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  • il y a 15 heures
Mercredi 20 mai 2026, retrouvez Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France), Alain Krief (Responsable de la gestion obligataire, Edmond de Rothschild AM) et Gustavo Horenstein (Responsable Recherche Macro et Allocation d'Actifs, Dorval AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir autour de la table pour discuter de la situation des marchés.
00:14Laurent Martin est à nos côtés, trésorier à la direction administrative et financière de CI BTP France.
00:19Bonsoir Laurent.
00:20Bonsoir Guillaume.
00:20Gustavo Orenstein nous accompagne, le responsable de la recherche et de l'allocation d'actifs de Dorval Asset Management.
00:25Bonsoir Gustavo.
00:26Bonsoir.
00:27Et ravi d'accueillir également autour de ce plateau Alain Crief, le responsable Fixed Income d'Edmond Rothschild Asset Management.
00:33Bonsoir et bienvenue Alain.
00:34Bonsoir Guillaume.
00:35Parole au responsable obligataire que vous êtes Alain pour bien comprendre.
00:39Alors au-delà de la légère détente qu'on peut observer aujourd'hui sur les taux longs souverains notamment,
00:46l'idée de bien comprendre ce qui s'est passé ces derniers jours, ces dernières séances avec des mouvements obligataires
00:51importants,
00:52notamment sur les parties longues de la courbe.
00:55La question étant, est-ce qu'on est encore en contrôle de ces parties longues ?
00:59Est-ce qu'il y a des mécanismes qui permettent d'auto-réguler un peu le marché ?
01:03Ou est-ce qu'il y a vraiment un risque de rupture à un certain niveau avec des phénomènes non
01:08linéaires qui pourraient se produire,
01:10des phénomènes d'accélération de marché qui compliqueraient encore un peu plus la situation ?
01:16Il a toujours été très difficile de contrôler les taux longs, ça c'est clair, de la part des banques
01:21centrales qui contrôlent vraiment les taux courts.
01:23Et justement la façon, j'allais dire, de gérer les taux courts est déjà assez difficile.
01:30Ensuite les taux longs, j'allais dire, ont réagi dans un deuxième temps.
01:33Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui.
01:34C'est-à-dire qu'on avait vu dans un premier temps, bien sûr, les taux courts réagir à l
01:39'inflation.
01:40C'est ça.
01:41On va vraiment lier en ce moment le niveau du pétrole auto, clairement.
01:46Mais au niveau de la courbe, on a complètement repricé, complètement enlevé les anticipations forcément de baisse des taux,
01:54que ce soit BCE, ça fait un moment, et que ce soit maintenant côté Fed.
01:58Ça c'était pour les taux courts.
02:01Deuxième phase, aujourd'hui, on a donc réaplatit la courbe significativement.
02:06Ça c'est la première séquence.
02:07Ça c'était la première séquence.
02:08Et depuis quelques jours, on voit quoi ?
02:10On voit une repentification de la courbe des taux, avec un risque forcément sur le long terme.
02:17C'est quoi le message derrière ce mouvement de repentification-là ?
02:20Alors le message, c'est déjà, j'allais dire, peut-être une stabilisation notamment des taux courts,
02:25parce qu'à un moment donné, l'anticipation est déjà assez forte.
02:28Je vous rappelle, trois hausses des taux pour la BCE, et aujourd'hui, fin d'année 2026, début 2026,
02:33c'est déjà une hausse des taux de la part de la Fed.
02:35Les anticipations, le marché a déjà bougé là-dessus sur les taux courts.
02:39Ensuite, il y a les primes de termes qui se reconstituent.
02:41Il y a le fait que, comment on va revenir à la normale ?
02:43Il y a le côté fiscal aussi, qui peut impacter aussi forcément les taux longs,
02:48et donc une maîtrise clairement moins évidente des taux longs.
02:52Donc, selon nous, en tout cas, chez le monde de routine asset management,
02:55on est quand même relativement confiants.
02:57Alors, le timing est très difficile sur les taux courts.
03:00On peut se dire qu'on anticipait une, puis deux, puis trois hausses de taux sur la BCE.
03:06On peut tout à fait revenir sur plutôt deux, plutôt une, etc.
03:09Donc ça, ça peut bouger.
03:10Donc les taux courts peuvent réagir.
03:12Je pense qu'on est allé assez loin aujourd'hui.
03:15Bien sûr, ça va dépendre de l'actualité.
03:16Ce qui est des taux longs, ça va être quand même plus difficile à revenir.
03:22J'allais dire, si jamais on avait des inquiétudes sur la croissance,
03:26les taux longs devraient revenir.
03:28Si la croissance tient, s'il y a de l'inflation, les taux longs devraient remonter.
03:31Donc, pour moi, c'est aussi plus difficile, en tout cas, clairement, à maintenir.
03:37C'est la question de la résilience ou non de la croissance économique,
03:41dans un second temps, qui définira, j'allais dire, le futur des parties longues de courbe.
03:46Tout à fait.
03:46Et puis aussi, le niveau d'inflation, est-ce qu'il va s'ancrer un peu plus haut, de façon
03:50générale ?
03:51Bon, ça va driver les taux courts, mais ça peut driver aussi un minimum les taux longs.
03:56Oui.
03:57Gustavo, comment vous analysez, vous aussi, cette séquence ?
04:00Et encore une fois, est-ce que ce mouvement de repentification,
04:03est-ce qu'il a encore du vent dans les voiles ?
04:05Est-ce qu'il peut aller encore beaucoup plus loin ?
04:07C'est vrai qu'on casse des niveaux assez symboliques, qui marquent les esprits,
04:11des niveaux sur des parties longues de courbe qu'on n'a pas vues depuis 20 ans,
04:15ou qu'on n'a quasiment pas vues depuis encore plus longtemps que ça sur certains marchés,
04:19je pense au Japon, mais on est déjà à plus de 5% sur du 10 ans britannique,
04:23avec les spécificités locales, et plus de 5%, 5,20, même hier, quasiment, sur le 30 ans américain,
04:30quand on pensait que déjà la limite de 5 était une résistance importante.
04:36Oui, effectivement, on s'en rappelle déjà qu'il n'y a pas de limite, rien n'est vraiment marqué
04:39dans le marbre.
04:39Après, la psychologie et tout, évidemment, on s'encle les chiffres,
04:42ou même des niveaux historiques, ou des choses comme ça, mais il n'y a pas de...
04:48C'est la psychologie, je respecte la psychologie, c'est puissante, mais...
04:51Ça se replace dans un contexte ?
04:52Il faut voir le contexte.
04:53D'abord, sur la dynamique des taux, il y a la question d'abord du pétrole et des droits d
04:59'hormouze,
04:59avec la variable clé de la durée de la fermeture.
05:02Ça, c'est la variable X qui est un peu dans tous les modèles,
05:06et évidemment, c'est extrêmement difficile de dire quoi que ce soit, ça a été rappelé.
05:12Tout cela dépend beaucoup du gouvernement américain, de Trump, des tweets,
05:17et donc place tous les investisseurs dans une sorte de...
05:22un petit peu comme un lapin dans les phares,
05:24parce que c'est très difficile de prendre une grande décision,
05:26avec l'impression que demain, il va dire autre chose,
05:30le marché va partir complètement dans l'autre sens.
05:31Ce n'est pas le moment des grandes manœuvres sur le plan de l'investissement,
05:34de la décision d'investissement.
05:35En termes d'allocation, donc c'est vrai qu'on a plein de discours,
05:37mais il faut être très honnête, quand il s'agit de revenir au portefeuille,
05:40on a surtout essayé de réduire les aspérités.
05:42C'est extrêmement difficile de prendre des grandes décisions
05:45qui dépendent d'une variable qui elle-même dépend...
05:48de décisions politiques plus ou moins hasardeuses.
05:52Mais en tout cas, dans la dynamique des taux normaux, il y a cette partie-là,
05:55et donc la corrélation, effectivement, ça a été rappelé,
05:57une très forte corrélation, même anormalement forte,
05:59sur le pétrole et les taux, et non seulement les taux nominaux,
06:01mais les taux réels aussi.
06:02Donc ce n'est pas que l'inflation, il y a vraiment cette partie-là.
06:07On parlait de primes de termes...
06:09Alors, je rappelle qu'il y a effectivement primes de termes...
06:11La prise en compte de la possibilité d'erreur de politique monétaire également...
06:15Alors, je dirais que l'erreur de politique monétaire, ça donne envie d'acheter des taux longs,
06:19si c'est ça l'idée, plutôt.
06:21Là, c'est plutôt quelque chose, c'est-à-dire que c'est l'autre morceau.
06:23Il y a la partie du pétrole, et il y a une partie qui vient d'avant, en fait.
06:26Il y a une sorte de repricing qu'on a observé depuis déjà un certain temps,
06:32sous le thème général du « higher for longer »,
06:34du fait que, oui, nous sommes dans un monde où les taux d'intérêt réels d'équilibre
06:38vont être un peu plus élevés.
06:40Jusqu'à quel point plus élevé, on ne sait pas.
06:43Et donc, il y a un moment où ça va aller effectivement trop loin,
06:46et probablement qu'il y aura des bonnes affaires à faire dans la partie très longue.
06:50On n'en est peut-être plus très loin, d'ailleurs.
06:52Mais bon, voilà, il y a ce type de dynamique.
06:54Et encore une fois, on respecte le marché, on respecte la puissance des mouvements.
06:58C'est très difficile de se mettre massivement en face.
07:00Mais effectivement, on commence à avoir plutôt envie d'acheter des parties très longues,
07:05voire éventuellement en tips, enfin, liées à l'inflation,
07:08protégées, indexées à l'inflation, mais même au nominal.
07:12On a quoi ? 2% de taux réel aux États-Unis aujourd'hui ?
07:161% en Europe à peu près ?
07:17Oui, exactement.
07:18Et au Japon, on est encore très négatif.
07:20Au Japon, alors, chaque marché est intéressant et à comprendre.
07:23Sur le marché européen, il y a un point très complexe,
07:26c'est que c'est toujours la même chose.
07:28On n'a pas un taux européen très clair.
07:30Si vous faites l'ensemble Bund, BTP, OAT, par exemple,
07:36vous avez dans ce mouvement une partie de duration
07:39et une partie de risque de crédit,
07:42essentiellement la partie BTP, OAT.
07:45Et elle, du coup, la réaction, notamment des taux italiens et français,
07:49si par exemple il devait y avoir une récession,
07:51n'est pas évident que ce soit un rallye.
07:53Ou en tout cas, moins que...
07:55On pourrait considérer ces actifs comme des actifs risqués
07:58et donc pas forcément des actifs refuges en cas de choc récessif.
08:03Les investisseurs l'ont traité comme ça.
08:05Dans les moments de stress, il y a plutôt eu un écartement.
08:09Et du coup, le statut de...
08:11L'OAT, par exemple, la dette française,
08:14est toujours un peu délicat.
08:17D'autant plus qu'évidemment,
08:18à un an, bien sûr, des présidentielles françaises.
08:20Donc c'est vrai que ça crée en plus dans les stratégies européennes,
08:23il n'y a que l'Europe qui est en ce cas.
08:24Oui, bien sûr.
08:25Il y a une difficulté de se positionner là-dessus.
08:28Il y a une sélection à faire.
08:29Il y a une sélection à faire.
08:30Bon, aux Etats-Unis, c'est un problème un peu différent.
08:31Et le cas japonais, extraordinaire évidemment,
08:33pour un économiste, c'est fantastique.
08:35Et même pour un psychologue.
08:37Le truc, simplement, c'est qu'il faut comprendre
08:39que c'est un marché effectivement
08:40qui ne fonctionnait pas normalement depuis tellement longtemps
08:43que ce n'était pas évident non plus de voir comment on en sort.
08:46Et la Banque du Japon est extrêmement gênée.
08:48Enfin, on sent qu'il y a une difficulté.
08:50Peut-être qu'ils ont envie d'accélérer la hausse de taux,
08:52mais ça pose problème des problèmes des financements publics aussi.
08:55Bref, ils sont dans une situation compliquée,
08:57dont d'ailleurs le Yen est une victime collatérale.
09:01Mais c'est vrai que stabiliser cette partie japonaise,
09:04c'est quelque chose qui a déjà un préalable
09:06pour être un peu plus détendu sur la partie longue,
09:09parce qu'il y a du comouvement dans les taux très longs.
09:12Laurent, là aussi, vos réflexions,
09:15vos angles d'analyse par rapport à ce repricing obligataire.
09:17Je disais que c'est un mouvement global.
09:19Est-ce qu'il y a quand même matière à affiner un peu l'analyse ?
09:23Est-ce qu'il y a des foyers, j'allais dire,
09:27qui mènent un peu la danse ?
09:29Est-ce qu'il y a des pays ou des courbes obligataires
09:31par rapport à d'autres qui sont un peu plus leaders dans ce mouvement ?
09:34Quand on dit que c'est un mouvement global,
09:35il y a ceux qui donnent le là
09:37et ceux qui suivent aussi la tendance, j'imagine.
09:39Oui, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.
09:46Il y a d'autres éléments.
09:47En fait, tout converge en ce moment
09:49pour un peu une hausse des taux longs un peu structurels.
09:54Les planètes sont alignées pour que les taux continuent de monter.
09:57On en avait déjà parlé.
09:58C'est la demande de capital privée qui augmente.
10:02C'est le plan allemand par rapport à la guerre en Ukraine.
10:05On a eu le plan allemand, donc des dépenses publiques qui augmentent.
10:08On a également M. Warch qui arrive,
10:13qui a l'air un peu plus coulant sur l'inflation,
10:16à tel point qu'il veut peut-être changer la manière de lire l'inflation
10:19pour permettre de baisser les taux coûtes,
10:21mais qui est un grand avocat de la baisse de la taille du bilan de la Fed.
10:26J'ai regardé ce matin, le bilan de la Fed depuis 2007 a été multiplié par 7.
10:33Le PIB nominal a été multiplié par 2,5.
10:36Si on revient au même ratio qu'en 2007,
10:39c'est 4 000 milliards de réduction de la taille du bilan de la Fed.
10:45On a également...
10:49Je pense aussi que la dernière semaine sur les taux longs,
10:53on a un effet d'entraînement, un effet cliqué structurel,
10:59c'est-à-dire que les prêteurs, disons les banques,
11:03qui ont des portefeuilles de prêts immobiliers,
11:10consommation auto, etc.,
11:12lorsque les taux montent, la duration de leur actif augmente.
11:15Donc ça crée, puisqu'il y a moins de chances
11:19de remboursement anticipé par les emprunteurs.
11:21Donc ça crée un risque de taux supplémentaires
11:24qu'ils doivent couvrir en vendant des obligations
11:26au moment où il y a moins de demandes.
11:28J'entends.
11:28Donc on a toute cette conjonction...
11:31Une stratégie d'équilibrage actif-passif
11:33qui peuvent aussi appuyer encore un peu plus sur cette tendance.
11:37Oui, tout à fait.
11:37Et après, je suis d'accord,
11:39je pense qu'il ne faut pas analyser les taux,
11:40les marchés obligataires dans leur ensemble.
11:43Aux Etats-Unis, encore une fois,
11:46le taux à 10 ans à 4,60, c'est un taux à peu près normal.
11:49On a 2,2,5 d'inflation, 2,2,5 de croissance.
11:53D'avoir un taux à 10 ans à 4,50, 4,60,
11:56ce n'est pas normal.
11:57Je trouve que là où il y a de l'aveur,
11:59c'est plutôt en Europe,
12:01où effectivement, on a des taux à 10 ans
12:04qui sont probablement un peu trop élevés
12:06par rapport aux fondamentaux.
12:07Le Yen, je suis d'accord,
12:09ils sont dans la nasse.
12:11Ils ne font rien.
12:12Ils ne font rien.
12:13La Banco de Japan ne fait rien pour l'instant,
12:15c'est ça le problème.
12:16Parce qu'elle sait mieux faire depuis des années,
12:17il ne veut rien faire.
12:19C'est plus problématique.
12:20Absolument.
12:21Donc, ça ne m'affole pas.
12:23Est-ce qu'on va avoir à un moment une bascule ?
12:26Je ne pense pas.
12:27Le risque non linéaire,
12:28le côté où ça dérape totalement.
12:30Je ne crois pas.
12:32Le risque non linéaire, en fait,
12:33il vient surtout sur des dérapages budgétaires,
12:37des dérapages budgétaires non contrôlés.
12:39Et là, la crédibilité fiscale,
12:40de manière globale,
12:41elle est suffisante ?
12:42Je ne dis pas qu'elle est...
12:43Elle est suffisante.
12:44D'accord.
12:44Je pense qu'elle est suffisante.
12:46Aux Etats-Unis,
12:48oui, on sait que Trump fait des chèques
12:50pour essayer de gagner des mi-termes,
12:51mais ça a l'air d'être à peu près contrôlé.
12:54Et puis, il ne faut pas oublier...
12:55En Europe, on a une problématique un peu différente,
12:58c'est qu'on a des taux d'imposition
13:00qui sont quand même plus hauts,
13:01des prélèvements obligatoires qui sont plus hauts.
13:03Mais globalement, les déficits se creusent un petit peu,
13:07pas énormément.
13:09Même en France,
13:09on arrive à maîtriser le déficit à un niveau élevé,
13:12mais il est maîtrisé.
13:13Il ne faut jamais oublier
13:14que ce qui a déclenché la crise en Grèce,
13:16ce n'est pas vraiment le niveau du déficit.
13:18C'est le fait qu'ils aient menti.
13:19Masqué.
13:20Masqué, menti.
13:21Bien sûr.
13:21Et donc, ça c'était le problème.
13:23La perte de crédibilité vient là,
13:24la perte de confiance.
13:25Absolument.
13:26Aux Etats-Unis, il y a une marge de manœuvre.
13:27Si vraiment, ça commençait à déraper au niveau du déficit
13:30et que ça commençait vraiment à inquiéter les marchés,
13:33c'est la fiscalité.
13:34Puisque depuis 20 ans,
13:35on a quand même un mouvement de baisse des impôts,
13:38des entreprises et des ménages.
13:40Et que s'il faut rétablir le budget pour calmer le marché,
13:45un peu plus de fiscalité devrait suffire.
13:50Même si ce n'est pas la logique trumpienne originelle,
13:53c'est le marché en tête qu'en cas vraiment de problème,
13:57cette solution-là, elle est toujours possible.
13:59D'ailleurs, pour ça que le souverain est toujours mieux coté
14:02que les entreprises.
14:03C'est-à-dire que si le souverain commence à aller mal,
14:04il va lever des impôts auprès des entreprises
14:06qui vont voir leur profitabilité légèrement récérée.
14:09Où est-ce qu'on voit de la valeur dans cet univers obligataire
14:12du coup aujourd'hui, Alain ?
14:13Effectivement, il faut quand même distinguer certaines situations
14:15par rapport à d'autres.
14:17Oui, je pense que...
14:18On va pas parler du Royaume-Uni aussi.
14:206% sur le 30 ans bientôt.
14:21Et le Royaume-Uni, je pense,
14:22qui est inquiet aussi sur le côté du Premier ministre
14:25qui n'est pas forcément très stable.
14:27Là, je crois que ça a été relativement rassuré.
14:30On a plutôt rassuré qu'il ne ferait pas ce qu'il...
14:33Le challenge tout de suite ?
14:34Oui, d'accord.
14:36Ce n'est pas le challenge, c'est au niveau des dettes,
14:37du déficit.
14:38Ah oui, oui, qui ne reporterait pas les objectifs
14:40de retour à l'orthodoxie.
14:41À partir de là, ça a rassuré un petit peu.
14:43Donc ça, c'est pour lui.
14:44Non, je pense que ce qui se passe sur les marchés obligataires,
14:46on a beaucoup parlé d'inflation.
14:48Ce qui est intéressant, c'est de dire
14:49l'équipe de la croissance.
14:51Et là, on a bien sûr des incertitudes.
14:53Mais en tout cas, pour l'instant,
14:54ce qu'on est en train de voir...
14:55Alors, si on se place du côté des États-Unis,
14:57en fait, on a une augmentation de la productivité.
15:00Je crois que vous allez parler de l'IA.
15:02Oui.
15:03Forcément, ça augmente.
15:04Au final, on a des résultats qui sont
15:06tout à fait sympathiques
15:07et même un peu au-dessus de ce qu'on attendait.
15:09On va voir Nvidia ce soir et d'autres.
15:12Mais globalement...
15:1325% de croissance des bénéfices sur un trimestre.
15:17Donc, à partir de là, en fait,
15:21si on a de la croissance,
15:24c'est peut-être aussi...
15:24Alors, moi, sur le Fix Income,
15:26c'est peut-être aussi pourquoi les equity,
15:27les actions, de façon générale, tiennent bien.
15:29Mais côté crédit, ça se passe bien.
15:32Et on voit une relative,
15:35peut-être étonnante, stabilité
15:37des primes de risque-crédit
15:39qui est quand même tout à fait sympathique.
15:42Alors, pour certains,
15:44elle va être trop serrée.
15:45On est sur des historiques
15:46de primes de risque-crédit
15:47relativement au plus bas.
15:50Mais pour les investisseurs
15:51qui viennent sur des risques-crédits,
15:53notamment à Yild,
15:54ou subordonnés bancaires,
15:55ou subordonnés hybrides corporelles,
15:57on a des rendements totaux
15:59qui sont très attractifs.
16:01Et à partir de là,
16:03en fait, on fait fi, j'allais dire,
16:04de quid du taux souverain
16:08ou de la prime de risque-crédit,
16:10ce qu'on achète,
16:11c'est le rendement total.
16:12Là, pour l'instant,
16:13c'est ce qu'on voit,
16:14compte tenu du fait que les entreprises,
16:16en tout cas,
16:17on ne voit pas quoi,
16:18la récession ou le ratio de défaut augmenter.
16:21À partir de là,
16:22on a quand même une porte intéressante
16:25d'achats sur ce type d'obligataires,
16:27crédits plutôt subordonnés,
16:29éventuellement redescendre sur du high yield,
16:31on peut en parler,
16:32qui se portent notamment très bien.
16:35Je mettrai aussi l'accent sur une chose,
16:37on a parlé de le mouvement de courbe des taux,
16:40les taux longs qui augmentent,
16:43avant tout,
16:43ce qui a très fortement augmenté,
16:45ce sont les taux courts.
16:46Oui, oui,
16:46dans la première séquence de la crise du Golfe,
16:48bien sûr.
16:48Et c'est là où c'est intéressant,
16:49c'est-à-dire qu'on a eu aussi
16:50un léger écartement des primes de risque de crédit,
16:53donc maintenant,
16:53quand vous allez sur le court,
16:56vous pouvez avoir des rendements totaux
16:57qui sont tout à fait beaucoup plus attractifs,
17:00et c'est ce qui a le plus bougé
17:01par rapport à d'autres actifs de crédit
17:03qui ont certes un peu bougé
17:05avec les taux sans risque,
17:06les taux d'État.
17:07Oui, oui, sans risque.
17:10Je vous laisse la fermer.
17:13Voilà, surtout sur le court,
17:15ça commence à être...
17:16On a quelques segments
17:19qui ont particulièrement bougé.
17:21C'est le cas du court,
17:23ce qu'on appelle dans notre jargon
17:24le short duration,
17:25vraiment qui est intéressant,
17:26le short duration crédit.
17:28Et aussi,
17:29quand vous allez sur les primes de risque de crédit,
17:31il faut aller descendre sur le simple B,
17:34qui est la signature,
17:35j'allais dire,
17:36bien sûr,
17:37moins bien notée par les agences de notation,
17:38qui a particulièrement bougé aussi.
17:41Alors que tout ce qui est au milieu,
17:44globalement,
17:45oui, ça a bougé sur le crédit
17:46avec les taux,
17:48les taux d'État,
17:49mais sur les primes de risque de crédit,
17:51ça n'a pas beaucoup bougé au total,
17:52ça n'a pas beaucoup bougé,
17:54ça a fait une sorte de ressort,
17:56c'est-à-dire que oui,
17:57les taux d'État sont montés,
17:58mais finalement,
17:58les spreads sont resserrés.
17:59Donc au final,
18:01le rendement total
18:02n'a pas forcément bougé.
18:03Ce qui n'est pas tout à fait pareil
18:04sur les parties à la fois courtes
18:06ou les segments
18:08moins bien notés,
18:09entre guillemets,
18:09qui sont particulièrement intéressants,
18:11bien évidemment,
18:12si on ne va pas vers une récession
18:13et si on voit une amélioration,
18:16j'allais dire,
18:16du conflit,
18:17de l'inflation
18:19à court ou moyen terme.
18:20Et ce qui va avec nous,
18:22c'est ce qu'on appelle le portage.
18:23C'est-à-dire que le timing,
18:25certes,
18:25il ne faut pas s'addire quand même
18:26trop longtemps
18:27pour vraiment heurter la croissance.
18:28On revient au facteur X.
18:30Mais on a un peu plus de temps,
18:31en effet,
18:32sur le crédit.
18:32Et c'est ça qui est intéressant.
18:33Mais vous dites,
18:34il n'y a pas forcément
18:35de complaisance,
18:36alors vous,
18:36dans votre univers,
18:37sur ces marchés de crédit,
18:38malgré des spreads très serrés.
18:41Et l'idée aussi,
18:43quand même,
18:43que la dynamique de croissance
18:44de nos économies
18:45a changé de nature.
18:47On est capable
18:48d'encaisser
18:48des chocs d'offres.
18:50Alors,
18:50on l'a vu,
18:51avec le Covid,
18:53avec l'Ukraine,
18:54on a été capable
18:55d'encaisser,
18:56de gérer des chocs d'offres
18:57sans aller dans des récessions,
19:00en tout cas,
19:00des mouvements récessifs profonds.
19:02Et cette histoire-là,
19:03elle peut encore,
19:04ce schéma-là,
19:06il peut encore s'appliquer
19:07à ce qu'on vit là aujourd'hui.
19:08Il peut s'appliquer,
19:08pourquoi ?
19:09Parce qu'on a une différenciation
19:12qui est assez forte quand même.
19:14On pourra en parler
19:15sur les actions,
19:16mais même sur le crédit.
19:17C'est-à-dire qu'en fait,
19:18les secteurs,
19:19notamment,
19:20je pense que si on parle récession,
19:21il faut quand même aller voir
19:22le risque systémique
19:23et le secteur bancaire.
19:24Ils se portent quand même
19:25très très bien.
19:25Les banques sont ressorties
19:27en fait de toute cette crise
19:28beaucoup mieux qu'auparavant.
19:30Donc ça a été plutôt bénéfique.
19:31En tout cas,
19:31toutes les crises qu'on a connues,
19:33les banques sont en ressortieurs
19:34gagnantes,
19:34avec même les banques du Sud
19:36qui ont rattrapé
19:37l'ensemble des banques
19:38du Nord.
19:39On ne parle plus maintenant
19:40de Nord et Sud.
19:41C'est plus le maillon faible.
19:42Voilà, c'est plus le maillon faible.
19:43Donc ça, déjà,
19:44à ce niveau-là.
19:45Après, ça ne veut pas dire
19:46qu'il y a d'autres secteurs
19:47qui peuvent plus s'en pâtir.
19:48On a vu la chimie
19:50l'année dernière
19:51vraiment rentrer dans une phase
19:54qui était assez compliquée
19:55avec l'influence chinoise,
19:58la compétition en Chine
20:00ou autre, par exemple.
20:02Et en avançant,
20:03aujourd'hui,
20:04on a la même problématique
20:06des softwares.
20:07Pareil, sur le crédit,
20:08on en a moins,
20:09enfin, on n'en a pas beaucoup,
20:10mais ça existe quand même.
20:12Donc on a quand même
20:12une différenciation qui est forte.
20:14Ce qui fait que,
20:15c'est pour ça que,
20:16vous me demandez
20:17si globalement,
20:18ça va bien se passer.
20:18Oui, parce qu'il y a
20:19des différenciations.
20:20Et aujourd'hui,
20:20on voit bien,
20:21on n'a pas un effet...
20:22Il y a des poches solides quand même.
20:24Voilà, il n'y a pas un effet général
20:25qui va dire...
20:26qui va nous emmener plus large
20:28de façon générale
20:29à cause, par exemple,
20:30d'une récession.
20:31Gustavo, vos commentaires.
20:33Effectivement,
20:33quand on parle de la situation
20:35des marchés obligataires souverains
20:37qu'on a décrites,
20:38quand on en vient
20:39à des classes d'actifs plus risquées,
20:40que ce soit le crédit
20:41et les actions,
20:43ultimement,
20:43c'est vrai qu'on a l'impression
20:44qu'on navigue
20:45en fonction de son profil
20:46d'investisseur
20:47dans des mondes
20:48complètement différents.
20:49Oui, bien sûr.
20:50Le point commun,
20:51c'est bien cette idée de résilience
20:52dont on a parlé.
20:54Il y a deux choses.
20:55Un, c'est le scénario
20:56du pétrole lui-même.
20:57À la fin,
20:58ce qu'il y a dans la tête
20:59des investisseurs
21:00et même du FMI,
21:02de l'OCDE,
21:02de la plupart des économies,
21:03c'est quand même
21:04une réouverture
21:05qui arrive bientôt
21:06cet été.
21:08C'est vrai qu'on n'arrête pas
21:08de rajouter une semaine
21:09à ce truc-là,
21:10mais ça reste temporaire
21:12et donc moins grave
21:14quelque chose de permanent.
21:15Donc ça,
21:16c'est le premier point.
21:16Et deuxième point,
21:17c'est le thème de la résilience.
21:18Et le thème de la résilience,
21:19il vient...
21:21Ça a été dit,
21:21mais c'est vraiment important
21:22de prendre un peu de recul.
21:23Il vient de ce que nous avons
21:24tous collectivement observé
21:26depuis le Covid.
21:28C'est quand même
21:28le troisième choc
21:29d'offres majeures
21:30et une économie mondiale.
21:33Alors,
21:33il y a des problèmes
21:33ici ou là.
21:34L'Europe,
21:34le choc de 2022,
21:35par exemple,
21:36a été quand même
21:36très très dur pour l'Europe,
21:37très très dur pour l'Allemagne
21:38et même encore aujourd'hui.
21:40Mais il n'y a pas eu
21:41de récession globalement
21:42et donc l'économie mondiale...
21:44Trois années de croissance nulle
21:45pour l'Allemagne,
21:45mais ce n'est pas
21:46la baisse d'activité
21:48qu'on a connue,
21:49par exemple,
21:51du tout retrouvé
21:52ces frappes-là.
21:53Au mesure où en 2022,
21:54des papiers
21:55de certains économistes
21:56disaient
21:57le PIB mondialement
21:58va faire moins 6%
21:59en ligne droite
21:59de drawdown
22:00parce qu'on a coupé le...
22:01Et ce n'est pas
22:02ce qui s'est passé.
22:03Ça fait zéro
22:04pendant 4 ans.
22:05Oui, oui, oui.
22:05Ce n'est pas cloré non plus.
22:07Mais la plasticité
22:08de l'économie,
22:09des entreprises
22:10a permis quand même
22:11de passer sans
22:12avoir de telles ruptures.
22:14Quand on a observé ça,
22:15forcément,
22:17on est tenté de croire
22:19qu'il y a bien
22:19une résilience
22:20que même si l'économie
22:21il y a bien
22:22un ralentissement
22:22qui va arriver.
22:24Il ne faut pas se leurrer.
22:24Il y a bien un ralentissement.
22:25En Europe,
22:26il est très clair,
22:27le secteur des services
22:28souffre énormément,
22:29le tourisme souffre énormément,
22:30il va continuer de souffrir.
22:32Donc,
22:33il y a bien
22:33une baisse,
22:35mais cette impression
22:36que dès que ça va passer,
22:38eh bien,
22:38on va revenir
22:38sur la tendance précédente
22:40parce que c'est ce qui s'est passé
22:41et notamment le Covid.
22:43Ça distingue complètement
22:43la crise du Covid
22:45en 2020
22:46de la crise financière
22:47de 2008.
22:48En 2008,
22:48l'économie mondiale
22:49n'a jamais récupéré
22:50sa tendance précédente.
22:51Jamais.
22:52Et il y a une sorte
22:52de...
22:53Un gap
22:54qui est resté ouvert.
22:56Pas du tout.
22:56Vous faites le même graphique
22:58pour le Covid
22:59et même
23:002022.
23:01Et même les gestes
23:01sont passés
23:03au-delà
23:03de la tendance
23:04qui aurait dû être
23:05la leur
23:06naturellement.
23:06L'économie mondiale,
23:06l'économie mondiale
23:07est revenue
23:07sur sa tendance
23:08avec des différenciations
23:09effectivement.
23:09Mais l'économie mondiale
23:10qui est le marché
23:11de beaucoup de ces entreprises
23:12qui sont des entreprises
23:13internationales
23:14pour la plupart,
23:15eh bien,
23:15on continuait de croire
23:16tant qu'il y a eu
23:17cette résilience
23:18et donc on a envie de croire.
23:19Alors,
23:19c'est aussi le problème
23:21évidemment,
23:22comme toute chose
23:22que tout le monde
23:23observe simultanément,
23:24c'est aussi la fragilité.
23:25C'est que si on se trompe,
23:27on se trompe simultanément.
23:29Ça peut être un peu violent.
23:31On sait que les crises arrivent
23:32quand une croyance
23:33très ancrée disparaît.
23:36les Man Brothers,
23:37c'est la croyance
23:38que ça n'arrive jamais.
23:39Une banque de premier plan
23:41ne fait jamais faillite.
23:42Ah bah si,
23:42ça fait faillite.
23:43Ah bah du coup,
23:43je révise tout
23:44et là,
23:45on ne sait jamais très bien
23:46où ça s'arrête.
23:47Donc,
23:47la résilience est là.
23:49On a envie d'y croire
23:51parce qu'on l'a observé.
23:52C'est aussi la fragilité
23:53éventuellement
23:55qui encore une fois
23:55donne un peu de valeur
23:56éventuellement
23:56au taux à la duration,
23:58au taux long.
23:59Même s'il y a
24:00une petite question subie.
24:01si,
24:02je ne sais pas,
24:03par le hasard des choses,
24:05on entrait quand même
24:06dans un schéma
24:07ou dans un choc récessif
24:08dans le contexte actuel
24:10avec les niveaux d'endettement,
24:12avec la crédibilité
24:13ou la perte de crédibilité
24:14ici et là
24:15qu'on peut avoir
24:16des dirigeants publics
24:18ou des dirigeants monétaires.
24:19On pourrait vraiment
24:20avoir une réaction forte
24:22des marchés obligataires,
24:24un vrai rallye obligataire
24:25ou est-ce qu'on aurait forcément
24:27une réaction beaucoup plus limitée
24:29de ce point de vue-là ?
24:30C'est presque une question religieuse.
24:32C'est difficile de répondre
24:33de manière très...
24:37Juste où est-ce que c'est encore
24:38des actifs refuges ?
24:39Je crois que ça reste quand même
24:40des actifs refuges
24:41dans ce scénario extrême.
24:44Et surtout,
24:45si les questions de crédit
24:47deviennent problématiques,
24:48éventuellement les banques,
24:50ces types de questionnements,
24:51là,
24:52on sait que ça reste quand même
24:54le refuge ultime.
24:55Mais c'est vrai
24:56qu'on ne l'a pas testé récemment
24:57et donc c'est une pure croyance.
24:59Je ne suis pas sûr,
25:00mais ça me semblerait logique.
25:01Surtout, je pense,
25:03typiquement pour les Etats-Unis
25:05ou pour des zones monétaires
25:08qui restent quand même
25:10solides
25:11et il n'y a pas de...
25:12Oui, oui.
25:13Un mot là-dessus, Alain.
25:14Oui, on peut dire
25:16que si jamais on allait
25:17vers quelque chose
25:18de très récessif,
25:19hypothèse,
25:20un watif,
25:21logiquement,
25:22si l'activité diminue fortement,
25:24l'inflation devrait baisser.
25:25À partir de là,
25:26il n'y aura pas d'autres raisons
25:30pour maintenir des taux.
25:31Donc normalement,
25:31les banques centrales
25:32devraient être au chevet de l'économie
25:34et donc baisser les taux.
25:35On va dire,
25:36on va dire dans ce sens-là.
25:38Mais il faut aller quand même
25:38beaucoup plus loin
25:39avec plusieurs étapes
25:40et on en est loin aujourd'hui.
25:41Il faut que le choc soit quand même
25:44fort pour qu'on en arrive là.
25:47Laurent,
25:49qu'est-ce que...
25:50Qu'est-ce que je voulais parler
25:52sur le crédit ?
25:53Sur les parties noires.
25:55Si je peux illustrer
25:57la force du crédit.
26:00J'ai un fonds en tête
26:01et en portefeuille.
26:03Ça tombe bien.
26:05Qui est le fonds le plus long
26:07que j'ai dans mon portefeuille.
26:08C'est un fonds daté
26:092031
26:10d'obligations bancaires.
26:15Depuis
26:16le début du conflit,
26:18le 27 février
26:19jusqu'à aujourd'hui.
26:20Donc c'est quand même
26:20du 5 ans.
26:215 ans
26:23obligations bancaires
26:24plutôt...
26:24Oui, ça bouge.
26:25Ça peut bouger.
26:26Ça peut bouger.
26:27Le fonds a perdu
26:28moins de 1,5%.
26:30Ah oui.
26:31C'est-à-dire que
26:32en termes de spread,
26:33ça a un peu augmenté.
26:34Les taux souverains
26:35ont augmenté.
26:36Mais le portage
26:37sur 2 mois et demi
26:38fait que ça amortit
26:39quasiment complètement
26:40le choc.
26:41Alors c'est toujours
26:42moins bien que le monétaire
26:43parce que le monétaire
26:44dans le même temps
26:45ça a fait du 0,4.
26:47Mais c'est aussi pour ça
26:49que les investisseurs
26:50ne paniquent pas,
26:51je pense.
26:52Je ne panique pas
26:53parce que
26:54sauf récession,
26:55sauf blocage complet
26:58d'or mousse.
26:58Il y a de la protection.
26:59Il y a de la protection.
27:00Il y a de la protection.
27:01Tant qu'on n'est pas
27:02dans des choses
27:02effectivement,
27:03des crises pérennes
27:04avec un pétrole
27:05qui monterait à 140
27:06pendant plusieurs mois.
27:08Là, ça changerait
27:09le scénario.
27:10Mais aujourd'hui,
27:11c'est aussi pour ça
27:12que les investisseurs
27:13ne paniquent pas.
27:15également ce que disait
27:17monsieur,
27:18c'est difficile
27:21de bouger un portefeuille.
27:23Moi, j'ai un portefeuille
27:24de plusieurs centaines
27:26de millions d'euros.
27:28Ça ne se bouge pas
27:29comme ça
27:30du jour au lendemain.
27:31Et une fois que vous
27:32l'avez bougé,
27:33il ne vaut mieux pas
27:34qu'il y ait une nouvelle
27:34qui vienne vous prendre
27:36complètement votre propriété.
27:37Invalider votre décision.
27:38Bien sûr.
27:38On sait trop tard.
27:39Donc, on est alerte.
27:41On surveille.
27:42Et puis, on regarde
27:43est-ce qu'il y a des signes
27:44qu'il pourrait y avoir
27:46une crise beaucoup plus grave
27:47et pérenne ?
27:48À ce moment-là,
27:48on bougera.
27:50Et sinon,
27:50alors, ceci dit,
27:51je suis un peu côté
27:52Warren Buffett.
27:53J'ai à peu près 20%
27:54de monétaires
27:54et de quasi-monétaires
27:55dans mon portefeuille
27:56pour profiter
27:57d'exagérations de marché,
28:00de voir est-ce que le marché
28:03va vraiment paniquer
28:04quand la BCE va monter
28:05ses taux au mois de juin.
28:06Des choses comme ça.
28:09Très, très impatient
28:11d'entendre la première
28:12conférence de presse
28:12de Warch aussi.
28:13Oui, oui, oui.
28:14Ce sera le 17 juin,
28:15si je ne dis pas de bêtises.
28:16Je pense que ça va être
28:17très instructif.
28:19Le marché aime tester
28:20les nouveaux entrants
28:21dans un conseil de gouverneur,
28:23d'autant plus
28:23quand il prend
28:24la présidence
28:24de l'institution ?
28:26Absolument.
28:26Oui ?
28:27Absolument.
28:27Il aime tester,
28:30ceci dit,
28:30Warch a un discours
28:31qui est quand même
28:32relativement clair.
28:33Donc, on va voir
28:34ce qu'il va dire
28:35dans chaque conférence.
28:36Il sait de quoi il parle.
28:37Il sait de quoi il parle.
28:40et ça va être intéressant de voir.
28:41Donc, j'ai un petit matelas
28:43de liquidité
28:44à investir
28:44sur opportunité.
28:47Oui, l'arrivée de Warch,
28:48Alain, comment vous...
28:49Alors, c'est compliqué
28:50parce qu'il ne s'est pas encore
28:51exprimé en tant que président
28:52de la Fed
28:53et futur président du FOMC aussi.
28:55Il sera président
28:55de l'organe de décision
28:57de la politique monétaire.
28:59Ça crée toujours
29:00un moment de transition,
29:03d'adaptation aussi
29:04de la part des investisseurs,
29:05du marché,
29:06dans un environnement compliqué.
29:07Comme l'a dit Laurent,
29:08on attend toujours son discours,
29:09bien sûr.
29:10Après, c'est vrai
29:11que le marché
29:12est beaucoup moins inquiet.
29:13On était très inquiet
29:14avant la nomination.
29:15On ne savait pas qui.
29:16On ne savait même pas
29:16les choisir et autres.
29:18Finalement, depuis la nomination
29:19de Warch,
29:19on a quand même creusé...
29:20Enfin, le marché a creusé
29:21et on le voit bien.
29:22Il y a très peu de mouvements,
29:24très peu de réactions.
29:25Alors oui, en effet,
29:26des adaptations
29:27et des projections,
29:28j'allais dire,
29:29par rapport à...
29:29Vous l'avez dit,
29:31en fait,
29:31il n'aime quand même
29:32pas forcément augmenter...
29:36La taille du bilan.
29:36La taille du bilan.
29:38Il est plutôt
29:38sur des baisses de taux,
29:40mais pas forcément
29:40pas aussi fort
29:41qu'un Miran, par exemple.
29:43Enfin, voilà.
29:43Qui sort, d'ailleurs, du jeu.
29:45Oui, parce qu'il y a...
29:46Il faut laisser la place.
29:46Eh bien sûr.
29:48Parce que les accoutes
29:49n'est pas sorti.
29:50Donc, ça ne marche pas.
29:51Voilà.
29:52Donc, en effet,
29:53donc, je pense que,
29:56pour être honnête,
29:57pour l'instant,
29:57et jusqu'à sa nomination
29:59et jusqu'à son discours
30:00et même, je pense,
30:01un peu plus loin,
30:02ça ne devrait pas avoir
30:03d'effet majeur
30:04et plutôt rassurant.
30:05En tout cas,
30:06pas d'effet majeur.
30:06Ça veut dire
30:07qu'il va aller valider
30:08l'idée qui a été soutenue
30:11explicitement
30:11par trois membres
30:13du FOMC
30:14lors de la dernière décision.
30:16Il va aller vers l'idée
30:17d'atténuer
30:18le biais accommodant
30:19de la réserve fédérale
30:21américaine.
30:21Il ne va pas se mettre
30:22en minorité
30:23par rapport à son conseil
30:24dès le premier FOMC.
30:25Exactement.
30:26Je pense surtout,
30:27on a beaucoup plus confiance
30:29dans ce que la Fed
30:31garde son indépendance.
30:32C'est ça aussi
30:32qu'il faut voir.
30:33On avait ce risque.
30:34On l'a oublié aujourd'hui
30:35parce que Kevin Warch
30:36a plutôt démontré
30:38que l'indépendance
30:39de la Fed
30:40resterait,
30:41enfin,
30:41plutôt pérenne.
30:42On verra.
30:43Oui, bien sûr.
30:44Prochaine chose.
30:45Mais pour l'instant,
30:45et c'est ça plutôt
30:46qui a rassuré aussi
30:47les marchés.
30:47Il y avait quand même
30:47plusieurs inquiétudes
30:48par rapport à la nomination
30:49de ce nouveau
30:51German Dollar.
30:51Il a balisé un peu
30:52le chemin
30:53en mettant de la pression
30:54à l'occasion
30:55et des divisions
30:56à l'occasion
30:57du dernier FOMC.
30:58C'est peut-être plus facile
30:59pour lui d'entrer en matière
31:00de ce point de vue-là.
31:01On n'a pas parlé
31:02des actions encore,
31:03Gustavo.
31:03Je voulais bien
31:04qu'on en disait un mot
31:04parce que,
31:05OK, le crédit,
31:06j'ai compris,
31:06la résilience du crédit
31:08et l'intérêt du crédit.
31:10Les actions,
31:10c'est encore
31:11un niveau de risque
31:12différent
31:13et c'est vrai que là,
31:14on parlera d'Nvidia
31:15demain après la publication
31:16ce soir.
31:17Mais il y a quand même
31:18un sujet assez obsessionnel
31:20c'est de capter
31:21le maximum de la valeur
31:23autour du thème de lire.
31:24Et ça, ça ne s'arrête pas.
31:26Et ça, ça ne s'arrête pas.
31:27Donc effectivement,
31:28dans les actions,
31:29il y a plusieurs choses.
31:30D'abord, la relation
31:30avec les taux d'intérêt.
31:32On a toujours pensé
31:33que c'est plutôt
31:34une histoire de vitesse
31:35et de cause.
31:36On comprend.
31:36Ce qui cause le mouvement
31:37et sa vitesse
31:38qui crée un peu
31:40de malaise.
31:41Mais bon, en soi,
31:42si les taux montent
31:43pour des raisons
31:43pas trop mauvaises,
31:44ce n'est pas forcément
31:45un énorme problème
31:46pour les marchés actions
31:48en règle générale.
31:49Les questions de valo,
31:50de primes de risque,
31:50etc.,
31:51c'est des questions
31:51de long terme.
31:52Je ne suis pas sûr
31:52que ce soit majeur
31:53dans les mouvements
31:54dont on discute.
31:56Ça, c'est la première chose.
31:58Deuxième chose,
31:59sur l'IA,
32:00encore une fois,
32:00il faut respecter le...
32:01Il y a une puissance
32:03énorme sur ce mouvement-là.
32:06Je crois d'ailleurs
32:07que la discussion
32:08de savoir
32:09si tout ça va être payé,
32:10rentable, etc.,
32:11est sans doute intéressante,
32:13mais ne joue pas vraiment
32:14aux horizons.
32:14Ce n'est pas là
32:15à un ou deux mois
32:16que ça se tranche.
32:16Tout ça est peut-être
32:17une très mauvaise idée,
32:18mais on le fera en 2028
32:20et du coup,
32:21on verra d'ici là.
32:22En attendant,
32:22Comme vous voyez
32:23la courbe de croissance
32:24du chiffre d'affaires
32:25d'Antropique,
32:25par exemple,
32:26vous dites qu'il y a
32:26quand même
32:27un peu de monétisation
32:28qui arrive,
32:28d'une certaine manière.
32:29Tout ce n'est pas que du rêve.
32:31Il y a du très réel,
32:32mais on a déjà parlé,
32:33je me souviens,
32:34l'année dernière,
32:35on a évoqué
32:36les chemins de fer
32:37ou d'autres bulles
32:38qui étaient très concrètes
32:39et en même temps,
32:40les chemins de fer
32:41n'ont pas disparu
32:42et c'est très utile
32:42et c'est fantastique.
32:44Ça ne veut pas dire
32:44que tout le monde
32:44a gagné de l'argent,
32:45par contre.
32:46Mais sur le moment,
32:47ça n'a pas beaucoup d'importance
32:49pour l'instant.
32:49C'est extrêmement puissant,
32:50très difficile,
32:51je dirais,
32:51de se mettre vraiment
32:53en face là aussi.
32:55Non, mais ça oblige
32:56à gérer, j'imagine,
32:57le risque de concentration
32:58et c'est vrai que ce risque,
33:00beaucoup de gérants
33:01étaient contents
33:01de voir le déroulé
33:03de l'année 2025
33:04parce que justement,
33:05on voyait
33:06une déconcentration
33:07quand même des performances,
33:09on voyait
33:09qu'investir en Europe,
33:11en Asie,
33:13toujours modulo la devise,
33:14mais que ça payait
33:15et que ça pouvait même
33:16payer un peu plus
33:17que ce qu'on pouvait investir
33:19aux Etats-Unis.
33:20Ça s'est,
33:20sur une période,
33:21effectivement,
33:22donnée de quelques mois,
33:23quelques trimestres,
33:24ça avait bien fonctionné
33:25et c'était quand même encore
33:26l'espoir de début de l'année
33:27de se dire
33:28qu'on allait pouvoir
33:29projeter ces investissements,
33:30sortir de ces phénomènes
33:31de concentration
33:32qui existent aux Etats-Unis
33:33mais qui existent partout
33:34d'ailleurs dans chaque indice.
33:36Et là,
33:36on a l'impression
33:37qu'on revient quand même
33:37très très vite,
33:38très très fort,
33:39quelque chose de très concentré
33:40autour de 10 boîtes.
33:41C'est très concentré
33:42autour d'un thème.
33:44Un thème qui touche
33:44beaucoup de boîtes,
33:45en réalité,
33:46même des boîtes industrielles
33:47européennes,
33:48en fait,
33:48sont tenues
33:49parce qu'indirectement
33:50elles participent
33:50à ce mouvement.
33:51Donc,
33:52on a quand même l'impression
33:52que ce mouvement,
33:54le boom de l'intelligence artificielle,
33:56tire énormément de secteurs
33:58plus ou moins éloignés
33:59mais qui sont une relation,
34:01que ce soit l'électrification
34:02ou d'autres thèmes
34:03qui bénéficient
34:04d'un effet de squeeze
34:06extrêmement fort.
34:07Évidemment,
34:07le prix de la mémoire
34:08et le mouvement
34:09de Samsung
34:10et de ces valeurs-là
34:12est complètement exceptionnel
34:14et ça vient
34:14de l'explosion
34:15du prix de la drame
34:17qui n'est même pas
34:18une très haute technologie
34:19par ailleurs
34:19mais il se trouve
34:20qu'il y a trois boîtes
34:20qui le font dans le monde.
34:22Et du coup,
34:23l'effet rareté
34:24fait qu'il y a
34:25une énorme augmentation
34:27et ça,
34:27ça fait des bénéfices.
34:29Donc,
34:29c'est très violent.
34:30Mais est-ce qu'on a envie
34:31d'aller regarder ailleurs
34:32dans le marché aujourd'hui ?
34:33Dans ces moments-là,
34:35est-ce qu'on se dit
34:35tiens,
34:36j'ai envie de reprendre
34:37peut-être un petit peu
34:39le chemin de la diversification,
34:41sortir
34:41et aller voir
34:42d'autres thèmes peut-être,
34:44d'autres marchés
34:45que le marché américain
34:46ou que le marché coréen
34:46ou taïwanais ?
34:47Je dirais que ça nous arrangerait
34:48vu la manière
34:49que l'on gère en général
34:50est extrêmement diversifiée.
34:51sur la partie action,
34:52on est très peu concentrés.
34:53Mais ce qui ne nous arrange pas
34:54énormément
34:55comme type de mouvement,
34:56c'est vrai.
34:57Mais non,
34:58c'est vrai qu'en l'instant,
34:59il y a une énorme force.
35:00C'est très difficile.
35:01Et on ne peut pas dire
35:01que le marché soit
35:02complètement absurde.
35:04Les perdants de la situation
35:05perdent en bourse
35:06et les gagnants gagnent.
35:09Vous le disiez tout à l'heure,
35:10même Nvidia,
35:11dans le fond,
35:11n'est pas spécialement cher.
35:13Il y a eu un tel boom
35:14des profits.
35:15Donc,
35:15s'il y a une bulle
35:15ou un problème,
35:16c'est dans les profits eux-mêmes.
35:17Et comme par l'instant,
35:18on ne voit pas grand-chose,
35:19c'est assez difficile
35:20de se mettre en face.
35:22Ce qui se passera
35:22dans six mois,
35:23un an,
35:24on n'en parle pas.
35:25Ça se paye 23 fois
35:26les bénéfices attendus
35:27Nvidia.
35:28Ce qui n'est pas...
35:29Voilà.
35:30Dans les semi-conducteurs,
35:31on trouve d'autres exemples
35:33qui, eux,
35:33se payent
35:35plusieurs facteurs
35:35de la valo de Nvidia.
35:37Un mot sur les marchés
35:38d'action.
35:38Comment vous les regardez ?
35:39Même si ce n'est peut-être
35:40pas le cœur
35:40de votre portefeuille.
35:42Ce n'est pas le cœur.
35:43C'est intéressant
35:43d'avoir un oeil dessus.
35:44Je le regarde en relatif
35:46par rapport au high yield.
35:47Et je suis un investisseur européen.
35:50Je n'ai pas acheté
35:50de S&P,
35:52de Nasdaq.
35:54Et du high yield
35:55de 5 ans
35:56à presque
35:587,5 de portage,
36:00ça me suffit.
36:01En termes de couple...
36:01Vous laissez passer
36:02les actions.
36:02Le rendement actions
36:03aujourd'hui.
36:04En termes de couple,
36:04le rendement risque.
36:05C'est imbattable.
36:07C'est imbattable.
36:07C'est imbattable.
36:08Alors toujours,
36:09sur opportunité,
36:10si on a une petite correction
36:11de 20%,
36:11je laissais peut-être tenter.
36:14On n'y est pas encore.
36:15Mais pour l'instant,
36:16le couple rendement risque
36:17sur le crédit
36:17me semble plus intéressant.
36:1930 secondes,
36:20le regard du responsable
36:21obligataire
36:22sur l'autre marché
36:23des actions,
36:24en l'occurrence, Alain ?
36:25Moi, globalement,
36:26la diversification,
36:27même si c'est le même thème
36:28que l'IA,
36:29et la diversification,
36:31l'impact
36:31sur différents secteurs,
36:33comme on l'a dit,
36:33l'électricité,
36:34autres,
36:35aujourd'hui,
36:35et peut-être demain,
36:36la data ou autre,
36:37on voit bien que
36:38finalement,
36:39c'est assez intéressant.
36:40C'est un thème large.
36:41C'est un thème large.
36:42Ce qui a été intéressant,
36:43parce que la diversification,
36:44et c'est vrai que
36:45les années où
36:46cette valeur montait
36:47et tout le reste baissait,
36:48c'est vrai que c'est
36:49un peu compliqué.
36:50J'imagine,
36:51je comprends bien
36:54la difficulté.
36:55Là, aujourd'hui,
36:56même si quelques valeurs
36:57et de large cap
36:58montent et continuent
36:59à monter,
37:00si ça commence
37:01à se diversifier,
37:02c'est quand même
37:02plus simple.
37:03Et finalement,
37:04ça veut bien dire
37:05qu'il faut aller
37:05vers la diversification.
37:06Alors, on voit bien
37:07qu'il y a quand même
37:08d'autres thèmes
37:08qui peuvent se matérialiser.
37:10Donc, moi,
37:12venant de l'obligataire
37:13et de l'obligataire crédit,
37:14j'adore la diversification
37:15et c'est la base
37:16en crédit.
37:18Donc,
37:19ce serait plutôt sympa
37:20de voir aussi
37:21cet effet
37:21sur les marchés actions.
37:22Sur les marchés actions.
37:24Voilà.
37:24Après,
37:25je reste très humble
37:27aussi par rapport à ça
37:28parce que
37:28c'est quand même
37:29tout à fait
37:30assez compliqué
37:31de voir ça.
37:31Il y a effectivement
37:32le risque
37:33qui est à la hausse
37:34aujourd'hui encore
37:34peut-être
37:35sur les marchés actions.
37:36Merci.
37:36Il faut suivre.
37:37Merci beaucoup,
37:38messieurs.
37:38Merci d'avoir été invités
37:39de cette année de marché
37:39ce soir.
37:40Alain Crier,
37:41Fédmond Roti,
37:41l'Asset Management,
37:42Gustave Orenstein,
37:43Dorval AM
37:43et Laurent Martin,
37:44CI BTP France.
37:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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