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  • il y a 9 heures
Lundi 23 mars 2026, retrouvez Julie Cranga (Vice présidente en charge des solutions de décarbonation, Technip Energies), Alexandra Mathiolon (PDG, Serfim), Karim Manar (fondateur, Sobrii.io) et Clément Le Roy (associé, Wavestone) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Générique
00:08Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Voici le sommaire. C'est Alexandra Mathiolon, la présidente du groupe CERFIM, qui sera l'invité du grand entretien.
00:20Tout à l'heure, 26 minutes pour découvrir cette entreprise de travaux publics et de métiers de l'environnement
00:24qui s'engage à générer un impact positif sur les milieux naturels.
00:29Mais d'abord, je reçois Samuel Mayol, maître de conférence en sciences de gestion,
00:34qui publie un livre sur la crise de l'université, financement et laïcité en question.
00:39Dans le débat de notre émission, on parlera des solutions de capture et de stockage du carbone.
00:45Près de 630 projets sont lancés dans le monde. Avec quelles options technologiques ?
00:51Quelle efficacité potentielle ? Réponse dans une dizaine de minutes.
00:55Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez Sobrii.io
01:00qui propose de prolonger la durée de vie de nos ordinateurs.
01:04Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:13La capture et le stockage du carbone au programme de ce débat.
01:18Je vous présente mes invités. Clément Leroy, bonjour.
01:20Bonjour Thomas.
01:21Je suis chez Webstone et Julie Cranga, bonjour.
01:23Bonjour.
01:23Bienvenue. Vous êtes directrice de la ligne de produits captage du carbone et circularité chez Technip Energy.
01:29Je veux bien que vous nous présentiez Technip Energy en quelques mots pour commencer.
01:32Alors Technip Energy, nous sommes une entreprise internationale spécialisée dans les technologies et l'ingénierie pour le secteur de l
01:39'énergie.
01:40Nous accompagnons nos clients en concevant et réalisant des infrastructures énergétiques et de décarbonation.
01:4618 000 collaborateurs dans le monde et plus de 7 milliards de chiffres d'affaires.
01:51Et puis on verra quelle part ces solutions de capture, de stockage du carbone peuvent prendre.
01:59On dit CCUS, capture, utilisation et stockage du carbone.
02:04On va voir comment ces solutions se placent en quelque sorte au centre de ces enjeux climatiques.
02:12Clément Leroy, déjà le contexte, la dynamique globale, qu'est-ce qu'on peut en dire ?
02:16Jusqu'à encore récemment, le CCUS, c'était un sujet plutôt de niche R&D.
02:22C'était une sorte de solution qui paraissait une alternative moyen-long terme vis-à-vis de la décarbonation, vis
02:28-à-vis de la transition énergétique.
02:30Et là, on voit vraiment une accélération très forte de la dynamique, en particulier industrielle.
02:34Je pense qu'on va y revenir sur le fait qu'on passe complètement d'une échelle plutôt d'expérimentation
02:38à une grande échelle.
02:40Pourquoi ? Parce que, certes, on parle d'électrification, on parle de nouveaux usages, etc.
02:45Mais on a par ailleurs un certain nombre de plafonds de verre sur des secteurs industriels, chimie, ciment, acier.
02:52Les plus gros consommateurs d'énergie.
02:5525% ! Alors, consommateurs d'énergie, mais surtout émetteurs de CO2.
02:5825% des émissions mondiales sont sur ces trois familles de secteurs.
03:02Et donc, c'est ce qu'on appelle du « hard to abate », c'est-à-dire, c'est
03:06très compliqué parce que les émissions de carbone,
03:07elles sont consubstantielles aux procédés chimiques et physiques en eux-mêmes.
03:11Et donc, on n'est pas sur l'énergie qui est utilisée ou autre, on est vraiment sur le cœur,
03:15entre guillemets, du procédé.
03:17Et donc, tout ceci représente 40 milliards de tonnes de CO2.
03:22Et aujourd'hui, on en cap, bon en mal en, 50 millions.
03:25Donc, en fait, on n'est pas du tout sur les échelles pour aller chercher cette neutralité carbone.
03:29Et donc, ça veut dire qu'il y a des politiques publiques qui sont fléchées vers ces secteurs particulièrement ?
03:34Il y a deux éléments. Il y a effectivement, à l'échelle à la fois européenne et surtout aux États
03:38-Unis,
03:39on va y revenir aussi, je pense que pour Technip Énergie, les États-Unis sont une zone importante, donc on
03:42va y revenir.
03:43Donc, on voit une dynamique aujourd'hui politique et une dynamique industrielle avec des hubs qui sont en train de
03:48se mettre en place.
03:49Alors justement, sur cette traduction industrielle, Julie Cranga, qu'est-ce qu'on peut en dire ?
03:55Peut-être, pour commencer, les progrès technologiques.
03:58Parce qu'avant d'arriver, on l'a dit, c'était de la R&D, avant d'arriver à ce
04:02processus industriel, il a fallu progresser.
04:04Alors, ce qui est intéressant, c'est que les technologies de captage de carbone, elles ne sont pas très récentes
04:08puisqu'elles existent depuis les années 1930.
04:11Ce qui est différent, c'est l'utilisation de ces technologies dans le but de décarboner des installations industrielles.
04:19Et là, c'est intéressant parce qu'on commence à être vraiment dans le passage à l'échelle.
04:26Et il y a quelques technologies qui performent aujourd'hui, qui sont prouvées depuis quelques années déjà.
04:34En particulier, l'absorption du CO2 par des amines.
04:38Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:38Le CO2, c'est une molécule et cette molécule, elle va être captée par les amines présentes dans un liquide.
04:44Et tout ça, avant qu'ils puissent s'échapper dans l'atmosphère.
04:47Donc, ce genre de technologies en place sur des industries depuis plus de 10 ans.
04:52Et maintenant, vraiment, ce qu'on cherche à faire, c'est réduire le coût.
04:56Donc, les investissements sont vraiment sur la réduction des coûts de ces solutions de captage.
05:01Et on est vraiment passé de projets qui étaient vraiment des projets pilotes, c'est ça ?
05:05À des projets qui, aujourd'hui, on peut parler de projets industriels ?
05:09Absolument, absolument.
05:11Donc, chez Technip Énergies, on travaille sur plusieurs projets qui consistent à capter plusieurs centaines de milliers de tonnes de
05:18CO2 par an.
05:19et même plusieurs millions de tonnes de CO2 par an.
05:22Par exemple, en ce moment, on est en train de construire une installation au Royaume-Uni qui va capter 2
05:25millions de tonnes de CO2 par an.
05:27Ça correspond aux émissions de plus de 400 000 véhicules thermiques par an.
05:32Considérable.
05:33C'est un défi de passage à l'échelle dont on est en train de parler, Clément Leroy.
05:40Est-ce que ce déclic, il est très récent ?
05:43Et est-ce qu'il est plus rapide que prévu ? Vous voyez ce que je veux dire ?
05:45Oui, je le disais, on parle de quelques années.
05:48Donc, c'est vrai qu'il y a une sorte de stagnation.
05:50Les technologies étaient en train de se mettre au point.
05:52Et là, on a vraiment un alignement de planètes avec des technologies beaucoup plus matures, avec des coûts plus réduits.
05:57Donc, c'est forcément, dans le monde industriel, les prérequis pour aller chercher l'échelle.
06:02On le disait tout à l'heure, il y a des politiques publiques qui sont en train de se mettre
06:04en place,
06:04avec des dispositifs de soutien dans les différents continents.
06:08Et puis, on a surtout besoin de deux éléments qui sont, finalement, le fond de carte, entre guillemets.
06:13C'est des autoroutes du CO2, puisqu'évidemment, il va falloir, certes, capturer, mais aussi transporter et stocker.
06:20Et donc, ça, il y a des acteurs publics, parapublics qui sont en train de mettre en place ces grandes
06:25dorsales pour permettre les transports.
06:27Et puis, des hubs industriels, c'est-à-dire que les industriels se regroupent entre eux,
06:31de manière à avoir des masses critiques pour déclencher les projets.
06:34On parlait, effectivement, du Royaume-Uni, Rotterdam, et puis, aux États-Unis,
06:39où un certain nombre de projets sont en train de se mettre en place, avec plusieurs dizaines d'industriels,
06:43de manière à, là aussi, pouvoir déclencher les investissements.
06:46Dans certains cas, aux États-Unis, on a plusieurs centaines de kilomètres,
06:50voire milliers de kilomètres d'infrastructures qui sont en train de se mettre en place,
06:53de manière à capturer un endroit, et puis à aller acheminer sur les endroits de stockage intérieurs.
06:59Parce que les volumes de CO2 qui sont capturés aujourd'hui, ils sont encore très faibles,
07:04c'est ça, par rapport à l'ampleur du défi ?
07:06En fait, on le disait tout à l'heure, ciment, acier, chimie, ça dépend de la taille de l'usine,
07:12ça dépend du type de procédés qui sont utilisés.
07:14Donc, c'est sûr que les hubs industriels et les zones globalement industrielles sont des bons objets pour déclencher,
07:19pour ensuite aller chercher petit à petit des plus petites usines dans les mêmes environnements.
07:23Quelques chiffres sur ces projets de capture, de stockage de carbone dans le monde.
07:28près de 630 projets recensés, 50 à 65 qui sont d'ores et déjà opérationnels, 40 à 47 qui sont
07:34en construction.
07:36Julie Crangac, quand on parle de structuration des projets, cette logique, ce que je comprends,
07:41une logique d'écosystème, c'est plus seulement la technologie, on l'a compris, elle existe,
07:46la volonté, les leviers industriels, éventuellement réglementaires.
07:50Ces écosystèmes, ils sont compliqués à mettre en œuvre ?
07:54Alors, je pense qu'il y a plusieurs aspects là-dessus et le rôle qu'on joue chez Technip Énergie,
07:59je dirais qu'il est double.
08:00C'est d'abord dérisquer ce passage à l'échelle.
08:03Donc, on a un savoir-faire en termes de gestion de projet,
08:06en termes de maîtrise des coûts et des délais,
08:09de maîtrise des risques techniques et de développement.
08:12Donc là, important rôle à jouer.
08:14Et deuxièmement, pour que tout ça fonctionne, il y a vraiment une problématique
08:19de rendre ces solutions économiquement viables.
08:23Il faut mutualiser entre plusieurs industriels, par exemple, pour y arriver.
08:26Absolument, c'est le concept des hubs que Clément présentait.
08:30Donc là où le CCUS va se développer en premier, c'est là où la rentabilité est la meilleure.
08:36D'où l'idée d'utiliser des infrastructures mutualisées,
08:40infrastructures de transport, infrastructures de stockage.
08:42Et donc, on va développer les solutions de captage en priorité
08:46dans ces zones industrielles où ces infrastructures vont être disponibles.
08:49C'est ça qui va permettre d'accélérer le développement.
08:52Si on parle de ce que pourrait devenir ce marché, Clément Leroy,
08:58est-ce qu'on a déjà cette vision aujourd'hui ?
09:00Alors, c'est sûr que ça va devenir un marché majeur.
09:02A fortiori, si la régulation et globalement le prix du carbone
09:07s'inscrit dans un certain niveau.
09:09On parle aujourd'hui de 60, 10, 80 euros la tonne.
09:13Et donc, c'est vrai que plus forcément cette régulation autour du prix du carbone s'installe
09:17et plus ça va rendre ces projets attractifs.
09:19Les fonds d'investissement aujourd'hui sont très intéressés
09:21parce qu'au même titre que les infrastructures gazières ou électriques,
09:23on est sur du long terme.
09:24Donc, mécaniquement, ça donne une perspective en termes d'investissement,
09:27en termes de rentabilité.
09:29La régulation, on le disait, se met en place.
09:30Par exemple, la commission de régulation de l'énergie en France
09:32a lancé toute une démarche d'abord prospective
09:34pour comprendre cet écosystème, la chaîne de valeur
09:36et est en train de plancher sur la manière de commencer à réguler ces infrastructures
09:40au même titre qu'aujourd'hui, les grandes infrastructures sont régulées
09:42avec des tarifs d'utilisation,
09:44avec des incitations pour les industriels de mettre en place ce genre de choses.
09:47Donc, on sent qu'effectivement, le marché vraiment se structure.
09:50Et pour répondre à votre question,
09:52oui, ça va plus vite, je pense, que ce qu'on anticipait il y a quelques années
09:55parce qu'on pensait que ce serait plutôt une alternative et un plus
09:58là où ça devient finalement assez central dans cette trajectoire de décarbonation.
10:01Le cadre réglementaire, il est posé ou il reste encore à définir ?
10:05Il est en cours parce que ça se joue à plusieurs échelles.
10:08Il y a une échelle plutôt continentale.
10:10Typiquement, en Europe, il y a clairement une réflexion à mener
10:12entre les différents pays.
10:14On est sur des dorsales internationales.
10:16Donc, le CO2 va transiter entre la France, l'Allemagne,
10:19aller jusqu'en Norvège, donc en plus sur des pays
10:22qui sont dans l'Union européenne ou pas.
10:24Et puis, on a une traduction dans chacun des pays
10:26pour mettre en place ensuite la régulation et les incitations.
10:29Donc, on est sur quand même une logique de poupée russe qui est assez complexe.
10:33Mais l'expérience qu'on a dans le secteur de l'énergie sur le gaz, sur l'électricité
10:36sont très intéressantes pour faire la transition,
10:38ne pas reproduire les erreurs de la manière de mettre en place ces équations économiques.
10:43Donc, ça nous rend assez confiants sur le fait que le marché va maintenant se structurer
10:46dans les quelques années à venir.
10:47Votre avis, justement, sur ces perspectives opérationnelles ?
10:50Alors, ces perspectives opérationnelles,
10:53elles sont de plus en plus importantes au fur et à mesure qu'on structure cette industrie.
10:57Donc, là où on investit énormément actuellement, c'est sur la standardisation des solutions.
11:01On voit bien que si on veut vraiment passer à l'échelle,
11:04ça ne va pas pouvoir se faire avec une multiplication de projets isolés.
11:08Donc, on pense nos usines comme des produits,
11:11donc des designs qui sont toujours les mêmes, disponibles sur étagères.
11:14On a lancé une gamme de produits qui s'appelle Canopy by Ten.
11:17Donc, c'est des solutions de captage standardisées
11:19qui fonctionnent très bien pour un certain nombre d'industries,
11:22en particulier les incinérateurs urbains, les cimenteries, les centrales au gaz.
11:27Et c'est de cette façon-là qu'on peut réduire les coûts et dérisquer les développements.
11:30Et ce carbone, il est...
11:32Alors, j'aurais pu commencer par là, à part des questions un peu de base.
11:36Il est trans... C'est quoi ? Il devient liquide ?
11:38Il est transporté comment ? C'est un gaz ? C'est un...
11:40Alors, soit on le compresse, soit on le liquéfie.
11:42Donc, si on veut le transporter sur des grandes distances, on va le liquéfier.
11:47Et puis ensuite, on va le stocker.
11:50Il va être dans un état, donc il ne va pas être gazeux.
11:52Il ne faut pas imaginer des petites bulles comme ça.
11:53Non, non, il va revenir un petit peu comme on a le pétrole aujourd'hui,
11:56qui est sous la terre.
11:57C'est un peu un cycle.
11:59On va recréer le site.
12:02Absolument.
12:03Avec des stockages géologiques permanents,
12:06soit offshore, par exemple, sous la mer du Nord, comme on voit.
12:09D'où la logique d'aller vers la Norvège.
12:12J'essaie parce que, en vous entendant dire ça,
12:14pourquoi il faut forcément aller dans cette partie ?
12:17Alors, effectivement, là, on est sur des sujets géologiques,
12:19des sujets de trouver des tailles critiques de stockage.
12:21Bien compris.
12:22Sachant qu'il y a également de la circularité.
12:23C'est-à-dire que, certes, il y a du stockage dans certains cas,
12:25et puis on peut réutiliser ce CO2 dans des procédés industriels.
12:28Par exemple, les e-carburants dans l'aérien,
12:30c'est une solution pour disposer de CO2 de manière massive, régulière,
12:33et donc mettre tout ça dans les procédés industriels associés.
12:36Parce qu'on sait que le bilan carbone,
12:39vous voyez ma question, le bilan carbone du stockage
12:42et de la capture du carbone est meilleur que le fait de ne rien faire.
12:46Absolument.
12:47Sinon, on ne se lancerait pas dans un tel processus.
12:49Non, il y a tout à fait un cercle vertueux
12:52qui est en train d'être mis en place.
12:54La décennie qui vient, elle est cruciale ?
12:57Elle est cruciale, et globalement,
12:59les signaux aujourd'hui sont très positifs.
13:01Là, moi, je suis ce dossier quand même depuis une quinzaine d'années.
13:04On le disait tout à l'heure,
13:05on a vu quand même, petit à petit, des technologies se mettre au point,
13:08mais on n'avait pas de projet industriel.
13:09Là, aujourd'hui, plusieurs centaines de projets, vous l'avez dit,
13:12des fonds qui abondent et qui arrivent de manière assez massive,
13:15une régulation, donc c'est les piliers pour faire en sorte
13:17que ce marché passe à l'échelle.
13:18Comme on dit, les planètes sont en train de s'aligner.
13:21Merci beaucoup d'être venus nous parler de ces solutions de capture,
13:27capture, captage, captation, on ne savait plus quel terme employer,
13:30donc on a dit un peu les trois.
13:31Bref, je crois que c'est capture.
13:33Allez, capture et stockage du carbone.
13:35On passe au grand entretien de ce Smart Impact
13:38avec la présidente du groupe, Serfim.
13:44Prêt pour l'impact ? C'est la question que je pose chaque jour.
13:47Une personnalité qui compte dans notre économie.
13:49Je reçois aujourd'hui Alexandra Mathiolon, bonjour.
13:52Bonjour.
13:53Bienvenue, vous êtes la présidente du groupe Serfim
13:55qui existe depuis 150 ans, plus de 150 ans, c'est ça ?
13:59Entreprise familiale, ETI familiale.
14:01Est-ce que vous pouvez, tiens, en quelques mots,
14:03nous présenter l'entreprise, le groupe ?
14:05Donc effectivement, Serfim, c'est 150 ans d'histoire,
14:08c'est une ETI familiale, l'actionnariat indépendant,
14:11l'actionnariat familial et salarial,
14:15qui a six missions principales,
14:18vraiment de la transition énergétique à l'eau, au recyclage.
14:23Et vraiment, l'idée, c'est de contribuer
14:25à améliorer la qualité de vie des habitants
14:28en aménageant des territoires durables
14:29et respectueux du vivant
14:31et avec plus de 3 000 personnes,
14:35660 millions de chiffre d'affaires pour l'année dernière.
14:38On est présent en France et un petit peu en Espagne
14:40et sur des métiers assez niches à l'export
14:43et avec des enjeux forts, évidemment,
14:46sur les enjeux de sécurité, de prévention,
14:49de transition, évidemment, environnementale
14:52et de transformation plus largement.
14:54Oui, on va détailler un peu tous ces enjeux.
14:56Vous dites, Serfim, aujourd'hui, c'est un collectif,
14:59ce qui nous rassemble beaucoup
15:00et nous différencie probablement,
15:02c'est cette indépendance,
15:04actionnariat familial et managérial.
15:06Un actionnariat familial,
15:08qu'est-ce que ça change, précisément ?
15:10Alors, précisément, pour moi,
15:12c'est la question du temps long
15:13et c'est cette capacité, justement,
15:16à pouvoir se projeter dans le temps long.
15:19On en parle beaucoup quand on est dans une ETI,
15:22au sein de collectifs d'ETI aussi,
15:24avec cet actionnariat indépendant,
15:27c'est-à-dire de pouvoir prendre des décisions
15:29en voyant le long terme,
15:31en ayant une vraie liberté de nos décisions,
15:33en allant au-delà, évidemment,
15:35de la performance économique court-termiste.
15:38On a évidemment besoin de performance économique,
15:40évidemment, et finie.
15:40Évidemment, et heureusement.
15:42Mais heureusement, mais par contre,
15:43on va pouvoir se projeter sur long terme,
15:47vraiment travailler nos décisions
15:49pour qu'elles aient de l'impact,
15:52et qu'elles aient du sens pour nos territoires,
15:54qui sont vraiment pourquoi on s'engage.
15:56Et puis aussi, c'est notamment dans le cadre
15:59d'un actionnariat familial,
16:00mais aussi managériel,
16:01c'est vrai qu'il y a aussi, chez Serfim,
16:03cet enjeu qui est fort,
16:05qui est important pour nous,
16:06de proximité.
16:06De proximité avec nos équipes,
16:09et de garder aussi cette proximité
16:11dans les prises de décisions.
16:12Et ça, c'est vraiment quelque chose
16:14qui nous définit.
16:16Il y a une part de responsabilité
16:19à porter l'héritage.
16:21C'est la sixième génération
16:25à la tête de Serfim, c'est ça ?
16:26Oui, je suis la sixième dirigeante,
16:29mais en fait, mon père a repris l'entreprise
16:33au début des années 80.
16:35Donc, il y a vraiment eu un mix
16:37de transmissions familiales
16:40et de transmissions de personnes physiques
16:41à personnes physiques.
16:42Et là, on est vraiment, là encore,
16:44dans un mix, avec cette transmission,
16:45cette familiale,
16:46mais aussi cette continuité
16:47avec l'actionnariat salarial.
16:50et c'est vrai que cette longévité,
16:56elle est vraiment, ce qui nous définit aussi,
17:00c'est la capacité...
17:01Est-ce que ça met la pression,
17:01d'une certaine façon ?
17:02C'est une fierté, c'est une responsabilité.
17:06C'est vraiment les deux à la fois.
17:07Une grande fierté, parce qu'on pense
17:08à toutes les personnes qui,
17:09depuis 150 ans, ont vraiment contribué
17:11à l'histoire de Serfim.
17:13On a eu la chance de fêter
17:14les 150 ans l'an dernier.
17:16On a pu réunir 2 000 des 3 000 collaborateurs
17:19de Serfim au stade de Gerland,
17:22au Mathieu Stadium à Lyon.
17:25Et c'est vrai que de penser
17:26à toutes ces personnes
17:27qui contribuent aujourd'hui,
17:28mais qui ont aussi contribué
17:30à faire évoluer l'entreprise,
17:32c'est une immense fierté.
17:33Et puis, c'est une responsabilité, évidemment,
17:36parce que l'entreprise a vraiment su évoluer.
17:39Chaque génération l'a fait évoluer.
17:40Et aujourd'hui, j'ai à cœur
17:42de faire que cette évolution,
17:44elle continue d'aller dans le bon sens,
17:45et notamment sur cette transition,
17:46évidemment, environnementale et sociétale.
17:49On a parlé du temps long.
17:51La taille, ces entreprises de taille intermédiaire,
17:54dans la catégorie dans laquelle
17:56vous se situe, Serfim,
17:58vous dites que c'est la taille idéale
18:00pour agir. Pourquoi ?
18:01Oui, pour moi, c'est vraiment
18:02la taille idéale pour agir
18:03parce qu'on a déjà des moyens
18:05pour investir, pour innover,
18:07pour s'impliquer sur des projets
18:09vraiment structurants pour les territoires.
18:12Donc ça, c'est vraiment...
18:15Cette taille-là, elle nous permet quand même
18:17de faire des choses.
18:18Par contre, on reste assez agile,
18:20on reste assez souple.
18:22Et donc, c'est vrai que cette proximité
18:24qu'on a dans les prises de décisions,
18:26elle nous permet finalement d'expérimenter,
18:29de tester des solutions
18:30qui pourraient paraître un peu originales,
18:33parfois, et on le voit
18:34dans certains partenariats
18:35qu'on peut monter dans les métiers,
18:39des partenariats industriels
18:40qu'on peut avoir.
18:41On pense les choses différemment.
18:44Et pour moi, les ETI ont un rôle
18:48nécessairement essentiel
18:49pour la transformation
18:50des modèles économiques des entreprises.
18:52Alors, on peut peut-être balayer,
18:55vous l'avez dit rapidement,
18:56mais les différents secteurs
18:57ou les différents métiers aussi
18:59dont on parle chez Serfim ?
19:01Alors, effectivement,
19:02la version très simple,
19:03c'est les travaux publics
19:04et l'environnement.
19:05Mais en fait,
19:06ce qui nous définit vraiment aujourd'hui,
19:08c'est les missions,
19:08ce qui nous anime.
19:10La première,
19:11c'est vraiment accélérer
19:12la transition énergétique.
19:13On en parle beaucoup,
19:14notamment ici.
19:15On est un acteur
19:16des réseaux d'énergie,
19:18des réseaux d'électricité.
19:19On va travailler pour Enedis,
19:21pour RTE,
19:22donc la performance
19:22de notre réseau d'électricité.
19:24Et là,
19:25on touche vraiment
19:26à la performance,
19:27évidemment,
19:28à l'enjeu énergétique.
19:29On travaille aussi
19:30pour l'équipement des villes,
19:31la mobilité électrique,
19:33les bâtiments,
19:34et aussi dans le développement
19:35de tout ce qui va être
19:36chauffage urbain
19:37et froid urbain,
19:37qui sont des solutions
19:39technologiques
19:39qui ont vraiment
19:40un vrai sens
19:42pour les territoires.
19:44On est,
19:44deuxième mission,
19:45dans la préservation
19:46de la ressource en eau.
19:47Et là,
19:47on va vraiment travailler
19:48sur l'ensemble du cycle
19:49et on va tout faire
19:50pour déjà éviter
19:51les fuites d'eau
19:52dans les réseaux d'eau potable,
19:53d'assainissement,
19:54pour éviter aussi les pollutions.
19:55Et puis,
19:56on va traiter l'eau
19:57et les effluents.
19:58Et là,
19:58on est vraiment
19:59sur la transformation
20:01de la façon
20:02dont on traite l'eau,
20:03l'économie circulaire de l'eau.
20:04Troisième mission,
20:05limiter l'épuisement
20:06des matières premières.
20:07Et ça,
20:07on a la chance
20:08chez Serfim
20:09de ne pas avoir eu
20:10de centre d'enfouissement.
20:11Et du coup,
20:11on a vraiment tout fait,
20:13tout fait absolument
20:14pour trouver
20:15des nouvelles filières
20:15et éviter
20:16l'enfouissement
20:17des déchets.
20:18Donc,
20:18c'est pour ça
20:19ces fameux
20:19partenariats industriels
20:21qu'on peut avoir.
20:22On va recycler
20:23plus de 800 000 tonnes
20:24de déchets
20:25qui sont récupérés
20:26de nos clients.
20:27Et on a
20:28moins de 8%
20:28qui part à l'enfouissement.
20:30Et à chaque fois,
20:30on innove,
20:31on est beaucoup
20:31dans les déchets
20:32du BTP,
20:33le plâtre,
20:34N de verre.
20:35C'est presque des filières
20:36à inventer parfois.
20:37C'est des filières
20:37à inventer.
20:38Récemment,
20:39on s'est impliqué
20:40dans le recyclage
20:40des gazons synthétiques
20:41et des membranes bitumineuses.
20:43Voilà.
20:43Donc,
20:43je ne vais pas rentrer
20:44dans des choses
20:44trop techniques.
20:45Mais c'est vrai
20:45qu'on se rend compte
20:46que c'est des choses
20:47qui partent à l'enfouissement.
20:48Et en s'impliquant
20:48et en trouvant des solutions,
20:50on arrive à éviter
20:51l'enfouissement.
20:53On a aussi une mission
20:54autour de la régénérer
20:56la biodiversité.
20:57Donc là,
20:57ça fait écho,
20:58on va peut-être en reparler
20:59à la Convention des entreprises
21:00pour le climat.
21:01On était déjà un acteur
21:02de la dépollution des sols
21:03et on a voulu aller
21:04sur les métiers
21:05des espaces verts,
21:06mais aussi la refertilisation
21:08des sols,
21:09donc intégrer le vivant
21:10dans les solutions
21:10qu'on propose.
21:12Cinquième mission,
21:13renforcer la résilience
21:14des infrastructures vitales.
21:15Et là,
21:16on parle de tous les enjeux
21:17d'adaptation.
21:17On va rénover les ponts,
21:19les tunnels,
21:19les routes,
21:20évidemment,
21:21les réseaux,
21:21quand on voit les tempêtes.
21:23Et enfin,
21:24on a une dernière mission
21:25qui est un peu transverse,
21:26qui est vraiment
21:26comment on va optimiser
21:27la technologie,
21:28mais au service des transitions.
21:30Et c'est vrai que,
21:31pour moi,
21:31on voit toutes les évolutions
21:33technologiques qui arrivent.
21:34L'idée,
21:35c'est comment on fait
21:35pour qu'elles servent
21:36vraiment au territoire,
21:37à la qualité de vie
21:38qui est dans notre raison d'être,
21:41qui est de contribuer
21:41à une meilleure qualité de vie
21:43et donc d'apporter des solutions
21:45dans tout ce qui est
21:46territoire connecté,
21:47vidéo,
21:48trafic,
21:48pour servir
21:49toutes ces grandes transitions.
21:50Alors,
21:51dans cette émission,
21:52il y a un principe,
21:52l'invité pose une question
21:54à celui ou celle
21:54qui va lui succéder.
21:56À votre place,
21:56la semaine dernière,
21:57il y avait Vincent Séguéla,
21:58le secrétaire général
21:59de la Fédération Léo Lagroche.
22:01Évidemment,
22:01on parle d'éducation
22:03et de comportement.
22:04Regardez.
22:05Bonjour Alexandra,
22:07il y a beaucoup d'investissements
22:09et de politiques publiques
22:10tournés vers le développement durable
22:12autour, évidemment,
22:13du progrès technique,
22:14de la technologie,
22:16de l'investissement
22:17sur les process
22:19et les systèmes
22:20et les matériaux.
22:21Pourquoi y a-t-il,
22:22n'y a-t-il pas,
22:23davantage de moyens
22:25ou d'accent
22:26mis sur la formation
22:29et l'éducation
22:30du citoyenneté
22:31au développement durable ?
22:33Autrement dit,
22:34est-ce que l'urgence,
22:35ce n'est pas d'abord
22:35de modifier nos comportements ?
22:39Excellente question
22:40et c'est vrai que je pense
22:41que l'innovation,
22:43tout l'investissement
22:44qui est fait dans la technologie,
22:45c'est peut-être aussi
22:46ce qui est un peu très visible,
22:48ce qui est urgent aussi
22:50parce qu'il y a certaines solutions
22:51qui ont du sens
22:52et qui ont beaucoup d'impact
22:53et évidemment,
22:54il y a du sens d'y aller.
22:55Mais c'est vrai que
22:56je crois beaucoup aussi
22:58à cette investissement
23:00à faire dans l'évolution
23:01des comportements.
23:02Je pense que c'est
23:03beaucoup plus difficile
23:04en fait,
23:04tout simplement,
23:05c'est pour ça
23:05qu'on le fait moins,
23:06c'est beaucoup plus chronophage
23:08et en tout cas,
23:10chez Serfim,
23:10on s'investit vraiment là-dedans.
23:12Ça prend quelle forme ?
23:14Parce que changer les comportements
23:15dans une entreprise,
23:183000 collaborateurs,
23:19c'est vrai qu'il y a
23:20un levier là
23:20d'impact positif.
23:23Un levier incroyable
23:24et vraiment,
23:25j'ai plein de collaborateurs
23:26qui nous poussent,
23:27qui étaient déjà engagés
23:28et d'autres
23:29qu'il faut amener
23:30vers cette compréhension
23:31globale des enjeux.
23:32Et concrètement,
23:33déjà,
23:34chez Serfim,
23:34ça a pris la forme
23:35de la Convention
23:36des entreprises
23:36pour le climat
23:37auquel j'ai participé
23:38à la toute première
23:39en 2021.
23:41Et donc,
23:41ça m'a permis,
23:42j'avais déjà
23:43une formation d'ingénieur
23:45et j'ai déjà passionné
23:46par le sujet du climat,
23:47mais de comprendre
23:48en fait l'ensemble
23:49des enjeux
23:49des limites planétaires
23:50et avoir quelque chose
23:52qui est très personnel.
23:53Et en fait,
23:53cette évolution
23:54des comportements,
23:54pour moi,
23:55elle marche évidemment
23:56parce que chacun
23:58finalement fait son chemin
24:00et se transforme.
24:01Donc la CEC,
24:02j'ai eu la chance
24:02de la faire
24:03avec ma directrice RSE,
24:05mais j'ai aussi
24:06eu la chance
24:06de pouvoir avoir
24:07deux filiales
24:08qui ont participé
24:09aussi au parcours
24:10assez engageant
24:10de 12 jours
24:11et aussi pouvoir mettre
24:13des collaborateurs
24:14dans les embarquements
24:15qui étaient des formats courts
24:16qui ont permis
24:17d'avoir plus d'une cinquantaine
24:18de personnes
24:18qui ont participé
24:19à ces embarquements.
24:23Ce sont un peu
24:23les relais.
24:24Parce qu'il faut
24:25réexpliquer,
24:26on a beaucoup parlé
24:27de la Convention
24:27des entreprises
24:27pour le climat
24:28dans cette émission,
24:30mais l'objectif
24:31c'est de définir
24:32une feuille,
24:32déjà de prendre conscience
24:34de ses limites planétaires
24:35et puis ensuite
24:37de définir
24:38une feuille de route
24:38pour son entreprise.
24:40Donc c'est ce que
24:40vous avez fait.
24:41Après,
24:42effectivement,
24:42j'imagine
24:43qu'il faut embarquer
24:45les salariés,
24:45les collaborateurs.
24:47Exactement,
24:47donc le parcours
24:48est incroyable
24:49et extrêmement riche
24:50avec des experts
24:51de grande qualité
24:52des scientifiques,
24:54un accompagnement
24:55personnel,
24:56une intégration
24:57de l'ensemble
24:57des limites planétaires
24:58des vivants
24:59et puis surtout
24:59un groupe de dirigeants
25:00aussi engagés
25:01avec qui on se challengeait
25:03et on continue
25:04de se challenger
25:04pour continuer à avancer
25:05quand les périodes
25:07sont parfois
25:07un peu plus difficiles,
25:08quand le contexte économique
25:09se resserre
25:10et que parfois
25:10on met un peu moins
25:11l'environnement
25:12au cœur de l'agenda.
25:13Et pour autant,
25:14c'est vrai que c'est super
25:14d'avoir un engagement
25:15du dirigeant
25:16mais il faut aussi avoir
25:17des ambassadeurs
25:18et avec les personnes
25:19qui ont participé
25:20à ces embarquements,
25:21j'ai pu avoir aussi
25:22des ambassadeurs
25:23et au-delà de ça
25:24après il y a des outils
25:25on a beaucoup déployé
25:26initialement
25:27on le fait toujours
25:28en partie
25:28la fresque du climat
25:29qui reste un outil
25:30hyper pragmatique
25:32pour expliquer
25:32les grands principes
25:34et on a développé
25:35et on a développé récemment
25:36notre propre atelier
25:38qui capitalise évidemment
25:41sur l'existant
25:42mais comme en fait
25:42on est en lien
25:43avec certaines limites
25:44planétaires en particulier
25:45chez Serfit
25:46que sont l'énergie,
25:47l'eau,
25:47l'économie circulaire
25:48ou encore la biodiversité
25:49on a développé
25:50notre propre atelier
25:51avec des mini fresques
25:52pour à la fois
25:53que chacun comprenne
25:54ces quatre enjeux
25:55principalement
25:56et aussi voir
25:57comment dans nos métiers
25:58comment concrètement
25:59au quotidien
26:00ils peuvent modifier
26:03leur pratique
26:04trouver des idées nouvelles
26:05à apporter
26:06parce qu'on a une approche
26:07sur la décarbonation
26:09chez Serfit
26:09qui est très bottom-up
26:11en fait
26:11en bon français
26:12mais qui vient vraiment
26:14du terrain
26:14avec plein de solutions
26:16et du coup
26:16je trouve qu'avec tout ça
26:18on arrive à faire évoluer
26:19les comportements.
26:20Votre raison d'être
26:21qu'on va voir s'afficher
26:22contribue à une meilleure
26:23qualité de vie
26:24en aménageant
26:24des territoires
26:26durables
26:26et respectueux
26:27du vivant
26:28je veux bien
26:28qu'on mette
26:30cette raison d'être
26:31en miroir
26:33de la feuille de route
26:34de la convention
26:35des entreprises
26:36pour le climat
26:36qu'est-ce que vous avez
26:39transformé finalement
26:40dans votre entreprise
26:42grâce à cette
26:43feuille de route
26:44et avec
26:45cette place
26:46cette notion
26:47de vivant
26:47dans vos activités
26:49alors effectivement
26:50la feuille de route
26:51elle avait
26:52un volet
26:53donc je reviendrai
26:54peut-être après
26:54mais social
26:56évidemment
26:56très fort
26:57qui est aussi
26:58une part très importante
27:00chez Serfim
27:01avec les notions
27:02de sécurité
27:03il y avait
27:04la réduction
27:04de notre impact
27:05la réduction
27:06de notre impact
27:06qui était évidemment
27:08hyper importante
27:09sur évidemment
27:10les bilans carbone
27:11mélange des déchets
27:12de l'eau
27:13et ce qui m'importait
27:14presque encore plus
27:15c'est ces fameuses missions
27:16que je vous ai expliquées
27:18qui étaient vraiment
27:18finalement
27:19et ce qu'on a changé
27:20c'est que c'est vraiment
27:20nos boussoles
27:21nos boussoles
27:22quand on va faire
27:23une croissance externe
27:25un nouveau développement
27:26un investissement
27:26on va dire
27:27finalement
27:27est-ce qu'on va
27:28dans l'évolution
27:29de ces missions-là
27:31évidemment
27:32en le mettant en cohérence
27:33avec l'évolution
27:34de la société
27:35et des besoins
27:36du marché
27:37donc cette feuille de route
27:39elle nous a permis
27:40de poser ces missions
27:41et d'en faire
27:42des vrais leviers
27:44et des points de décision
27:45et derrière ça
27:46il y a aussi
27:47des indicateurs clés
27:48et c'est vrai
27:49que ce qui m'importe
27:50finalement
27:51dans la manière
27:51de présenter Serfim
27:54c'est dire
27:55les tonnes de déchets
27:57qu'on a évité
27:57de l'enfouissement
27:58les volumes d'eau
27:59qu'on a traité
28:00qu'on a dépollué
28:01les kilomètres
28:02de réchauffage urbain
28:03qu'on a déployé
28:04et ça je pense
28:06que c'est ce qui permet
28:07finalement
28:07d'avoir
28:08un développement
28:10qui est sain
28:11parce qu'on avance
28:12sur ces leviers-là
28:15et ça nous a permis
28:16de nous poser la question
28:16de nos modèles économiques
28:18et d'aller
28:20challenger
28:20ces modèles économiques
28:21et aussi s'assurer
28:22qu'ils soient alignés
28:23avec les limites planétaires
28:24s'assurer qu'on aille aussi
28:25au-delà de simplement
28:26réduire notre impact
28:27mais comment
28:29on régénère
28:30vraiment aussi
28:31les territoires
28:32avec les solutions
28:32qu'on apporte
28:33on va parler de social
28:34et de sécurité
28:35dans un instant
28:35mais toujours sur le vivant
28:36la biodiversité
28:37vous avez des exemples
28:38alors il y a plein
28:39on l'a compris
28:39plein d'activités
28:40de métiers différents
28:41chez Serfi
28:42mais des exemples
28:43d'actions
28:44mises en oeuvre
28:45en faveur de la biodiversité
28:46aujourd'hui
28:47alors très concrètement
28:48là on a le plus d'impact
28:50ça reste sur
28:51la dépollution
28:52des sols
28:53donc en fait
28:54on a des sols
28:55qui vont être
28:56qui ont été artificialisés
28:58qui ont été utilisés
28:59pour des besoins
29:00industriels
29:02et qui surtout
29:03il y a quelque temps
29:04maintenant
29:04c'est évidemment
29:05beaucoup moins le cas
29:06mais qui ont eu
29:07des enjeux de pollution
29:08extrêmement fortes
29:09donc là
29:10on va vraiment avoir
29:11une vision complète
29:12pour apporter
29:13une solution
29:14de dépollution
29:15mais aller jusqu'à
29:16rendre ses droits
29:17à la nature
29:18avec ce lien fort
29:20qu'on a avec les sols
29:21et en fait
29:22notre solution
29:23qu'on propose
29:24c'est vraiment
29:24la refertilisation
29:25aussi des terres
29:26et en fait
29:27on développe
29:27différentes plateformes
29:28on va récupérer
29:29des terres
29:30plus ou moins polluées
29:31donc c'est différentes solutions
29:32c'est différentes techniques
29:33évidemment
29:35pour des terres
29:36pas trop polluées
29:37on va réussir
29:37à utiliser
29:38des traitements
29:39assez naturels
29:40assez biologiques
29:40dans des terres
29:41très polluées
29:41on essaye
29:42mais il faut aussi
29:43parfois mixer
29:44les solutions
29:45et les méthodes
29:46et on a différentes plateformes
29:48notamment
29:48Terre en Vie
29:49qui est un partenariat
29:50industriel
29:50que nous avons
29:51avec Vika
29:52on va récupérer
29:53des terres
29:53très polluées
29:54on va essayer
29:56d'en refertiliser
29:57une partie
29:57et une partie
29:58va aussi partir
29:59en cimenterie
30:00et après
30:01on a des plateformes
30:02on va vraiment
30:04réussir d'ailleurs
30:04aussi à refertiliser
30:06les terres
30:06pour protéger
30:08ces terres fertiles
30:08qui sont vraiment
30:09essentielles
30:10et qui ont parfois
30:11été enfouies
30:13on va avoir aussi
30:14les développements
30:15très concrets
30:15tout récemment
30:17on a repris
30:18une entreprise
30:18dans les espaces verts
30:19on est aussi présent
30:21dans l'aménagement
30:21de la route
30:22et l'idée
30:23c'était
30:23d'avoir
30:25plusieurs solutions
30:25entre guillemets
30:27plusieurs solutions
30:28qu'on puisse offrir
30:29à nos clients
30:30pour ne pas chercher
30:31absolument
30:31à faire le volume
30:33mais aussi
30:34évidemment
30:34on a besoin de routes
30:35on a besoin de les rénover
30:36on a besoin de les rénover
30:36de manière
30:37le plus vertueuse possible
30:38et dans la durée
30:39mais on a aussi
30:40besoin de penser
30:42la ville différemment
30:43par rapport aux îlots
30:44de chaleur
30:45et intégrer
30:46les solutions
30:47qui intègrent
30:48le vivant
30:49évidemment
30:50plus de verre
30:50et puis après
30:51il y a des solutions
30:52indirectes
30:52quand on travaille
30:53sur l'économie circulaire
30:54on peut se dire
30:55qu'on travaille
30:56avant tout
30:56sur l'enjeu
30:58du recyclage
30:59du réemploi
31:00mais finalement
31:01on évite
31:01l'épuisement
31:02des matières premières
31:03et on évite
31:04de toucher
31:04à des nouvelles
31:05zones naturelles
31:06bien sûr
31:06évidemment
31:07alors effectivement
31:08dans cette feuille de route
31:09il y avait une dimension
31:10sociale
31:11de quoi
31:12de sécurité
31:13de vos salariés
31:14c'est ça ?
31:15Oui tout à fait
31:15alors le volet social
31:17il prend aussi la forme
31:18de la formation
31:20l'alternance
31:20l'insertion
31:21on pourrait y revenir
31:22c'est vrai que dans les travaux publics
31:23notamment sur ce volet là
31:24c'est très important
31:24mais aussi dans le métier
31:25de l'environnement
31:27mais l'aspect sécurité
31:28prévention
31:29c'était vraiment
31:29un de mes
31:31un de mes engagements
31:32c'était
31:32et c'est toujours
31:33d'ailleurs
31:33je pense que ce le sera
31:34pendant toute ma carrière
31:35d'ailleurs
31:35un engagement fort
31:37de vraiment faire
31:38que la sécurité
31:38soit une priorité
31:40non négociable
31:41préalable
31:42à tout ce qu'on fait
31:43et on a fait
31:44un état des lieux
31:45assez important
31:46en 2023
31:47j'ai pu compter
31:49sur une équipe
31:49de dirigeants
31:50là on parle aussi
31:51de l'embarquement
31:53des équipes
31:53mais en fait
31:54c'est vraiment eux
31:55qui ont fait cet état des lieux
31:56et qui ont
31:58construit
31:58une feuille de route
31:59donc des dirigeants
32:00opérationnels
32:01de filiales
32:01donc qui ont construit
32:02cette feuille de route
32:03qu'on a appelée
32:03Préventime
32:04et qui nous permet
32:05en fait
32:06de changer profondément
32:07la culture de la sécurité
32:08on avait des bons fondamentaux
32:10c'est la question
32:11que j'allais vous poser
32:12c'est à dire
32:12si vous vous dites
32:13en faisant cette convention
32:14des entreprises
32:14pour le climat
32:15tiens là
32:16il y a un levier important
32:17c'est quoi
32:18qu'il y avait des choses
32:18qui n'étaient pas forcément
32:20ou peut-être
32:21qui étaient datées
32:22d'ailleurs
32:22dans les processus
32:24en fait
32:24on faisait des choses
32:25très bien
32:26et on n'avait pas
32:28à entre guillemets
32:29à rougir
32:29de ce qu'on faisait
32:30parce qu'on était
32:31vraiment dans
32:32on est
32:33on est masse
32:34ça parle plus ou moins
32:36mais c'est des certifications
32:37de sécurité
32:38qui parlent
32:39dans le monde industriel
32:41les certifications
32:42évidemment ISO
32:43on avait
32:44un comité prévention
32:45en interne
32:46on avait en fait
32:47une structure
32:48une base
32:48en fait
32:49on se rend compte
32:49que beaucoup d'entreprises
32:50et c'était notre cas
32:51avaient une méthode
32:52avaient une technique
32:53avaient des moyens
32:54quand même
32:54qui étaient mis
32:55le volet le plus difficile
32:56et ce qui a révélé
32:57cet état des lieux
32:57c'était vraiment
32:58le volet humain
32:59et managériel
33:00et comment en fait
33:01il y a une importance forte
33:03de l'exemplarité
33:04évidemment
33:05on avait des
33:06et on a toujours
33:07des dirigeants engagés
33:09mais en fait
33:09l'exemplarité
33:10elle nécessite
33:11un cadre
33:12elle nécessite
33:13de vivre au quotidien
33:15et aussi
33:17elle nécessite
33:17des moyens
33:18et ce qu'on a fait
33:19dans cette feuille de route
33:20c'est aussi donner des moyens
33:21en termes d'outils
33:21mais aussi de formation
33:22et par exemple
33:24on a formé
33:24plus de 800 managers
33:26dans un temps très court
33:28en un an et demi
33:29à peu près
33:29à des visites
33:31de sécurité
33:32engageante
33:32et participative
33:33et l'idée
33:34c'était vraiment
33:35de donner les outils
33:37en fait
33:37parce que c'est beau
33:38de dire
33:38fais de la sécurité
33:39évidemment tout le monde
33:40veut en faire
33:40pour tout le monde
33:41c'est important
33:42il faut qu'on donne
33:43des outils
33:43à nos équipes
33:44et aussi aux dirigeants
33:45évidemment
33:46pour incarner ça
33:47et s'en rappeler
33:48au quotidien
33:49et vous envoyez les faits
33:51très rapidement
33:52là on commence
33:53à en voir les faits
33:54on a fait
33:56l'état du lieu
33:56en 2023
33:57on a commencé
33:57en 2024
33:58et en 2024
33:59quand on a lancé
34:00le plan d'action
34:01on a dit
34:01qu'on allait réduire
34:02de moitié
34:02l'accidentologie
34:03à l'horizon 2026
34:04donc on avance
34:06dans cette direction
34:07donc on y avance bien
34:08donc on est toujours
34:09très précautionneux
34:09quand on parle de sécurité
34:10dans nos métiers
34:12mais on voit
34:13une belle tendance
34:14on voit une dynamique
34:15incroyable
34:16des équipes
34:17on a aussi
34:18recruté un directeur
34:19sécurité santé prévention
34:21au niveau du groupe
34:22ce qu'on n'avait pas
34:24avant
34:24qui a permis
34:25d'alimenter aussi
34:27cette dynamique
34:28mais ce qui était clé
34:29pour moi
34:29c'est cet embarquement
34:30en fait
34:31des dirigeants opérationnels
34:33qui ont permis
34:34d'avoir la légitimité
34:36qui sont ces fameux
34:38ambassadeurs
34:38et aujourd'hui
34:39on en voit les faits
34:40et l'objectif
34:41c'est en 2030
34:41d'atteindre les meilleurs
34:42standards de la profession
34:44et de continuer
34:45à engager
34:46sur cette vigilance
34:47partagée
34:48qui est vraiment
34:48quotidienne
34:49que chacun
34:49se sente responsable
34:51de lui
34:51de son collègue
34:52et de tout faire
34:53absolument tout faire
34:54pour que chacun
34:54rentre chez lui
34:55en bonne santé
34:55le soir
34:56c'est aussi un levier
34:57de recrutement
34:58évidemment
34:59évidemment
35:00moi j'y crois
35:01beaucoup
35:01et c'est pour ça
35:02qu'on veut aussi
35:05parler de cette démarche
35:07même si elle est encore
35:08en cours
35:08et même si elle est
35:09parfois
35:11voilà
35:11vous êtes un secteur
35:12par exemple
35:13vous interrompt
35:13mais où
35:14c'est encore
35:16cette logique
35:17de métier en tension
35:18de difficulté de recrutement
35:19ou alors
35:19est-ce que ça s'est
35:20plutôt apaisé
35:21alors
35:21ça s'est en partie apaisé
35:23je pense qu'on était
35:23dans une période
35:25qui était assez dingue
35:27effectivement
35:27sur la tension
35:29mais on reste en tension
35:30absolument
35:31sur certains métiers
35:34donc effectivement
35:34les métiers
35:35de chef d'équipe
35:37les métiers
35:38de conducteur de travaux
35:39et les métiers
35:40sur le terrain
35:40en fait
35:40on recrute encore
35:41énormément
35:42donc ça reste
35:43des métiers
35:44qui là
35:45on parle un peu
35:46aussi de la dimension
35:47sociale
35:47mais c'est vrai
35:49que c'est des métiers
35:49en plus
35:49où on peut
35:50on peut découvrir
35:51on peut grandir
35:52on peut faire évoluer
35:52les personnes
35:53et nous on est très fiers
35:54des parcours
35:55qu'on a au sein
35:56de l'entreprise
35:57donc effectivement
35:58tout ça contribue
35:59à la marque employeur
36:00évidemment
36:02l'engagement
36:02qu'on peut avoir
36:03en matière de sécurité
36:04de prévention
36:04et puis moi
36:05ce lien que je fais
36:06avec les enjeux
36:07environnementaux
36:07parce que les deux
36:08sont profondément liés
36:10ce dont on parle
36:11c'est l'habitabilité
36:11de la planète
36:12et on fait tout ça
36:13pour qu'on puisse
36:13continuer à vivre
36:16sereinement
36:16sur cette planète
36:17Vous êtes un acteur
36:19ce groupe
36:19d'un acteur
36:20du territoire
36:22qu'est-ce que ça signifie
36:24précisément ?
36:25parce que par votre activité
36:27vous êtes un acteur
36:28du territoire
36:28évidemment
36:30intrinsèquement
36:31vous voyez
36:31d'une certaine façon
36:32Oui alors effectivement
36:33être un acteur du territoire
36:34pour nous c'est avant tout
36:34l'engagement qu'on a
36:35pour les territoires
36:36qui sont dans notre
36:37raison d'être
36:38et en fait parce qu'on touche
36:40vraiment à la qualité de vie
36:42des habitants
36:43au quotidien des habitants
36:44quand on rénove les routes
36:46quand on répare les réseaux
36:47voilà on touche vraiment
36:48à cette proximité du terrain
36:51et après être un acteur
36:52du territoire
36:53ça se passe pour moi
36:54à différents niveaux
36:55au niveau social
36:56évidemment
36:57donc au-delà de l'aspect
36:58sécurité, prévention
36:59pour nos équipes
37:00et nos parties prenantes
37:01il y a aussi tout le volet
37:04alternance, formation
37:07et insertion aussi
37:08et là on a un engagement
37:10très fort
37:10on a plus de 200 alternants
37:12chez Serfim
37:14et on essaye de vraiment
37:17les accompagner
37:18le rôle clé
37:18c'est nos tuteurs
37:19qui sont engagés
37:21pour préparer l'avenir
37:23de nos métiers
37:24en s'impliquant
37:25auprès des jeunes
37:27et pour ça
37:27on va vraiment
37:28investir en eux
37:30investir par des journées
37:31de l'alternance
37:32qu'on réalise encore
37:34par exemple
37:35au stade de Gerland
37:37à Lyon
37:38on va vraiment
37:39leur faire découvrir
37:40nos métiers
37:40favoriser les échanges
37:42leur donner envie
37:43on en a un sur deux
37:43qui restent
37:44ce projet
37:45et c'est notre deuxième
37:47vivier de recrutement
37:49après l'intérim
37:50donc c'est vraiment
37:51un point clé
37:52pour moi c'est ça
37:53être un acteur du territoire
37:54par l'alternance
37:55et le lien avec les écoles
37:56on est présent
37:57avec des écoles
37:57qui sont des références
37:58de nos métiers
37:59comme Aigleton
38:00plus localement
38:01La Martinière
38:03à Lyon
38:04et après il y a
38:05le volet insertion
38:06insertion pour moi
38:06c'est aussi être un acteur
38:07du territoire
38:08quand on est en lien
38:09avec la ville
38:11on est présent
38:11à Vénitieux
38:12et auprès d'écoles
38:14qui sont dans les quartiers
38:15prioritaires de la ville
38:16et du coup
38:17on va beaucoup s'investir
38:18auprès des associations
38:19des écoles
38:21des collèges
38:21des lycées
38:22pour présenter nos métiers
38:23les faire découvrir
38:24accompagner les jeunes
38:25proposer des stages
38:26on sait que c'est un vrai sujet
38:28pour les jeunes
38:29dans des villes
38:31comme Vénitieux
38:31dans les quartiers
38:32prioritaires de la ville
38:33et donc on va vraiment
38:34faire un accompagnement
38:35global en investissant
38:36du temps
38:37de nos équipes
38:38en accompagnant
38:39pour les aider
38:40à préparer les entretiens
38:41les CV
38:42en participant
38:42à des journées
38:43portes ouvertes
38:44donc c'est ça aussi
38:45l'implication
38:46dans le territoire
38:47et puis c'est aussi
38:48ce qu'on va faire
38:49en matière de mécénat
38:50avec notre fonds de notation
38:51donc on est vraiment
38:53présent auprès
38:54d'associations
38:54qui sont notamment
38:55portées par nos collaborateurs
38:57et sur lesquelles
38:58ils sont impliqués
38:59fortement autour de
39:00notamment
39:00beaucoup de l'éducation
39:01justement
39:02comment on évite
39:04le décrochage scolaire
39:05c'est des sujets
39:06qui me tiennent très à cœur
39:07et puis on est aussi
39:08présent dans le territoire
39:09avec l'engagement sportif
39:10auprès notamment
39:11du loup rugby
39:13vous l'aurez compris
39:14donc on est
39:15c'est tout ça
39:15c'est aussi un engagement
39:16territorial
39:17exactement
39:18merci beaucoup
39:19Alexandra Mathiolon
39:20d'être venue
39:21nous présenter
39:22le groupe
39:23CERFIM
39:24je vous dis à bientôt
39:24sur Be Smart for Change
39:25voilà c'est la fin
39:26de ce grand entretien
39:27on passe tout de suite
39:28à notre rubrique
39:29start-up
39:30on parle de nos ordinateurs
39:32comment prolonger
39:33leur durée de vie
39:40Smart Ideas
39:41c'est notre rubrique
39:42vous le savez
39:43consacrée aux start-up
39:44éco-responsables
39:45j'accueille Karim Mannard
39:46bonjour
39:46bonjour
39:47bienvenue
39:48vous êtes le cofondateur
39:49de Sobri.io
39:51né en 2024
39:52avec quelle idée ?
39:53alors avec une idée
39:54axée sur le numérique
39:55responsable
39:57une idée de décarboner
39:59le numérique
39:59puisque c'est quand même
40:00extrêmement conséquent
40:01c'est
40:03voilà
40:03il y a 19 millions
40:04de PC professionnels
40:0524 millions de PC
40:05grand public
40:06donc qui génèrent
40:07beaucoup d'empreintes carbone
40:08et puis il y a la construction
40:09pour un PC de 2 kilos
40:11c'est quand même
40:11700 kilos de ressources extraites
40:134500 litres d'eau
40:15donc voilà
40:15donc un impact environnemental
40:17et sociétal
40:17qui est quand même
40:18relativement conséquent
40:19et donc l'idée
40:19c'est de prolonger
40:20la durabilité de vie
40:21de ces ordinateurs
40:21exactement
40:22c'est de maximiser
40:23la performance
40:23et la durabilité
40:25en même temps
40:26pour effectivement
40:27garantir une extension
40:28du cycle de vie
40:29de ces PC
40:29à 2-3 ans supplémentaires
40:31comment vous faites
40:32qu'est-ce que vous proposez
40:33en fait
40:33alors ce qu'on propose
40:35en fait
40:35on a développé
40:36un agent
40:37qui se déploie
40:37sur ces PC
40:38qui est un agent
40:39de télémétrie
40:39qui va remonter
40:40un peu
40:41tous les comportements
40:42d'usage
40:43en fait
40:43de ce poste de travail
40:44et derrière
40:46voir à quel moment
40:48une batterie
40:49va commencer
40:50à défaillir
40:52ou un disque dur
40:53et donc
40:54c'est un peu
40:55comme sur votre véhicule
40:56finalement
40:56vous avez
40:57sur votre
40:58cadran
40:59des indicateurs
41:00des notes
41:00pour vous dire
41:00changer votre batterie
41:02vos plaquettes de frein
41:03vos amortisseurs
41:04et si vous n'en tenez pas compte
41:06vous n'étenez pas
41:07de vous retrouver
41:07sur le bas côté
41:08attendre une dépanneuse
41:09c'est exactement pareil
41:10sur le PC
41:10en fait ça n'existait pas
41:11et c'est ce qu'on a développé
41:13d'accord
41:13et donc ça a demandé
41:14beaucoup de recherche
41:15de recherche développement
41:16pour arriver à cette solution
41:17que j'imagine
41:19on plug
41:20enfin je ne sais pas
41:21oui on déploie
41:22on déploie
41:22et ça remonte
41:23c'est bas carbone
41:24c'est complètement sécurisé
41:25et ça remonte
41:26ces données
41:26et ça permet de faire
41:27ce qu'on appelle
41:28la maintenance prédictive
41:29donc oui
41:30ça
41:31en fait
41:33alors justement
41:33la genèse un peu
41:35c'est qu'on est
41:36des anciens de Microsoft
41:37de Dell
41:38donc on vient un peu
41:39de ce monde software
41:39hardware
41:40et toute cette connaissance
41:42acquise autour
41:43autour des PC
41:44on l'a restituée
41:46dans une démarche
41:47vertueuse
41:47qui est le numérique responsable
41:49alors moi j'ai un vieux
41:50enfin j'ai un vieux
41:51j'ai un PC
41:52reconditionné
41:53j'avais acheté reconditionné
41:54c'était déjà
41:54un bon point de départ
41:55et donc
41:56j'ai un problème
41:56de support
41:57de Windows
41:58de Windows 10
41:59là j'arrive
42:00j'ai reçu un message
42:01en me disant
42:02qu'il va falloir
42:03que je fasse quelque chose
42:04qu'est-ce qu'il faut
42:04que je fasse justement
42:05est-ce que je peux prolonger
42:06la durée de vie
42:06alors donc oui
42:08effectivement il y a une fin
42:08de support Windows 10
42:09au 14 octobre dernier
42:11alors il y a la possibilité
42:12quand même
42:13même sur des vieux PC
42:14d'essayer de les
42:15de les upgrader
42:16en fait
42:17d'installer Windows 11
42:19l'OS Windows 11
42:20est quand même plus sécurisé
42:21et vous avez le support
42:22bénéficier du support
42:23de Microsoft
42:23donc ça c'est un premier élément
42:25ou sinon
42:26passer par des voies alternatives
42:29open source
42:31voilà
42:32Linux
42:32etc
42:33Est-ce que cette date charnière
42:35là ça pousse
42:36les directions
42:37services informatiques
42:39à changer de stratégie
42:40à repenser
42:41la gestion de leur parc informatique
42:42alors oui
42:43ça
42:44et également
42:45le développement de l'IA
42:46puisque en fait
42:47avec le développement
42:47des data centers IA
42:48il y a maintenant
42:50une pénurie
42:52de semi-conducteurs
42:53parce que tous
42:54ces semi-conducteurs
42:54sont réalloués
42:56pour la construction
42:57de ces data centers IA
42:58et on le voit déjà
42:59il y a des constructeurs
43:00qui annoncent
43:02des impossibilités
43:03de livraison
43:03de PC ou de serveurs
43:05des augmentations de prix
43:07et donc ça va devenir
43:09problématique
43:09et donc dans ce cadre là
43:10en fait
43:11le réemploi
43:13où la durabilité
43:14devient un vrai enjeu
43:16c'est-à-dire qu'il faut
43:17proposer au directeur informatique
43:18de l'élasticité
43:19sur sa gestion de parc
43:20et pas se retrouver
43:21un peu
43:23prise à partie
43:23en se disant
43:24je dois changer mon parc
43:25et finalement
43:25je n'ai plus de PC disponible
43:27et donc
43:28Donc l'importance
43:29du carnet de santé
43:30en quelque sorte
43:31que vous proposez
43:31Exactement
43:32ça permet
43:33de bien piloter
43:36monitorer
43:37finalement
43:38la durée de vie
43:39et de savoir
43:39à quel moment
43:40renouveler
43:40à quel moment
43:42upgrader
43:43c'est-à-dire rajouter
43:43de la RAM
43:45changer une batterie
43:46et potentiellement
43:47à quel moment
43:47effectivement
43:48le sortir du parc
43:49C'est quel potentiel
43:50de marché
43:52le business
43:52de Sauvry.io ?
43:54Alors
43:54à l'échelle française
43:55comme je vous l'ai dit
43:56pour l'instant
43:56on est très focalisé
43:58sur le B2B
43:58donc il y a en France
44:0019 millions
44:01de PC professionnels
44:03on est
44:03au niveau mondial
44:04à 650 millions
44:06de PC professionnels
44:07donc voilà
44:08oui
44:08le poste de travail
44:09tout le monde
44:09utilise
44:10donc oui
44:11c'est un potentiel
44:12absolument gigantesque
44:13merci beaucoup
44:14Karim Manard
44:15bon vent
44:15à Sauvry.io
44:18voilà c'est la fin
44:19de ce Smart Impact
44:21merci à toutes et à tous
44:22de votre fidélité
44:24à Be Smart for Change
44:25à la chaîne des affaires
44:26salut
44:27à demain
44:27Sous-titrage Société Radio-Canada
44:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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