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  • il y a 23 heures
Mercredi 13 mai 2026, retrouvez Eric Jousse (directeur d'agence, Epicure), Mehdi Coly (cofondateur, Team For the Planet), Maud Hardy (Directrice générale, Refashion), César Augier (PDG, Jay&Joy;) et Joseph Choueifaty (Cofondateur, Goodvest) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Modardi, la directrice générale de Refashion, qui sera l'invité du grand entretien.
00:19Tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir les défis de cet éco-organisme chargé du textile.
00:25Est-ce possible d'orienter le secteur vers un modèle 100% circulaire ? Réponse tout à l'heure.
00:31Mais d'abord, je reçois Eric Jouz, qui est le directeur de l'agence Épicure.
00:34On verra comment les briques légaux peuvent permettre d'initier enfants et adultes à la citoyenneté, à l'histoire ou
00:40encore au patrimoine culturel.
00:42Dans notre débat, on va découvrir un nouveau produit d'assurance vie destiné à accélérer l'investissement pour la transition
00:48écologique,
00:48des projets d'avenir garantis sans greenwashing et sans énergie fossile.
00:53Et puis, dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, je vous présenterai Jeanne Joy.
00:59C'est une marque française de fromage végétal.
01:02Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Eric Jouz.
01:13Bonjour.
01:14Bonjour Thomas.
01:14Vous êtes le directeur de l'agence Épicure, créée en 92, avec une marque et une offre que vous avez
01:22créée qui s'appelle Histoire en briques.
01:24Et c'est de ça dont on va parler ensemble.
01:26Ça date de quand ? Quel a été le déclic ? Expliquez-moi ce qu'est Histoire en briques.
01:31Alors Histoire en briques, c'est un label qui a développé l'agence Épicure.
01:33Donc ça date de 2014, l'agence date de 92, il fallait qu'on se démarque un peu de nos
01:39concurrents.
01:40Et donc du coup, on s'est aperçu que la brique de construction, voilà, que j'ai entre les mains,
01:44c'est un moyen de communication au-delà du jouet,
01:47mais c'est surtout un moyen d'expression artistique contemporain.
01:50Voilà, puisqu'on touche plusieurs millions de Français, en tout cas sur notre territoire,
01:55et il faut croire que les producteurs de briques sur l'Europe, je ne parle pas des autres producteurs sur
02:01le reste du monde,
02:02vendent à peu près 10 à 15 boîtes par seconde dans le monde.
02:05Oui, on parle des briques Lego.
02:08Entre autres, mais pas que.
02:09Pas que, d'accord.
02:09Pas que, il y a une autre marque aussi qui est en Pologne, en Cracovie, qui s'appelle Kobi.
02:16Et on travaille principalement avec des sociétés européennes.
02:20Donc dans votre atelier, il y a des millions de briques de toutes tailles différentes, c'est ça ?
02:28Oui, c'est ça, on a à peu près 15 millions de briques.
02:31Et on a à peu près, sur la marque Lego, puis sur la marque Kobi, on touche à peu près
02:373-4 millions.
02:38Oui, d'accord. Avec plein d'initiatives différentes.
02:40On va commencer par la question de la citoyenneté.
02:43« Les briques comme outils de citoyenneté », ça veut dire quoi ?
02:46Ça veut dire qu'on peut construire, je ne sais pas, des palais de la République ?
02:49Moi, je connais bien le Sénat, je travaille pour Public Sénat, ou l'Assemblée Nationale, ou l'Élysée ?
02:55Alors, complètement. C'est-à-dire qu'en fin de compte, on s'est rendu compte qu'à travers des
02:58études que nous avait fait faire l'État,
03:00on avait une déficience sur la compréhension et la signification des symboles de la République.
03:06Donc moi, ancien élu, pendant 12 ans, j'ai regardé ça de très près, et je me suis dit, tiens,
03:11est-ce qu'on ne peut pas proposer aux encadrants, aux professeurs,
03:15un nouvel outil qui permettrait de faire des animations in situ dans les écoles, donc sur le troisième cycle, CM1,
03:21CM2 et 6ème,
03:22pour mieux comprendre la signification des symboles de la République ?
03:26On a créé une mallette, voilà, avec 17 symboles, qui permettent de mieux comprendre le pourquoi du comment.
03:34Voilà, pourquoi le drapeau français, pourquoi ses couleurs, combien il y a de sénateurs, de sénatrices, à quoi ils servent
03:39par rapport aux députés,
03:40le rôle de la police, de l'armée, de la santé, des pouvoirs publics, bref, la signification du coq, pourquoi
03:47le coq,
03:47parce qu'on arbore toujours un maillot avec un coq, mais pourquoi le coq ?
03:50Plein de choses comme ça, qui font que ça leur permet de mieux comprendre.
03:54En fin de compte, la brique est un prétexte.
03:56Donc, qu'est-ce qui se passe ? Les élèves, ils vont prendre la mallette et ils vont construire un
04:02drapeau, un palais ?
04:05Exactement, voilà, tout à l'heure, on parlait du Sénat, ils ont le Sénat, ils ont l'Assemblée nationale,
04:10ils le construisent et puis ils sont à convaincre d'un petit livret, un petit livret qui leur permet d
04:14'avoir une notice de montage
04:15et dans cette notice de montage, vous avez des explications afférentes au bâtiment.
04:20Et donc, du coup, ça c'est valable pour les 17 symboles.
04:23Donc, ils apprennent en construisant.
04:25Mais ils ont une autre mission aussi, c'est que dès qu'effectivement, ils ont pu travailler sur ce type
04:28de sujet,
04:30ils ont un devoir de transmission.
04:31C'est-à-dire qu'en fin de compte, on est dans une classe de 30 élèves, vous avez un
04:34symbole pour deux élèves,
04:36chaque élève travaille sur son symbole avec son binôme,
04:39et ensuite, ils doivent retransmettre l'information aux autres élèves.
04:42Donc, avec leurs propres mots, avec lesquels ils ont pu apprendre ça à travers ce kit.
04:46On apprend mieux quand on s'amuse ?
04:48Moi, je pense. Je pense que c'est mon cas.
04:51Je travaille depuis 40 ans et j'essaie de faire ce qui me plaît.
04:54Et j'apprends beaucoup plus avec des choses qui me plaisent.
04:57Alors, c'est vrai qu'il y a le marché des enfants pour ces briques de construction,
05:02mais il y a aussi un marché des adultes qui est l'un des jouets, l'un des jeux qui
05:06se vend le plus.
05:07Est-ce que ça marche aussi pour les adultes ?
05:09Est-ce qu'on peut, alors là, on va peut-être sortir, quoique, de la citoyenneté,
05:13mais pour apprendre l'histoire, pour la transmission de patrimoine culturel, par exemple ?
05:19Complètement. En fin de compte, ce qui se passe, c'est que les marques européennes,
05:24briques de construction, fournissent un outil.
05:27Voilà.
05:27Et donc, nous, notre label, Histoire en Brick, a pour vocation à raconter l'histoire autrement.
05:32Comme je vous disais, ça sert de prétexte pour essayer d'expliquer le monde qui nous entoure,
05:35celui du passé, du présent et du futur.
05:38Donc, on nous arrive à faire des expositions à thème.
05:41La prochaine sera sur Charles de Gaulle.
05:44Voilà.
05:44Donc, on va faire une exposition de sa naissance à Lille jusqu'à sa mort à Colombel et les deux
05:48églises,
05:48en travaillant sur un contenu avec des moments forts de sa vie,
05:52alors évidemment les plus connus, mais d'autres aussi méconnus, avec des anecdotes,
05:56tout ça illustré en briques de construction.
05:58Toutes en briques ?
05:58Exactement.
05:59Voilà.
05:59Avec des cartels, avec des rapports, on va travailler en collaboration avec le mémorial de Colombel et les deux églises.
06:05On a fait la même chose pour la légende de l'aigle concernant Napoléon.
06:08C'était une commande de Patrick Collier pour la ville de Roy-Malmaison.
06:11On a aussi un travail fait sur une exposition sur la thématique de la conquête spatiale,
06:16sur les fables de la Fontaine.
06:18En fin de compte, nos projets...
06:19En fait, c'est dingue si vous nous décrivez, parce que tout est possible.
06:22Tout est possible, oui.
06:23En fin de compte, on veut faire des sujets, des projets à thématiques,
06:27qui sont à la fois culturels, éducatifs, touristiques et sociétaux.
06:32Ça, c'est vraiment primordial, c'est notre ligne de conduite.
06:34Et ensuite, on a des ateliers.
06:37Donc, chaque exposition est accompagnée d'ateliers où on manipule les briques sur des thèmes.
06:40On a travaillé pour le mobilier national, on a travaillé pour différentes institutions d'État,
06:44qui nous permettent de travailler en tout et pour tout pour beaucoup de collectivités locales.
06:49Oui, c'est ce que j'allais vous demander.
06:50Ce sont souvent des mairies ou des collectivités locales ?
06:52Régions, départements, collectivités locales, et puis des entreprises qui ont besoin aussi de communiquer sur leurs propres services,
06:56que ce soit des services impalpables.
06:59On travaille pour la cybersécurité, on travaille pour les assurances, on travaille pour l'informatique.
07:06Ça se met à toutes les sauces.
07:08Je rebondis, parce que la cybersécurité, qu'est-ce que vous allez faire en Lego, pas en briques ?
07:12Alors, en Lego, c'est qu'en fin de compte, on a travaillé pour une agence qui s'occupe de
07:16la cybersécurité de Lactalis.
07:18Donc, on a reconstitué l'usine Lactalis.
07:20Et dans cette maquette en briques, on intègre dedans, via une tablette, une mauvaise adresse Internet ou une clé USB
07:29vérolée.
07:30Et ça met en branle tout un mécanisme qui fait que la production de lait ou de produits liés à
07:36Lactalis va s'arrêter.
07:38Quelles sont les pertes économiques et qu'est-ce qu'il faut faire pour éviter ce type de choses ?
07:41Donc, en fin de compte, l'outil en briques de construction est didactique pour permettre ce type de messages à
07:48faire passer,
07:49soit à des forces internes, soit à des prestataires, pour bien comprendre les incidences que peut porter effectivement un problème
07:57comme celui-là.
07:58Je vais revenir, tiens, on peut parler, vous avez parlé de l'exposition autour de Napoléon, c'était en 2019,
08:04si je ne me trompe ?
08:05Alors, la première date, donc, 2014, on a fait un deuxième opus en 2019, on regarde du succès que ça
08:09a pu rencontrer.
08:10Ça prend combien de temps pour préparer, pour assembler ? Parce que vous créez les personnages ou les sites ou
08:18les références, soit.
08:19Alors, le protocole, c'est qu'on travaille avec des associations, le Souvenir Napoléen, et puis aussi d'autres associations
08:24liées historiquement pour avoir une garantie historique sur ce qu'on fait, très important.
08:30Et deuxième point, ce qui est important, c'est qu'on a un métier.
08:34Alors, c'est concepteur-designer avec des briques de construction, voilà, c'est tout nouveau.
08:38Original comme métier.
08:39Oui, il y a pire, mais c'est quand même assez particulier parce qu'il faut connaître les mécaniques d
08:47'enclenchement, parce qu'on peut avoir des millions d'enclenchements différents.
08:49Il faut connaître le panel de briques offertes, parce qu'on ne fabrique aucune brique sur mesure.
08:53Et ensuite, il faut pouvoir créer au plus près de la réalité le sujet sur lequel on est mandaté.
09:02Donc, du coup, ces concepteurs-designers modélisent sur un outil qui s'appelle Studio, qui est accessible à tout le
09:07monde, vous pourriez vous y mettre d'ailleurs.
09:09Et ensuite, ça édite un nombre de briques, et ensuite, vous prenez les briques pour construire, une par une, voilà,
09:17le modèle.
09:19Donc, c'est une scénette, c'est un personnage, c'est un tableau, c'est une construction, une architecture quelconque,
09:25voilà.
09:26Et alors, les marques, Lego ou la marque polonaise, ils vous fournissent ? Pourquoi Lego ne le fait pas ?
09:33Je pose mal la question, mais ça pourrait être un business de Lego.
09:38Exactement, Lego est très fort sur leur métier, parce qu'ils ont un catalogue avec plus de 600-700 références
09:43qui tournent de façon assez constante.
09:44Donc, ils travaillent sur des licences, ils travaillent sur des produits qu'ils développent eux-mêmes.
09:48Pareil pour Kobi, pour la marque polonaise.
09:53Donc, je ne suis pas un sujet pour eux, tant que je respecte des règles qui sont fondamentales, qu'on
09:57s'est mises en place pour le label Histoire en Week.
10:00Donc, je n'ai pas le droit d'utiliser le mot, enfin, je n'ai pas le droit d'utiliser
10:02le logo Lego, puisque ce n'est pas eux qui produisent le projet.
10:05Donc, j'utilise le mot Lego, avec beaucoup d'attention.
10:10Et ils ont des petits personnages que je n'ai pas le droit d'utiliser dans la communication.
10:13Donc, tant que je respecte ces règles-là, je peux effectivement travailler avec des thèmes qui sont différents du catalogue
10:20que peuvent produire Kobi ou Lego.
10:22Je le disais tout à l'heure.
10:23C'est très encadré.
10:24J'imagine, je le disais tout à l'heure, il y a de plus en plus d'adultes.
10:27Est-ce que ça veut dire que vous avez adapté vos projets, vos expositions à ce nouveau public, entre guillemets
10:35?
10:35Complètement, parce qu'en fin de compte, là où les marques Kobi et Lego sont très fortes, en tout cas
10:40sur le marché européen, mais même mondial,
10:42c'est qu'ils touchent de plus en plus d'adultes.
10:45Ils font des produits qui sont de plus en plus techniques, avec des côtés, il y a des gammes architecture,
10:51des gammes sur des maquettes militaires, sur Kobi avec Dassault.
10:57Bon, ils font plein de choses.
10:58Et ça touche donc effectivement, au-delà des 17 ans, plein d'adultes.
11:03Donc, il n'y a pas d'âge.
11:04On s'est rendu compte que ça touchait tout le monde.
11:06Et puis, il y a un côté émotif.
11:08Donc, on a tous pu soumonger, je pense, aux briques de construction.
11:12Donc, on arrive dans une exposition avec un regard un peu différent ?
11:15Exactement, voilà.
11:16Et puis, ça projette le visiteur.
11:19Et puis, ça lui permet de voir, de se dire, à un moment donné, je ne pensais pas qu'on
11:22puissait faire ça.
11:23En Lego, tout à l'heure, vous parliez du Sénat.
11:24Quand on a fait le Sénat, Jean Larcher l'a vu à un salon.
11:28Il m'a regardé, il m'a dit, mais c'est incroyable.
11:30Il manquait son bureau.
11:31Bon, on va le faire dans un deuxième temps.
11:33Mais, en tout cas, il s'est arrêté cinq minutes.
11:37Donc, comme quoi, ça prouve qu'il y a une appétence.
11:41Voilà.
11:41Mais, moi, ce qui m'importe, c'est surtout l'enfant pour lui permettre de mieux comprendre le monde qui
11:46l'entoure.
11:47Voilà.
11:47Ça, c'est important pour moi.
11:48On fait beaucoup de métiers dans notre métier de base de communication à travers notre agence.
11:53Mais, le Lego est une brique.
11:56Enfin, le Lego et la brique Kobe et la brique Lego, ils sont des briques complémentaires à communiquer vers les
12:01autres pour d'autres sujets qui sont des fois pas simples à comprendre.
12:05On fait, voilà, on vulgarise le discours.
12:08Puis, surtout, on évite un peu d'utilisation du portable.
12:11Ça, c'est un très bon dernier message.
12:12Merci beaucoup.
12:13On va conclure là-dessus.
12:14Éric Jousse et à bientôt sur Be Smart for Change.
12:17On passe à notre débat.
12:19Une assurance vie dédiée à la transition écologique.
12:28C'est le débat de ce Smart Impact.
12:31On vous présente une assurance vie dédiée à la transition écologique avec Medicoli.
12:37Bonjour.
12:37Bonjour.
12:37Bienvenue.
12:38Vous êtes le cofondateur de Team for the Planet.
12:40Et Joseph Chouefati, bonjour, fondateur de Goodvest.
12:44Allez, on prend quelques secondes pour présenter Team for the Planet pour commencer.
12:50Oui, Team for the Planet, c'est très simple.
12:51Il y a un problème avec le changement climatique, je pense que tout le monde l'a constaté.
12:55Pour régler ce problème-là, un des éléments très importants, ce sera l'innovation.
12:59Arriver à faire produire comme on le produit aujourd'hui, mais avec beaucoup moins de CO2.
13:03Ces innovations, généralement, elles existent déjà, elles sont dans les laboratoires.
13:06Le problème, c'est qu'entre un chercheur qui trouve un truc dans son côté et un produit qui va
13:11conquérir le monde,
13:12il y a un monde gigantesque qui s'appelle l'entrepreneuriat.
13:15Et en général, ces personnes qui sont ces chercheurs, ils n'ont pas ni l'envie ni la compétence d
13:20'aller chercher l'argent eux-mêmes
13:21et puis d'aller recruter, etc.
13:23Donc nous, en fait, ce qu'on fait, c'est qu'on investit financièrement à ce moment-là,
13:26quand personne n'a envie d'investir, aucun fonds, et on va chercher des compétences entrepreneuriales
13:31qu'on va mettre dans la structure.
13:32Et donc, ils vont ensemble, le dirigeant ou la dirigeante qu'on aura trouvé et l'innovateur,
13:38pouvoir développer l'innovation.
13:40Et la grande caractéristique de Team pour le Planète, c'est que comme c'est un mode d'investissement qui
13:44est nouveau,
13:45on l'a créé avec les citoyens.
13:47Et donc, on a 130 000 actionnaires dans le monde entier.
13:49C'est le plus grand financement participatif de tous les temps en Europe.
13:52Et donc, aujourd'hui, on va plus loin en permettant à n'importe qui de pouvoir investir, mais sous forme
13:58d'épargne.
13:58Alors, effectivement, on va détailler ce qu'est ce produit d'assurance.
14:01Goodvest, en quelques mots ?
14:03Alors, Goodvest, en fait, c'est une plateforme d'épargne responsable.
14:06On est parti du constat qu'on avait toutes et tous envie de placer notre argent,
14:09et de manière durable, savoir ce qu'il va financer.
14:11Quand on s'est créé Goodvest, il y avait beaucoup de greenwashing, il y en a toujours dans le milieu.
14:15On ne sait pas forcément ce que les fonds de nos assurances-vie peuvent financer.
14:18Et donc, l'objectif de Goodvest, c'est d'amener de la transparence là-dedans.
14:21Et on propose des produits d'épargne, d'assurance-vie, plan d'épargne de retraite, immobilier,
14:26qui respectent l'accord de Paris, qui excluent le secteur néfaste,
14:28et où on peut vraiment voir son impact.
14:31On existe depuis maintenant 4 ans, 4 ans et demi, on s'est déjà vus d'ailleurs.
14:35Mais oui, vous étiez venus sur ce plateau, évidemment.
14:37Et puis aujourd'hui, on est la plateforme d'investissement responsable leader en France,
14:40et on continue de lancer de nouvelles opportunités, notamment celle du TFTP.
14:44Vous étiez fait pour vous rencontrer, Joseph Chofati.
14:49Alors, c'est quoi ce nouveau produit ?
14:51En quoi il se différencie d'autres produits d'assurance-vie, par exemple ?
14:54Alors, on est parti de deux constats.
14:56Déjà, Team for the Planet a besoin de passer à l'étape suivante,
14:59et comment mieux le faire qu'avec l'épargne ?
15:02On a 6 000 milliards d'euros d'épargne en France quand même.
15:04Et puis nous, on a besoin de toujours plus de concret et de transparence.
15:06C'est ce que nous demandent les épargnants en permanence.
15:09Et les projets de Team for the Planet sont extrêmement concrets,
15:11ils sont visuels.
15:13C'est des innovations concrètes qui permettent d'accélérer la transition écologique.
15:16Donc on s'est dit, bon, on s'est créé en même temps,
15:18on a le même objectif, autant faire une initiative commune
15:21qui va nous permettre aux deux initiatives d'accélérer.
15:24Alors, qu'est-ce qui vous séduit ?
15:27Pourquoi vous décidez d'y aller dans ce projet d'assurance-vie, spécifiquement ?
15:31Disons que dans la lutte contre le changement climatique,
15:35un des éléments très importants, c'est qu'est-ce que je peux faire, moi, citoyen, à mon échelle ?
15:38On se pose tous la question.
15:39Exactement.
15:40Alors, une fois qu'on a fait ces petits gestes qu'on peut faire à notre échelle,
15:43il y a un truc très puissant qu'on peut faire en plus,
15:45c'est avec son argent.
15:46Et il n'y a pas besoin d'en avoir forcément beaucoup.
15:48Et ce qu'il faut, c'est apporter des choses concrètes
15:51que les gens peuvent comprendre.
15:53Par exemple, tout le monde voit qu'il y a un problème avec le plastique dans la mer,
15:56et tout le monde se dit que ce qu'il faut,
15:58c'est faire en sorte d'aller chercher le plastique qui est dans la mer.
16:00Ben non, avec les innovations de Simpho de Planète,
16:02notamment Monoméris,
16:03on arrive à débloquer pour faire en sorte que ce plastique n'arrive jamais dans la mer.
16:07Parce que la grosse problématique, c'est qu'on n'arrive pas à recycler réellement les plastiques,
16:11c'est trop coûteux.
16:12Et souvent, on recrée du plastique, en fait.
16:14Le recyclage de plastique, c'est ça.
16:15Donc nous, on a une machine, financée du coup par les citoyens,
16:18et donc financée par ce nouveau produit,
16:20qui, elle, arrive à faire en sorte que n'importe quel plastique,
16:23de façon très peu coûteuse,
16:25même plutôt d'une façon qui rapporte de l'argent,
16:27puisse devenir des matières premières pour faire autre chose que du plastique.
16:30Et non seulement ça ne coûte rien,
16:32mais ça rapporte de l'argent à l'industriel qui va le faire.
16:34C'est quoi ? C'est du plastique qui est biodégradable ?
16:37Je crois que ça me dit quelque chose.
16:39Je pense que j'ai déjà reçu.
16:41En fait, on fabrique des monomères.
16:42Oui, c'est ça.
16:42Et le monomère permet de faire n'importe quoi à l'échelle industrielle.
16:47Et c'est des machines qui sont toutes petites.
16:49Et ça change complètement le paradigme de la lutte contre la pollution.
16:52Qu'est-ce que vous espérez de ce produit d'assurance-vie ?
16:53À quel point ça peut vous permettre, vous, d'accélérer,
16:56de financer plus de projets,
16:57ou de mieux financer certains projets déjà existants ?
17:00Disons qu'en fait,
17:01le fait d'investir dans une entreprise comme la nôtre,
17:03Team for the Planet, c'est une société,
17:05même si c'est une société qui ne distribue pas les dividendes financiers,
17:08elle a une valeur.
17:09Et donc, le fait d'investir dans une entreprise,
17:11ce n'est pas quelque chose que tout le monde connaît et comprend.
17:14Par contre, investir dans une assurance-vie,
17:15ça, tout le monde est capable de le faire.
17:17Et c'est ça que Goodvest nous permet de faire,
17:18c'est de devenir un peu plus compréhensible pour le très grand public.
17:22Même si on a déjà 130 000 actionnaires,
17:23demain, ce sera peut-être des millions de personnes qui pourront investir.
17:26C'est ça que ça change pour nous.
17:27C'est quoi le modèle d'investissement,
17:28les caractéristiques de ce produit d'assurance-vie ?
17:30Alors, en fait, c'est un contrat d'assurance-vie
17:32qui est accessible en ligne.
17:34Très simplement, le minimum d'investissement, c'est 300 euros.
17:37Donc, vraiment, tout le monde peut en ouvrir un.
17:39Et en fait, ce contrat d'assurance-vie va investir une partie
17:42dans le fond qu'on a lancé avec la société de gestion Ecofi,
17:45qui fait partie du groupe Crédit Coopératif,
17:46qui est vraiment un des leaders financiers de la transition écologique.
17:50Et donc, en fait, ce fonds va investir une partie
17:53dans les actions Team for the Planet.
17:54Ce qui est assez intéressant dans cette initiative,
17:57c'est que le risque est très limité.
17:59En fait, le fonds investit 10% dans Team for the Planet
18:01et 90% en obligations durables, en green bonds,
18:05donc dans les entreprises et des projets qui sont très matures.
18:08Le risque du fonds, c'est 2 sur 7, si on parle en SRI.
18:14Et surtout, ça permet d'avoir une liquidité totale.
18:16Donc, à tout moment, vous pouvez sortir.
18:18C'est un contrat d'assurance-vie classique,
18:19donc il n'y a pas de blocage.
18:20Le contrat d'assurance-vie devient avantageux fiscalement
18:23avant 8 ans.
18:23Après 8 ans, pardon.
18:24Mais avant 8 ans, il n'y a aucun blocage.
18:26Donc, on retire un peu les contraintes du non-côté, en fait.
18:29Est-ce qu'on sait sur quel projet on va, entre guillemets, investir
18:32ou quel projet on va soutenir
18:34en décidant de mettre, effectivement, 300, 400, 500 euros
18:37sur ce produit d'assurance-vie ?
18:40Alors, on sait quels ont été les projets passés,
18:42mais l'argent nouveau qui est collecté,
18:44il est fait pour financer des nouveaux projets.
18:46Et justement, cette année, Team for the Planet
18:47devient réellement internationale.
18:49C'est-à-dire que jusqu'ici, on a déjà des actionnaires
18:51dans quasiment tous les pays du monde.
18:52Mais la nouveauté, c'est que désormais,
18:54on va pouvoir aussi investir dans des innovations
18:56qui sont dans le monde entier.
18:58Et donc, le Team for the Planet va être disponible
19:00dans 24 langues,
19:02ce qui va nous permettre quand même, du coup,
19:04d'avoir des innovations encore plus...
19:07qui peuvent fonctionner réellement
19:09dans tous les pays du monde.
19:10Vous en avez déjà repéré, j'imagine,
19:11quelques-unes ?
19:13Ou c'est trop tôt ?
19:14Non, en fait, on va lancer un grand appel
19:16à l'innovation mondiale, justement.
19:18C'est un million d'euros par projet sélectionné.
19:20On investit en capital.
19:22C'est comme ça que derrière,
19:23on peut créer les rendements.
19:25Et donc, là, je ne peux pas vous dire
19:26dans quelle innovation on va investir
19:29parce que ça va être la surprise, justement.
19:33Comment, quels indicateurs vous utilisez
19:35pour, justement, vous parliez de greenwashing
19:37tout à l'heure, pour être sûr ?
19:39Alors bon, il y a l'expertise de Team for the Planet,
19:41évidemment, mais comment vous garantissez ça ?
19:42Alors, l'expertise de Team for the Planet,
19:44je pense que tout le monde l'a comprise.
19:45Donc, je vais parler du reste
19:47qui compose l'assurance-vie
19:48puisque l'assurance-vie, elle est diversifiée.
19:50Donc, en fait, on s'appuie sur notre méthodologie.
19:52Donc, on va exclure les secteurs néfastes.
19:54Donc, il y a zéro exposition aux énergies fossiles,
19:56à l'armement, au tabac,
19:58aux entreprises qui violent le pacte
19:59des Nations Unies, etc.
20:00Nous, on a un partenariat également
20:02avec Carbon 4 Finance.
20:03Donc, on va regarder l'empreinte carbone
20:04des entreprises et des projets financés
20:06sur les trois scopes d'émissions de CO2.
20:07Ce qui nous permet, derrière,
20:09d'aligner les portefeuilles
20:11avec l'accord de Paris.
20:12Donc, ce fond, par exemple,
20:13il y a une trajectoire de réchauffement climatique
20:14de 1,7 degré.
20:16On voit qu'on est vraiment
20:16dans un des fonds les plus purs du marché
20:19qui est vraiment...
20:19C'est-à-dire que si on en est loin,
20:21mais si on fléchait 100%
20:24du levier de la finance internationale,
20:28on tiendrait l'objectif.
20:29Voilà, si toute l'économie
20:30avait les mêmes émissions de CO2
20:31que les projets, les green bonds
20:33qu'on finance avec ce fond,
20:36effectivement, on respecterait
20:37l'accord de Paris
20:38dans l'objectif
20:39de ne pas dépasser de degrés
20:40assez largement.
20:41Nous, ce qu'on fait également,
20:43c'est qu'on travaille
20:43avec les sociétés de gestion
20:44pour qu'elles s'engagent
20:45et pour qu'elles discutent
20:47avec les sociétés
20:49auprès desquelles
20:49elles possèdent des titres
20:50pour accélérer vraiment
20:51leur engagement.
20:52Est-ce qu'il y a aussi,
20:53Mélique Oli,
20:54une question de,
20:54je ne sais pas,
20:55quel terme employé
20:55d'acculturation ?
20:58C'est-à-dire que le mot finance,
21:01on voit bien
21:02à quoi il est associé,
21:04notamment chez celles et ceux
21:06qui ont envie de s'engager
21:07pour défendre la planète
21:08et pour défendre l'environnement.
21:09Est-ce qu'il y a un boulot
21:10comme ça de conviction à faire ?
21:12Pour dire,
21:13ouais, c'est de la finance,
21:14mais c'est de la finance
21:15utile à impact.
21:16Nous, les fondateurs
21:17de TeamFondoplanète,
21:17on ne vient pas de la finance.
21:18C'est un monde
21:19qu'on ne connaissait pas.
21:20C'est pour ça que
21:20quand on crée un produit financier,
21:21on pourrait le faire
21:22avec des gens
21:22qui sont de la finance.
21:24Mais sans vraiment
21:25le vouloir ou le penser,
21:26on a permis à des gens
21:28de faire des investissements
21:29qui sont quand même
21:30finalement assez rares,
21:32parce qu'il y a très,
21:32très peu de gens
21:33qui investissent
21:33en capital risque,
21:35dans des innovations
21:37qui sont au tout début.
21:39Et donc là,
21:40on a des milliers de gens
21:41qui l'ont fait
21:41et qui maintenant
21:42commencent à comprendre
21:43comment de l'argent
21:44devient un impact
21:45énorme à l'échelle mondiale.
21:47Parce que
21:47quand vous investissez
21:48dans une innovation,
21:49prenons Beyond the Sea,
21:51c'est des voiles
21:53pilotées automatiques,
21:54des sortes de grands
21:54kites géants,
21:55c'est très très grand,
21:56qui vont tirer
21:57les bateaux
21:57de la marine marchande
21:58pour baisser les émissions
21:59de CO2.
21:59On gagne quoi ?
22:0010% ?
22:01On gagne 20%.
22:02Et donc,
22:04si on équipait
22:04les 100 000 bateaux
22:05de la marine marchande,
22:06c'est presque 1%
22:06du CO2 mondial
22:07qu'on efface
22:08avec une innovation
22:09et donc
22:09quelques centaines d'employés.
22:11C'est absolument monstrueux
22:12l'impact que ça a
22:13et à la base,
22:14c'est juste une personne
22:15qui a soumis son dossier
22:17chez Team for the Planet
22:18à un moment
22:18où tout le monde disait
22:19que ça ne peut pas fonctionner,
22:20ça ne marchera jamais.
22:21Aujourd'hui,
22:22ça équipe de vrais bateaux
22:23avec des clients
22:24très renommés.
22:26Le kite,
22:26il fonctionne en pilotage
22:27automatique complet
22:28et il délivre exactement
22:30ce qu'il était censé délivrer
22:31en termes d'économie
22:32de carburant.
22:32Et surtout,
22:34il faut être clair,
22:35les clients n'achètent pas ça
22:36pour décarboner.
22:37Ils achètent ça
22:38parce que ça leur font
22:38des économies de carburant.
22:40Et c'est ça qui est puissant
22:41parce que si on ne compte
22:41que sur la volonté
22:42de décarboner,
22:44on ne va pas y arriver.
22:45Donc,
22:46le citoyen,
22:46lui,
22:47qu'est-ce qu'il a vu ?
22:47Il a juste vu
22:48« Ah, Team for the Planet,
22:48ça a l'air sympa,
22:49je vais mettre un ticket
22:50de 100 balles,
22:501000 balles,
22:515000 balles. »
22:52Ça va même jusqu'à 5 millions.
22:53On a quand même
22:54des gens qui ont investi
22:555 millions d'euros
22:55dans Team for the Planet.
22:57Et il voit
23:02vraiment la puissance
23:03de l'entrepreneuriat.
23:04Et en fait,
23:05moi,
23:05je pense plus à l'entrepreneuriat
23:06qu'à la pure finance.
23:08Pourquoi elle ne décolle pas,
23:09la finance responsable ?
23:10On est toujours,
23:11moi,
23:11j'ai toujours ce chiffre
23:12de 1%.
23:13Non,
23:14on est quand même
23:15sur des ordres d'augrandeur
23:15qui sont assez importants.
23:181%,
23:18c'est peut-être
23:18la finance solidaire.
23:20Je pense que c'est ça.
23:21C'est plus général.
23:22Exactement.
23:23C'est une sous-partie
23:24de la finance durable.
23:25Aujourd'hui,
23:25si on regarde le marché
23:25des green bonds,
23:26c'est des milliers de milliards
23:28d'émissions chaque année.
23:30C'est quoi au mieux ?
23:31C'est 10% ?
23:32C'est un peu plus que 10%.
23:33C'est un peu plus que 10%.
23:34Et en Europe,
23:35c'est considérable.
23:36En Europe,
23:36on est vraiment en avance
23:37sur le sujet quand même.
23:39Alors,
23:39comment vous travaillez là ?
23:40Parce que c'est un triangle,
23:41en fait.
23:41Il y a Goodvest,
23:43il y a Team for the Planet
23:43et il y a ECOFI.
23:45Comment vous fonctionnez ensemble ?
23:46Assez simplement.
23:48En fait,
23:49ECOFI
23:50a monté la structure du fond.
23:52Goodvest
23:53pilote le fond
23:53entre guillemets
23:54avec ECOFI.
23:55On est conseil
23:56du fond.
23:57On distribue le fond
23:59sur notre plateforme
24:01et puis Team for the Planet
24:02derrière pilote
24:03sa poche
24:05en trouvant des innovations,
24:06en les accompagnant.
24:07Et alors,
24:07votre objectif,
24:08vous espérez pouvoir
24:11financer
24:11à quelle hauteur ?
24:13Vous parliez de millions d'euros,
24:14on est sur quel ordre
24:15de grandeur ?
24:17Disons que
24:18ce fonds-là
24:18a pour objectif
24:19déjà d'arriver
24:20autour de 100 millions.
24:22100 millions,
24:22c'est quand même intéressant
24:23pour nous
24:24parce que ça veut dire
24:24qu'il y a à peu près
24:2510 millions
24:26qui vont revenir
24:26à Team for the Planet
24:28et 10 millions,
24:28ça nous permet
24:29de financer
24:31en premier amorçage
24:32à peu près
24:3310 entreprises.
24:34Donc,
24:34c'est quand même
24:34vraiment énorme
24:35sachant que là,
24:35on en a 13 en portefeuille.
24:37Donc,
24:37c'est vraiment énorme
24:38ce qu'on peut faire.
24:38On réinvestit pas mal.
24:39Donc,
24:40c'est pour ça
24:40que ce n'est pas juste
24:40un million.
24:41Ensuite,
24:41on réinvestit encore.
24:42Mais ce n'est pas forcément
24:43avec la même poche.
24:45On a d'autres façons
24:46de faire financer
24:46les tours d'après
24:47pour nos innovations.
24:49Donc,
24:49c'est vrai
24:50que ce serait game changer
24:51pour nous
24:51que ce fonds explose
24:52et a priori,
24:53c'est ce qui est en train
24:53de se passer.
24:54Le fonds,
24:54il y a déjà 20 millions
24:55d'euros d'encours.
24:56Donc,
24:56en deux mois,
24:57c'est un bon démarrage
24:58et on vit 100 millions
24:59à la fin de l'année.
25:00Et puis,
25:00en fait,
25:01un fonds comme celui-là,
25:02s'il est bien adopté
25:03chez Goodvest
25:04et à l'extérieur,
25:04parce qu'on le distribue
25:05aussi à l'extérieur,
25:06en fait,
25:06il peut atteindre rapidement
25:07plusieurs centaines de millions,
25:08voire milliards.
25:09Il y a des fonds 90-10
25:11qui atteignent
25:12plusieurs milliards
25:12d'euros d'encours
25:13et c'est ce qu'on souhaite
25:14à Team for the Planet
25:15et pour la transition écologique.
25:18Merci beaucoup
25:18à tous les deux
25:19et à bientôt
25:20sur Bsmart for Change.
25:21On passe tout de suite
25:22au grand entretien
25:23de ce Smart Impact
25:24avec Maud Hardy,
25:26la directrice générale
25:27de ReFashion.
25:33Prêt pour l'impact ?
25:35C'est la question
25:35que je pose chaque jour
25:36à une personnalité
25:37qui compte dans notre économie.
25:39Je reçois aujourd'hui
25:40Maud Hardy.
25:40Bonjour,
25:41bienvenue.
25:42Vous êtes la directrice générale
25:43de l'éco-organisme ReFashion.
25:45Je veux bien
25:45que vous nous le présentiez
25:46en quelques mois.
25:46Il existe depuis quand
25:47cet éco-organisme ?
25:49ReFashion existe
25:50depuis bientôt 17 ans
25:51et nous sommes
25:52un éco-organisme.
25:53C'est un animal
25:53un petit peu bizarre.
25:54C'est une entreprise
25:55à but non lucratif
25:56qui est agréée
25:57par le ministère
25:58de l'écologie
25:59et de l'économie
25:59et notre mission
26:01c'est de financer
26:02la prévention
26:02et la gestion
26:03des déchets,
26:04des textiles,
26:05linges et maisons
26:06et chaussures.
26:07Qui finance
26:08un éco-organisme ?
26:09Comment ça marche ?
26:10Ce sont les entreprises
26:11qui vendent en France
26:12des vêtements,
26:13du linge et des chaussures.
26:15Donc ils sont
26:15à peu près 15 000 entreprises
26:17qui vont contribuer
26:18financièrement.
26:19C'est-à-dire
26:19qu'ils vont payer
26:19à ReFashion
26:20une éco-contribution
26:21qui est d'environ
26:224 centimes d'euros
26:23par produit vendu
26:24et cette contribution
26:25sert à financer
26:26l'ensemble des obligations
26:27qui figurent
26:29dans notre cahier des charges.
26:30Alors je vais donner
26:30quelques chiffres.
26:31Les entités adhérentes
26:32effectivement,
26:33on est autour
26:33de 15 000,
26:3514 120.
26:36C'est le dernier chiffre
26:37qu'on a trouvé.
26:38La collecte
26:39textile,
26:40linge,
26:41chaussures,
26:41usagées,
26:42c'est 289 000 tonnes.
26:44C'est quand même
26:44assez vertigineux.
26:45Des nombres de points
26:47de réparation labellisés,
26:48il y en a plus de 1 500.
26:50Plus de 7 millions d'euros
26:51engagés pour le réemploi
26:522024.
26:53Et puis il y a
26:53ce bilan environnemental.
26:55Ça m'intéresse.
26:56Combien de tonnes
26:58d'équivalent CO2
26:59vous pouvez éviter
27:01avec une filière
27:04du réemploi
27:06efficace ?
27:07On reviendra
27:07sur la question
27:08de l'efficacité après.
27:09En fait,
27:09l'enjeu principal
27:10c'est de convaincre
27:11le citoyen
27:12que son vêtement usagé,
27:14taché,
27:14abîmé,
27:15déchiré,
27:15sa chaussure
27:16qui dit bonjour,
27:17il faut impérativement
27:18qu'il vienne la déposer
27:19dans un des 50 000
27:21points de collecte.
27:22Or aujourd'hui,
27:23le constat
27:23il est un petit peu
27:24tragique.
27:24Les deux tiers
27:25des vêtements,
27:26du linge
27:26et des chaussures
27:27consommées en France
27:28finissent dans
27:29les ordures ménagères.
27:29Dans les poubelles
27:30de base.
27:30Dans les poubelles grises
27:31de la cuisine.
27:33Or ça,
27:33c'est irrémédiablement
27:34incinéré au mieux
27:36ou enfoui au pire.
27:37Et donc,
27:38on a une déperdition
27:39environnementale tragique.
27:40Donc,
27:40le vrai enjeu
27:41c'est de faire en sorte
27:42que dans quelques mois,
27:43quelques années,
27:44l'ensemble des citoyens
27:45changent cette habitude
27:46pour pouvoir déposer
27:48leurs vêtements
27:48dans un point de collecte.
27:49Pour que le bénéfice
27:50environnemental
27:51soit réellement impactant.
27:53On y reviendra dessus.
27:54On s'appuiera
27:54sur un sondage
27:55que vous avez fait réaliser
27:56par Opinion Web.
27:57Mais il y a à l'actualité,
27:59c'est le gouvernement
27:59qui vient d'annoncer
28:01une refonte de la filière
28:02à un certain nombre
28:03de grandes orientations.
28:04Le ministre de la Transition
28:05écologique,
28:05Mathieu Lefebvre,
28:06qui veut restructurer
28:08cette industrie.
28:09Alors déjà,
28:09pourquoi elle est indispensable
28:10cette restructuration ?
28:12En fait,
28:13malheureusement,
28:13cette filière
28:14qui existe maintenant
28:15depuis,
28:15on l'a dit,
28:1617 ans
28:16est arrivée
28:17à un point de bascule.
28:19Elle est à bout de souffle.
28:20Plusieurs éléments.
28:21D'abord,
28:22comme on l'a vu,
28:23malheureusement,
28:24les deux tiers
28:24des vêtements
28:25et des chaussures
28:25qui sont achetés
28:26par les Français
28:26finissent dans les ordures
28:27ménagères.
28:28Donc,
28:28on n'a pas été
28:30à temps de créer
28:31ce mouvement général
28:32de collecte.
28:33Deux éléments structurants.
28:35Aujourd'hui,
28:3560% des vêtements
28:36qui sont collectés
28:37par nos opérateurs
28:38de collecte et de tri
28:39sont exportés
28:40pour pouvoir alimenter
28:42ce qu'on appelle
28:42le marché de la fripe
28:43avec principalement
28:45l'Afrique
28:45comme pays de destination.
28:47Aujourd'hui,
28:47malheureusement,
28:48ces acheteurs en Afrique
28:50sont sollicités
28:51par des concurrents
28:52chinois notamment
28:53qui vont proposer
28:54des vêtements usagés
28:55et des vêtements neufs
28:56à des prix
28:57défiant toute concurrence.
28:59Donc, aujourd'hui...
28:59Il peut y avoir
28:59des vêtements neufs
29:00proposés par notamment
29:01les marques
29:02d'ultra-fast fashion chinoises
29:03qui sont presque moins chères
29:05que les vêtements usagés
29:06qu'on proposait auparavant.
29:07Absolument.
29:07Et donc,
29:07tous nos opérateurs européens
29:09de collecte et de tri
29:10se retrouvent
29:11dans une vraie difficulté
29:12à revendre
29:12les gisements
29:13qu'ils ont collectés.
29:14Et donc,
29:15ça montre bien
29:15qu'aujourd'hui,
29:16cette filière,
29:16elle doit se réinventer.
29:17Elle doit changer radicalement
29:19sa façon d'opérer
29:20cette collecte,
29:21ce tri
29:22et cette valorisation
29:22des déchets.
29:23Et le ministre
29:24a été très clair
29:25dans sa prise de parole
29:25il y a une dizaine de jours.
29:27Il faut inventer,
29:28financer,
29:29développer une industrie
29:30du recyclage
29:31en France
29:31et en Europe
29:32pour permettre
29:33de créer
29:34ces nouveaux débouchés.
29:35250 millions d'euros.
29:36C'est ce qu'il a annoncé,
29:37250 millions d'euros
29:38pour financer
29:39les recycleurs.
29:39Alors,
29:41c'est à la fois
29:41beaucoup et pas beaucoup.
29:42On parle souvent
29:43en milliards
29:43quand on parle
29:44d'argent public
29:44depuis quelques années.
29:46Donc,
29:46qu'est-ce que ça représente
29:47et à quoi ça va servir ?
29:49Alors,
29:49d'abord,
29:49ce n'est pas
29:50de l'argent public,
29:50c'est de l'argent
29:51financé par les marques,
29:52absolument,
29:53payé par les citoyens
29:54au final
29:54puisque c'est pris
29:55dans le prix du produit
29:57et ça va servir
29:58à financer
29:58plusieurs types
29:59de nouveaux produits.
30:01D'abord,
30:01ce qu'on appelle
30:01la boucle fermée.
30:02Vous savez qu'un jean usagé,
30:03si j'arrive à bien le collecter,
30:05à le défibrer,
30:07je peux refaire un fil
30:08qui pourra refaire
30:09un nouveau jean.
30:10Ça,
30:10c'est ce qu'on appelle
30:11la boucle ouverte
30:11et on a en France
30:12des initiatives majeures
30:14qui peuvent permettre
30:15la réindustrialisation
30:16de la filière textile.
30:18Et puis,
30:18on a surtout
30:19ce qu'on appelle
30:20la boucle ouverte,
30:21c'est comment est-ce qu'on peut,
30:22avec un jean usagé,
30:23refaire par exemple
30:24de l'isolant.
30:25L'isolant pour le BTP,
30:26l'isolant pour l'automobile
30:28et donc là,
30:29on a vraiment
30:29des capacités
30:30de recréer
30:31ces produits
30:32à forte valeur ajoutée
30:33qui vont avoir
30:34des compétences
30:35et des techniques
30:36aussi fortes
30:37qu'un isolant
30:38à partir de matière vierge
30:39et ça,
30:40c'est vraiment l'avenir.
30:41C'est comment est-ce
30:41qu'on crée cette industrie
30:43grâce aux déchets
30:44de la filière.
30:45Il y a déjà
30:45la technologie,
30:47il y a déjà
30:47certaines entreprises
30:48qui le font,
30:49c'est ça ?
30:50Où on en est
30:51le passage à l'essai
30:54à l'échelle
30:55de cette filière ?
30:55On a des démonstrateurs
30:57qui sont aujourd'hui
30:58des bonnes preuves
30:59de concept.
31:00Aujourd'hui,
31:01il faut passer
31:01effectivement
31:02à l'échelle supérieure.
31:03Dans quelques semaines,
31:04il y a de choses France
31:05qui va avoir lieu
31:06où seront annoncées
31:07des grandes opportunités
31:08d'investissement
31:09en France
31:09pour pouvoir créer
31:11ces usines
31:11qui vont traiter
31:13demain 50,
31:1470,
31:15100 000 tonnes
31:15par an
31:16pour pouvoir
31:18gérer
31:18ces fameux
31:19300,
31:19400 000 tonnes
31:20de déchets
31:21qu'on va devoir
31:21collecter.
31:22Dans les annonces
31:23du ministre,
31:23il y avait aussi
31:24cette idée
31:24de traçabilité
31:26obligatoire
31:26pour tous les acteurs.
31:27Qu'est-ce que ça veut dire ?
31:30Elle n'existait pas avant ?
31:31Qu'est-ce que ça va changer
31:32concrètement ?
31:32Ça, c'est effectivement
31:33une prise de parole
31:34majeure que le ministre
31:35Lefebvre a donnée
31:36comme consigne
31:37pour la filière.
31:38Aujourd'hui,
31:39pour que le citoyen
31:40donne avec confiance
31:41son vêtement usagé
31:42dans un point de collecte,
31:43il faut qu'il soit
31:44complètement serein
31:46sur la traçabilité
31:47de son vêtement usagé.
31:48Qui va le collecter ?
31:50Qui va le trier ?
31:51Et qu'est-ce qui va
31:52devenir ce vêtement ?
31:53Est-ce qu'il va être
31:53défibré pour refaire un jean ?
31:55Défibré pour refaire un isolant ?
31:56Quelle est la traçabilité
31:57complète
31:58de ce gisement
31:59du point de collecte
32:00jusqu'à la valorisation finale ?
32:02Or, effectivement,
32:03depuis quelques années,
32:04on n'avait pas
32:05été en capacité
32:06de créer
32:07cette traçabilité totale.
32:09Donc, traçabilité
32:09égale, évidemment,
32:11aussi,
32:11efficience économique
32:12et efficience environnementale.
32:14Dans le même temps,
32:16il y a eu cette sanction
32:16de refashion par l'État,
32:18une amende
32:18de 170 000 euros
32:20pour, notamment,
32:22non-respect
32:22de l'obligation
32:23de reprendre
32:23gratuitement
32:24les déchets textiles
32:25rejetés par Emmaüs,
32:27le Relais, etc.
32:29Déjà,
32:30question de base,
32:31est-ce que vous trouvez
32:31que ça a justifié ?
32:32Écoutez,
32:33on a pris acte
32:33de cette sanction.
32:35C'est l'avis des éco-organismes
32:36de travailler
32:37en parfaite transparence
32:38avec les pouvoirs publics.
32:40Nous avons un reporting
32:41très régulier
32:41avec les équipes
32:42de l'administration
32:43du ministre.
32:44Évidemment,
32:44aujourd'hui,
32:45cette sanction,
32:46elle rend d'autant plus
32:47criant la nécessité
32:48de réformer ce dispositif.
32:49La raison pour laquelle
32:50on n'a pas pu
32:51être en capacité
32:52de collecter
32:53et de reprendre
32:54sans frais
32:54les déchets,
32:55c'est parce que
32:55notre cahier des charges
32:56nous empêchait
32:57de le faire.
32:58Donc,
32:58c'est,
32:58on va dire,
32:59un peu une aberration
33:00de l'administration
33:01aujourd'hui
33:01et du cadre réglementaire
33:02dans lequel on opère.
33:03Donc,
33:04oui,
33:04effectivement,
33:05il faut réformer ce cadre.
33:06Donc,
33:06là,
33:06maintenant,
33:06vous allez pouvoir le faire ?
33:07En fonction du cahier des charges
33:08qui sera publié
33:09d'ici un mois,
33:10on sera en capacité,
33:11effectivement,
33:11de reprendre sans frais
33:12l'ensemble des gisements
33:14dont les acteurs
33:15de la collecte
33:15ne veulent pas
33:16ou ne savent pas
33:18traiter,
33:18on va dire.
33:18Est-ce que les...
33:19Quelles relations
33:21vous avez
33:21et co-organisent,
33:22donc on l'a bien compris,
33:23financées par nos achats
33:25mais par les marques
33:27et les industries du secteur,
33:29est-ce que les relations
33:30étaient de plus en plus tendues
33:31avec ce modèle
33:32dont vous nous parlez
33:33qui ne fonctionnait plus
33:34ou en tout cas plus bien ?
33:35Je pense que l'écosystème
33:36de la filière
33:36était en tension
33:37depuis un peu plus d'un an
33:39parce que,
33:39justement,
33:40les dysfonctionnements
33:40étaient de plus en plus criants.
33:42Depuis un an,
33:43le ministère a vraiment
33:44animé une concertation.
33:46Il y a eu
33:46de grandes réunions
33:47structurantes,
33:48l'été dernier,
33:49à la rentrée en septembre
33:50et là,
33:51il y a quelques jours
33:52et cette grande concertation
33:53a permis à toutes
33:54les parties prenantes
33:55de mieux se comprendre,
33:56de mieux se parler
33:57et de comprendre
33:58les contraintes
33:59et les opportunités
34:00qui figurent sur l'ensemble
34:01de cette chaîne de valeur.
34:02Il y avait une urgence ?
34:03Il y avait une urgence absolue.
34:04C'est-à-dire,
34:05c'était quoi ?
34:05C'était l'existence même
34:07de cette filière
34:08de circularité du textile
34:09qui était en jeu ?
34:10Absolument.
34:10Qui était en fait bloquée.
34:12Bloquée sur un dispositif
34:13qui était une excellente idée
34:14il y a 15 ans
34:15mais maintenant,
34:16il faut passer
34:16de la bonne action
34:17au bon résultat
34:18et donc,
34:19il faut introduire
34:20de la performance,
34:22de l'industrialisation
34:23pour aller capter
34:24ces gisements
34:24qui aujourd'hui
34:25sont malheureusement incinérés.
34:27Alors,
34:27il y a un principe
34:28dans cette émission,
34:29c'est que l'invité
34:30du Grand Entretien
34:31pose une question
34:32à celui ou celle
34:32qui va lui succéder.
34:34À votre place,
34:35il y avait Sylvain Brezard,
34:36le patron,
34:37le PDG de Norcise.
34:39Voici sa question.
34:41Bonjour Maud,
34:43j'ai appris,
34:45parce qu'on ne s'est jamais croisé,
34:46que vous occupiez des déchets,
34:48notamment textiles.
34:50Je suppose qu'en complément
34:51de la réception de ces déchets,
34:53vous essayiez de travailler
34:54sur le recyclage,
34:55sur la réalisation.
34:56Ça serait intéressant
34:57d'avoir des exemples
34:57parce que ça peut m'inspirer.
35:00Et ma question plus précise,
35:01c'est derrière cela,
35:02est-ce que vous avez les moyens,
35:04vous arrivez à drainer
35:07d'autres personnes engagées
35:09pour finalement
35:10des plaidoyers
35:11face à ces entreprises
35:13qui sont devenues
35:16pour moi un peu folles.
35:17C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
35:17je vois qu'on est à avoir
35:19plus de 1000 exemplaires
35:21de ce qu'on produit
35:22chaque jour nouveau
35:23pour pousser, pousser,
35:25pousser à la consommation
35:25et je crois que là,
35:26c'est le plaidoyer
35:27qui doit agir.
35:29Alors, ça ouvre
35:30tout un chapitre
35:31sur la fast fashion
35:32ou l'ultra fast fashion
35:33dont on va parler.
35:34Peut-être tout simplement,
35:35est-ce qu'il faut encore convaincre
35:37et qui ?
35:37Il faut convaincre
35:38l'ensemble des acteurs
35:40sur l'ensemble
35:41de cette chaîne de valeur.
35:42Et le premier,
35:43la première interlocuteur
35:44à convaincre,
35:44c'est le citoyen.
35:45Le citoyen doit effectivement
35:47s'engager dans une démarche
35:48d'achat responsable
35:49et c'est pour ça
35:50qu'on a mis en place
35:51des écomodulations
35:52pour donner une prime
35:53aux produits
35:54qui sont les plus vertueux
35:55et des pénalités
35:56sur les produits
35:56qui le sont moins.
35:57Donc ça, c'est le citoyen.
35:58Une fois qu'il achète,
35:59il faut l'engager aussi
36:00à entretenir son produit
36:01et donc on a mis en place
36:02le bonus réparation
36:03pour aider financièrement
36:05le citoyen
36:05qui veut faire réparer
36:06sa paire de chaussures
36:07ou son vêtement
36:08ou son linge de maison
36:09abîmé, usagé.
36:10Et puis enfin,
36:11quand il ne veut plus
36:12de son produit
36:13et qu'il a épuisé
36:14toutes les solutions
36:14pour pouvoir
36:16le prolonger
36:17dans sa durée d'usage,
36:18il doit absolument
36:19le déposer
36:20dans un point de collecte.
36:22Et ça, c'est vraiment
36:22indispensable.
36:23Donc une fois qu'on a
36:24convaincu le citoyen
36:25et on sait que ça va
36:26prendre plusieurs années
36:27et c'est pour ça
36:27qu'on lance une campagne
36:28de communication majeure
36:29dans quelques semaines
36:30qui va durer plusieurs années,
36:32on est un peu dans
36:33la même démarche
36:33que les antibiotiques,
36:34ce n'est pas automatique.
36:36Et donc cette campagne,
36:36elle s'appelle
36:37On prend tout.
36:37Et donc on peut déposer
36:39dans un point de collecte
36:40l'ensemble des vêtements,
36:41des chaussures
36:41et du linge de maison,
36:43quel que soit l'état
36:44d'usure, de tâche, etc.
36:45Donc ça, c'est le premier
36:47interlocuteur à convaincre.
36:48Et puis après,
36:49il va falloir convaincre
36:49les collecteurs,
36:51les trieurs
36:51et les recycleurs
36:53que tout cet écosystème
36:54doit s'engager ensemble
36:55dans cette transformation
36:57que le ministre
36:58a proposée il y a quelques semaines.
36:59Est-ce qu'ils peuvent encore
37:00entendre ces arguments ?
37:02On a vu malheureusement
37:03des marques françaises
37:04tomber les unes
37:05après les autres
37:06face à cette concurrence
37:07de l'ultra-fast fashion
37:08notamment chinoise.
37:10Est-ce que...
37:11Enfin, voilà,
37:12ce n'est pas forcément
37:12leur priorité.
37:13Est-ce que vous arrivez
37:14ne serait-ce qu'à être audible
37:16par des entreprises
37:17qui luttent pour leur survie ?
37:18C'est vrai que c'est une situation
37:20économique très, très difficile
37:21pour nos metteurs en marché.
37:23L'urgence environnementale,
37:24elle n'attend pas.
37:25On doit tous s'engager
37:26dans cette transformation
37:27de filière.
37:28Il y a dans quelques semaines
37:30une commission mixte paritaire
37:31qui va se réunir
37:32pour finaliser un texte de loi
37:34qui s'appelle
37:35le texte
37:35ultra-fast fashion
37:36qui va probablement
37:37redonner un cadre
37:38un petit peu plus strict
37:40pour ces types de produits.
37:42En attendant,
37:43il faut que tous ensemble
37:44on travaille
37:45à ce que le ministre
37:46nous a donné
37:46comme orientation.
37:47Mais alors,
37:48vous parliez des consommateurs,
37:49j'y reviens
37:49parce qu'il y a quelque chose
37:51qui est assez démoralisant
37:53quand on essaye de...
37:55Moi, j'essaie de le faire.
37:56Voilà, c'est parti
37:56des petits gestes,
37:57des chaussures.
37:58Tous les jours, j'espère.
37:58Des chaussures usagées.
37:59Je n'ai pas des vêtements
38:01à mettre dans les bandes.
38:02Mais quand on arrive
38:03et que la borne,
38:04pardon,
38:04j'avais dit un gros mot,
38:05mais elle déborde,
38:07c'est hyper démoralisant.
38:09On se dit,
38:09ça ne marche pas.
38:11Donc, il y en a encore
38:11beaucoup des bornes pleines.
38:12Et j'entends effectivement
38:14qu'aujourd'hui,
38:15le principal levier d'action,
38:17c'est de pouvoir rassurer
38:18le consommateur.
38:19Aujourd'hui,
38:20cette filière,
38:20elle va se réorganiser,
38:21comme le ministre l'a annoncé.
38:22Donc, il va nous falloir
38:23quelques semaines,
38:24quelques mois
38:24pour remettre un petit peu
38:25en ordre
38:26toute cette filière.
38:27Si c'est une question
38:29de jour,
38:31gardez chez vous,
38:31peut-être encore quelques jours,
38:32les vêtements
38:33que vous aviez l'intention
38:34de déposer.
38:35Allez sur le site
38:36de Refashion
38:36pour vérifier que le point
38:37de collecte près de chez vous
38:38est toujours ouvert,
38:40est toujours disponible.
38:41et puis, on va ensemble
38:42mettre en phase
38:44tout ce dispositif
38:45pour que ça fonctionne
38:45le mieux possible.
38:46Il y a eu des points de collecte
38:48qui ont disparu ?
38:49Il y a eu des points de collecte
38:50qui ont été fermés.
38:51Il y en a d'autres
38:51qui sont en train d'ouvrir.
38:52Donc, cette cartographie,
38:54elle est à jour.
38:54D'accord.
38:55Vous essayez d'inverser
38:56la tendance, c'est ça ?
38:57On essaye de faire en sorte...
38:58De en ouvrir plus
38:59que vous l'en fermez ?
39:00On essaye de faire en sorte
39:01que les acteurs de la collecte
39:02aujourd'hui puissent sécuriser
39:03leurs points de collecte.
39:04On essaye d'en ouvrir d'autres
39:05quand il n'y en a pas assez
39:06sur le territoire français.
39:07Donc, effectivement,
39:08la cartographie,
39:09c'est le meilleur réflexe.
39:10Alors, on va regarder
39:11un peu en détail ce sondage
39:13parce qu'effectivement,
39:14on est là sur l'enjeu,
39:16la question des consommateurs.
39:1896% des Français
39:19qui savent qu'il faut trier
39:20les textiles.
39:21C'est bien,
39:22mais alors, sauf qu'effectivement,
39:23on ne le fait pas suffisamment,
39:25mais 59% qui ont déjà jeté
39:27à tort des textiles à la poubelle,
39:2960% des personnes interrogées
39:31ont rencontré un problème.
39:32On y vient,
39:32lors du dépôt des textiles
39:33en bande de collègues.
39:34C'est ce qu'on vient d'aborder.
39:3670% qui souhaiteraient
39:37être mieux informés
39:38sur ces gestes
39:39et puis 87% des Français
39:41davantage incités à trier
39:42si le recyclage est géré
39:43par une entreprise
39:44à but non lucratif
39:44ou porté par un collectif
39:46d'acteurs fiables.
39:47C'est intéressant
39:48parce que cette entreprise
39:50à but non lucratif,
39:52je reviens à la première question
39:55d'un éco-organisme.
39:57C'est un objet un peu hybride,
39:59effectivement,
40:00ce qu'on disait.
40:01Vous êtes là pour gagner de l'argent ?
40:02Oui, non, pas du tout.
40:03On est à but non lucratif.
40:06Et ça, c'est inscrit
40:07dans le Code de l'environnement,
40:08c'est inscrit dans nos statuts.
40:09Donc, il n'y a zéro,
40:10zéro doute sur le sujet.
40:12Nous sommes là pour financer
40:13la prévention et la gestion des déchets.
40:15Donc, les contributions
40:16qui sont payées par les marques
40:17servent à nous permettre
40:19de développer la collecte,
40:21le tri, le recyclage,
40:22la réparation
40:23et ce qu'on appelle
40:24l'éco-conception.
40:25Donc, c'est comment aider les marques
40:26à s'engager dans des démarches
40:28de conception de produits
40:29plus durables.
40:29On parle de textiles,
40:31on parle de chaussures,
40:32etc.
40:33Il y a des déchets
40:35que nous recyclons
40:38mieux que d'autres.
40:40On est un peu moins mauvais
40:41sur certains d'entre eux ?
40:42Alors, on est meilleur,
40:43on va dire,
40:44sur les produits
40:44qui sont simples,
40:45les produits qui sont monomatières,
40:47par exemple.
40:47Un produit 100% coton
40:49ou un produit 100% polyester
40:50sera plus facile à recycler
40:52qu'un produit
40:53avec des mélanges de matières.
40:54On est aussi plus facilement apte
40:56à recycler des produits
40:57où il n'y a pas
40:58ce qu'on appelle
40:58des perturbateurs de tri.
41:00Un bouton, un zip,
41:01une doublure,
41:02ça crée des complexités
41:04au niveau des machines
41:05pour pouvoir recycler des fibres.
41:07Donc, je vais être
41:07un petit peu caricatural.
41:09Un t-shirt blanc en coton
41:10sera plus facile à recycler
41:12qu'une paire de chaussures
41:13avec plusieurs couches,
41:15plusieurs matériaux
41:16collés, cousus, fondus.
41:18Mais ça ne veut pas dire
41:19pour autant
41:19qu'il ne faut pas les mettre
41:21dans la borne de collecte.
41:23Au contraire,
41:24tous ces produits-là,
41:25il faut les apporter
41:26dans un point de collecte.
41:27On prend tout,
41:28on va tout gérer.
41:29Ça va prendre peut-être
41:30plus de temps
41:30pour recycler à 100%
41:32une paire de chaussures
41:33avec multi-couches.
41:34Mais ça fait partie
41:35des objectifs de l'éco-organisme
41:36de financer aussi la R&D,
41:38de financer des projets innovants
41:40pour pouvoir démanteler
41:41ces chaussures,
41:42pour pouvoir mieux apprendre
41:44à recycler la semelle
41:45par rapport à la tige.
41:47Et ça, c'est vraiment
41:48notre mission.
41:49Est-ce qu'on peut évaluer,
41:51vous l'avez évoqué tout à l'heure,
41:52mais entre l'incinération
41:54d'un côté
41:54et la récupération
41:56et le recyclage
41:58d'un vêtement,
41:59le bilan carbone
42:00de l'incinération
42:02en comparaison
42:03avec le système
42:04que vous essayez
42:05de relancer aujourd'hui ?
42:05C'est évident qu'aujourd'hui,
42:07collecter de façon séparée,
42:09acheminer vers un centre de tri,
42:11trier par couleur,
42:13par matière
42:13et ensuite procéder au recyclage,
42:15même si c'est une succession
42:17de différentes étapes,
42:18ça reste meilleur
42:19d'un point de vue environnemental
42:21que de mettre dans sa poubelle.
42:22Ça, c'est certain.
42:23Mais là, vous nous décrivez,
42:24Monardi,
42:24une sorte de monde idéal.
42:25Et on a tous en tête,
42:27alors pas forcément sur le textique,
42:29mais des reportages.
42:30Par exemple, moi,
42:30le nombre de fois
42:31où je dois convaincre
42:32des gens que je connais
42:34sur simplement
42:34le tri des déchets ménagers,
42:37mais de toute façon,
42:38tout ça finit
42:39dans la même poubelle.
42:40Vous voyez ce que je veux dire ?
42:41C'est atroce.
42:42C'est atroce.
42:43On a tous un rôle à jouer.
42:44Ça a été une réalité aussi.
42:45Alors, moi,
42:46je parle de la filière textile,
42:48linge et chaussures.
42:49Aujourd'hui, effectivement,
42:49le constat,
42:50il est un petit peu tragique.
42:51Les deux tiers des vêtements
42:52finissent dans les ordres du ménagère.
42:53Et donc ça,
42:54il faut que tous,
42:55collectivement,
42:55on s'engage à faire mieux.
42:57Ça, c'est certain.
42:57Une fois qu'ils sont collectés
42:59sélectivement,
43:00ils vont être tous traités,
43:01triés un par un.
43:03Ça, c'est vraiment
43:03le rôle de cette filière,
43:04c'est de pouvoir dire
43:05dans un centre de tri,
43:06ce vêtement,
43:07il a encore un potentiel
43:08de réemploi.
43:09Il pourra encore être reporté
43:10comme jean,
43:11comme t-shirt,
43:12comme robe.
43:12Et donc ça,
43:13c'est vraiment à privilégier.
43:14Le réemploi,
43:15la seconde main,
43:15c'est le débouché
43:16numéro un prioritaire.
43:17Et on va continuer
43:19à investir
43:20sur des unités
43:21qui vont permettre
43:22de remettre en état,
43:24réparer,
43:25nettoyer
43:25la seconde main.
43:26Et ensuite,
43:27tout ce qui n'est pas apte
43:28à la seconde main
43:29doit être orienté
43:30vers le recyclage,
43:31donc le démantèlement
43:32par matière,
43:33par couleur.
43:34Ça va prendre du temps.
43:35C'est évident
43:35que ce n'est pas une industrie
43:36qu'on va créer
43:36comme ça en cinq minutes.
43:38Le ministre l'a donné.
43:39C'est un cadre
43:40dans lequel on doit
43:40s'inscrire
43:41sur les dix,
43:42peut-être vingt
43:43années à venir.
43:45Il y a ces quatre R
43:46dont on parle souvent
43:47dans l'émission
43:48et que vous citez vous aussi
43:49plus que jamais.
43:50Nous devons mobiliser
43:50l'ensemble des parties prenantes
43:51sur ces quatre R.
43:53Réduire,
43:53réparer,
43:54réutiliser,
43:56recycler.
43:57Vous parliez
43:57d'éco-conception.
43:58Je veux bien
43:59qu'on s'intéresse
44:00déjà à cette partie-là.
44:02C'est-à-dire
44:02qu'est-ce qui peut changer
44:04dans la conception
44:05de nos vêtements ?
44:07Je vous entendais
44:07tout à l'heure
44:08parler effectivement
44:09de chaussures.
44:11Alors en même temps,
44:12c'est un objet
44:13parfois
44:13de désir,
44:15de fantasme,
44:16de passion,
44:17d'achat compulsif.
44:18Une belle paire
44:19de chaussures
44:19et parfois
44:20quand elles sont compliquées,
44:21elles nous attirent
44:22plus que d'autres.
44:22Mais ça veut dire quoi
44:24l'éco-conception
44:24quand on parle de textile,
44:25quand on parle de chaussures ?
44:26L'éco-conception,
44:27en fait,
44:28c'est une notion
44:29essentielle
44:29pour réduire
44:30l'impact environnemental
44:31de nos produits.
44:32On pourrait dire
44:33qu'il y a trois axes majeurs.
44:34Le premier axe,
44:35c'est la durabilité.
44:37Comment je fais en sorte
44:38que dans le choix
44:38des matériaux,
44:39dans le choix
44:40de la confection
44:41du produit,
44:42je vais faire en sorte
44:43que ce produit
44:43soit le plus durable possible ?
44:45Premier axe.
44:46Deuxième axe,
44:47c'est la recyclabilité,
44:49justement.
44:49Comment je m'assure
44:50que lors de la conception
44:52de ce produit,
44:52quand il arrivera
44:53en fin de vie,
44:54il sera le plus facilement
44:55démontable
44:56et recyclable ?
44:58Et puis enfin,
44:58la troisième notion
44:59essentielle,
45:00et ça fera le lien peut-être
45:01avec l'invité à venir,
45:02c'est l'incorporation
45:03de matières recyclées.
45:04Comment je m'assure
45:05que dans le produit
45:07que je conçois,
45:08je vais faire venir
45:08des matériaux recyclés
45:10versus des matériaux vierges
45:12pour justement arrêter
45:13de faire cette prédation
45:15sur les matériaux vierges
45:16et pour pouvoir réincorporer
45:18des matériaux recyclés ?
45:18Il y aura quand même
45:19une petite partie
45:21incompressible en quelque sorte,
45:22c'est-à-dire que certains
45:24de ces textiles aux chaussures
45:25qui finiront par être incinérés
45:27parce qu'on ne peut pas
45:27trouver de solution ?
45:28Probablement.
45:29Probablement.
45:29Et c'est toute cette stratégie
45:31d'éco-conception
45:32qu'on met en place
45:33avec les pouvoirs publics
45:34de se dire
45:34que tous les produits,
45:35toutes les marques,
45:36toutes les entreprises
45:36qui font l'effort
45:37d'éco-concevoir
45:38auront une prime
45:39et toutes celles
45:40qui ne le font pas
45:41auront une pénalité.
45:43Et le citoyen
45:43doit pouvoir être éclairé
45:45dans son choix
45:45et c'est tout le rôle
45:47de l'affichage environnemental.
45:48La France est leader locomotive
45:50une fois de plus de l'Europe
45:50avec cette initiative.
45:51Le consommateur pourra
45:53d'ici quelques semaines,
45:54d'ici quelques mois,
45:55avant de faire son achat,
45:56comparer deux t-shirts,
45:58vérifier celui
45:58qui a la meilleure note
45:59environnementale,
46:00un peu comme
46:01l'éco-score alimentaire,
46:02pour pouvoir orienter
46:03au mieux ses achats.
46:05Réparer, réutiliser,
46:06recycler, c'est super.
46:07Mais à quoi bon
46:08quand à côté de ça,
46:09le marché est inondé
46:12quotidiennement,
46:13c'est ce que disait
46:13Sylvain Breusard
46:14tout à l'heure,
46:16de nouveautés
46:17de l'ultra-fast fashion.
46:20On a l'impression
46:21que c'est le tonneau
46:22des danaïdes.
46:24Est-ce que vous n'êtes pas
46:25un peu, de temps en temps,
46:27sujette à la lassitude,
46:29vous voyez,
46:29face à cette concurrence ?
46:30On garde la mobilisation,
46:33on garde l'engagement.
46:33Nous, notre rôle
46:34en tant qu'éco-organisme,
46:35c'est d'informer,
46:36c'est d'engager,
46:38c'est de mobiliser
46:38les parties prenantes.
46:40Le citoyen,
46:41évidemment,
46:41a un rôle clé à jouer
46:42dans son achat,
46:44dans sa responsabilisation.
46:45Oui, mais le citoyen,
46:45il achète.
46:46Si ces marques,
46:47elles cartonnent
46:47sur le marché français
46:48et européen,
46:49c'est bien parce que
46:49nous, on les achète.
46:51Et ça sera probablement
46:52le rôle des parlementaires
46:53de définir un cadre
46:54peut-être un petit peu
46:56plus contraignant.
46:57Est-ce qu'ils sont
46:57vraiment moins solides,
46:58ces vêtements ?
46:59Des marques Chine,
47:00Temu, etc.
47:03La durabilité,
47:04on en parlait,
47:05c'est un des trois axes
47:05de l'éco-conception.
47:06C'est une durabilité
47:08scientifique, technique.
47:09C'est des tests
47:10en laboratoire
47:11où on va tester
47:11la robustesse
47:12à l'abrasion,
47:14où on va tester
47:14la robustesse
47:15à l'étirement,
47:16à la permanence
47:17des couleurs.
47:18Donc ça,
47:18ce sont des tests
47:19qui sont réalisés
47:19en laboratoire.
47:20Et les produits
47:21qui passent ces tests
47:22vont pouvoir bénéficier
47:23d'une prime,
47:24peu importe leur marque,
47:25peu importe la campagne
47:26de communication
47:27dont ils ont bénéficié.
47:28On parle vraiment
47:29de tests robustes
47:30effectués en laboratoire
47:31et c'est ça
47:32qui prime.
47:33C'est la durabilité physique
47:34d'un vêtement
47:36ou d'une paire de chaussures.
47:37Et donc ces tests,
47:38ils sont mauvais
47:38pour les marques
47:39de l'ultra fast fashion
47:40aujourd'hui ?
47:41Il n'y a pas en fait
47:42de corrélation nécessaire
47:43entre une marque
47:44et un produit.
47:46D'accord,
47:47donc il peut y avoir
47:47certains produits
47:48de ces marques
47:49qui vont être finalement
47:51assez résistants.
47:51Absolument.
47:52Donc vous avez bien compris.
47:53On a évoqué,
47:55alors peut-être
47:56que c'est le passé
47:57et vous allez répondre
47:58à ma question
47:58mais l'exportation
48:00de nos vêtements.
48:01C'est vrai que pendant
48:02des années,
48:02des décennies,
48:03on a exporté
48:04notamment vers l'Afrique
48:06et je vous avoue
48:06que moi comme consommateur,
48:08voir les images
48:09de montagnes de vêtements
48:10en Afrique,
48:11je me disais
48:11mais est-ce que j'ai vraiment
48:12envie de continuer
48:13de les mettre
48:14dans une borne
48:17d'utilisation,
48:18de collecte ?
48:18Merci.
48:19Pour que ça termine
48:20finalement à polluer
48:21un autre continent.
48:22On en est où ?
48:23Alors c'est la réalité
48:24aujourd'hui
48:25pour l'ensemble
48:26des vêtements
48:26et des chaussures
48:27et du linge de maison
48:28collectés en Europe.
48:29C'est le modèle
48:29historique de cette filière.
48:31On collecte en Europe,
48:32on trie en Europe,
48:33la majeure partie du cas
48:34et ensuite on exporte
48:36vers les marchés
48:37internationaux de l'Afrique
48:38et il se trouve
48:38que des pays en Afrique
48:39sont les principaux
48:40consommateurs
48:41de ces vêtements
48:42d'occasion.
48:42Donc effectivement
48:43c'est le modèle
48:43on va dire général
48:45au niveau européen
48:46et il y a effectivement
48:47une vraie question
48:48à se poser.
48:49Est-ce que c'est le modèle
48:50dont on a envie
48:51pour l'avenir ?
48:51Est-ce qu'on a envie
48:52de ne pas forcément
48:54être en capacité
48:55de tracer
48:55l'ensemble
48:56de ces gisements ?
48:57Et c'est pour ça
48:58que le ministre
48:58l'a dit clairement
48:59la traçabilité
49:00est un enjeu majeur
49:01de ce nouveau cadre
49:04réglementaire
49:04qui s'offre à nous.
49:05Il faut pouvoir
49:06rassurer le citoyen
49:06et lui confirmer
49:08que le geste de dépôt
49:09va être un geste
49:11important
49:11et il sera
49:13possible de suivre
49:14le devenir
49:15de ces vêtements.
49:16Il y aura encore
49:16probablement une partie
49:17de ces vêtements
49:18qui seront revendus
49:19puisque c'est un marché
49:20libre, commercial.
49:20Ce marché continue
49:21d'exister.
49:22Absolument,
49:23mais il faudra probablement
49:23lui donner un cadre
49:24un peu plus fiable
49:26et de dire
49:27quand un opérateur
49:29de collecte
49:29ou de tri
49:29revend une partie
49:30de ce qu'il a collecté
49:31à un importateur
49:33au Ghana,
49:34au Togo,
49:35au Mali,
49:36ça correspond
49:36à un cahier des charges.
49:37Ça correspond
49:38à un besoin réel
49:39dans le pays
49:40de destination
49:41parce qu'il y a
49:41un marché
49:42pour la seconde main.
49:43Et donc là,
49:43le rôle de la filière
49:45c'est de s'assurer
49:45que seuls les vêtements
49:46qui correspondent
49:47aux besoins
49:48dans le pays
49:49de destination
49:49sont exportés
49:50et pas des déchets.
49:52Ce qui n'était pas
49:53forcément le cas,
49:54c'est-à-dire qu'il y avait
49:55pas une absence
49:55mais un manque de contrôle ?
49:57Il y avait probablement
49:57un manque de traçabilité,
49:58absolument.
50:00Qui expliquait
50:01ces images
50:02de montagnes
50:03de vêtements
50:04qu'on pouvait voir
50:05effectivement
50:06dans certains pays africains ?
50:07Probablement.
50:08On a préféré quoi ?
50:10Un peu se voiler la face
50:11pendant des années ?
50:11Disons qu'il y a
50:12à la fois
50:12probablement
50:13un manque de contrôle
50:14d'une partie
50:15des autorités
50:17que ce soit
50:17les douanes,
50:18que ce soit
50:18la DGCCRF
50:20ou autres instances.
50:21Et puis il y a aussi
50:22probablement
50:22une prise de conscience
50:24européenne
50:24qui est maintenant
50:25clairement là
50:26et à laquelle
50:27il faut répondre.
50:28Il faut répondre
50:28aux citoyens
50:29qui s'interrogent
50:30que non,
50:31demain,
50:31les gisements
50:32qui seront collectés
50:33et triés en France
50:34serviront majoritairement
50:35à être recyclés
50:36sur le territoire européen.
50:38Merci beaucoup
50:39Modardi.
50:39A bientôt
50:40sur Be Smart for Change.
50:41On passe tout de suite
50:42à notre rubrique
50:43consacrée aux startups
50:45et à l'innovation.
50:46C'est Smart Ideas.
50:54Smart Ideas,
50:55c'est notre rubrique
50:56startup et innovation.
50:57J'accueille César Augier.
50:58Bonjour.
50:59Bonjour.
50:59Vous êtes le patron,
51:00le président de J&J,
51:02entreprise qui a été créée
51:03en 2015,
51:03que vous avez rachetée
51:04il y a quelques années.
51:05C'est quoi J&J ?
51:06J&J,
51:07c'est le pionnier
51:07des alternatives végétales
51:09au fromage.
51:10On fait du fromage
51:11à base de lait végétaux.
51:13On utilise des techniques
51:14traditionnelles de fromagerie
51:16pour faire des fromages
51:17qui soient aussi gourmands
51:19avec la même expérience
51:20fromagère
51:20qu'un fromage traditionnel.
51:22C'est quoi la matière première ?
51:24Ce sont des laits
51:25que je peux consommer
51:26parfois le matin,
51:27du lait d'avoine ?
51:28Tout à fait.
51:29Du lait de soja,
51:30du lait de cajou,
51:32d'amande.
51:33On utilise aussi des légumineuses
51:35de plus en plus
51:36de différents types de pois,
51:37des pois chiches,
51:38etc.
51:39L'idée,
51:39c'est d'avoir des matières premières
51:40qui soient riches en protéines,
51:42riches en lipides,
51:44riches en sucre aussi,
51:45pour pouvoir avoir
51:45les mêmes processus
51:46de fermentation
51:47et d'affinage
51:48qu'en fromagerie classique.
51:50Et on est vraiment
51:52dans des méthodes
51:52qui sont similaires ?
51:54Oui,
51:54c'est vraiment des méthodes.
51:56Derrière nous,
51:57parce qu'on a
51:58J&J
51:58et on a racheté
51:59les nouveaux affineurs
52:00l'année dernière.
52:02Donc,
52:02en combiné,
52:03on a 18 ans
52:04de R&D derrière nous.
52:05Mais c'est des méthodes
52:06à la base
52:07qu'on a apprises
52:08et qu'on a perfectionnées
52:09avec des maîtres affineurs,
52:10des maîtres fromagers.
52:11Donc,
52:12on a vraiment répliqué
52:13ce qui existait déjà
52:13et qu'on a adapté
52:15à des matières végétales
52:16qui ont forcément
52:16des propriétés
52:17qui sont un peu différentes.
52:17Alors,
52:18on va parler du goût
52:18dans un instant.
52:19Mais il y a d'abord
52:20l'impact environnemental
52:21si on compare
52:22un fromage végétal
52:23à un fromage classique.
52:25C'est entre 10 et 15 fois moins
52:28de CO2 équivalent
52:29qu'un fromage traditionnel.
52:31Parce qu'en fait,
52:32la fromagerie,
52:33c'est un gros contributeur
52:34d'émissions de CO2.
52:37À cause des vaches ?
52:38À cause des vaches,
52:38entre autres.
52:39Mais il y a tout le process,
52:40parce que les vaches,
52:42en plus des gaz
52:43qu'elles émettent,
52:44il y a tout le processus,
52:47il faut les nourrir,
52:48etc.
52:50et tout ça
52:50est très émetteur.
52:52En fait,
52:53la fromagerie
52:54et l'industrie du lait
52:56en général
52:56émet plus de CO2
52:57que de l'aviation.
52:58Pourtant,
52:59on n'en parle pas beaucoup.
53:00Mais aussi,
53:01nos fromages
53:01ont un meilleur usage
53:02de l'eau,
53:03un meilleur usage
53:04des sols.
53:05Donc,
53:05il y a un vrai impact
53:07environnemental fort.
53:08Alors après,
53:09la question du goût,
53:10c'est des navettes,
53:13c'est des goûteurs,
53:15des copains qui testent.
53:15Comment vous...
53:16Parce que c'est quand même
53:17ultra important.
53:18Moi,
53:18je suis très amateur de fromage.
53:20Je vais peut-être avoir
53:21une réticence de départ
53:22à me dire
53:22je vais goûter
53:23un fromage végétal.
53:25Bon,
53:25pas sûr.
53:26Donc,
53:26c'est ultra important,
53:27j'imagine.
53:27C'est ultra important.
53:30Et de toute façon,
53:30on est dans l'agroalimentaire.
53:31Donc,
53:32il faut que ce soit bon.
53:33Les gens,
53:33ils ont envie de se faire plaisir.
53:34Surtout sur des produits
53:34comme le fromage
53:35où en fait,
53:35les gens mangent du fromage
53:37pour l'aspect plaisir.
53:38C'est pas juste alimentaire.
53:39C'est leur petit plaisir.
53:41Et donc,
53:42c'est pour ça que nous,
53:43on fait hyper attention
53:43à faire des fromages
53:45qui soient au même niveau
53:46que la fromagerie traditionnelle
53:47pour ne pas s'adresser
53:49uniquement aux véganes
53:51ou aux intolérants lactose
53:52qui sont au départ
53:53qui étaient notre cœur de cible.
53:56Mais de plus en plus,
53:57on a des consommateurs
53:58qui ne sont ni l'un ni l'autre
53:59et qui goûtent nos produits
54:00un peu par curiosité,
54:01qui les trouvent bons.
54:02Et l'idée,
54:03c'est de s'installer
54:04à la table des Français,
54:05des Européens
54:06comme un autre type de fromage.
54:07Et alors,
54:08est-ce que vous partez
54:09d'un fromage classique existant
54:11en disant,
54:11tiens,
54:12on va essayer de faire
54:12un camembert,
54:13on va essayer de faire un bris,
54:14on va essayer de faire
54:15un bleu,
54:16vous voyez ?
54:17Oui, je vois.
54:19Pas exactement.
54:20Parce que
54:21quand on utilise un lait de vache
54:22ou un lait de chèvre
54:23ou un lait de brebis,
54:24on ne fait pas exactement
54:25le même fromage.
54:26Et avec un lait végétal,
54:27encore une fois,
54:27c'est un autre type de fromage.
54:28Donc,
54:29si on essayait de copier
54:29exactement un fromage existant,
54:31ce serait déceptif.
54:33En revanche,
54:34on veut avoir des fromages
54:36pour chaque unité de besoin,
54:37pour chaque usage du fromage.
54:39Donc,
54:39on a des fromages de plateau,
54:41on a des fromages de fonte,
54:42on a des fromages
54:43à mettre en salade
54:44pour l'été,
54:45on a des fromages
54:46à manger en raclette,
54:46etc.
54:47Donc,
54:47l'idée,
54:47c'est de répondre
54:48à toutes les unités de besoin
54:49sans forcément copier
54:51un type de fromage en particulier.
54:53Est-ce que
54:53vous travaillez aussi
54:54avec l'industrie agroalimentaire
54:56qui cherche parfois
54:57à remplacer
54:58les produits laitiers
54:59par des produits végétaux
55:00dans des recettes ?
55:02tout à fait.
55:02Aujourd'hui,
55:03nous,
55:03on a
55:05trois canaux de distribution
55:06principaux.
55:08Historiquement,
55:09on était dans les réseaux bio,
55:10les biocops,
55:11naturels,
55:12etc.
55:13On est beaucoup
55:14en food service,
55:15donc on travaille beaucoup
55:16avec la restauration,
55:17avec l'hôtellerie,
55:18mais aussi avec les industriels
55:19qui utilisent
55:20nos fromages
55:21comme ingrédients
55:22dans leurs recettes
55:24pour eux-mêmes
55:25réduire leur impact carbone
55:26parce qu'ils ont eux-mêmes
55:27des objectifs
55:27de ce point de vue-là
55:28et pour eux,
55:29la meilleure solution,
55:30c'est de végétaliser
55:31leurs recettes
55:32et on est en grande distribution
55:34depuis l'année dernière
55:35avec la marque
55:36Les Nouveaux Affineurs
55:38où là,
55:38on est en train d'arriver
55:39dans toutes les enseignes
55:40progressivement.
55:40Merci beaucoup
55:41César Augier,
55:42bon vent,
55:43Jay Enjoy
55:44et aux Nouveaux Affineurs.
55:45Voilà,
55:45c'est la fin
55:45de Smart Impact.
55:47Je vous dis à demain
55:47pour une nouvelle émission.
55:49Je voudrais remercier
55:49Nathalie Croizet,
55:50la coordonnatrice éditoriale,
55:51Alexis Mathieu
55:52à la production,
55:53Loïc Allègue,
55:54le réalisateur,
55:54Alexis Oustabassidis,
55:56l'ingénieur du son.
55:57Belle journée.
55:58Salut.
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