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Mercredi 3 juin 2026, retrouvez Maxime Namysl (Directeur, Adequity, Société Générale CIB), Cédric Hebinger (Directeur AXA THEMA et distribution externe, Axa Wealth Management), Jean-François Fliti (Associé-fondateur, Allure Finance) et Marie Damourette (Directrice de l’ingénierie patrimoniale, Neuflize OBC) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:07Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine, Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne dans la
00:12compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change, en replay sur
00:24bsmart.fr et bien sûr vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:29Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec Patrimoine Thématique où nous reviendrons sur une question que
00:35beaucoup de couples devraient se poser.
00:37Comment lier crédit immobilier et régime matrimonial ? Ce sera une question que nous poserons à Marie Damourette, responsable de
00:44l'ingénierie patrimoniale de la banque Neuflise EBC.
00:47Marie Damourette qui nous expliquera notamment quels sont les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber. Ce sera donc
00:52la première partie de l'émission.
00:53Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine consacré aux produits structurés et aux stratégies de produits structurés, notamment
01:00de protection du capital face à la géopolitique.
01:04Nous en parlerons avec Jean-François Flitti, directeur associé de Allure Finance au sein du groupe Astoria, mais aussi avec
01:09Maxime Namis, le directeur d'Adéquity chez Société Générale CIB.
01:13Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, nous reviendrons sur les nouveaux défis de l'épargne et
01:19notamment les nouveaux défis auxquels font face les CGP.
01:21Nous en parlerons avec Cédric Ebbinger, le directeur d'Axatema et distribution externe. On revient tout de suite sur le
01:29plateau de Smart Patrimoine.
01:34Pourquoi est-ce qu'il est aussi important de regarder dans le détail son contrat de mariage lorsque l'on
01:39souscrit un crédit immobilier ?
01:41Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine Marie Damourette. Bonjour Marie.
01:45Bonjour Nicolas.
01:46Merci d'être avec nous. Vous êtes responsable de l'ingénierie patrimoniale de la banque Neuflise OBC.
01:51Alors, vous allez nous expliquer pourquoi est-ce qu'il est si fondamental de définir dans son contrat de mariage
01:56la notion de contribution aux charges du ménage.
01:59Pourquoi ? Parce que quand on souscrit un crédit immobilier, il peut y avoir des déséquilibres qui se créent sans
02:04qu'on en ait conscience.
02:05Peut-être un mot sur ce que veut dire la notion de contribution aux charges du ménage, Marie ?
02:12Bien sûr. Alors, c'est effectivement une notion qui est assez piégeante et dont on ne mesure pas tous les
02:17impacts.
02:18La notion de contribution aux charges du ménage, elle s'impose à tout couple marié, même en séparation de biens.
02:23Et on a aussi une notion qui ressemble beaucoup en matière de PAC, ce qui est l'aide matérielle.
02:27Donc, ça peut toucher les deux formes de couple.
02:29La contribution aux charges du ménage ou du mariage, on entend les deux versions, on comprend assez vite ce que
02:35ça peut recouvrir.
02:36Ça peut recouvrir les charges, les courses, l'éducation des enfants.
02:40Mais en fait, depuis quelques années, on inclut aussi des remboursements liés au crédit immobilier.
02:45Et c'est là où ça peut être piégeant et où les enjeux financiers peuvent être très lourds.
02:49Parce que quel est l'enjeu autour de ces charges du ménage dans le cadre d'un crédit immobilier ?
02:55On va prendre un exemple pour que vous puissiez comprendre l'impact.
02:58Si on a un couple marié en séparation de biens qui achète à 50-50 son logement...
03:02Donc, chacun est propriétaire de la moitié du logement ?
03:05Voilà, exactement. Au moment de l'acquisition, 50-50.
03:09Puis, les choses font que finalement, seul un des deux époux va rembourser le crédit.
03:13D'accord.
03:14S'il s'agit d'un remboursement de crédit pour le logement,
03:17eh bien là, les juges pourront considérer que ça rentre dans la contribution en charge du ménage.
03:21D'accord.
03:22Et donc, il n'aura pas droit à remboursement de cette sur-contribution.
03:26D'accord.
03:26Donc, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on imagine comme ça.
03:30D'autant qu'en fonction des configurations, on sera dans les contributions en charge du ménage ou pas.
03:36Donc, ça veut dire que si on a un couple qui achète à 50-50 en se disant au début
03:41que les deux vont rembourser,
03:42mais que finalement, un seul des deux rembourse le crédit en cas de séparation ou de divorce,
03:47celui ou celle qui a remboursé pour les deux ne peut pas obtenir réparation de ce qu'il a remboursé
03:52en trop, c'est ça ?
03:53Exactement.
03:54D'accord.
03:54C'est exactement ça.
03:55Et c'est vrai que c'est contre-intuitif.
03:56C'est quelque chose d'assez récent.
03:58C'est vraiment une notion jurisprudentielle qu'on voit depuis un peu plus de 10 ans.
04:02Mais auparavant, ça rentrait bien dans les créances qu'on aurait dû calculer entre les époux.
04:06Et c'est assez spécifique au bien de jouissance, donc résidence principale, résidence secondaire,
04:11et uniquement le remboursement du crédit.
04:13D'accord.
04:14Donc, il y a vraiment des nuances à avoir.
04:17Et c'est vrai que la qualification juridique peut être différente en fonction des situations.
04:20Et ça, pourquoi ? Parce que ça vient protéger celui ou celle qui a les revenus les moins élevés
04:25et qui n'a du coup pas pu rembourser, mais qui garde quand même la propriété du logement.
04:30C'est vrai que dans le droit fondamental lié au mariage, on nous dit que la contribution en charge du
04:35ménage,
04:36on doit en prendre la charge à hauteur de ses moyens.
04:38Vous savez, ça fait partie de ces petits articles du Code civil que le maire lit au moment de la
04:43célébration du mariage.
04:44Charge ensuite au juge de définir ce que ça veut dire dans le cas des comptes.
04:47Et c'est là où on a une nouveauté depuis un peu plus de 10 ans,
04:51puisque effectivement, les courses, etc., on comprend bien qu'on cotise pour le ménage
04:56et qu'on n'aura pas de remboursement.
04:57Mais sur un crédit immobilier, c'est nettement moins spontané.
05:01Donc c'est là où il faut avoir des nuances.
05:03Et si vous prenez le cas, par exemple, d'un achat à 50-50 logements, comme je l'évoquais tout
05:07à l'heure,
05:07et en parallèle, l'achat à 50-50 d'un investissement immobilier,
05:12eh bien l'appréciation ne sera pas du tout la même.
05:14D'accord.
05:14Dans un cas, on n'aura pas de remboursement.
05:16Dans l'autre, on pourra y prétendre.
05:18D'accord.
05:18Il faut faire très très attention à cela, puisqu'en fonction de la nature du bien,
05:22on n'aura pas la même qualification juridique.
05:25Et de la même manière, si à un moment donné, pour acheter le bien,
05:28il y a un des époux qui a fait un apport plus important que l'autre,
05:32souvent ça s'est tracé dans l'acte d'acquisition,
05:34là il peut obtenir le remboursement aussi.
05:36Donc parfois, on ne pense pas du tout que les résultats des comptes à la fin
05:41vont aboutir à telle ou telle solution.
05:43C'est ça qui est important de noter.
05:44Et donc il peut y avoir effectivement des déséquilibres.
05:46Donc attention à se dire l'un ou l'autre rembourse le prêt
05:50et l'un ou l'autre fait un investissement pour le couple,
05:53puisque le jour où il y a une séparation,
05:55pour le coup, chacun ne pourra pas récupérer sa mise de la même manière.
05:59Exactement, c'est ça.
05:59Donc il peut y avoir un déséquilibre qui se crée.
06:02Et c'est vrai que le contrat de mariage, on le rédige au moment où on se marie.
06:05On ne le rédise pas forcément au fur et à mesure du temps qui passe.
06:08Mais pour autant, la jurisprudence, elle a évolué.
06:09Donc les clauses de style de l'époque,
06:12qui ne permettent pas d'apprécier ces nuances-là,
06:14il faut les revoir aujourd'hui en fonction de ce qu'on désire.
06:17Comment on anticipe justement, en prenant en compte ce sujet juridique,
06:22de jurisprudence ?
06:22Est-ce qu'on peut éviter les mauvaises surprises de ce style ?
06:26Alors on peut tout à fait l'éviter en l'encadrant.
06:28En fait, on peut l'encadrer dans son contrat de mariage
06:31ou dans sa convention de paxe,
06:32puisqu'il y a vraiment les deux situations.
06:34Parce qu'est-ce qu'on a dit pour le mariage, ça vaut pour le paxe également ?
06:36Oui, les juges ont la même appréciation pour le paxe
06:38dans le cadre de la notion d'aide matérielle.
06:40Et ça ressemble beaucoup à la contribution en charge du mariage.
06:43Donc il faut être attentif de la même manière dans le cadre du paxe.
06:47Et donc la meilleure solution,
06:49c'est d'intégrer dans sa convention, dans son contrat de mariage,
06:52la façon dont on souhaite que les choses s'organisent.
06:54D'accord.
06:55Donc est-ce qu'on veut faire les comptes ?
06:57Ou pas ?
06:57Ça c'est assez subjectif, d'un couple à l'autre.
07:00On peut avoir des réponses différentes,
07:02mais en tout cas il faut avoir la réponse qui nous convient.
07:04Est-ce qu'on a envie tous les mois de regarder
07:05combien à dépenser pour le crédit immobilier,
07:08pour le reste des charges du ménage ou pas ?
07:10Et alors en fonction de cette réponse,
07:12il y a des manières de se protéger différentes ?
07:14Alors effectivement, on va rédiger différemment ce contrat de mariage
07:18et on va préciser ce qu'on veut inclure
07:20dans cette notion de contribution en charge du ménage.
07:22D'accord.
07:22Un exemple, un couple marié en séparation humain
07:26peut tout à fait vouloir acheter son logement 50-50
07:29et que ça reste tel quel,
07:30même s'il y a des variations de remboursement au fur et à mesure du mariage.
07:34Ça peut se concevoir.
07:35Bien sûr.
07:35Et un autre couple peut tout à fait dire
07:37« Non, nous on voudrait faire les comptes à la fin,
07:39puisque c'est comme un investissement,
07:40donc je voudrais récupérer la somme que j'ai mise. »
07:43Donc voilà, on peut avoir des configurations différentes
07:45et il faut le rédiger en fonction.
07:47Il faut le rédiger, c'est-à-dire qu'il faut marquer dès le début
07:51combien chacun, enfin en gros, si on fait les comptes
07:53ou si on ne fait pas les comptes,
07:54mais est-ce que ça suffit à contourner la jurisprudence
07:58le jour où il y a un problème
07:59et où on se pose la question de savoir
08:00si on peut obtenir remboursement du trop remboursé,
08:04par exemple, par rapport à l'autre ?
08:05Oui, exactement.
08:06En fait, c'est dans le contrat,
08:07on va indiquer ce qu'on veut mettre dans les contributions en charge du mariage.
08:10Est-ce qu'on veut inclure ou pas le remboursement d'un crédit pour le logement ?
08:12D'accord. Donc on peut le sortir, par exemple.
08:13On peut le sortir, tout à fait.
08:14Et à partir du moment où on le sort, ça veut dire qu'on peut se faire rembourser
08:16le jour où il y a un problème ?
08:17Là, on fera les comptes.
08:18Mais ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est qu'aujourd'hui,
08:19les clauses de style ont plutôt tendance à l'inclure.
08:22D'accord.
08:22Donc il faut faire attention à ce point-là.
08:25Il faut donc faire attention, effectivement, à ce point-là
08:28lorsque l'on souscrit un crédit immobilier
08:30et qu'on est marié, quel que soit le régime,
08:34communauté ou séparation de biens.
08:37Et alors ça, dernière question,
08:38on le rédige où ?
08:39Dans le contrat de mariage ?
08:40Dans le contrat de mariage.
08:41D'accord. Donc c'est au moment où on se marie
08:43et où on fait un contrat de mariage
08:44qu'on réfléchit au crédit immobilier futur
08:46qu'on va peut-être réaliser, c'est ça ?
08:48Idéalement, oui.
08:49Si le point n'a pas été vu,
08:50on peut toujours faire évoluer son contrat de mariage.
08:52C'est possible.
08:53Il faut demander au notaire de le faire.
08:55D'accord.
08:56Mais c'est tout à fait envisageable.
08:57Mais c'est vrai que c'est mieux de le réfléchir en amont
08:59et d'avoir peut-être une certaine logique
09:02dans le temps qui puisse s'appliquer.
09:04Et si jamais on a réalisé le crédit immobilier avant le mariage ?
09:08Vous pouvez aussi modifier le contrat
09:10et voir en fonction comment vous souhaitez
09:12que ce bien soit réparti au sein du couple.
09:16Et on a beaucoup de solutions en matière de contrat de mariage.
09:18Il faut simplement se pencher un peu sur le sujet.
09:20Voilà, être bien accompagnée
09:22et poser les questions à ses conseils, évidemment.
09:24Merci beaucoup Marie d'Amourette
09:26de nous avoir accompagnée dans la première partie de Smart Patrimoine.
09:28Je rappelle que vous êtes responsable
09:29de l'ingénierie patrimoniale de la banque Neuflis-OBC.
09:31Merci beaucoup.
09:32Merci.
09:33Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
09:39Et nous continuons avec Enjeu patrimoine.
09:41Nous allons regarder de très près
09:43le sujet de la protection des portefeuilles,
09:46notamment en matière de produits structurés
09:48face aux questionnements géopolitiques
09:50qui existent à l'heure actuelle.
09:51Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir
09:53sur le plateau de Smart Patrimoine, Jean-François Flitsy.
09:55Bonjour Jean-François.
09:56Bonjour Nicolas.
09:56Merci d'être avec nous.
09:57Vous êtes directeur associé d'Allure Finance
09:59au sein du groupe Astoria.
10:00Nous avons le plaisir d'accueillir également Maxime Namis.
10:02Bonjour Maxime.
10:03Bonjour.
10:03Directeur d'Adéquity chez Société Générale CIB.
10:06Bon messieurs, c'est un rendez-vous qu'on a régulièrement
10:08pour commenter d'un côté l'impact de la géopolitique
10:11sur nos économies
10:12et de savoir comment traduire ça ensuite
10:13dans les questionnements qu'on peut avoir
10:14vis-à-vis d'investissements en produits structurés.
10:16Aujourd'hui, on va parler de protection des portefeuilles
10:18avec vous Maxime.
10:19Mais juste avant, Jean-François, on a déjà analysé ensemble
10:24l'impact de la géopolitique sur nos économies
10:28et ensuite tenté de traduire ça en décision d'investissement.
10:32Aujourd'hui, dans la lignée des discussions
10:33qu'on a eues précédemment,
10:35est-ce que vous voyez confirmation
10:36de ce que vous pressentiez
10:37lors de nos précédentes discussions ?
10:39Tout à fait.
10:40Tout à fait Nicolas.
10:42La géopolitique a une influence majeure
10:44sur la macroéconomie
10:45et donc sur les économies occidentales notamment.
10:50Trois exemples.
10:52L'influence de ce qui se passe
10:55entre la Russie et l'Ukraine,
10:56l'influence des conflits commerciaux
10:58entre les États-Unis et l'Asie,
11:00la Chine notamment.
11:02Et puis, bien sûr, le Moyen-Orient
11:03avec le conflit irano-américain,
11:06le blocage du détroit d'Hormuz
11:08qui dure maintenant depuis de longs mois.
11:10Et comme je l'évoquais
11:12lors de nos dernières émissions,
11:14là où la vraie question était la durée du conflit,
11:17ce conflit qui s'enlise,
11:18le détroit d'Hormuz qui est toujours bloqué,
11:2020% des exportations de pétrole
11:23qui passent par le détroit d'Hormuz.
11:25Le pétrole qui flambe,
11:26il a passé les 100 dollars à un moment
11:29même s'il est légèrement en repli.
11:32Et puis, bien sûr,
11:33l'influence sur nos économies,
11:35notamment sur la France.
11:36Nous sommes aujourd'hui
11:37au bord de la récession économique.
11:40Nous étions en stagflation.
11:41En France.
11:42Nous étions en stagflation.
11:43Nous sommes au bord de la récession.
11:46Ça, c'est un premier indicateur majeur.
11:49En lien avec les événements géopolitiques,
11:51on peut faire un lien direct ?
11:52Oui, bien sûr.
11:53Tout est interconnecté.
11:55Nos économies aujourd'hui,
11:56la mondialisation de nos économies,
11:58fait que les conséquences
12:01ne sont pas immédiates,
12:02mais elles sont médiates,
12:03c'est-à-dire qu'elles ont une influence
12:05sur les acteurs économiques,
12:07qu'ils soient entreprises
12:08ou qu'ils soient particuliers.
12:11Et on peut citer trois indicateurs.
12:13Cette entrée,
12:15ce bord de la récession qu'on qualifie,
12:17génère un repli de l'investissement.
12:20La hausse des matières premières,
12:21la hausse du pétrole,
12:22la hausse du gaz,
12:23génère une hausse de l'inflation.
12:25La hausse de l'inflation
12:26induit une hausse des taux.
12:27La Banque Centrale Européenne
12:29est sur le point de remonter ses taux.
12:32Ça nous l'a bien fait comprendre.
12:33Quoi qu'il arrive,
12:34elle remontera ses taux.
12:35Bien sûr.
12:35En tout cas,
12:35pour sa prochaine réunion de politique monétaire.
12:37Bien sûr.
12:37Elle est gardienne de l'inflation.
12:40Aux États-Unis,
12:41là où on pensait qu'il y aurait des baisses de taux,
12:43il n'y a plus de baisses de taux envisagées.
12:45Donc, on est plutôt sur une politique monétaire
12:49très relativement stricte.
12:51Et donc, tout cela, bien sûr,
12:53induit un investissement des entreprises
12:56qui se dégrade,
12:58un emploi qui commence à se dégrader.
13:00Et puis, on peut ajouter d'autres phénomènes.
13:02On peut ajouter le phénomène
13:03de l'intelligence artificielle.
13:05Donc, l'intelligence artificielle
13:07qui commence à avoir un fort impact
13:09sur le chômage,
13:11sur le chômage des jeunes,
13:12soit sur l'entrée des jeunes,
13:14soit tout simplement sur le chômage de façon générale.
13:17Alors, aux États-Unis,
13:18notamment,
13:19où les matelas sociaux sont bien moins importants
13:22qu'en Europe et qu'en France en particulier,
13:24eh bien,
13:25on s'aperçoit que les dégradations sont beaucoup plus rapides.
13:28en Europe et en France,
13:31le chômage monte,
13:33le taux d'épargne remonte,
13:36c'est-à-dire que c'est la consommation qui freine.
13:39Or, l'investissement,
13:41il faut savoir que l'investissement de demain,
13:43c'est la consommation d'après-demain
13:46et c'est l'emploi après.
13:48Donc, tout est lié.
13:50Donc, d'un côté, la géopolitique
13:51et de l'autre,
13:52l'impact de l'intelligence artificielle.
13:54Alors là, on ne parle pas de valorisation en bourse,
13:56on parle de l'impact concret économique
13:58au sein des entreprises
13:59et notamment vis-à-vis des recrutements
14:01ou du maintien en emploi
14:03d'un certain nombre de personnes,
14:04c'est ça ?
14:04C'est exactement cela.
14:06Il y a d'excellents ouvrages
14:07qui ont été rédigés sur cette thématique.
14:10Il y a des thèses
14:12dont le public commence à avoir lecture
14:16et effectivement qui démontrent
14:18que ces nouveaux phénomènes
14:21d'intelligence artificielle
14:22sont en train d'être une lame de fond
14:25sur la transformation de nos économies
14:28et qu'elles vont toucher
14:31avec une durée à court terme
14:34l'emploi d'abord.
14:37Alors bien sûr, il y aura transition,
14:38bien sûr, comme Schumpeter le disait,
14:40La destruction créatrice ?
14:42Exactement.
14:44Mais de l'autre côté,
14:46l'adaptabilité va être compliquée pour certains.
14:50Deux questions en une.
14:52Un, les marchés sont-ils trop hauts
14:54dans le contexte que vous nous évoquez
14:56qui n'est pas forcément toujours réjouissant
14:58pour l'investisseur.
14:59Et deux, qu'est-ce qu'on fait
15:00si on pense que les marchés sont trop hauts ?
15:03Alors...
15:04Ce sera une question pour vous aussi, Maxime, après.
15:06Les valorisations sont élevées
15:08et on le voit notamment
15:10liées aux valeurs technologiques,
15:13notamment liées aux valeurs américaines,
15:15qui permettent de sous-tendre, entre guillemets,
15:19ces valorisations.
15:22Les résultats, les perspectives de résultats
15:24dans la tech sont toujours très élevées.
15:27Maintenant, les autres indicateurs
15:29ne sont pas très bons.
15:31La visibilité manque.
15:32Et pour revenir à la géopolitique,
15:36tous ces contextes sur les différents continents
15:40ne nous aident pas à avoir une visibilité
15:42et un espoir à court terme.
15:46Qu'est-ce qu'on fait, Maxime,
15:48quand on pense que les marchés sont trop hauts
15:51mais qu'on a quand même envie d'investir
15:53pour préparer le court, le moyen, le long terme ?
15:57Certains nous parlent de liquidité,
16:00de garder des liquidités.
16:01Vous, vous nous dites qu'il existe des solutions
16:03pour protéger les portefeuilles.
16:04Oui, alors, déjà, c'est vrai que traditionnellement,
16:07les produits structurés, on les connaît
16:08comme étant indexés au marché actions.
16:11Oui.
16:11Donc, surtout des indices actions.
16:13Donc, quand on parlait de marchés hauts,
16:15je reprécise, mais on parlait des marchés actions
16:18qui sont hauts.
16:18Oui, bien sûr.
16:19Et en lien avec les valeurs technologiques
16:21qui portent les marchés.
16:22Exactement.
16:23Maintenant, le produit structuré s'est beaucoup développé
16:25ces dernières années.
16:27Et il faut rappeler aussi
16:28qu'on n'est pas seulement indexé à des actions,
16:30on peut être indexé à différentes classes d'actifs,
16:32à d'autres classes d'actifs.
16:33On peut être indexé, par exemple,
16:35à des taux d'intérêt.
16:36On peut être indexé à des spreads souverains
16:38comme l'OAT, comme le BTP
16:40ou comme le taux de l'Union Européenne.
16:42On peut être indexé aussi
16:44à des événements de crédit.
16:46Maintenant qu'on a dit ça,
16:48est-ce que pour se protéger
16:50ou si on veut quand même investir,
16:52on ne va pas aller chercher quelque chose
16:53qui, selon nous, a peut-être
16:55un meilleur point d'entrée que l'action ?
16:56C'est une vraie question qu'il faut se poser.
16:59Typiquement, on a beaucoup de produits,
17:00en fait, ces dernières années qu'on connaît,
17:02où on s'est indexé soit à des taux d'intérêt
17:05courts ou long terme,
17:06par exemple, le taux d'intérêt long terme,
17:07le CMS disons,
17:08ou par exemple, le taux d'intérêt court terme,
17:09le rebord.
17:10Soit des sprites souverains.
17:12D'accord.
17:13Ces taux-là, pour le coup,
17:14ils sont sur quand même des points hauts historiquement.
17:16On est par exemple, le CMS disant,
17:18alors le point le plus haut,
17:19c'était en octobre 2023,
17:20on était à 3,40.
17:21On n'en est pas si loin,
17:22aujourd'hui on est à 3.
17:23Donc c'est un point qui est très haut.
17:25C'est des produits qui, majoritairement,
17:28donc, vont être remboursés
17:29ou payés un rendement
17:30si justement ce taux-là baisse.
17:32Et je fais un parallèle
17:33avec ce que disait Jean-François.
17:35En fait, dans un contexte récessionniste,
17:37si effectivement on arrive à une récession
17:39et qu'on a une crainte de récession,
17:40ce produit, il peut avoir un intérêt.
17:42Je ne peux pas me prononcer
17:43pour ce qui va se passer dans le futur,
17:45mais historiquement,
17:45quand on regarde les grandes récessions,
17:47on regarde la crise Internet,
17:49on regarde 2008,
17:51eh bien, qu'est-ce qui s'est passé ?
17:52Ça s'est accompagné d'une baisse des taux.
17:54Assez général.
17:55Donc si on dit qu'on a une crainte d'inflation
17:57et qu'on a un portefeuille action,
17:59ajouter ce type de produit
18:01où on va aller sur le point haut des taux,
18:02ça peut être une forme de protection.
18:04D'accord.
18:05Vous voyez, en fait, en général,
18:07parce que le sous-jacent va baisser.
18:08Exactement, parce que le sous-jacent va baisser.
18:09Le produit va s'apprécier.
18:10On va sûrement récupérer le capital
18:12et on va sûrement récupérer le coupon.
18:14Voilà, dans ces cas-là,
18:15si ce scénario se réalise.
18:16Et ça nous permettra, justement, de réinvestir.
18:19Parce qu'en général,
18:20les deux sont assez bien associés
18:22à un portefeuille écouti.
18:23Parce que les portefeuilles actions,
18:25finalement, peut-être vont se comporter
18:26un peu moins bien aussi
18:27pendant ces périodes-là.
18:28Donc la stratégie,
18:29c'est de regarder les mécanismes
18:31sur les marchés
18:32qu'on a pu constater
18:33sur les deux dernières crises, par exemple,
18:35et de se dire que
18:36si on veut anticiper
18:37les mêmes mouvements,
18:39on a des produits structurés
18:39qui existent.
18:40Exactement.
18:41Et ça, ça suffit à protéger
18:42ou il y a quand même un...
18:43On peut pousser un peu plus.
18:44C'est dans un certain contexte.
18:45C'est dans un certain contexte, effectivement.
18:47En fait, je voulais commencer par ça.
18:48Mon second point,
18:50c'est de dire,
18:51regardons l'allocation globale.
18:52Si on est majoritairement indexé actions,
18:54on a peut-être intérêt
18:55à aller chercher
18:56d'autres classes d'actifs
18:57au travers du produit structuré.
18:57Pour décorréler.
18:58Exactement, pour décorréler.
18:59C'est vraiment l'idée.
19:00Toujours la diversification
19:01qui est une règle de base
19:03de la gestion de patrimoine.
19:05Après, le dernier point,
19:06je pense qu'il faut évoquer,
19:08c'est que si les anticipations
19:09d'inflation continuent
19:11à être élevées,
19:12et elles le sont aujourd'hui
19:13sur 2026 et 2027,
19:15la hausse des taux risque
19:17de continuer,
19:18en tout cas à court terme.
19:19Mais il n'y a pas que cela.
19:20Il y a également
19:21l'endettement des États,
19:22l'endettement des ménages
19:23aux États-Unis,
19:25en Allemagne,
19:26les dettes pour se réarmer,
19:28les emprunts pour se réarmer,
19:30mondialement,
19:31tout cela dans des économies
19:34qui sont déjà relativement exsangues
19:37et avec un emploi
19:38qui risque de baisser.
19:39Donc, ça veut dire
19:40moins de recettes budgétaires,
19:41moins de recettes budgétaires
19:42égale plus de déficits,
19:43plus de déficits
19:44égale des taux
19:45qui risquent de monter.
19:46Justement,
19:47ce que nous dit effectivement
19:48Jean-François Fetty,
19:49c'est que là, à court terme,
19:49on s'attend plutôt
19:50à avoir les taux montés.
19:51Alors là, vous nous dites
19:52que, si on parle de taux obligataires,
19:54vous nous dites qu'effectivement,
19:55un moyen de se protéger,
19:56c'est d'aller avec des produits
19:58structurés sur ces taux hauts
19:59en se disant qu'en cas de crise,
20:01ça chuterait.
20:01Mais pour l'instant,
20:02la tendance est plutôt
20:02à avoir des taux qui montent.
20:03Oui, alors effectivement,
20:04c'est une très bonne remarque.
20:06Mais il faut garder quand même
20:06en tête quelque chose
20:07qui est essentiel
20:08dans le produit structuré.
20:09Ce sont quand même des produits
20:10qui sont construits
20:10pour des horizons long terme.
20:12D'accord.
20:12avec des maturités maximales
20:14de 10 à 12 ans.
20:15L'autre point que je veux...
20:16Alors, pardon, là-dessus,
20:17important,
20:18quand on est dans des contextes
20:20volatiles
20:21et où on a du mal
20:22à comprendre un petit peu
20:24de quoi sera fait demain,
20:24est-ce qu'il vaut mieux
20:25aller sur du long terme,
20:26justement,
20:26ou sur du très court terme ?
20:28En fait,
20:29moi, mon conseil,
20:30effectivement,
20:30c'est plus d'aller sur du long terme.
20:32D'accord.
20:32La raison, elle est simple,
20:33c'est aujourd'hui,
20:34dans le produit structuré,
20:34si vous allongez la maturité,
20:36ça vous permet
20:37d'améliorer les conditions.
20:39Et en fait,
20:39on parlait des mécanismes potentiels
20:41qui peuvent nous permettre
20:42de naviguer
20:42dans ces marchés
20:43qui sont volatiles.
20:44Ça, c'est certain,
20:44ils vont être volatiles.
20:46Eh bien, en fait,
20:47moi, nous,
20:47ce qu'on recommande,
20:48c'est de jouer
20:49la sécurité aujourd'hui,
20:51de ne pas aller chercher
20:51forcément des rendements
20:52qui sont extravagants
20:53et de dépenser
20:54dans des mécanismes sécuritaires.
20:56Et une manière aussi
20:57d'avoir de la ressource
20:58pour dépenser
20:58dans les mécanismes sécuritaires,
21:00c'est d'allonger un peu la durée.
21:02Voilà.
21:02Et donc,
21:03c'est quoi ces mécanismes sécuritaires ?
21:04Que ça soit sur la marche d'action
21:06ou sur les marchés taux,
21:07ça va être, par exemple,
21:08des barrières de tombée
21:10des coupons
21:10qui vont être
21:11très confortables.
21:13Voilà.
21:13Donc, sur les taux,
21:13on va essayer d'avoir
21:14des barrières très élevées
21:15avec des coupons
21:17qui vont être autour de 6-7.
21:18Voilà.
21:18Et sur l'équity,
21:19on va essayer,
21:20enfin, sur les actions,
21:21on va essayer
21:21de payer des coupons
21:23même en cas de baisse
21:24de moins 20,
21:24moins 25% sur les marchés.
21:26Ça, ce sont des mécanismes sécuritaires
21:27qu'on recommande aujourd'hui
21:29vraiment dans un contexte
21:30qui paraît incertain.
21:31Il y a aussi un autre point
21:32sur lequel,
21:33je voudrais insister,
21:35prudence aussi
21:36sur la concentration
21:37sur certains actifs.
21:39On peut être tenté,
21:41parfois,
21:41pour générer
21:42les mêmes rendements
21:43qu'auparavant,
21:44de trop se concentrer
21:46sur une action
21:47ou sur un secteur.
21:48D'accord.
21:48Dans un contexte,
21:49si on a des craintes
21:50de volatilité
21:51dans les prochaines années...
21:53On évite d'aller
21:54sur une seule action.
21:54Exactement.
21:55D'accord.
21:55Ou sur un seul secteur.
21:56Exactement.
21:56Nous, ce qu'on va vraiment
21:57recommander,
21:58c'est de se diversifier.
22:00Voilà.
22:00Alors, après,
22:01on peut faire des produits
22:02structurés avec plusieurs secteurs.
22:03C'est plutôt comme ça aussi
22:03qu'on peut le faire.
22:04Mais si on a un seul
22:06produit structuré
22:07à proposer,
22:07eh bien là,
22:08on va vous recommander
22:09une diversification
22:10au sein du sous-jacent
22:11pour limiter,
22:12justement,
22:13les risques extrêmes
22:14de baisse.
22:14Parce qu'on ne sait pas
22:16quel secteur sera perdant,
22:18vraiment,
22:18ou quel secteur sera perdant,
22:20gagnant,
22:20pardon,
22:21dans 5 ou 10 ans.
22:22Ça, c'est très difficile
22:22à prévoir.
22:23Par contre,
22:24sur le court terme,
22:26si on travaille
22:27sur la hausse des taux,
22:28il faut savoir
22:28que certains secteurs
22:29comme la banque
22:30et l'assurance
22:31sont des secteurs
22:32qui, traditionnellement,
22:35peuvent avoir
22:35une amélioration
22:38de leur performance
22:38parce qu'avec des taux
22:42qui montent,
22:42leur marge monte.
22:44D'une part,
22:45l'intelligence artificielle
22:46va générer également
22:47des économies
22:48et donc,
22:49il y a tout un tas
22:50de raisons
22:51pour lesquelles
22:52ces deux secteurs,
22:52notamment,
22:53mais pas que,
22:53bien sûr,
22:54peuvent être des secteurs
22:55à privilégier.
22:56Mais je partage totalement
22:58ton avis
22:58pour dire que,
23:00effectivement,
23:00la diversification,
23:01avant tout.
23:02Diversification,
23:03diversification,
23:04décorrélation,
23:04on s'arrêtera là-dessus.
23:06Merci beaucoup,
23:06Jean-François Fittier.
23:07Merci,
23:08Maxime Namis.
23:08Et quant à nous,
23:09on se retrouve tout de suite
23:10dans L'œil de l'expert.
23:16Et pour finir cette émission,
23:17L'œil de l'expert,
23:18où nous allons revenir
23:18sur les nouveaux défis
23:20auxquels fait face
23:21le secteur de la gestion
23:22de patrimoine.
23:22Pour en parler,
23:23nous avons le plaisir
23:24d'accueillir sur le plateau
23:25de Smart Patrimoine
23:25Cédric Hébinger.
23:27Bonjour, Cédric.
23:27Bonjour, Nicolas.
23:28Merci d'être avec nous.
23:29Vous êtes directeur
23:29d'AXA Théma,
23:30mais aussi de la distribution
23:31externe chez AXA
23:32Wealth Management.
23:33Et on va commencer
23:34tout de suite
23:34avec une question
23:34sur le comportement
23:35des investisseurs
23:37ou en tout cas
23:37des épargnants.
23:38On voit que l'assurance-vie
23:39voit ses encours progresser
23:40de 6,5%
23:41sur un an en 2025.
23:43Qu'est-ce que ça nous dit
23:44du comportement
23:45des épargnants
23:46dans ce contexte,
23:48dans le contexte
23:49qu'on connaît actuellement,
23:50dans ce contexte
23:51d'incertitude,
23:51si je peux le qualifier ainsi ?
23:53Alors, effectivement,
23:54année 2025 record,
23:55mais 2026 également.
23:57C'est record après record.
23:58Le mois de mars
23:58a encore été
23:59un mois exceptionnel
24:00pour l'assurance-vie.
24:01D'accord.
24:02Le taux d'épargne
24:03en France est élevé,
24:05plus de 18%.
24:07En moyenne,
24:07c'est plutôt autour
24:08de 14-15%.
24:09Et le seul moment
24:10où il a été supérieur
24:10à ce qu'on vit actuellement,
24:11c'était la période Covid
24:12et nous étions confinés.
24:14D'accord.
24:15Alors, en période,
24:16effectivement,
24:16d'incertitude,
24:18de contexte politique,
24:19géopolitique,
24:20inflation,
24:22inquiétude
24:22sur le pouvoir d'achat,
24:23les Français
24:24ont un comportement
24:25prudent,
24:26ils épargnent.
24:27Ils épargnent
24:27notamment
24:28sur l'assurance-vie.
24:30Dans un premier temps,
24:31la recherche,
24:32c'est la constitution
24:33d'un capital
24:34et la préservation
24:35de ce capital.
24:36Mais depuis
24:37quelques mois
24:39ou années,
24:39on constate
24:41un changement
24:42un petit peu
24:43dans le comportement
24:44puisqu'ils vont aller
24:46chercher davantage
24:47de rendement.
24:47Ils vont chercher
24:48plus de rendement.
24:49D'accord.
24:49La volonté,
24:49c'est d'aller chercher
24:50plus de rendement.
24:51Alors, on constate
24:52depuis quelques mois
24:53le retour en force
24:55du fonds en euros
24:56qui devient effectivement,
24:57qui redevient plus attractif
24:58dans un environnement.
24:59Qui propose un peu plus
24:59de rendement.
25:00Exactement,
25:00c'est du rendement.
25:02avec de la sécurité.
25:03Mais ce que l'on constate
25:04aussi,
25:05c'est également
25:06davantage d'investissement
25:07vers les unités de compte
25:08et les produits diversifiés.
25:11Et l'assurance-vie
25:12le permet
25:13avec davantage
25:14effectivement de flexibilité
25:15permettant d'aller chercher
25:16une multitude de supports
25:17à l'intérieur des contrats.
25:17Ça veut dire qu'on n'est pas
25:18sur de l'épargne de précaution.
25:19On est sur de l'investissement
25:20à moyen et long terme
25:21pour le coup.
25:22Alors, il y a de l'épargne de précaution
25:23au travers notamment
25:25de l'actif en euros
25:27mais également effectivement
25:29des logiques de préparation
25:30à la retraite,
25:31de financement de projets
25:32et donc d'avoir des contrats
25:33d'assurance-vie
25:34qui permettent de faire tout ça
25:35et donc d'aller chercher
25:36dans ce cadre-là
25:37davantage de rendement.
25:38L'assurance-vie
25:39est également très souvent citée
25:41pour ses vertus
25:41en matière de transmission
25:43de patrimoine
25:43et de succession
25:44ont fait face
25:46à ce qu'on appelle
25:46la grande transmission à venir.
25:48Il y a plusieurs études
25:49sur le sujet
25:49mais j'ai pris ce chiffre-là.
25:519 000 milliards d'euros
25:52qui vont être transmis
25:52dans les 15 prochaines années.
25:54Comment est-ce qu'on accompagne
25:55les épargnants sur le sujet ?
25:56Alors effectivement,
25:57la grande transmission
25:58s'oriente vers un mouvement massif
26:00de transfert de capital,
26:02de transfert de richesse,
26:03probablement le plus grand
26:04dans l'histoire française.
26:09Il y a en premier temps
26:11effectivement un transfert
26:12entre la richesse
26:13ou les richesses
26:14qui ont été accumulées
26:15par les générations précédentes
26:17vers effectivement
26:18les générations futures
26:20avec un objectif
26:21de préparer
26:23cette transmission,
26:25de financer,
26:26de préparer également
26:27des projets.
26:28Donc comment ça s'accompagne ?
26:30Alors les conseillers,
26:31les professionnels
26:32de la gestion de patrimoine
26:33vont pouvoir tout d'abord
26:34l'accompagner
26:35en l'anticipant.
26:36Souvent la transmission
26:37elle est plutôt subie
26:39ou elle intervient tardivement.
26:41Donc on déclenche
26:41la discussion.
26:42On déclenche la discussion,
26:44on fait preuve effectivement
26:45de pédagogie,
26:45on fait un bilan
26:46et une approche globale
26:48des clients.
26:50Donc une approche
26:50et un bilan familial,
26:53patrimonial, fiscal
26:54pour ensuite pouvoir proposer
26:56des outils adaptés
26:58aux objectifs des clients.
27:01Donc l'assurance vie
27:02est une pierre
27:03effectivement angulaire
27:04par la flexibilité
27:05qui est offerte
27:06et puis le cadre fiscal.
27:07Mais il y a bien
27:08d'autres objets.
27:09on peut effectivement
27:10parler de donations,
27:12de démembrements,
27:14de préparation
27:15à la retraite
27:16et donc de se coller
27:17au plus près
27:18des ambitions
27:19et des souhaits
27:20des clients.
27:21Donc c'est beaucoup
27:21de pédagogie
27:22et de la préparer
27:23le plus en amont possible
27:25cette transmission.
27:26Rapidement,
27:27qu'est-ce que ça change
27:28pour un acteur
27:29comme AXA Théma,
27:30ces nouveaux questionnements,
27:32ces nouveaux enjeux
27:33en matière de gestion
27:34de patrimoine ?
27:35Alors ça change,
27:36j'ai envie de dire,
27:37pas grand-chose
27:37et si ce n'est effectivement
27:38une masse de capitaux
27:41à placer
27:42dans les années à venir.
27:43AXA Théma,
27:44c'est 30 ans de présence,
27:46c'est 30 ans de confiance
27:47et d'expertise
27:48auprès des conseillers
27:49en gestion de patrimoine
27:49et des courtiers.
27:50Ce qui nous donne
27:51effectivement une légitimité
27:52sur ce marché
27:53et comment est-ce
27:54qu'on se prépare,
27:55comment est-ce qu'on a construit
27:56ces 30 ans-là ?
27:57C'est au travers
27:58de quatre piliers.
28:00D'accord.
28:00Le premier pilier,
28:02c'est effectivement
28:02l'offre patrimoniale
28:04globale et diversifiée.
28:05L'ambition,
28:06c'est de pouvoir proposer
28:07à nos partenaires CGP
28:12des solutions
28:13permettant de couvrir
28:14l'ensemble du spectre
28:15patrimonial de leurs clients.
28:16C'est l'assurance-vie,
28:17évidemment,
28:18française et luxembourgeoise.
28:20C'est également
28:20l'épargne financière
28:22et le crédit patrimonial
28:24pour couvrir à la fois
28:24l'actif et le passif.
28:26Ça, c'était le premier pilier ?
28:27Ça, c'est le premier pilier.
28:27Alors, les trois autres,
28:28rapidement ?
28:28Les trois autres,
28:30rapidement,
28:30c'est la proximité
28:31avec des équipes
28:32d'inspecteurs
28:35présents sur l'ensemble
28:36du territoire
28:36avec un middle office
28:37permettant d'accompagner
28:38nos partenaires
28:39et leur développement
28:40au quotidien.
28:41Le troisième pilier,
28:42c'est la qualité de service.
28:43D'accord.
28:43Celle-ci,
28:44elle est absolument
28:44essentielle et primordiale,
28:46surtout dans un niveau
28:47de concurrence forte.
28:49C'est un élément
28:49de différenciation majeure.
28:51Et le quatrième pilier,
28:52c'est le digital,
28:54l'outil,
28:54avec AXA Wealth Digital,
28:56qui est un outil
28:56dans lequel on a
28:58effectivement mis
28:59beaucoup l'accent
29:00et qu'on développe
29:01régulièrement
29:02pour accompagner
29:03nos CGP,
29:04pour leur donner
29:04plus de temps
29:05pour leurs clients
29:06et le conseil.
29:06Merci beaucoup,
29:07Cédric Emerger,
29:08de nous avoir accompagnés
29:09dans Smart Patrimoine.
29:10Merci également à vous
29:10de nous avoir suivis.
29:11Je vous dis à très vite
29:12sur Bsmart4Change.
29:23Bsmart4Change
29:24à la fin.
29:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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