,
11:55avec aussi le fait,
11:56ce chiffre de 70 000 plaintes
11:58en souffrance annoncées
11:59par Gérard Darmanin,
12:00ça doit quand même provoquer
12:01aussi un électrochoc
12:02sur l'ampleur du défi à relever.
12:04Reste que,
12:05c'est toujours d'alectique
12:06entre ce qui se passe
12:06dans la société
12:07et ce qui se passe au gouvernement,
12:08bien sûr, c'est normal,
12:09mais il y a d'autres sujets,
12:11d'autres grandes réformes
12:12de société
12:12qui ont parfois été enclenchées
12:14par des gouvernants
12:15qui ont anticipé
12:17des évolutions sociétales,
12:19des grands hommes d'État,
12:20il y en a eu par le passé.
12:22Je pense quand même
12:23que depuis une bonne vingtaine d'années,
12:24on a plutôt des gestionnaires
12:26du court terme
12:27qui font qu'ils,
12:27heureusement qu'ils réagissent
12:29lorsqu'il y a des drames,
12:31on espèrerait parfois
12:32que les hommes d'État
12:33sachent un peu les anticiper.
12:35Dans un instant,
12:36est-ce qu'il y a un risque
12:37de dérive populiste
12:38alors que les magistrats
12:40sont remis en cause,
12:41sont pointés du doigt,
12:42mais pour l'instant,
12:43il est 9h19
12:43et c'est l'Info en une minute
12:44avec Maureen Suignard.
12:46Faut-il encore repousser
12:48de nouveau
12:48l'âge de départ
12:49à la retraite ?
12:50C'est en tout cas
12:50la proposition du corps
12:51du Conseil d'orientation
12:53des retraites,
12:5467 ans et 6 mois
12:55à l'horizon 2070.
12:57L'institution estime
12:58que cela est indispensable
12:59puisque la dégradation
13:01des comptes
13:01est plus rapide
13:02que prévu.
13:03La garde à vue
13:04de Patrick Bruel,
13:05prolongée de 24 heures,
13:06le chanteur est accusé
13:07de viol et d'agression sexuelle.
13:08Sur France Info,
13:09maître Corinne Herrmann
13:10affirme que
13:11deux nouvelles plaintes
13:12pour viol
13:12vont être déposées
13:13la semaine prochaine
13:14et d'autres cas
13:15sont à l'étude.
13:16Tchab,
13:17qui est la messagerie
13:18des agents publics,
13:19a été victime
13:19d'une cyberattaque.
13:20La fuite de données
13:21a été maîtrisée
13:22selon les autorités.
13:23Le gouvernement
13:24avait généralisé
13:24l'utilisation
13:25de cette messagerie
13:26pour éviter
13:27des failles potentielles
13:28de sécurité
13:28avec WhatsApp
13:29et Telegram.
13:31Et puis,
13:31il a marqué 35 points
13:32et relancé les Spurs.
13:33L'équipe du français
13:35Victor Mbanyama
13:35a gagné
13:36le troisième match
13:37de la finale de NBA
13:38contre les Knicks
13:39de New York.
13:40Cette finale du championnat
13:41de basket américain
13:42se joue en sept matchs
13:43et il y a 2-1
13:44pour le moment
13:45pour les New Yorkais.
13:49France Info
13:52Les informés
13:53Renaud Dely
13:54Agathe Lambret
13:58Les informés
13:59avec Sylvain Courage
14:00directeur adjoint
14:01du Nouvel Ops
14:01c'est Alex Bouilleguet
14:02éditorialiste politique
14:03à France Info TV
14:05Renaud
14:06les juges
14:07sur le banc
14:07des accusés
14:08cette fois.
14:09Le garde des Sceaux
14:09le premier
14:10à mettre la pression
14:12sur les magistrats
14:13sur les procureurs généraux
14:15qu'il a convoqués
14:16auxquels il demande
14:16de passer en revue
14:17donc 70 000 plaintes
14:18concernant les enfants
14:19d'ici le 14 juillet
14:20et puis on l'a vu aussi
14:21dans le pays
14:21dans la société
14:22hier
14:23de nombreuses manifestations
14:25à proximité
14:26du ministère de la justice
14:26ou dans plusieurs villes
14:28de France
14:29à proximité
14:29des tribunaux
14:30pour interpeller
14:32justement
14:32la justice
14:33et les juges
14:34des juges
14:35d'ailleurs
14:36dont le premier d'entre eux
14:37le premier magistrat
14:38du pays
14:38Rémi Haïts
14:39le procureur général
14:40après l'accord de cassation
14:41reconnaissait
14:42un échec
14:43un grave échec
14:44à l'occasion
14:46de cette affaire
14:46Liana
14:47c'était hier soir
14:47sur le plateau
14:48du journal de France 2
14:50Je peux le dire
14:51solennellement
14:52s'il y a bien
14:52un sujet
14:53sur lesquels
14:54les magistrats
14:55ne font preuve
14:55ni de légèreté
14:56ni d'involture
14:57ce sont les affaires
14:58qui concernent
14:59des enfants victimes
15:00quand je vois
15:01des manifestants
15:02aux portes des palais
15:03croyez bien
15:04que cela
15:04m'atteint
15:05parce que
15:05notre rôle
15:07c'est de protéger
15:08les victimes
15:08de protéger
15:09les personnes
15:10les plus vulnérables
15:11et il faut avancer
15:13avec l'idée
15:14que plus jamais
15:15nous ayons ce type
15:16de malheur
15:16Échec pourquoi ?
15:18Parce qu'on le sait
15:18le principal suspect
15:22dans l'affaire
15:22Liana
15:23avait eu
15:26plusieurs signalements
15:27ou plaintes
15:27notamment une plainte
15:28déposée en août
15:292025
15:30pour laquelle
15:31il n'avait toujours
15:32pas été entendu
15:32et on a appris ce matin
15:34par la voix
15:34de l'avocat
15:35de la mère
15:36de la petite victime
15:37d'ailleurs
15:37que cette mère
15:39va déposer plainte
15:41contre l'État
15:42justement
15:42deux procédures
15:43vont être lancées
15:44à annoncer son avocat
15:44une plainte contre l'État
15:46en responsabilité
15:46devant le tribunal judiciaire
15:47pour faute lourde
15:48ainsi qu'une procédure
15:49au pénal
15:50on le voit
15:50les juges se retrouvent
15:52en accusation
15:53alors est-ce que c'est légitime
15:54d'une part
15:55de leur demander des comptes
15:55et puis est-ce qu'il y a
15:56un risque de dérive
15:58populiste
15:58qui remette en cause
16:00justement
16:00la justice
16:01dans son ensemble
16:01comment vous interprétez
16:03Sylvain Courage
16:04ces manifestations
16:04partout en France
16:06hier et notamment
16:06à Paris
16:07devant le ministère
16:08de la justice
16:09c'est l'émotion
16:09suscitée par l'absurdité
16:11de cette situation
16:11effectivement
16:12le principal suspect
16:13a fait l'objet
16:14d'une plainte
16:15il n'a pas été entendu
16:16par la police
16:17en presque un an
16:18donc il y a
16:19un dysfonctionnement
16:20de la chaîne
16:22policière
16:22et judiciaire
16:23et donc
16:24les citoyens
16:25se manifestent
16:26alors
16:26cette pression
16:27elle peut avoir
16:28des accents
16:28un peu inquiétants
16:30parce qu'on se dit
16:31l'institution
16:32de la justice
16:33qui est un pillé
16:33de la république
16:34est mise en cause
16:34mais c'est vrai aussi
16:36qu'il faut qu'elle se
16:37qu'elle se réforme
16:38elle n'est plus intouchable
16:40cette institution
16:41c'est normal
16:42qu'elle ne soit pas
16:42intouchable
16:43à la fin
16:44c'est quand même
16:44pour servir les citoyens
16:46qu'elle existe
16:46et donc
16:47le procureur
16:48Rémi Yess
16:49a tout à fait raison
16:49de dire que
16:51de reconnaître
16:51qu'il y a probablement
16:53un dysfonctionnement
16:53mais on bute aussi
16:54sur la crise
16:55de la justice
16:55en général
16:56s'il y a 70 000 plaintes
16:57qui dorment
16:58sur les étagères
16:59c'est aussi que
17:00la justice
17:01on le sait
17:01est débordée
17:02et que
17:02la levée du tabou
17:04sur les violences sexuelles
17:05a fait exploser
17:06les signalements
17:07les plaintes
17:08et que donc
17:08les magistrats
17:09qui par ailleurs
17:10ne sont pas tous
17:10formés à ça
17:12se retrouvent
17:12devant un océan
17:14de dossiers
17:16et ne savent pas
17:17par quel bout
17:17le prendre
17:18donc on a
17:18un gros problème
17:19avec la justice
17:20d'un côté
17:20on a Gérald Darmanin
17:21qui pointe du doigt
17:22les dysfonctionnements
17:23dans cette affaire
17:23et qui dit
17:24moi j'ai transmis
17:25les consignes
17:26donc c'est pas de ma faute
17:27de l'autre
17:28on a des gens
17:29comme Yael Brown-Pivet
17:30qui pointe aussi
17:31le manque de moyens
17:32de la justice
17:32alors certes
17:33le budget de la justice
17:34n'a jamais été
17:35autant augmenté
17:35que sous Emmanuel Macron
17:36mais on partait
17:37tellement loin
17:38est-ce qu'on peut
17:39vraiment blâmer
17:40les magistrats
17:40où est-ce qu'il faut
17:41trouver l'équilibre
17:42entre
17:43il faut plus de moyens
17:44mais ils sont pas
17:45non plus
17:45absous de toute responsabilité
17:47en plus de moyens
17:48il y aura 11 milliards
17:49en 2027
17:50effectivement
17:50c'est passé de 7
17:51en 2017
17:53donc il y a eu
17:53quand même des moyens
17:54après les magistrats
17:55disent que
17:55c'est pas ciblé
17:56ça s'éparpille
17:57et que tous les moyens
17:58n'ont pas été mis
17:59en l'occurrence
18:00sur ces affaires
18:01de violence sur enfants
18:02en fait la vérité
18:03elle est au milieu
18:04c'est-à-dire
18:05que la magistrature
18:06doit accepter
18:07qu'elle peut se tromper
18:08et qu'il peut y avoir
18:09des responsabilités individuelles
18:10et en même temps
18:11le politique
18:12il doit pas non plus
18:13jeter l'opprobre
18:14sur une profession
18:15donc oui
18:16les magistrats
18:17doivent rendre des comptes
18:18de la même manière
18:19qu'un policier
18:19qui fait un usage
18:20de son arme
18:21on va le questionner
18:22un architecte
18:23le bâtiment s'effondre
18:24on va le questionner
18:24un chirurgien
18:26qui double son opération
18:27on va le questionner
18:27donc l'indépendance
18:29c'est pas
18:30une irresponsabilité
18:32mais
18:33donc ça oblige
18:34et quand on regarde
18:35de manière factuelle
18:36effectivement
18:37les sanctions
18:38dans les faits
18:39c'est vrai que les magistrats
18:40sont quand même
18:40très peu sanctionnés
18:42donc 15 à 20 sanctions
18:44contre les magistrats par an
18:4614 seulement
18:47pour insuffisance professionnelle
18:50seulement une à deux
18:51révocations par an
18:52et ces dernières années
18:53il n'y a eu
18:54aucune révocation
18:55pour motifs professionnels
18:57vous le disiez
18:58les citoyens
18:59ils demandent
18:59de la transparence
19:00effectivement
19:01et la justice
19:02elle est rendue
19:03au nom du peuple
19:04donc ça veut dire
19:05qu'il faut aussi
19:06que l'institution
19:06elle soit capable
19:07d'expliquer ses choix
19:08qu'elles souffrent aussi
19:10parfois d'une forme
19:11de culture du secret
19:12on ne comprend pas bien
19:14les procédures
19:14enfin tout ça
19:15n'est pas très lisible
19:16pour les citoyens
19:17donc les gens sont en droit
19:19de dire
19:20maintenant on veut plus
19:21de transparence
19:22et s'il y a des défaillances
19:24il faut pouvoir les sanctionner
19:25mais il ne faut pas non plus
19:26faire de politique
19:27sur le dos des magistrats
19:29ce que fait un petit peu
19:30Gérald Darmanin
19:31il se défausse
19:31Gérald Darmanin
19:32en partie
19:34pourquoi ?
19:34parce qu'il l'a dit hier
19:35il ne veut surtout pas
19:36que la question de sa démission
19:37vienne sur la table
19:37donc non non
19:38il ne démissionnera pas
19:39il y a toujours un pas de drogue
19:40c'est à entendre un ministre
19:41dire je vais prendre
19:41toutes mes responsabilités
19:42et en l'occurrence
19:43à écarter d'emblée
19:44l'hypothèse de sa démission
19:45mais ça c'est
19:47si je veux dire
19:47c'est anecdotique
19:48au regard de l'enjeu
19:49il y a un autre mode
19:50de fonctionnement
19:51qui n'est pas propre
19:51à Gérald Darmanin
19:52mais qui existe effectivement
19:53c'est le recours
19:54aux circulaires
19:55c'est-à-dire que
19:56les gardes des Sceaux
19:57qui ne peuvent plus
19:58intervenir directement
19:59sur une affaire ou autre
20:00auprès d'un procureur
20:01peuvent délivrer
20:02des circulaires pénales
20:04justement pour
20:06indiquer
20:07on va dire
20:07un certain nombre
20:07de priorités
20:08à la politique pénale
20:09du pays
20:10ils délivrent des circulaires
20:11aux procureurs
20:12quand on regarde
20:13en 2025
20:1365 circulaires
20:15ont été adressés
20:16par le ministre
20:17aux procureurs
20:18on est déjà
20:18une cinquantaine
20:19en 2026
20:20pourquoi ?
20:21mais il n'y en a que deux
20:21qui sont
20:22on va dire
20:22comme délais
20:23des lois d'orientation
20:24il n'y en a que deux
20:25qui sont un peu massives
20:26pourquoi
20:26le ministre
20:29comme ça
20:30utilise
20:31les ministres
20:31utilisent beaucoup
20:32de circulaires
20:33c'est une façon
20:33d'ouvrir le parapluie
20:35par rapport à l'opinion
20:35c'est-à-dire de dire ensuite
20:36effectivement
20:37regardez
20:37j'ai dit au procureur
20:39que tel ou tel sujet
20:40était urgent
20:40et on le voit bien
20:42dans l'actualité
20:43une urgence
20:44chasse l'autre
20:45ou plutôt
20:46les urgences
20:47s'additionnent
20:47le narcotrafic
20:48les violences faites aux femmes
20:50les violences faites aux enfants
20:51et d'innombrables
20:53drames qui viennent
20:55bousculer l'actualité
20:56et c'est vrai aussi
20:57que les magistrats
20:57dans ce cadre-là
20:59se heurtent justement
21:00si tout est urgent
21:01plus rien ne l'est
21:02au fond
21:03même si
21:03évidemment
21:04et ça les enquêtes le diront
21:05c'est même l'intérêt même
21:06de la justice
21:07et des magistrats
21:08que ceux qui ont commis
21:08des fautes
21:09les assument
21:10puisque
21:11ce qui met en cause
21:12ce qui pourrait menacer
21:13l'état de droit
21:13c'est pas simplement
21:14la dénonciation des juges
21:15c'est la non reconnaissance
21:17de leurs erreurs
21:18ou de leurs fautes
21:18c'est ça qui fragilisera
21:19l'état de droit
21:20c'est pour ceux
21:21qui en ont commis
21:22en tout cas
21:22merci beaucoup
21:23les informés
21:24merci Sylvain Courage
21:26directeur adjoint
21:27du Nouvel Obs
21:27vous avez la une
21:28du Nouvel Obs
21:29toujours en kiosque
21:30les faux prophètes
21:31de l'IA
21:32avec une belle une
21:34en rouge et noir
21:35merci Alex Bouillaguet
21:36éditorialiste politique
21:37à France Info TV
21:38je rappelle votre interview
21:39politique du lundi
21:40au jeudi
21:40à 7h40
21:42merci Renaud
21:43merci Agathe
21:43on se retrouve demain
21:44et les informés
21:45reviennent ce soir
21:46à 20h
21:46avec Victor Mettet
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