- il y a 3 mois
Mardi 26 mai 2026, retrouvez Alexandre Hervaud (Responsable éditorial, 100 Transitions), Baptiste Mulot (Directeur général, Beauval Nature), Nicolas Ponson (Fondateur associé, groupe Redman), Patrick Peters (cofondateur, Spark Cleantech) et Patrick Thaunay (cofondateur, Plastic Vortex) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Nicolas Ponçon, le cofondateur du groupe Renman, qui sera l'invité du grand entretien
00:20tout à l'heure, 26 minutes,
00:22pour découvrir ce développeur immobilier indépendant certifié Bicorp qui se définit comme un promoteur urbain et durable.
00:29Mais d'abord, je reçois Baptiste Mulot, le directeur général de Beauval Nature, c'est l'association de conservation des
00:36espèces menacées et de la biodiversité créée par le zoo au parc de Beauval.
00:39Transitions urbaines, c'est notre rubrique mensuelle consacrée à l'attractivité des territoires, une ville et une entreprise emblématique choisie
00:48par Alexandre Hervaud,
00:48qui nous emmène aujourd'hui à Toulouse pour découvrir Plastique Vortex.
00:52Et puis, comme chaque jour, on met une startup à l'honneur, je vous présenterai Spark Clean Tech, qui propose
00:57une solution de décarbonation des industries lourdes.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:08Smart Cause, c'est notre rubrique mensuelle pour mettre en avant une association en partenariat avec DIFT,
01:14la plateforme de générosité qui aide des centaines d'associations vérifiées à collecter les dons à la fois grâce aux
01:20mécénats d'entreprise
01:20et à des campagnes de collecte grand public.
01:23Alors aujourd'hui, je vous présente Beauval Nature, on est avec son directeur général, Baptiste Mulot, qui est avec nous
01:28en duplex.
01:30Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:33Je veux bien, on parlera du partenariat avec DIFT tout à l'heure, évidemment, mais d'abord, présentez-nous Beauval
01:37Nature.
01:39Bonjour déjà, merci beaucoup de me recevoir.
01:41Beauval Nature, c'est une association qui a été créée il y a une quinzaine d'années par le zoo
01:46au parc de Beauval, par les fondateurs du zoo au parc de Beauval.
01:48Et l'idée de l'association, en fait, c'est de s'occuper de toute la partie conservation in situ,
01:53donc la conservation sur le terrain, dans le milieu de vie des animaux.
01:56Et puis toute l'activité recherche, en fait, recherche toujours autour de la biodiversité et de la protection de la
02:01biodiversité.
02:03Quels sont les liens avec le zoo au parc de Beauval, au-delà de la volonté des créateurs de lancer
02:10cette association il y a 15 ans ?
02:12Alors déjà, en fait, l'idée, c'est que le zoo et l'association, à eux deux, remplissent les différentes
02:19missions des parcs zoologiques,
02:20qui sont justement la conservation ex situ, in situ, la recherche et l'éducation.
02:24Et donc, nous, on est une association loi 1901, reconnue d'intérêt général, et on a une vingtaine de salariés.
02:31Et on répond, en fait, à certaines de ces missions-là, en ayant et des programmes de conservation propres, et
02:37des programmes de recherche propres,
02:38et aussi en supportant, en finançant des programmes de conservation sur le terrain et des programmes de recherche.
02:45Et donc, on collabore avec le zoo, puisqu'il y a un certain nombre de programmes, par exemple, qui vont
02:48être liés à des espèces qui sont présentées au zoo au parc de Beauval,
02:52et donc dans le cadre de la conservation ex situ, large de Noé,
02:55mais pour lesquelles on va aussi nous soutenir des programmes sur le terrain, pour s'assurer que l'espèce, dans
03:01son milieu naturel, en fait, puisse continuer à vivre et à survivre.
03:05Et certaines fois, quand même, c'est nécessaire, dans ces cas-là, en fait, on va collaborer ensemble entre le
03:10zoo et l'association,
03:11de manière à réintroduire des animaux dans le milieu sauvage.
03:14Justement, c'était ce que j'allais vous demander, peut-être parce que c'est des histoires qui sont assez
03:17géniales à raconter,
03:19la dernière fois que vous vous êtes retrouvés, justement, à réintroduire,
03:22c'est-à-dire que ce n'est pas si courant, mais à réintroduire un animal dans son milieu d
03:26'origine,
03:26il faut prendre beaucoup de précautions, si je me souviens bien.
03:29Alors, ce n'est pas si courant, et puis en fait, malgré ce qu'on peut penser,
03:34en fait, c'est souvent la dernière solution, c'est-à-dire qu'on va déjà travailler à essayer de
03:39protéger les animaux qui sont encore existants,
03:41et travailler avec les communautés locales, travailler à de la restauration de l'habitat,
03:45travailler à du renforcement de la population,
03:47et la partie réintroduction vient un peu en dernier,
03:51c'est-à-dire que c'est quand vraiment toutes les autres options ont un peu été utilisées,
03:54ou par contre, quand on a bien restauré l'habitat.
03:57Et nous, la dernière réintroduction qui a eu lieu, c'était il y a quelques semaines, là maintenant,
04:01on a réintroduit quelques centaines d'animaux dans le milieu naturel,
04:06en fait, qui sont des petits escargots qui viennent d'une île à l'ouest du Portugal,
04:12et cette espèce avait complètement disparu de cette île à cause d'espèces invasives,
04:16en l'occurrence, particulièrement les rats,
04:19qui avaient complètement détruit ces populations d'escargots,
04:21rats importés par l'homme, qui n'existaient pas à la base sur l'île,
04:24et qui ont été importés par l'homme, qui ont complètement détruit en fait l'espèce.
04:27Et donc, on participe au niveau européen à un programme de renforcement
04:30et de réintroduction de ces espèces d'escargots sur les îles désertaces à l'ouest du Portugal.
04:36Et donc, en fait, en quelques jours, c'est plusieurs centaines d'individus
04:40qui ont été réintroduits dans le milieu naturel.
04:42Alors, le 22 mai, on a choisi aussi de vous inviter parce que c'est la journée de la biodiversité,
04:48et là, pourquoi c'est si important d'en parler, déjà ?
04:53C'est important d'en parler parce qu'en fait, déjà, ça fait partie de notre environnement,
05:00on ne se rend peut-être pas compte, mais en fait, on vit grâce à la biodiversité,
05:05on se nourrit grâce à la biodiversité, on respire grâce à la biodiversité.
05:10Et donc, c'est très important parce que c'est le présent et le futur de tout un chacun,
05:16et c'est très important de sensibiliser les gens à ces sujets-là.
05:20Et que la biodiversité, on peut parler d'espèces, et souvent, quand on parle de biodiversité,
05:26de conservation de la biodiversité, on pense aux lions, aux girafes, aux éléphants,
05:30donc à des animaux qui sont très importants, mais qui sont aussi très loin de nous.
05:34Mais la biodiversité, elle est aussi mise à mal, en fait, autour de chez nous,
05:38dans nos jardins, dans nos forêts, en France, en Europe.
05:42Et donc, c'est très important aussi d'en parler parce que c'est tout un chacun,
05:46c'est dans nos actions de tous les jours, c'est dans la manière dont on vit,
05:49dans la manière dont on se déplace.
05:50Et ça ne veut pas dire qu'il faut devenir extrémiste,
05:52ça veut juste dire qu'il faut être un peu sensibilisé,
05:57qu'on puisse comprendre un peu cette biodiversité,
06:00et comment, finalement, dans nos actes de tous les jours,
06:03on peut participer chacun à sa manière, en fait, à la protection de cette biodiversité.
06:07Quelques chiffres.
06:08Les Nations Unies nous disent qu'il y a 1,6 milliard d'humains
06:13qui dépendent des espèces sauvages et des forêts pour vivre,
06:16et on a aussi ce chiffre sur les espèces menacées.
06:191 million d'espèces animales et végétales menacées d'extinction dans le monde.
06:26Si on parle des espèces animales, est-ce qu'il y a des espèces,
06:31parce qu'il y a des périodes, il y a ce que les scientifiques vous disent,
06:37ce sur quoi ils vous alertent,
06:38est-ce qu'il y a des espèces particulièrement menacées en ce moment ?
06:42Oui, alors déjà, ce qu'il faut reprendre,
06:44c'est qu'il y a 1 million d'espèces menacées.
06:45Ce qui est vrai, c'est que la nature a été faite ainsi,
06:50c'est-à-dire qu'il y a toujours eu des espèces qui sont apparues
06:52et des espèces qui ont disparu.
06:54Donc, ce n'est pas nouveau qu'il y ait des espèces qui disparaissent.
06:56Ce qui est nouveau et ce qui est inquiétant aujourd'hui,
06:59c'est que sur les 100 dernières années,
07:01en fait, on a une accélération phénoménale de cette disparition des espèces,
07:04et liée en fait à l'impact direct de l'homme sur les espèces.
07:10Aujourd'hui, ce qui est sûr, c'est que les espèces qui ne sont peut-être pas finalement les plus
07:15visibles
07:15ou celles auxquelles on pense le plus facilement,
07:19mais c'est tout un tas d'espèces d'insectes, en fait,
07:21d'espèces animales d'insectes qui sont mises à mal.
07:24On parle des abeilles, en fait.
07:26Il y a vraiment un déclin très important, en fait,
07:31des abeilles ou des pollinisateurs d'une manière générale,
07:34et ce n'est pas forcément ceux à qui on pense en premier.
07:37Des déclins très importants sur les espèces d'amphibiens,
07:40et des déclins qui sont liés, d'une part, à notre impact direct,
07:46c'est-à-dire qu'en construisant des villes, en construisant des routes,
07:48en fragmentant l'habitat,
07:51qui est notre impact direct par la destruction, par exemple,
07:53parce qu'on va couper des forêts pour avoir du bois,
07:56on va couper des forêts pour installer des palmias à huile,
07:59pour produire de l'huile de palme ou des choses comme ça.
08:02Mais c'est aussi, des fois, lié sur de l'impact, comment dire,
08:10en fait, indirect auquel on ne pense pas,
08:12qui va être la pollution qu'ils vont détruire,
08:14ou les animaux qu'on va pouvoir ramener, et les espèces invasives.
08:17Je vous parlais de ces escargots sur les îles désertasses,
08:19c'est typiquement un exemple d'espèces invasives,
08:22qui, de par la globalisation aujourd'hui,
08:23de par le fait qu'on se déplace beaucoup plus facilement d'un endroit à un autre,
08:28on va transporter des espèces animales qui sont d'Amérique du Sud en Asie,
08:33ou d'Asie en Europe, etc.
08:35Et c'est des espèces qui, normalement, à la base,
08:37n'étaient pas faites pour vivre dans ces pieds-là,
08:38qui se développent très très bien,
08:39mais qui vont venir en compétition avec nos espèces à nous, en fait.
08:43On le voit à Paris, avec ses perruches, par exemple,
08:45il y a des perruches de plus en plus nombreuses
08:47qui, manifestement, gagnent du terrain
08:49par rapport à d'autres oiseaux dont on avait l'habitude à Paris
08:53ou en région parisienne.
08:54Autre chiffre que nous donne le WWF et Planète Vivante,
08:5869% de diminution des populations d'espèces sauvages
09:02dans le monde depuis 1970.
09:04Est-ce que cette baisse, elle continue au même rythme
09:08ou est-ce que les efforts, quand même,
09:10des défenseurs de la biodiversité, comme vous,
09:12commencent à payer ?
09:16Alors, les efforts payent,
09:18et heureusement, parce que sinon,
09:20ce sera un petit peu déprimant, en fait,
09:21de travailler tous les jours pour quelque chose
09:23sur lequel il n'y a pas de résultat.
09:24Donc, les efforts payent.
09:27On voit qu'il y a des résultats,
09:29on voit aussi qu'il y a une prise de conscience,
09:32qu'il y a de plus en plus de gens
09:33qui pensent à ça, en fait,
09:36et qui sont conscients et qui essaient de faire des efforts
09:39d'une manière ou d'une autre.
09:40Ce qui est compliqué,
09:43ce qui est un peu déprimant,
09:45c'est que la diminution, par contre, diminue
09:47à forte vitesse,
09:50puisque, finalement, en fait,
09:51aujourd'hui, on est dans un monde
09:53qui va consacrer beaucoup plus d'énergie
09:55sur le gain
09:57et sur tout ce qui va être industrie
09:59et tout ce qui va être capitalisation, etc.
10:02Et qu'on voit qu'il y a beaucoup plus d'argent
10:04à investir, en fait, dans ces choses-là
10:05que dans ce qui est dans la protection de la nature.
10:08Et c'est dommage,
10:09parce que, finalement,
10:10c'est une vision court-termiste
10:13du gain immédiat,
10:15mais on sait qu'in fine,
10:17si on continue comme ça,
10:18en fait, on sera tous perdants.
10:19Donc, il y a du plus,
10:22mais ce n'est pas encore suffisant.
10:23Il y a des pierres qui sont apportées à l'édifice,
10:26il y a des choses qui sont faites,
10:28il y a des mobilisations,
10:29mais on voit, par exemple,
10:30si on prend très simplement,
10:32aujourd'hui,
10:32si vous prenez au niveau européen
10:34les gouvernements,
10:36les premiers financements qui vont sauter
10:38sont les financements sur l'environnement,
10:39dès qu'il y a des restrictions budgétaires.
10:41Et c'est ce qu'on voit aussi
10:42au niveau de l'Union européenne,
10:43là, actuellement,
10:44c'est que les financements pour l'environnement
10:46sont les premiers aussi à être mis de côté,
10:49ou finalement,
10:49pas à être mis de côté,
10:50mais par exemple,
10:51il y a toute une discussion
10:51autour des programmes LIFE,
10:53qui est un gros programme de financement européen.
10:55Et en fait,
10:56les propositions qui sont faites
10:57et la manière dont,
10:58potentiellement,
10:59ça pourrait s'articuler dans le futur,
11:01amènerait potentiellement
11:02à ce que l'argent
11:03aille plutôt vers de l'industrialisation,
11:05de l'agriculture
11:06que vers la protection de l'environnement.
11:08D'où l'importance d'un partenariat
11:09comme celui dont on parle avec DIFT ?
11:13Qu'est-ce que ça vous apporte,
11:14ce partenariat ?
11:16Nous, ça fait déjà quelques années
11:18qu'on travaille avec eux.
11:19Et en fait,
11:19ce partenariat,
11:20il est très intéressant
11:21parce qu'on a travaillé avec eux
11:22pour être référencés,
11:24donc déjà pour pouvoir participer
11:26et bénéficier d'entreprises
11:27qui décideraient d'être mécènes
11:30à travers DIFT pour Beauval Nature.
11:32Deux particuliers,
11:33on a mis en place
11:36les prix Beauval Nature
11:37plusieurs années de suite
11:38avec DIFT justement,
11:40donc en collaborant là-dessus.
11:43Et là,
11:43on est en train de travailler
11:44avec DIFT
11:45sur des campagnes solidaires,
11:47des challenges solidaires,
11:50sur aussi des courses,
11:51des dossards solidaires.
11:52Donc en fait,
11:53on multiplie
11:55les différents outils
11:56et les différentes collaborations
11:57avec DIFT.
11:58et c'est important
12:00parce que c'est en fait,
12:02pour le coup,
12:03contrairement à l'industrie
12:04ou au commerce
12:05ou quoi que ce soit,
12:05on n'est pas en compétition.
12:07C'est plutôt,
12:08on essaie plutôt tous
12:09de collaborer ensemble
12:10dans un but commun
12:11que la conservation
12:12de la biodiversité
12:13et ces interactions,
12:14ces collaborations,
12:15comme par exemple
12:15avec DIFT,
12:16les équipes de DIFT,
12:17c'est extrêmement stimulant
12:19parce qu'en fait,
12:20on est tous aussi pris par le temps.
12:22Une journée,
12:22ça ne fait que 24 heures.
12:24On peut penser
12:25qu'il y a un certain nombre
12:26de choses
12:26et donc en fait,
12:27d'être plusieurs personnes,
12:29plusieurs cerveaux
12:29à réfléchir
12:30à comment on peut faire
12:32pour financer
12:32la protection
12:33de la biodiversité,
12:34ça permet aussi
12:35d'avoir beaucoup plus d'idées,
12:36des idées innovantes
12:37et c'est le cas de DIFT
12:39et c'est le cas
12:39de ce qui a été créé
12:40par DIFT justement,
12:42des choses très innovantes.
12:44Merci Baptiste,
12:45Mulot et à bientôt
12:46sur Be Smart for Change.
12:48On passe tout de suite
12:49à notre rubrique
12:49Transitions urbaines.
12:58Transitions urbaines,
12:59c'est notre rubrique
13:00mensuelle consacrée
13:01à l'attractivité
13:02de nos villes,
13:03à leur écosystème
13:05et je suis comme chaque mois
13:06avec Alexandre Herveau.
13:07Salut Alexandre,
13:08tout va bien ?
13:09Je suis responsable victorial
13:10de Sans Transitions
13:11et vous choisissez
13:12chaque mois
13:12une ville,
13:13une entreprise emblématique.
13:14Alors on part à Toulouse
13:15aujourd'hui.
13:17Pourquoi vous êtes Toulousain ?
13:18Non, pas du tout,
13:19c'est juste qu'il ne fallait pas l'oublier.
13:21Évidemment, belle ville,
13:22très belle ville
13:22et on y retrouve Patrick Tonnet
13:24qui est le cofondateur
13:25de Plastique Vortex.
13:28Bienvenue,
13:28vous êtes avec nous
13:29en duplex.
13:30Alors on va parler
13:31de récupération
13:32des plastiques,
13:34de barrages flottants.
13:34Je veux bien
13:35que vous nous présentiez
13:35votre entreprise.
13:36C'est quoi en une phrase
13:37Plastique Vortex ?
13:40Bonjour à vous.
13:41Plastique Vortex,
13:43oui,
13:43nous nous spécialisons,
13:44nous sommes une société
13:45à mission
13:46et nous sommes spécialisés
13:48dans la dépollution
13:48des fleuves et rivières
13:49à l'aide de barrages
13:51très innovants,
13:52barrages flottants
13:53qui permettent de capter
13:54les déchets anthropiques,
13:56donc les déchets issus
13:57de l'activité humaine
13:58et des déchets bois,
14:00des algues,
14:00etc.
14:01Donc,
14:02avec toute une logistique
14:03à réaliser
14:04pour capter
14:05ces déchets.
14:07Alors,
14:07c'est une entreprise
14:09que vous avez rejoint
14:10quelque temps
14:11après finalement
14:12que l'idée
14:13est germée
14:13chez les premiers
14:14inventeurs
14:15du dispositif.
14:16Qu'est-ce qui vous a convaincu
14:18de les rejoindre
14:19dans cette aventure ?
14:20Alors,
14:21voilà,
14:22la société n'existait pas
14:23à ce moment-là.
14:24C'était une association
14:25et montée
14:27par deux personnes,
14:29Alexis Eskenazi
14:30et Anthony Coulon,
14:31Anthony étant
14:32le cerveau technique
14:33de la bande.
14:34Et en fait,
14:35moi je connaissais Alexis
14:36déjà depuis les années 2017
14:38et donc je lui donnais
14:39parfois des conseils
14:40sur la manière
14:41de monter le projet,
14:43etc.
14:43Et puis on se croisait
14:44de temps en temps
14:45sur tout le monde.
14:46Et puis,
14:46il y a quatre ans,
14:47j'ai rencontré Anthony
14:49et là,
14:50j'ai compris
14:51qu'il y avait
14:52un vrai sujet,
14:53qu'il y avait
14:53un vrai savoir-faire.
14:55Ils avaient déjà
14:55déposé un brevet
14:56et en fait,
14:57moi je suis arrivé
14:58en tant qu'entrepreneur,
14:59chef d'entreprise
15:00habitué à créer
15:01plusieurs sociétés
15:02et ensemble,
15:04on a monté
15:04une société à mission
15:05et je suis allé chercher
15:06une autre société
15:07qui est très complémentaire
15:08à Plastic Vortex
15:09qui est le groupe Indigo,
15:11Indigo avec deux D
15:12comme développement durable,
15:13donc société de conseil
15:14et d'ingénierie
15:14en développement durable
15:16qui accompagne
15:17les collectivités
15:18sur tout ce qui est
15:19gestion et collecte
15:20de déchets,
15:21déchets ménagers
15:21et autres
15:22et donc on est
15:23très complémentaires
15:24et donc du coup,
15:25moi ma mission
15:25ça a été
15:26d'arriver à convaincre
15:28le tissu local,
15:29que ce soit
15:30l'agence de loi
15:31à Dur-Garonne,
15:32Toulouse Métropole
15:33et les partenaires financiers
15:35pour monter le projet
15:36de société à mission
15:37trouver les capitaux,
15:39avoir des subventions
15:40pour mener
15:41cette première expérimentation
15:42de barrage
15:43à Toulouse
15:44où les enjeux
15:45environnementaux
15:46sont très importants.
15:48Alors justement,
15:49ces enjeux environnementaux,
15:50quand on s'intéresse
15:51vraiment un petit peu
15:52à votre cœur d'activité,
15:54on réalise que 99%
15:55des déchets flottants
15:57sont invisibles
15:57depuis les berges,
15:59littéralement les gens
15:59ne voient pas la pollution.
16:00Comment est-ce qu'on fait
16:01pour convaincre
16:01les collectivités
16:02d'investir dans un problème
16:04qui finalement
16:04ne se voient pas forcément ?
16:07C'est une très bonne question.
16:10Pour l'anecdote,
16:11j'avais 20 minutes
16:12pour convaincre
16:12le vice-président
16:14à l'écologie
16:14de Toulouse Métropole,
16:16François Cholet,
16:18et donc,
16:19il a fallu que j'explique
16:20un petit peu
16:20pourquoi c'était indispensable
16:22de pouvoir collecter
16:23ces déchets.
16:24Parce qu'en fait,
16:25il faut savoir
16:25qu'on dit qu'on a
16:27à peu près 2,5 millions
16:28de déchets
16:29qui se déversent
16:30chaque année
16:30dans le monde,
16:32dans les mers
16:33et les océans.
16:33Mais ce qu'il faut savoir,
16:35c'est que 80%
16:35de ces déchets
16:36proviennent de fleuves
16:37et rivières,
16:38des cours d'eau.
16:39Donc nous,
16:40avec un seul barrage
16:41en aval
16:43de l'agglomération
16:44toulousaine,
16:44on est capable
16:45de capter
16:4680% des déchets flottants
16:47avant qu'ils aillent
16:48se déverser
16:49dans l'océan Atlantique
16:51du côté de Bordeaux.
16:52Donc,
16:53je pense que
16:54l'élu,
16:55François Cholet,
16:56quand je lui ai expliqué
16:57un petit peu
16:57cette dimension écologique,
17:00il a été vite convaincu
17:01par le sujet,
17:03en sachant que
17:04malheureusement,
17:04il y a un flou juridique
17:05sur les déchets flottants.
17:06Si on n'y touche pas,
17:07ça coûte zéro.
17:08Si on y touche,
17:09on est responsable.
17:10Donc voilà,
17:10il y a ces astuces-là
17:12à m'aider.
17:13Je vais reprendre
17:14votre chiffre.
17:1580% des déchets plastiques
17:16en mer
17:17proviennent
17:17des fleuves
17:18et rivières.
17:19Un coût estimé
17:20de la pollution plastique
17:21pour les océans
17:21de 8 milliards de dollars
17:22par an.
17:23300 000 euros,
17:24c'est le coût d'installation
17:25du premier barrage
17:26sur la Garonne.
17:26Vos ambitions ?
17:2831 barrages
17:29visés à terme
17:31qui pourraient couvrir
17:3290% du territoire français
17:34et 175 tonnes
17:36de plastique
17:38visées par an.
17:39C'est l'équivalent
17:40de 9 millions
17:41de bouteilles.
17:43Je veux bien
17:44qu'on s'arrête
17:45sur ce qui s'est passé
17:47au mois de janvier.
17:48Il y a quelques semaines,
17:49une partie du barrage
17:50que vous avez installé
17:52sur la Garonne
17:52qui s'est usée
17:54un peu prématurément
17:55sous l'effet des courants.
17:57Est-ce que ça vous a surpris
17:58comment vous avez
17:59géré cette aléa ?
18:01C'est une bonne question.
18:03Effectivement,
18:04il faut bien savoir
18:05qu'on évolue
18:06dans un milieu vivant
18:07qui est le fleuve
18:09de la Garonne
18:09qui a ses caprices,
18:12qui présente
18:13des contraintes.
18:14Et effectivement,
18:14on s'est rendu compte
18:15qu'il y a une pièce
18:17qui a lâché
18:18lors de la crue
18:19de janvier.
18:21On avait un peu
18:21sous-estimé
18:22la force en présence
18:23qui s'appuyait
18:24sur cette pièce.
18:25Et donc,
18:26ça fait partie du jeu
18:28de...
18:28On parle d'une expérimentation,
18:30c'est un premier barrage,
18:31c'est une première mondiale.
18:32Et donc,
18:33ce n'est pas une science exacte.
18:35On évolue
18:35dans un milieu vivant
18:36comme je le disais.
18:37Donc,
18:37on a rectifié,
18:39on a complètement
18:40modifié la pièce
18:41pour pouvoir justement
18:43amortir les charges
18:44qui jouent
18:45sur cette pièce.
18:47Et on a fait
18:49quelques améliorations
18:50aussi sur le barrage,
18:51sur le comportement,
18:52pour pouvoir
18:53réarmer le barrage
18:54et avoir
18:55des meilleures conditions
18:55d'exploitation.
18:57Voilà.
18:58Donc,
18:58ça fait partie du jeu
18:59et vous avez donné
19:01un chiffre
19:01de 300 millions
19:02d'investissement.
19:03En fait,
19:04c'est beaucoup plus
19:05pour cette première expérimentation
19:07parce qu'on a pris du retard.
19:09On a une trentaine
19:10de sous-traitants
19:10au niveau
19:10de la fabrication
19:12du barrage.
19:12Donc,
19:13il y a quand même
19:13beaucoup d'aléas techniques,
19:14etc.
19:16On a beaucoup appris,
19:17on apprend beaucoup
19:17avec cette première expérience
19:19et effectivement,
19:20on vise même plus
19:22que 31 barrages,
19:23en fait,
19:23pour tout le dire.
19:25On envisage même
19:26de faire des barrages
19:27spécialisés
19:28par type de déchets,
19:29notamment avec les embâcles,
19:31par exemple,
19:32donc les déchets bois
19:33qui posent d'énormes problèmes
19:34dans les collectivités.
19:35Et là,
19:36on s'est rendu compte
19:36qu'on pouvait avoir
19:37une approche un peu systémique
19:38et régler
19:40plusieurs problèmes
19:42qui sont,
19:44je dirais,
19:45à gérer
19:46par les collectivités.
19:47Et vous venez
19:47de parler du coût,
19:49pardon,
19:49vous venez de parler
19:50du coût,
19:50justement,
19:51de tout ça.
19:52C'est quoi le modèle
19:53économique
19:54par rapport aux collectivités,
19:55le modèle économique
19:56de Plastic Vortex
19:56que vous avez en tête ?
19:58Oui,
19:59alors,
20:01on travaille
20:02avec le secteur public,
20:03ce qui n'est pas
20:03une mince affaire.
20:06Je veux dire,
20:06c'est beaucoup
20:07d'interlocuteurs différents.
20:08Il y a beaucoup
20:09de structures
20:09qui sont concernées
20:10par à la fois
20:11la gestion de l'eau,
20:12la gestion des déchets,
20:14la gestion des crus.
20:15Il y a les agences de l'eau,
20:16il y a six agences de l'eau
20:17en France.
20:18Et ensuite,
20:19on a les collectivités,
20:20les communautés communes
20:21ou les métropoles.
20:22Donc,
20:24il y a des subventions
20:25qui peuvent être proposées
20:26aux collectivités
20:27si elles font l'équipement
20:28d'achat de barrages.
20:30Et en fait,
20:31alors,
20:31c'est un petit peu tôt
20:32pour que j'en parle
20:32encore plus précisément,
20:34mais on va développer
20:35un modèle économique
20:37avec une fondation
20:39pour pouvoir avoir
20:41une approche globale,
20:42c'est-à-dire pas uniquement
20:43de mettre en place
20:44des systèmes curatifs
20:45que sont les barrages,
20:46mais aussi avoir,
20:47comme on fait la caractérisation
20:49des déchets flottants,
20:50on a des données scientifiques
20:51qui peuvent intéresser
20:52les centres de recherche
20:53et les collectivités.
20:54Et comme on a une méconnaissance
20:56de la pollution plastique
20:57des fleuves et rivières,
21:00ce travail qu'on va faire
21:01avec cette fondation
21:02permettra d'avoir
21:03des centres de recherche
21:05qui vont travailler avec nous,
21:06puis on va aussi faire
21:07des actions de sensibilisation
21:08avec des associations,
21:09des ONG.
21:10Donc,
21:11tout ça,
21:11ça va permettre
21:12d'aller embarquer avec nous
21:14des entreprises
21:14qui veulent être mécènes
21:17de nos projets.
21:19Donc,
21:19si par exemple,
21:20on a un barrage
21:21à Installer à Rouen
21:22ou à Bayonne,
21:24on peut imaginer
21:25que des acteurs professionnels,
21:27des entreprises
21:28aient envie
21:28de participer
21:29à cette aventure
21:30qui est indispensable.
21:33On va revenir à Toulouse quand même.
21:35On va revenir à Toulouse quand même
21:36avec quelques chiffres,
21:37Alexandre,
21:37sur la ville de Toulouse.
21:38C'est le moment
21:39de parler de la ville rose.
21:40C'est la première métropole
21:41la plus attractive de France
21:42pour la troisième année consécutive,
21:44là,
21:44en 2025.
21:45Toulouse-Métropole,
21:46grosso modo,
21:47c'est 842 000 habitants.
21:48Si on se concentre
21:49sur Toulouse-M,
21:50c'est 516 000.
21:52C'est une ville étudiante,
21:53presque 150 000 étudiants,
21:55et elle a reçu récemment
21:57la quatrième étoile
21:58du label de l'ADEME
21:59en tant que territoire
22:00engagé
22:01pour la transition écologique.
22:03Et c'est sûrement
22:03ce qui nous concerne aussi
22:04aujourd'hui vu le sujet,
22:05c'est que 90%
22:06de l'eau brute
22:07utilisée par la métropole
22:08toulousaine
22:09provient de la Garonne.
22:11Est-ce que,
22:11Patrick Tonnet,
22:12est-ce que cet écosystème
22:14favorable
22:14à l'innovation durable
22:16vous a concrètement aidé
22:18et de quelle manière ?
22:21Oui,
22:22il y a quand même
22:24une histoire
22:25de recherche importante
22:26et d'innovation importante
22:28sur le territoire toulousain,
22:30mais on a un petit peu
22:31quand même défriché
22:32un nouveau modèle
22:33qui existe déjà
22:35depuis pas mal de temps
22:36sur ce qu'on appelle
22:38l'achat public innovant.
22:39En fait,
22:40il nous a fallu démontrer
22:41auprès de la métropole
22:43que comme on est labellisé
22:45Green Tech Innovation,
22:46donc on est soutenu
22:46par le ministère
22:47à la transition écologique,
22:48on a proposé un montage
22:50qui permet à la métropole
22:52de passer une commande
22:53de l'exploitation du barrage
22:55sur les 12 prochains mois
22:57sans passer par un appel
22:59d'offres classique
23:00parce que nous sommes innovants
23:01et que donc,
23:02dans ce cadre-là,
23:03on pouvait se permettre
23:04d'avoir cette possibilité
23:07de commande,
23:08en fait,
23:09qui va arriver prochainement.
23:12et c'est vrai que
23:14tous les métropoles,
23:16je ne connais pas les chiffres,
23:17mais c'était un peu
23:18une première
23:19pour la métropole
23:20de partir sur un achat public
23:23innovant,
23:24donc il a fallu convaincre
23:25les services juridiques,
23:27les services marqués,
23:27etc.
23:28et on a été bien entendu
23:31en fait par la métropole
23:32et ça,
23:32je tiens à le souligner,
23:34c'est vrai qu'il faut,
23:35il y a beaucoup d'interlocuteurs
23:36à convaincre,
23:38mais j'avoue,
23:39moi j'aimerais dire
23:41que les techniciens,
23:44les opérateurs
23:45de tous les métropoles,
23:47les interlocuteurs
23:48au quotidien,
23:51ils sont très motivés
23:52par ce projet
23:53parce que ça a du sens,
23:55parce qu'on va dépolluer
23:56la Garonne,
23:57donc on va dépolluer
23:58l'Atlantique quelque part
24:00et il y a un formidable
24:02état d'esprit
24:03qui y aide beaucoup
24:05et du coup,
24:06ce sont mes relais aussi
24:07pour convaincre les élus,
24:09on a un changement,
24:10enfin un changement d'élus
24:11justement depuis
24:12les élections municipales,
24:13donc voilà,
24:15il y a beaucoup de gens
24:16qui sont concernés
24:17par le sujet,
24:17beaucoup de services
24:18à la métropole,
24:19mais franchement,
24:20je trouve qu'il y a
24:21un très bon état d'esprit
24:22et on n'a rien à l'encher.
24:23Une toute dernière question,
24:25Patrick Tonnet,
24:25justement sur cet écosystème
24:27dont on parle,
24:27notamment l'écosystème étudiant
24:29qu'évoquait Alexandre
24:31à l'instant,
24:32quand il y a eu,
24:33par exemple,
24:34les crues importantes,
24:36les difficultés sur le barrage
24:37ou d'une manière générale
24:38pour les recrutements
24:39que vous envisagez,
24:41à quel point
24:41ces talents-là,
24:44ça vous profite,
24:46ça vous booste,
24:47en quelque sorte ?
24:48Alors, vous avez parlé
24:50tout à l'heure
24:50de la rupture technique
24:53d'une pièce en janvier.
24:55On a un comité technique
24:57qui nous suit
24:58avec la métropole,
24:59avec l'agence de l'eau
25:00à Dur-Garonne,
25:01avec la région occitanie
25:03qui a été un soutien financier
25:04et donc avec d'autres structures.
25:08Et donc,
25:09on a géré la communication
25:11d'urgence,
25:12c'est-à-dire que moi,
25:13c'est arrivé un dimanche
25:14et dès le dimanche,
25:15j'ai communiqué au Cotec
25:16en disant, voilà,
25:17on a une rupture de pièce,
25:19j'ai expliqué pourquoi,
25:20etc.
25:21Et avec des photos à l'appui
25:23puisqu'on avait récupéré
25:24des photos de la pièce
25:25qui avait cassé.
25:27Et franchement,
25:28quand je vois comment
25:29les gens ont été
25:30très compréhensifs
25:32de la situation
25:33et en fait,
25:34nous ont encouragés
25:35et nous ont fait confiance.
25:37Et là, moi, je dis,
25:39c'est toujours dans
25:39les moments difficiles
25:40qu'on découvre nos alliés,
25:42nos soutiens.
25:44Franchement,
25:45ça a été très positif.
25:46cette histoire-là
25:47et j'en suis très reconnaissant
25:49parce qu'on est une start-up,
25:50on est quand même
25:51fraze mille.
25:52Et donc,
25:53c'est des périodes
25:54qui permettent aussi
25:55de créer du lien
25:58avec les différents
25:59interlocuteurs
25:59que nous avons.
26:00Merci beaucoup,
26:01Patrick Tonnet.
26:02Bon moment à Plastique Vortex.
26:04Merci, Alexandre.
26:04On se retrouve dans un mois
26:06une nouvelle ville,
26:07une nouvelle entreprise
26:08à découvrir grâce à vous.
26:10On passe tout de suite
26:10au grand entretien
26:12de ce Smart Impact
26:13avec le cofondateur
26:14du groupe immobilier
26:15Redman.
26:20Prêt pour l'impact,
26:22c'est la question
26:22que je pose chaque jour
26:23à une personnalité
26:24qui compte dans notre économie.
26:25Je reçois aujourd'hui
26:26Nicolas Ponçon.
26:27Bonjour, bienvenue.
26:28Vous êtes le cofondateur
26:29du groupe Redman.
26:32Alors, on est dans
26:32le secteur de l'immobilier.
26:33C'est quoi votre cœur de métier ?
26:36Peut-être votre spécificité
26:37dans ce secteur ?
26:40Merci pour cet accueil.
26:41Redman, c'est une société
26:42qu'on a créée en 2007.
26:43Donc, ça fait bientôt 19 ans
26:45avec Mathias, mon associé.
26:47On a commencé avec pas grand-chose.
26:49On avait 100 000 euros
26:49pour démarrer.
26:51Ce qui n'est pas du tout assez
26:52pour faire une société
26:53de promotion immobilière
26:54qu'on est devenu.
26:55Et en fait,
26:55on a commencé à travailler
26:56sur des actifs
26:57qui, par définition,
26:58si on n'avait pas le cash
26:59pour acheter des terrains
27:00et les développer,
27:00on a commencé à travailler
27:01sur des actifs un peu complexes.
27:03Et cette complexité, en fait,
27:04qu'on est allé chercher,
27:07c'est en fait ce besoin
27:10d'aller chercher
27:11des solutions alternatives
27:12qui a créé l'outil.
27:14Et c'est l'outil, en fait,
27:15cet outil-là est devenu
27:16un peu notre marque de fabrique,
27:17notre ADN.
27:18Donc, depuis 2007,
27:19on développe des projets immobiliers
27:20qui sont des projets
27:22somme toute assez complexes
27:23en général.
27:23On préférerait des dossiers simples,
27:24mais il s'avère
27:25qu'on est systématiquement orientés.
27:27Vous êtes spécialisé
27:28des dossiers complexes.
27:29Des dossiers complexes.
27:30Et puis, au fil du temps,
27:31la société s'est développée
27:32assez rapidement.
27:34On a été capitalisés
27:35par nos résultats
27:37qu'on a capitalisés.
27:38Et puis, on a fait,
27:39on a accueilli un fonds
27:41qui s'appelle Omnes Capital
27:43dans la société en 2022.
27:44Mais au préalable,
27:45on avait fait,
27:46et c'est un petit peu
27:46notre spécificité,
27:48la complexité,
27:49mais un petit peu à 360.
27:50C'est-à-dire qu'en fait,
27:51on est allé assez rapidement
27:52chercher ce qu'était
27:54le réel besoin
27:55de l'utilisateur final.
27:57Et ça nous a amenés
27:57à nous positionner
27:58dès 2019
28:01sur un positionnement particulier.
28:03De quoi a-t-on besoin ?
28:04Pourquoi est-ce qu'on construit ?
28:05Et en fait,
28:06pour aller chercher
28:06dans chacune de nos actions
28:07une dimension sociale,
28:09une dimension environnementale
28:11pour écrire en fait
28:12cette histoire
28:13en 2019-2020.
28:14On avait créé
28:15en fait une société à mission
28:16sans le savoir.
28:17Et quand le statut
28:18de société à mission
28:19est arrivé,
28:20on l'a fait.
28:20Et c'est comme ça
28:21qu'on a obtenu
28:21la certification Bicorp.
28:23Et aujourd'hui,
28:23on est un promoteur
28:24qui travaille sur les objets complexes
28:26et qui a des engagements
28:27extrêmement forts.
28:28Alors, on va détailler tout ça,
28:29on va reparler
28:29de l'engagement Bicorp,
28:31de la société à mission.
28:33Mais alors,
28:33c'est quoi un projet complexe ?
28:34Un projet complexe,
28:36c'est un projet
28:37dans lequel,
28:40j'allais dire,
28:40je vais raisonner à l'inverse.
28:42Un projet,
28:43qu'est-ce qu'un projet
28:43pour Redman ?
28:44Un projet pour Redman,
28:45si on regarde un actif,
28:46la promotion immobilière,
28:48je pense qu'on y reviendra,
28:48c'est un métier de transformation.
28:49On prend un actif,
28:50que ce soit un terrain
28:51ou un actif existant,
28:52de plus en plus d'actifs existants,
28:54on va chercher à savoir
28:55s'il y a un réservoir de valeur.
28:57Et cette valeur,
28:58notre métier,
28:58c'est de la faire émerger.
29:00On n'a pas vocation
29:01à les garder,
29:01les actifs,
29:02une fois que la valeur est créée,
29:03on les revend.
29:04Mais l'idée,
29:05c'est de se dire,
29:05voilà,
29:06travaillons sur des actifs,
29:07allons voir où il y a
29:08des réservoirs de valeur.
29:09Un actif très bien loué
29:10qui vient d'être transformé,
29:12on n'a pas grand-chose
29:12à y faire.
29:13En revanche,
29:14un actif sur lequel
29:15il y a une petite difficulté,
29:18qu'elle soit technique,
29:19commerciale,
29:20fiscale,
29:20financière,
29:22commerciale,
29:22là,
29:23il y a un sujet
29:23et là,
29:24on va aller travailler dessus
29:25et on va passer du temps
29:26pour trouver ce réservoir de valeur,
29:27le faire émerger,
29:28le revendre.
29:29La dimension environnementale,
29:32elle est dans l'ADN
29:35de tous les projets Redman aujourd'hui ?
29:37Elle est dans l'ADN.
29:38Elle est complètement dans l'ADN
29:40et ça depuis le début,
29:41mais tout à fait formalisé
29:42et structuré
29:45depuis un petit peu moins de 10 ans.
29:46C'est-à-dire,
29:47quand on a fait ce virage,
29:48quand on a travaillé
29:49avec les collaborateurs,
29:50l'ensemble des collaborateurs
29:512018, 2019, 2020,
29:53on a voulu structurer
29:55et c'est ça qui est toujours difficile.
29:56Un ADN,
29:57ça peut être un petit peu
29:58un principe,
29:59mais comment traduire
30:01ce principe,
30:02cet engagement
30:03qui est assez général
30:05en éléments extrêmement concrets ?
30:07C'est tout le travail
30:08qu'on a fait avec les équipes,
30:10avec les collaborateurs
30:11au développement,
30:12à l'opérationnel,
30:13au back-office
30:14et on a travaillé avec eux
30:15en disant,
30:15qu'est-ce que ça change demain
30:16si ta vocation
30:18c'est
30:22d'avoir
30:23un impact positif ?
30:24Et ça,
30:25on a fait travailler...
30:26C'est la définition
30:26de la raison d'être
30:27de l'entreprise ?
30:28Oui, c'est ça.
30:29C'est la raison d'être
30:29et comment on traduit
30:30la raison d'être
30:30en action concrète
30:32tous les jours ?
30:32Et c'est tout ce travail-là
30:33qui a été fait.
30:34Mais alors,
30:34je veux bien qu'on rentre
30:35dans le détail.
30:35Peut-être que vous pouvez
30:36citer des projets,
30:36je ne sais pas,
30:37mais qu'est-ce que ça change
30:39justement,
30:40concrètement,
30:40après,
30:41au quotidien,
30:41dans le travail,
30:42dans le travail
30:44de vos collaborateurs
30:46et surtout,
30:47en quoi les actifs
30:49que vous transformez
30:50sont différents
30:50des autres ?
30:52En fait,
30:52ça,
30:52on l'a traduit
30:53dans une grille.
30:53Et c'est toute la difficulté
30:55de traduire un ADN
30:55dans une grille Excel.
30:56Bien sûr, bien sûr.
30:57Donc,
30:57cette grille Excel,
30:58elle existe aujourd'hui.
30:59C'est une grille
31:00des critères
31:01qu'on a définie
31:01et qui fonctionne
31:02tout au long de l'opération.
31:03C'est-à-dire que les développeurs
31:04qui vont chercher des terrains,
31:06qui vont chercher
31:07des actifs à transformer,
31:08en fait,
31:08ils ne sélectionnent même plus
31:09ceux qui ne rentrent pas
31:10dans la grille.
31:11Donc,
31:11c'est une façon
31:11d'éliminer les projets
31:12sur lesquels,
31:13nous,
31:13on ne travaillera pas.
31:14Et une fois que c'est pré-qualifié,
31:16et on travaille,
31:17et on se dit justement
31:17dans ce métier de transformation,
31:18une fois qu'on a qualifié
31:20en amont
31:20le fait que le projet
31:23revêtait des valeurs
31:24qui nous semblaient être cohérentes
31:25avec nos engagements,
31:28eh bien,
31:28on travaille.
31:29Et là,
31:29à chacun des steps,
31:32il y a cette grille
31:33qui est un petit peu
31:33le guideline
31:35pour chacun des collaborateurs
31:36du développement
31:36à la livraison.
31:37Qu'est-ce qu'on trouve
31:37comme critères
31:38dans cette grille ?
31:39Les critères,
31:39ça peut être,
31:40alors évidemment,
31:41il y a les sujets
31:41qui sont assez classiques
31:42d'artificialisation,
31:44le ZAN,
31:45les sujets
31:46de ne pas construire des...
31:48Parce que construire
31:49bas carbone,
31:49c'est souvent ce qui ressort
31:50en premier.
31:51Le carbone,
31:52c'est l'impact
31:53le plus mesurable.
31:54Donc,
31:55c'est souvent celui
31:56qu'on met en premier.
31:56Mais si on construit
31:58le bâtiment
31:58le plus bas carbone possible,
31:59mais qu'on le construit
32:00à 3,5 km
32:03des premiers centres commerciaux,
32:05on dit
32:06c'est très bien,
32:06vous avez un super bâtiment,
32:07mais prenez votre voiture
32:08pour aller faire vos courses.
32:09Donc voilà,
32:09c'est un ensemble.
32:10Et c'est ça la difficulté,
32:11c'est qu'on est vraiment
32:12dans un problème multifactoriel.
32:14Et tous les sujets,
32:14il faut les bouger
32:15les uns à côté des autres
32:16en se disant
32:17quel est le meilleur choix
32:19sur l'ensemble
32:19de ces sujets
32:20pour aller vers
32:21la meilleure solution possible
32:23sur cet endroit-là.
32:24Alors, peut-être que dans cette grille,
32:26j'imagine,
32:26de critères,
32:27il y a la question
32:28de l'économie circulaire,
32:30des matériaux recyclés ou non.
32:32C'est justement
32:32ce que Modardi,
32:33qui était à votre place
32:34il y a quelques jours,
32:35la directrice générale
32:35de Refashion,
32:36a choisi de vous poser.
32:38Voici sa question.
32:39Bonjour Nicolas,
32:40la question que je voudrais
32:41vous poser,
32:42c'est
32:42quelles seraient
32:43les conditions
32:44qui feraient que
32:46demain,
32:46après-demain
32:47ou dans quelques années,
32:48vous alliez remplacer
32:50l'ensemble
32:50des matières premières
32:52que vous utilisez
32:53dans la rénovation
32:54ou dans la construction
32:54de vos bâtiments
32:55par des matières recyclées.
32:57Je vous donne
32:58un exemple très précis.
32:59Aujourd'hui,
33:00les vêtements
33:00et les chaussures usagées
33:01qui sont collectées
33:02et triées
33:03par des opérateurs français
33:04peuvent permettre
33:05de refabriquer
33:06un isolant thermique
33:08ou acoustique
33:09à destination du BTP.
33:11Donc,
33:11qu'est-ce qui ferait
33:12que demain,
33:12vous alliez pouvoir,
33:13vous allez acheter
33:14ces isolants
33:15pour les remplacer
33:17dans tous vos projets ?
33:19Merci.
33:20L'ensemble,
33:21elle est ambitieuse,
33:22l'ensemble des matières premières
33:24par du recyclage.
33:24L'ensemble.
33:25L'ensemble,
33:26alors,
33:26c'est le travail
33:27qu'on fait notamment
33:27avec la CEC
33:28sur la notion
33:29d'économie régulière
33:30et de la coopération
33:30des entreprises
33:31pour le climat.
33:32On a participé
33:33à la session nationale.
33:35En fait,
33:35c'est une ambition,
33:37c'est l'étoile
33:40qui nous guide.
33:41Mais,
33:42pour ne pas se raconter
33:43de car bisous,
33:43je pense que ce n'est pas possible
33:44d'aller sur l'ensemble.
33:46Aujourd'hui,
33:46vous en êtes où ?
33:47Aujourd'hui,
33:47on en est,
33:48justement,
33:48dans cette grille des critères.
33:49On pousse le réemploi
33:51sur chacune de nos opérations.
33:53Là où ça fonctionne très bien,
33:54notamment,
33:54c'est en immobilier d'entreprise,
33:57sur le faux plancher.
33:58Le faux plancher,
33:58vous déposez du faux plancher,
33:59en général,
33:59il est mis à la benne
34:00et on va en remettre à nouveau.
34:01Non,
34:01c'est dommage,
34:02alors qu'il fonctionne très très bien.
34:03Donc ça,
34:04ça marche très très bien.
34:05En plus,
34:05c'est du bois,
34:06donc ça va dans le bon sens.
34:08Une autre façon,
34:09selon moi,
34:09de manière très très macro,
34:11de faire du réemploi,
34:12c'est de faire de la rénovation
34:13ou de la restructuration.
34:14On ne va pas démolir
34:15pour reconstruire.
34:16On ne va pas non plus
34:16aller construire
34:18un bâtiment neuf
34:19là où on pourrait
34:19en restructurer un autre.
34:20Et on retombe
34:21sur le sujet de la complexité.
34:22C'est toujours beaucoup plus complexe
34:24d'aller restructurer un actif
34:25avec un immeuble
34:27qu'on ne connaît pas bien.
34:27Il faut qu'on s'engage très tôt
34:28sur le prix auquel on va sortir.
34:32Et quand on fait
34:32un bâtiment neuf,
34:33on est beaucoup plus sûr du prix.
34:34Donc cette notion-là,
34:37on l'initie systématiquement.
34:38On peut réemployer,
34:39par exemple,
34:40quand on a un actif
34:41sur lequel on va travailler,
34:42des éléments de plomberie,
34:44des éléments de...
34:45On peut récupérer
34:46certains éléments.
34:47Mais aujourd'hui,
34:48il y a un sujet
34:52autour duquel
34:52il ne faut pas tourner,
34:53c'est le prix.
34:54Le prix du réemploi.
34:56En fait,
34:56ce n'est pas parce qu'on réemploie
34:58que c'est moins cher.
34:59Aujourd'hui,
35:00ça peut être même un surcoût.
35:01C'est la question
35:02que j'allais vous poser
35:02puisque là,
35:03elle prend en Modardi
35:04l'exemple de cet isolant thermique
35:06fait à partir
35:06de vêtements récupérés.
35:08Est-ce que...
35:09J'imagine que vous avez regardé,
35:11mais est-ce que
35:13ces solutions
35:13qui sont innovantes,
35:14qui viennent de matières recyclées,
35:16elles sont forcément
35:16moins chères ?
35:17Vous êtes en train
35:18de nous dire que non.
35:19Pas forcément.
35:19Ça peut être moins cher,
35:20ça peut être une économie
35:21et je ne pense pas
35:22qu'il faille que ce soit
35:23le seul critère.
35:24Évidemment,
35:26si c'est moins cher,
35:27tout le monde en profitera.
35:28Mais justement,
35:28il faudrait que toute la chaîne
35:30soit concernée.
35:31On ne peut pas avoir raison
35:33tout seul.
35:33On ne peut pas se dire
35:34moi, je vais m'occuper de ça.
35:35C'est-à-dire qu'en fait,
35:35on va porter les charges,
35:38parce que ce sont des charges,
35:39de l'ensemble
35:41de cette organisation,
35:42on ne peut pas le faire.
35:42Donc, ce qu'il faut,
35:43c'est vraiment
35:43que la chaîne entière
35:45s'y mette.
35:45Il y a des sujets
35:46sur lesquels c'est tout à fait faisable.
35:48On le fait dès que possible.
35:49Un autre exemple,
35:50le réemploi,
35:50ce n'est pas forcément
35:53des éléments d'apparence.
35:55Ça peut être aussi
35:55des éléments,
35:56pas de structure,
35:57mais de façade.
35:58On travaille sur une opération
35:59aujourd'hui à Marseille
36:01où, en fait,
36:02on avait imaginé
36:03utiliser les terres
36:04pour en faire du béton,
36:06réemploi,
36:06faire un béton de terre,
36:07donc les terres d'excavation.
36:08Donc, ça,
36:09c'est des sujets
36:09qu'on pousse aussi.
36:10Donc, on n'est pas obligé
36:11parce que les terres d'excavation,
36:12vous êtes obligé
36:13de les sortir,
36:13les emmener.
36:14Donc, c'est du trajet,
36:16faire revenir d'autres matériaux.
36:17Donc, c'est vraiment
36:17à 360 degrés
36:18qu'il faut voir ce sujet-là.
36:21Avec, le sujet n'est pas
36:22de se dire
36:22ça va coûter moins cher,
36:23je le fais,
36:23mais ça rentre dans mon budget
36:25parce qu'on est quand même
36:25dans une économie
36:27qui est extrêmement serrée,
36:27surtout en ce moment.
36:28Donc, il faut que ça respecte
36:29les conditions
36:30de l'équilibre économique
36:31du projet.
36:31Mais est-ce que cette question-là
36:34de l'économie circulaire,
36:36vous êtes si nombreux
36:37à vous la poser ?
36:38C'est-à-dire là,
36:39je ne parle pas seulement
36:39de Redman,
36:41le secteur du bâtiment,
36:42de la construction.
36:44Alors moi,
36:44on en parle souvent ici
36:45parce que c'est un émetteur
36:47important de gaz à effet de serre.
36:49Donc, ça veut dire
36:49que le levier d'action,
36:50il est lui aussi
36:51potentiellement très important.
36:53Est-ce que vous voyez
36:53quand même votre secteur bouger ?
36:56On le voit un peu bouger.
36:57On le voit un peu bouger
36:58avec des acteurs
37:00dont je pense qu'on fait partie
37:01qui essayent de pousser
37:02un petit peu les curseurs
37:03sur ces sujets-là.
37:04Ce n'est pas une démarche globale.
37:05Ce n'est pas une démarche
37:07qui est engagée
37:08par l'ensemble des acteurs,
37:09je pense,
37:10pour des raisons qui sont...
37:11Les géants du bâtiment,
37:13ils y vont ou pas ?
37:14Les géants du bâtiment,
37:15je pense qu'ils y vont,
37:16mais je ne pense pas
37:17qu'ils y aillent
37:18de manière massive.
37:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
37:20les conditions
37:21dans lesquelles
37:22le développement
37:23de la promotion
37:24immobilière se fait
37:24sont extrêmement contraintes.
37:26On est dans une phase
37:28sectoriellement très,
37:29très difficile.
37:29Donc, je ne suis pas convaincu
37:30que ce soit le premier sujet
37:32qui pousse.
37:33Pour autant,
37:33si on était accompagné
37:35par l'ensemble
37:36de ces grands groupes,
37:37je pense qu'on pourrait
37:38mettre justement
37:38en place
37:39ce déroulement
37:42de cette chaîne
37:43dont on a besoin
37:44pour pouvoir le faire
37:44de manière plus massive.
37:46Je veux bien
37:46qu'on parle
37:47de ce label Bicorp.
37:49C'est une démarche
37:50parce que c'est
37:51un label exigeant
37:51qui l'est d'ailleurs
37:52encore plus.
37:53On pourra en reparler
37:54de la nouvelle mouture
37:55du label.
37:56Déjà, pourquoi
37:57vous avez fait ce choix ?
37:58En fait, on a fait ce choix
38:01comme je vous le disais
38:02en 2020
38:03en se disant
38:04on a aujourd'hui
38:04nous des engagements.
38:05On les porte.
38:06À l'époque,
38:06il n'y avait pas
38:07grand monde
38:08qui se positionnait
38:09sur ces sujets-là.
38:10Et on s'est dit
38:10on fait les choses différemment
38:11mais on ne l'a jamais écrit,
38:13on ne l'a jamais posé.
38:13Donc, on fait les choses
38:14parce qu'on le sent
38:15comme ça avec Mathias
38:15quand on a créé
38:16la boîte à 2 en 2007.
38:18On faisait les choses
38:18de manière un peu différente.
38:2010 ans après,
38:21c'est à l'origine
38:22de Mathias qui me dit
38:23mais on ne pourrait pas
38:23se poser deux minutes
38:24pour regarder
38:25pourquoi, comment
38:26on fait les choses différemment.
38:27Et en fait,
38:28de toute cette démarche-là
38:29est arrivé
38:30ce principe
38:31d'avoir une dimension
38:31sociale et environnementale,
38:32de construire
38:33que des mètres carrés utiles.
38:35La meilleure économie
38:35ce n'est pas de construire
38:36le mètre carré
38:36dont on n'a pas besoin,
38:37de ne pas faire un bâtiment
38:38en se disant
38:39tiens, je vais mettre
38:39qui à l'intérieur,
38:40de travailler sur la commande
38:41et on revient beaucoup
38:42sur le sujet de la commande.
38:44Et en fait,
38:44quand on a travaillé
38:45sur ce sujet-là,
38:45on s'est dit
38:46ok, mais est-ce qu'il n'y a pas
38:47une façon de justifier,
38:50de quantifier
38:51les efforts qu'on fait
38:52pour pouvoir se positionner ?
38:53Et le label Bicor
38:55perd sorti
38:55comme étant le plus exigeant,
38:56certes,
38:57mais celui qui était
38:58le plus marquant.
38:59Et on a engagé
39:00cette démarche-là
39:01et on a obtenu
39:01la certification Bicor.
39:03Et avec le recul,
39:05ça vous a obligé
39:06à progresser ?
39:07Ça nous a obligé
39:08à progresser,
39:08tout comme la CEC
39:09d'ailleurs nous a obligé
39:10à progresser
39:11parce que quand on est arrivé
39:12à la CEC,
39:13donc la Convention
39:13des Entresquêtes
39:14pour le climat,
39:15pardon,
39:15oui,
39:15effectivement,
39:17j'y suis allé,
39:18très sincèrement,
39:19en me disant
39:19on est Société Amixion,
39:21on est Bicorp,
39:22je vais y aller,
39:23mais bon,
39:24un petit peu,
39:26on a quand même
39:26fait pas mal le taf.
39:27Il faudrait expliquer
39:28ce qu'est la Convention
39:28des entreprises
39:29pour le climat,
39:29on a reçu
39:30beaucoup d'entreprises
39:31qui y participent,
39:32mais c'est quand même
39:33un engagement
39:34sur une année,
39:34un rendez-vous
39:35d'un jour et demi
39:37tous les mois,
39:38ça commence par
39:39ce que tous
39:40mes interlocuteurs
39:41ont appelé
39:41la claque climatique,
39:42c'est-à-dire
39:43qu'on prend conscience
39:44de la situation
39:45et puis il y a
39:45cette idée
39:46de définir
39:47une feuille de route
39:47pour progresser.
39:49Donc en arrivant
39:49à la CEC,
39:50malgré ce que vous faisiez
39:51déjà,
39:51vous avez été surpris.
39:52On trouvait
39:52qu'on avait fait le job,
39:54qu'on était Bicorp
39:55par des engagements
39:56qui étaient mesurés,
39:57contrairement à d'autres labels,
39:58on est mesuré,
39:59audité,
40:01et en fait,
40:01la claque,
40:01elle arrive,
40:02parce que le sujet
40:04n'est pas de savoir
40:04si on a fait pas mal
40:05les choses par rapport
40:06à ce qu'on avait
40:07l'habitude de faire,
40:07mais de changer complètement
40:09en se disant
40:09que la fameuse étoile,
40:10c'est l'économie régénérative.
40:12Et l'économie régénérative,
40:13on n'y est pas du tout.
40:14Donc ça veut dire
40:14qu'il faut continuer
40:15à progresser.
40:16Et ce travail-là
40:17de se remettre en question,
40:18de se dire que c'est pas fini,
40:19donc cette espèce
40:20d'amélioration perpétuelle
40:22a fait que,
40:23avec la certification Bicorp
40:24qui a quand même
40:25son existence
40:27et son statut,
40:28fait qu'aujourd'hui,
40:29Redman,
40:30qui est une société,
40:30on va faire un peu plus
40:31de 100 millions cette année,
40:32ce qui n'est rien
40:33dans l'immobilier,
40:34on a le droit de jouer
40:35dans une cour
40:35qui n'est pas la nôtre.
40:38Nos concurrents
40:38sur tous les concours.
40:39Ça vous identifie
40:40lors des appels d'offres,
40:42lors des concours ?
40:42Parce qu'on a peut-être
40:43moins de fonds propres
40:44que les autres,
40:44on a peut-être
40:45moins de je ne sais pas quoi,
40:47mais on n'a pas
40:48moins d'engagement mesuré.
40:49On en a au moins
40:50autant que les autres,
40:50voire plus.
40:51Et ça,
40:52ça nous permet
40:52de jouer dans une cour
40:52qui n'est pas la nôtre
40:53et de tomber en finale
40:54de tous les concours
40:55contre les grands du...
40:56Avec un label
40:56qui est de plus en plus exigeant,
40:59vous dites super
41:00ou ça vous inquiète un peu ?
41:03Non, non, non.
41:04Moi, je dis super.
41:06Alors, je dis super
41:07et pas super parce qu'effectivement
41:08cette démarche d'amélioration
41:11permanente,
41:11on en a besoin.
41:12On voit ce qui arrive
41:13avec l'IA.
41:14On est en train de travailler
41:15sur comment intégrer
41:16justement l'IA
41:17dans nos démarches,
41:18mais pas sur le core business,
41:20sur tout ce que sont
41:21les petites tâches
41:22avec lesquelles on peut
41:22gagner du temps.
41:24Donc, je dis super
41:25parce qu'effectivement,
41:25ça continue à nous tirer
41:26vers le haut.
41:27Ça nous pousse à progresser.
41:29Mais je dis attention
41:30parce qu'en fait,
41:31on est deux promoteurs
41:32à être certifiés,
41:33Bicorp en France aujourd'hui.
41:35Moi, j'aimerais bien
41:35qu'on le soit tous.
41:36Genre, on ne fait pas du tout
41:36si le label devient trop exigeant.
41:38Si le label devient
41:39on a déjà éliminé
41:40pas mal de monde sur le sujet.
41:42Moi, ce que j'aimerais,
41:42c'est qu'on soit tous Bicorp
41:43et qu'on ait tous
41:44les mêmes règles du jeu,
41:45qu'on se pousse tous
41:46un peu sur le sujet.
41:47Ce n'est pas du tout,
41:48je ne suis pas en train de dire
41:49on est Bicorp,
41:49c'est super, on fait la diff.
41:50Non, on est Bicorp,
41:51il faudrait que tout le monde le soit.
41:53Il y a un mot
41:53que vous employez,
41:55c'est le mot renoncement.
41:56On a trouvé cette citation
41:57dans un poste sur LinkedIn
41:59en février.
42:00En réalité, le renoncement
42:01est le véritable indicateur
42:03de l'engagement d'une entreprise.
42:04Une entreprise qui ne renonce
42:05à rien doit m'expliquer
42:06comment elle peut prétendre
42:07s'engager.
42:08Le renoncement est un marqueur essentiel.
42:11Alors, c'est un autre mot
42:12pour dire sobriété
42:13ou alors c'est quelque chose
42:15qui va encore un peu plus loin ?
42:16Renoncement ?
42:18Le renoncement va plus loin
42:19que la sobriété.
42:20La sobriété, elle est nécessaire,
42:21on le voit tous.
42:23Mais le renoncement,
42:24c'est l'étape d'après.
42:25C'est qu'est-ce que je fais
42:27dans mon modèle actuel
42:29qui est, si je le fais,
42:30c'est pour voyeur de valeur,
42:32ça crée de la valeur
42:33pour mon entreprise.
42:34À quoi je renonce ?
42:35Donc, quelle est la valeur
42:36que j'accepte de limiter
42:38pour en créer une autre ?
42:39Mais on a laissé une courbe en J.
42:41C'est-à-dire qu'en fait,
42:42je commence par perdre de la valeur
42:43pour en recréer.
42:45Les renoncements, pour moi,
42:45c'est effectivement
42:46un marqueur essentiel
42:47de l'engagement de l'entreprise.
42:49Ça veut dire, très simplement,
42:52il y a un sujet très important
42:53sur le logement.
42:53Le logement, nous,
42:54on ne fait plus de logement
42:55à la découpe.
42:56Donc, acheter un terrain en diffus,
42:58réaliser une opération et la vendre.
43:00On ne le fait plus.
43:02Alors que c'est...
43:03Je crois qu'en volume,
43:04ça doit être 50% de la promotion
43:05en France
43:06et en chiffre d'affaires,
43:07c'est 75%.
43:09On se coupe donc
43:09entre 50 et 75% du marché.
43:12Pourquoi ?
43:12Parce qu'en fait...
43:14Alors, une fois de plus,
43:14je vais vous dire ça,
43:15je vais vous poser le problème,
43:16je n'ai pas la solution.
43:16Sinon, je serais plus malin
43:18que les autres.
43:18Ce n'est pas le cas.
43:19Aujourd'hui,
43:20la difficulté qu'on a,
43:21c'est que quand on veut
43:22acheter un terrain dans le diffus,
43:24et qu'on veut réaliser...
43:25Ça veut dire quoi dans le diffus ?
43:26Vous achetez n'importe une parcelle
43:28à M. et Mme Michu,
43:29vous allez les voir,
43:29vous leur dire
43:30je vais acheter votre terrain.
43:31Bon, vous n'êtes pas le seul,
43:32donc il y a l'ensemble des promoteurs
43:33qui sont sur l'appel d'offres.
43:37Il y a un truc qui est sûr,
43:38c'est que celui qui va l'acheter,
43:39c'est celui qui l'aura payé le plus cher.
43:41Avec une contrainte
43:42qui est le fait de sortir du logement
43:44à un prix modéré.
43:45Donc là, on est complètement
43:46dans un conflit d'intérêts.
43:47C'est complètement antinomique.
43:49La machine,
43:50et c'est comme ça,
43:51c'est comme un métier de transformation.
43:53Vous fabriquez des boulons,
43:54vous faites venir
43:55tous les fournisseurs d'acier,
43:56je les mets en concurrence,
43:58et je prends le moins cher.
44:00Et bien, dans notre métier
44:00qui est un métier de transformation,
44:02on prend le plus cher.
44:03Donc, la matière première,
44:05on est sûr d'un truc,
44:06c'est que nous,
44:07on l'aura payé plus cher que les autres.
44:08Avec un prix de sortie
44:09qui est capé
44:10par la capacité d'emprunt
44:13des acquéreurs,
44:14et bien, entre les deux,
44:15il ne reste pas suffisamment,
44:16selon nous,
44:17pour faire quelque chose de qualité.
44:18Et c'est pour ça qu'en fait,
44:19on a renoncé à aller
44:21et donc on se coupe
44:21entre 50 et 75 %
44:23du marché de la promotion
44:24en France
44:26sur ce principe-là.
44:27Alors, j'adorerais
44:28avoir trouvé la solution.
44:29Je pense qu'il y en a,
44:30on est en train d'y travailler,
44:32mais on ne l'a pas aujourd'hui.
44:34Vous disiez tout à l'heure
44:35le sujet de la commande.
44:37Alors, qu'est-ce que ça veut dire
44:39et pourquoi c'est important ?
44:42Actuellement,
44:43on est dans une phase
44:44où, sectoriellement,
44:46la promotion immobilière
44:47est en difficulté.
44:47notamment parce qu'effectivement
44:49le logement
44:50qui s'est quasi arrêté
44:51du jour au lendemain
44:52avec l'augmentation des taux
44:53et cette logique
44:55un petit peu difficile
44:58de l'augmentation
44:59des prix du foncier
45:00qui fait qu'en fait,
45:01ça a tamponné,
45:02ça ne fonctionne plus.
45:04Dans la promotion immobilière,
45:05c'est un métier
45:06qui est aux confins
45:06de la finance,
45:07de la vente
45:08et de la construction.
45:10Nous, on a décidé
45:12il y a quelques années maintenant
45:14de passer sur la jambe construction
45:16parce qu'en fait,
45:17la vente est très complexe,
45:18on n'arrive plus à commercialiser,
45:19on n'arrive plus à financer
45:20les projets
45:20puisqu'ils ne se vendent pas.
45:22Donc, on est passé
45:22sur la partie plus de construction
45:25de la promotion immobilière
45:26et donc travailler
45:27pour un objet défini.
45:28Un chef d'entreprise
45:29qui a besoin de réaliser
45:30son siège social,
45:31ce n'est pas parce qu'il y a
45:32une crise dans le secteur immobilier
45:34qu'il ne va pas le faire.
45:35Donc, le sujet,
45:35c'est d'aller travailler
45:36avec l'utilisateur final,
45:38d'identifier son besoin
45:39et c'est un petit peu
45:40cet historique de Redman
45:42d'avoir fait beaucoup de conseils.
45:43On a fait beaucoup de conseils
45:43au début puisqu'on n'avait pas
45:45les poches très profondes.
45:47Et bien, c'est de mettre
45:47au service des utilisateurs finaux
45:50cette partie de conseil
45:51pour bien comprendre
45:52leurs besoins,
45:53le traduire en besoins immobiliers
45:54et le réaliser en clair main.
45:56Et donc, c'est aujourd'hui,
45:58il me semble,
45:58la façon la plus sûre
45:59de réaliser des projets
46:01en retravaillant à la commande.
46:03Donc, partir du besoin,
46:04que ce soit pour des bureaux,
46:05pour un hôtel,
46:05pour un bailleur social
46:06qui a besoin du logement en bloc
46:08et l'identification du besoin.
46:09Et c'est aussi
46:10une forme de sobriété
46:11et c'est une capacité
46:13à ne construire que
46:13les mètres carrés
46:14dont on a besoin.
46:15Le Conseil constitutionnel,
46:16il y a quelques jours,
46:18a retoqué une partie de la loi
46:19qui, notamment,
46:21c'est la simplification,
46:23donc il y avait le volet ZF,
46:25les zones à faible émission.
46:26Et puis, celui qui vous concerne directement,
46:29cet objectif de zéro artificialisation nette,
46:32finalement, la loi qui prévoyait
46:34d'être moins ambitieuse,
46:35elle a été retoquée
46:35par le Conseil constitutionnel.
46:36Comment vous vous positionnez
46:37par rapport à ça ?
46:38Est-ce qu'il faut effectivement
46:40garder une ambition très forte
46:42de zéro artificialisation nette ?
46:44J'ai plein de sons
46:45et de...
46:46Quand je discute avec des élus,
46:48certains me disent
46:49mais attendez,
46:49c'était une aberration,
46:50cette loi était trop...
46:52Ça nous bloque
46:53dans le développement de la ville.
46:54Enfin, j'ai tous les sons de cloche
46:55là-dessus.
46:56Mais je pense que c'est normal
46:57qu'il y ait tous les sons de cloche
46:57parce que c'est pas manichéen,
47:00c'est pas noir-blanc,
47:01c'est pas aussi simple
47:02que ça voulait être présenté.
47:04Zéro artificialisation nette,
47:05c'est zéro.
47:06Le zéro, il est quand même
47:07un peu trash.
47:09Et même si l'esprit de la loi
47:11est bon,
47:11et très bon,
47:12l'esprit est très bon,
47:13il faut arrêter d'artificialiser.
47:14OK, ça c'est un principe,
47:15c'est un peu comme ce que je disais
47:16tout à l'heure,
47:17l'ADN, comment est-ce qu'on le transfère
47:18en une grille ?
47:19Là, c'est pas une grille,
47:19c'est un zéro.
47:21Et c'est là où c'est difficile.
47:22Pour autant,
47:23nous, notre façon de raisonner
47:25par rapport à ces sujets-là,
47:26c'est de se dire,
47:26il faut pas aller construire
47:28là où on peut construire.
47:29Il faut construire,
47:30on en a besoin.
47:31Une fois de plus,
47:31on en revient au besoin.
47:33On en a utile le besoin.
47:34En fait,
47:34la promotion immobilière aujourd'hui,
47:36ça peut pousser à se dire,
47:37j'ai une parcelle,
47:38c'est super facile d'accès,
47:40je peux faire 8 000,
47:4010 000, 12 000,
47:41je vais construire 8 000, 12 000.
47:42Non.
47:43Est-ce que j'ai besoin de ça ?
47:45Est-ce que le territoire autour
47:47a besoin de ça ?
47:47Est-ce que la ville,
47:48le département,
47:49la région...
47:50Construire un actif immobilier,
47:52c'est du marketing territorial.
47:53Ça doit être une façon
47:55de se positionner
47:56et de donner un message.
47:57Donc, construire pour construire,
47:59non.
48:01Artificialiser zéro,
48:02je ne suis pas non plus
48:03complètement d'accord.
48:04En revanche,
48:04dans certaines villes
48:05qui voient leur développement,
48:07si c'est un développement
48:07qui est concerté,
48:08qui est structuré,
48:09organisé,
48:10dans lequel on respecte
48:12effectivement la nature
48:13qui est autour,
48:14qu'on gère un peu
48:15les sujets de transport,
48:18les sujets d'eau,
48:19les sujets de biodiversité,
48:20pourquoi pas ?
48:21Mais il y a énormément
48:22de contraintes
48:23et c'est bien d'être passé
48:24par cette phase-là,
48:25je pense,
48:26du zéro artificialisation net,
48:28il ne faudrait pas repartir
48:29comme avant,
48:29mais il faudrait repartir
48:30sur quelque chose
48:30de plus mesuré.
48:31Redman fait partie
48:32du mouvement Impact France,
48:34est-ce que c'est une façon
48:35de peser justement
48:36dans le débat public ?
48:37C'est une façon de peser différemment,
48:41d'essayer d'avoir une voix
48:43qui porte de manière...
48:45C'est quoi le point commun
48:46des entreprises
48:46qui font partie
48:47d'Impact France pour vous ?
48:50Elles sont de plus en plus nombreuses
48:51et donc leur point commun,
48:52c'est de se dire
48:53que ce n'est pas l'économie
48:56à tout prix.
48:58C'est là où on se rapproche
48:59un petit peu
48:59de la démarche bicorps,
49:01c'est de se dire
49:01oui, effectivement,
49:02on est des entreprises.
49:03Une fois de plus,
49:04c'est une façon pour moi
49:05d'assumer et de ne pas
49:07surtout pas opposer
49:08la performance environnementale
49:10sociale d'une entreprise
49:11et sa performance économique.
49:13On le fait beaucoup trop.
49:14Au début,
49:14quand on a dit
49:15qu'on était certifié bicorp,
49:16on nous a dit
49:17oulala, ils sont partis,
49:18c'est comme si Redman
49:20était venu une ONG.
49:21Et pas du tout.
49:21On est une entreprise,
49:23on est là pour gagner de l'argent,
49:24on gagne de l'argent,
49:25mais pas n'importe comment.
49:26Et l'argent qu'on gagne,
49:27on ne fait pas n'importe quoi.
49:28Donc c'est cette façon
49:28d'assumer le fait
49:30qu'on est, oui,
49:31on est un opérateur économique,
49:32on est un opérateur
49:33des territoires,
49:33mais on assume aussi
49:36le fait que
49:36nos engagements
49:37sont compatibles
49:38avec une performance économique.
49:39Ça vous différencie du MEDEF ?
49:41Vous êtes complémentaire
49:42du MEDEF ?
49:43Comment vous...
49:44On est au MEDEF aussi.
49:46Moi, je suis à Aix,
49:48l'UPE 13,
49:49je fais partie
49:49du conseil exécutif.
49:50Donc pour moi,
49:51les deux sont compatibles.
49:53Pour autant,
49:54au MEDEF,
49:54le message est clair,
49:55c'est le même
49:56que celui qu'on porte
49:57à la France,
49:57c'est de se dire
49:58on ne fait pas n'importe quoi,
49:59mais on avance,
50:00on assume notre rôle
50:01d'acteur économique,
50:02mais avec des drivers
50:05qui peuvent être
50:06un petit peu différents
50:07des entreprises,
50:09j'allais dire,
50:09classiques.
50:10On termine en se projetant,
50:11il nous reste une minute
50:12dans une dizaine d'années,
50:15imaginez-vous,
50:16dans 10 ans,
50:16de quoi vous serez
50:17le plus fier ?
50:22Si au sein de l'immobilier
50:23ou de manière plus large,
50:26je ne vais pas tout faire
50:27tourner autour du Bicorp,
50:28mais qu'au moins
50:28ces engagements-là
50:29soient portés par d'autres.
50:32Qu'on soit plusieurs
50:33à pousser le...
50:34Que vous ne soyez pas seulement...
50:35Qu'on ne soit pas que deux
50:36certifiés Bicorp
50:36dans l'immobilier,
50:37ce serait bien.
50:38Merci beaucoup,
50:39Nicolas Ponçon,
50:40et à bientôt
50:40sur Be Smart Fortune.
50:42C'est l'heure
50:42de notre rubrique
50:45Smart Ideas,
50:45comme tous les jours,
50:46une start-up à l'honneur.
50:55Smart Ideas
50:56avec Patrick Peters,
50:57bonjour, bienvenue.
50:58Bonjour.
50:58Vous êtes le président
50:59co-fondateur
51:00de Spark Clean Tech
51:01que vous avez créé
51:02en 2022
51:03avec Erwann Pannier.
51:04Et avec quelle idée ?
51:05C'est quoi ?
51:06Alors nous,
51:06ce qu'on fait,
51:06on s'attaque
51:07à la décarbonation
51:08de l'industrie,
51:09notamment l'industrie lourde,
51:10tout ce qui est métallurgie,
51:12verre,
51:12donc où on développe
51:13des process haute température
51:14et donc où les équations
51:16de décarbonation
51:16sont extrêmement complexes
51:18et donc ce qu'on va faire
51:20pour eux,
51:20c'est qu'on va décarboner
51:22leurs solutions
51:24en décarbonant
51:24le gaz qu'ils utilisent.
51:25Aujourd'hui,
51:26ils brûlent du gaz naturel.
51:28Dans le gaz naturel,
51:29vous avez du carbone.
51:29Le carbone,
51:30il est transformé en CO2
51:31quand vous le brûlez.
51:32Donc nous,
51:32on va extraire
51:33le carbone du gaz,
51:34ce qui fait qu'on a
51:35un gaz décarboné
51:36qu'on peut brûler
51:36et faire de la chaleur
51:37sans émission.
51:38donc ça,
51:39c'est le principe de base
51:40et le carbone
51:41qu'on a sorti,
51:42on va en faire
51:42des matériaux
51:43pour pouvoir créer
51:44de la valeur
51:44et pouvoir décarboner
51:46de façon économique.
51:47C'est ce qu'on appelle
51:48la plasmalise pulsée,
51:50c'est ça ?
51:51La plasmalise pulsée,
51:52effectivement.
51:52Donc vous imaginez
51:53qu'on est sur une spécialité
51:54assez particulière.
51:56Le plasma qu'on connaît tous,
51:57c'est la foudre.
51:58La foudre,
51:58en fait,
51:59c'est un arc électrique
52:00où en fait,
52:01on va développer un plasma,
52:02c'est-à-dire qu'on va
52:03dissocier toutes les molécules
52:04que la foudre va traverser.
52:05C'est ce qui crée
52:07l'onde de choc
52:07qu'on entend
52:08avec le tonnerre.
52:09Et donc nous,
52:10on contrôle cette foudre
52:12dans des réacteurs,
52:13on va la pulser
52:15pour pouvoir maîtriser
52:16en fait les consommations
52:17énergétiques,
52:19maîtriser les températures
52:21aussi pour aller vers
52:21des carbones
52:22de haute qualité
52:23et permettre
52:24de mettre ça en œuvre
52:26au niveau industriel.
52:28On est vraiment
52:29dans à la fois
52:30de la recherche,
52:31de l'innovation
52:32et l'objectif,
52:33évidemment,
52:33c'est d'en faire un business.
52:35Vous en êtes où justement ?
52:36À quelle phase vous en êtes ?
52:37Alors vous avez très raison,
52:38on est sur des développements
52:39technologiques
52:40qui sont importants.
52:40Nous, on est issus
52:41des laboratoires
52:42de Centrale Supélec
52:43et de Stanford
52:44aux Etats-Unis
52:45où Erwan,
52:46mon associé,
52:46a fait son doctorat.
52:48Et donc on a créé
52:50Spark en 2022,
52:51on a fait une première
52:51levée de fonds en 2023
52:52qui nous a permis
52:53de monter une première équipe,
52:55réaliser un premier pilote
52:56qui nous a permis
52:57de démontrer
52:57ce qu'on pouvait faire
52:58avec cette technologie
53:00et ce qui nous a permis
53:01fin d'année dernière
53:01de faire une levée de fonds
53:03de 30 millions d'euros
53:03qui va nous permettre
53:04maintenant de scaler
53:06comme on dit la technologie,
53:07c'est-à-dire de passer à l'échelle
53:09et permettre d'aller chercher
53:10les industriels
53:11à partir de 2028.
53:13Et donc,
53:13alors les prochaines phases,
53:14si on rentre un peu
53:15dans le détail,
53:16donc là vous avez fait
53:17ce qu'on appelle
53:18la preuve de concept,
53:18c'est ça ?
53:19Ça marche ?
53:19Ça marche à une échelle,
53:21à une petite échelle aujourd'hui.
53:22D'accord.
53:22Donc là maintenant,
53:23il faut prouver
53:24que ça marche à une échelle.
53:33qui est le vecteur
53:34d'énergie décarbonée.
53:35Donc ça,
53:36c'est 2027.
53:38Et ce qui va nous permettre
53:39derrière,
53:40avec une approche modulaire
53:41où en fait,
53:42on va faire des modules
53:42qui vont permettre
53:43de faciliter le déploiement
53:44et dès 2028,
53:46pouvoir lancer
53:46les premières industrielles.
53:47Ça veut dire
53:48que l'idée,
53:50c'est d'apporter le module
53:52dans une usine,
53:53c'est ça ?
53:54Alors très concrètement,
53:55il faut imaginer
53:56ceux qui font
53:57cette chaleur industrielle
53:58sont connectés
53:58au réseau de gaz.
53:59Donc nous,
54:00on va s'installer
54:01entre le réseau de gaz
54:02et leur process industriel,
54:03donc leur four.
54:04On va s'installer là,
54:05on va financer
54:06les installations,
54:07on va leur vendre
54:08la chaleur décarbonée,
54:09donc l'hydrogène
54:10qui sort du process
54:11et le carbone
54:12qui va sortir,
54:13on va le vendre
54:13à des utilisateurs
54:14qui vont transformer ça
54:15en pneus de voiture,
54:17en tableaux de bord de voiture.
54:18Vous en avez
54:19dans vos téléphones,
54:19par exemple.
54:21Et donc,
54:21on fait beaucoup de matériaux
54:22à partir de carbone
54:24et aussi avec des matériaux
54:25avancés.
54:26Dans les batteries,
54:27par exemple,
54:27vous avez des carbones conducteurs.
54:29Donc là,
54:29on est sur de la valeur
54:30plus ajoutée
54:32et avec une idée
54:33de relocalisation
54:34de cette production
54:35parce que comme vous savez,
54:36on a beaucoup de problématiques
54:37d'importation de matériaux
54:38et donc on a un besoin
54:39de relocaliser
54:40certaines productions
54:42pour être autonome
54:43en termes de sources
54:45de matières.
54:46Pour l'industrie lourde
54:48qui passe un contrat
54:50avec vous,
54:52est-ce que son gaz
54:52va lui coûter plus cher ?
54:53Parce que je vois bien,
54:54je vois l'engagement
54:55et évidemment,
54:56les industries lourdes,
54:57elles ont leurs engagements,
54:58la pression de l'État,
54:59etc.
55:00pour décarboner,
55:00mais est-ce que ça va leur coûter plus cher ?
55:02Alors nous,
55:02notre motif,
55:03c'est que si la décarbonation,
55:04elle n'est pas économique,
55:05elle ne se fait pas.
55:06Et je pense que c'est ce qu'on voit
55:06dans un certain nombre de secteurs.
55:08Et donc effectivement,
55:09nous,
55:09ce qu'on veut arriver à faire,
55:11c'est de créer de la valeur.
55:12Donc concrètement,
55:12on prend du gaz
55:13qui vaut globalement
55:14500 euros par tonne.
55:15on va le transformer
55:16en deux éléments,
55:17l'hydrogène et le carbone
55:18de l'autre côté,
55:19qui valent chacun
55:202000 euros par tonne.
55:21Donc on multiplie par 4
55:22la valeur de ce qu'on manipule
55:24et ça,
55:24ça va permettre en fait
55:25de vendre
55:27les matières et l'énergie
55:28qu'on produit
55:29à parité
55:31avec les coûts
55:31que les industriels ont aujourd'hui.
55:33Et ça,
55:34c'est essentiel
55:34parce que c'est ce qui va permettre
55:35d'accélérer la décarbonation.
55:37Donc pour les industriels,
55:38entre guillemets,
55:38ce sera indolore en termes de coûts.
55:40L'objectif,
55:41c'est qu'on soit sans surcoût
55:42pour les industriels
55:43parce que,
55:44encore une fois,
55:44c'est vraiment
55:45un équivalement clé
55:46pour accéder.
55:47Et alors de l'autre côté,
55:48ce carbone là,
55:50il sera présenté
55:51sous quelle forme en fait ?
55:52Alors c'est une poudre,
55:53c'est une poudre noire
55:54de carbone en fait
55:55qu'on sort directement
55:58du gaz.
55:59Et donc c'est une poudre,
56:00on va la pelétiser
56:01pour pouvoir la transporter
56:02plus facilement
56:03et on va l'envoyer
56:04chez des industriels
56:04qui vont faire
56:06des formulations
56:07qui permettent
56:08de faire des matériaux
56:09avancés
56:10qu'on touche
56:11au quotidien
56:12puisque vous l'avez
56:13à côté de vous
56:14à l'instant.
56:14Je l'ai encore là,
56:14comme toujours.
56:16Merci beaucoup Patrick Peters,
56:17bon vent à Spark Clean Tech
56:19et à très bientôt
56:21parce qu'on va suivre
56:21le destin de votre entreprise.
56:23Merci à toutes et à tous
56:24de votre fidélité.
56:25Je vous dis à demain
56:26pour un nouveau Spartan Impact.
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