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Mardi 9 juin 2026, retrouvez Nathalie Obadia (Galeriste, Nathalie Obadia) dans ART & MARCHÉ, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission d'Art et Marché,
00:12l'émission qui vous ouvre les portes du marché de l'art.
00:15Et la Biennale de Venise 2026 a ouvert ses portes il y a environ un mois avec ses journées professionnelles
00:20et avec son lot de polémiques, pétitions contre les pavillons russes et israéliens,
00:24fin d'émission du jury. Sans revenir sur ces polémiques, que dit la Biennale de Venise
00:30sur les nouvelles puissances culturelles en place ? Quelle nouvelle cartographie dessine-t-elle ?
00:35Je suis ravie d'accueillir dans l'émission dans quelques instants Nathalie Obadia,
00:38qui est directrice de la galerie Eponyme et autrice de la géopolitique de l'art contemporain,
00:43mais aussi des figures de l'art contemporain aux éditions Le Cavialier Bleu.
00:47Elle est mon invitée dans Art et Marché.
00:54Cette 61ème édition de la Biennale de Venise restera sans doute dans les mémoires.
00:58Entre tensions diplomatiques, débats polémiques autour des pavillons nationaux,
01:02la Biennale 2026 montre une nouvelle fois qu'elle n'est pas seulement un grand rendez-vous artistique,
01:08mais qu'elle est aussi une scène de démonstration culturelle et géopolitique.
01:12Pour mieux comprendre les puissances culturelles en jeu, j'ai le plaisir d'être avec Nathalie Obadia.
01:16Bonjour.
01:16Bonjour.
01:16Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes directrice de la galerie Nathalie Obadia
01:20et aussi autrice de la géopolitique de l'art contemporain, publiée aux éditions Le Cavalier Buleux.
01:26Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous raconter rapidement la semaine que vous avez passée,
01:30donc c'était le 9 mai dernier.
01:32Comment est-ce que vous avez ressenti cette ouverture de Biennale ?
01:36Est-ce que justement les tensions se ressentaient sur le terrain ?
01:39Comment ça s'est passé sur place ?
01:40On va dire que la Biennale avait commencé quelques semaines auparavant,
01:44puisqu'il y a eu des polémiques très publiques,
01:47notamment sur la volonté de participants des pavillons nationaux,
01:55associés à des curateurs, associés à ce qu'on appelle les travailleurs de l'art,
02:00demandant à ce que le pavillon du pays d'Israël soit fermé, ne soit pas ouvert au public.
02:07Et entre-temps, il y a eu aussi le fait que la Russie, qui était absente,
02:13qui n'était pas présente il y a deux ans, soit autorisée à ouvrir son pavillon.
02:20Alors là, on a vu qu'il y avait une dissension d'ailleurs au sein même du gouvernement de Mélanie,
02:25entre ceux qui pensaient que le pavillon devait rester fermé ou plutôt ouvert,
02:30et c'est le président de la Biennale, M. Buttafroko,
02:33qui a décidé justement que la Russie devait ouvrir.
02:36Donc voilà, toutes ces polémiques se sont accélérées,
02:39et on peut dire qu'avant même d'arriver à la Biennale de Venise,
02:42le mardi ou le mercredi, on était déjà dans le bain.
02:46Oui, on ne va pas revenir sur toutes ces polémiques,
02:49mais je me demandais à l'heure où il y a quand même une démultiplication des canaux de communication,
02:54il y a les réseaux sociaux, il y a plein de choses,
02:56est-ce que la Biennale de Venise, ça reste vraiment une démonstration de force
03:00de ces pays qui veulent montrer leur soft power culturel ?
03:04Alors, je ne sais pas si à la fin,
03:09on va dire qu'il y a le résultat vraiment d'un soft power de chaque pays,
03:13en tout cas c'est absolument essentiel,
03:14et comme vous le dites, on est informé,
03:16surinformé toute l'année par les réseaux sociaux,
03:18par la presse,
03:19mais le besoin de se retrouver dans un lieu,
03:22dans une espèce d'hétérotopie qui est la Biennale de Venise pendant une semaine,
03:26évidemment ça dure jusqu'au mois de novembre,
03:28mais le vernissage cette semaine intense est absolument incontournable,
03:32on se rend compte que la présence des pavillons nationaux,
03:35que le voyage sur place des décideurs,
03:39ce qu'on appelle les test makers,
03:40de tous les pays du sud global aujourd'hui,
03:44qui est très en pointe sur les sujets des Biennales,
03:48parce que justement c'est une manière de montrer la scène artistique de l'Indonésie,
03:54ou d'Amérique latine,
03:55enfin voilà, c'est très important,
03:57donc on peut dire que la Biennale de Venise reste,
03:59malgré la centaine, voire 150 ou 200 Biennales dans le monde entier,
04:03reste la Biennale,
04:05qui est un lieu de rendez-vous très politisé,
04:08et on va le dire justement,
04:09puisque vous voyez,
04:10elle était ouverte en avance avec les polémiques sur les pays,
04:13et on a vu aussi sur place, par exemple,
04:15la polémique autour du pavillon des Etats-Unis,
04:17avec un artiste, on va dire,
04:19Trumpien,
04:21ou Trumpien ou Trumpiste,
04:22alors même qu'il ne l'est pas,
04:23mais si vous voulez,
04:24forcément,
04:25occuper le pavillon des Etats-Unis sous Trump,
04:28ça signifie quelque chose,
04:29comme on a vu aussi,
04:30pour la première fois,
04:31le pavillon du Qatar,
04:33qui va être maintenant au sein des jardins,
04:35alors même que normalement,
04:36il n'y avait plus de place pour des pavillons,
04:38et qui va être placé en face de celui des Etats-Unis.
04:41Donc on voit bien,
04:42effectivement,
04:42quand même les enjeux de soft power,
04:44des nouveaux pays,
04:46ou des nouvelles puissances,
04:47ceux qui arrivent,
04:47on va dire,
04:48à entrer dans ce jeu,
04:50qui était celui des pays occidentaux,
04:53lorsque la Biennale a été créée en 1895.
04:55L'aspect un peu délicat,
04:57c'est que,
04:58est-ce que tous les artistes
04:59sont vraiment représentants de leur pays ?
05:01Est-ce qu'un artiste est représentant de son pays,
05:03dans cet environnement de Biennale,
05:05ou pas ?
05:06Parce que c'est vrai qu'ils se sont désolidarisés
05:07par rapport aux polémiques,
05:08mais ça montre que,
05:09justement,
05:10est-ce qu'un artiste est représentant de son pays,
05:13à travers les pavillons,
05:14ou pas ?
05:14Alors,
05:15ça c'est justement la polémique,
05:16quand il y a eu la pétition,
05:18justement,
05:18signée par des artistes
05:20représentant leur pays,
05:21demandant que le pavillon d'Israël soit fermé,
05:23c'est un,
05:23voilà,
05:24voici l'exemple,
05:25c'était intéressant de voir
05:26qu'il y avait des artistes
05:28représentant des pays,
05:29qui reconnaissaient,
05:31évidemment,
05:32l'Israël,
05:33qui reconnaissent tout d'ailleurs,
05:35aussi la Palestine,
05:35c'est le cas d'ailleurs,
05:37de la France,
05:38et qui ont dit,
05:38je signe la pétition en tant qu'individu,
05:41et non pas comme représentant de mon pays,
05:43c'est le cas d'Hito Barada,
05:44pour le pavillon de la France,
05:45par exemple.
05:45Donc,
05:46c'est toute l'ambiguïté,
05:47justement,
05:47comme on peut se dire,
05:49que la pétition demandait,
05:51justement,
05:53la fermeture du pavillon d'Israël,
05:55alors même que le représentant,
05:57alors,
05:57pas cette année,
05:58parce que c'est une personnalité un peu âgée,
06:00qui est moins politique,
06:01mais,
06:01il y a deux ans,
06:02l'artiste qui représentait Israël,
06:04avait choisi,
06:05justement,
06:06de laisser le pavillon fermé,
06:07on pouvait voir l'exposition de l'extérieur,
06:09donc c'était,
06:09je suis israélienne,
06:11mais je ne suis pas forcément d'accord,
06:13je ne suis pas d'accord avec la politique qui s'y passe,
06:15et je préfère,
06:16effectivement,
06:16rester fermée.
06:17Donc,
06:17voilà,
06:17il y a toute l'ambiguïté entre,
06:18on va dire,
06:19le passeport qu'on détient,
06:20et ses opinions politiques.
06:23Vous avez parlé,
06:23justement,
06:24du pavillon du Qatar,
06:24comment est-ce qu'on fait,
06:26pour être présent à la Biennale ?
06:28Parce qu'effectivement,
06:29il y a plein de pays qui n'y étaient pas présents,
06:31il y a plusieurs dizaines d'années,
06:33aujourd'hui,
06:33ils le sont,
06:34comment est-ce qu'on organise sa présence,
06:37et son pavillon ?
06:38Alors,
06:39on va dire qu'il y a plusieurs marches dans l'escalier,
06:42alors,
06:43il y a les jardins,
06:44dans lesquels il y a une trentaine de pavillons,
06:45qui existent,
06:46qui sont comme des ambassades,
06:48après,
06:48il y a eu une extension,
06:50quand le monde,
06:50c'est beaucoup,
06:51enfin,
06:52des nouveaux pays,
06:53comme la Chine,
06:53notamment,
06:54ou comme les Émirats Arabes Unis,
06:56ils sont dans l'arsenal,
06:57à notre endroit,
06:58et puis après,
06:59avec la multiplication des pays,
07:01ils sont,
07:01sans aujourd'hui,
07:02à participer,
07:03il y a des locations de lieux
07:05dans toute la ville de Venise,
07:07mais le lieu le plus prescripteur,
07:09le plus important,
07:10reste les jardins,
07:11et donc,
07:11le dernier pays à y avoir,
07:14à construire un pavillon permanent,
07:16c'est la Corée,
07:17en 1996,
07:18après une période de dictature,
07:19c'est une manière de montrer
07:21qu'elle rentrait,
07:21si vous voulez,
07:22dans le rang,
07:22et dans ce concert
07:24des nations importantes,
07:25et des puissances économiques
07:27de premier rang.
07:28Le Qatar,
07:28qui se retrouve maintenant
07:30dans les jardins,
07:31on peut imaginer,
07:32effectivement,
07:32que c'est pas du tout proportionnel
07:34par rapport à la taille du pays,
07:36mais non seulement à ça,
07:37mais surtout par le fait
07:39qu'elle n'a pas une scène nationale artistique
07:41qui est connue,
07:42voilà,
07:42il n'y a pas d'artiste,
07:43enfin, voilà,
07:44c'est vraiment en cours
07:45de développement.
07:46On doit absolument marginales
07:47se retrouver dans la partie centrale
07:49des jardins,
07:50montre bien qu'effectivement,
07:52il y a des,
07:53voilà,
07:54on va dire,
07:55des passe-droits,
07:56et que le passe-droit
07:57était officiel,
07:58on sait que le Qatar
07:59a donné plus de 50 millions de dollars
08:01à la ville de Venise
08:02pour restaurer certains bâtiments,
08:06pour les aider,
08:06justement,
08:07à restaurer aussi la bibliothèque,
08:08bon, voilà,
08:09donc il y a un arrangement
08:10avec la ville de Venise
08:11qui fait que notre arrangement
08:12en contrepartie,
08:13c'était de pouvoir construire
08:14un pavillon permanent
08:15dans les jardins,
08:16voilà.
08:17Donc il y a effectivement
08:18des,
08:19on va dire,
08:19des intérêts économiques
08:20qui font que,
08:21on ne peut pas dire la même chose
08:22avec le PSG
08:23si demain ils ont,
08:24ils peuvent acheter
08:25le stade de,
08:26voilà,
08:27à Paris,
08:27voilà,
08:27c'est exactement la même chose.
08:29Voilà.
08:29Justement,
08:30d'ailleurs,
08:30on les compare souvent
08:31aux JO,
08:33tout à fait.
08:33On compare souvent
08:33la Biennale et les JO,
08:34et en termes d'autres pays présents,
08:37est-ce que justement
08:37on voit une nouvelle émergence
08:39de certaines scènes ?
08:40Qu'est-ce que vous avez vu ?
08:41Alors cette année,
08:41c'était vraiment intéressant
08:42parce que bon,
08:43il y a deux ans déjà,
08:44il y avait quand même,
08:45enfin on le voyait déjà
08:45depuis une dizaine d'années,
08:46il y avait l'entrée
08:47de plusieurs pays africains
08:50comme le Nigeria,
08:51comme le Sénégal,
08:52comme le Ghana.
08:53Bon,
08:53on voit que l'Afrique aujourd'hui
08:54quand même a certains problèmes,
08:56donc des pays ne sont plus présents
08:58ou sont de manière
08:59beaucoup plus marginale
09:00dans des endroits plus petits,
09:01plus extranterés
09:02du centre,
09:03voilà,
09:04de la ville
09:05où les pavillons
09:06sont organisés.
09:09Et cette année,
09:10ce qui était très intéressant,
09:11c'était de voir l'Inde.
09:12Alors l'Inde,
09:12vous voyez,
09:13qui est quand même,
09:13on va dire,
09:14la troisième,
09:14quatrième puissance,
09:15enfin,
09:16économique aujourd'hui
09:17avec plus d'un milliard
09:18500 millions de personnes,
09:19n'a participé que trois fois
09:21à la Binalde de Venise,
09:22ce qui est quand même incroyable
09:23par rapport à son importance,
09:24alors que la Chine est là
09:25maintenant depuis plus de 20 ans.
09:27Et ils sont décidés
09:28d'arriver,
09:29on va dire en force,
09:30avec un énorme lieu
09:32justement ouvert
09:33dans l'arsenal
09:34qui est loué.
09:34Vous voyez,
09:35s'il y avait un pays
09:35dont on pourrait se dire
09:36qu'il pourrait y avoir
09:37un grand pavillon en dur
09:38dans les jardins,
09:39ça serait la Chine ou l'Inde.
09:41Alors,
09:41il reste un petit peu à l'écart,
09:42peut-être aussi une manière
09:43de rester à l'écart
09:44de ces problématiques politiques.
09:46Et on a vu un pavillon
09:48organisé
09:49de manière absolument opulente
09:51avec un certain nombre d'artistes,
09:53c'était trois ou cinq,
09:54je ne sais plus,
09:55avec des pratiques
09:56plutôt traditionnelles.
09:57Une manière de se montrer présent,
09:59mais pas dans les avant-gardes occidentales.
10:01Ça,
10:01c'est vraiment important.
10:03Vous voyez,
10:03le software,
10:04il est là.
10:04C'est-à-dire,
10:04c'est de montrer
10:05l'Inde,
10:05nous sommes là,
10:06mais nous ne sommes pas là
10:07dans les avant-gardes occidentales.
10:11Nous mettons en avant
10:12plutôt des artistes
10:13qui travaillent,
10:13le tissu,
10:15le bois,
10:16enfin,
10:16vous voyez,
10:16des matériaux très traditionnels
10:18pour montrer que l'Inde
10:19est un pays apparentaire,
10:20une culture apparentière
10:21et qu'elle n'a pas
10:22à se coller,
10:24je veux dire,
10:24à des dictates
10:25d'avant-gardes occidentaux.
10:27Et il se trouve
10:28que j'étais dans le pavillon
10:29au moment de l'inauguration
10:30avec le ministre
10:31de la Culture indien
10:33et avec la famille Ambani,
10:34dont on sait que c'est
10:35une des plus grandes fortunes
10:37maintenant au monde
10:37et qui est derrière,
10:38si vous voulez,
10:39cette avancée
10:40de soft power culturel
10:41de l'Inde
10:42à l'intérieur
10:43de la Biennale de Venise.
10:44Donc,
10:44ça,
10:45c'était quand même
10:45quelque chose de très important.
10:46Ils ont fait un dîner
10:47absolument fastueux
10:48où ils ont reçu,
10:49évidemment,
10:50tous les décideurs.
10:50donc voilà,
10:51c'est eux qui ont,
10:52on va dire,
10:54marqué leur présence
10:57ainsi que celle du Qatar.
10:58Il nous reste deux minutes
11:00mais justement,
11:01l'exposition
11:02In Minor Keys
11:04commissariée par Koyoko
11:06montrait particulièrement
11:07aussi différentes tendances
11:10culturelles
11:10de pays
11:11dont on avait
11:11un peu moins l'habitude
11:12de voir l'art.
11:14Alors,
11:14écoutez,
11:15ça,
11:15c'est un petit peu difficile
11:16de le résumer ainsi
11:17parce qu'effectivement,
11:18c'est ce qui est dit
11:19mais quand on regarde
11:20l'histoire
11:20de la Biennale de Venise
11:22depuis le début
11:24des années 2000,
11:25il y a une multiplication,
11:27je veux dire,
11:28de la présence d'artistes
11:29de pays non occidentaux
11:30et il faut remonter,
11:32je crois que c'est à 2002
11:33ou peut-être un peu
11:342012 pardon,
11:35mais au début
11:36des années 2000
11:37où c'est un Américain,
11:39Storff,
11:40qui a effectivement
11:41donné des prix
11:42à des artistes
11:43du continent africain,
11:44à un artiste palestinien
11:46et ensuite,
11:47tout ça,
11:47c'est plutôt multiplié.
11:49Donc si vous voulez,
11:50on n'a pas attendu
11:51la Biennale de 2026
11:52pour voir l'entrée en force
11:55des artistes,
11:56pour résumer,
11:56du Sud global.
11:57Voilà,
11:57ce n'est pas du tout
11:58la situation.
11:59Par contre,
11:59ce qu'on a beaucoup plus vu,
12:01c'est effectivement
12:01des artistes
12:02venant des pays non occidentaux
12:04avec des pratiques,
12:05justement,
12:05c'est ce que se rapproche
12:07de l'Inde,
12:08avec des pratiques
12:08qui font effectivement,
12:10qui sont très éloignées
12:11des codes
12:13de l'avant-garde occidentale.
12:14Ça,
12:14c'est plus ça
12:15qu'on a vu
12:16que des artistes
12:17venus
12:18du continent,
12:19enfin,
12:20de la partie non occidentale.
12:21vraiment de chaque individualité,
12:25identité.
12:26Voilà,
12:26mais qu'il ne faut pas non plus
12:28ramener à quelque chose
12:29de radical,
12:29c'est-à-dire que ce n'est pas
12:30parce qu'on est un artiste,
12:31on va dire,
12:32de cette partie du Sud global
12:33qu'on ne doit pas,
12:34on ne peut pas travailler,
12:35justement,
12:36en s'inspirant aussi
12:36des artistes
12:38de l'hémisphère nord,
12:41voilà,
12:41du globe.
12:42Oui,
12:42mais c'est intéressant
12:44de le dire,
12:44je pense que c'est important
12:45de le dire,
12:45parce que dans certains textes
12:47que j'ai lu dans le catalogue,
12:48justement,
12:49de la Biennale,
12:50qui est très intéressant,
12:51c'est ça que l'on voudrait
12:53nous faire croire.
12:54C'est-à-dire qu'à un moment donné,
12:56voilà,
12:56si on est du Sud global,
12:58eh bien,
12:58on n'a pas à appliquer,
13:00on va dire,
13:00des règles,
13:01on va dire,
13:01des règles,
13:01ou en tout cas,
13:02les théories,
13:03ou les pratiques.
13:05un formalisme venu d'Occident.
13:08Merci beaucoup,
13:08Nathalie Obadia,
13:09de nous avoir donné
13:10vos analyses
13:11de ce premier mois
13:13de la Biennale de Venise
13:15qui se terminera
13:15donc en novembre.
13:16Je rappelle que vous êtes
13:17directrice de la galerie
13:18Nathalie Obadia
13:19et vous avez également
13:20été l'autrice
13:21de la géopolitique
13:22de l'art contemporain,
13:23publiée aux éditions
13:24Le Cavalier Bleu.
13:25Merci beaucoup
13:26à vous toutes et tous
13:26de nous avoir suivis.
13:27C'était Arrêt Marché.
13:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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