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  • il y a 2 jours
Mardi 27 janvier 2026, retrouvez Greg Deldicque (président, ENEX TECHNOLOGIES), Mathieu Bruckert (Cofondateur, Skillfools), Nicolas Perdrix (directeur associé, EPSA Sustainability) et Marin Champenois (Cofondateur, CHARGE) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:17Et voici le sommaire, c'est Nicolas Perdri, associé du groupe EPSA Sustainability, qui sera l'invité du grand entretien aujourd'hui, 26 minutes,
00:24pour parler optimisation de la performance et communication responsable.
00:29Auparavant, je reçois Greg Delditte, qui est le président d'Anex Technologies, qui propose des systèmes de réfrigération permettant de réduire l'empreinte carbone.
00:39Dans le zoom de l'émission, on va découvrir le petit dico de la RSE, plus de 140 définitions, pour être plus clair, pour rendre la transition plus concrète.
00:49Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, je vous présenterai Open Charge et ses bornes de recharge sans câble pour les véhicules électriques.
00:59Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est Greg Delditte. Bonjour, bienvenue.
01:13Vous êtes le président fondateur d'Anex Technologies.
01:16Alors, j'allais dire, votre métier, c'est la réfrigération, sauf que c'est un peu plus compliqué que ça.
01:21Tout à fait. Merci, Thomas, de me recevoir.
01:25Donc, en effet, Greg Delditte, je suis le fondateur et le président d'Anex Technologies,
01:29qui aujourd'hui est le leader mondial des technologies climatiques pour le secteur de la clim, chauffage, réfrigération et ventilation.
01:39Leader mondial ? Avec quelle proposition ? Des frigorigènes naturels, c'est ça ?
01:46De quoi on parle ? Absolument. Donc, leader mondial en technologie climatique.
01:50Alors, pourquoi ?
01:53Historiquement, notre secteur utilise des gaz pour les transferts de chaleur qui sont fluorés.
02:00Ces gaz sont très mauvais.
02:03Ils impactent l'environnement négativement de trois façons différentes.
02:07Un, ils endommagent l'atmosphère, l'effet de serre.
02:15Deuxièmement, ils ont une empreinte carbone énorme, entre 2000 et 4000.
02:20Et donc, quand ces gaz s'échappent, ils contribuent au réchauffement de la planète.
02:24Troisièmement, ce sont des gaz éternels.
02:26Donc, quand ils s'échappent, ensuite, ils se retrouvent dans les nappes phréatiques.
02:29Les gens les consomment.
02:31Ça cause le cancer et toutes sortes de choses.
02:32Aussi, quand ils se dégradent, ils se dégradent en gaz fausses gènes,
02:36qui est l'équivalent, en fait, du gaz moutarde pendant la Première Guerre mondiale.
02:40Donc, tout ça, ce sont de très mauvaises choses.
02:41Donc, Pierre, trois très, très bonnes raisons de s'en débarrasser.
02:45Donc, avec, moi j'avoue, je ne connaissais pas les frigorigènes naturels.
02:48C'est quoi ?
02:49Alors, un nombre de technologies sont développées sur les 20 dernières années.
02:54Et nous en sommes les leaders.
02:56Donc, en remplaçant ces gaz fluorés, qui sont donc très nocifs,
02:59par des gaz naturels, l'ammoniaque, l'eau, le propane et le dioxyde de carbone.
03:06Et ces quatre gaz réfrigérants n'ont aucune empreinte carbone.
03:11Et donc, ils sont utilisables, ils peuvent remplacer les gaz fluorés
03:16dans toutes les circonstances, parce qu'ils étaient partout dans nos vies, ces gaz fluorés.
03:23Ou ils sont encore partout dans nos vies.
03:25Très intéressant.
03:26Tout à fait.
03:26Alors, il y a 20 ans, 25 ans, ce n'était pas possible.
03:32Énormément d'investissements ont été faits, de manière à développer ces technologies.
03:36Mais elles se sont développées une à une, niche à niche.
03:39Donc, un réfrigérant dans une niche, dans une application pour une industrie.
03:43Et maintenant, on est arrivé au stade où nous avons réussi à regrouper
03:48toutes ces technologies, de manière à pouvoir être le seul acteur mondial aujourd'hui,
03:53à pouvoir offrir chacune des technologies naturelles,
03:57donc ammoniaque, CO2, propane et eau, dans les quatre secteurs de notre industrie.
04:04Donc, chauffage, clim, réfrigération et ventilation.
04:07Si on rentre un peu dans le détail, par exemple, l'eau,
04:10alors ça me surprend aussi, je suis un béotien absolu, j'assume,
04:12mais l'eau, dans quelles circonstances, l'eau va pouvoir remplacer les gaz fluorés ?
04:19C'est très intéressant.
04:21Alors, bon, c'est un peu complexe.
04:23Donc, un système de climatisation, réfrigération ou chauffage,
04:28donc il y a plusieurs machines qui constituent un système.
04:32Et ce système, ce sont des questions d'échange de chaleur.
04:36Donc, il y a un compresseur qui permet de créer le froid.
04:40Et ensuite, quand on crée du froid, il y a de la chaleur qui est créée,
04:44qui doit être rejetée.
04:46Et les gaz permettent de faire ça.
04:47Et donc, par exemple, l'eau, c'est un très bon conducteur,
04:51donc de chaleur, entre le compresseur et les ventilo-convecteurs.
04:58Donc, vous combinez ces solutions alternatives.
05:02Entreprise créée en 2020,
05:03et vous êtes déjà à plus de 1 000 salariés sur 12 sites de production en France et en Europe.
05:10Un chiffre d'affaires affiché de 200 millions d'euros.
05:14On va voir ces chiffres s'afficher tout de suite.
05:17C'est quand même, on parle d'une croissance rapide, voire très rapide.
05:21Comment, à quel point elle est rapide et elle s'accélère, si on peut dire ?
05:24Alors, mes associés et moi sommes des industriels, on n'est pas des financiers.
05:30Donc, on a grandi et vécu dans notre industrie.
05:34En 2017, j'ai repéré l'opportunité, vraiment,
05:38que l'industrie commençait à être mature pour pouvoir créer ce leader mondial.
05:43Mais, les différentes technologies existaient dans un nombre de petites sociétés à travers l'Europe,
05:50une cinquantaine, qui chacune avaient une technologie dans une niche.
05:56Et donc, j'ai vu l'opportunité d'essayer de regrouper certaines de ces sociétés.
06:01Et donc, c'est comme ça que ça a démarré.
06:03Donc, on a fait, on a regroupé 8 de ces sociétés sur 3 ans, entre 2020 et 2023.
06:09Des sociétés entre 5 millions et 50 millions de chiffre d'affaires.
06:15Une fois regroupées, ces sociétés faisaient 130 millions.
06:18Et en 3 ans, on est passé de 130 à 200.
06:21Donc, on a accru de 50% en 3 ans.
06:23Avec beaucoup d'embauches, j'imagine ?
06:25Oui.
06:26Donc, le nombre d'employés est passé de 800 à 1 000 en 3 ans.
06:30Et avec quel profil ?
06:32Plutôt des ingénieurs, des profils scientifiques ?
06:35Uniquement ou pas seulement ?
06:36Non, non, il y a vraiment de tout.
06:37Parce qu'en fait, nous, notre activité, nous produisons de grosses machines commerciales.
06:41Donc, l'application n'est pas résidentielle.
06:44Donc, c'est pour les hôtels, les hôpitaux, etc.
06:47Les supermarchés.
06:49Et nos machines sont vraiment de grosses machines.
06:51Donc, elles sont faites dans des usines.
06:54Alors, en effet, on a besoin d'ingénieurs.
06:56Parce que c'est beaucoup de produits sur mesure.
06:58Donc, à chaque fois qu'on nous commande une machine, elle est faite sur mesure.
07:01Il faut faire des plans, les designs, etc.
07:03Mais aussi beaucoup d'ouvriers que nous formons.
07:07Il y a de la soudure.
07:08C'est très technique.
07:10Est-ce que vous êtes poussé ou accompagné par la réglementation française, européenne ?
07:16Notamment à propos de ces gaz fluorés dont vous parliez tout à l'heure.
07:19Est-ce qu'on est obligé de s'en débarrasser ?
07:22Alors, oui.
07:24L'Europe a identifié le caractère nocive de ces réfrigérants il y a déjà longtemps.
07:29La première loi est passée en 2006.
07:31Mais elle était très timide.
07:32En 2014, une autre loi a été faite qui a établi certains quotas qui diminuent au fur et à mesure.
07:39Mais sans horizon conduisant à un bannissement total.
07:45D'accord.
07:46Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, les technologies n'existaient pas encore.
07:51Et donc, il n'était pas économique de pousser un remplacement complet.
07:57Et c'est là que la technologie et la régulation doivent avancer ensemble.
08:02Donc, de notre côté, on a développé beaucoup de nouvelles technologies qui ont maintenant rendu cette migration économiquement viable.
08:10Du coup, en 2024, ils ont passé des nouvelles lois maintenant beaucoup plus rigides
08:14qui vont conduire à un bannissement total d'ici 2050.
08:19Donc, ça veut dire potentiellement un développement pour une entreprise comme la vôtre
08:23qui est un peu inscrit dans la loi européenne, si je comprends bien.
08:27Ce sont des investissements lourds.
08:28Vous disiez industrie agroalimentaire, supermarché, hôpitaux, hôtels, des bâtiments tertiaires
08:35sont des investissements lourds.
08:36Le remplacement de ces installations frigorifiques, climatisation, etc.
08:41Oui, absolument.
08:42Donc, selon l'installation, si c'est une petite maison de retraite, on parle de 50 000 euros.
08:47Pour un gros supermarché, on peut parler de millions.
08:50Oui, effectivement.
08:51Et donc, avec une anticipation, une programmation de ces remplacements,
08:56est-ce que vous travaillez aussi dans les data centers ?
08:58Absolument.
08:59Avec quel type de technologie ?
09:01Alors, le plus gros coût de fonctionnement attaché aux data centers, c'est la climatisation.
09:10Parce que les data centers génèrent énormément de chaleur
09:13et de manière à ne pas endommager les équipements, il faut les maintenir froids.
09:18Donc, une fois que l'investissement initial a été fait, le plus gros coût de fonctionnement,
09:22c'est la climatisation des équipements.
09:25Et alors, quelle solution vous proposez aux géants des data centers ?
09:29Très bien.
09:29Donc, en fait, on propose tout le système.
09:32Donc, on a des machines, typiquement des chillers ou bien des centrales,
09:39qui, elles, ont un compresseur et donc qui refroidissent les réfrigérants.
09:42Ensuite, à l'intérieur des data centers,
09:48nous avons des équipements de ventilation qui poussent l'air froid.
09:53Et à l'extérieur, nous avons des équipements de ventilation qui expulsent l'air chaud.
09:57Est-ce que vos équipements, vous faites en sorte qu'ils soient de moins en moins consommateurs d'énergie eux-mêmes ?
10:06Absolument.
10:06C'est partie des défis que vos clients vous demandent de relever, j'imagine ?
10:09Absolument.
10:09Alors, si vous regardez le secteur du chauffage, la climatisation, réfrigération et ventilation,
10:16c'est un gros secteur au niveau mondial, à peu près 300 milliards.
10:19C'est également un des secteurs qui contribue le plus au réchauffement de la planète.
10:26Consomme 25% de l'énergie dans les pays développés
10:30et également contribue par l'échappement des gaz fluorides.
10:36Donc, si qui que ce soit est sérieux d'aborder le réchauffement climatique,
10:41il faut l'aborder par ce secteur.
10:43Et donc, en effet, ça se fait par les réfrigérants naturels,
10:47mais aussi par l'efficacité énergétique.
10:50Et c'est ce que nos produits contribuent.
10:52Vous êtes une jeune entreprise 2020, mais est-ce qu'il y a encore des gains potentiels ?
10:56Vous êtes une société, j'imagine, d'innovation, de R&D.
10:59Des gains potentiels sur vos machines pour qu'elles consomment de moins en moins d'énergie ?
11:03Absolument.
11:04Donc, nous, nous investissons 3,5 millions par an, purement en R&D.
11:09Et alors, on a déjà une avance énorme comparée à nos concurrents.
11:13En fait, on a entre 2 et 3 fois plus d'offres produits naturels
11:17que notre concurrent le plus proche.
11:19Mais on lance encore un nouveau produit par mois,
11:22de manière justement à continuer à pouvoir offrir des solutions supérieures à nos clients.
11:30Merci beaucoup, Greg Deldi, qui est à bientôt sur BeSmart for Change.
11:33On passe tout de suite au zoom de notre Smart Impact.
11:36On va feuilleter ensemble le petit dico de la RSE.
11:47Le zoom de ce Smart Impact, j'accueille Mathieu Brukert.
11:51Bonjour.
11:51Bonjour, Thomas.
11:52Bienvenue.
11:52Vous êtes le cofondateur de Skillfuls, que vous avez créé en 2017.
11:56On m'a parlé de votre livre, ce petit dico de la RSE.
12:01Plein de définitions et de mots importants.
12:04Mais d'abord, un mot de Skillfuls.
12:05C'est quoi, Skillfuls ?
12:06C'est l'agence que j'ai créée, donc effectivement, il y a bientôt 10 ans.
12:10Parce que, je suis consultant depuis plus longtemps que ça,
12:13mais de plus en plus, j'avais ce sujet de la responsabilité qui arrivait de la part de mes clients.
12:19Donc voilà, j'ai créé Skillfuls pour former, pour permettre de faire des conférences,
12:26et puis accompagner les entreprises, plutôt les PME et ETI,
12:31justement sur le chemin de plus de responsabilité.
12:34C'était un petit peu l'idée.
12:35J'ai commencé par organiser des hackathons de Startup Impact.
12:38Je suis très orienté passage à l'action, solution.
12:41C'est comme dans votre émission, mettre en avant des startups et leur faire faire du business.
12:45Et mon dernier fait d'arme, c'est que j'ai eu l'occasion d'intervenir pour LinkedIn Learning,
12:50d'être formateur LinkedIn Learning.
12:52J'ai donc 7 cours qui tournent sur leur plateforme de e-learning
12:55et qui ont maintenant essayé suivi par plus de 50 000 personnes.
12:58Un sujet aussi niche.
13:02Et donc, vous êtes d'une certaine façon une bonne vigie de l'intérêt
13:06pour ces questions de responsabilité sociale, sociétale des entreprises.
13:12Alors, c'est vrai que depuis quelques mois, on parle beaucoup de ce bâclage,
13:16de ce retour de bâton, à la fois américain, européen.
13:19Est-ce que vous, vous le ressentez ?
13:21Ou au contraire, vous dites non, il y a un mouvement de fonds
13:23et j'ai toujours autant de clients et d'entreprises qui veulent prendre le virage ?
13:27Ah oui, oui, oui. Pour moi, ce bâclage ne change rien.
13:31Rien du tout.
13:31Ça a commencé.
13:33D'accord ?
13:33Donc, même si un type tout orange avec une perruque blonde
13:37essaye de transformer la réalité par les mots,
13:40mais en fait, la hausse des températures moyennes, on le constate, a commencé.
13:44Ça, on est d'accord.
13:45Et puis, les consommateurs sont de plus en plus demandeurs.
13:49Les salariés, quand ils vont dans les entreprises,
13:51leur demandent ce qu'elles font exactement.
13:54Et alors, effectivement, même si ça fait déjà 10-15 ans
13:57que les plus grandes entreprises produisent un rapport RSE,
14:00racontent ce qu'elles font, etc.,
14:01ce qui est de plus en plus demandé, c'est vraiment ce passage à l'action.
14:04On n'en est plus au moment de la sensibilisation, de l'acculturation,
14:08mais vraiment à qu'est-ce que contrairement vous faites.
14:10Oui, il y a quand même aussi, moi je porte ces arguments quotidiennement
14:14dans cette émission, mais il y a quand même aussi un mouvement de retrait.
14:17Qui est réel et pas seulement venu des États-Unis,
14:20qui se ressent dans les lois que l'Europe est en train de voter,
14:22qui se ressent dans les difficultés du bio chez les consommateurs.
14:26On ne peut pas gommer cette réalité.
14:27Bien sûr, parce que le bio est toujours un peu plus cher,
14:31parce que les normes dont il a été question dans ce backlash,
14:35et j'imagine que vous parlez des attaques sur la CSRD,
14:37elles étaient bien sûr très complexes, ces normes.
14:41L'idée, je pense, c'est qu'il faut absolument que la RSE sorte,
14:45justement, de la direction et du bureau RSE.
14:49Il ne faut surtout pas qu'elle soit dans les mains des gens de la qualité
14:51ou de la conformité.
14:53Il faut qu'elle soit comprise comme étant le système d'exploitation de l'entreprise.
14:58Et pour moi, ce qui était très intéressant dans cette CSRD,
15:00c'était cette notion, justement, de double matérialité,
15:02que vous avez trouvée dans le petit dico.
15:04L'idée était de dire, en fait, ça a commencé,
15:07donc il va falloir s'adapter.
15:08Et quel est justement le risque que votre entreprise,
15:11votre organisation court à cause du dérèglement climatique ?
15:15Est-ce que c'est un risque sur les matières premières ?
15:17Est-ce que c'est un risque sur le recrutement de talents ?
15:20Il y a de plus en plus d'entreprises qui auraient intérêt à se poser la question.
15:22Donc je suis tout à fait d'accord que c'est énorme,
15:24mais c'est certainement très compliqué.
15:26J'ai vu plein de cabinets de conseil,
15:28surtout les quatre plus grands, se frotter les mains
15:30parce qu'ils allaient vendre du jour homme.
15:32Malheureusement, c'est, entre guillemets, bien fait.
15:34Mais par contre, sur le terrain et dans la réalité,
15:37je croise de plus en plus de chefs d'entreprise
15:38qui sont des fournisseurs pour ces grandes entreprises
15:42qui, elles, s'y sont mises depuis 10-15 ans,
15:44produisent des rapports RSE.
15:45Ils sont en train de leur dire,
15:46mais moi, dans un an, dans deux ans,
15:48si vous n'avez pas un label RSE,
15:50si vous n'êtes pas capable de me dire ce que vous faites
15:52sur le volet environnemental, social, d'éthique,
15:55vous aurez beau être le moins cher, le plus sympa,
15:57je ne travaillerai plus avec vous.
15:58Oui, effectivement, CSRD, Directive européenne
16:02renforçant les obligations de reporting extra-financier
16:05pour les entreprises, c'est à la page 33
16:07de ce petit dico de la RSE, plus de 140 définitions.
16:12Vous dites, à surveiller la pertinence des données
16:14prime sur la quantité, le enjeu est de produire du sens,
16:17pas du remplissage.
16:18Et ça rejoint ce que vous venez de dire là,
16:21et c'est sans doute vrai que la première version
16:24de ce bilan extra-financier,
16:25c'est 800 pages dont on a tant parlé ici,
16:28était trop complexe ?
16:29Moi, c'est ce qui ne m'intéresse pas avec la RSE,
16:33c'est ce qui ne m'intéresse pas avec le développement durable,
16:35c'est de remplir des cases et de faire de la qualité.
16:39Ce qui m'intéresse, c'est de changer l'état d'esprit,
16:42c'est de faire de l'innovation,
16:43c'est de s'attaquer au business model
16:44pour passer à l'économie circulaire.
16:46Voilà, ça, c'est intéressant.
16:48Et ça, ça donne de l'espoir aux plus jeunes.
16:50Le problème, c'est ça.
16:50Ce qu'on ressent en ce moment,
16:51c'est plutôt un ralentissement du business,
16:53bien sûr, pour les questions géopolitiques que vous évoquiez.
16:56On sent un désespoir des jeunes,
16:58parce que le monde va de plus en plus vite
17:00et on a de moins en moins de place pour eux.
17:02Et pour moi, qui suis un père de cinq enfants,
17:04ça me fait beaucoup de peine.
17:06Et pour moi, le développement durable,
17:08c'est justement le moyen de dire,
17:09je ne pourrais peut-être pas tout révolutionner,
17:11mais j'aurais fait un petit peu ma part.
17:13On va essayer de réparer un petit peu.
17:14Et puis surtout, on va vous préparer à un monde de demain
17:17qui, oui, va être plus compliqué.
17:20Vous parliez de l'effet d'entraînement.
17:21Je reste sur le bilan extra-financier.
17:23Parce qu'aujourd'hui, dans la dernière version,
17:26cette l'omnibus du Parlement européen,
17:28c'est vrai qu'il n'y a plus que les très grandes entreprises
17:30qui sont concernées.
17:32Alors, malgré tout, par ce que je comprends,
17:33par capillarité, ça va concerner
17:37toute leur chaîne de valeur.
17:39Mais quand même, les ETI peuvent se dire aujourd'hui,
17:42j'ai plus besoin d'y aller.
17:44Alors, si vous voulez parler de technique,
17:45c'est vrai qu'en ce moment,
17:46mais ça évolue toute la semaine.
17:49Il y a une simplification de la CSRD
17:51et puis on a repoussé un petit peu
17:52de quelques années pour les ETI.
17:56Donc, en dessous de 1 000,
17:56on ne sait pas trop ce qui se passe.
17:57Et puis, la Commission européenne propose
18:00pour toutes les boîtes en dessous de 250
18:01une norme volontaire,
18:03ce qui est une très bonne idée.
18:04Alors, du coup, effectivement,
18:05il y a un trou entre 250 et 1 000.
18:08On peut imaginer qu'il y a des ETI
18:09qui s'embarquent en disant
18:12« Moi, les normes volontaires, je veux y aller.
18:13Je me préparais à la CSRD telle qu'elle avait été prévue,
18:17première version. »
18:18Et donc, ce que je trouve intéressant,
18:20c'est que c'est un élément de différenciation aussi sur le marché.
18:24De moins en moins ?
18:25Mais de moins en moins.
18:26Parce qu'il y en a de plus en plus qui le font.
18:27Bien sûr, de moins en moins.
18:29Donc, en fait, c'est plutôt ce qui est en train de se passer
18:31et ce qui va se passer dans quelques années, justement.
18:32c'est que malheureusement,
18:35ce sera plus différenciant.
18:37La majorité du marché va y être passée
18:39et c'est plutôt que vous allez perdre un client,
18:42vous allez perdre des consommateurs,
18:44vous allez mettre votre image en danger
18:45parce que, justement, vous n'avez pas adressé ces sujets.
18:48Alors que, justement, plutôt,
18:51les PME et les ETI sont plutôt des entreprises
18:54où le climat social n'est pas mauvais,
18:56où on fait déjà pas mal de choses.
18:58Et en fait, c'est plutôt que,
18:59comme c'est dans différents départements de l'entreprise,
19:01on ne sait pas qu'on fait tout ça.
19:03Et c'est pour ça que je vois l'ARSE
19:04comme un système d'exploitation de l'entreprise
19:06et que c'est vraiment le moyen de se dire
19:07qui fait quoi,
19:09où est-ce qu'on pourrait s'améliorer,
19:11est-ce qu'on a un peu une stratégie autour de tout ça ?
19:14Et justement, de faire quelque chose de positif
19:17de tout ce qui est fait partout dans l'entreprise.
19:18Et en même temps, ce petit dico de l'ARSE,
19:22vous y cultivez aussi un regard critique.
19:25Pourquoi ?
19:25Ça vous semblait essentiel ?
19:28Bien sûr, bien sûr,
19:29parce qu'il faut absolument que,
19:31les mots soient...
19:33Il y a chaque fois à surveiller.
19:34Oui, bien sûr,
19:35parce que je ne suis pas non plus,
19:37même si je suis quelqu'un de positif,
19:39et même si j'ai espoir dans le fait
19:41qu'on arrive à changer la situation,
19:43même si en ce moment,
19:44on a un peu des moments de doute,
19:47il faut bien sûr connaître aussi
19:49la limite des mots.
19:51Donc c'est important aussi
19:52de ne pas faire un dictionnaire
19:53à la gloire de l'ARSE,
19:54mais plutôt justement de...
19:56Et c'est pour ça que j'ai voulu cette formule
19:58en disant qu'il y a quand même des choses
19:59à surveiller dans ce domaine-là.
20:01Alors, je continue de le feuilleter.
20:02Page 81,
20:03impact carbone.
20:04Alors je pense que c'est l'une des formules
20:07que j'utilise le plus forcément
20:09dans cette émission
20:10depuis cinq ou six saisons.
20:12Quantité d'émissions de gaz à effet de serre
20:14exprimées en tonnes équivalent CO2
20:16générées par une activité,
20:17un produit ou une organisation.
20:19Et là aussi,
20:20j'aime bien à chaque fois regarder
20:22ce que vous dites,
20:22à surveiller,
20:23le périmètre de calcul
20:24et les hypothèses choisies
20:26modifient radicalement les résultats.
20:28Je trouve ça très intéressant
20:29parce que quand une entreprise
20:31affiche des ambitions
20:32en termes d'impact carbone,
20:34ce n'est pas si facile
20:35de savoir à quel point
20:37ces ambitions sont réelles.
20:38Votre avis là-dessus ?
20:39Alors, c'était justement
20:41l'objectif de ces normes européennes.
20:44C'était de dire
20:45vous ne pouvez pas vous permettre
20:47d'un rapport RSE sur l'autre
20:48de faire disparaître
20:50tout à coup un indicateur
20:52parce qu'il n'est pas en votre faveur.
20:53Donc, on aimerait bien déjà
20:54et je pense que c'était
20:55une très bonne idée
20:56de dire que tous les ans,
20:57il va falloir publier
20:57les mêmes indicateurs
20:58et voilà les indicateurs
20:59dont on a besoin.
21:00Avec un périmètre de calcul,
21:01je reprends l'expression
21:01qui est la vôtre,
21:02qui est le même,
21:04qui reste le même.
21:04Oui, parce que si je sous-traite
21:05toute ma fabrication
21:06à l'autre bout du monde,
21:07bien sûr que j'ai un impact carbone
21:09très faible en France
21:10ou en Europe
21:10et je peux raconter
21:12ce que je veux
21:12et dire que j'ai isolé mes bureaux
21:14et que j'ai loué
21:15des vélos à mes salariés.
21:17Mais si je ne fais que vendre
21:18des bouts de plastique
21:19qui sont fabriqués
21:20à l'autre bout du monde
21:21et qui ont transité
21:22sur un vieux cargo au pétrole,
21:24je me fiche un petit peu du monde.
21:25Voilà, c'est ça l'idée.
21:27Est-ce qu'il y a un mot,
21:28le mot peut-être
21:29le plus méconnu,
21:30celui qu'il faut surtout
21:31aller chercher
21:32en ouvrant votre petit dico ?
21:36Il y a des vocabulaires techniques
21:37comme CSRD.
21:39Il y a un mot
21:39qui est peut-être celui
21:40que je conseillerais
21:41à certaines équipes
21:42de marketing ou de communication
21:43d'aller regarder.
21:44C'est le mot greenwashing.
21:45C'est sûr,
21:47ça n'est pas méconnu.
21:48Voilà,
21:49parce que c'est de plus en plus
21:51difficile de faire croire
21:52qu'on n'a pas fait exprès
21:53et qu'on est tombé
21:55dans le greenwashing.
21:56D'accord ?
21:57Donc, il faut faire attention
22:00à ce qu'on dit
22:00un petit peu
22:01dans tous les domaines
22:01et dans le domaine
22:03justement du développement durable.
22:05C'est pour ça
22:06que c'était important pour moi
22:06de coucher ces mots
22:07sur le papier.
22:09Les mots ont un sens,
22:10ce sens est important
22:11et on ne peut pas
22:11l'utiliser n'importe comment.
22:12Donc voilà,
22:12si on ne veut pas tomber
22:13dans le greenwashing
22:14et faire de la communication responsable,
22:17c'est peut-être la définition
22:18qu'il faut commencer à lire.
22:20Je prends le principe
22:20des trois R.
22:21Là aussi,
22:22on est dans les questions
22:23d'économie circulaire,
22:24réduire,
22:24réutiliser,
22:26recycler,
22:26avec ce qui est très important
22:28et on oublie parfois
22:29la hiérarchie
22:29des priorités.
22:31C'est-à-dire que
22:32souvent,
22:32on met en avant
22:33le recyclage
22:34alors qu'il faut penser
22:34au reste,
22:35c'est ça ?
22:35Alors bien sûr,
22:36ça ne veut pas dire
22:37qu'il ne faut pas recycler.
22:38Bien sûr.
22:38Mais malheureusement,
22:39on sait que je crois...
22:40Mais si on ne produit pas,
22:41c'est encore mieux.
22:42Le recyclage du plastique,
22:43je crois en France,
22:44c'est 9%
22:45de tout ce qui circule
22:47comme plastique.
22:48Donc ça ne veut pas dire
22:49qu'il ne faut pas le faire
22:50parce que ça ferait 9% moins
22:52qu'il est recyclé.
22:53Mais il faut plutôt
22:53produire moins de plastique,
22:54utiliser moins de plastique,
22:56essayer de revenir
22:57à la consigne du verre
22:59de ma grand-mère,
23:00à son panier en osier
23:02qui lui permettait
23:02d'aller au marché du coin
23:03faire les courses
23:04et qui malheureusement
23:05ont disparu
23:06parce que c'est moins cher.
23:09Est-ce qu'il n'y a pas
23:09trop de jargon ?
23:10C'est aussi la réflexion
23:11que je me fais
23:11quand je lis ce petit...
23:12Alors il sert à ça,
23:13ce petit coup de la RSE
23:14à s'y retrouver,
23:16à comprendre
23:16le nombre d'acronymes
23:17en plus anglophones
23:19qu'on manie,
23:21on s'y perd.
23:22Bien sûr, bien sûr.
23:23Oui, oui.
23:23Mais même le mot RSE,
23:25le mot RSE
23:26est un mot un petit peu difficile.
23:30Il faudrait trouver
23:31un autre mot
23:32pour créer
23:33un autre imaginaire.
23:34D'une certaine façon ?
23:35Ce serait peut-être pas mal.
23:36Ce serait peut-être pas mal.
23:38C'est vrai que le terme d'impact
23:38et qui est le nom
23:39de votre émission en plus
23:40est pour moi
23:41un terme intéressant.
23:42Ce que j'aime bien
23:42dans les RSE quand même,
23:43c'est cette responsabilité.
23:45Ma définition à moi
23:46de la responsabilité sociétale
23:48de l'entreprise,
23:49c'est plutôt de dire
23:50que c'est le devoir
23:51avec un grand D
23:52que les entreprises
23:53doivent sentir
23:54de dire ce qu'elles font.
23:55Voilà.
23:56D'être plus transparent
23:59sur leur mode de fonctionnement
24:01et puis d'assumer
24:02leurs erreurs.
24:03parce que ça fait dix ans
24:04que les plus grandes entreprises
24:05surtout produisent
24:06des rapports RSE incroyables
24:07où elles nous font croire
24:08qu'elles vont sauver le monde.
24:09Plus personne n'y croit.
24:10Par contre,
24:11avoir beaucoup de transparence
24:13et pouvoir dire
24:13« Oui, il y a des limites
24:14quand même dans ce que je peux faire
24:15pour réduire mes émissions de carbone.
24:17Il y a des limites
24:17dans ce que je peux faire
24:18dans la surveillance
24:20de ma chaîne de production,
24:22dans le respect des droits
24:23de l'homme
24:23ou du droit du travail. »
24:25Ça, c'est quelque chose
24:25que les consommateurs attendent
24:26et c'est quelque chose
24:27que les salariés aussi
24:28dans l'entreprise attendent.
24:29Il y a pas mal de patrons
24:30et patronnes de PME
24:32qui se disent
24:33« Mais c'est compliqué.
24:34Est-ce que je peux intégrer
24:35des objectifs,
24:37des ambitions RSE,
24:38notamment environnementales,
24:39sans sacrifier ma compétitivité ? »
24:41Bien sûr.
24:42Est-ce que ça fait partie
24:43des inquiétudes
24:44que vos clients,
24:44là je reviens
24:45à ce qu'il foule,
24:46vous expriment ?
24:47Bien sûr.
24:48Ce que fait mon agence,
24:49c'est via des conférences
24:51que j'anime,
24:52via de la formation,
24:53mais c'est beaucoup plus
24:55du passage à l'action
24:56aussi via des ateliers
24:57ou de l'accompagnement.
24:59Et notamment,
25:00je suis partenaire,
25:01nous sommes partenaires
25:02du label,
25:03enfin de la plateforme
25:04Ecovalis,
25:05qui est une plateforme
25:06française,
25:07Cocorico,
25:08qui existe depuis 10 ans
25:09mais qui est reconnue
25:10à l'international
25:11et qui justement
25:12a cet avantage
25:13de simplifier
25:15pour ces chefs d'entreprise
25:16qui veulent faire quelque chose
25:17mais sans y sacrifier
25:18leurs bénéfices,
25:21simplifier le passage
25:22à l'action
25:23et justement leur permettre
25:24d'avoir rapidement
25:25un diagnostic
25:25sur où ils en sont
25:26et où est-ce qu'ils pourraient
25:27faire des efforts.
25:28Et ce qu'on oublie bien souvent
25:29et c'est ce que j'essaie
25:30via ce qu'il foule de faire,
25:31c'est que l'ARSE
25:33ne doit pas être vue
25:34comme une contrainte,
25:34elle doit être vue justement
25:35comme de la création de valeur.
25:37Quand je vais faire baisser
25:38mes éliminitions de carbone,
25:39je vais challenger
25:40mes factures d'électricité,
25:42d'énergie, etc.
25:44Donc forcément,
25:45ça va avoir un effet positif.
25:46C'est pour ça que le directeur
25:47financier est souvent
25:48très content.
25:50Merci beaucoup
25:51Mathieu Brucaire
25:52de votre petit dico
25:53de l'ARSE
25:54publié,
25:56auto-publié en fait,
25:58par Skillfuls.
25:59Voilà, on passe tout de suite
26:00au grand entretien
26:01de ce Smart Impact
26:02avec Nicolas Perdri
26:03associé chez
26:04EPSA Sustainability.
26:11Prêt pour l'impact,
26:12c'est la question que je pose
26:13chaque jour à une personnalité
26:14qui compte dans notre économie.
26:15Je reçois Nicolas Perdri.
26:17Bonjour.
26:17Bonjour Thomas.
26:18Bienvenue, vous êtes directeur
26:19et associé chez
26:20EPSA Sustainability.
26:22Alors c'est quoi ?
26:22Je veux bien qu'on présente
26:23déjà l'activité,
26:25le périmètre
26:26d'EPSA Sustainability.
26:27Alors EPSA Sustainability,
26:28c'est une ligne de métier
26:29qui est incorporée
26:30au groupe EPSA.
26:31Donc le groupe EPSA,
26:32si vous voulez,
26:33je vous raconte un peu
26:33son historique.
26:34c'est un groupe de conseil français
26:36avec encore un très grand
26:38crache local,
26:39mais qui est aujourd'hui
26:40un groupe international
26:41et qui s'est construit,
26:42qui a été fondé par Mathieu Gufflet,
26:44qui en est toujours
26:45le principal actionnaire
26:46et qui s'est construit
26:48d'abord sur un métier
26:49de conseil en performance achat.
26:51Et puis assez rapidement,
26:54le groupe a fait le pari
26:55de la diversification
26:57en pariant aussi sur
26:59de la croissance externe
27:00en plus de la croissance organique.
27:01D'ailleurs,
27:02c'est assez équilibré
27:03en réalité,
27:04et pour aller vers
27:05des métiers un peu différents,
27:06mais des métiers complémentaires,
27:07notamment aujourd'hui
27:08un métier qui a pris le dessus
27:11sur le métier du procurement,
27:13donc des achats,
27:13qui est celui du financement
27:14de l'innovation.
27:15Mais on a aussi des métiers
27:17qui font du conseil
27:19en transition énergétique,
27:20donc une branche énergie,
27:22une marketplace,
27:23une branche conseil en fiscalité,
27:26une branche sur le conseil IT.
27:29Et puis notre branche sustainability,
27:32qui est la dernière arrivée,
27:33qui est la plus petite,
27:34mais que j'ai la chance
27:35et le bonheur de diriger,
27:36parce que c'est un vrai bonheur,
27:38qui regroupe aujourd'hui
27:3980 collaborateurs,
27:40experts,
27:42issus du rapprochement
27:43de trois cabinets historiques,
27:45CIDIES,
27:46ECODEV et MonUnivers.
27:47Alors, si on reprend
27:48quelques chiffres du groupe,
27:50EPSA,
27:50c'est 5 000 collaborateurs,
27:52un chiffre d'affaires
27:52de 600 millions d'euros,
27:5316 000 clients.
27:56Et si je prends votre activité,
27:58qui sont vos clients ?
28:00EPSA,
28:00c'est toute taille ?
28:01C'est seulement des grands groupes ?
28:04Non,
28:04il y a des PME ?
28:05C'est toute taille,
28:06avec évidemment
28:07des problématiques différentes.
28:09Il faut savoir
28:09qu'on adresse à la fois
28:10le champ culturel.
28:12Historiquement,
28:12on a toujours pensé
28:13que travailler le champ culturel
28:15est un accélérateur
28:16de l'intégration
28:17de la transition écologique
28:18dans le modèle
28:19des organisations,
28:20rendre légitime
28:21une stratégie de durabilité.
28:26C'est d'abord
28:26commencer par faire
28:26de la pédagogie.
28:27Donc,
28:28on adresse ce champ
28:29depuis plus de 20 ans.
28:31C'est un champ
28:31qu'on a beaucoup exploré
28:32chez CIDIES,
28:33que je continue de diriger.
28:35Et puis après,
28:36on a des activités
28:37chez ECODEV
28:38et chez MonUnivers,
28:39qui sont historiquement
28:40des activités de conseil
28:41en stratégie climat.
28:43On adresse depuis très tôt
28:45les enjeux carbone
28:46et de décarbonation précisément,
28:48mais également
28:49des enjeux de mobilité
28:50qui sont très contributeurs
28:52de ces enjeux
28:53de décarbonation,
28:55mais également
28:55de biodiversité
28:56et puis de conseil RSE,
28:57ESG de manière générale.
28:59Donc,
28:59ça veut dire
29:00qu'avec ces trois,
29:03ce rapprochement,
29:04CIDIES,
29:04ÉCODEV,
29:04MonUnivers,
29:05il y a une offre
29:06qui est un peu plus stratégique,
29:09enfin,
29:09sur la stratégie globale
29:11d'une entreprise,
29:11c'est ça ?
29:12Oui, c'est ça.
29:13Donc,
29:14ce qui est assez intéressant,
29:15c'est que notre rapprochement,
29:16déjà,
29:17c'est le fruit d'une collaboration
29:18qui n'était pas capitalistique
29:20au préalable.
29:21Ça vous arrivait déjà
29:22de bosser ensemble
29:22sur des projets ?
29:24CIDIES,
29:24c'est 25 ans,
29:25MonUnivers,
29:26c'est 20 ans,
29:27ÉCODEV,
29:28c'est 15 ans.
29:29Et donc,
29:30du coup,
29:30on évoluait ensemble
29:32dans un écosystème
29:34de proximité
29:35et on avait déjà fait
29:36des attelages
29:37sur des dossiers
29:37qui étaient hyper intéressants.
29:39Et puis,
29:40le fait de s'apprécier
29:42aussi relationnellement
29:43nous a permis,
29:44à un moment donné,
29:44de souhaiter faire le grand saut
29:46et puis de nous unir
29:47au sein du groupe EPSA.
29:49Jusqu'où ça va
29:49quand vous travaillez
29:51avec une entreprise ?
29:52Est-ce que ça peut aller
29:52jusqu'à un changement
29:53de modèle économique ?
29:55Alors,
29:55c'est ce qu'on essaie de faire.
29:56On essaie de le faire.
29:58Alors,
29:58les phases de sensibilisation,
29:59tout ça,
30:00c'est toujours le cas.
30:01Mais on ne s'adresse jamais
30:02de la même manière
30:03parce que les problématiques
30:04ne sont pas les mêmes.
30:05si on parle
30:05à un grand groupe coté
30:06qui a déjà des obligations
30:07depuis longtemps,
30:08chez qui c'est très structuré.
30:10Une ETI familiale
30:12qui a bien compris
30:13qu'il était aussi important
30:14de transmettre
30:15et donc d'avoir une vision
30:16à long terme
30:17que de faire du chiffre
30:18à court terme
30:19et qui n'a pas d'obligation
30:21ou en partie
30:22de reverser des dividendes
30:23à très court terme.
30:24Et puis après,
30:25une grosse PME
30:26qui elle aussi a dans sa logique,
30:28alors qui tient bien
30:28ses usines par ailleurs,
30:29mais qui a aussi cette logique
30:30de devoir
30:31répondre présent
30:33dans les cahiers
30:35des charges
30:36que vont transmettre
30:37les donneurs d'orne,
30:38qu'ils soient publics
30:39ou privés.
30:40Le rating,
30:41le scoring
30:42de ces indicateurs
30:44ESG
30:44dans les appels d'offres
30:45est de plus en plus important.
30:46Donc,
30:46on les accompagne
30:47sur toute cette dimension-là.
30:48On les accompagne
30:49de la structuration
30:50de leurs enjeux,
30:52de la mise en mots
30:52de leurs enjeux,
30:53de la formation
30:54et puis ensuite
30:54du pilotage
30:55dans les métiers
30:56et dans la chaîne
30:56de valeur
30:56jusqu'à l'exercice
30:58extrêmement codifié
30:59du reporting
31:00extra-financier.
31:02Je ne sais pas
31:03si vous avez des exemples,
31:04si vous pouvez les citer,
31:05mais vraiment
31:06de twists
31:06d'entreprises
31:08qui ont vraiment
31:08radicalement
31:09changé leur modèle
31:10ou qui sont en train
31:11de le faire basculer.
31:12Oui,
31:13il y en a.
31:14Je peux vous donner
31:14des exemples.
31:15Le groupe La Poste,
31:16par exemple,
31:17il y a eu un effondrement
31:18dans ces dernières années
31:19de 80,
31:20peut-être même 90%
31:21aujourd'hui
31:21du courrier
31:22parce que tout
31:23s'est digitalisé.
31:25On s'est bien rendu compte
31:26au moment du Covid
31:26le basculement
31:28entre le papier
31:31et le digital.
31:32On voit bien
31:33que malgré tout,
31:35La Poste a réussi
31:36à garder
31:36tous ses collaborateurs
31:38en changeant,
31:39en faisant pivoter
31:40tout doucement
31:41son modèle d'affaires
31:41vers des métiers
31:42de proximité,
31:43vers du colis
31:44et que sur ce sujet
31:46du colis,
31:48ils ont continué
31:49à se transformer
31:50en décarbonant
31:51leurs activités.
31:52Enjeux de logistique.
31:54Exactement,
31:54de supply chain,
31:55de logistique
31:55et tout ça,
31:56ils l'ont fait
31:56en décarbonant
31:57avec toujours
31:58beaucoup plus de proximité
31:59dans l'intention
32:00d'offres de services.
32:01Du coup,
32:01il y a des entreprises
32:02qui le font.
32:03On voit bien aussi
32:04sur des grands groupes hôteliers,
32:06je pourrais parler
32:07d'Accord aussi,
32:08qui est confronté
32:09à différents sujets
32:10mais la crise du Covid
32:11leur a montré
32:12que quand on mise
32:14uniquement sur une clientèle
32:16qui vient du bout du monde,
32:17du jour au lendemain,
32:18on n'a plus de clients
32:19et donc du coup,
32:20il faut recréer
32:20des lieux de vie,
32:21de l'ancrage local
32:22et donc du coup,
32:23on a vu aussi
32:24que les hôtels,
32:26le lifestyle
32:27qui était grandissant
32:29dans le positionnement
32:30des hôtels
32:31est une preuve
32:32de ce changement
32:33de modèle
32:33et pour autant,
32:35en échange
32:36et en face,
32:37on a aussi
32:37un investissement
32:39dans le super luxe
32:40parce qu'on sait très bien
32:40que ceux qui pourront
32:41s'offrir
32:42un transport
32:44et un trajet en avion
32:45dans quelques années
32:46seront ceux
32:47qui pourront se payer
32:48les hôtels
32:49les plus luxueux.
32:50Donc on voit bien aussi
32:51qu'on réfléchit
32:52un petit peu
32:52aux deux côtés,
32:54aux deux phases
32:55de la pièce.
32:56Alors, on va ouvrir
32:57un chapitre,
32:58on a commencé à l'évoquer
32:59mais vraiment
33:00sur la question
33:00du bilan extra-financier
33:02de la CSRD,
33:04vous dites,
33:04je vais vous citer,
33:05et si le reporting
33:06devenait bien plus
33:07qu'un exercice réglementaire,
33:09si on pouvait en faire
33:10le moteur
33:10du récit de transformation
33:11de l'entreprise
33:13derrière les tableaux de bord,
33:14il y a des histoires
33:15à raconter.
33:16Bien d'accord avec vous,
33:17sauf qu'on est dans une phase
33:19de réduction
33:21de l'ambition
33:22de ce règlement européen
33:25avec une CSRD
33:27moins ambitieuse
33:27qui va toucher
33:28beaucoup moins d'entreprises.
33:32Est-ce que c'est d'abord
33:32une mauvaise nouvelle
33:33ou est-ce qu'on peut aller
33:35au-delà, finalement ?
33:36Il ne faut pas confondre
33:37le bruit médiatique
33:38et la réalité.
33:38Oui, c'est pour ça
33:39que je vous pose la question.
33:39Je ne nie pas non plus
33:40qu'il y a une baisse d'activité
33:42dans nos cabinets.
33:43Il y a plein de choses,
33:44en fait.
33:45Alors, moi,
33:46je considère que le reporting
33:47c'est un exercice de lucidité.
33:49J'y reviens après.
33:50C'est une assurance-confiance
33:51qu'on donne à l'égard
33:53de plein de parties prenantes.
33:54Donc, si vous voulez,
33:55on y revient après,
33:55qu'ils soient les clients,
33:57les collaborateurs
33:57ou même les investisseurs.
33:59Dans le reporting,
34:00on peut aussi faire en sorte
34:02que c'est un produit
34:05d'incarnation de sa stratégie
34:06grand format.
34:07Donc, on peut raconter aussi
34:08la manière dont l'entreprise
34:10se transforme
34:10pour adresser
34:11les grands défis de demain.
34:13La durabilité,
34:15avant que ce soit...
34:16Donc, la durabilité,
34:17RSE, ESG,
34:18plan d'action plus mesure.
34:21Avant que ce soit
34:21un management de la data,
34:24personnellement,
34:25ce que je dis toujours
34:26à mes clients,
34:27c'est que c'est à la fois
34:27un socle culturel,
34:30du bon sens
34:31et une paire de lunettes
34:32pour voir l'avenir
34:34de sa performance économique
34:36avec sérénité.
34:38Quand on demande
34:40s'il est bon
34:41d'opposer la performance
34:43à la durabilité,
34:45ma première question,
34:46c'est de dire absolument pas
34:47parce qu'être responsable
34:48aujourd'hui,
34:48c'est de performer demain.
34:50Et donc, du coup,
34:51là aussi,
34:52quand je vous dis
34:52qu'on ne s'adresse pas
34:53de la même manière
34:54à des entreprises
34:55qui doivent rendre des comptes
34:57et de l'habitat
34:58à des actionnaires
34:59à 12 mois,
35:00ce n'est pas la même chose
35:01que quand on se projette
35:02dans l'avenir
35:03et qu'on veut transmettre.
35:03Mais pour l'instant,
35:06enfin voilà,
35:06il y a des entreprises
35:07qui se préparaient
35:08d'ailleurs
35:08et qui s'apprêtaient
35:09à publier
35:11un rapport,
35:14un bilan extra-financier
35:14et qui se disent
35:15finalement,
35:16je n'en ai plus besoin.
35:17Et qu'est-ce que
35:18vous leur conseillez ?
35:19Est-ce que vous leur conseillez
35:20de le faire quand même ?
35:21Parce qu'il y a notamment
35:23pour les PME
35:23la possibilité de le faire,
35:25du volontariat
35:26pour le faire.
35:27Vous dites,
35:28mais ça restera
35:30un atout
35:30pour répondre
35:33à des appels d'offres,
35:34pour convaincre
35:34des clients,
35:35des collaborateurs ?
35:36Alors déjà,
35:36on voit que nos clients
35:37nous suivent,
35:38on ne baisse pas le pavillon
35:39et sur le sujet
35:39du reporting,
35:40encore moins.
35:41Parfois,
35:41chez nos clients,
35:42s'il y a un truc
35:42qu'on garde,
35:43c'est ça.
35:44On arrête
35:45d'investir
35:45sur de la visibilité,
35:47etc.
35:47Mais le reporting,
35:49c'est vraiment
35:49l'héritage.
35:50On est sur un plateau.
35:52On n'est pas
35:53sur une décroissance,
35:54on est sur un plateau.
35:55On a eu l'habitude
35:55d'une croissance
35:56à deux chiffres.
35:57Ce n'est plus le cas.
35:58On est sur une remise
35:58en question
35:59qui est très saine.
36:00Selon moi,
36:01très saine.
36:01Je bosse sur ce sujet
36:03depuis 25 ans.
36:04J'ai vu le marché
36:05devenir une bulle.
36:06J'ai vu des gens
36:06se prétendre être
36:07ce qu'ils n'étaient pas.
36:09Il y a,
36:09et c'est à mon grand regret
36:11tout de même,
36:11une purge naturelle
36:13du marché.
36:14Les historiques
36:15et ceux qui ont ça
36:16comme mission
36:18et au fond d'eux-mêmes,
36:20résisteront
36:21et seront là.
36:22Ceux qui vont déserter
36:23les premiers,
36:23n'y croyez finalement
36:25pas tant que ça.
36:26Pour revenir au sujet
36:27du reporting...
36:28Oui,
36:29au-delà des cabinets
36:29de conseil,
36:30est-ce que ça représente
36:31pour l'économie européenne
36:34comme opportunité ?
36:36Parce qu'on peut le lire
36:38de deux façons différentes.
36:39Encore une fois,
36:39on peut se dire
36:40c'est la fin,
36:41ils l'ont mis au placard.
36:43La CSRD,
36:43on l'a mal employée,
36:44c'était un super outil.
36:46On en a fait
36:47un outil de reporting
36:48alors que ça devait être
36:49un outil de transformation.
36:50D'accord.
36:51Cet outil de transformation,
36:52c'était comment nous,
36:53dans un continent
36:54où on n'a pas
36:55d'énergie abondante
36:57et bon marché,
36:58on va devoir décarboner
36:59à vitesse grand V
37:00pour rester compétitif.
37:01Donc c'était une logique
37:02de pérennité
37:03des modèles d'affaires,
37:04de robustesse
37:04des modèles d'affaires,
37:05de souveraineté,
37:06dans une logique économique,
37:08de guerre économique.
37:09Donc de ce point de vue-là,
37:10c'est dommage
37:11qu'on ne l'ait pas pris
37:12sous cet angle-là,
37:13mais les entreprises cotées
37:14qui sont déjà soumises
37:15l'ont vu sous cet angle-là
37:16et font très bien le boulot.
37:18Pour les autres,
37:19et notamment les ETI,
37:20mais une fois encore,
37:21je le dis,
37:21il y a des patrons
37:22qui tenaient très bien
37:23leurs usines
37:23et qui, on a dit,
37:25toujours avec des normes,
37:26une gestion normative,
37:28ISO, etc.,
37:28de leurs usines,
37:29et qui on a dit
37:29vous allez devoir passer
37:31le baccalauréat de l'USG,
37:33on sait que vous êtes en CP,
37:34mais si vous donnez
37:35un certain montant
37:36à un cabinet de conseil,
37:37vous aurez votre diplôme.
37:38Ce n'est pas juste.
37:39On a été trop vite,
37:40trop fort,
37:41les normes sectorielles
37:42sont arrivées après,
37:43je ne leur jette pas la pierre.
37:45Nous, en tant que cabinet de conseil,
37:47on y voyait un bel océan bleu,
37:49on a recruté beaucoup de people,
37:51on n'a pas été très malins d'ailleurs
37:53parce qu'on a tous fait pareil,
37:54on s'est tous suivis
37:54dans la même trajectoire,
37:56et c'est rare de voir
37:58un tel alignement
38:00et de tous tomber
38:01dans le ravin en même temps.
38:02Mais on a recruté des people,
38:04d'ailleurs à prix d'or,
38:04parce que le marché
38:05était sous offreur.
38:06On a designé des méthodologies
38:08robustes,
38:09comme on est des bons cabinets de conseil,
38:11on l'a fait en chambre,
38:11on y a investi beaucoup de temps
38:13avant pouvoir
38:13d'être
38:15prêt
38:17à lancer notre activité,
38:18et puis
38:19des régulations.
38:21Et donc là,
38:22le marché se retourne
38:23sur une crêpe,
38:23mais le plus grave,
38:25c'est que ça a donné
38:26à ce moment-là
38:27le droit à plein de gens
38:28de dire
38:29je ne suis pas d'accord en fait,
38:30puisqu'en fait,
38:31les pouvoirs politiques
38:31se désengagent,
38:33et bien du coup,
38:33moi ça m'autorise
38:34à dire non.
38:35Et puis,
38:36en parallèle...
38:36Donc ce mouvement continue.
38:38Ce mouvement continue,
38:39oui,
38:39ce mouvement surtout,
38:40il est...
38:42L'écologie,
38:42c'est aussi un totem
38:43d'une certaine radicalité politique
38:45qu'on voit grandir en France,
38:47que je ne commenterai pas,
38:48que je ne citerai pas.
38:49Et puis,
38:50à l'autre extrême,
38:51on a aussi préempté
38:53ce sujet
38:53de la transition écologique,
38:55et ça,
38:55c'est pas bon non plus.
38:56Ça devrait être
38:57un socle commun
38:58à toutes les politiques,
38:59partisanes ou pas,
39:01et c'est le socle
39:03non négociable
39:05et rassurant
39:07qui devrait permettre
39:07au pays ensuite
39:08de se transformer.
39:08Alors,
39:09vous avez évoqué
39:09cette question
39:10de performance économique
39:11et de durabilité,
39:12c'est justement le thème
39:13que Thibaut Gouache,
39:16le président du groupe Evren,
39:17qui était à votre place
39:17la semaine dernière,
39:18a choisi...
39:19Je le salue.
39:19...d'évoquer.
39:20Voici sa question.
39:22Bonjour Nicolas.
39:24Pour 2026,
39:25ce qui m'intéressait
39:26en ce début d'année,
39:27c'est comment vous arrivez
39:28à convaincre vos interlocuteurs
39:30que c'est possible
39:31d'allier performance économique
39:33et durabilité ?
39:35Est-ce que c'est plus difficile
39:36en ce moment ?
39:38Une fois encore,
39:39je vous le dis,
39:39oui, c'est plus difficile.
39:41C'est plus difficile
39:42parce qu'on est
39:43dans une polycrise.
39:44Oui.
39:45C'est pas conjoncturel,
39:46c'est quelque chose de...
39:47Moi, j'y vois quelque chose
39:49de plus culturel,
39:50de mondial.
39:51Il y a...
39:52Alors, effectivement,
39:54outre-Atlantique,
39:55des contre-pouvoirs
39:57qui s'organisent,
39:58mais même politiquement
39:59en France.
40:00Je veux dire,
40:00à un moment donné,
40:01quand on doit limiter
40:03ses investissements
40:03et faire preuve de prudence,
40:05il y a quelques investissements
40:06que parfois,
40:08on estime,
40:09chez des entreprises
40:09de taille plus réduite,
40:11non stratégiques,
40:13que sont le marketing,
40:14la communication,
40:14peut-être aussi
40:15la transition écologique.
40:18Mais,
40:18à ces patrons,
40:21moi,
40:21je leur dirais
40:22ce que je vous ai déjà dit
40:23tout à l'heure
40:24et que je martèle,
40:25être responsable aujourd'hui,
40:27c'est être performant demain.
40:28C'est une question
40:28de proportionnalité,
40:30en fait.
40:32Quand vous demandez
40:34comment on peut aligner
40:35performance économique
40:36et durabilité,
40:38ça revient à dire
40:38comment on peut aligner
40:40performance économique
40:41et pérennité
40:41de son modèle d'affaires.
40:42Comment on peut aligner
40:43performance économique
40:44et impact environnemental
40:47ou empreinte sociale
40:48positif.
40:49et donc,
40:50du coup,
40:51en réalité,
40:52il faut savoir
40:52que la durabilité,
40:53elle a des vertus
40:53partout.
40:55Quand vous parlez
40:56à vos clients,
40:58vos clients
40:59attendent de vous
40:59que vous soyez
41:00un partenaire fiable
41:00et responsable
41:01parce que,
41:02par capillarité,
41:03ça va remonter
41:03dans leurs propres indicateurs.
41:05Et puis,
41:06quand vous êtes
41:07un collaborateur,
41:09que ce soit
41:09pour votre marque employeur,
41:11que ce soit
41:11pour les élites
41:12que vous voudrez recruter,
41:13et pas celles
41:13qui viennent spontanément
41:14envers vous,
41:15mais celles qui attendent
41:15de vous
41:15que votre entreprise
41:16contribue aux grands défis
41:17de demain,
41:18au pluriel,
41:18sociaux,
41:19sociétaux,
41:19environnementaux,
41:21mais quand bien même
41:21pour des objectifs
41:24de rétention
41:24de vos collaborateurs,
41:26confort du collaborateur,
41:28du VT,
41:29fierté de travailler
41:30dans une entreprise
41:31alignée
41:31sur les grands défis
41:33sociétaux,
41:34et puis projection
41:35aussi dans l'avenir,
41:37et bien du coup,
41:37tout ça,
41:38c'est des logiques
41:38de rétention.
41:40Et puis,
41:40le troisième volet,
41:41c'est les investisseurs.
41:42Et là,
41:42je suis bien placé
41:42parce que EPSA,
41:44et je représente
41:45ces enjeux
41:48chez EPSA
41:49auprès de nos investisseurs
41:50et auprès de nos banques,
41:52c'est une assurance-confiance.
41:53C'est une assurance-confiance.
41:54Ce terme-là,
41:55vous l'avez employé
41:55déjà tout à l'heure,
41:56assurance-confiance,
41:57qu'est-ce que vous mettez derrière ?
41:57Assurance-confiance,
41:58c'est qu'on est dans un monde vulnérable,
42:00on est dans un monde instable,
42:01on est dans un monde illisible.
42:03Avant,
42:03on avait une croyance
42:04dans un monde
42:05de croissance linéaire
42:08ou des organisations décidées.
42:10Tout était assez commun
42:12et assez clair
42:13dans la manière
42:14dont on pilotait le monde
42:15et dont on pilotait
42:17son économie.
42:20Aujourd'hui,
42:21on est dans un monde,
42:22comme on dit,
42:23vu cas,
42:24volatile,
42:24incertain,
42:25complexe ambigu,
42:26impossible de naviguer
42:27à plus de quelques mois.
42:29Et aujourd'hui,
42:30la durabilité,
42:32c'est clairement
42:33un socle de réassurance
42:35pour les investisseurs.
42:36C'est clairement
42:37un socle sur lequel
42:39on va pouvoir appuyer
42:40la croissance d'une entreprise
42:42parce que ça,
42:42c'est de l'ordre de la stabilité.
42:45Les investisseurs
42:46veulent investir
42:47dans une croissance
42:48et une performance
42:49qui est durable.
42:50Et donc ça,
42:50ça les rassure.
42:51Ça, c'est un socle.
42:52On ne construit pas sur du sable,
42:54on construit sur une dalle
42:55bien solide.
42:56Et en matière de communication,
42:59il y a parfois,
43:01je ne sais pas
43:01si c'est toujours vrai aujourd'hui,
43:02mais on a plusieurs fois
43:05reçu dans cette émission
43:07des entreprises
43:07qui disaient
43:08mais on fait des choses bien,
43:10on n'ose pas trop en parler.
43:11Est-ce que ça existe encore ?
43:12Oui, ça existe.
43:13Alors, il y a des logiques
43:14de green hiding
43:16et qu'effectivement,
43:18parfois,
43:19on le fait
43:20pour ne pas détruire
43:21le rêve
43:22que la marque
43:23est en train de construire.
43:24Mais surtout,
43:26aujourd'hui,
43:27il y a un petit désinvestissement
43:28dessus
43:28pour des raisons,
43:30à mon avis,
43:30financière.
43:32Mais la grande majorité
43:33des entreprises
43:34ont déjà,
43:36en tout cas,
43:36celles qui sont engagées
43:37depuis longtemps,
43:37ont déjà rendu soluble
43:39le discours de la durabilité
43:40dans le discours corporate.
43:42Ça, ce sont les gens
43:42qu'on accompagne
43:43qui ont un certain niveau
43:44de maturité sur le sujet.
43:46Pour autant,
43:47nous aidons encore
43:48d'autres entreprises
43:49à construire le récit
43:51de leurs engagements RSE.
43:52Ça veut dire
43:52qu'il faut former
43:53encore des équipes
43:55de communication
43:55à ces enjeux RSE ?
43:57Il y a des agences spécialisées
43:58comme les CDS
43:59qui travaillent dessus
43:59depuis 25 ans.
44:00Nous, on est pionniers
44:01en la matière.
44:02Donc, on a co-construit
44:03des méthodologies
44:04d'intelligence collective
44:05qui permettent
44:05de légitimer.
44:06Et alors,
44:07en ce moment,
44:08c'est assez drôle
44:08parce qu'on revient
44:10à des formes
44:12d'intelligence collective
44:13que nous n'avons plus connues
44:14ces dernières années
44:15parce que le sujet
44:16était OK
44:17et qu'il fallait avancer
44:18et que le livrable
44:19importait plus
44:19que la manière
44:20dont on le construisait.
44:22Aujourd'hui,
44:23on voit dans les entreprises
44:24qui sont des petites sociétés
44:25dans la société
44:26une polarisation aussi
44:28des opinions
44:29et donc des comportements
44:30de plus en plus résistants
44:31qui reviennent.
44:32Et donc,
44:33on nous demande aujourd'hui
44:34beaucoup d'ateliers,
44:36beaucoup d'écoutes actives,
44:37d'ateliers,
44:37de concertations
44:38pour arriver à produire
44:39des narratifs
44:40qui trouvent
44:41à un moment donné
44:41de la construction
44:44sur le dissensus
44:45et dans la friction
44:45pour faire tenir
44:47des récits,
44:47ce que nous,
44:48on appelle le grand récit.
44:49Je viens de sortir
44:49un essai sur le sujet
44:50du grand récit
44:51que j'ai appelé
44:52l'art de relier
44:53et ça n'est pas pour rien
44:54parce qu'aujourd'hui,
44:55on est vraiment
44:55dans une société
44:56qui se fragmente,
44:57qui se fracture
44:58et on doit pouvoir réussir
44:59à coproduire
45:01des récits
45:01qui nous tiennent debout,
45:02qui permettent
45:03de recréer,
45:04retisser de la vision,
45:06du lien
45:06et du langage commun.
45:09Oui,
45:09et de sortir
45:10de cet antagonisme politique
45:13dont vous parliez
45:14tout à l'heure,
45:15que cet enjeu
45:17de transformation,
45:18de transition environnementale,
45:20ça devrait être,
45:21je vous dis,
45:21une sorte de bien commun,
45:22d'enjeu collectif,
45:24sauf que c'est devenu
45:25un enjeu
45:26de bagarre politique.
45:28Oui,
45:28alors je ne voudrais pas
45:28me lancer
45:29dans le sujet
45:29de la politique.
45:30Non,
45:30mais c'est d'autant
45:32plus important
45:33de porter
45:34ces arguments-là
45:36parce que
45:37ça peut avoir,
45:38j'imagine,
45:39des conséquences
45:39pour un business
45:40comme le vôtre,
45:40une entreprise
45:41qui va hésiter,
45:42je reste sur la communication,
45:44à finalement porter,
45:46assumer son action
45:47environnementale
45:48en se disant
45:48mais si je dis
45:50que je,
45:51je n'en sais rien,
45:53je source mon énergie,
45:55énergie renouvelable,
45:56éolienne,
45:57je vais peut-être
45:58avoir telle politique
45:59dans la région
46:00de telle usine
46:00qui va me dire
46:01mais les éoliennes
46:01on ne l'en veut pas.
46:02Vous voyez ce que je veux dire ?
46:02C'est presque un engagement
46:03politique de la part
46:04d'une entreprise
46:05de parler de son action
46:06environnementale.
46:07Alors là-dessus,
46:07j'ai quelque chose
46:08à vous dire
46:09qui m'anime
46:10depuis quelques semaines
46:11parce que c'est vraiment
46:12mon objectif de l'année.
46:14C'est,
46:15on a vu ce marché
46:16se normer,
46:18s'industrialiser,
46:20la norme de la CSRD
46:21en a fait partie,
46:23donc tout ce qui
46:26se standardise
46:27s'industrialise,
46:29contribue à détruire
46:31le rêve.
46:32On a pendant des années
46:34couru après un grand rêve,
46:36l'accord de Paris,
46:371.5 au-dessus,
46:38il fallait les respecter,
46:39on avait un objectif
46:40collectif.
46:41Et puis en même temps
46:42c'était hyper excitant
46:43parce qu'on apprenait
46:43tous en même temps,
46:45on construisait,
46:46on explorait
46:46et aujourd'hui maintenant
46:48on nous demande
46:49essentiellement
46:50de remplir des cases
46:51et des datas.
46:51Notre métier à nous,
46:53communiquant,
46:53avec ma casquette
46:54de patron de l'agence
46:56et de rendre à nouveau
46:58la durabilité désirable.
47:01Et donc c'est là-dessus
47:02qu'on va devoir travailler
47:03je crois
47:03et toute notre corporation
47:05doit travailler
47:06sur ce sujet
47:07et ça va passer
47:08à mon avis
47:09surtout
47:10par travailler
47:11le champ culturel
47:12pour essayer
47:14de refaire,
47:16de reconnecter
47:17les attentes
47:19de l'externe
47:19avec la pression
47:20de l'interne,
47:21l'émotionnel,
47:22le rationnel,
47:23le terrain,
47:23le comex,
47:24tous ces enjeux-là
47:26finalement forment
47:27un grand tout
47:28qui est assez déconnant
47:30en ce moment
47:31mais qu'on va essayer
47:32de...
47:32On est au chevet
47:33du lien social.
47:34Oui,
47:34une belle formule.
47:36Et alors,
47:37quel rôle vous jouez
47:37à l'intérieur du groupe EPSA
47:39pour porter finalement
47:40aussi cette logique
47:42de transformation,
47:43de durabilité,
47:44de trajectoire carbone
47:46au sein d'un groupe
47:48qui est quand même
47:49un groupe imposant,
47:505000 collaborateurs ?
47:51Oui,
47:51alors le groupe EPSA
47:52nous a intégrés
47:56il y a déjà de ça
47:57trois ans
47:58avec un objectif
47:59déjà à l'époque
48:00qui était que
48:01nous conduisions
48:02toujours nos missions
48:03de conseil
48:03et de transformation
48:04chez des clients
48:04mais que nous devenions
48:07aussi le fil rouge
48:08de l'ensemble
48:09des métiers du groupe
48:11qui est aujourd'hui
48:11une quarantaine
48:12d'offres de services
48:13différentes
48:13et nous,
48:14notre métier,
48:15maintenant,
48:16ça va être
48:16de prendre en charge
48:17donc depuis cette année,
48:18nous prenons l'intégralité.
48:20On a beaucoup collaboré
48:21avec Cédric Laroyenne
48:23qui était l'animateur
48:25du département
48:26d'engagement du groupe.
48:28Maintenant,
48:28nous reprenons
48:28l'intégralité
48:29des sujets
48:31de durabilité
48:32du groupe EPSA
48:32dans notre ligne
48:33de métier
48:33sur deux sujets.
48:35Le premier sujet,
48:35c'est l'exemplarité.
48:37Être exemplaire,
48:38c'est la caution
48:40pour...
48:41la caution confiance
48:42pour nos partenaires métiers
48:44dans lesquels
48:44on va rentrer
48:45les logiques
48:45de compliance
48:46et puis ensuite,
48:47il y a un autre sujet
48:48dont j'aimerais vous parler
48:48mais je ne pourrais pas
48:49en parler trop
48:49parce qu'il est encore embryonnaire
48:51chez nous,
48:51on le lance au mois de février.
48:52C'est un sujet
48:53de transformation
48:53de certaines lignes
48:54de nos métiers.
48:56Sur le sujet
48:56d'exemplarité,
48:58et vous l'avez peut-être vu,
48:59on a publié déjà
49:00l'année dernière
49:00notre premier rapport
49:01de durabilité,
49:02audité volontairement.
49:05On n'a pas attendu la norme
49:06parce qu'une fois encore,
49:07pour nous,
49:07le reporting,
49:08c'est un exercice
49:08de lucidité,
49:09et donc du coup...
49:11Ça veut dire quoi ?
49:11Des objectifs
49:12de réduction
49:12d'émissions carbone,
49:14de sourcing
49:14de l'énergie ?
49:16Alors sur l'environnement,
49:17effectivement,
49:17le plus gros sujet
49:18chez nous,
49:19c'est le climat.
49:19On a une stratégie climat
49:22à maturité
49:23avec un objectif
49:24d'ici 2030
49:25de 52%
49:26en intensité
49:27de réduction
49:27de notre impact,
49:29avec un objectif
49:30de la neutralité
49:31de l'énergie
49:31que nous consommons
49:32et puis avec,
49:34je pense,
49:34les achats
49:35comme levier principal
49:36de décarbonation.
49:38Ce sujet,
49:39il est bien traité.
49:40Nous avons même
49:41des galons
49:41qui valident
49:42un peu notre trajectoire,
49:43notamment le CDP
49:44où on a une note de B
49:45qui est une assez bonne note.
49:47Et puis après,
49:47en même temps,
49:48on a aussi,
49:49dans les galons
49:50à ce niveau-là,
49:51sur les sujets
49:52d'exemplarité,
49:55confirmé cette année
49:56notre note
49:57de 83 sur 100
49:59sur le standard
50:01ECOVADIS
50:02qui nous met
50:02dans le top 1%
50:04avec une certification
50:06Platinum.
50:08Sur les sujets sociaux
50:09que je ne traite pas,
50:11qui sont pris,
50:11donc les sujets
50:12d'empreintes sociales,
50:13c'est hyper important
50:14parce que notre premier capital,
50:16nous,
50:16on est une licorne du conseil,
50:17donc on n'a que des people
50:18très majoritairement,
50:20notre capital,
50:21il est humain.
50:23Donc veiller
50:23à une performance sociale,
50:25c'est s'assurer
50:25de notre performance économique.
50:26L'inverse serait dramatique
50:28et très contre-productif.
50:30Donc là-dessus,
50:30c'est très bien géré,
50:31on gère ça en bon père de famille,
50:33on est déjà à parité
50:34sur l'ensemble
50:35de nos 5000 collaborateurs,
50:38on a des sujets de QVT,
50:39des sujets d'inclusion,
50:40de santé mentale,
50:41de diversité,
50:42on a des sujets
50:43de formation,
50:44EPSA Campus
50:44qui porte de très beaux fruits,
50:47et tout ça,
50:47on l'a logé
50:48dans un programme
50:48qui s'appelle
50:49Harmony at Work
50:50qui a été lancé
50:51début 2025
50:52et qui va continuer
50:53de s'étendre
50:53sur l'ensemble du groupe.
50:55Après,
50:55il y a le sujet
50:55de la gouvernance,
50:56donc l'ESG
50:57c'est géré
50:58au plus haut niveau,
50:59c'est géré au board,
51:00je le représente
51:01au Global Management Committee
51:03et la gouvernance,
51:05moi j'aime bien dire
51:06que c'est
51:07l'architecture invisible
51:08de la confiance
51:08et donc
51:10il faut qu'on soit
51:11dans un dialogue permanent
51:12avec les associés du groupe,
51:13on est 100,
51:14avec nos partenaires sociaux,
51:16avec nos partenaires financiers,
51:18avec nos clients,
51:19avec nos prestataires
51:20que nous intégrons
51:21dans notre dynamique
51:22pour que tout soit
51:24bien organisé,
51:25bien traité,
51:26bien géré.
51:27Merci beaucoup
51:27Nicolas Perdery
51:28et à bientôt
51:29sur Be Smart Fortune,
51:30c'est l'heure
51:30de notre rubrique
51:32Startup et Innovation
51:34tout de suite.
51:40Smart Ideas,
51:41la bonne idée du jour,
51:42elle est signée
51:43Marin Champenois,
51:44bonjour,
51:44bienvenue.
51:45Bonjour Thomas.
51:45Vous êtes cofondateur,
51:47le patron d'Up&Charge
51:48créé en 2021
51:49avec quatre autres fondateurs,
51:51sur quelle idée ?
51:52C'est quoi Up&Charge ?
51:53Up&Charge,
51:54c'est une borne de recharge
51:55par induction
51:55pour les véhicules électriques.
51:57Donc on connaît tous
51:58l'induction,
51:59soit dans sa cuisine,
52:00soit pour le téléphone.
52:01Là c'est pareil,
52:02mais on parle de recharge
52:03de voiture,
52:04de bus ou de camion.
52:05Donc sans câble,
52:07on est bien d'accord,
52:07l'induction,
52:08il n'y a pas de câble.
52:09On se gare et ça charge.
52:10Aussi efficacement
52:11qu'avec un fil électrique,
52:14avec un câble ?
52:14Alors c'est même plus performant.
52:16On a deux types de bornes,
52:17on va avoir de la recharge lente
52:18en courant alternatif
52:19et des recharges rapides
52:21plus en courant continu.
52:23Et il faut savoir
52:24que quand on charge
52:24en courant alternatif,
52:25on a des pertes
52:26liées à la conversion
52:27de la charge
52:28dans le véhicule
52:29et nous en fait
52:30on n'a pas ces pertes-là.
52:31Donc on a un meilleur rendement
52:32par rapport à une recharge lente.
52:34Quel type de véhicules
52:35peuvent utiliser
52:36les bornes à induction
52:38que vous proposez ?
52:39Est-ce que toutes les voitures
52:40peuvent le faire ou pas ?
52:42Alors tous les véhicules
52:43peuvent se recharger
52:44par induction.
52:45On rajoute uniquement
52:46ce qu'on appelle
52:47un kit à induction.
52:48Donc en fait c'est un vinyle
52:48qu'on rajoute
52:49chez un professionnel
52:50de l'automobile
52:51lors de sa révision
52:52ou lorsqu'on vient
52:53d'acquérir le véhicule.
52:54Et derrière on peut charger
52:55par câble
52:56ou par induction.
52:57Quels avantages
52:58cette recharge
53:00par induction
53:00elle a
53:01avec les bornes traditionnelles
53:03qu'on voit tous
53:03dans nos immeubles
53:05ou sur nos autoroutes ?
53:07Alors nous à court terme
53:07on cite plutôt
53:08les entreprises,
53:09les professionnels
53:10et le principal avantage
53:11ça peut être
53:12sur des flottes
53:13en autopartage
53:13où on peut avoir
53:14des oublis de recharge,
53:16aussi de la détérioration
53:17de matériel
53:17avec des employés
53:19qui peuvent effectuer
53:20des manœuvres
53:20et impacter
53:21les infrastructures,
53:23les câbles évidemment.
53:25Aussi pour les personnes
53:26à mobilité réduite.
53:27Donc on pense souvent
53:28aux personnes handicapées
53:28mais il y a aussi
53:29les blessés,
53:30les femmes enceintes,
53:30les seniors.
53:32Concrètement on fait comment
53:33pour aller chercher
53:35le bon câble,
53:36le démêler,
53:36brancher,
53:37badger,
53:38c'est compliqué.
53:39Donc là ça vient
53:40vraiment simplifier
53:41tout cet usage-là.
53:43Et également
53:44un enjeu
53:45par rapport
53:45à la recharge
53:46dans les véhicules
53:47c'est que
53:47quand on achète
53:49le véhicule
53:49on achète
53:49un chargeur embarqué
53:50avec une certaine puissance
53:51mais on peut être
53:52du coup limité
53:53par cette puissance.
53:54Et nous en fait
53:54on peut aller
53:55jusqu'à 24 kW
53:56pour faire très simple
53:58on peut faire
53:58du 20-80%
53:59du véhicule
54:00en 1h15 à 1h20.
54:02Effectivement
54:03la question de la rapidité
54:04de l'achat
54:04est toujours très importante.
54:05Créée en 2021
54:06vous allez fêter
54:08vos 5 ans d'existence.
54:09Vous en êtes où
54:09du développement
54:10d'Open Charge ?
54:11Alors nous
54:12on a déjà déployé
54:13pour une collectivité
54:14telle que
54:1550 ans d'Yvelines
54:16depuis un peu plus
54:17d'un an
54:18et également
54:18pour le ministère
54:19de l'Intérieur
54:20donc pour une gendarmerie.
54:21C'est des cas d'usage
54:22assez différents
54:23pour 50 ans d'Yvelines
54:24c'est plus
54:24dans une logique
54:25d'avoir des bornes
54:26à terme
54:26sur la voirie
54:28où il n'y aura pas
54:28de risque de vandalisme
54:29ça c'est un premier volet
54:31et le deuxième volet
54:32c'est plus
54:33pour le ministère
54:33de l'Intérieur
54:34où lorsque
54:35les forces armées
54:36doivent partir
54:37en intervention
54:37si elles doivent penser
54:38au giro
54:39au câble
54:40etc.
54:40ça devient compliqué.
54:41Donc on a fini
54:44ces déploiements là
54:45l'expérimentation évolue
54:47au quotidien
54:48et là
54:49on passe sur
54:50deux types de partenariats
54:51notamment avec NGE
54:52Donc là on est dans
54:53un partenariat privé
54:54c'est ça ?
54:55Et donc le partenariat
54:56avec NGE
54:57il est très intéressant
54:58en fait on a intégré
54:59le cercle d'innovation
55:00c'est un partenariat
55:01win-win
55:02où ils vont nous pousser
55:04dans des appels d'offres
55:05nous lorsqu'on a
55:06des interactions
55:06avec des flottes
55:07privées
55:08ou publiques
55:09derrière
55:09on passe aussi
55:11par eux
55:11pour la partie
55:13d'installation
55:13et l'avantage
55:15de passer par eux
55:16c'est qu'il y a toujours
55:16un board d'experts opérationnels
55:19qui peuvent nous relayer
55:19au sein des bonnes directions
55:21Alors dans ce passage
55:23à l'échelle
55:24il y a eu une levée de fonds
55:25oui, non
55:26quel montant ?
55:27On a fait trois
55:28on a fait trois levées de fonds
55:29en fait ce qui est très très beau
55:30c'est que c'est un produit
55:32qui plaît
55:33aussi aux particuliers
55:34en fait on se projette
55:35en se disant
55:35j'ai un véhicule électrique
55:36où je souhaite en acquérir un
55:38l'infrastructure de recharge
55:40c'est quand même complexe
55:41avec le câble etc
55:42je veux me simplifier la vie
55:43pourquoi je dis ça ?
55:44Je dis ça parce qu'aujourd'hui
55:45on a mille investisseurs particuliers
55:47alors ils sont dans des holdings
55:48enfin mille personnes en direct
55:49ça serait compliqué à gérer
55:50mais on a mille personnes
55:52qui croient en nous
55:53et ils n'ont pas un rôle
55:54de sleeping partner
55:55ils nous aident au quotidien
55:56pour nous aider à nous développer
55:58Avec des retours d'expérience
55:59en quelque sorte ?
56:00Avec des retours d'expérience
56:01avec des introductions
56:02en nous challengeant
56:03en nous poussant aussi
56:05auprès de partenaires et clients
56:06donc c'est un vrai réseau
56:08en fait qui s'est créé
56:09pour nous aider
56:10à passer à l'échelle
56:11Merci beaucoup
56:12Marin Champenois
56:13et bon vent
56:14à Open Charge
56:15voilà c'est la fin
56:16de ce Smart Impact
56:18merci à toutes et à tous
56:19de votre fidélité
56:20à la chaîne des affaires
56:21à l'Esmart4Change
56:22salut
56:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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