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  • il y a 4 heures
Mercredi 18 mars 2026, retrouvez Franck Charton (Délégué général, Perifem), Sarah Ouattara (fondatrice, Samara Facilities) et Saïd Ihammouine (Directeur général, NeoEarth) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font
00:12de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Franck Charton, le délégué général de Perifem, qui sera l'invité du grand entretien
00:22tout à l'heure.
00:23Une interview réalisée par Nathalie Croizet à l'occasion du Perifem dès 26 minutes pour parler commerce et distribution, comment
00:30le secteur relève les défis de la transition écologique.
00:34Mais d'abord, je reçois Nathalie Machon, professeure d'écologie au muséum d'histoire naturelle.
00:39On verra comment faire de la place à la nature et à la biodiversité dans nos villes.
00:44Dans le zoom de cette émission, je vous propose de voir comment mettre l'événementiel au service des territoires, tout
00:51en favorisant l'économie sociale et solidaire.
00:54Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous présenterai Neo Earth.
00:58On va découvrir la biotechnologie des micro-algues.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13C'est le zoom de ce Smart Impact.
01:15On explore le secteur de l'événementiel, comment le mettre au service des territoires, tout en pariant sur l'économie
01:20sociale et solidaire.
01:22Bonjour Sarah Ouattara, bienvenue.
01:23Bonjour Thomas, merci beaucoup.
01:25Vous êtes la fondatrice de Samara Facilities que vous avez créée il y a 10 ans, en 2016.
01:30Donc déjà, bon anniversaire.
01:31Merci.
01:31Pourquoi vous l'avez créée ? C'est quoi l'idée de départ ?
01:34L'idée de départ, c'est vrai que moi je ne suis pas du tout entrepreneur au départ, mais j
01:38'avais vraiment à cœur de remplir une mission, valoriser les territoires, surtout les territoires périphériques.
01:44Et j'ai trouvé ce prétexte-là d'aller sourcer des talents locaux et de les mettre au service d
01:49'entreprise.
01:50Rien de plus que ça au départ.
01:51D'accord, donc c'est de l'événementiel au service des talents locaux qui met en contact les talents locaux
01:57et des grandes entreprises, c'est un peu ça l'idée ?
01:59Oui, avec une troisième intervention, c'est et les territoires, et les talents locaux, et les entreprises.
02:05Comment est-ce qu'on peut faire marcher tout ça ensemble ?
02:08Oui, alors vous parlez d'un cabinet d'ingénierie événementielle.
02:12Comment il fonctionne ce cabinet d'ingénierie événementielle ?
02:15Alors concrètement, c'est vrai qu'une agence événementielle classique, elle a déjà une grosse mission d'organisation et de
02:21chefferie de projet pour les événements.
02:24Mais au-delà de ça, nous on est beaucoup en amont sur la conception, sur comment créer une chaîne de
02:29valeur qui va permettre à un événement, quand il est livré, d'avoir vraiment un impact sur l'économie locale
02:34et d'avoir un impact concret sur ces talents de l'économie de proximité, les artisans, chefs chantiers d'insertion,
02:44PME familiale, etc.
02:46Et donc ça suppose, juste pour bien comprendre, d'intervenir presque à l'origine d'un projet d'événement, c
02:53'est ça ?
02:53Tout à fait. Alors il y a deux formats. En effet, on a des entreprises qui savent déjà ce qu
02:57'elles veulent ou qui ont l'habitude de travailler avec nous et qui vont passer une commande un petit peu
03:01plus précise
03:02ou d'autres qui, en effet, ont un objectif à atteindre et nous laissent vraiment la main sur toute la
03:07réflexion jusqu'à la livraison et même au-delà, parce qu'on lui remet les éléments pour pouvoir mesurer à
03:13quel point elle a impacté l'économie locale.
03:16Oui, parce que ça rentre évidemment dans un bilan RSE d'une entreprise qui va pouvoir intégrer ça, notamment dans
03:23le S de Sociétal, dans l'acronyme RSE.
03:27Donc, d'une certaine façon, vous êtes en prise avec l'économie sociale et solidaire. C'est peut-être pas
03:33le mot que vous aviez en tête quand vous avez créé Samara Facilities,
03:36mais finalement, vous vous rendez compte que vous faites partie de cette économie-là ?
03:40Tout à fait. Et vous avez tout à fait raison. C'est qu'au départ, on ne se définissait pas
03:43comme cela.
03:43Moi, je n'avais pas une grande idée de l'économie sociale et solidaire, encore moins de la cause ou
03:50en tout cas de la recherche de préserver l'environnement.
03:53Et c'est au fur et à mesure des actions posées qu'on s'est rendu compte que oui, en
03:57choisissant tel prestataire ou tel fournisseur,
04:00on pouvait limiter les contraintes environnementales et sociétales. Et finalement, c'est ce qui nous a permis de nous définir
04:08encore mieux.
04:08On va prendre des exemples. On va voir ça dans un instant. Mais on peut considérer, en tout cas, il
04:13y a des biais qui peuvent être des biais culturels, des freins.
04:15J'imagine les difficultés que vous pouvez affronter avec notamment des critères des grands groupes et à côté de ça,
04:27des prestataires qui sont peut-être un peu petits.
04:29Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire des grands groupes qui vous disent, vous êtes
04:31bien gentils, mais là, vous faire travailler cet artisan, c'est trop petit pour moi.
04:36Tout à fait. C'est exactement ça. Et en fait, moi, je partais d'une idée préconçue qui était, ils
04:41sont bien gentils, ces grands comptes, à s'installer pour des raisons peut-être financières ou immobilières en marge de
04:47Paris.
04:48Et elles ne font même pas l'effort de s'ancrer sur un territoire. Alors qu'au final, en effet,
04:52qui, dans une grande entreprise, a un bâton de pèlerin pour aller détecter l'artisan d'excellence ou le prestataire
05:00qui leur compte ?
05:01Parce qu'il y a des standards de ces grands groupes, de ces grands comptes auxquels il faut répondre.
05:05Exactement. Et en effet, ces talents locaux, qui ont l'aspiration ou même pas, qui se disent que c'est
05:10impossible de travailler pour un grand compte,
05:12eh bien, finalement, moi, je suis la cheville ouvrière qui permet la rencontre de ces deux mondes-là.
05:18Alors, on va prendre des exemples, des réalisations un peu emblématiques pour bien comprendre ce que vous faites.
05:24Alors, en termes de référence, c'est vrai que moi, j'ai...
05:29Parce que là, vous fêtez vos dix ans, donc il y a moyen de regarder un peu dans le rétro
05:33et de se dire, tiens, ça, c'était quand même très réussi.
05:35Ou emblématique de ce que vous voulez faire.
05:37Alors, je ne suis jamais totalement satisfaite, c'est pour ça qu'on continue.
05:42Mais pour vraiment, vraiment comprendre le métier de notre cabinet, au début, on a eu une...
05:48J'ai eu un échange avec une directrice d'une grande société, directrice de la communication, qui voulait absolument avoir
05:54un traiteur pour lequel étaient mobilisés des jeunes en insertion.
05:58On n'a jamais parlé de la qualité ou des nombres de pièces à déguster.
06:02Et le jour de l'événement, elle est à côté de moi, elle croque dans une bouchée et elle me
06:08dit, hum, et en plus, c'est bon.
06:11Et en fait, là, c'est ça le cœur du métier de Samara, c'est comment réconcilier des mondes, comment
06:15créer une relation et comment rassurer ses grands comptes.
06:18Et permettre au talent aussi de faire la démonstration de leur savoir-faire.
06:21En termes de réalisation, moi, je suis très heureuse d'avoir été un des membres importants sur la plus grande
06:27fanzone de Paris 2024, par exemple.
06:29D'avoir eu à organiser des événements à l'Opéra Garnier également.
06:33D'avoir pu...
06:35Là, on est...
06:37Pour coller à l'actualité, on sort là d'une séquence où pour un gestionnaire de parc d'activité, pour
06:42la journée des droits des femmes,
06:44on a organisé une série de tables rondes sur un sujet qu'on a proposé, celui de l'indépendance financière
06:49des femmes.
06:49Et de bout en bout, qu'il s'agisse du choix des fleurs, du choix du traiteur, du choix de
06:54la bâche qui va être recyclée,
06:56qu'il s'agisse également du choix des intervenantes, tout est venu de notre proposition et tout a un impact
07:02sur l'économie locale.
07:03C'est ça, en fait, notre promesse.
07:05Est-ce que vous voyez le regard changer ?
07:07Oui.
07:07Entre, justement, les a priori de départ et la réalisation que vous racontiez tout à l'heure.
07:13Et en plus, c'est bon.
07:13Et en plus, c'est bon.
07:15Et de toute part, j'ai un changement de regard.
07:17C'est que le talent local se dit, déjà, on ne va pas très bien me payer.
07:21Ensuite, ça ne va pas être utile et ça ne va pas me valoriser.
07:26Et ils sont rassurés aujourd'hui.
07:27Et de l'autre côté, les grandes entreprises, souvent, quand on me sollicite pour la première fois,
07:31on me commande un petit déjeuner, un petit coffret cadeau, un plateau repas.
07:36Je pense que c'est le test.
07:38On vous teste ?
07:38Exactement, c'est le test.
07:40Et aujourd'hui, je me rends compte que tous les clients qu'on a rentrés,
07:43ce sont des clients qui restent.
07:45On les a gardés.
07:46Il n'y a aucun client qui a disparu.
07:48Et encore mieux que ça, mes clients recommandent les futurs clients de Samara Facilities.
07:55Si j'étais un peu provocateur, je dirais qu'ils font appel à vous pour la bonne conscience,
08:00la première fois, et puis ensuite, parce qu'il y a de l'efficacité,
08:05parce qu'il y a un retour sur investissement,
08:08parce que leur marque entreprise en profite, comment vous l'analysez, ça ?
08:12Oui, tout à fait.
08:13Moi, ce que je ne voulais absolument pas,
08:14et c'est pour ça qu'on s'est constitué en entreprise dès le départ,
08:18un tel brief, une entreprise créée par une jeune fille originaire de banlieue
08:23qui veut valoriser les territoires, ce qui est à créer en Seine-Saint-Denis,
08:26tout de suite, on tombe peut-être un peu dans le pathos et dans ce qui est dédié au monde
08:30de l'association.
08:31Et je voulais que ce soit une entreprise pour que la relation soit vraiment gagnante-gagnante.
08:35Voilà, exactement.
08:36On est vraiment là sur un enjeu économique.
08:38Et c'est vrai que dans ce premier temps-là, ils sont vraiment...
08:40Quelles pièces je vais pouvoir mettre ?
08:42Quelles lignes je vais pouvoir ajouter à mon rapport ?
08:45Et finalement, nous, on devient vraiment incontournable finalement pour nos clients,
08:49parce qu'on devient la boîte à outils, le petit détail qui fait la différence.
08:53Et voilà la relation.
08:56Est-ce que vous sentez quand même, quand les fluctuations économiques,
09:00quand une crise économique démarre, et on est peut-être en train d'en démarrer une nouvelle,
09:06l'événementiel, ça peut être un peu la variable d'ajustement.
09:09Est-ce que vous le ressentez ?
09:09Tout à fait.
09:10Tout à fait.
09:10Là, on me demande comment se passe l'activité.
09:13On travaille, c'est très bien actuellement.
09:15Mais je sais que dans les prochains mois, ou peut-être dans une année,
09:18il y a une grande claque qui se prépare.
09:20On est préparé à ça.
09:21C'est-à-dire que je sais que l'activité tourne actuellement.
09:24Mais le contexte, on le sent, parce que de plus en plus,
09:27on réfléchit un peu plus à reconduire tel projet.
09:30On rétrécit un petit peu les budgets.
09:33Et on sent que les entreprises sont un peu plus frileuses.
09:35et l'événementiel ou la communication sont des lignes qui sautent les premières dans ces situations-là.
09:42Ça vous est déjà arrivé dans cette décennie d'expérience de vivre une période comme ça ?
09:49Covid !
09:49Voilà, Covid !
09:51On a la mémoire courte parfois, mais Covid forcément, Covid tout s'arrête.
09:55Oui, Covid tout s'arrête.
09:56Nous on était...
09:58Après coup, pour moi, c'était une très bonne période,
10:00parce que ça nous a permis de revoir le modèle, de mieux s'installer.
10:03De se poser, de réfléchir à ce qu'on veut faire.
10:05Je n'avais jamais décidé de m'adresser essentiellement aux grands comptes,
10:08mais finalement, c'est le discours qui les intéressait le plus.
10:12Et le Covid, ça a été une période où nous, on est en état de mort cérébrale.
10:16On peut poster de temps en temps des posts sur LinkedIn,
10:19mais il ne se passerait en fait.
10:21Deux semaines avant, on devait signer un gros contrat, puis plus rien.
10:24Mais c'est finalement, après coup, c'était une période plutôt positive.
10:28Et les conséquences de la guerre en Ukraine, de la période inflationniste,
10:31vous l'avez ressenti aussi, ça ?
10:33Oui, là, on sort de la période de fin d'année.
10:37On avait des marchés de Noël qu'on organisait sur trois jours pour des clients.
10:41Cette année, sur certains sites, c'était deux jours, plutôt une journée,
10:43avec un budget plus rétréci.
10:45Donc en effet, ça a un impact sur notre activité.
10:48Alors, je reviens au cœur de votre activité.
10:50On a beaucoup parlé des grands comptes, des grandes entreprises avec lesquelles vous travaillez,
10:55et un peu moins du tissu local et de ces artisans, de ces associations, de ces entrepreneurs.
11:01Comment vous les choisissez, sélectionnez, pour qu'ils soient à la hauteur des enjeux
11:07et de la qualité que vous vendez à vos clients ?
11:09Alors, aujourd'hui, on a un réseau d'à peu près 150, presque 200 talents locaux.
11:14Au début, ça a été vraiment d'aller au contact chez les uns et les autres
11:18pour pouvoir les identifier, les tester, échanger avec eux.
11:22Moi, mon intérêt, c'est de ne pas les mettre en difficulté,
11:25de les soulager un maximum et de leur permettre aussi de faire la démonstration de leur savoir-faire.
11:30Donc, c'est un peu comme ça que ça s'organisait.
11:32Et aujourd'hui, on a des talents qui viennent à nous directement.
11:38Et une chose que je répète à chaque fois, qu'il s'agisse d'un chantier d'insertion
11:42ou d'une PME qui est déjà bien installée, la qualité de la prestation doit être parfaite.
11:46Il n'y a aucune concession là-dessus.
11:47Oui, ce n'est pas parce que c'est un chantier d'insertion.
11:49Il n'y a pas d'excuses, ce n'est pas parce que c'est un chantier d'insertion.
11:51Je n'accepte pas, de la part des talents locaux, des excuses
11:53parce que ça entraîne toute l'image des territoires qu'on veut mettre en valeur.
11:58Est-ce que certains de ces prestataires ou de ces artis,
12:01ils sont en train de grandir, ils ont grandi avec vous ?
12:03Oui, je suis hyper fière parce qu'il y a quelques traiteurs, notamment.
12:07Alors, on a une grosse partie qui est dédiée au sourcing de femmes entrepreneurs.
12:12Et c'est vrai que j'avais commencé avec une jeune pâtissière
12:14qui passe, et pas exclusivement grâce à nous,
12:17mais grâce au flux de commandes et au volume des commandes,
12:21finalement a pu prendre un laboratoire, le développer, recruter.
12:25Pareil pour des traiteurs indépendants
12:26qui proposent en plus une cuisine saveur du monde
12:29qui n'est pas forcément la plus mise en lumière.
12:32Donc, en effet, oui.
12:33Comment vous voyez la suite ?
12:34Est-ce qu'on peut, entre guillemets, industrialiser le modèle ?
12:38C'est la belle et c'est la bonne question.
12:41Moi, je suis ouverte à toutes les réflexions.
12:42C'est ce que j'essaye de voir parce que je fonctionne vraiment en village.
12:46C'est comment est-ce que le cabinet se transpose un peu partout.
12:48Et après, quand on travaille avec des entreprises
12:50telles que Randstadt, Caisse d'épargne, VP ou d'autres,
12:55on est obligé aussi de les suivre partout en France
12:58parce qu'elles sont grandes et disponibles partout.
13:02Donc, en effet, on est déjà au-delà de la région parisienne
13:05mais on réfléchit sérieusement à quel modèle
13:08peut nous permettre de contenir cet ADN.
13:11Merci beaucoup, Sarah Ouattara.
13:13Bravo et à bientôt sur Be Smart for Change.
13:16C'est l'heure du grand entretien de ce Smart Impact.
13:18Alors, un peu particulier parce qu'il a été réalisé par Nathalie Croizet
13:24avec Franck Charton qui est le délégué général de Perifem,
13:27l'association qui fédère les acteurs du commerce et de la distribution.
13:31C'était à l'occasion du Perifem Day.
13:38Êtes-vous prêts pour l'impact ?
13:39C'est la question que nous posons chaque jour
13:41à une personnalité qui compte dans notre économie.
13:44Et nous recevons aujourd'hui Franck Charton.
13:46Bonjour.
13:47Bonjour.
13:47Délégué général de Perifem
13:49qui est la fédération technique du commerce et de la distribution.
13:52Vous allez nous la présenter dans un instant.
13:54Mais d'abord, votre actualité, c'est ce jeudi 19 mars,
13:57le Perifem Day.
13:59Bismarck for Change est présente et sera présente sur cet événement.
14:02C'est la sixième édition avec beaucoup de sujets finalement
14:05qu'on va aussi balayer puisque votre thématique, c'est la distribution,
14:09s'engage toujours plus en 2026.
14:11Vous allez parler d'adaptation au changement climatique,
14:13de décarbonation, de sécurité, d'énergie, d'économie circulaire.
14:17Donc voyez autant de thèmes qu'on peut aborder
14:19pendant les 25 minutes qui viennent.
14:21Alors d'abord, je le disais, présenter Perifem,
14:23on peut dire que vous êtes au cœur du quotidien des Français ?
14:26Oui, nous sommes la fédération technique du commerce.
14:29Le commerce, c'est la vie.
14:31Depuis plus de 40 ans, nous fédérons l'ensemble des distributeurs,
14:34à la fois intégrés, indépendants, alimentaires, magasins spécialisés.
14:38Les centres commerciaux sont aussi nos adhérents
14:40et leurs apporteurs de solutions, leurs fournisseurs,
14:43leurs partenaires technologiques.
14:45Et tout cet écosystème se réunit pour échanger sur les questions d'énergie,
14:50d'environnement, de sécurité, d'innovation technologique.
14:54Et c'est de tout cela dont on parlera lors du Perifem Day.
14:57Exactement.
14:58Et on y reviendra un peu plus en détail au cours de l'émission.
15:01Mais d'abord, vous avez commencé à en parler.
15:03Quelques chiffres.
15:03Un Perifem, 40 ans d'existence, vous l'avez dit.
15:0680% du top 50 des enseignes de distribution physique représentées.
15:11300 milliards d'euros de chiffre d'affaires cumulé,
15:1335 000 magasins, 400 centres commerciaux
15:16ou encore 70 millions de mètres carrés de surface commerciale.
15:20On peut dire quelque part que, finalement,
15:22vous représentez un panel assez large.
15:25Et votre rôle, c'est quoi ?
15:26C'est de décrypter les réglementations,
15:28d'accompagner justement les acteurs sur ces sujets-là ?
15:31Oui, notre rôle est de rassembler ces acteurs
15:33et de les aider à la fois à décrypter les réglementations,
15:38d'y prendre part, d'ailleurs, au mieux des intérêts de tous,
15:42de l'ensemble de l'écosystème,
15:45de partager les innovations technologiques entre les acteurs,
15:49de partager les retours d'expérience.
15:52Et puis, le dernier point, et qui prend de plus en plus de poids,
15:55c'est de fédérer ensemble des décisions collectives.
16:01On aura l'occasion d'y revenir.
16:02On a décidé tous ensemble de fermer les meubles frigorifiques avec des portes.
16:07Ça, c'était une décision qu'on avait prise tous ensemble
16:10et qui ne peut se prendre qu'ensemble.
16:11Donc, c'est aussi un moyen de pouvoir avancer
16:15sur des sujets où seul, on ne pourrait pas le faire.
16:18Exactement, sur les sujets de transition écologique,
16:20de toute façon, on ne peut pas faire seul.
16:21On va beaucoup en parler de transition écologique
16:22puisque ça va être au cœur aussi du périph'MD.
16:24Mais le premier sujet dont on va parler,
16:27c'est celui de la sécurité.
16:28Parce qu'on sait que c'est quand même un enjeu majeur
16:30pour les commerçants, les distributeurs.
16:32Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que le vol,
16:34on a quelques chiffres, quand même,
16:36qu'elles représentent justement en termes d'impact économique ?
16:40Oui, la sécurité, effectivement, en termes d'impact économique,
16:43c'est un sujet majeur.
16:44On n'a pas de chiffres précis.
16:47On pense que le vol est autour de 2% du chiffre d'affaires
16:51et ça cache de fortes disparités.
16:58Pardon, excusez-moi, j'ai pris les chiffres dans l'autre sens.
17:03Le vol, c'est entre 1 et 4%.
17:05Donc, on a l'habitude de dire que la moyenne,
17:07c'est autour de 2%, mais ça cache de fortes disparités.
17:10Et le résultat d'un magasin, en moyenne en France, c'est 2%.
17:14Autrement dit, la part du vol,
17:17ça peut être l'équivalent du résultat d'un magasin.
17:20Donc, c'est majeur et ça peut même amener certains magasins
17:24à se poser la question de leur pérennité.
17:25Est-ce que c'est une part que vous avez vue aussi augmenter ?
17:28Malheureusement, avec le contexte complexe de crise économique,
17:31peut-être que malheureusement, c'est un phénomène qu'on voit augmenter ?
17:34Alors, c'est un peu difficile à agir.
17:40On sent que, en tout cas, ce n'est pas en baisse, ça c'est certain.
17:43Et ça a pris aussi, avec la venue des caisses automatiques,
17:50on va en parler, et l'avis que la CNIL a publié cet été,
17:56une augmentation de ce côté-là, absolument.
17:59Eh bien, vous en parliez justement.
18:00Il y a de l'actualité autour de ces sujets-là.
18:02En mai dernier, la CNIL a publié deux fiches pratiques
18:05qui concernent l'usage de caméras augmentées
18:07par l'intelligence artificielle aux caisses automatiques.
18:10Et quelle est votre position sur ce sujet ?
18:12Alors, écoutez, notre position est très positive.
18:15C'est ce que nous appelions de nos voeux.
18:17Et pour la première fois, en l'occurrence, la CNIL cet été,
18:20a reconnu la légitimité des commerçants
18:23à lutter contre les questions de vol,
18:25tout en respectant, bien évidemment,
18:27la liberté des personnes et des consommateurs.
18:29Et nous, on estime aujourd'hui que cette décision de la CNIL
18:32est une décision équilibrée qui, à la fois,
18:34permet une efficacité opérationnelle du côté des commerçants
18:38et, à la fois, permet une protection des consommateurs.
18:41C'est une mesure équilibrée
18:44et, encore une fois, qui permet
18:48de lutter contre, soit les erreurs
18:50au niveau des caisses automatiques.
18:52On parle de vol, mais ce n'est pas toujours du vol.
18:53Ça peut être aussi des erreurs involontaires.
18:57Et donc, la mise en place de ces systèmes-là
18:59vont aider l'ensemble de l'écosystème,
19:01en commençant par les clients.
19:03Et il y a décidément beaucoup d'actualité
19:04avec cette proposition de loi aussi
19:06qui est portée par le député Paul Midy
19:08qui, là, est sur la surveillance algorithmique
19:10dans les commerces jusqu'à fin 2027.
19:13Avec, quand même, j'imagine,
19:14beaucoup de questions qui se posent
19:15sur les questions de données,
19:17de reconnaissance faciale.
19:18Enfin, tout ce qui est lié, évidemment,
19:20à ces sujets d'IA.
19:21Il y a quand même un aspect éthique qui est fort.
19:23Oui, absolument.
19:24Et c'est tout l'intérêt d'une loi.
19:27Et d'ailleurs, l'avis de la CNIL, cet été, le disait,
19:29le sujet mérite, nécessite une loi
19:32pour cadrer les choses de manière solide.
19:34C'est ce que nous demandions également.
19:35Et c'est ce que le projet de loi Paul Midy,
19:37qui, actuellement, est au Parlement,
19:40devrait régler.
19:41Donc, une première étape,
19:43c'est passer à l'Assemblée nationale.
19:44On va voir la suite au Sénat.
19:46Et effectivement, cette mise en place
19:48de l'algorithmique dans la vidéosurveillance,
19:50de manière plus large que ce que nous avons vu
19:53avec la CNIL sur les caisses automatiques,
19:56permettra à la fois de lutter, encore une fois,
19:59contre les questions de vol,
20:00mais tout en protégeant les personnes.
20:02Et des garde-fous très importants
20:03ont été mis dans ce projet de loi Paul Midy.
20:06Notamment, pas de reconnaissance faciale,
20:10des technologies qui doivent être certifiées.
20:13On a, je pense, des garde-fous,
20:15une information du public,
20:16des garde-fous qui permettront, justement,
20:20d'apporter cette liberté pour les consommateurs.
20:24Donc, on a vu à quel point cet enjeu de sécurité
20:26était majeur pour vous.
20:28Passons à la transition écologique,
20:29qui, comme je le disais,
20:30va être largement abordée au périph'MD.
20:32Avec le sujet, on l'a déjà évoqué ici,
20:35dans Smart Impact,
20:36des parkings commerciaux
20:38qui, quelque part,
20:39deviennent des infrastructures énergétiques.
20:42Quel rôle peuvent jouer
20:43les ombrières photovoltaïques
20:45dans cette transformation ?
20:46Alors, c'est un rôle important,
20:47puisque les parkings représentent
20:48une réserve foncière très importante
20:50et donc une possibilité
20:52de produire de l'énergie pour les magasins.
20:55On pense...
20:55Enfin, la moyenne, environ,
20:57c'est 30...
20:57Ça peut aller jusqu'à 30%
20:58de la consommation d'un site,
21:00la production photovoltaïque.
21:01Donc, c'est très important
21:02et c'est d'autant plus important
21:04que le prix de l'électricité a doublé
21:06entre 2021 et 2025.
21:08Et donc, on voit que c'est
21:09un véritable levier
21:10pour s'affranchir
21:12de variations de prix
21:14de l'énergie.
21:15On y est encore, d'ailleurs,
21:16un peu en ce moment.
21:17Voilà.
21:18Donc, c'est un sujet majeur.
21:19Et ça ne sera pas terminé,
21:20de toute façon.
21:21Ça ne sera pas terminé
21:22dans les années qui viennent,
21:23on peut le penser.
21:25La difficulté,
21:26c'est que le cadre réglementaire
21:28de tout ça
21:29n'a pas arrêté de changer.
21:30Oui.
21:30C'est une histoire assez incroyable.
21:32C'est toujours pas terminé, d'ailleurs.
21:33Il y a encore des textes
21:34qui ne sont pas totalement votés,
21:36des décrets qui ne sont pas sortis.
21:37Et puis, il y a eu beaucoup d'attentes,
21:37par exemple,
21:38sur la programmation pluriannuelle
21:39de l'énergie.
21:40Donc, il faut remettre
21:40tout ça en place.
21:41Voilà.
21:41Beaucoup d'attentes,
21:42ce qui explique que les acteurs
21:43n'ont pas encore tous
21:44franchi le pas.
21:46Et on est au début
21:47de cette histoire.
21:48Alors, justement,
21:48je voulais vous faire réagir
21:49à une phrase que vous avez
21:50prononcée sur ce sujet.
21:51Nous sommes favorables
21:52à l'installation d'ombrières,
21:54mais de manière pragmatique
21:55et raisonnée.
21:56Vous l'aviez dit
21:57à Batirama
21:57il y a environ deux ans.
21:59Pragmatique et raisonnée.
22:00Pourquoi il ne faut pas
22:01trop en mettre non plus ?
22:02C'est compliqué, peut-être,
22:03d'avoir trop de production
22:04d'énergie, c'est ça ?
22:05Exactement.
22:06C'était effectivement
22:09le point que nous défendions.
22:10Et on a été entendus
22:12par les parlementaires,
22:13donc tant mieux,
22:14au travers de la loi
22:15de simplification,
22:15tout récemment.
22:16Donc, il y a quelques mois,
22:17effectivement,
22:18on est arrivé
22:19à un pragmatisme
22:20sur la mise en place
22:21de ces ombrières,
22:22à la fois en en mettant
22:24dans une quantité
22:25que l'assujetti peut choisir,
22:30qui correspondra
22:31à son besoin
22:32d'autoconsommation
22:33et qui pourra d'ailleurs
22:34aussi mixer
22:38production photovoltaïque,
22:40mise en place
22:40de végétalisation.
22:42Oui, ça c'est important
22:42et on ne va pas mettre
22:43des panneaux partout,
22:44il faut du végétal.
22:45Alors, chacun aura
22:46la liberté, justement,
22:47de ses choix,
22:48mais effectivement,
22:49on a déjà parmi
22:50nos adhérents à Périfem,
22:51certains qui ont
22:52fait le choix
22:52de ne mettre
22:53que des arbres,
22:54que des panneaux
22:55photovoltaïques
22:56et certains,
22:57une mixité des deux.
22:58Alors, Franck Charton,
22:58il y a un autre sujet
22:59autour de ces sujets
23:00d'énergie,
23:01ce sont les bornes
23:01de recharge
23:02pour véhicules électriques,
23:03là encore,
23:03elles se développent
23:04dans les parkings
23:05commerciaux
23:06avec des opportunités,
23:07des enjeux.
23:08Aussi, j'allais dire,
23:09vous êtes un secteur
23:09très réglementé,
23:10il y a le projet
23:11de loi d'Adu
23:12qui, au niveau européen,
23:14va faire évoluer
23:14le secteur.
23:16Oui, alors,
23:16effectivement,
23:17nous avons été assujettis
23:18à cette mise en place
23:18de bornes de recharge
23:20sur nos parkings,
23:21ce qui est une bonne chose
23:21puisque nous accompagnons
23:22nos clients
23:24dans leur nouvelle vie
23:26automobile
23:27et en l'occurrence électrique.
23:29Mais là aussi,
23:30il faut du pragmatisme,
23:30c'est-à-dire mettre
23:3110% en nombre
23:33de bornes de recharge
23:34comme la loi d'Adu
23:34et la directive européenne
23:38le demandent.
23:39Pourquoi pas ?
23:40Mais au moment
23:41où on en aura besoin,
23:42aujourd'hui,
23:42on sait que ce n'est pas le cas
23:43et donc,
23:44on est en train,
23:45le gouvernement français
23:46est en train,
23:47au travers de ce projet
23:47de loi d'Adu
23:48d'avoir une écriture intelligente
23:50et pragmatique du texte
23:52avec une montée en puissance,
23:53avec des équivalences
23:54et je pense qu'on aboutira
23:57à quelque chose
23:58de pragmatique et de réaliste.
23:59Oui, parce que la difficulté,
24:00c'est aussi,
24:00on le dit souvent,
24:01il faut avoir les infrastructures
24:02pour donner envie
24:04aux Français
24:05d'avoir des véhicules électriques
24:06et inversement,
24:07et récéproquement,
24:08donc c'est compliqué
24:09la charrue avant les bœufs.
24:10Voilà,
24:10donc il faut en mettre,
24:11il faut en mettre suffisamment,
24:13mais effectivement,
24:14il n'y a pas besoin
24:14d'en mettre trois fois plus
24:15que besoin,
24:16en tout cas aujourd'hui.
24:18Autre sujet,
24:19je vous dis décidément,
24:19vous êtes un secteur
24:21très contraint,
24:21on va dire,
24:22par la réglementation,
24:23mais qui pousse aussi
24:23finalement à agir,
24:24même s'il y a des démarches
24:25volontaires.
24:25Le décret tertiaire,
24:27ça c'est un défi majeur
24:28pour les commerces,
24:29est-ce que vous n'estimez pas
24:30quand même que les contraintes
24:31sont très très lourdes ?
24:32Oui,
24:32alors les contraintes
24:33sont très très lourdes.
24:34Ce que je peux dire,
24:34déjà sur l'aspect réglementaire,
24:36c'est que vous avez raison
24:37de le souligner,
24:37notre secteur est assujetti
24:39à de multiples réglementations
24:41et notre secteur
24:42est historiquement
24:43très légaliste,
24:44donc c'est un driver fort
24:46de notre activité,
24:47y compris à Péryphème,
24:48ce qui n'empêche pas d'ailleurs
24:49d'avoir aussi
24:50des démarches volontaires,
24:52ce qu'on a fait
24:53sur le protocole
24:53de sobriété énergétique
24:55en 2021 par exemple,
24:56mais sur la partie réglementaire,
24:58notre objet,
24:59c'est aussi d'arriver
25:00sur des démarches pragmatiques,
25:02on en parlait
25:03sur les bandes de recharge,
25:04on en a parlé
25:05sur les panneaux photovoltaïques
25:06et sur le décret tertiaire,
25:07c'est ce que nous souhaiterions.
25:08Et là, aujourd'hui,
25:09le texte qui est paru
25:10effectivement
25:12va nous poser
25:13de grandes difficultés
25:14avec des valeurs
25:15qui ont été prises
25:16de manière un peu unilatérale,
25:17malheureusement,
25:18on n'est pas toujours
25:19dans l'échange
25:20qu'on souhaiterait avoir
25:22et là, en l'occurrence,
25:23il a été assez unilatéral
25:25et les valeurs
25:26qui ont été publiées
25:27sont pour nous
25:28de notre évaluation
25:29pour un site sur deux
25:30ne seront pas atteignables,
25:32donc on arriverait
25:34dans des situations
25:35de non-conformité
25:36qu'on n'a jamais vues,
25:37c'est-à-dire qu'on
25:38serait par exemple
25:39en capacité
25:41de construire
25:42un nouveau commerce
25:43de façon conforme
25:45et on arriverait
25:47à l'exploiter
25:47de manière non-conforme,
25:48ce qui serait inédit
25:50et on espère vraiment
25:52qu'on n'arrivera pas
25:53dans ce type d'impasse.
25:55Oui, parce que,
25:55pour rappeler,
25:56ça pousse à des limitations,
25:58des réductions
25:58de consommation énergétique
26:00assez drastiques
26:00dans le secteur.
26:02Assez drastiques
26:02et unilatérales
26:03selon le type de commerce
26:04et selon à la fois
26:06le type de commerce,
26:07le concept commercial
26:09qui est différent
26:09selon les enseignes
26:10et on ne peut pas imaginer
26:12qu'on ait le même éclairage
26:15dans tous les types
26:15de commerce.
26:16Chacun a sa liberté
26:17de choix,
26:17de concept commercial
26:18et on doit pouvoir
26:19arriver à trouver ça.
26:20Vous ne désespérez pas
26:21sur l'avancée
26:22des discussions
26:22sur le sujet ?
26:23Non, en tout cas,
26:25on exprime de manière
26:26forte ce qu'on pense
26:27puisque c'est assez inédit.
26:28Nous avons lancé
26:29un recours contentieux
26:30auprès du Conseil d'État
26:31avec 19 fédérations.
26:33Donc, il fait m'accompagner
26:34de 18 autres fédérations
26:35pour faire entendre
26:36notre voix sur ce point-là.
26:3819 fédérations
26:39dans un recours contentieux,
26:40ça ne s'est jamais vu.
26:41Donc, ça montre
26:41l'ampleur de la difficulté
26:43pour nous.
26:43Oui, la difficulté.
26:44Il y a des enjeux
26:45mais ce n'est pas toujours
26:46facile aussi à mettre en œuvre.
26:47On a d'un côté
26:48l'urgence climatique
26:49et puis la réalité économique
26:50des entreprises.
26:51Alors justement,
26:52on a aussi un autre sujet
26:53qu'on va pouvoir ouvrir.
26:53C'est tout le sujet
26:54du Scope 3
26:55qui est important aussi pour vous
26:56et finalement,
26:56comment on peut intégrer
26:58les consommateurs
26:59aussi dans la démarche.
27:00Et à ce propos,
27:01Marc Laffont,
27:01le président de WO2,
27:03a une question
27:04à vous poser
27:05en lien avec ces sujets.
27:06Donc, on l'écoute.
27:08Bonjour, Franck Charton.
27:10Je me posais la question
27:11de l'empreinte environnementale
27:12du commerce
27:13et de son évolution.
27:14notamment compte tenu
27:15de l'essor du commerce en ligne.
27:17Est-ce qu'il y a un moyen
27:18de mesurer les écarts
27:21entre le commerce en ligne
27:23et le commerce physique
27:24en matière d'empreinte carbone ?
27:26Et une fois qu'il a été mesuré,
27:27comment est-ce qu'on fait
27:28pour que le grand public
27:29en prenne conscience
27:30et aiguille
27:31ses modes de consommation
27:32en fonction
27:33de l'empreinte environnementale ?
27:34Alors, c'est peut-être moi.
27:36On va l'écouter avec Marc Laffont
27:37votre domaine,
27:38on va dire le commerce en ligne.
27:39Mais il a de toute façon
27:39parlé des enjeux de commerce,
27:41d'impact environnemental,
27:43aussi comment le mesurer,
27:44comment appliquer les consommateurs.
27:45Oui, l'impact environnemental,
27:47évidemment,
27:48c'est clé pour l'e-commerce
27:50et pour l'ensemble du commerce.
27:52En réalité,
27:53on a l'habitude de dire
27:54que pour le commerce,
27:56l'impact environnemental
27:57des produits que nous vendons,
27:59c'est plus de 95%
28:00de l'impact carbone
28:02des entreprises du commerce.
28:03Donc, c'est majeur.
28:04L'impact carbone provient
28:05des produits qu'on vend.
28:06On a même 96%
28:08dans l'infographie.
28:0896% !
28:09Voilà.
28:10Plus de 96%
28:11des émissions du commerce
28:12sont liées au scope 3.
28:13Donc, voilà,
28:14on voit bien
28:14qu'il y a un impact
28:15très très fort.
28:16Voilà.
28:16Raison pour laquelle
28:17nous avons d'ailleurs
28:17lancé une plateforme
28:18qui s'appelle LESS,
28:19dans laquelle nous regroupons
28:21l'ensemble des distributeurs
28:22et les partenaires industriels
28:25qui nous y rejoignent.
28:28Il y a plus de 150 aujourd'hui.
28:29plateforme sur laquelle
28:30on dépose,
28:32les fournisseurs déposent
28:34les valeurs carbone
28:35de leurs produits
28:36et c'est la première étape
28:39de la réduction
28:40de l'empreinte carbone.
28:41On a l'habitude de dire
28:42qu'avant de réduire,
28:44il faut mesurer
28:45et donc mieux mesurer
28:47pour mieux réduire.
28:48On en est sur cette première étape
28:50de mesurer.
28:51Elle est en fait assez ambitieuse.
28:54Elle paraît simple,
28:56mais l'ambition en réalité est là.
28:59C'est la raison pour laquelle
29:00nous avons lancé cette plateforme.
29:01LESS, c'est pour
29:02Low Emission Sustainable Sourcing.
29:04Comme souvent,
29:05on s'exprime évidemment
29:05en anglais sur ces sujets-là.
29:07Donc, vous l'avez dit,
29:08vous avez commencé
29:09à le mesurer.
29:10Ça veut dire qu'il y a
29:11une prise de conscience
29:12dans le secteur,
29:13évidemment, des sujets-là.
29:15Mais pour ce qui est
29:15de passer à la pratique
29:16et au concret,
29:18là, c'est encore un peu
29:20plus complexe,
29:20la mise en œuvre.
29:21Il y a une prise
29:22de conscience globale,
29:23c'est-à-dire que les acteurs
29:25ne se rejettent pas
29:25à la responsabilité,
29:27les distributeurs
29:27prennent la leur,
29:28les fournisseurs
29:30de produits
29:30de biens manufacturés aussi.
29:33L'idée est d'échanger,
29:34de voir dans quelle direction
29:35on peut aller,
29:36quelles sont les priorités
29:37qu'on pourra prendre.
29:38On ne pourra pas tout faire
29:39en même temps.
29:40Et donc, je crois que le mot-clé,
29:41c'est le partage
29:42de l'information déjà.
29:45Et pour l'instant,
29:47on est dans le bon sens
29:48de ce côté-là.
29:49Dans le bon sens.
29:50Et ce qui veut dire
29:50peut-être informer,
29:51pour revenir à la question
29:52de Marc Laffont,
29:53les consommateurs aussi,
29:54pour qu'ils prennent conscience
29:55aussi,
29:55qu'ils ont un rôle
29:56à jouer dans tout cet ensemble.
29:58Bien sûr.
29:59Alors, on n'en est encore pas
30:00tout à fait là.
30:01Oui, bien sûr.
30:01On a bien compris.
30:02On essaie de mesurer.
30:03Mais bien sûr,
30:04l'objectif à terme
30:05est d'informer
30:06les consommateurs
30:08et d'aider
30:09à mieux décarboner
30:10notre pays,
30:12bien sûr.
30:12Alors, il y a un autre sujet
30:13et on l'a vu malheureusement
30:15récemment
30:15avec les inondations
30:16qui se sont produites.
30:18Et on a vu
30:18des centres commerciaux
30:19qui, évidemment,
30:20étaient noyés,
30:21inondés.
30:22L'adaptation du commerce
30:23au changement climatique,
30:24ça aussi,
30:25c'est un sujet
30:25qui est en train
30:25de monter en puissance
30:26parce que vous êtes
30:27particulièrement exposés.
30:28Oui, oui,
30:28on est particulièrement exposés.
30:30On a fait de ce sujet-là,
30:32d'ailleurs,
30:32le sujet de notre année 2025.
30:35On continue en 2026.
30:37On appuie les enseignes
30:40et effectivement,
30:41ce qui a été révélateur
30:44a été ce qui s'est passé
30:46à Valence, en Espagne.
30:48Un sinistre terrible.
30:50Et en réalité,
30:51en France,
30:52on est assujetti potentiellement
30:54à ce type de sinistre,
30:55soit d'inondations,
30:56soit de...
30:57On a des zones particulièrement
30:58inondables.
30:59Soit de canicules,
30:59à l'inverse,
31:00soit de tempêtes.
31:01Et on a choisi,
31:04on est pour cela aidé
31:05de l'agence de bassin Seine-Normandie
31:08en partenariat
31:09avec l'ADEM et BPI.
31:11On a développé un guide
31:13d'adaptation au changement climatique
31:15en trois parties.
31:16On est en train de finaliser
31:17la troisième partie,
31:18mais les deux premières parties
31:20ont déjà permis
31:21d'avoir un vocabulaire commun
31:24et de donner les clés
31:25de l'évaluation des risques.
31:28Et ensuite,
31:29notre troisième guide
31:30permettra d'aller
31:32sur les solutions possibles.
31:34Il y en a plusieurs.
31:35Il y en a différentes catégories.
31:38Et on a vraiment senti
31:39une forte préoccupation
31:41de toutes les enseignes.
31:45Le sujet est apparu
31:47dans les politiques
31:50il y a trois, quatre ans.
31:51Mais les débuts ont été
31:52vraiment très timides.
31:53Mais je crois qu'il y a
31:53vraiment une prise de conscience.
31:54Une prise de conscience,
31:55c'est ce qui veut dire aussi
31:55d'agir à hauteur des territoires.
31:57Donc des dialogues aussi
31:58qui s'ouvrent.
31:59On est dans une période
32:00d'élection municipale,
32:01mais qui s'ouvrent aussi
32:02avec les élus
32:02sur ces sujets-là.
32:03Oui, absolument.
32:04Et c'est ce qu'on appelle
32:05de nos voeux,
32:06c'est de réussir
32:07à obtenir une gouvernance
32:11régionale, départementale.
32:12Je ne suis pas certain
32:12de la maille.
32:13Il faudra la trouver.
32:14Mais effectivement,
32:15les solutions qu'on a
32:16à mettre en oeuvre,
32:17notamment en termes
32:17de prévention,
32:18on voit bien
32:19qu'on ne peut pas
32:19les prendre seuls
32:20au travers d'un magasin,
32:21mais au contraire
32:22de manière collective.
32:24mais la force des uns
32:25peut s'additionner
32:26à la force des autres.
32:27Et donc,
32:27voilà vraiment un sujet
32:29sur lequel on doit pouvoir
32:31se mettre au travail ensemble
32:33et aussi pour les intégrer
32:35dans les programmations.
32:37Et donc,
32:38effectivement,
32:38dans le cadre des municipales,
32:40j'ai vu que certaines mairies
32:40l'avaient mis en sujet fort
32:42et elles ont bien raison
32:43parce que c'est un sujet
32:45qui peut véritablement impacter
32:46la vie de leurs concitoyens.
32:47Exactement,
32:48ça commence à monter en puissance.
32:49Bien-nous à des commerces.
32:50Exactement,
32:50ça c'est un sujet
32:51beaucoup plus vaste.
32:51On va parler dans un instant
32:53Périfemd,
32:53mais un dernier mot quand même
32:55aussi du sujet
32:55de la loi AGEC,
32:57le sujet d'économie circulaire
32:58qui aussi seront abordés
33:00ce 19 mars.
33:01Il y a beaucoup de choses
33:02dont on pourrait parler.
33:03La reprise des produits usagers
33:05avec une application
33:07Dois-je-Reprendre.com ?
33:08Oui,
33:09nous avons lancé
33:10cette plateforme
33:11Périfemd,
33:12donc Dois-je-Reprendre.com
33:14qui permet
33:17aux magasins
33:17à la fois de connaître
33:19l'ensemble des réglementations
33:20auxquelles ils sont assujettis
33:22mais surtout
33:22de les rendre personnalisés
33:25à leur propre magasin.
33:26La loi AGEC
33:27a fortement
33:29alors j'allais dire
33:30augmenté,
33:31peut-être compliqué
33:31les obligations de reprise.
33:33Elles sont assez difficiles
33:35en réalité à appréhender.
33:37Ça dépend de la surface,
33:38ça dépend
33:38de la surface de vente
33:39de certains produits,
33:40ça dépend du chiffre
33:41d'affaires des autres.
33:42Bref,
33:43cette plateforme
33:45permet de sortir
33:46un diagnostic
33:47personnalisé
33:48pour chaque magasin
33:48et donc
33:49voilà une réponse
33:50très opérationnelle
33:51qu'on a voulu apporter
33:52à nos adhérents
33:53et surtout
33:53aux points de vente
33:55concrètement
33:55pour les points de vente.
33:56On a balayé
33:57beaucoup de sujets
33:58comme quoi on voit
33:58que le commerce
33:59et la distribution
34:00a beaucoup d'enjeux
34:01en la matière
34:01et en particulier
34:02de transition écologique.
34:03Tout ça va être abordé
34:04à l'occasion du Périfemd
34:06ce 19 mars
34:07à la scène musicale
34:08qui rassemble
34:09environ 800 décideurs.
34:11Vous allez commencer
34:12à en parler.
34:12qu'est-ce que vous en attendez
34:13concrètement de ce jour-là ?
34:14J'ai vu que certains
34:15l'appelaient le Davos
34:16de la distribution,
34:16c'est vrai ?
34:17Alors écoutez,
34:19en toute humilité,
34:21je ne suis peut-être pas
34:21le mieux placé pour le dire
34:22mais je suis ravi
34:24que certains le pensent.
34:25Le Périfemd,
34:26effectivement,
34:27c'est la sixième édition
34:28et merci de nous y accompagner.
34:30C'est la journée
34:32où on regroupe
34:32l'ensemble
34:33de nos adhérents,
34:34l'ensemble des dirigeants
34:35de la distribution,
34:37l'ensemble des partenaires
34:38technologiques
34:38et également
34:39l'ensemble des décideurs
34:40des pouvoirs publics
34:41et on échange,
34:43on fait des retours
34:44d'expérience,
34:45on analyse
34:46l'ensemble
34:46des transformations
34:47du commerce
34:50et ça durant
34:51l'ensemble
34:51de la journée
34:52du 19 mars.
34:53Et ce qui est intéressant,
34:54c'est que vous faites venir
34:55justement des acteurs
34:55d'autres univers,
34:57Yannick Jacquemart
34:57de RTE,
34:58Julien Dubourg
34:59de Cité au Pro
35:00parce que vous le disiez,
35:01vous l'évoquez,
35:01on ne peut pas y aller
35:02tout seul sur ces sujets-là.
35:03Non, tout à fait,
35:04le député Paul Midy
35:05aussi pour le projet
35:06dont on parlait
35:07sera présent
35:07lors d'une des tables rondes
35:08sur le sujet.
35:10On a des tables rondes
35:12sur l'ensemble
35:12des thématiques
35:13qu'on vient de citer,
35:14elles sont nombreuses.
35:15On a aussi
35:17l'ensemble
35:17des patrons
35:18de la distribution
35:18qui seront interviewés
35:20sur leur vision
35:21du magasin de demain
35:22et la volonté
35:24de se projeter aussi
35:24dans le futur
35:27et d'appréhender
35:28comment on doit
35:29se transformer
35:30pour arriver
35:30à ces visions-là.
35:31Et ici aussi
35:32dans Smart Impact,
35:32on présente des solutions
35:34et vous,
35:34vous mettez certaines
35:36en avant
35:37à travers les Périphèmes
35:38Awards aussi.
35:39Oui,
35:40concours de Awards
35:42au travers
35:42de tous nos adhérents.
35:44On a le jury demain
35:45donc je ne vous dirai
35:47évidemment pas
35:47les retenues
35:48mais je ne les connais pas
35:49de toute façon.
35:50Voilà,
35:51il y a eu
35:51vraiment des très beaux dossiers.
35:52On a eu plus de 90 dossiers
35:54cette année.
35:55Très beaux dossiers
35:56et effectivement
35:58on voit
35:59la géniosité
36:00de l'ensemble
36:01des apporteurs
36:01de solutions
36:02et aussi
36:02ce qui est intéressant
36:04au travers de Périphèmes
36:05c'est que
36:06le fait de mettre ensemble
36:09les apporteurs
36:09de solutions
36:10ils arrivent aussi
36:11entre eux
36:12à apporter
36:12en commun
36:14des solutions
36:15entre un,
36:15deux,
36:15trois apporteurs
36:16de solutions
36:17et là on a des dossiers
36:18où ils sont trois ou quatre
36:19en réalité
36:21ça multipliera peut-être
36:22le nombre de trophées
36:23mais
36:24à candidater.
36:25Travailler ensemble
36:26donc sur des solutions
36:27anti-gaspillage,
36:28optimisation énergétique
36:29etc.
36:30Alors finalement
36:31quand je vous écoute
36:32on sent bien
36:33et vous avez votre métier
36:34d'origine
36:34évidemment le commerce
36:35la distribution
36:36que vous êtes en pleine mutation
36:38et que finalement
36:39ça vous oblige
36:41les questions
36:41de transition écologique
36:42à aller vers
36:44d'autres sujets
36:45et vers finalement
36:46une transformation
36:47du modèle
36:48comment ça vous impacte ?
36:49Alors ça nous impacte
36:51effectivement
36:52de manière écologique
36:54de manière économique
36:55de manière organisationnelle
36:56donc c'est vraiment
36:57un triple impact
36:59et la partie économique
37:01est importante
37:02évidemment
37:02comment est-ce qu'on peut
37:04financer
37:06cette transition
37:07c'est vraiment une question
37:08qui se pose
37:09les types de commerce
37:11sont très différents
37:12on a des commerçants intégrés
37:13dans des grands groupes
37:15on a des commerçants indépendants
37:16on a des commerçants franchisés
37:19et donc toutes ces typologies
37:22abordent aussi
37:22ces problématiques
37:23de façon différente
37:24certains sont en autofinancement
37:27certains sont en tiers investissement
37:28on a vraiment
37:29des modèles économiques
37:30très différents
37:30on le voit d'ailleurs
37:31poser la question tout à l'heure
37:32sur le photovoltaïque
37:33sur les bandes de recharge
37:34on a là des modèles
37:36très différents
37:36oui et puis ce ne sont pas
37:37des métiers d'origine
37:38ce n'est pas des métiers d'origine
37:39donc pour certains
37:41ça reste internalisé
37:43pour des raisons stratégiques
37:44pour d'autres
37:45par exemple
37:46sur les bandes de recharge
37:47majoritairement
37:48ce sont des solutions
37:49qui sont
37:51en tiers investissement
37:52donc est-ce que ça veut dire
37:53aussi qu'il faut faire
37:54continuer à faire
37:55beaucoup de pédagogie
37:56autour de ces sujets-là
37:57et des acteurs
37:58finalement que vous accompagnez ?
37:59bien sûr
38:00beaucoup de pédagogie
38:01pour à la fois
38:02avoir des démarches communes
38:05mettre
38:06je vais dire
38:06brûler du gaz
38:07là où il faut
38:08et pas se perdre
38:09dans des
38:10potentielles mises en conformité
38:11qui n'auraient pas
38:13lieu d'être
38:13donc faire de la pédagogie
38:16expliquer l'ensemble
38:17des possibles
38:17à Perifem
38:18on est là
38:20pour expliquer
38:21l'ensemble des choix
38:21possibles
38:23on est rarement
38:24il y a rarement
38:25une solution
38:25qui est la meilleure que d'autres
38:26il y en a plusieurs
38:27selon la typologie de chacun
38:29et c'est notre rôle
38:29de les présenter
38:31et d'en faire
38:31de la pédagogie
38:32effectivement
38:32et c'est tout ça
38:33qu'on va découvrir
38:34évidemment
38:35ce jeudi 19 mars
38:36à l'occasion
38:37de Perifemde
38:38à la scène musicale
38:40Bismarck for Change
38:41sera présente
38:41ce jour-là
38:42avec tous ces décideurs
38:44800 décideurs du commerce
38:45qui vont parler
38:46de tous ces sujets-là
38:47et en tout cas
38:47on a bien illustré
38:48avec vous
38:49à quel point
38:49votre secteur
38:50comme beaucoup d'autres
38:51doit être en mutation
38:52et en transformation
38:53par rapport à tous
38:54ces enjeux
38:55merci Franck Charton
38:56bon Perifemde
38:57mais on peut vous le dire aussi
38:59je vous remercie
38:59et à bientôt
39:00sur Bismarck for Change
39:01on retrouve Thomas Huck
39:03pour la suite
39:03de cette émission
39:04Smart Impact
39:05et la rubrique
39:06Smart Ideas
39:07Smart Ideas
39:14c'est notre rubrique
39:15Startup et Innovation
39:16j'accueille Saïd Iamouine
39:18bonjour
39:19bonjour
39:19bienvenue
39:20vous êtes le cofondateur
39:21de Neo Earth
39:23c'est un programme lauréat
39:24du programme Impact
39:25NA20 2025
39:27c'est la French Tech
39:27de Bordeaux
39:28Nouvelle-Aquitaine
39:29qui sélectionne chaque année
39:3020 Startup
39:31de la région
39:33et votre cofondateur
39:34je vais le citer
39:35il s'appelle Charles
39:37Antoine Bolz
39:37Antoine Bolz
39:38il me manquait son second
39:39nom
39:39entreprise créée en 2022
39:42avec quelle idée
39:43d'où est née l'idée ?
39:44écoutez moi
39:45j'ai toujours été passionné
39:46par les micro-algues
39:47et leur potentiel
39:48écologique
39:49et très vite
39:51je me suis
39:52dès mes années universitaires
39:53je me suis spécialisé
39:55dans ce domaine là
39:55et j'ai travaillé
39:58pendant 10 ans
39:59dans une start-up
40:01qui travaillait
40:01sur l'industrialisation
40:03des micro-algues
40:03et j'ai vu
40:05qu'il y avait encore
40:06un gros verrou
40:07sur la démocratisation
40:08des micro-algues
40:09c'était leur prix
40:10qui coûte
40:12entre 20 et 130 dollars
40:13le kilo
40:14donc pour leur permettre
40:16d'être une alternative
40:17écologique fiable
40:18à de nombreux produits
40:20issus de la pétrochimie
40:21notamment
40:22il fallait réduire
40:23leurs coûts
40:23donc l'idée a été
40:24de créer Neoworth
40:25dans l'esprit
40:26et pour travailler
40:27sur la réduction
40:28des coûts de production
40:28pour bien comprendre
40:30ces micro-algues
40:32qu'est-ce que vous en faites
40:33vous les transformez
40:34et peut-être
40:35quels usages
40:36on va en faire
40:38écoutez oui
40:39nous on les transforme
40:40en fait
40:41les micro-algues
40:41on augmente leur rendement
40:42on fait ce qu'ont fait
40:43les agriculteurs
40:44en fait
40:44pendant plus de 5000 ans
40:46sur le maïs
40:46notamment le blé
40:48on les domestique
40:50pour augmenter
40:51leur rendement
40:51on a déjà travaillé
40:54sur des molécules
40:55pour la cosmétique
40:56notamment un pigment
40:57qui est l'antioxydant
40:59le plus puissant
40:59du milieu naturel
41:01où on a augmenté
41:02son rendement
41:03de 100%
41:04donc ce qui lui permet
41:06de drastiquement
41:07réduire son coût
41:07avec un
41:08est-ce qu'il y a
41:09une innovation
41:10un procédé
41:12technologique
41:12peut-être breveté
41:14que vous utilisez
41:15pas breveté
41:16pas encore breveté
41:17d'accord
41:17on ne souhaite pas le breveté
41:19on dit que c'est notre recette
41:20du Coca-Cola
41:20on la garde secrète
41:23mais on a mis au point
41:24un procédé
41:24qui permet
41:25de faire évoluer
41:26les souches de micro-algues
41:27dans une direction
41:28pour augmenter
41:30leur rendement
41:30c'est un procédé
41:31qu'on a qualifié
41:32de darwinien
41:32dans lesquels
41:33on les fait évoluer
41:35naturellement
41:35vous en avez tout
41:36votre développement
41:37aujourd'hui
41:38on a déjà développé
41:40trois souches
41:41pour trois marchés
41:42différents
41:42qui sont actuellement
41:44en phase d'industrialisation
41:47on a développé
41:48comme je vous l'ai dit
41:48cet antioxydant
41:49vous le prenez
41:50et vous arrêtez de vieillir
41:51littéralement
41:52on travaille également
41:54sur les oméga 3
41:56qui sont indispensables
41:57au développement
41:58du cerveau
41:59et de la vue
42:01chez le nourrisson
42:01qu'on trouve
42:03essentiellement
42:03dans le poisson
42:04et donc là
42:05on a augmenté
42:05pareil
42:06le rendement
42:06de 80%
42:07et c'est en train
42:09d'être cultivé
42:10chez des industriels
42:11et la troisième
42:12c'est les protéines
42:13donc alternatives
42:14aux protéines animales
42:16où là
42:17on est sur
42:19une augmentation
42:19de rendement
42:20de 53%
42:21et ce qui va permettre
42:23en fait
42:23de faire entrer ça
42:25dans nos assiettes
42:26de tous les jours
42:26Qu'est-ce qui fait
42:27que vous choisissez
42:28un programme
42:30ou en tout cas
42:31un usage
42:32de ces micro-algues
42:33vous voyez ce que je veux dire
42:34parce que là
42:34on est dans trois univers
42:35très différents
42:35Oui tout à fait
42:37on est un peu dicté
42:38par les lois du marché
42:38on reste quand même
42:39une entreprise
42:40donc on a des intérêts financiers
42:43donc vous répondez
42:44à une demande
42:44oui tout à fait
42:45on répond à une demande
42:47on est sur des marchés
42:48qui sont très demandeurs
42:49qui sont en pleine
42:49en pleine mutation
42:50je pense notamment
42:52notamment aux oméga 3
42:53où il n'y a plus de poissons
42:54dans les océans
42:55il faut qu'on trouve
42:55d'autres sources
42:56pour se nourrir
42:57pareil pour les protéines
42:58on voit que
42:59les micro-algues
43:00sont des très bonnes alternatives
43:01puisqu'ils ont le rendement
43:03au mètre carré
43:03le plus important
43:05de tous les organismes
43:06photosynthétiques
43:07donc c'est grâce à ça
43:09qu'on va pouvoir nourrir
43:09l'humanité au 21ème siècle
43:11et ça c'est l'OMS
43:12qui le dit
43:14qu'est-ce que ça vous apporte
43:15d'être lauréat
43:16de ce programme
43:17Impact Nouvelle Aquitaine
43:18de 2020 ?
43:20écoutez c'est une très grande
43:21reconnaissance pour nous
43:24depuis notre création
43:26on voit que
43:27enfin je voyais souvent
43:29les lauréats
43:29et c'était avec une certaine
43:31admiration
43:31que je les voyais
43:33je m'espérais un jour
43:34peut-être y être
43:35et ça a été une très grande
43:38reconnaissance
43:38de notre développement
43:40puisque j'ai démarré
43:41on a démarré à deux
43:42dans un
43:44littéralement
43:45dans un garage
43:46et aujourd'hui
43:47on a 300 mètres carrés
43:48de laboratoire
43:49et on n'a
43:5015 salariés
43:51et bien bravo
43:52Saïd Yamouine
43:53et bon vent
43:54à Neo Earth
43:55voilà c'est la fin
43:56de ce Smart Impact
43:58je voudrais remercier
43:58Nathalie Croizet
43:59à la coordination éditoriale
44:00Alexis Mathieu
44:01à la production
44:03Charles Grattel
44:04le réalisateur
44:05Alban Jacquin
44:05pour le son
44:06je vous dis à demain
44:07salut
44:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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