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  • il y a 6 heures
Mardi 9 juin 2026, retrouvez Patrice Bellon (commandant, service civil adapté), Caroline Maitrot (Fondatrice, NOMAD EDUCATION), Emmanuel Normant (directeur développement durable, Saint-Gobain) et Raphaëlla Nolleau (Cofondatrice, Yacon&Co;) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:14économie.
00:15Et voici le sommaire, c'est Emmanuel Normand, le directeur du développement durable de Saint-Gobain,
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour voir comment le groupe met en
00:24œuvre son ambition,
00:25devenir le leader mondial de la construction durable. Mais je reçois d'abord le général Patrice Belon,
00:32qui est commandant du service militaire adapté. C'est un dispositif destiné aux jeunes ultramarins qui fêtent ses 65 ans
00:40cette année.
00:41Dans notre zoom, on parlera des nets. Ces jeunes sans études, emploi ou formation détaillera les solutions pour les sortir
00:48de la spirale du décrochage.
00:49Et puis comme chaque jour, on met une start-up à l'honneur. Je vous présenterai Yakon & Co qui
00:53propose une alternative au sucre à base de Yakon.
00:57On va découvrir cette plante et ses vertus. Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est le général Patrice Belon. Bonjour.
01:11Bonjour.
01:11Bienvenue. Vous êtes le commandant du service militaire adapté. C'est un dispositif qui est destiné aux jeunes ultramarins qui
01:18fêtent ses 65 ans.
01:20Vous commandez ce SMA depuis deux ans. C'est quoi le service militaire adapté ? J'avoue, je ne le
01:26connaissais pas.
01:27Donc, je veux bien que vous nous le présentiez.
01:28Je suis ravi de vous le présenter parce qu'effectivement, c'est connu dans les Outre-mer, un peu dans
01:32l'Hexagone.
01:33C'est un dispositif d'insertion socioprofessionnelle qui s'adresse à des jeunes de 18 à 25 ans qui sont
01:39souvent éloignés de l'emploi ou de la formation.
01:41L'objectif, c'est vraiment de les former, de les qualifier et de les insérer dans l'emploi dans nos
01:47territoires d'Outre-mer, pour la plupart.
01:49Il y a une double vocation, une vocation de développer sur le territoire un certain nombre de filières pour ces
01:58jeunes.
01:58Et en même temps, de les remobiliser, parce que souvent, ils n'ont pas forcément eu toutes les chances au
02:03départ.
02:04Donc, on leur permet de prendre confiance en eux et de se remobiliser vers l'emploi.
02:08Et donc, c'est un dispositif qui fête cette année ses 65 ans.
02:13Il a été, si on fait un peu d'histoire, il a été créé où, comment, dans quel contexte ?
02:18Il a été créé en 1961 aux Antilles.
02:22Tout d'abord, c'est un contexte où les Antilles souffraient d'un chômage assez important pour les jeunes de
02:29Martinique et de Guadeloupe essentiellement,
02:31mais aussi en Guyane.
02:32Il y a eu, à cette époque, des émeutes, d'ailleurs, assez violentes.
02:36L'idée, c'était vraiment de s'occuper de cette jeunesse, de faire en sorte qu'elle puisse être considérée
02:40aussi comme des citoyens par entière,
02:43à un moment où la départementalisation pouvait poser quelques difficultés à l'époque.
02:48Aujourd'hui, le dispositif a vraiment évolué totalement, vraiment avec une phase où le service militaire était obligatoire jusqu'en
02:561996.
02:57Et le service militaire adapté s'est évolué à la suspension du service militaire en un dispositif d'insertion socioprofessionnelle
03:04à part entière.
03:05Donc, c'est l'une des trois missions du SMR.
03:09Avec une importance qu'on a peut-être du mal à mesurer ici, effectivement, à Paris ou dans l'Hexagone,
03:16mais sociale, économique pour les territoires ultramarins ?
03:20Exactement. En fait, je vous parlais de trois missions, l'insertion socioprofessionnelle, le développement du territoire,
03:26et ça, c'est vraiment la deuxième mission essentielle, permettre à ces jeunes de participer au développement du territoire
03:31au travers des filières, des 90 filières que l'on met en œuvre dans nos régiments, c'est en 12
03:36familles professionnelles.
03:37Et le troisième volet, c'est aussi de participer au secours, au soutien des populations en cas de crise naturelle.
03:42Oui. Donc, c'est non seulement un dispositif qui a une vocation sociale, mais également une vocation aussi d'aide,
03:54de secours aux populations quand c'est nécessaire.
03:55Alors, ils ont quel profil, ces jeunes ? Déjà, c'est de quel âge à quel âge ?
03:59Alors, c'est 18 à 25 ans.
04:0018-25, oui.
04:01C'est jeune. Vous avez deux catégories de jeunes.
04:03Les trois quarts d'entre eux sont des jeunes qui sont sortis du système scolaire, en général, sans diplôme.
04:08En général, parce que c'est assez variable en fonction des territoires.
04:12Et le quart restant, ce sont des jeunes diplômés qui sont éloignés d'emploi et qui sont au chômage depuis
04:18plusieurs années et qu'on remobilise vers l'emploi.
04:20Donc, les premiers font des stages globalement en moyenne de 10 mois.
04:25Et les deuxièmes sont engagés chez nous pendant 5 ans, par contrat successif d'un an.
04:31Ils sont employés comme secrétaire, comme aide-formateur, comme mécanicien.
04:35Et l'idée, c'est qu'au bout de 4 ans, ils commencent à appréhender un métier pour s'insérer
04:40dans la vie.
04:41Combien de jeunes sont formés chaque année ?
04:44Et est-ce qu'il y a des territoires d'outre-mer qui utilisent plus le SMA que d'autres
04:50?
04:50Alors, nous accueillons 5800 jeunes.
04:52Et le plus gros régiment se trouve à La Réunion, avec 1300 jeunes accueillis.
04:57Et le plus petit en nombre, c'est 380 jeunes à la Martinique.
05:02Est-ce qu'il y a un lien entre la vitalité économique du territoire et l'utilisation du SMA ?
05:10C'est-à-dire que plus les difficultés économiques sont importantes, plus vous allez voir des jeunes se tourner vers
05:15vous.
05:16C'est ça.
05:16Est-ce que vous faites ce lien ?
05:17Exactement.
05:17C'est ce lien qu'on peut exactement faire.
05:20On l'aura dit déjà, on est militaire dans les situations difficiles.
05:24Nos jeunes, effectivement, dans les territoires où la situation est la plus délicate, en termes d'emploi, en termes de
05:31précarité, viennent vers nous assez facilement.
05:34Je prends juste l'exemple à Mayotte, après Chido.
05:36Beaucoup de jeunes frappent à la porte du SMA, notamment pour trouver une formation, mais aussi pour avoir une certaine
05:45sécurité en termes de logement,
05:48puisqu'ils sont logés, nourris chez nous, et de se remobiliser dans la vie, dans un contexte qui est quand
05:56même dégradé à Mayotte.
05:58C'était aussi le cas en Véquedonie, après les émeutes de mai 2024.
06:02On va voir quelques chiffres sur les résultats en matière d'insertion de ce SMA, ce service militaire adapté.
06:1080% d'insertion à la sortie, ça représente 62% d'emplois durables en CDD, de plus de 6
06:17mois ou en CDI.
06:1822% d'emplois de transition, 16% de poursuites de formation, ou 12% qui rejoignent les forces armées.
06:23On va revenir un peu sur ces chiffres, mais tiens, je rebondis sur le fait qu'il y en ait
06:28qui deviennent militaires.
06:29C'est aussi, ça n'a pas été créé pour ça, mais c'est aussi un levier de recrutement ?
06:34C'est aussi un levier de recrutement, mais ce n'est pas la vocation essentielle du service militaire adapté.
06:39Alors certes, on a ce fond de sac, ce qu'on aime bien l'appeler.
06:42Fond de sac, oui.
06:43Oui, qui permet d'avoir justement ces valeurs, ces notions de dépassement de soi, de vivre en collectivité,
06:52toutes ces valeurs propres aux domaines militaires, la discipline, le respect de ses camarades, de ses chefs.
06:57Oui, pendant quelques mois, ils testent ça.
07:00Et donc, certains d'entre eux se disent, ça peut me correspondre.
07:04Voilà.
07:04Donc, pendant deux mois, ils sont formés grâce à ce fond de sac, et qu'on continue tout au long
07:10de la formation.
07:12Mais l'idée, c'est vraiment de faire en sorte que ces jeunes s'insèrent localement.
07:16On privilégie qu'effectivement, ils participent au développement du territoire en trouvant un emploi dans les 90 filières que l
07:23'on met en œuvre.
07:24Alors justement, 90 filières, vous avez cité quelques-uns des métiers, mais c'est tous les métiers, ou presque, quand
07:30on dit 90 filières ?
07:31Oui, enfin, c'est très varié.
07:33Ça va des agents de prévention de sécurité, à l'aide de la personne, en passant par des formations très
07:39courtes,
07:40où on prépare sur des concours de la fonction publique territoriale, par exemple.
07:43Donc, effectivement, c'est varié. Vous avez aussi, en Nouvelle-Calédonie, des filières qui ont trait au travail dans les
07:52mines.
07:52Voilà, aussi, on forme des jeunes à utiliser ce qu'on appelle des tombeaux.
08:00C'est des gros camions qui permettent de transporter le minerai.
08:03Vous avez même des jeunes femmes, et c'est vrai que...
08:07Ils sont conductrices.
08:07Ils sont conductrices.
08:08En Nouvelle-Calédonie, c'est assez fréquent.
08:12D'ailleurs, on accueille en économie 42% de jeunes femmes dans notre régiment, et globalement, au SMA, c'est
08:1732%.
08:18D'accord.
08:18Voilà, donc il y a vraiment un lien, effectivement.
08:20Ces filières, à vous entendre, je me dis, vous êtes en lien direct, peut-être permanent, avec le tissu économique
08:28local.
08:28C'est-à-dire, ça répond aussi à une demande, peut-être, des entreprises, des patrons, des représentants patronaux ?
08:35Donc, nous sommes en lien permanent avec le monde de l'entreprise.
08:38C'est une transformation qui a eu lieu à partir de 2012.
08:40Lorsque le dispositif est passé de 3 000 jeunes à 6 000 jeunes, il a fallu revoir l'économie du
08:44système et se rentrer vers le monde de l'entreprise.
08:46Aujourd'hui, chaque régiment a des liens très forts avec les organisations patronales, avec les chambres consulaires, avec les associations.
08:52Et l'idée, c'est vraiment d'être en lien direct avec les besoins du territoire.
08:55Qu'est-ce qu'ils vous disent, les jeunes ? Les retours d'expérience, c'est quoi ?
09:01Ils se sentent vraiment transformés, ils reprennent confiance en eux, ils disent merci en partant, souvent.
09:06Alors, 14% d'entre eux vont vers des armées, comme j'ai dit, mais tout le reste va vers,
09:13en général, reste sur le territoire à 80%.
09:15Et voilà, et donc, la marque que ça fonctionne, c'est que, globalement, la première chose qu'ils vous disent,
09:22lorsqu'ils me disent, pourquoi vous êtes venus au SMA ? C'est parce qu'un frère, une sœur, un
09:28ami, un cousin, des parents sont passés par le SMA.
09:31Et ça, ça montre bien la vitalité de notre dispositif.
09:36Ça peut être dur au début, c'est-à-dire qu'on passe d'une vie où on est, ce
09:42que vous décriviez, c'est-à-dire un peu éloigné de l'emploi,
09:45peut-être un peu déconnecté, et d'un seul coup, on se prend la discipline militaire, quoi, donc...
09:50Les premiers apprentissages sont parfois un peu rudes.
09:53Ok, bon, vous dites ça, vous enrombez ça.
09:56Oui, j'enromb ça, mais effectivement, derrière, vivre en collectivité, c'est déjà pas quelque chose, forcément, que ces jeunes
10:03appréhendent correctement.
10:05D'ailleurs, j'ai une psychologue à Martinique qui me disait, la première raison pour laquelle les jeunes viennent nous
10:11voir,
10:12c'est parce qu'ils n'ont pas l'habitude de vivre avec d'autres, dans une chambre de 6
10:15ou de 8.
10:16D'ailleurs, chaque régiment a des psychologues au profit des volontaires, pour les aider, justement, à appréhender leur passage chez
10:22nous,
10:23mais aussi à prendre confiance en eux.
10:25Et c'est vrai que, du coup, ces volontaires, en fait, ont, dans nos régiments, cette volonté de s'en
10:37sortir par eux-mêmes.
10:37Et ça, ça se voit assez rapidement.
10:39Et c'est bien le parcours qu'on leur donne pendant les deux premiers mois.
10:44On leur apprend à se dépasser, à prendre confiance en eux.
10:49Le goût de l'effort participe directement à leur réussite.
10:54Et c'est vraiment le fait d'être dans le collectif qui entraîne ces jeunes et qui leur permet de
10:59grandir et de s'élever.
11:00La France qui renoue, finalement, avec un service militaire volontaire de 10 mois à partir de cet été.
11:06Vous citiez la date tout à l'heure.
11:08Est-ce qu'avec le recul, c'était une erreur de supprimer le service militaire en 1996 ?
11:11Disons que ça correspondait à un contexte particulier.
11:13Et donc, nous sommes adaptés à ce contexte.
11:17Aujourd'hui, le contexte est en train d'évoluer significativement.
11:21C'est vu de voir les activités.
11:23Et je pense qu'effectivement...
11:24Oui, il y a le contexte de menace de guerre.
11:26C'est sûr qu'il donne une logique à recréer un service militaire volontaire.
11:32Mais il y a aussi d'autres notions.
11:35Le sentiment d'appartenance à la nation, le civisme.
11:38Enfin, voilà, c'est aussi ça ce qu'on associe.
11:40Exactement, c'est ce qu'apporte.
11:42Il ne faut pas oublier ces valeurs essentielles, d'ailleurs,
11:45qui sont prégnantes dans l'ensemble des dispositifs militaires.
11:48On n'est pas les seuls à les porter, mais elles sont essentielles.
11:51Le service militaire adapté participe à cette cohésion nationale
11:54au travers de ce qu'on fait dans nos territoires ultramarins.
11:58Ça manque ?
12:00Je pense qu'effectivement, dans la société française, c'est important aujourd'hui
12:05que d'y attacher cette forme d'attention à tous les niveaux de la société, en fait.
12:11Et je pense qu'on y contribue directement par ce dispositif qui est un dispositif civil ou militaire.
12:16Un dernier mot, j'ai vu qu'il y avait une fondation, SMA,
12:20une fondation service militaire adapté qui a été créée il y a 2-3 ans.
12:23Pourquoi ? Quelle complémentarité avec le service militaire adapté ?
12:27L'idée, c'est vraiment d'avoir une action complémentaire à la nôtre,
12:30puisque lorsque les jeunes quittent le dispositif du service militaire adapté,
12:34on les suit pendant une petite année.
12:35On ne peut pas aller beaucoup plus loin, parce qu'on enchaîne d'ailleurs les cohortes.
12:38L'idée, c'est que derrière, on a une visibilité sur ce que sont devenus ces jeunes,
12:44et on leur apporte de quoi créer leur propre entreprise,
12:50satisfaire des formations pour lesquelles ils n'auraient pas été jusqu'au bout,
12:55notamment des permis.
12:57Et donc, chaque dossier est utilisé avec beaucoup d'attention par la fondation,
13:01et l'idée, c'est vraiment de leur permettre de pouvoir lancer leur propre entreprise.
13:06Et c'est une belle fondation, qui est aidée par des partenaires très attentifs
13:13à ce qu'on réussisse et qu'on porte ces dossiers au meilleur niveau.
13:17Merci beaucoup, Patrice Bellon, et à bientôt sur BeSmart for Change.
13:21C'est l'heure du Zoom de ce Smart Impact.
13:23On continue de parler jeunesse, emploi.
13:32On parle des NET dans le Zoom de ce Smart Impact.
13:35J'accueille Caroline Métrault, bonjour.
13:37Bonjour.
13:37Vous êtes la fondatrice de Nomade Education.
13:39NET, c'est un acronyme pour Not in Education, Employment or Training,
13:43des jeunes sans études, emploi ni formation.
13:46On va essayer de comprendre qui, combien ils sont,
13:49et comment vous voulez les aider.
13:50C'est quoi Nomade Education ?
13:51Nomade Education, c'est une application mobile
13:53qui a justement pour vocation d'accompagner tous les jeunes,
13:56ceux de Mayotte, de Paris ou de la Corrèze,
13:58d'où je viens dans la réussite scolaire,
14:00qu'ils soient premiers ou derniers de la classe.
14:01On a développé une appli mobile
14:03qui couvre tous les programmes du primaire, du collège,
14:06tous nos CAP, tous nos bacs pro,
14:07si précieux pour la France, bacs généraux,
14:10nos maths sup, nos maths sp, nos licences de STAPS.
14:13Et on a utilisé à la fois pédagogie avec 400 professeurs
14:15et IA, deux prix IA de la BPI,
14:18une nomination en même temps que French Tech 2030,
14:20en même temps que Mistral AI,
14:21pour permettre d'adapter les parcours,
14:23et à personne de perdre le fil de la réussite.
14:25Si on rentre dans le détail,
14:27qu'est-ce qu'on trouve sur l'appli ?
14:29Vous rentrez dans l'app, vous dites qui vous êtes,
14:31est-ce que vous êtes en terminale comme ma fille,
14:33en troisième, ou est-ce que vous êtes en BTS ?
14:35Et on va trouver sous forme de quiz, de mini-cours,
14:37je suis une malade de sport,
14:38donc j'ai pris les codes des apps
14:39qui vous permettent de faire un semi ou un marathon.
14:41Vous allez trouver de l'engagement,
14:43de la gamification comme dans les jeux vidéo.
14:45FAC, c'est un objectif que vous vous êtes fixé,
14:47avoir une mention au bac,
14:48avoir votre brevet, décrocher votre CAP.
14:50On va vous entraîner à travers des contenus
14:53et de l'apprentissage qui vont vous permettre
14:55de revoir ce que vous n'avez pas appris,
14:57de mettre de côté ce que vous savez
14:58pour aller directement vers vos objectifs.
15:01C'est un moyen de...
15:02Alors, soit on peut dire que c'est complémentaire
15:05de l'éducation nationale,
15:07soit c'est une façon de mieux faire
15:09ce que l'éducation nationale n'arrive pas à faire.
15:11C'est une très bonne question.
15:12Moi, je parle de complémentarité
15:13parce que je suis une amoureuse de l'école,
15:14je suis une amoureuse de la rencontre
15:16et des cours de récréation.
15:17Donc, l'idée première était plutôt celle-ci.
15:19Première solution de réussite scolaire à la maison,
15:22à côté d'Academia ou de toute autre entreprise.
15:24Mais le temps passant,
15:25et voyant que notre école ne réussit pas
15:27à vous parler justement du sujet des enfants
15:29qui se déscolarisent
15:30ou qui ne trouvent pas de formation,
15:32on s'est retrouvés dans une situation
15:33où on aide beaucoup d'enfants
15:35qui ne sont plus à l'école
15:36à se remettre à niveau.
15:37Donc, on joue aussi ce rôle
15:39de formation digitale pure
15:40qui va permettre de progresser.
15:42Oui, avec quand même des chiffres
15:44que je n'aurais pas soupçonnés.
15:45C'est l'INSEE et Eurostat
15:46qui nous dit que la part des NET,
15:48donc jeunes sans emploi,
15:51est une formation.
15:52C'est 12 à 13% en France
15:54chez les 15-29 ans.
15:55Ça représente 1,4, 1,6 millions de jeunes.
15:58C'est quand même beaucoup.
15:59C'est quoi la tendance ?
16:01Est-ce qu'ils sont de plus en plus nombreux ?
16:02Oui, ils sont de plus en plus nombreux
16:03et on confond d'ailleurs souvent
16:05avec la déscolarisation
16:06qui est une partie de ces jeunes
16:07mais il y a aussi tous ceux
16:08qui sont très formés parfois
16:10avec des Bac plus 5.
16:11qu'on a beaucoup voulu dans ce pays
16:12et qui ne trouvent pas de travail.
16:13Parce qu'ils ont une formation
16:14qui est complètement décalée,
16:16pas demandée par le marché du travail.
16:17Nous, on travaille beaucoup
16:18avec des fédérations professionnelles
16:19qui ne trouvent pas leurs futurs talents.
16:21Donc, ça nous prive de talent pour la France.
16:23Ça fait souvent des jeunes
16:25qui tombent dans des situations mentales tristes
16:28parce qu'ils sont au milieu de rien.
16:29Donc, c'est un sujet clé pour ces jeunes
16:32mais aussi pour le pays
16:32et ces entreprises.
16:34Il y en a de plus en plus
16:35parce qu'effectivement,
16:37il y a un certain nombre de lacunes
16:39ou alors parce qu'on a catégorisé
16:43et on les détecte mieux.
16:44Vous voyez ce que je veux dire ?
16:45Alors, je pense qu'il y a de tout.
16:46Il y en a eu plus
16:47parce qu'on a voulu
16:48que tout le monde ait un Bac plus 5.
16:49Il y a eu quand même cette grande mode
16:51et on a amené des jeunes
16:52qui n'étaient pas faits pour ça.
16:52Pourquoi les formations à côté de la plaque ?
16:54C'est toujours difficile de désigner.
16:56Sont-ils à côté de la plaque ?
16:57Mais quand on voit le succès,
16:58je regardais d'humanité
16:59ou de philosophie à la faculté,
17:01on peut quand même se demander...
17:03En tout cas, vu comment l'emploi
17:04est construit en France,
17:05en Angleterre, on regarde plus...
17:06C'est pas la formation elle-même
17:06qu'on va remettre en cause.
17:08Ça peut être passionnant.
17:09Exactement.
17:10Donc, aujourd'hui, on a dévalorisé
17:11et ça revient nos CAP, nos Bac Pro.
17:13Donc, les métiers de la main,
17:14il y a des gens qui ne sont pas bons
17:14scolairement et académiques.
17:16Donc, on les a mis dans des cases très tôt.
17:18Donc, c'est compliqué.
17:18On les a forcés.
17:20Après, il y a eu plein de sujets aussi
17:24de...
17:24Là, un chômage qui grimpe
17:27chez les jeunes, fortement,
17:28même par rapport à certains pays.
17:29Et des jeunes qui se retrouvent
17:31complètement déconnectés
17:32par rapport au marché du travail.
17:33Et une école qui, aujourd'hui,
17:34ne regarde plus tellement les...
17:36Enfin, on avance, on redouble plus.
17:38Si vous n'êtes pas bon,
17:40vous avez beaucoup de lacunes.
17:41C'est une erreur d'avoir supprimé
17:43le redoublement, quasiment, pour vous.
17:45Moi, je...
17:45Il y a vraiment...
17:46Oui, je dis toujours
17:48que je ne suis pas prof,
17:49je ne suis pas pédagogue,
17:50donc je reste à ma place.
17:52Mais objectivement,
17:53moi, j'ai beaucoup de gens
17:53autour de moi qui ont redoublé,
17:55qui ont été super solides après.
17:56On peut manquer de maturité,
17:57on peut ne pas avoir de prérequis.
17:59En tout cas, dans un système,
18:00on a 33 élèves par classe
18:01et où on ne peut pas différencier
18:03les apprentissages.
18:04Peut-être que le numérique aidera à ça
18:06et qu'on pourra adapter pendant l'année,
18:07mais en tout cas,
18:08faire passer pour faire passer.
18:09Je pense qu'il n'y a pas
18:10de réponse toute faite
18:11à la question que je vais vous poser.
18:12Mais est-ce qu'il y a un moment
18:13de bascule ?
18:15Où il y a une bascule
18:16vers le décrochage
18:17qui peut être identifiée ?
18:19Où est-ce qu'il y a
18:20autant de moments
18:20qu'il y a de jeunes ?
18:21Il y a quand même des moments,
18:22on voit qu'au collège,
18:23il y a des moments de bascule.
18:24Quand vous commencez
18:25à être tout le temps
18:26en échec scolaire,
18:28vous êtes tout le temps dernier,
18:30vous avez 3, 4, etc.,
18:31vous ne voyez quand même pas bien
18:32ce que vous allez faire.
18:33Je pense qu'il y a une tendance,
18:34il peut y avoir
18:34un environnement familial,
18:35on voit que ça joue beaucoup.
18:36Si vous êtes très appuyé
18:38ou très aidé financièrement,
18:39ce n'est pas la même chose
18:40que si ça vous décroche
18:41par rapport à la société.
18:42On voit que dans nos quartiers,
18:43ça peut amener vers des solutions
18:44où on gagne de l'argent
18:45plus facilement
18:46parce qu'on décroche
18:47et on en parle beaucoup aujourd'hui.
18:48Ce n'est pas,
18:49je disais à ma fille récemment,
18:50que ce n'est pas que
18:51la faute des jeunes.
18:51On n'a pas tous
18:52le même environnement,
18:53donc on n'a pas la même aide.
18:55Et on le voit quand même
18:56dans les études supérieures
18:57avec des jeunes
18:57qui ont fait des formations,
18:59qui ont beaucoup investi
19:00leurs formations
19:01et qui derrière
19:01se retrouvent chômeurs.
19:03Alors, on a beaucoup parlé
19:05là des difficultés
19:06ou des lacunes
19:08dans l'éducation nationale,
19:09mais est-ce que
19:10le marché du travail
19:11lui aussi
19:12peut exclure
19:14ou ne pas être
19:14suffisamment adapté
19:15à ces jeunes ?
19:17Soit parce qu'il les snob,
19:19soit parce...
19:19Vous voyez ce que je dis ?
19:20Moi, je n'ai pas tellement
19:21l'impression qu'il les snob
19:22parce que je travaille beaucoup
19:23avec la métallurgie,
19:24les industries du médicament,
19:25beaucoup avec la marine nationale,
19:26l'armée de terre
19:27qui rêvent de les séduire.
19:29Mais c'est toujours
19:29que la liaison ne se fait pas beaucoup.
19:31La passerelle n'est pas connue.
19:32Par contre,
19:33nos entreprises rêvent souvent.
19:34J'étais récemment
19:35avec une des DG d'Air France
19:36qui me dit
19:37on veut les chercher
19:37des jeunes de partout,
19:39d'études catastrophiques
19:40et les former.
19:41Donc les entreprises
19:42vont peut-être jouer le rôle
19:43que n'a pas joué l'école
19:45et que Nomade Education
19:46sur lequel elle a envie
19:47de les accompagner,
19:48c'est de faire monter
19:49en compétences des jeunes
19:50puisqu'on peut apprendre
19:51tout au long de sa vie.
19:51Est-ce qu'il y a de l'auto-censure aussi ?
19:53Oui.
19:54Beaucoup.
19:54Oui, oui.
19:55Il y en a partout.
19:57Ça peut venir du manque de confiance,
19:59ça vient du milieu social.
20:00Et il y a aussi quand même
20:01un pays où il y a
20:02beaucoup de métiers,
20:03on le redit,
20:03on connaît dix métiers en troisième.
20:05On a une école
20:05qui n'est pas liée
20:06au monde de l'entreprise,
20:07un public et un privé
20:08qui s'opposent.
20:09On ne fait pas de forum
20:10donc on n'a pas une ouverture
20:11sur tous les métiers
20:13qui s'adressent
20:14à des élèves moins scolaires.
20:15Mais ça,
20:16c'est presque
20:17un prisme idéologique
20:19de l'école en France.
20:20C'est un prisme idéologique.
20:21Qui consiste à considérer
20:22le marché du travail...
20:24Plus que de l'école,
20:25parfois même du pays,
20:26de nos élites,
20:27de ceux qui décident, etc.
20:28C'est en train de changer
20:28quand même un peu ?
20:29Ou alors vous continuez,
20:31même dans les profs jeunes,
20:32d'avoir ce rapport
20:33au marché du travail.
20:34Le patron, c'est forcément
20:36quelqu'un qui va profiter
20:37de ses salariés.
20:38Enfin, vous voyez ce que je veux dire.
20:38Je pense que c'est un sujet de pays
20:40presque plus qu'un sujet de prof.
20:42On a quand même un sujet
20:43avec la réussite,
20:44avec l'entrepreneuriat,
20:45avec le privé.
20:46Donc, je ne sais pas
20:47si ça s'améliore.
20:48L'avenir nous le dira.
20:49Je n'en suis pas convaincue.
20:51Vous n'en êtes pas
20:51totalement convaincue.
20:52Est-ce que des dispositifs
20:55d'accompagnement
20:55comme les autres,
20:56comme le vôtre,
20:59est-ce qu'ils peuvent arriver
20:59trop tard ?
21:01Vous voyez le sens de ma question.
21:02C'est-à-dire que
21:03est-ce que, de temps en temps,
21:05il y a des jeunes
21:06qui ont tellement décroché
21:07que c'est quasi impossible
21:08de les réinsérer
21:10dans un marché du travail ?
21:11Je ne crois pas.
21:13Bien sûr qu'on n'insère pas
21:14tout le monde,
21:15mais je ne crois pas
21:15à l'impossibilité.
21:16Je crois déjà au fait
21:16de prendre le sujet tôt.
21:17Donc, ça, c'est le premier sujet.
21:19Nous, on est dans le plaisir
21:19d'apprendre et la prise de confiance.
21:21Voilà.
21:21Moi, si demain,
21:22je me lance dans un Iron Man,
21:24je ne vais pas le faire.
21:25Donc, chacun son rythme, etc.
21:27Arrêter de stigmatiser
21:28et faire revenir
21:28sur les prérequis,
21:29le certificat d'études
21:30de mes parents.
21:31Si déjà, tout le monde avait ça,
21:33moi, ils ont réussi
21:33avec le CAP de mon père.
21:35Voilà.
21:36Ensuite, quand ça décroche,
21:37je pense,
21:38on travaille notamment
21:39avec la Marine nationale.
21:40On remet tous les marins
21:41à niveau
21:42à travers notre application
21:43en maths et en français.
21:45Objectivement,
21:45si on détecte bien
21:47quels sont les points de lacune,
21:48et là, l'IA,
21:49on peut en dire ce qu'on veut,
21:50mais ça présente
21:51des atouts majeurs
21:52d'aller voir
21:53ce qui n'est pas maîtrisé
21:54pour mettre l'accent.
21:55Donc, un jeune
21:55qui a de la volonté,
21:56s'il trouve un cadre,
21:58il peut très vite progresser.
21:59Et vous, vous voyez arriver
22:01des jeunes diplômés,
22:04mais avec des lacunes importantes ?
22:06Ah oui, alors c'est rigolo,
22:07parce que je travaille beaucoup
22:07avec les écoles de commerce
22:08qui recrutent des bacs plus trois,
22:10par exemple.
22:10Et elles nous disent,
22:11on peut dire ce qu'on veut,
22:12mais quand on prend un stade
22:13sous une licence de droit
22:15ou quelqu'un qui vient
22:16de fac de langue,
22:17ce n'est pas tant des lacunes,
22:19c'est plein de prérequis
22:19qui ne sont pas acquis.
22:20En fait, il y a souvent
22:21une remise à niveau nécessaire
22:23en maths, en français.
22:24Vous savez que beaucoup
22:25de nos professeurs
22:26ne maîtrisent pas du tout
22:26les maths.
22:27Ils viennent de licences littéraires.
22:28C'est en train d'un désamour
22:30des mathématiques dès le primaire.
22:31C'est par exemple un sujet.
22:33Ce n'est pas qu'ils ont des lacunes,
22:34c'est qu'ils ne les ont pas travaillées
22:35et qu'ils ne maîtrisent pas.
22:36Donc je pense qu'on a tous besoin de...
22:37Voilà, moi je me remets à niveau
22:38en finance actuellement
22:39dans mon entreprise.
22:40La remise à niveau,
22:41c'est pour chacun d'entre nous.
22:43Oui, on devrait être
22:43en formation permanente.
22:45Exactement.
22:45C'est ce que font les médecins,
22:46les bons médecins.
22:47Et on devrait faire ça
22:48dans à peu près tous les métiers.
22:49Oui, je pense.
22:50Oui, et puis avec un monde
22:51qui s'accélère,
22:52ça va être nécessaire.
22:58C'est les profs.
22:59Est-ce que ça veut dire
23:00que le niveau moyen des profs
23:01est en train de baisser ?
23:02Oui.
23:03Je pense que le niveau des profs,
23:05on ne les forme plus.
23:06C'est-à-dire que moi,
23:06j'étais plutôt pour cette idée
23:07de créer...
23:08Alors je ne sais plus
23:09où ils en sont,
23:10parce que ça change beaucoup.
23:11Une licence dédiée aux profs,
23:12des vocations.
23:13Moi, j'ai été élevée à la Pagnole.
23:15Donc prof, c'était
23:15un des plus beaux métiers du monde.
23:16Donc je suis pour le revaloriser,
23:18mais pour faire, voilà,
23:19comme vous faites médecin,
23:20vous faites prof.
23:20Là, on est sur de la poursuite
23:22d'études ou de la réorientation.
23:24Donc ce n'est pas une vocation.
23:25Et bon, il y a d'autres sujets aussi.
23:27Être prof aujourd'hui
23:28avec un monde qui les respecte peu.
23:30Bien sûr, c'est très facile.
23:31C'est un des métiers
23:32les plus difficiles.
23:33Voilà, qui ont tous des enfants
23:34avec des...
23:35C'est toujours le problème du prof
23:36et jamais le problème de l'enfant.
23:37Honnêtement, c'est difficile.
23:38Oui, avec des parents
23:39très consommateurs
23:40dans leur façon d'appréhender
23:41l'éducation nationale.
23:43Et très fans de leurs enfants.
23:45Et parfois trop,
23:46parce que les enfants ont aussi
23:47des...
23:47Comme je dis,
23:48ils ont des droits
23:48et des devoirs.
23:49Effectivement.
23:51Les politiques publiques,
23:52là, parce que vous,
23:54vous êtes privées.
23:56Quand vous entendez
23:57les ministres de l'éducation nationale
24:00et d'ailleurs
24:01les ministres de l'économie
24:02ou du travail,
24:03les politiques publiques,
24:04elles sont adaptées à ça ?
24:05Ou vous les trouvez
24:06souvent à côté de la place ?
24:07Moi, j'ai l'impression
24:08qu'il y a une volonté.
24:09C'est quelque chose
24:10qui est terrible
24:10et qui fait que je suis sortie
24:11du fait d'aller discuter avec eux.
24:13Mais par contre,
24:14on n'arrive pas à mettre en place.
24:16Il y a eu l'apprentissage quand même.
24:17Alors, oui, il m'en revient...
24:18Ça a coûté très cher.
24:19L'apprentissage était une très bonne idée.
24:21Là, notre ministre de l'éducation
24:22parle quand même
24:23de remettre l'école à niveau
24:24et je pense qu'il n'a pas tort
24:26en disant qu'une note est une note,
24:27que l'orthographe, on le compte,
24:28qu'on revalorise nos bacs pro.
24:30Il y a toujours une volonté de faire.
24:32Mais là, je regardais,
24:32on en est à la 25e réforme du primaire.
24:34Là, nous, on fait les contenus,
24:35donc on le sait.
24:36Donc, je ne sais pas
24:37qui passera aux prochaines élections présidentielles,
24:40mais on a quand même tendance
24:40à faire et à défaire
24:41sur une politique très court-termiste
24:43qui ne voit pas finalement...
24:45C'est un temps long, l'école.
24:46Et je ne comprends pas
24:47pourquoi, au moins sur ce sujet-là,
24:49d'un extrême à l'autre,
24:50on ne tombe pas d'accord
24:51pour nos enfants.
24:52Voilà.
24:53Merci beaucoup, Caroline Métro
24:54et à bientôt.
24:56Merci.
24:56Sur BeSmart4Chain,
24:57c'est l'heure du grand entretien
24:58de ce Smart Impact
24:59avec Emmanuel Normand,
25:00le directeur du développement durable
25:02du groupe Saint-Gobain.
25:06BeSmart.
25:08Prêt pour l'impact ?
25:09C'est la question que je pose
25:10chaque jour
25:10à une personnalité qui compte.
25:12Dans notre économie,
25:13je reçois aujourd'hui
25:14Emmanuel Normand.
25:15Bonjour.
25:15Bonjour.
25:15Bienvenue.
25:16Vous êtes le directeur
25:17du développement durable
25:18du groupe Saint-Gobain.
25:20J'avoue que j'avais oublié
25:21que Saint-Gobain a été créé
25:23sous Louis XIV 1665.
25:26On va voir quelques chiffres.
25:27Aujourd'hui,
25:28c'est autour de 162 000 employés
25:31dans 80 pays,
25:3146,5 milliards de chiffres d'affaires.
25:351665.
25:35C'est une vénérable,
25:37bien dans son époque,
25:38on peut dire ça comme ça
25:39pour définir Saint-Gobain ?
25:40C'est une jeune entreprise
25:42qui vient de fêter
25:43effectivement ses 360 ans,
25:45qui avait été créée
25:46au moment de la construction
25:47du château de Versailles,
25:48la galerie des glaces
25:49du château de Versailles.
25:51C'était son premier métier,
25:52le verre.
25:52Le verre reste un des métiers
25:54centraux de Saint-Gobain.
25:55Comme vous l'avez dit,
25:56aujourd'hui,
25:57le groupe s'est bien évidemment
25:59diversifié
25:59avec un marché principal
26:01qui est le marché du bâtiment
26:03et des infrastructures.
26:0585% des ventes de Saint-Gobain
26:06sont vers le bâtiment
26:08et l'infrastructure.
26:09Ceux-ci,
26:10à peu près sur toute la planète,
26:11avaient des activités industrielles
26:13dans 80 pays et un peu plus
26:14de 160 000 employés.
26:16Je crois que vous travaillez
26:17chez Saint-Gobain
26:18depuis près de 25 ans,
26:20c'est ça ?
26:20Absolument, oui.
26:21Depuis quand vous entendez
26:22parler de durabilité,
26:24de sobriété ?
26:26Ces mots-là,
26:27vous les entendez
26:27depuis combien de temps ?
26:28Le fait même que Saint-Gobain
26:29soit une entreprise
26:30qui soit aussi âgée
26:32et en perpétuelle transformation,
26:35j'aurais tendance à dire
26:36que c'est un signe de durabilité.
26:38Au-delà de ça,
26:39ce que Saint-Gobain cherche à vendre,
26:42c'est de la performance
26:43sur le bâtiment.
26:44Et typiquement,
26:45les problématiques
26:46d'efficacité énergétique
26:48sont des problématiques
26:49de performance.
26:51Et Saint-Gobain apporte
26:53des solutions
26:54pour améliorer
26:55l'efficacité énergétique
26:56des bâtiments.
26:56Et au-delà de ça,
26:57Saint-Gobain apporte
26:58des solutions
27:00pour globalement
27:02améliorer la durabilité
27:04des bâtiments.
27:05Donc, de fait,
27:06les questions de durabilité,
27:08comme on les appelle aujourd'hui,
27:09il y avait d'autres formulations
27:13par le passé,
27:14sont au cœur
27:15de la stratégie
27:16de Saint-Gobain
27:16depuis longtemps.
27:17Avec une ambition
27:18de devenir le leader mondial
27:20de la construction durable,
27:21c'est ça ?
27:21Absolument.
27:22C'est un peu le mantra
27:24du groupe ?
27:24Oui, c'est en ligne
27:25avec notre raison d'être,
27:27qui est en anglais
27:27« Making the world a better home »,
27:29cette ambition,
27:29effectivement,
27:30d'être le leader mondial
27:32de la construction durable.
27:34Alors, on va rentrer
27:35un peu dans le détail
27:37avec une stratégie RSE
27:38qui est très orientée,
27:41décarbonation.
27:41Est-ce que vous pouvez
27:42nous la présenter ?
27:43Alors, la stratégie RSE,
27:44elle a en fait trois piliers principaux
27:46et qui font écho
27:48aux tendances de fond
27:50sur la durabilité
27:51du monde du bâtiment.
27:52Un premier pilier,
27:54effectivement,
27:55autour des questions
27:56climat et énergie,
27:57qu'on résume,
27:58nouveau,
27:58par un mot en anglais,
28:00une phrase en anglais,
28:01« to build a decarbonated home ».
28:03Un deuxième pilier autour,
28:05globalement,
28:06des problématiques de ressources,
28:08« more performance with less ».
28:11Et un troisième pilier
28:13qui est plutôt autour
28:15des problématiques de confort,
28:17de bien-être,
28:18de santé,
28:20notamment dans le monde du bâtiment
28:23et être autour
28:25d'un « better living for all ».
28:27Et si je prends
28:28l'exemple climatique,
28:31notre approche,
28:32c'est à la fois
28:33de maximiser
28:36l'impact positif
28:39pour nos clients,
28:40pour la planète,
28:41pour globalement
28:42la chaîne de valeur du bâtiment
28:43par les solutions
28:44qu'on développe,
28:45tout en minimisant
28:47notre empreinte,
28:48« maximize »,
28:49« minimize ».
28:49C'est vraiment
28:50notre approche
28:51sur l'ensemble
28:52des trois piliers.
28:53Si on rentre un peu
28:54dans le détail,
28:55il y a des thématiques
28:56qui sont très
28:58au cœur du quotidien
28:59des téléspectateurs
29:01et des téléspectatrices
29:02qui nous regardent.
29:02Par exemple,
29:03la question du confort d'été,
29:04c'est une question
29:05dont on parlait
29:06assez peu
29:07et qui devient
29:08quand même centrale
29:09avec,
29:10on a encore eu
29:11une vague de chaleur
29:11fin mai,
29:12de plus en plus tôt
29:14dans l'année.
29:16Ça veut dire quoi ?
29:17Ça veut dire
29:17que vous avez
29:17des solutions,
29:18des matériaux
29:19que vous adaptez,
29:20que vous proposez
29:22pour justement
29:23améliorer
29:23le confort d'été ?
29:24On a globalement
29:25des matériaux
29:26pour apporter
29:27de la performance
29:28à ce qu'on appelle
29:29l'enveloppe du bâtiment.
29:31Pour l'essentiel,
29:32ce que propose
29:33Saint-Gobain,
29:34ce sont des solutions
29:35passives
29:36qui viennent
29:38améliorer
29:38le bâtiment
29:39au travers
29:40de l'amélioration
29:40de son enveloppe.
29:42Donc,
29:42si on prend
29:42les problématiques
29:43de carbone,
29:45je vais arriver
29:45sur les problématiques
29:46de confort d'été,
29:47les problématiques
29:48de carbone,
29:48on a grosso modo
29:49trois types de solutions.
29:51On a les solutions
29:52qui permettent
29:52d'améliorer
29:53l'efficacité énergétique,
29:54donc d'isoler,
29:55d'isoler contre le froid,
29:57mais aussi d'isoler
29:58contre le chaud.
29:59Et quand on isole
30:00contre le froid,
30:00on isole contre le chaud.
30:03Deuxième type
30:03de solution
30:04qui permet
30:04de remplacer
30:05des matériaux lourds,
30:08premier chef,
30:08le béton,
30:09par des matériaux
30:11dits plus légers,
30:12avec des systèmes
30:13constructifs
30:14plus modernes,
30:15qui permettent
30:16de significativement
30:17réduire l'empreinte carbone
30:18ou l'empreinte en ressources.
30:19Alors,
30:19c'est quoi l'alternative ?
30:20C'est des systèmes
30:23avec des potes aux poutres
30:25qui soient en bois,
30:27en aluminium,
30:28en acier,
30:29de la plaque de plâtre,
30:30de l'isolation,
30:31du verre.
30:33Et puis,
30:33on a aussi
30:34des développements
30:35dans la chimie
30:37et la construction
30:37qui permettent
30:38d'aider
30:39à la décarbonation
30:40des matériaux lourds.
30:42Et donc,
30:43c'est toutes ces solutions
30:44qui,
30:46lorsqu'elles sont
30:48correctement
30:48mises en place
30:49avec la compréhension
30:51en matière de physique
30:52du bâtiment,
30:53de la façon
30:53d'agencer
30:54les différents matériaux,
30:55qui apportent
30:56de la performance
30:57et donc qui apportent
30:58du confort,
30:59qui apportent
30:59du confort en hiver,
31:01qui apportent
31:01du confort en été.
31:05Et le vrai sujet
31:07aujourd'hui,
31:07c'est en France,
31:08en particulier,
31:09de transformer
31:11le sol du bâtiment,
31:12de rénover
31:13les bâtiments
31:13pour permettre
31:15d'être plus résilient
31:16face aux vagues
31:17de froid
31:18ou aux vagues
31:18de chaleur.
31:19Ça veut dire
31:20que vous innovez,
31:22vous réfléchissez
31:23encore en permanence
31:25à des nouveaux matériaux,
31:27à des évolutions
31:27de solutions
31:28qui existent déjà ?
31:29Alors,
31:29on réfléchit
31:30bien évidemment
31:31en permanence,
31:32on innove
31:33en permanence.
31:34Saint-Gobain est depuis
31:35bon nombre d'années
31:37parmi les entreprises
31:39reconnues
31:39comme les plus innovantes
31:40dans le monde.
31:41Ça veut dire
31:42que vous déposez
31:42beaucoup de brevets ?
31:43On dépose énormément
31:44de brevets,
31:45on a un pourcentage
31:48significatif
31:49de nos ventes
31:50qui n'étaient
31:51de solutions
31:52qui n'existaient pas
31:53il y a cinq ans.
31:55Donc,
31:55on innove en permanence,
31:57mais fondamentalement,
31:59les solutions,
32:00elles existent.
32:01Il n'y a pas besoin
32:03d'inventer...
32:04Aujourd'hui,
32:04on sait isoler
32:05un bâtiment,
32:06on sait isoler
32:06la plupart des bâtiments,
32:07on sait le faire
32:08de manière efficace.
32:09La question est moins
32:11dans l'invention
32:12d'un matériau
32:14que d'améliorer
32:18globalement
32:19l'efficacité
32:20d'un système,
32:22d'une chaîne de valeur
32:23pour une mise en œuvre
32:24qui soit plus rapide,
32:26plus efficace
32:27et élargie.
32:29Et est-ce que
32:30pour être plus efficace,
32:31il faut aussi mieux
32:32former les professionnels
32:33du bâtiment ?
32:34Est-ce que Saint-Gobain
32:35y participe ?
32:35Bien évidemment,
32:36ça fait partie
32:37des axes
32:38qui sont extrêmement importants.
32:41En France,
32:42on parle de plusieurs
32:43centaines de milliers
32:44d'artisans.
32:45Saint-Gobain,
32:46en France,
32:47c'est un réseau
32:48de distribution aussi,
32:50Point P,
32:50toutes les enseignes
32:52Point P
32:52et bien d'autres.
32:54Ce sont des enseignes
32:55qui sont quotidiennement
32:58en contact
32:59avec tous ces artisans
33:01et ce sont les enseignes
33:03qui bien évidemment
33:04forment ces artisans
33:05notamment autour
33:06des métiers
33:07de la performance énergétique
33:09qui accompagnent
33:10les artisans
33:11et les particuliers
33:12pour comprendre
33:14quelles sont
33:15les meilleures solutions
33:16de rénovation,
33:17quelle est la meilleure façon
33:19de les financer,
33:20quel est le bon accompagnement
33:21à avoir
33:22lors de la réalisation
33:24de travaux.
33:24Alors il y a un principe
33:26dans cette émission,
33:27l'invité du grand entretien
33:29pose une question
33:29à celui ou celle
33:30qui lui succède.
33:32Il y avait Virginie Delay,
33:32la directrice RSE
33:33de SGH,
33:35Medical Pharma,
33:36qui est aussi
33:37présidente du SNITEM
33:38qui représente
33:39les entreprises
33:39du secteur.
33:40Elle a une question
33:41sur l'eau,
33:41on l'écoute.
33:42Bonjour Emmanuel,
33:43on parle beaucoup
33:44de carbone
33:45mais on parle encore
33:46assez peu de l'eau.
33:47Pour un groupe
33:48comme Saint-Gobain,
33:49c'est très présent
33:50industriellement.
33:51comment abordez-vous
33:52aujourd'hui le sujet
33:53de l'eau dans votre
33:53stratégie climat,
33:55notamment avec des activités
33:57industrielles globales
33:58comme les vôtres ?
33:59Est-ce que c'est devenu
34:00un sujet aussi structurant
34:01que le carbone ?
34:02Absolument.
34:03Alors,
34:04juste en termes de chiffres,
34:06la consommation d'eau
34:07de Saint-Gobain,
34:08les prélèvements d'eau
34:09de Saint-Gobain,
34:11c'est autour de 40 millions
34:12de mètres cubes par an.
34:14De l'eau qui est
34:14principalement utilisée
34:16pour refroidir
34:18nos équipements industriels.
34:19Saint-Gobain,
34:19c'est beaucoup de fours,
34:20des fours verriers,
34:21des fours de céramique.
34:22Et donc,
34:23on a besoin d'eau
34:24pour les refroidir.
34:27Et on s'est donné
34:29un objectif,
34:29il y a déjà
34:30quelques années,
34:32de réduire
34:33de 50%
34:34nos prélèvements d'eau
34:35entre 2017
34:37et 2030
34:38et d'avoir
34:40zéro rejet d'eau
34:41dans les zones
34:42à très haut
34:43stress hydrique.
34:45D'accord.
34:46et on travaille
34:48sur
34:50toute une série
34:50d'actions
34:52absolument en ligne
34:53avec notre objectif
34:54pour arriver
34:55à comprendre
34:55qu'est-ce que ça veut dire
34:56que de réduire
34:58les consommations d'eau,
34:59donc qu'est-ce que ça veut dire
35:00de mettre en circuit
35:01fermé ?
35:01Une boucle fermée.
35:03Est-ce qu'on est même capable
35:04pour la plupart
35:05de nos procédés
35:06d'imaginer
35:07ce que peut être
35:08une usine
35:09zéro eau ?
35:10Qui n'utiliserait pas d'eau ?
35:12Qui serait complètement fermée
35:14en termes
35:15de consommation d'eau
35:17et qui ne prendrait pas
35:19de nouveaux prélèvements
35:20dans le milieu.
35:20Qui utiliserait de l'eau
35:21mais sans aller en chercher
35:23de nouveaux mètres cubes.
35:23Voilà, en recondensant
35:25toutes les vapeurs
35:27ou alors être sur des prélèvements
35:29tout à fait minimaux.
35:30Ça, c'est encore
35:32un rêve
35:33ou vous vous approchez
35:34de cette...
35:35On s'approche
35:35de ce type de solution
35:37sur un certain nombre
35:38de nos métiers, oui.
35:39Et donc, on a
35:40dans certaines géographies
35:42notamment les géographies
35:43les plus impactées
35:46par des problèmes
35:47de stress sidique.
35:47Je vais prendre l'Inde
35:48par exemple.
35:49Toutes nos usines
35:50en Inde
35:50sont déjà à zéro rejet
35:52et c'est un endroit
35:54où on teste
35:55ce type de solution.
35:57Ça veut dire
35:57qu'il y a des usines
35:59entre guillemets
35:59un peu pilotes ?
36:00Absolument.
36:01Oui, oui.
36:02C'est comme ça
36:02que l'innovation industrielle
36:04se fait.
36:04Elle part
36:05du laboratoire
36:07puis va vers
36:08des usines
36:09à petite échelle
36:11avant de pouvoir
36:12être déployées
36:12sur des usines
36:13à grande échelle.
36:14Donc, ça veut dire
36:15que le risque hydrique,
36:16on en parle
36:17de plus en plus
36:18en France
36:18parce qu'il y a
36:19des arrêtés
36:19de préfectoraux
36:21dans des départements
36:23où on ne soupçonnait
36:24pas que ça puisse arriver.
36:26Ça veut dire
36:26que ce risque hydrique,
36:27vous l'avez intégré
36:28à la stratégie
36:29du groupe
36:29depuis longtemps
36:30parce que vous êtes
36:30présent dans des pays
36:31où c'est la réalité.
36:32Voilà.
36:33On l'a intégré.
36:34Je vais donner
36:35un exemple.
36:362023,
36:37en France,
36:38vous vous souvenez
36:39que c'était
36:40un été
36:41assez sec
36:41et il y a
36:42effectivement eu
36:43des arrêtés
36:43préfectoraux
36:44pour demander
36:46notamment aux gros
36:47consommateurs
36:47de réduire
36:48leur consommation.
36:50On a été touché
36:52pour un de nos
36:53fours verriers
36:54en France
36:55qui, heureusement,
36:56dans les années
36:57qui avaient précédé,
36:58avait travaillé
36:59pour réduire
36:59sa consommation
37:01et donc finalement
37:02a été exonéré
37:04de cette obligation
37:06de réduire
37:07sa production
37:09et sa consommation
37:10parce que le travail
37:10avait déjà été fait.
37:11Parce que vous avez pu prouver
37:12que vous aviez réduit
37:14la consommation
37:15d'eau.
37:16On a parlé carbone,
37:18on a parlé eau.
37:19Finalement,
37:19c'est relativement facile
37:21à mesurer.
37:23La biodiversité,
37:24c'est plus complexe.
37:25Alors,
37:25comment vous mesurez
37:26votre impact
37:27en matière de biodiversité
37:28pour pouvoir ensuite
37:29le réduire ?
37:30Quand on regarde
37:31les questions
37:32de biodiversité,
37:33chez Saint-Gobain,
37:33ça veut dire quoi ?
37:36Principalement,
37:36on est consommateur
37:37d'un certain nombre
37:38de ressources.
37:39C'est le sable
37:40et c'est le gypse
37:42au premier chef.
37:44Pour produire
37:45ces ressources,
37:46Saint-Gobain détient
37:47un certain nombre
37:48de carrières.
37:48On a un peu plus
37:49d'une centaine
37:50de carrières dans le monde
37:51et puis on a
37:51bien évidemment
37:52des fournisseurs.
37:53Alors,
37:54ça veut dire quoi
37:54de travailler
37:55à la biodiversité ?
37:55D'abord,
37:56c'est de réduire
37:58la consommation
37:58de ces ressources.
37:59Tout ce qui tourne
38:00autour du développement
38:01de l'économie circulaire
38:02et notamment
38:03du recyclage
38:05avec des matériaux,
38:07le verre,
38:08le gypse,
38:08qui sont facilement
38:11recyclables
38:11et donc avec
38:12des objectifs
38:14que l'on a
38:14d'accroissement
38:16du taux de contenu
38:17en verre recyclé
38:18ou en gypse recyclé
38:20dans les produits
38:20que l'on fabrique.
38:22Et après,
38:22c'est la manière
38:23dont on gère
38:23nos carrières
38:24avec des plans
38:26de gestion
38:27de la biodiversité.
38:29À nouveau,
38:29un acronyme anglais,
38:31je suis désolé,
38:31ce qu'on appelle
38:32des BIMAP,
38:32des Biodiversity
38:33Management Action Plan,
38:35où on va regarder
38:35l'état initial,
38:37on va regarder
38:40l'évolution
38:40de la biodiversité
38:41en cours d'exploitation
38:42et la façon
38:43dont on doit
38:43réhabiliter les sites
38:45en fin d'exploitation.
38:46Et ça,
38:46partout sur la planète,
38:47partout où on a
38:49des carrières.
38:50Et de plus en plus,
38:51on est en train
38:51de travailler
38:52avec nos fournisseurs
38:54pour s'assurer
38:55que nos fournisseurs
38:56adoptent également
38:57des plans de gestion
38:58de la biodiversité.
38:59Parce que,
39:00je reviens
39:00à la question initiale,
39:01elle est difficile
39:02à mesurer.
39:03Il n'y a pas un indicateur
39:08universel.
39:08Non, il n'y a pas
39:09un indicateur universel.
39:10C'est territorialement
39:11qu'on peut le faire.
39:12Mais dans notre cas,
39:13c'est plutôt
39:13des indicateurs indirects.
39:15Oui, c'est ça.
39:15Voilà.
39:16Donc, moi,
39:16ce qui m'importe,
39:17c'est de m'assurer
39:18que j'ai des plans
39:18de gestion
39:19de la biodiversité
39:20sur tous mes sites.
39:21Je vais aller regarder
39:22le taux d'artificialisation
39:24de nos sites industriels.
39:25Je vais aller regarder
39:27le cycle de l'eau.
39:29Après,
39:32quel impact ça a
39:33ou comment directement,
39:37en termes de richesse,
39:39de la flore et de la faune,
39:41cette action va mener ?
39:44Ça, je ne sais pas le mesurer.
39:46Personne ne peut vraiment le faire.
39:47Et d'une certaine manière,
39:48à mon niveau,
39:49ce n'est pas ça
39:50qui est important.
39:51Je comprends.
39:52Vous avez parlé
39:53d'économie circulaire
39:54comme un des moyens,
39:55justement,
39:55de réduire votre impact
39:57en matière de biodiversité
39:58sur les carrières.
40:00Ça veut dire quoi ?
40:01Ça veut dire
40:01que vous avez
40:04intrinsèquement
40:04des matériaux
40:05qui sont facilement recyclables.
40:06Donc,
40:06c'était un atout
40:07de départ.
40:08Comment vous avez,
40:10quelle est-ce que vous avez
40:10mis en place
40:11comme stratégie
40:11pour l'améliorer,
40:13l'implémenter
40:14le plus possible
40:15et dans le plus
40:16de sites possibles ?
40:17Alors,
40:18premier élément,
40:19on s'assure déjà
40:20que nous,
40:21ce que l'on produit
40:22comme déchets,
40:22est valorisé.
40:24Systématiquement.
40:25Oui,
40:26systématiquement.
40:27On a aussi
40:27un objectif
40:28de réduction
40:29de 80%
40:30de nos déchets
40:32non valorisés
40:33entre 2017
40:33et 2030.
40:35Et ça,
40:35à nouveau,
40:36sur toute la planète.
40:37Après,
40:38on a effectivement
40:40des matériaux
40:41qui sont
40:41facilement recyclables.
40:43c'est le verre,
40:45c'est le gypse.
40:47Ce qu'il faut,
40:47c'est arriver
40:48à travailler
40:49avec toute une série
40:50de partenaires
40:50pour que,
40:52lorsque l'on va aller
40:56déconstruire
40:56un bâtiment,
40:58je vais prendre
40:59l'exemple
40:59des fenêtres,
41:00les fenêtres
41:01ne soient pas bainées
41:02dans une baine
41:03cassée
41:04et après,
41:04avec du verre
41:05qu'on ne sait pas
41:05récupérer,
41:06mais soient récupérées
41:07proprement
41:08par des spécialistes
41:10qui vont aller
41:11amener
41:13ces fenêtres
41:14à un endroit
41:14où ils vont pouvoir
41:15être déconstruits
41:16proprement
41:17et trier
41:18et nous,
41:19récupérer
41:21le verre recycler.
41:22Mais ça,
41:22c'est la volonté.
41:23Est-ce que les filières existent ?
41:25Les filières se mettent en place.
41:26Voilà, c'est ça.
41:26Est-ce que les agents
41:28sont formés
41:29pour le faire ?
41:30C'est pour lutter
41:31contre des décennies,
41:33voire plus d'habitudes
41:34sur les chantiers.
41:34Je vais prendre
41:35l'exemple du gypse.
41:37En Europe,
41:38Saint-Gobain,
41:39c'est 100 000 tonnes
41:40de gypse recyclé
41:42provenant
41:43des chutes
41:44de construction
41:45et de la déconstruction.
41:47Dans le cas
41:48du verre,
41:51recyclage de verre,
41:52de fenêtres
41:54en France,
41:55on est maintenant
41:56au-dessus
41:57de 10 000 tonnes.
41:58Et donc,
41:59on est sur des filières
42:00qui se structurent,
42:02qui croissent
42:03et qui sont une alternative
42:07à la mise en décharge.
42:09Je voudrais qu'on parle
42:10de réglementation
42:12environnementale.
42:14C'est vrai
42:15qu'elles sont
42:17à la fois
42:18ambitieuses
42:19en Europe
42:19et en même temps,
42:20elles ont été jugées
42:21trop complexes,
42:22donc on est en train
42:22de les simplifier
42:23avec les lois omnibus.
42:25Évidemment,
42:26Saint-Gobain,
42:26vous étiez concerné
42:27par le bilan extra-financier.
42:30Vous l'avez fait.
42:31Vous allez continuer
42:31de le faire ?
42:32Évidemment.
42:33C'est un outil, quoi.
42:35D'abord,
42:37ça fait plus de 20 ans
42:38qu'on publie
42:40l'information extra-financière.
42:42La CSRD est venue
42:43rajouter une couche
42:45en Europe.
42:46La CSRD est venue
42:48rajouter une couche
42:48de complexité.
42:50C'est indéniable.
42:51Trop de complexité.
42:53Et donc,
42:55le travail qui n'est pas tant
42:57un travail
42:57de retour en arrière,
43:00mais de comprendre
43:01de ce qui est
43:02l'essentiel de l'accessoire,
43:04comment s'assurer
43:05d'avoir une information
43:06qui soit compréhensible,
43:09utile,
43:10qui soit relative
43:11à de l'action.
43:12Moi, c'est un mouvement
43:14que je trouve
43:18positif,
43:19qui n'est pas forcément
43:19bien construit.
43:20Pardon,
43:20on vous interrompt.
43:20Il y a quand même
43:21un petit peu de retour en arrière
43:22puisqu'il y a des entreprises
43:24plus petites
43:25qui, aujourd'hui,
43:26ne sont pas concernées
43:27alors qu'elles devaient l'être.
43:29Donc, l'ambition...
43:30Ça ne concerne pas Saint-Gobain ?
43:31Non, mais je sais bien
43:31que ça ne concerne pas Saint-Gobain,
43:33mais là, c'est une vision
43:34un peu plus générale.
43:35L'ambition de cette CSRD,
43:37elle a été quand même
43:39revue à la baisse.
43:40Parce qu'elle est partie
43:41d'une approche
43:42qui était
43:43un peu trop exhaustive,
43:45un peu trop complexe,
43:46et donc,
43:47prendre un peu de temps
43:50pour le rendre
43:51plus pragmatique,
43:52plus accessible,
43:54sans remettre en cause
43:55l'ambition,
43:57j'avoue que ce n'est pas
43:58ce n'est pas une démarche
43:59qui me paraît inutile.
44:01Quand on parle
44:02de cette ambition
44:04qui est celle de Saint-Gobain
44:05d'être le leader mondial
44:06de la construction durable,
44:08est-ce que ça se heurte
44:08à une logique de coût ?
44:10C'est-à-dire,
44:10est-ce que ça coûte
44:11forcément plus cher
44:13dans les coûts de construction
44:14d'intégrer cette durabilité ?
44:16Alors, avant de parler de coût,
44:18je veux parler de valeur.
44:19Est-ce que ça apporte
44:20de la valeur
44:22à nos clients ?
44:24On a mesuré
44:26toutes les transactions
44:27dans le résidentiel
44:29en France
44:31et dans un certain nombre
44:32de pays européens
44:33pour comprendre
44:34quelle est la valeur
44:36d'un bien bien isolé,
44:38efficace énergétiquement,
44:39les DPE A, B,
44:41par rapport
44:41à la moyenne du marché.
44:43Aujourd'hui,
44:44en Europe,
44:45on voit un prix,
44:47un price premium,
44:48c'est-à-dire une valeur
44:49du bien
44:49qui est entre 15 et 20%
44:53supérieure
44:54lorsque l'on a affaire
44:55à un bien
44:55qui est bien isolé
44:57par rapport
44:58à la moyenne du marché
45:00sans même parler
45:01des passoires énergétiques.
45:04Est-ce qu'il coûte
45:0615 à 20% plus cher
45:08à la construction ?
45:12Quand vous regardez
45:14la façon de faire
45:16ces bâtiments ?
45:19Non.
45:20Non.
45:21Mais la question
45:22ne se pose pas
45:23au moment
45:24où le design
45:25est réalisé
45:26entre solution A
45:27et solution B.
45:28C'est la façon
45:30de designer
45:31un bien
45:32et globalement
45:35l'approche
45:36qui est une approche
45:37de coût complet
45:39au moment
45:40de la conception
45:42jusqu'à
45:42l'identification
45:44des solutions.
45:45Et ça veut dire
45:46que ça devient
45:48un prérequis
45:49de tous les nouveaux chantiers
45:50ce que vous êtes
45:52en train de nous décrire ?
45:53Si vous êtes en France
45:54ça dépend d'où ?
45:55Si vous êtes en France
45:56vous avez une réglementation
45:58qui s'appelle
45:58la RE 2020
45:58qui est une des réglementations
46:01les plus matures
46:02sur la construction neuve
46:04au niveau mondial
46:05et qui oui
46:06qui est en train
46:07d'essaimer en Europe
46:08si je le trompe.
46:09d'essaimer en Europe
46:10au travers
46:11d'une directive
46:12qu'on appelle
46:13la directive
46:14sur la performance énergétique
46:15des bâtiments
46:16qui est en train
46:16d'être mise en oeuvre
46:17dans la plupart
46:18des pays européens
46:18et dans d'autres géographies
46:20c'est moins la réglementation
46:22plus des labels volontaires
46:24des labels comme
46:25LEED,
46:26BREAM,
46:27HQE
46:27qui apportent
46:28énormément de valeur
46:30aux biens
46:31lorsqu'on parle beaucoup
46:32de biens tertiaires
46:33des bâtiments de bureaux
46:34des centres commerciaux
46:35mais des bâtiments de bureaux
46:37certifiés
46:38LEED,
46:39GOLD ou LEED Platinum
46:40à nouveau
46:41on parle de
46:42valeur des assets
46:43ou de valeur location
46:44de 15 à 20%
46:46supérieure
46:46à la moyenne du marché.
46:47Et aux Etats-Unis ?
46:49En particulier aux Etats-Unis
46:50c'est très vrai aux Etats-Unis
46:52et avec une dimension
46:54nouvelle
46:54ces dernières années
46:55aux Etats-Unis
46:55qui est la question
46:56de l'assurabilité des bâtiments
46:58parce qu'on est face
47:00à une situation
47:01assez dystopique
47:02aux Etats-Unis
47:03à la fois
47:05démantèlement
47:05par le gouvernement fédéral
47:06de toute une série
47:07de politiques
47:08mais une multiplication
47:09des événements extrêmes
47:10et donc un risque
47:12en matière d'assurabilité
47:13et beaucoup de régions
47:17aux Etats-Unis
47:18où il devient extrêmement compliqué
47:19d'assurer des bâtiments.
47:23Et une des réponses
47:25à l'assurabilité
47:27c'est la construction durable
47:28c'est la façon
47:30parce qu'un bâtiment durable
47:32est fondamentalement
47:33un bon bâtiment
47:34est un bâtiment
47:35qui est résilient
47:36et on voit
47:38des compagnies d'assurance
47:39qui mettent
47:41comme condition
47:42de l'assurabilité
47:44toutes ces critères
47:45qui sont liés
47:46à la durabilité du bien.
47:47Mais est-ce que le directeur
47:48du développement durable
47:49que vous êtes
47:50a banni de son vocabulaire
47:52un certain nombre de mots
47:54quand il va aux Etats-Unis ?
47:55Vous savez
47:57je ne discute pas
47:58avec le gouvernement fédéral.
48:00Voilà donc
48:03la réglementation
48:04ou l'approche
48:05en matière
48:07de bâtiments
48:08aux Etats-Unis
48:09elle se fait
48:09au niveau des villes
48:10elle se fait
48:11au niveau des counties
48:12elle se fait
48:12au niveau des états
48:13elle ne se fait pas
48:14au niveau du gouvernement fédéral.
48:16Tiens une petite question
48:17d'actualité
48:18sur cette quasi-fermeture
48:21des droits d'Hormuz
48:21depuis quoi ?
48:22Trois mois et demi
48:23maintenant presque
48:24quatre mois
48:25quelles conséquences
48:26sur votre activité ?
48:29Est-ce qu'elle est dépendante
48:30d'une partie
48:30des matériaux
48:33qui transitent
48:34ou qui transitaient
48:35par le détroit d'Hormuz ?
48:36Alors Saint-Gobain
48:36est une entreprise
48:38qui consomme de l'énergie
48:41pour produire du verre
48:44vous avez besoin d'énergie
48:45et notamment du gaz naturel
48:47et donc bien évidemment
48:50la fermeture
48:51du détroit d'Hormuz
48:52a un impact
48:53sur les prix énergétiques
48:55et donc bien évidemment
48:57c'est un impact
48:58sur les coûts de Saint-Gobain
49:00et...
49:01Ça a d'abord été
49:01sur les marchés asiatiques
49:03que vous l'avez ressenti
49:04prioritairement.
49:04Vous savez c'est des marchés mondiaux
49:05le prix du gaz
49:07est au moins
49:09dans les grandes régions
49:10et est lié
49:13au prix mondial
49:14donc oui bien évidemment
49:16c'est un impact
49:16ça a aussi un impact
49:17parce que
49:22situation de tension
49:23ça crée des incertitudes
49:25et donc ça crée des incertitudes
49:27sur nos marchés
49:28mais le modèle de Saint-Gobain
49:30est un modèle
49:31qui est très local
49:34l'essentiel
49:35de ce que l'on
49:36consomme
49:37est produit localement
49:38l'essentiel
49:39de ce que l'on vend
49:40est vendu localement
49:42donc c'est un élément
49:43de résilience
49:44dans ce contexte géopolitique
49:46qui bien évidemment
49:46est perturbant.
49:48Merci beaucoup
49:48merci Emmanuel Normand
49:50je vous dis à très bientôt
49:51sur Be Smart for Change
49:52on passe tout de suite
49:53à notre rubrique consacrée
49:55aux startups
49:56c'est Smart Ideas
50:05Smart Ideas
50:05on vous présente
50:06une alternative au sucre
50:07avec Raphaëlle Anolo
50:09bonjour
50:09bonjour
50:10bienvenue
50:10vous êtes la directrice générale
50:11de Yacon & Co
50:12que vous avez créée en 2021
50:14avec quelle idée ?
50:15c'est quoi le point de départ ?
50:16le point de départ
50:17c'est un sujet de frustration
50:18c'est toujours comme ça
50:19c'est que moi-même
50:20j'avais des problèmes
50:20avec le sucre
50:22moi j'adore le sucre
50:23j'en consommais partout
50:24etc
50:24et au bout d'un moment
50:25j'ai eu des problèmes
50:25de digestion
50:26et en fait
50:27je me suis questionné
50:27sur mon alimentaire
50:28et je ne trouvais pas
50:29le produit idéal
50:30parce qu'il y avait
50:31le choix entre
50:32l'ultra transformation
50:33avec tout ce qui est
50:33stevia, aspartame etc
50:35que je refusais
50:36catégoriquement
50:37de mettre dans mon assiette
50:38et des produits
50:39qui finalement
50:39sont des fausses alternatives
50:41parce qu'elles restent
50:42quand même riches en sucre
50:43donc je parle par exemple
50:43du miel
50:44qui reste un produit
50:46gourmandise
50:46et le sirop d'agave
50:48qui est du greenwashing
50:49puisqu'il y a quand même
50:5075% de sucre
50:51et c'est très calorique
50:52c'est aussi calorique
50:53que le sucre blanc
50:54donc en fait
50:55je me suis retrouvée
50:56devant un choix
50:57où en fait
50:58je me suis dit
50:58finalement
50:59la solution
50:59c'est d'arrêter
50:59le sucre totalement
51:01et je suis tombée
51:02sur l'iacone
51:03en rencontrant
51:03Thierry
51:04mon associé
51:04qui est diabétique
51:06et qui m'a dit
51:07en fait
51:07Raphaëlla
51:08t'es pas obligé
51:08d'arrêter le sucre
51:09il existe un bon sucre
51:10c'est le yacon
51:11donc c'est une plante
51:13c'est ça ?
51:13ouais tout à fait
51:14c'est une plante
51:14qui ressemble un peu
51:15à une pomme de terre
51:16et en fait
51:16quand on la pelle
51:17et qu'on presse son jus
51:18et qu'on la chauffe
51:19à basse température
51:20ça donne un sirop
51:21donc un sirop
51:22qui ressemble un petit peu
51:23au sirop d'érable
51:24ou au miel
51:24mais ça s'utilise vraiment
51:26comme le sucre blanc
51:27donc à la place
51:27du carré de sucre
51:28dans son café
51:28on peut mettre
51:29une cuillère
51:30de sirop diacone
51:31à la place du miel
51:32par exemple
51:33dans son yaourt
51:34on peut mettre
51:34du sirop diacone
51:36voilà
51:36mais c'est très peu transformé
51:38c'est très riche en fibres
51:39c'est le seul sucrant
51:41naturel
51:42qui est riche en fibres
51:42donc c'est pour ça
51:43qu'on a obtenu
51:44une Nutri-Score A
51:45et ça c'est un immense
51:46privilège
51:46dans les rayons
51:47des supermarchés
51:48d'avoir un Nutri-Score A
51:49aujourd'hui
51:49effectivement
51:49surtout quand on propose
51:54à remplacer le sucre
51:56alors il y a une histoire
51:58qui est quand même
51:58assez intéressante
51:59à raconter
52:00on s'était vu
52:01il y a quelques années
52:03à Lyon
52:04au stade de Lyon
52:05pour un événement
52:05et je crois que vous étiez
52:07encore en train d'essayer
52:09de produire du diacone
52:10sur le territoire français
52:11si je me souviens bien
52:12c'est trop compliqué
52:14expliquez-nous pourquoi
52:15alors en fait
52:16on a tout donné
52:18on a travaillé
52:19pendant trois ans
52:19pour avoir du diacone français
52:20et en fait
52:21à chaque fois
52:22il y avait un autre problème
52:23donc soit
52:24les conditions météo
52:25de la région
52:26où on s'installait
52:26n'étaient pas appropriées
52:28soit c'était les terres
52:29parce qu'en fait
52:30comme c'est un tubercule
52:31il a besoin d'avoir
52:32une terre aérée
52:33que ce soit sablonneux
52:34etc
52:35donc en fait
52:36on ne trouvait pas
52:37le bon endroit
52:38et donc au bout d'un moment
52:39c'est vrai qu'on s'est dit
52:42on reste une petite entreprise
52:43il faut qu'on se focalise
52:45sur notre mission principale
52:46qui est déjà
52:47de faire connaître le diacone
52:48et de désucrer
52:49les français
52:50le plus rapidement possible
52:51et là ça nous prenait
52:52vraiment trop trop de temps
52:53de s'occuper de l'agriculture
52:54en France
52:55et in fine
52:56c'est devenu un projet
52:58quelque part social
53:00parce qu'on s'est installé
53:01dans une région du Pérou
53:02qui est en fait
53:03très peu touristique
53:04donc les gens travaillent
53:06vivent de l'agriculture
53:07notamment
53:08et donc pour nous
53:09c'est devenu un projet
53:10presque une mission
53:11aussi sur place
53:13j'y étais là
53:14il y a une semaine de ça
53:15à l'usine de production
53:17et sur les champs
53:18et vraiment
53:19toutes les personnes
53:20dans le village
53:20ont vraiment le smile
53:21quand ils nous voient passer
53:22parce qu'en fait
53:23on a donné du travail
53:24sur place
53:25parce que c'est votre usine
53:26c'est notre usine
53:27tout nous appartient
53:28on a acheté nos machines
53:28grâce à une levée de fonds
53:30et grâce au succès
53:31de nos produits aussi
53:32donc tout nous appartient
53:34on a des champs
53:35sur place
53:35qui sont à nous
53:36mais on travaille aussi
53:37avec beaucoup d'agriculteurs
53:39pour donc avoir
53:40suffisamment d'yacone
53:41parce qu'aujourd'hui
53:41il nous faut vraiment
53:43beaucoup beaucoup d'hectares
53:44pour pouvoir cultiver
53:45du yacone
53:45parce qu'il faut
53:4630 tonnes de yacone
53:47pour faire
53:483 tonnes de sirop
53:49donc on se retrouve
53:51avec des camions
53:51énormes de yacone
53:53pour pouvoir produire
53:53suffisamment
53:54pour nourrir tout le monde
53:55alors on s'est vu
53:56il y a quelques semaines
53:57dans une autre émission
53:58Smart Trends
53:59avant la foire de Paris
54:00quel bilan vous en faites
54:02parce que l'objectif
54:03c'est de se faire connaître
54:04ça a marché ?
54:05ça a marché super bien
54:07notre stand était
54:08vraiment magnifique
54:09et ça a attiré
54:09beaucoup l'attention
54:10et en fait pour nous
54:11c'est hyper important
54:12de se retrouver
54:12dans des salons comme ça
54:13parce que ça permet
54:14de faire goûter le produit
54:15parce que souvent
54:16alors il y a deux freins
54:17à l'achat
54:17c'est le premier
54:18les gens ont peur
54:19de ne pas aimer
54:20donc ils ont besoin
54:21de goûter
54:21surtout les français
54:22on est des fins gourmets
54:22quand même
54:23donc le fait
54:24de pouvoir faire goûter
54:25le produit
54:26ils achètent tout de suite
54:27parce qu'ils ont remarqué
54:28qu'ils n'avaient pas
54:29l'amertume de la stevia
54:31que ça n'avait pas
54:31un goût un peu bizarre
54:33anissé ou autre
54:34donc du coup
54:36goûter
54:36égale acheter
54:37chez nous
54:37donc ça c'était hyper important
54:39pour nous
54:39et la deuxième chose
54:40c'est l'accessibilité
54:41parce que le yacone
54:42jusqu'à aujourd'hui
54:43était disponible
54:44uniquement en réseau bio
54:45et donc nous
54:46notre conviction
54:47c'est que
54:47pour pouvoir obtenir
54:48du yacone chez soi
54:49et pour pouvoir
54:50arrêter le sucre
54:52il ne faut pas
54:52que ce soit
54:53un effort
54:54et donc le fait
54:55d'être à un salon
54:56les gens peuvent nous trouver
54:57tout de suite
54:58facilement
54:59et là
55:00on a une bonne nouvelle aussi
55:01on sort en national
55:02chez Carrefour
55:03donc on est désapprésent
55:04dans tous les hypermarchés
55:06et tous les Carrefour Markets
55:07donc ça c'est vraiment
55:08une formidable avancée
55:10pour que les personnes
55:11puissent en fait
55:12se dessucrer
55:13mais sans effort
55:14c'est une discussion
55:15une négociation longue ça
55:16pour intégrer
55:17les linéaires de Carrefour
55:18ça a pris plusieurs mois
55:20on a beaucoup
55:21travaillé avec eux
55:22mais Carrefour
55:23c'est vraiment une super ancienne
55:24parce qu'elle est très innovante
55:26elle fait rentrer
55:27énormément de produits
55:28qui sont RSE
55:30qui fait partie du yacone
55:31aussi sur la partie santé
55:33et donc
55:33en fait finalement
55:35c'était une évidence mutuelle
55:36qu'on allait s'associer
55:38d'une manière ou d'une autre
55:38mais c'est sûr que voilà
55:39ça reste la grande distribution
55:41c'est un autre jeu
55:42on a réussi à garder
55:42un peu de marge quand même
55:43oui tout à fait
55:44bah oui oui bien sûr
55:45ça c'est des négociations
55:46et puis c'est pour ça
55:47qu'on s'est installé
55:48au Pérou aussi
55:48parce que
55:50l'autre frein à l'achat
55:51c'est le prix
55:53voilà
55:53surtout en période d'inflation
55:54etc
55:55les français sont pas prêts
55:56à se faire déplumer
55:58si j'ose dire
55:59donc du coup
56:01avec Carrefour
56:02on a fait en sorte
56:03d'avoir des marges
56:04suffisantes pour nous
56:05mais aussi
56:06de faire une grosse avancée
56:07c'est qu'on a pu réduire
56:09le prix du sirodiacone
56:10de 30%
56:11en créant
56:12un sirodiacone
56:13conventionnel
56:13donc aujourd'hui
56:15de toute façon
56:15le sirodiacone
56:16il n'y a pas de pesticides
56:18il n'y a pas d'engrais
56:19mais il y a certains terrains
56:20qui sont en transition
56:21au Pérou
56:21qui passent en fait
56:22de l'agriculture
56:23non bio à bio
56:25pardon
56:26oui exactement
56:27de non bio à bio
56:28et donc du coup
56:28on a pu réduire
56:29le prix de 30%
56:30merci beaucoup
56:30Raphaël Hanolo
56:31et bon vent à Iacon
56:33voilà c'est la fin
56:34de ce Smart Impact
56:35et t'as demain
56:36play
56:36– Sous-titrage FR 2021
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