Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Avec Nicolas Bays (ancien député) et Bruno Attal (président de l'association « Touche pas à mon Flic »)

Retrouvez Magali Berdah Sud Radio du lundi au jeudi de 20h à 21h
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

Retrouvez tous l'univers de l'émission ici : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRCn-X8UbxNodWZag-rR5Qw

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##MAGALI_BERDAH-2026-06-01##


Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les instituts de beauté Body Minute vous présentent
00:04Magali Berda, Sud Radio, on vit pas dans la même France.
00:09Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h02, nous sommes en direct, on vit pas dans la même France,
00:14cette émission qui casse les codes, cette émission qui fait qu'on fait rencontrer des gens qui ne se rencontrent
00:19quasiment jamais
00:20et on trouve ce programme uniquement sur Sud Radio, je suis trop contente, je suis trop fière les amis.
00:25Alors ce soir on va parler, alors, de quoi voulez-vous qu'on parle aujourd'hui ?
00:28Entre vous et moi, nos auditeurs préférés.
00:30Vous savez que nous on a les meilleurs auditeurs de France sur Sud Radio, on a les plus gentils, on
00:34a les plus sympathiques,
00:35on a les plus actifs, ils sont très actifs les auditeurs de Sud Radio, bon bref, je vous aime d
00:41'amour, voilà.
00:42Mais les amis, franchement, de quoi voulez-vous que je vous parle aujourd'hui, à part ce qui s'est
00:46passé ce week-end ?
00:47Franchement, les émeutes dans Paris et autres, et dans toute la ville, enfin dans tout le pays, pardon,
00:52est-ce que c'est pas un drame ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que vous en
00:54pensez ?
00:55Réagissez sur les réseaux sociaux, et ce soir on va parler de ce sujet.
00:59Est-ce que, pour vous, qui est responsable des dégradations causées par tous ces gens ?
01:04Alors on voit que c'est beaucoup de jeunes, on le voit, on a vu les vidéos, etc.
01:07Il y a beaucoup, beaucoup de jeunes, en majorité je pense que ce sont des jeunes.
01:11Est-ce que les parents sont responsables ?
01:14Ou est-ce que pour vous, c'est l'État qui est responsable ?
01:17Il y a une rébellion, il y a un truc.
01:19Ou est-ce que pour vous, c'est qui est responsable ? La police ?
01:22Puisqu'il y en a qui disent que la police les chauffe, etc.
01:26Voilà, on va parler de ça avec deux invités ce soir, les amis.
01:29Alors je reçois, comme j'ai déjà reçu un homme exceptionnel qui s'appelle Bruno Attal,
01:37qui est un ancien policier, qui est devenu une figure médiatique du syndicalisme policier,
01:42de la défense des forces de l'ordre, donc il est avec nous ce soir.
01:45Et je reçois notre ami aussi de toujours, Nicolas Bays, qui est avec nous,
01:49qui est en politique, qui est un, on va dire, un communicant politique,
01:51et qui va nous expliquer comment ça réagit au gouvernement, comment ça se passe,
01:54qu'est-ce qu'ils en pensent, qu'est-ce qu'ils disent,
01:56qu'est-ce qu'il se passe là en ce moment chez les politiques ?
01:59Non mais alors, excusez-moi, est-ce que vous avez vu ce député
02:03qui monte sur le capot de la voiture et qui saute sur le capot de la voiture ?
02:06Est-ce qu'on peut en parler de ce député aussi, Carl Olive ?
02:08J'ai envie de parler de ça avec Nicolas Bays ce soir.
02:11Est-ce que c'est un bon exemple qu'on donne à nos jeunes ?
02:12Parce que les jeunes, on les engueule, on les fout en tôle, on les fout en garde à vue,
02:15c'est une chose, mais les députés qui font ça,
02:18qu'est-ce qu'il se passe ce soir, Nicolas Bays au gouvernement ?
02:21On veut tout savoir.
02:22Voilà, c'est sur Sud Radio que ça se passe, on va parler de tout ça.
02:25Alors, je vais vous présenter nos deux invités, même si on n'a plus à les présenter.
02:30Bruno Attal, qui est avec nous, comme je vous l'ai dit, c'est un ancien policier.
02:33Il a passé 20 ans, merci Bruno d'être avec nous.
02:3625, merci de l'acquérir.
02:3825 ans dans la police ?
02:39Oui, exactement.
02:40Tu étais police nationale ou municipale ?
02:41Nationale.
02:42Ah oui, tu étais chez les Condés, quoi.
02:43Il est vrai, il est vrai.
02:45Il était chez les Condés.
02:48Toi, tu t'es fait connaître du grand public aussi,
02:49parce que tu as eu des prises de parole qui ont été assez poussées.
02:54Toi, tu es en rébellion.
02:55Oui, mais j'ai toujours été comme ça dans la police pendant 25 ans.
02:58J'ai toujours été un rebelle.
02:59Et c'est vrai qu'on m'a donné un mandat syndical.
03:03Et j'ai demandé carte blanche, sinon je ne venais pas en me la donner.
03:05Et puis, j'ai dit certaines vérités.
03:07Et c'est vrai que les macronistes, au niveau de la liberté d'expression,
03:09j'irai plus loin, au niveau de la liberté syndicale,
03:11je suis le premier et le seul syndicaliste à avoir été révoqué par M. Darmanin en personne.
03:16Et donc, par M. Macron, j'avais même une page entière dans Le Parisien.
03:20J'agace M. Macron.
03:21Et ça, c'est vraiment...
03:22Je pense que je vais l'encadrer dans mes toilettes.
03:25Ces pages ?
03:26Oui, parce qu'un petit policier comme moi...
03:28Bon, après, c'est vrai que j'ai soutenu les gilets jaunes.
03:31Enfin, les vrais, pas les casseurs, mais papi et mamie qui ont du mal à joindre les deux bouts.
03:35Voilà, j'ai dit que les policiers avaient mieux à faire que de contrôler des gens qui n'avaient pas
03:38de masque.
03:39Alors qu'il y a des racailles qui dealent au cours de la rue, qui embêtent tout le monde.
03:42Donc, c'est vrai que ça a embêté un peu le gouvernement.
03:45Il m'a révoqué, mais j'attends encore mon procès.
03:47Ils ont trois ans de retard.
03:48Donc, la justice a mis trois ans pour me donner une audience.
03:52Tu es aussi président de l'association Touche pas à mon flic.
03:55Tout à fait, tout à fait.
03:56Je suis très fier de cette association.
03:57On aide beaucoup de policiers.
03:58On ne parle plus des suicides dans la police, mais il y en a pas mal.
04:01J'aide encore la maman d'Aurélia.
04:02Vous savez, c'est Aurélia qui s'est mis une balle dans la tête,
04:04qui a filmé, qui a accusé d'autres policiers face à la hiérarchie de la poussée au suicide.
04:11Et bon, ça a été classé.
04:12Donc, on se bat pour aider la maman.
04:14Et là, on risque d'avoir...
04:15On a un doyen des juges d'instruction qui vient d'être nommé.
04:17Enfin, on se bat à l'assaut.
04:18On est en train d'acheter un simulateur de tir.
04:20On va refaire l'affaire Naël grâce à l'IA.
04:22Et on va mettre peut-être des politiques.
04:23Tiens, vous êtes cordiellement invités pour mettre une tenue de policier.
04:26Vous retrouvez à la place du policier Florian.
04:28Et voir comment vous allez réagir.
04:29Ce n'est pas un piège.
04:30C'est juste pour que les gens qui ne savent pas ce que c'est d'être policier
04:33se retrouvent face à un simulateur de tir,
04:35vivent l'expérience de policier,
04:36savoir ce que c'est l'effet de tunnel,
04:37savoir ce que c'est d'avoir peur,
04:38savoir ce que c'est d'avoir un quart de seconde pour réagir.
04:41Et ce n'est pas seulement les députés, les sénateurs,
04:44mais aussi les magistrats, mais aussi les communicants,
04:46de savoir de le vivre et de se dire
04:48qu'effectivement, un policier peut se tromper ou pas.
04:51Alors, tu as en face de toi, Bruno Attal,
04:53Nicolas Bayes, qui est...
04:55Merci d'être avec nous, Nicolas.
04:56C'est parti de la maison, celui-là, maintenant.
05:00Nicolas, toi, tu es un ancien député français du Pas-de-Calais.
05:03Tu es connu pour ton parcours politique
05:04marqué par plusieurs engagements au sein de différents mouvements et partis.
05:07Tu as été élu à l'Assemblée nationale de 2012 à 2017.
05:13Tu t'es notamment investi sur les questions liées à la défense,
05:16à l'industrie et à l'aménagement du territoire.
05:18Au fil des années, tu as également occupé plusieurs fonctions locales
05:21et travaillé auprès de personnalités politiques nationales,
05:23dont on épouse.
05:24Dont mon épouse.
05:25Dont on épouse, qui est la ministre.
05:27L'ancienne ministre.
05:28Oui, moi, je l'appelle toujours ministre.
05:29Pour moi, dans ma tête et dans mon cœur,
05:30elle est toujours ministre.
05:31Agnès Pannier-Renacher,
05:32qui a été ministre pendant huit ans.
05:34Je crois que c'est une des femmes
05:35qui a été le plus longtemps ministre...
05:37Elle est rentrée dans le top 5.
05:38Elle est rentrée dans le top 5.
05:40Voilà.
05:41Et donc, c'est pas d'autre,
05:43avec sa femme en politique.
05:44Tu as été son conseiller ?
05:46J'ai été son conseiller
05:47avant de devenir son compagnon,
05:48ce qui m'a valu de perdre mon emploi.
05:49J'ai aussi perdu ma voix,
05:50parce que je voudrais rappeler ce soir
05:52que la seule chose qu'on a le droit de casser
05:54après un match de football
05:55ou pendant un match de football,
05:56c'est sa voix.
05:57Alors moi, malheureusement,
05:58c'est pas sur la finale de la Ligue des Champions.
06:00Peut-être l'année prochaine,
06:01c'est sur la finale de la Coupe de France.
06:02Parce que je suis du Pas-de-Calais
06:03et que Lens a gagné brillamment
06:06cette Coupe de France.
06:07Elle a fêté ça.
06:08Elle a fêté ça.
06:08On n'a vu que ça.
06:09Et sans incident.
06:11On aura l'occasion d'y revenir.
06:14Sur la question qui est un peu hors débat,
06:16mais travailler avec sa femme,
06:17est-ce que c'est compliqué ?
06:19La chance d'être le compagnon d'une femme brillante.
06:21On vit ce que vivent malheureusement
06:25trop souvent beaucoup de femmes
06:26qui vivent dans l'ombre de leur mari.
06:27Moi, je vis dans l'ombre de ma femme
06:29et ça me va très très bien.
06:32Et sur les questions de Maint-Chain-de-Lorde,
06:35j'ai la chance d'être gendarme
06:36de réserve opérationnelle
06:37et je connais un peu ces questions.
06:41Ah, t'es gendarme de réserve, toi ?
06:42Voilà.
06:42T'as vraiment toutes les casquettes, toi.
06:44J'étais d'abord militaire de réserve,
06:47puis gendarme de réserve.
06:48Alors, qu'est-ce qu'ils...
06:50Alors, t'es le mari de la ministre,
06:52l'ancienne ministre,
06:53mais qu'est-ce que, aujourd'hui,
06:56qu'est-ce que le gouvernement pense
06:58de ce qui se passe ?
06:59C'est quoi la vision du gouvernement,
07:00Nicolas Baez ?
07:01Est-ce qu'ils sont...
07:02Parce que t'as quand même des réseaux,
07:03t'as quand même un réseau politique énorme,
07:04tu connais plein de politiques,
07:07je veux dire,
07:08tu baignes là-dedans.
07:10Donc, ils disent quoi,
07:10les politiques de ce qui s'est passé ce week-end ?
07:12Alors, d'abord,
07:13pour revenir sur votre propos introductif,
07:15peut-être Magali,
07:16qui est responsable de la casse
07:21de samedi soir ?
07:23Les casseurs.
07:24Il n'y a pas...
07:24Ce n'est pas les parents,
07:26ce n'est pas...
07:27On pourra revenir sur les parents,
07:29mais bien souvent,
07:29ce sont des...
07:30Malheureusement,
07:32les chifflements,
07:33des mères célibataires
07:33et un peu débordés par leur jeunesse.
07:37Les responsables,
07:37ce sont des jeunes
07:38qui manquent fortement d'encadrement
07:40et on pourra aussi y revenir.
07:42Ils sont responsables de leurs actes
07:44parce que tout le monde
07:44est responsable de ces actes.
07:46Il n'y a pas d'excuses à avoir.
07:48Après,
07:49M. Attal a fait du maintien de l'ordre.
07:53Il sait, comme moi,
07:53que le risque zéro
07:54en maintien de l'ordre n'existe pas.
07:56On peut prévoir tous les scénarios
07:57et avoir un scénario imprévu
07:59où une ville comme Paris
08:00n'est pas contrôlable à 100%.
08:04On peut même
08:07essayer de prévoir des événements
08:08voire même
08:09parfois faire du maintien à domicile
08:11de délinquants potentiels.
08:14Ça ne suffit jamais
08:16quand il y a une volonté
08:17de casser
08:18et de foutre le bordel.
08:21On essaye de se préparer au mieux
08:23et je pense que
08:25vu les forces mobilisées samedi,
08:30on ne peut pas dire
08:30que le gouvernement
08:31n'était pas préparé.
08:32Après, comme je vous dis,
08:34le risque zéro n'existe pas.
08:36On s'attendait à ces événements.
08:37Après, c'est une question d'ampleur.
08:39Là où on a peut-être été surpris,
08:40je pense,
08:41c'est sur les
08:45petites résurgences en province
08:46qui n'étaient pas arrivées
08:49l'année dernière
08:49sur la finale de la Ligue des Champions.
08:52Et toi, en tant qu'ancien député,
08:55homme conseiller de ministre,
08:57quand tu vois Carl Olive,
08:59un député,
09:00qui saute sur un capot d'une voiture,
09:04qu'est-ce que tu en penses ?
09:05Je n'ai pas vu cette image.
09:07Si vous m'en parlez,
09:09c'est qu'elle existe.
09:10Florian, sors-nous l'image,
09:11s'il te plaît.
09:11On va lui montrer à Nico.
09:12Après,
09:14Carl Olive est un ancien journaliste sportif.
09:16Donc, à mon avis,
09:18il a, comme beaucoup de fans,
09:20et à mon avis,
09:21un grand supporter du PSG
09:22depuis des années.
09:25Il a lâché sa joie.
09:26Après, un politique doit se rappeler
09:28qu'il doit être exemplaire.
09:30Les politiques, je le rappelle,
09:31on avait eu ce débat
09:33sur d'autres sujets.
09:35Les politiques sont des hommes
09:37comme les autres,
09:37faillibles comme les autres.
09:39Mais ils ont
09:40une vertu d'exemple
09:41et ils doivent un maximum
09:43Est-ce que pour toi,
09:43il doit démissionner ?
09:45Je pense que
09:47la démission est un peu...
09:51C'est un peu abusif.
09:52Après,
09:53est-ce qu'il doit
09:55envoyer un message
09:56pour dire que l'image
09:56qu'il a montrée
09:57n'est pas la bonne
09:58et qu'il déconseille à tout le monde
09:59de faire ce qu'il a fait ?
10:01Oui.
10:01Sauf si c'était le capot de sa voiture.
10:02A la rigueur,
10:03là, il fait ce qu'il veut.
10:03Il faut dire la vérité.
10:04Je me vois mal défendre
10:06un macroniste.
10:07Mais là,
10:07dans le cas de Carl Olive,
10:08d'abord,
10:09il est monté sur une voiture
10:09d'un ami
10:10qui était consentant.
10:12Ensuite,
10:12bien sûr,
10:13c'est une image déplorable
10:14parce que les gamins
10:15voient cette image
10:16et disent,
10:16tiens,
10:16on a déjà les députés
10:17et les filles
10:18qui enfreignent les règles
10:19toute la journée.
10:19Maintenant,
10:20c'est les députés macronistes.
10:21Ensuite,
10:21il a fait son mea culpa
10:24qui ne fait pas des erreurs.
10:25Il a fait son mea culpa.
10:26Voilà.
10:27Donc, on passe.
10:28Pour moi, on passe.
10:29Il a fait une erreur
10:30qui ne fait pas d'erreur.
10:31Moi, j'aime bien en politique
10:32les gens qui font des erreurs
10:33et qui s'excusent.
10:34Dans le macronisme,
10:35s'excuser
10:36parce que, justement,
10:37vous parliez du risque zéro.
10:38Exactement.
10:39Surtout en maintien de l'ordre,
10:39il n'y a pas de risque zéro.
10:40Mais par contre,
10:41du ministre zéro,
10:41il y en a.
10:42Et quand un ministre
10:43se satisfait...
10:44Alors, la formule facile...
10:46On fait ce qu'on peut.
10:48Mais non, non,
10:49mais quand M. Nunez
10:51se satisfait,
10:52il se satisfait globalement
10:54de ce qui s'est passé,
10:54il y a juste eu un mort.
10:56Il y a juste eu
10:57180 policiers blessés.
10:59Il y a juste eu
10:59250 victimes.
11:00157 policiers
11:01et gendarmes blessés.
11:02Non, non,
11:02c'est augmenté.
11:04Et un,
11:05ça serait déjà un de trop.
11:06Ah oui ?
11:07250 victimes,
11:08dont 8 graves.
11:10890 interpellations.
11:11Voilà.
11:11Et il y a surtout eu
11:12un mort.
11:13Alors, le mort,
11:13c'est...
11:14Bon, les gamins
11:14ont pris les plots
11:15et donc, du coup,
11:16le motard a foncé droit
11:17dans un mur.
11:17Donc, il y a mort d'hommes
11:18à cause de ça.
11:19Donc, quand vous avez
11:20un président de la République
11:22qui défend systématiquement
11:24les racailles
11:24au détriment des policiers,
11:25quand vous avez un ministre...
11:26Alors, j'aimerais
11:27que vous me trouviez
11:28des exemples
11:29de propos du président de la République
11:31où il défend plus
11:31les racailles
11:32que les ministres.
11:34Attendez,
11:34très bonne question.
11:35On part en pause.
11:36Restez avec nous
11:36sur Sud Radio
11:37et on attend
11:38les exemples
11:39de Bruno Attal.
11:40C'est une très bonne question
11:40que pose Nicolas Bey.
11:41Il ne faudra plus d'une heure.
11:43Non, mais tu vas nous en citer
11:44un ou deux pas plus
11:45où tu nous dis,
11:46puisque toi,
11:46tu dis que Macron
11:47a défendu les racailles
11:48par rapport aux policiers.
11:49Eh bien, donne-nous des exemples
11:50juste après cette petite pause
11:51sur Sud Radio.
11:52Restez avec nous.
11:52A tout de suite.
11:53A sourire.
11:54Les instituts de beauté
11:55Body Minute
11:56vous présentent
11:58Magali Berda,
11:59Sud Radio,
12:00on vit pas dans la même France.
12:03Il est 20h16
12:04sur Sud Radio.
12:05On se retrouve
12:06pour parler des émeutes
12:07qu'il y a eu samedi soir.
12:08Et j'ai la chance
12:09d'avoir un ancien policier
12:11qui a fait 25 ans de police,
12:12qui a été une des figures
12:14du syndicalisme
12:14de la police,
12:15Bruno Attal.
12:16Et Nicolas Bey,
12:17ce qui a été député,
12:18plus conseiller
12:19de sa propre femme ministre
12:20pendant 8 ans,
12:21plus conseiller
12:22de plein de politiques.
12:23Bref,
12:23il va tout nous dire
12:23sur ce qui se passe
12:24au gouvernement.
12:25Et en plus,
12:26il a été gendarme de réserve.
12:27Alors là,
12:28on a la totale.
12:29Les amis,
12:29on va écouter.
12:30On a parlé juste avant
12:31cette petite pause
12:32de Carl Olive,
12:33ce député qui est monté
12:34sur le capot de la voiture.
12:35Parce qu'on parle beaucoup
12:35des jeunes et on dit
12:36les jeunes,
12:37c'est une catastrophe.
12:37Moi, la première,
12:38j'ai tout balance
12:39sur mes réseaux sociaux.
12:39J'ai filmé en bas de chez moi.
12:40C'était un carnage,
12:42une honte.
12:43Donc, j'ai posté ça.
12:44Mais quand j'ai vu
12:44la vidéo du député,
12:45je me suis dit,
12:45mais c'est quoi cette blague ?
12:47Mais qu'est-ce que c'est ?
12:48Comment un député peut faire ça ?
12:49Et il a été,
12:50il est venu,
12:51on l'a reçu
12:51sur Sud Radio ce matin
12:52avec Jacques Cardoz
12:53qui est la star de la matinale
12:55sur Sud Radio.
12:56On écoute sa petite réaction.
12:57Carl Olive,
12:58qu'est-ce qui s'est passé ?
12:59C'était un moment d'égarement ?
13:00Oui, oui,
13:00c'est un moment d'égarement
13:02que je regrette après tout
13:03parce qu'il se trouve
13:04qu'à aucun moment
13:05je me suis évidemment mis
13:06dans la peau de l'élu
13:09que je suis depuis 30 ans
13:10et des différents combats
13:11que je mène.
13:12Il y a des choses
13:13qui, même si ça dure 10 secondes,
13:14même s'il n'y a pas
13:15de dégradation,
13:15il n'y a pas de malveillance,
13:17je monte sur ce capot
13:18de la voiture d'un ami
13:19où je brandis la coupe
13:21et j'en redescends tout de suite
13:22mais ce n'est pas bien.
13:23Je pense que là,
13:24pour le coup,
13:24la passion a vraiment
13:26le pas sur la raison
13:27et ce n'est pas une image
13:28à montrer.
13:29Je le regrette
13:29et c'est certainement
13:30un peu puéril
13:31et je m'excuse.
13:32Alors,
13:34il s'est excusé.
13:35C'est ce que tu disais,
13:37Bruno Attal.
13:37Tu disais,
13:38écoute,
13:38mais à coup le pas,
13:39il est monté sur le capot
13:40d'un ami,
13:40ce n'était pas sur le capot
13:41d'une personne
13:42qu'il ne connaissait pas.
13:43Il a fait une vidéo Instagram,
13:44je crois aussi,
13:45tout à l'heure.
13:45Il a posté avec son ami
13:46qui a témoigné,
13:47etc.
13:49Bon,
13:49allez,
13:49il a un peu merdé
13:50mais de là à demander
13:51sa démission,
13:52tous les deux,
13:53vous jugez qu'il n'y a pas
13:53lieu d'être
13:54puisque,
13:55voilà,
13:55ça n'existe plus
13:56les politiques
13:57qui s'excusent,
13:58qui disent
13:58j'ai fait une connerie.
13:59Ça n'existe plus.
14:00limite,
14:00c'est bien toi.
14:01Tu penses qu'il a été bien ?
14:02Je trouve que c'est bien rééquilibré.
14:03Encore une fois,
14:03c'est un macroniste,
14:04ce n'est pas du tout
14:04ma tasse de thé
14:05mais bon,
14:05quand on voit
14:06qu'un macroniste
14:07peut s'excuser.
14:09Un macroniste,
14:09ça ne veut rien dire
14:10en fait,
14:10M. Attal.
14:12Comment vous parlez
14:13d'un fond politique
14:13avec des idées politiques ?
14:15Vous pouvez parler
14:15de pro-européens,
14:17de social-libéral,
14:18de ce que vous voulez.
14:18Macroniste,
14:19ça ne veut rien dire
14:19en politique.
14:20C'est pour vous,
14:21vous savez,
14:21moi je vis dans la rue,
14:22je vis avec les gens,
14:22vous voyez,
14:23les gens disent macronisme
14:24alors je ne sais pas
14:25peut-être dans votre tour d'ivoire.
14:26Vous n'êtes pas seul
14:26à habiter en France,
14:27je habite à l'Anse
14:28dans le Pâle-Calais.
14:29C'est l'impression
14:29que vous êtes dans une tour d'ivoire.
14:31Les gens disent macronisme
14:31mais le macronisme,
14:32ils savent ce que c'est.
14:33Les jeunes,
14:33ils savent ce que c'est
14:33un macronisme.
14:34Ils savent le macronisme,
14:36les travailleurs pauvres,
14:37ils savent exactement
14:37c'est quoi le macronisme.
14:38Les policiers,
14:38ils savent ce que c'est
14:39le macronisme.
14:39C'est quoi ?
14:40C'est 12 000 gendarmes
14:41et policiers en plus
14:42et une augmentation
14:42des salaires
14:43comme il n'y a jamais eu
14:43dans la police.
14:44Je veux dire,
14:45c'est ça aussi
14:45si vous appelez le macronisme.
14:47Oui,
14:47c'est surtout aussi
14:48un président de la République
14:49qui porte atteinte
14:50à la présention d'innocence
14:51sur l'affaire Naël
14:52qui dit que c'est inexquisable
14:53et inacceptable.
14:54Donc vous avez un policier
14:55qui a été lynché,
14:56lynché par son président
14:57de la République.
14:58Bon alors,
14:58on ne peut pas le poursuivre
14:59le président de la République
15:00mais c'est une vraie atteinte
15:01à la présention d'innocence.
15:02Au bout de 12 heures,
15:03il se présente devant les caméras
15:05et il vous dit
15:05que le policier est coupable.
15:07Il n'a jamais dit
15:08que le policier est coupable.
15:09Mais si,
15:09il dit que c'est inexcusable.
15:10Donc il dit
15:10que l'acte du policier
15:11est inexcusable.
15:12ça ne veut pas dire
15:14qu'il est coupable.
15:15D'une et de deux...
15:16Ça veut dire quoi alors ?
15:17Est-ce que vous savez
15:19ce que c'est que la base
15:20de l'état de droit ?
15:22Non mais,
15:23la base de l'état de droit
15:24c'est un président
15:25qui ne se présente pas
15:25devant les caméras
15:26et qui lynche un policier.
15:27Il ne l'a pas lynché.
15:29Répondez à ma question.
15:30Inexcusable,
15:31ça veut dire quoi ?
15:31Ça veut dire qu'il n'a pas d'excuses.
15:33C'est-à-dire qu'il a mal fait.
15:34C'est-à-dire qu'il est coupable.
15:36Si en plus,
15:37en fait,
15:37on ne parle pas français
15:38depuis tout à l'heure
15:38mais est-ce que ça veut dire ça
15:39ou pas ?
15:40Ou je me trompe,
15:40je ne sais pas,
15:41je ne parle peut-être pas.
15:41Il n'a jamais dit
15:42qu'il était coupable.
15:43Le président a toujours respecté
15:45la présomption d'innocence
15:46de ce policier
15:47qui...
15:48Alors, je ne sais pas
15:48où ça en est dû.
15:50Dans l'affaire Zéclair,
15:51pareil,
15:51il a fait la même chose.
15:52Dans l'affaire Zéclair,
15:53c'est la même chose.
15:54Il a lynché les policiers.
15:55Il a dit qu'ils étaient coupables.
15:56Il n'a jamais dit
15:57que c'était coupable.
15:58Je vous mets au défi
15:59de trouver une phrase
16:08Regardez mes vidéos
16:08prouvées par des études...
16:09Mais quelles études, monsieur ?
16:10Alors,
16:11vous avez des études
16:14de...
16:15J'ai oublié.
16:16Alors, c'est des études européennes
16:17de l'Institut.
16:18Si, si, il y a des études européennes
16:20dans le Contre-le-Faciasse.
16:20dont vous parlez,
16:21c'est le CNRS
16:22et c'est le Défenseur des droits.
16:25Alors, sachez déjà
16:25que les études ethniques
16:26sont interdites.
16:27C'est deux infractions pénales
16:28qui ont été faites
16:29et pourtant,
16:30M. Macron s'en est servi
16:30pour taper sur les policiers
16:31en parlant de Contre-le-Faciasse.
16:32Alors, moi, je voudrais savoir
16:33si tu peux répondre, Bruno,
16:34à la question de Nicolas Baïs.
16:35Nicolas Baïs nous dit...
16:36Toi, tu dis que Macron...
16:39Tu as lâché une phrase tout à l'heure
16:40qui est quand même gravissime.
16:42Tu dis
16:43Macron défend les racailles
16:45plutôt que les policiers.
16:46C'est ça que tu dis.
16:47C'est une évidence.
16:49Nicolas...
16:49Nicolas Baïs te dit...
16:50Emmanuel Macron n'a jamais fait autant...
16:52Alors ?
16:52Le président Macron
16:54n'a jamais fait autant
16:55pour les forces de l'ordre
16:57que les trois derniers présidents
16:58de la République réunis.
16:59Alors, Nicolas...
16:59En termes de moyens,
17:00en termes d'emplois...
17:03Alors, en termes de moyens,
17:04c'est vrai que...
17:04Alors, attendez.
17:04On va y revenir.
17:05Je voudrais juste qu'on réponde
17:06parce que j'ai annoncé ça
17:06à nos auditeurs.
17:07C'est vrai, c'est prouvé.
17:09Rajouter 150 balles
17:09sur la fiche de paye
17:10et nous offrir soi-disant le tram.
17:11On doit faire du travail dissimulé.
17:13Je n'appelle pas ça
17:13des avances sociales.
17:15Alors, Nicolas Baïs...
17:16Des postes de quoi ?
17:17Nicolas Baïs t'a demandé...
17:18D'adjoint, oui.
17:19Nicolas Baïs t'a demandé...
17:21Donne-moi un exemple concret
17:22d'une prise de parole
17:24d'Emmanuel Macron
17:25où il défend les racailles
17:27par rapport aux policiers.
17:28Quand il se présente
17:28pour l'affaire Naël,
17:30ça ne fait que 12 heures
17:31que les faits se sont passés.
17:32Il dit que c'est impardonnable
17:34et inexcusable.
17:36Donc, si ce n'est pas
17:37pour taper sur le policier
17:38et ensuite,
17:39ils iront tous faire
17:40une minute de silence
17:41pour Naël.
17:42Dites cette infraction.
17:42Moi, je pense que
17:43tous les policiers
17:43qui me rendent service
17:44devraient avoir
17:45une minute de silence
17:45à l'Assemblée Nationale
17:46mais pas les Naëls, vous voyez.
17:48Il a quand même nommé
17:49M. Dupond-Moretti.
17:50C'est qui, M. Dupond-Moretti,
17:51ministre de la Justice ?
17:52C'est le ministre des Voyous.
17:53C'est le ministre
17:54qui s'est fait applaudir
17:55dans une prison
17:56par les voyous,
17:57par les détenus.
17:58Vous avez déjà vu, vous,
17:59un policier
18:00ou un gardien de prison
18:01qui applaudissait
18:03M. Dupond-Moretti ?
18:04M. Dupond-Moretti a été...
18:06A quittator.
18:06Oui, mais c'était un avocat.
18:07Il faisait son travail.
18:08Vous mettez en cause
18:10la justice française ?
18:11Non, je mets en doute
18:12le travail de M. Dupond-Moretti
18:13qui était plus du côté
18:14des voyous
18:14et de toute façon,
18:15si on l'applaudit
18:16dans les prisons,
18:16c'est qu'on sait très bien
18:17qu'il est du côté des détenus.
18:18Il n'est pas du côté des voyous.
18:20Le droit de la défense
18:21est un droit constitutionnel.
18:22Non, non, mais bien sûr
18:23qu'il a le droit.
18:24Mais attendez,
18:24là, je critique le ministre.
18:25Vous ne remettez pas en cause
18:25l'état de droit.
18:26Je critique le ministre,
18:27je ne critique pas l'avocat,
18:28donc ne faites pas dire
18:29ce que j'ai pas dit.
18:29Oui, mais sauf que c'est l'avocat
18:30que les prisonniers ont applaudis.
18:32Soyez honnêtes.
18:33Mais non, il est venu en ministre.
18:35Mais non, c'est pas vrai,
18:35il venaient d'être nommé
18:36depuis dix jours.
18:36Sauf qu'ils applaudissaient l'avocat.
18:39Il venaient d'être nommé
18:40depuis dix jours,
18:40donc il ne pouvait pas applaudir
18:43la politique qu'il a menée
18:44puisqu'il a donné lui aussi
18:46une politique qui a donné
18:47plein de moyens à l'injustice.
18:48Monsieur Attal, vous savez,
18:50les violences dans la rue
18:51commencent sur les plateaux
18:52par l'excès, comme le vôtre.
18:55Si on ne peut pas débattre,
18:56si vous êtes incapables
18:58d'être sereins...
18:59Ce n'est pas serein,
19:00mais c'est vous qui avez l'air nerveux.
19:01Moi, je ne suis pas du tout nerveux.
19:02C'est vous qui avez des oreilles
19:03sous les bras, ce n'est pas moi.
19:05C'est vous qui êtes au pécalement.
19:07on va pas rentrer là-dedans.
19:08Vous êtes serein, monsieur Attal.
19:09Mais moi, je suis très serein.
19:09Ne soyez pas surpris.
19:11Vous n'aimez pas les coups
19:12qu'on met à Macron.
19:12Macron a lâché les policiers.
19:14Macron...
19:14Il a pas...
19:15Vous voulez un autre exemple
19:16parce que je vous en donnez des exemples.
19:17Vous êtes le représentant d'un syndicat
19:18et vous étiez le représentant
19:19d'un syndicat ultra minoritaire.
19:21Non, non, mais...
19:22Vous avez travaillé la moitié de votre vie.
19:23L'autre moitié,
19:24vous étiez en arrêt maladie.
19:25Là, je vous attaque en diffamation
19:27pour ça,
19:28mais ça, c'est pour vous.
19:29Mais non, les amis, les amis, les amis,
19:31on rentre pas à l'heure.
19:31Non, non, non, attendez,
19:32je vais répondre à ça.
19:32Votre ministre Darmanin,
19:34vous savez, ce ministre
19:35qui m'a révoqué...
19:37Ce n'est pas le ministre
19:37qui vous a révoqué.
19:38Si, c'est le ministre,
19:39mais vous ne connaissez pas
19:40vos dossiers,
19:41mais pas du tout.
19:41C'est monsieur Darmanin
19:42après la commission disciplinaire,
19:43justement.
19:43Ah, ben, un ministre
19:43a pris une commission disciplinaire
19:45et il n'est pas à l'encontre
19:46de la commission disciplinaire.
19:47Mais la Fernelle arrive
19:48après la commission disciplinaire.
19:49Est-ce qu'il a été à l'encontre
19:50de la décision de la commission disciplinaire
19:51ou congresse Darmanin ?
19:52Vous êtes un gouvernement de voyous,
19:53vous comportez comme des voyous,
19:54et vous m'avez révoqué
19:54comme des voyous.
19:55Un gouvernement de voyous,
19:56si vous prenez un exemple de voyous.
19:58Oui, exactement.
19:58Quand vous faites sortir
19:59que j'ai eu 5 ans d'arrêt maladie,
20:00en plus, j'avais le culot
20:01de le ressortir là,
20:02alors que j'ai travaillé à la DGSI,
20:03que je suis couvert
20:04par le secret défense
20:05et que je demande au ministre
20:06de sortir ce que j'ai fait
20:07pendant qu'il m'a mis
20:08en arrêt maladie,
20:09moi, j'ai risqué ma peau
20:09pour la France.
20:10Alors, quand vous sortez
20:11des énormités comme ça,
20:13gardez-les pour vous
20:13ou travaillez vos sujets,
20:14cher monsieur.
20:14Vous savez, j'ai la médaille
20:15Outre-mer à Graff-Liban,
20:16moi aussi, j'ai brouillé
20:17pour la France.
20:19En tout cas, moi,
20:20je ne sors pas des fake news
20:21comme vous venez de sortir
20:21et d'ailleurs, je vous attaque
20:22en diffamation pour ça,
20:23cher monsieur.
20:23Non, mais attaquez-moi.
20:24Je ne vous attaque
20:25en diffamation aussi.
20:26Comme ça, on vous attaquera
20:27pour un gouvernement de voyous.
20:28Vous êtes comporté comme tel
20:30quand vous vous défendez
20:32matin, midi et soir
20:33les voyous
20:35au détriment des policiers.
20:36C'est ce que vous faites
20:36toute la journée.
20:36À quel moment on défend
20:37les voyous ?
20:38On donne des moyens
20:38à la police,
20:39on donne des moyens
20:39à la justice.
20:40Je peux vous poser
20:41une question.
20:42Non, mais attendez,
20:43répondez calmement
20:43à cette question.
20:44Je vais vous le dire.
20:45Ici, sur l'antenne
20:46de Sud Radio,
20:46il y a deux ans,
20:47et c'est pour ça
20:48que j'ai été révoqué,
20:49j'avais sorti,
20:50je l'avais dit,
20:51que les LBD,
20:53vous avez deux munitions
20:54sur les LBD,
20:55pour les gilets jaunes,
20:56ils ont donné
20:56les munitions
20:57les plus puissantes
20:58sans faire la correction
20:59des appareils de visée,
21:01ils les ont données
21:01aux policiers.
21:02Et c'est là
21:03qu'on a eu
21:03énormément de déborniers.
21:05Je l'ai dit,
21:06les grenades
21:09qu'est-ce qui se passe ?
21:11On savait très bien
21:11qu'ils avaient acheté
21:12des grenades de guerre.
21:14De guerre,
21:15c'est M. Bauer
21:16qui vous dit ça.
21:16Le lendemain,
21:17ils les ont enlevées.
21:18C'est pas un comportement
21:19de voyou, ça ?
21:20C'est pas un comportement
21:21de voyou ?
21:22Et ensuite,
21:22on révoque le délégué syndical
21:24que je suis
21:24parce que j'ai dit ça,
21:25parce que j'ai dit la vérité ?
21:26Alors, les amis,
21:27on ne va pas s'étaler
21:28sur le sujet de...
21:29Non, non, je ne m'énerve pas,
21:30vous dites que j'ai eu
21:305 ans d'arrêt maladie.
21:31D'ailleurs,
21:31votre administration
21:32n'est pas très bonne.
21:33Si j'avais eu 5 ans
21:33d'arrêt maladie,
21:34elle n'est pas très bonne
21:34pour me retrouver.
21:36Parce que 5 ans
21:36d'arrêt maladie,
21:38votre administration
21:39n'est pas très bonne.
21:40Si j'avais eu 5 ans
21:40d'arrêt maladie.
21:41D'abord,
21:42en plus,
21:42c'est même pas 5,
21:42ils ont dit 11.
21:43Enfin bref.
21:43Bon, M. Attal,
21:44on ne va pas débattre
21:45sur le sujet
21:46de Bruno Attal.
21:47S'il vous plaît,
21:47venez,
21:47on repart sur les enfants
21:49et les jeunes.
21:50Est-ce que le gouvernement
21:50est responsable
21:51des munitions données ?
21:52Non.
21:52La hiérarchie
21:53est responsable
21:53des munitions données.
22:02Vous n'avez pas été
22:03député macroniste ?
22:04Non, socialiste.
22:05Vous n'êtes pas
22:06entré ensuite en marche ?
22:07Je suis après passé
22:09chez En Marche,
22:10mais pour les valeurs
22:11portées par le parti.
22:12Je ne me considère pas
22:13comme macroniste.
22:13D'accord,
22:14donc vous allez dans
22:14le parti de M. Macron.
22:15Je soutiens le parti
22:15du président Macron
22:16parce qu'il est pro-européen.
22:17D'accord,
22:18je soutiens le parti
22:18Macron,
22:19mais je ne soutiens pas Macron.
22:20Mais parce que
22:20je ne conçois pas
22:21le mot macroniste.
22:22Je trouve que
22:23le fétichisme en politique,
22:25l'idéologie du chef
22:27n'est pas une bonne idéologie.
22:29Le sarkozyme,
22:33je trouve qu'on devrait
22:35plus parler des idées
22:35que des personnes en politique.
22:37Non,
22:37mais c'est vous
22:38qui m'avez attaqué
22:38à nos millèmes.
22:39C'est vous qui avez dit
22:39que j'avais 5 ans d'arrêt maladie.
22:40Mais non,
22:41les personnes s'attaquent.
22:42Les amis,
22:42on reste sur les jeunes,
22:43s'il vous plaît,
22:44dans la rue.
22:44Ce qui s'est passé ce week-end,
22:46c'est extrêmement grave.
22:47Est-ce que pour vous,
22:49aujourd'hui,
22:49on va recentrer un peu le sujet
22:51parce que le but,
22:52ce n'est pas de se taper dessus
22:53ni l'un ni l'autre.
22:53Et surtout,
22:54vous êtes deux personnes
22:56qu'on aime chez Sud Radio.
22:57Donc voilà.
22:57Non,
22:57mais je suis désolé.
22:59On ne va pas se taper dessus.
23:00Le procédé est dégueulasse.
23:00Il tape mon nom sur Google.
23:02Oui, mais parce que...
23:03Darmanin a sorti une horreur
23:05et des saloupies
23:06pour essayer de me dénigrer.
23:07Et monsieur revient
23:08pour les ressortir.
23:08C'est dégueulasse.
23:09C'est le matronisme dans tous ces états.
23:11Bruno, Nicolas,
23:12ce n'est pas Gérald Darmanin.
23:13Et à parts égales,
23:15à parts égales,
23:16il a dit 50 ans
23:17d'arrêt maladie,
23:18je n'en sais rien.
23:19Je ne connais pas ton dossier.
23:20Je ne me permettrai jamais
23:21de parler de ton dossier.
23:22C'est la diffamation.
23:22Mais toi,
23:23tu les as traitées de voyous.
23:25Alors qu'en fait,
23:25c'est pas des...
23:25Donc vous êtes...
23:26Allez,
23:26balle au centre.
23:27S'il vous plaît,
23:27venez,
23:27on passe à autre chose.
23:28On avance sur les jeunes.
23:29Vous êtes deux amours
23:29tous les deux.
23:30On reste ici sur Sud Radio.
23:31On revient tout de suite.
23:33Les instituts de beauté
23:34Body Minute
23:34vous présentent...
23:38Magali Berda,
23:39Sud Radio.
23:40On ne vit pas
23:41dans la même France.
23:44Magali Berda,
23:45sur Sud Radio.
23:45Il est 20h30.
23:46Nous sommes en direct
23:47avec Bruno Attal,
23:48ancien policier,
23:49représentant des syndicats de police
23:50pendant des années,
23:51des années, des années.
23:51Non, moi, pas deux ans.
23:53Ah bah, deux ans,
23:53c'est déjà pas mal.
23:54Ça fait des années technique.
23:56Évoqué par Gérald Darmanin,
23:57il l'a très mauvaise.
23:57Je préfère vous le dire tout de suite.
23:58Non, mais je gagnerai mon procès.
23:59Il ne faut pas lui parler de ça.
24:00Je ne vais pas lui parler de ça.
24:01Et Nicolas Beys,
24:02qui est un ancien député,
24:05conseiller politique
24:06de sa propre épouse,
24:08ministre,
24:09qui a été ministre
24:10pendant huit ans,
24:11Agnès Pannier-Renaché.
24:12C'est un ami extraordinaire.
24:13Je suis conseiller politique
24:14à titre gracieux.
24:15J'ai une autre activité à côté.
24:16Mais tu as été conseiller aussi
24:17pour d'autres personnalités politiques.
24:19Oui, notamment pour
24:19l'ancien ministre de l'Éducation,
24:21Jean-Michel Blanquer.
24:22Ah bah voilà, excuse-nous.
24:23Donc,
24:25alors les amis,
24:25on revient sur
24:26ce qui s'est passé ce week-end,
24:28les émeutes.
24:29Alors toi, Nicolas,
24:30tu nous dis en gros
24:31que les parents ne sont pas responsables,
24:32que ceux qui sont responsables,
24:33ce sont ces jeunes casseurs,
24:35parce que souvent,
24:35les mamans sont débordées,
24:37dépassées.
24:37Qu'est-ce que tu en penses,
24:38Bruno Attal,
24:39toi, ancien policier ?
24:40Tu as fait déjà
24:41les interventions comme ça
24:42dans des émeutes ?
24:43Tu as été policier
24:44pendant 25 ans ?
24:45Oui, j'ai fait les émeutes
24:46de Villiers-le-Bel.
24:47Donc,
24:48ce n'était pas la même chose.
24:49Mais oui,
24:50là, je suis d'accord,
24:50je vous rejoins.
24:51Bien sûr que d'abord,
24:52il faut incriminer
24:52le criminel ou le délinquant.
24:54Et bien sûr que c'est celui
24:55qui commet les délits.
24:56Et ensuite,
24:57chacun a son histoire.
24:58Donc,
24:58d'aller peut-être taper
24:59sur les parents.
25:01Chacun a son histoire.
25:02Par contre,
25:02de taper encore une fois
25:03sur les responsables politiques
25:05qui,
25:05ça fait 10,
25:0615,
25:0720 ans,
25:08qui trouvent,
25:08qui n'aident pas ces jeunes.
25:10Parce que si vous voulez
25:11vraiment aider ces jeunes,
25:12on mettrait le doigt
25:13là où ça fait mal.
25:14Où est le problème ?
25:15Pourquoi tu te comportes
25:16comme ça ?
25:17Pourquoi tu n'aimes pas la France ?
25:18Pourquoi tu ne te sens pas français ?
25:21Mais est-ce que c'est l'heure
25:22de faire de la psychologie ?
25:23Alors moi,
25:23je vais te dire quelque chose.
25:24Moi, je vais vous dire...
25:25Pour le coup,
25:25je rejoins M. Attal.
25:27Je rejoins M. Attal là-dessus.
25:29Parce que ce n'est pas
25:30les politiques qui...
25:32Ce n'est pas...
25:34Les politiques ont une part
25:35de responsabilité
25:35puisque de toute façon,
25:36les politiques ont une part
25:36de responsabilité dans tout.
25:40Après, on choisit nos politiques.
25:43Là où je suis d'accord
25:44avec M. Attal,
25:45c'est qu'à un moment,
25:47la société,
25:48dans son ensemble,
25:48pas que les politiques,
25:49a failli quelque part.
25:52Elle peut avoir failli
25:53dans la justice
25:54en ne suivant pas
25:55ou en n'étant pas assez durs
25:57avec ces jeunes.
25:58Elle a pu faillir
25:59dans l'éducation.
26:00Elle a pu faillir
26:00dans l'encadrement.
26:01Il faut savoir
26:02que ces jeunes,
26:05beaucoup viennent sur Paris.
26:06en tout cas,
26:07parce qu'après,
26:08il faudra m'expliquer
26:09pourquoi il y a eu
26:10des émeutes à jeun,
26:11mais beaucoup sur Paris
26:14viennent de la banlieue parisienne
26:15et ce sont leurs parents
26:16qu'on retrouve souvent
26:18dans le métro le matin
26:19en première ligne
26:20et qui partent
26:20nettoyer nos rues
26:21ou nos bureaux.
26:22Et c'est les gamins
26:24de ces parents-là,
26:25souvent,
26:26qui...
26:27et très jeunes parfois
26:28parce que j'ai cru comprendre
26:29qu'on avait arrêté
26:30des jeunes de 12-13 ans.
26:31Après,
26:32il n'y a pas que
26:33des jeunes de 12-13 ans.
26:34Mais Nicolas,
26:34j'entends ce que tu me dis,
26:35mais moi,
26:35en tant que maman,
26:36par exemple,
26:3612-13 ans,
26:37le soir d'un match,
26:39tu sais que ça chauffe
26:40en France.
26:41À quel moment
26:42un parent laisse sortir ?
26:43Et ça,
26:44j'ai eu beaucoup de réactions,
26:44moi,
26:45sur les réseaux sociaux
26:45et de gens
26:46qui ont commenté
26:47mes stories
26:48parce que moi,
26:48j'ai publié des vidéos
26:49de ce qui se passait
26:50en bas de chez moi,
26:51ce qui est abominable.
26:52Les gens n'ont ras-le-bol.
26:54Les gens n'ont plus envie
26:55d'entendre des excuses.
26:55Oui, mais c'est pour ça
26:56qu'il faut...
26:56À quel moment,
26:57aujourd'hui,
26:58à 13 ans,
26:59tu laisses sortir ton gamin
27:00pour le laisser aller
27:01fêter le match
27:03en sachant qu'il y a
27:04des casques de partout ?
27:05C'est dangereux pour l'enfant,
27:07c'est dangereux pour lui
27:08et c'est dangereux
27:09aussi pour la société
27:10parce que les gamins,
27:11à 13 ans,
27:12ils font des conneries,
27:12on le sait,
27:12et c'est normal.
27:13Donc,
27:14ils se laissent embarquer
27:15contrairement à des adultes
27:16qui peuvent se laisser
27:17plus facilement embarquer,
27:17et ils sont plus influençables
27:18que des adultes.
27:19Donc,
27:20à quel moment,
27:20le parent laisse sortir
27:21son enfant de 13 ans ?
27:23Il est responsable,
27:24le parent ?
27:24C'est pour ça qu'il faut
27:25du cas par cas
27:25parce que vous avez la mère
27:26qui est seule
27:27et qui essaye de dire
27:28à son fils,
27:29il ne va pas
27:29et puis il y va.
27:30Donc,
27:30elle n'est pas coupable.
27:31Mais à 13 ans,
27:31tu le punis !
27:32Mais le punir de quoi ?
27:34Une femme seule
27:34qui a 3 ans...
27:35Non,
27:35non,
27:35mais je vous promets...
27:36Mais pourquoi ?
27:37Une mère célibataire
27:38est débordée...
27:39Mais arrêtez !
27:40Non,
27:40mais justement...
27:41Je ne défends jamais
27:44les délinquants,
27:44mais il y a du cas par cas
27:46où il y a effectivement
27:47des parents
27:48qui ne délaissent pas
27:49et qui sont tous
27:49en perdition.
27:50Mais par contre,
27:51pourquoi ils sont en perdition ?
27:52Parce que l'école
27:53ne fait plus son travail.
27:54La justice ne fait plus son travail.
27:56La police ne fait plus son travail.
27:58Parce que ça fait 20 ans,
27:5925 ans,
27:5930 ans
28:00qu'on a les mêmes politiques
28:01de l'excuse.
28:02Et ces gamins...
28:03Moi,
28:03je me souviens justement
28:04à l'époque de Villers-le-Belle,
28:06c'était,
28:06je crois,
28:06Besancelot qui disait
28:07oui,
28:07mais ils brûlent des voitures
28:08parce que...
28:08Quand vous dites à un gamin,
28:10quand il brûle une voiture
28:11ou quand il jette
28:11un cocktail Molotov
28:12ou quand il allume les policiers
28:14ou d'autres victimes,
28:15vous lui dites
28:15mais attends,
28:16mais c'est peut-être
28:17pas de ta faute,
28:17mais comment voulez-vous
28:18qu'il raisonne le gamin ?
28:19Moi,
28:20j'ai connu la police
28:20où le gamin,
28:21il faisait une connerie,
28:22on lui mettait un coup de pied au cul,
28:23on le ramenait comme ça
28:24à ses parents
28:25et ses parents lui donnaient
28:26le deuxième.
28:27Ça se passait très bien.
28:28Puis après,
28:28vous nous avez inventé
28:29cette police de proximité
28:30où il fallait serrer la main
28:31des dealers
28:31et puis après,
28:32ils vont vous dire aux parents
28:33mais attention,
28:33il ne faut pas mettre
28:33une petite fessée à votre fils.
28:35Vous avez rendu,
28:36vous êtes responsable,
28:37vous les politiciens
28:38depuis 30 ans,
28:39de cette dégradation.
28:41Ces gamins,
28:41aujourd'hui,
28:43même quand ils se retrouvent
28:44devant la justice,
28:44ils rigolent.
28:46Moi,
28:46je me souviens,
28:47c'était un gardien de prison
28:47qui me disait,
28:48Bruno,
28:48j'ai connu les voyous,
28:50ils arrivaient en prison,
28:51ils pleuraient,
28:51pendant la détention,
28:52ils pleuraient
28:52et quand ils sortaient,
28:53ils pleuraient.
28:54Aujourd'hui,
28:54quand ils arrivent,
28:54ils rigolent,
28:55quand ils sont en détention,
28:56ils rigolent
28:56et quand ils partent,
29:03quand il y avait le prof
29:03qui arrivait,
29:04on avait peur,
29:05on avait peur de la sanction.
29:06Quelle sanction il y a aujourd'hui ?
29:08La justice,
29:08quelle sanction ?
29:09La police,
29:10mais ils rigolent les voyous
29:11quand ils sont sur le banc de garde à vue.
29:12Mais ils rigolent.
29:13Je suis d'accord avec toi, Bruno,
29:13mais à la base,
29:14la première éducation,
29:15c'est les parents qui les donnent,
29:16ce n'est pas la police,
29:17c'est les parents.
29:18Moi, là où je ne vous rejoins pas,
29:19c'est que quand tu dis,
29:20ok,
29:21la maman,
29:21elle ne peut pas l'empêcher de sortir,
29:22il a 13 ans,
29:23parce qu'elle est mère célibataire
29:24et qu'elle est dépassée.
29:25Mais excusez-moi,
29:26moi, j'ai connu l'époque,
29:28moi, j'ai connu l'époque,
29:29ok,
29:29mais c'est abominable.
29:30Moi, j'ai connu l'époque
29:32de ma grand-mère
29:32qui était aussi célibataire
29:33parce que mon grand-père,
29:34il est mort,
29:34j'avais 11 ans,
29:35elle m'a élevé ma grand-mère.
29:36Je peux te garantir
29:37que si je ne tournais pas loin,
29:39je me prenais une fessée.
29:39Non, mais bien sûr,
29:39que les parents qui les herrent,
29:40que les parents complissent,
29:41il n'y a même pas des parents complissent.
29:42Et je respectais ça.
29:43Donc aujourd'hui,
29:44les parents,
29:45maintenant,
29:45tu les vois,
29:46quand il est à l'école,
29:47par exemple,
29:47quand il y a des problèmes à l'école,
29:48pourquoi les profs,
29:49ils sont dépassés ?
29:50Parce que les parents,
29:51quand le prof,
29:52il donne une sanction à leur gosse,
29:54les parents,
29:54ils vont faire la rébellion,
29:55maintenant, à l'école,
29:55contre les profs.
29:56C'est-à-dire qu'au lieu
29:57que les profs soient...
29:58Ma mère l'a vécu
29:59quand elle était enseignante.
30:00Tu vois ?
30:01Donc tu comprends
30:02ce que je veux dire ?
30:02C'est-à-dire que quand les profs...
30:04Oui, mais ces parents-là,
30:04on doit les sanctionner,
30:05c'est ce que je dis.
30:06Les parents déserteurs,
30:07il faut les sanctionner,
30:07mais il faut qu'on prenne
30:08du cas par cas,
30:09c'est pas de dire
30:09qu'on fait une loi.
30:10Il n'y a pas que des parents déserteurs,
30:12il y a aussi les parents qui...
30:14Il y a même des parents complices.
30:16Il y a des parents
30:16qui surprotègent leurs enfants.
30:17Non, mais c'est surprotégé,
30:18c'est même aller contre la justice,
30:20c'est même aller contre l'ordre.
30:22Ma mère paie à son âme
30:23en début de sa carrière,
30:24elle était en plus enseignante
30:25en sec parée plus,
30:27dans le bassin minier du Pas-de-Calais,
30:28et quand elle donnait
30:29une punition en début de carrière,
30:31le gamin,
30:32il n'osait pas dire
30:32qu'il avait eu une punition
30:33à ses parents
30:33parce qu'il prenait la deuxième.
30:35En fin de carrière,
30:36elle donnait une punition
30:37et les parents étaient là
30:37le lendemain pour expliquer
30:39pourquoi son enfant
30:40avait une punition.
30:42Les profs engueulent les élèves.
30:45Exactement, c'est exactement ça.
30:46Les profs engueulent les élèves.
30:47Les parents,
30:48ils viennent le lendemain
30:48pour gueuler,
30:49pour savoir pourquoi
30:49on a mal parlé à leur enfant,
30:51par exemple.
30:51Oui, mais tout ça,
30:52je le dénonce depuis tout à l'heure.
30:53Ça fait 30 ans ou 40 ans
30:54qu'on retire tous les pouvoirs
30:55d'éducation.
30:56On dit que la fessée,
30:57c'est pas bien.
30:58On dit que le prof,
30:59il doit se taire.
30:59On dit que le juge,
31:02même dans les tribunaux.
31:03Alors la sanction corporelle,
31:05vous voyez,
31:05ils font les fofavons.
31:06La sanction corporelle
31:07n'a jamais été...
31:09Enfin,
31:11elle n'a jamais été prouvé
31:11que la sanction corporelle
31:12avait une quelconque efficacité
31:15et en plus entraînait souvent
31:16des schémas de reproduction
31:17plus violents.
31:19Oui, c'est exactement
31:19ce que je combats.
31:20Mais non, c'est vrai.
31:22Par contre,
31:22on a tous été élevés à la dure
31:24et on n'est pas du déroulé.
31:25Il y a plein d'autres sanctions
31:26qui doivent être mises en place.
31:29Et il y a plein de choses
31:30qui ont disparu.
31:33là, je défends
31:34une politique particulière
31:35mais moi,
31:35j'ai toujours été fervent
31:36défenseur du retour
31:37du service national.
31:38Parce qu'à un moment,
31:39il faut qu'on sache donner
31:40des cadres,
31:40des règles.
31:43Moi, face à cette jeunesse,
31:45je suis pour le retour
31:47d'un vrai service national
31:49parce qu'il faut apprendre
31:50le...
31:50Le vivre ensemble
31:51est un terme galvaudé
31:53mais il faut apprendre
31:53le vivre en société
31:54qui est peut-être
31:55le terme plus juste.
31:58Je suis pour
32:00des réparations immédiates.
32:02Un gamin qui casse,
32:03je vais citer un autre attal
32:05mais tu casses,
32:06tu répares.
32:07Et un gamin
32:08qu'on condamne
32:09à réparer tout de suite
32:10ou à nettoyer la rue
32:11et qu'il le fait
32:12devant des personnes
32:13qui passent
32:14et qui subit un peu
32:15l'humiliation de la peine,
32:17je pense qu'il ne le fait pas
32:19plein de fois
32:19mais il faut être ferme.
32:21Ça, il n'a pas ça.
32:23Normalement, les gamins
32:23qui ont fait ça,
32:24moi là, je te rejoins,
32:25les gamins qui ont fait ça
32:26samedi soir,
32:27ils auraient dû être ramenés
32:28par des équipes de police
32:30de proximité là
32:31plutôt que de faire la papote
32:32et prendre le café
32:33pour savoir si ils l'ont bien.
32:33Et si le gamin, il dit non.
32:34Et bien, il le ramène de force
32:35et il le fait ramasser.
32:36Les travaux d'intérêt généraux,
32:37ça peut être une condamnation immédiate.
32:39Exactement, tout le monde,
32:40travaux d'intérêt généraux,
32:41tout le monde.
32:41Et si le gamin,
32:42on n'a plus rien.
32:42Et bien, tu vas en répression,
32:44tu vas en maison de correction ?
32:45Ben oui, ça serait bien.
32:46Mais moi, je pense que
32:47ces gamins,
32:48d'abord, on n'a pas parlé
32:48d'immigration,
32:49j'espère qu'on va en parler
32:49aussi après.
32:51Mais je suis plutôt d'accord.
32:52L'armée, effectivement,
32:53ça a été la plus grande
32:53connerie chiracienne.
32:54Mais ce qu'ils disent,
32:55c'est très bien.
32:56Mais ça fait combien de temps
32:58qu'on a parlé ?
32:59Pas que les gamins d'ailleurs.
33:02Moi, j'ai vu un gars,
33:02tu sais quoi,
33:03de ma fenêtre,
33:04j'ai vu les mecs
33:05qui se sont mis à 10,
33:06tu sais, les grosses poubelles
33:07où on jette les verres,
33:08les bouteilles de verre dedans.
33:09Tu vois ces grandes bouteilles
33:10et ces grandes poubelles
33:11qui sont énormes ?
33:12Ils l'ont renversée,
33:14ils l'ont explosée par terre
33:15et ils sont partis tous
33:17ramasser.
33:18Moi, j'habite dans le centre de Paris,
33:19je ne sais pas si mon adresse,
33:20mais j'habite dans une rue
33:21où il y a eu beaucoup
33:22d'affrontements.
33:24Je l'ai vu de mes propres yeux,
33:26ils ont ramassé
33:27les bouteilles de verre,
33:28ils se sont jetés sur la poubelle
33:30pour attaquer les policiers
33:32avec les bouteilles de verre.
33:33Tu te rends compte
33:34qu'ils peuvent tuer quelqu'un ?
33:35Et j'ai regardé,
33:37je disais,
33:37mais mon Dieu,
33:37j'ai envie de descendre.
33:38Et les bouteilles, c'est rien.
33:39Mais c'est très grave.
33:40Mais ça, c'est prison directe.
33:42C'est prison directe.
33:43Il est arrivé,
33:44donc ils étaient tous masqués
33:45avec des espèces de foulards
33:46sur la tête.
33:47Ils avaient des espèces
33:48de bâtons
33:51où ils sortaient de la fumée,
33:52ils jetaient des...
33:53Comment tu t'appelles ça ?
33:53Des feux d'artifice.
33:55C'est des mortiers d'artifice.
33:56Des mortiers, voilà.
33:57Ils avaient des mortiers
33:58et ils tiraient sur les policiers
33:59comme ça.
34:00Et après, ils partaient en courant.
34:01Après, il y avait le gaz.
34:02Le gaz, il est monté dans les immeubles.
34:03J'ai assisté au tribunal
34:05un policier
34:06qui avait un trou comme ça
34:07dans le mollet
34:08à cause de ces mortiers d'artifice.
34:09Vous savez ce qu'a dit le juge ?
34:10Il a appelé le gamin
34:12qui a jeté ça.
34:12Il a dit,
34:12mais mon petit,
34:13tu aurais pu te blesser ?
34:15Donc, il y a tout à changer.
34:17Il y a tout à changer.
34:18Je vous dis,
34:18de l'éducation nationale.
34:20Là, si le juge a vraiment dit ça...
34:22Oui, le juge a vraiment dit ça.
34:23C'est un juge qui ne mérite pas sa place.
34:26Encore une fois,
34:26ce laxisme sur ces gamins,
34:29ce n'est pas les sauver.
34:30Vous leur répétez toute la journée
34:31que ce n'est pas de leur faute,
34:32que c'est de la faute à un tel.
34:33Il faut les sanctionner.
34:35Il faut des pètes plongées.
34:35Mais moi, je suis pour la sanction.
34:36Oui, mais ça fait 10 ans, 15 ans
34:38que vous êtes au gouvernement.
34:41Vous conseillez des gens
34:41qui sont au gouvernement.
34:43La misère n'excuse rien.
34:45Je veux dire,
34:45moi, je viens d'un territoire pauvre.
34:48On a gagné la Coupe de France
34:50il y a une semaine.
34:53Ils n'ont pas démonté la ville.
34:54Ça s'est plutôt bien passé.
34:55Voilà.
34:56On a vu tes stories,
34:56tu as fait la fête pendant une semaine.
34:58Ah oui, tu vois.
35:00Mais à côté de ça,
35:01est-ce qu'aujourd'hui,
35:04il y a des...
35:05Par rapport à...
35:06Quelles sont les solutions ?
35:07Quelles sont les solutions,
35:08Nicolas Bays ?
35:09Est-ce que ça parle au gouvernement
35:11de mettre en place des choses ?
35:13Moi, je te dis la vérité,
35:13on était reclus dans notre appartement.
35:15On a éteint les lumières
35:15pour ne pas montrer
35:16qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur,
35:17pour ne pas se prendre un tir de mortier.
35:18Parce qu'ils ont commencé
35:19à tirer sur les immeubles aussi.
35:22Donc, on se croirait
35:23dans une guerre civile.
35:24On s'est dit,
35:25mais c'est la guerre en bas de chez nous.
35:26Mais vraiment,
35:27est-ce qu'aujourd'hui,
35:29le gouvernement a conscience
35:31de ce genre de trucs ?
35:32Parce que ce n'est pas...
35:33On ne va pas se mentir,
35:34ce n'est pas les fans du PSG
35:35qui font ça.
35:35Ce n'est pas parce que
35:36tu es fan de foot.
35:37Qu'est-ce qui a été fait
35:37depuis le Stade de France
35:38avec Darman ?
35:39Qu'est-ce qui a été fait depuis ?
35:40Qu'est-ce qui a été fait depuis ?
35:42À part parler,
35:42à part dire
35:43oui, on casse,
35:44on répare.
35:44Qu'est-ce qui a été fait ?
35:45Rien.
35:45Ils ont légiféré sur quoi ?
35:47Faites-nous des peines planchers.
35:49Faites-nous des peines planchers.
35:50Que le gamin,
35:50il soit en comparution immédiate
35:52et s'il est déclaré coupable,
35:53il part au placard
35:54tout de suite.
35:55Ou alors moi,
35:55je ne serais plus
35:56sur ce que tu as dit.
35:57La prison,
35:59malheureusement,
35:59ne résout...
35:59Je n'ai pas dit
36:00qu'elle résoutait quelque chose.
36:01La prison,
36:01je vous dis que
36:02si vous n'avez pas une sanction,
36:03ce n'est pas que le gamin
36:03a peur de quelque chose.
36:05Il faut qu'il ait peur
36:05de quelque chose.
36:06Là où je vous rejoins,
36:07c'est que moi...
36:07On le mettra en dehors
36:08de la société.
36:09D'abord,
36:09elle sert à ça,
36:10la prison,
36:10à mettre en dehors
36:11de la société
36:12des gens qui font du mal
36:13à la société.
36:14Mais sur des primo,
36:14sur des jeunes comme ça,
36:16qui sont 12, 15, etc.,
36:18moi, je serais plus,
36:19effectivement,
36:20avant de les choquer,
36:21de les foutre en prison,
36:21tu vois ce que je veux dire ?
36:22Non, mais pour les 12, 15 ans,
36:23ce n'est pas la prison.
36:24Vous avez des centres
36:24d'éducation fermée.
36:25Vous avez des centres
36:25d'éducation fermée,
36:26vous avez des internats.
36:27Mais ceux qui n'ont pas
36:28de casier, par exemple,
36:29qui se sont laissés déborder
36:30une soirée, allez.
36:31Mais effectivement,
36:32là où je te rejoins,
36:33moi, le lendemain matin,
36:34tu les ramènes dans la rue,
36:35tu ne fais pas travailler
36:36les pauvres éboueurs
36:37qui ramassent leur merde.
36:38Tu vois ce que je veux dire ?
36:39Ce n'est pas aux éboueurs,
36:40les pompiers qui se font tirer dessus,
36:41etc.
36:41On n'a pas la main sur les gamins,
36:42ils s'en foutent,
36:43ils ne le feront pas.
36:44Pour ramasser la merde
36:44et la connerie de certains jeunes,
36:45ça serait aux jeunes
36:46d'aller ramasser leur propre merde.
36:48Tu vois, moi,
36:48il y a un hôtel dans la rue,
36:49par exemple,
36:50ils ont pris toute la terrasse,
36:51ils ont tout foutu sur la route,
36:52ils ont tout cassé.
36:53Et le lendemain matin,
36:53tu vois,
36:54il y a les pauvres gars
36:54qui travaillent dans l'hôtel,
36:55qui arrivent à 7h du matin
36:56et qui ramassent les propres trucs.
36:58Ce n'est pas normal, en fait.
36:59À un moment donné,
37:00ce n'est pas aux délinquants
37:03de faire la loi en France
37:04et de faire de la merde
37:05et de laisser passer
37:06que c'est les autres
37:07des travailleurs qui ramassent.
37:09Tu vois ce que je veux dire ?
37:09Ce n'est pas possible, ça, Nicolas.
37:11Au gouvernement,
37:11il faut qu'ils se réveillent là-dessus.
37:13Est-ce qu'ils vont bouger ou pas ?
37:14Tu nous réponds juste après la pause ?
37:16A tout de suite sur Sud Radio.
37:17Je vous présente
37:19Magali Berda, Sud Radio.
37:22On ne vit pas dans la même France.
37:26Il est 21h45,
37:27nous sommes sur Sud Radio.
37:28Magali Berda,
37:28nous retrouvons Nicolas Beys
37:30et Bruno Attal.
37:32Vous êtes très sensibles,
37:33tous les deux.
37:33Non, enfin, toi,
37:34tu t'en fous, toi.
37:36Qui t'as fait des voyous,
37:37tu t'en fous ?
37:37Est-ce que vous savez,
37:38Magali Berda,
37:39vous avez été cyber-harcelée ?
37:41Faro s'a dit
37:41que j'ai été plus harcelée que vous.
37:43Ah oui ?
37:43C'est-à-dire,
37:44c'est-à-dire,
37:44c'est-à-dire,
37:44c'est-à-dire,
37:45c'est-à-dire,
37:46c'est-à-dire,
37:53mon établissement a été taillé six fois,
37:57les appels téléphoniques,
37:57tout ça,
37:58tout ce que vous avez vécu.
37:59Donc,
37:59quand une personnalité
38:01tape sur Wikipédia
38:04et sort des trucs comme ça
38:05qui participent au harcèlement,
38:07c'est pour ça,
38:07or,
38:07en telle,
38:08je lui dis,
38:08retirez ce que vous dites.
38:09Oui,
38:09mais Nicolas,
38:10il n'est pas...
38:12On ne connaît pas le fond de ton dossier.
38:13mais c'est pour ça que je lui dis...
38:14Oui,
38:14mais sur Wikipédia,
38:15moi,
38:15je l'ai dit l'autre jour à l'antenne,
38:17moi,
38:17tu sais,
38:17sur Wikipédia,
38:18il y a écrit que je suis une actrice porno.
38:20Ils ont écrit ça.
38:20Ils ont dit que je suis pour la manif pour tous.
38:22Parce que Wikipédia...
38:23Parce que Wikipédia...
38:24Moi aussi,
38:25j'ai été sali par Internet.
38:26Voilà.
38:26C'est quelque chose qui est...
38:28Les gens ne le savent pas,
38:29mais ce n'est pas le répertoire
38:31normalisé,
38:32entre guillemets.
38:32C'est quelque chose qui peut même
38:33être modifié par les gens.
38:34C'est-à-dire que les gens,
38:35tes haters,
38:36ils peuvent aller modifier ton Wikipédia.
38:38Et moi,
38:38on me l'a fait...
38:39Voilà.
38:39Bon,
38:39je me suis retrouvée
38:40avoir des statues
38:41que je ne connaissais même pas.
38:43Et bon,
38:43voilà.
38:44Donc voilà,
38:44il n'y a pas de...
38:45Nico,
38:46tu es d'accord
38:46qu'il n'y avait pas de méchanceté
38:48dans ce que tu as dit ?
38:50Moi,
38:50je l'ai lu sur un...
38:51Je l'ai lu dans plusieurs sites de médias,
38:53mais ce que je ne comprends pas,
38:54c'est pourquoi vous n'attaquez pas ces médias ?
38:55Mais parce que...
38:56Alors d'abord,
38:57un,
38:57les médias,
38:57vous ne pouvez pas les attaquer
38:58parce que...
38:58Bah si,
38:58vous pouvez attaquer des médias.
39:00mais ils gagneront
39:00parce qu'il y a une ligne.
39:02Alors,
39:02je vais vous expliquer ce qui s'est passé
39:03parce que votre ami,
39:04M. Gérald Darmanin,
39:05arrête avec Gérald Darmanin !
39:07a fait sortir,
39:07j'ai déposé plainte,
39:08j'ai déposé plainte contre lui
39:09à la haute cour de justice,
39:10il a fait sortir,
39:11et moi je lui ai dit,
39:11attaquez-moi M. Darmanin
39:12en diffamation,
39:14vous êtes un voyou
39:15parce que vous avez fait sortir
39:15mon dossier du ministère de l'Intérieur,
39:17vous l'avez donné à un journaliste,
39:18en l'occurrence William Ollinier
39:19et un autre journaliste du Parisien.
39:21Bon ça,
39:21ça n'engage que toi,
39:22je ne peux pas...
39:23Et donc il y avait une ligne,
39:24une ligne où on dit
39:25que j'étais en arrêt maladie
39:25parce que j'étais à l'ADG ici
39:27et couvert par le secret défense.
39:30Et donc bien sûr,
39:30ils se sont apparaît ça
39:31pour essayer de me dénigrer
39:33et de le ressortir,
39:34je trouve ça dégueulasse.
39:36Et voilà, je le dis...
39:37Mais il n'a pas fait l'incense-là, lui !
39:38Ah si, c'était pour me discréditer
39:40de dire que j'avais 50 ans à la maladie.
39:41Quand vous traitez un gouvernement de voyou,
39:43alors que...
39:44Darmanin, c'est un voyou !
39:45Darmanin, c'est un voyou !
39:46Parce qu'il a été condamné.
39:48Écoutez, c'est simple,
39:49il est mis de la justice,
39:50j'ai déposé plainte contre lui
39:51il y a deux ans,
39:52le dossier s'est perdu deux fois.
39:54J'ai déposé plainte contre le ministère de l'Intérieur.
39:56Mais peut-être que ta plainte,
39:57elle n'était pas fondée.
39:58Mais attendez, j'ai des avocats.
39:59Oui, non mais d'accord,
40:00mais moi j'ai déposé 60 plaintes,
40:02comme tous les Français,
40:03malheureusement,
40:03ils sont tous cassés.
40:03Non, non, à l'autre cour de justice,
40:04ils doivent vous envoyer un courrier
40:05pour vous dire...
40:06Non, ils m'ont dit
40:07qu'elle était perdue une fois
40:08et à l'autre cour de justice,
40:09ensuite, ils doivent vous répondre
40:10s'ils poursuivent ou pas.
40:11Donc voilà,
40:12il est mis de la justice.
40:13Moi, j'attaque que les forts,
40:14j'attaque que les puissants.
40:15Donc j'attaque Macron,
40:16j'attaque Darmanin,
40:17j'attaque Dupont-Moretti,
40:18j'attaque Mélenchon,
40:19voilà.
40:20Je suis comme ça.
40:20Ah, Mélenchon aussi,
40:21tu l'attaques ?
40:21Oui, je l'ai plumé,
40:23il a perdu trois procès contre moi.
40:25Ah oui ?
40:26Il l'a perdu ?
40:27Oui, trois fois il l'a perdu.
40:28Non, il m'a taqué trois fois,
40:30il a perdu trois fois.
40:30Ah, c'est lui qui t'a attaqué ?
40:32Ok, d'accord.
40:33Alors, les jeunes.
40:36Revenons au sujet.
40:38On ne parle plus d'histoire de maladie.
40:40Il n'y a plus d'histoire de maladie.
40:41C'est bon pour toi, Nico ?
40:42Parce que tu ne sais pas
40:43si c'est fondé ou pas fondé,
40:44on ne sait pas, voilà.
40:45Mais attaquer les médias,
40:46on peut attaquer les médias quand même.
40:47Non, mais ce n'est pas ça que vous avez trois.
40:47Parce que moi, je l'ai fait.
40:48Ça, ça coûte 10 000 euros,
40:49vous avez trois mois.
40:50Ça, je sais, j'ai...
40:51Vous avez trois mois.
40:52Non, mais ce n'est pas ça,
40:52c'est qu'après,
40:52tu te retrouves à devoir
40:53leur rembourser leur frais d'avocat.
40:54Et en plus, il y a le secret des sources,
40:55donc ils vous disent que la source,
40:57je vous dis...
40:58Non, par contre,
40:58ceux que je peux attaquer,
40:59c'est ceux qui relaient ça.
41:00Parce qu'en plus,
41:01ce n'est pas...
41:01Parce que vous n'avez pas lu le truc,
41:03ce n'est pas des arrêts maladie,
41:03d'abord, c'est des absences.
41:04Pourquoi ces absences ?
41:05Parce que moi, je suis parti risquer ma peau
41:06et qu'il fallait...
41:07Bref, je n'ai même pas le droit d'en parler.
41:09Bon, venez, on parle de sujet.
41:10On change de sujet,
41:11on repart sur nos jeunes en France.
41:13Alors, c'était quoi ma question avant la pause ?
41:15Nicolas.
41:16Qu'est-ce qu'il y a un lien
41:16entre l'immigration et l'insécurité ?
41:18Non, ce n'est pas ça du tout.
41:19Parce qu'il faut en parler un peu.
41:20Non, ce n'est pas ça du tout.
41:21et non, absolument pas.
41:25Ce n'était pas ma question.
41:27Ma question, c'était...
41:28On va prendre des notes dans une émission.
41:30Écoute, Nico.
41:32La question.
41:32La question, la question.
41:34C'était...
41:35C'était quoi, Florian, ma question ?
41:37C'était quoi, ma question ?
41:39Qu'est-ce qu'on tient le gouvernement ?
41:40Voilà, exactement.
41:41Toi, tu as été conseiller politique.
41:43Tu as été conseiller politique.
41:44Alors, à l'industrie et à l'éducation.
41:46Mais en tant que conseiller politique,
41:48aujourd'hui,
41:49est-ce que...
41:50Tu peux nous dire...
41:50Tu sais que c'est un peu la politique
41:51pour les nuls, ici, dans cette émission.
41:53C'est un peu pour les gens
41:53qui sont dépassés par la politique
41:55et qui ne s'y intéressent pas.
41:56Donc, ma question, elle est très simple.
41:57Comment ça se passe ?
41:58Quand il se passe un week-end comme ça,
42:00quand il y a des émeutes comme ça,
42:01est-ce qu'Emmanuel Macron,
42:03il a quelqu'un qui vient lui dire
42:05à Manu, il faut se réveiller,
42:06là, il faut faire quelque chose ?
42:07D'abord, quand il se passe un week-end comme ça,
42:09il y a...
42:10Alors, c'était vraiment l'époque,
42:12ça doit toujours être aujourd'hui.
42:14Il y a un rétexte opérationnel
42:15de ce qui s'est passé,
42:17de ce qui a été,
42:18de ce qui n'a pas été.
42:22Dossier documenté
42:22qui est transmis après
42:23au pouvoir politique,
42:25puisque le pouvoir politique,
42:27à part donner un avis
42:31sur les moyens
42:33qui sont mis en place,
42:34il ne se mêle pas du maintien de l'ordre.
42:36Et heureusement,
42:36c'est laissé aux professionnels,
42:39c'est laissé au commandement d'unité,
42:40c'est laissé aux préfets de police de Paris,
42:42et c'est eux qui sont responsables
42:45du maintien de l'ordre.
42:48Après, force est de constater
42:51qu'ils ont démultiplié les moyens
42:53par rapport à la fois au nouvel an
42:55où on s'attendait à avoir des problèmes
42:57et à la finale de la Ligue des Champions
42:58de l'année dernière,
42:59puisqu'il y avait plus de 7500
43:01policiers et gendarmes
43:02mobilisés à Paris,
43:03force est de constater
43:05que sur la partie de maintien de l'ordre,
43:07ça n'a pas été suffisant.
43:09Et après,
43:11il faut traiter le problème à la racine,
43:13parce qu'on ne répondra pas aux problèmes
43:15en mettant à chaque fois
43:15plus de moyens,
43:16plus de moyens,
43:16plus de moyens,
43:17parce qu'on ne pourra jamais mettre
43:18policiers derrière chaque jeune.
43:19Et puis,
43:20je voudrais avoir aussi une pensée
43:21pour quand même
43:23la centaine de milliers
43:24de supporters parisiens
43:25qui sont descendus dans les rues
43:27et qui se sont bien comportés.
43:28Il ne faut pas faire d'amalgame
43:30sur ces questions-là.
43:31Mais qui se sont faits même
43:32des fois taper.
43:33Oui, bien sûr.
43:35Qui se sont faits des fois
43:35eux-mêmes taper.
43:36Il y a des...
43:37Enfin, on l'a vu.
43:38Il y a plein d'endroits
43:38où on a fait la fête.
43:40Moi, j'étais à Saint-Ouen
43:41samedi soir.
43:42Il y a plein d'endroits
43:43où on a fait la fête
43:45de manière joyeuse.
43:46Moi, j'ai connu la politique
43:47où, quand un ministre échouait,
43:50il démissionnait.
43:52Aujourd'hui, ça fait 10-15 ans.
43:54On a les mêmes.
43:55Ils se trompent tout le temps.
43:57Ils n'y arrivent pas.
43:59Ils vous expliquent
43:59qu'on doit refaire.
44:00Alors, ils vous expliquent
44:17bien sûr, mais vous savez,
44:18il y a le Conseil constitutionnel.
44:19Vous savez qu'il y a des députés.
44:21Moi, je suis un démocrate.
44:21Je vote pour des députés.
44:22Si la majorité veut
44:24qu'on fasse des procédures
44:27distinctes pour les policiers
44:28dans l'exercice de leurs fonctions...
44:29Alors, l'état de droit,
44:30c'est ce qui vous protège
44:33d'une majorité qui...
44:33On est très bien protégés,
44:34effectivement.
44:35Vous avez raison.
44:35On est très bien protégés
44:36avec votre état de droit.
44:37Moi, je suis pour des...
44:40Mettre un policier
44:41en garde à vue
44:41qui se trompe.
44:42Oui, quand un chirurgien
44:43se trompe
44:44et qui tue.
44:46Il ne va pas en prison.
44:47Quand un policier se trompe,
44:49il peut se tromper.
44:50Mais vous avez vu
44:51la défermante qu'il y a
44:52sur un policier.
44:53Quand un policier
44:53se chiffonne avec un voyou
44:55pour essayer de lui récupérer
44:58son feu d'artifice,
44:58son mortier,
44:59et qu'il fait juste
45:00une petite clé d'étranglement,
45:02il va être sanctionné.
45:04Les policiers
45:05ne peuvent plus rien faire.
45:06Moi, j'ai connu justement
45:07là où ça marchait,
45:07parce que vous dites
45:08qu'on doit trouver.
45:08Mais si on allait chercher
45:09quand ça marchait...
45:11Moi, j'ai connu la police
45:12où il ne bougeait pas une oreille.
45:14Ah, moi, il ne bougeait pas une oreille.
45:15Moi, j'ai patrouillé
45:20en 1994.
45:21Il ne bougeait pas une oreille.
45:21On l'était deux,
45:22ils étaient quinze.
45:22Il n'y en a pas un
45:23qui bougeait une oreille.
45:23Pourquoi il ne bougeait pas une oreille ?
45:24Parce qu'il savait
45:25qu'il y avait sanction.
45:26Touche un flic, déjà,
45:27on allait chercher
45:27à 6h du matin,
45:28c'était une Mexicaine
45:28qu'on lui faisait.
45:29Vous voyez ?
45:30C'est peut-être...
45:30C'est quoi une Mexicaine ?
45:31Une Mexicaine,
45:32c'est qu'on lui retournait
45:32l'appartement.
45:33Voilà.
45:35On le prenait
45:35et puis on l'interpellait
45:36sèchement.
45:37Et puis il ne bougeait pas
45:38une oreille.
45:38et puis il n'avait pas intérêt
45:39à bouger.
45:40C'est un peu ce qui se passe
45:42au Salvador
45:42en beaucoup plus musclé.
45:44Mais de toute façon,
45:44on y viendra.
45:45On y viendra.
45:46Parce que vous perdez
45:47sur tous les tableaux.
45:48Sur la toxicomanie,
45:50sur les narcotrafiques,
45:51sur les violences
45:52dans les stades,
45:53sur les violences urbaines.
45:55Vous échouez sur tout.
45:57Sur tout.
45:57De toute façon,
45:58là, on parle police.
45:59L'éducation nationale,
46:00vous échouez.
46:01Comment ?
46:02Santé, vous échouez.
46:04Vous échouez sur tout.
46:04Et alors, vous proposez quoi ?
46:05Plus de moyens ?
46:06Plus d'impôts ?
46:07Ce n'est pas la peine
46:07de mettre dix policiers
46:08sur un gars
46:09où le gars va se foutre
46:10de la gueule
46:10des dix policiers.
46:12Mettez-lui juste un policier
46:13dont il a peur.
46:14Moi, je vous le dis,
46:15ça a marché très bien.
46:17Mais vous avez mis
46:18un petit goût de...
46:19Parce que si votre modèle,
46:20c'est la dictature salvadorienne...
46:22Alors, d'abord,
46:23ce n'est pas une dictature.
46:24Ah ben...
46:25Ça s'appelle des élections.
46:26Donc, il a été élu
46:26au suffrage universel.
46:27Oui, et après,
46:28il a retiré le pouvoir
46:29de la presse libre.
46:30Il a retiré le pouvoir
46:31des partis de l'opposition.
46:32Ça s'appelle relativement
46:33une dictature comme M. Attal.
46:35Alors, je suis désolé,
46:35mais là, on parle de sécurité
46:37au niveau sécuritaire.
46:38Il avait le pays
46:38le plus criminogène au monde.
46:40Il a aujourd'hui
46:40le pays le moins criminogène
46:42au monde.
46:43En ayant enfermé
46:44des dizaines de milliers
46:45d'innocents aussi,
46:46qu'il a été obligé de relâcher.
46:47Oui, bien sûr.
46:47D'abord, un, les innocents...
46:50Je vais vous dire...
46:51Oui, ça a été prouvé.
46:52Il a une très belle phrase.
46:53Il dit,
46:53on a emprisonné
46:54des dizaines de milliers
46:55de personnes
46:56pour en sortir des millions.
46:58Parce qu'aujourd'hui,
46:59les gens qui ne peuvent pas
46:59rentrer chez eux
47:00parce que ça dit
47:00qu'ils en battent chez eux.
47:01D'accord ?
47:02Alors, peut-être qu'on va se tromper.
47:03Peut-être qu'on va en prendre
47:04un ou deux qui deal
47:05ou qui est juste débutant.
47:06Mais aujourd'hui,
47:07ceux qui ne sont pas en liberté,
47:08ce sont beaucoup citoyens.
47:10C'est ceux qui habitent
47:10dans les cités,
47:11qui vont travailler,
47:12comme vous dites,
47:12ceux qui se lèvent
47:13à 6h du matin
47:14et qui ont peur
47:15de revenir à 18h
47:16parce que c'est le bordel
47:17dans la cage d'escalier.
47:18C'est ceux-là
47:18qu'il faut délivrer.
47:19Mais vous,
47:20votre prisme,
47:21je pense qu'il est
47:22de gauche et maladif,
47:23c'est que vous avez toujours
47:24le prisme du voyou.
47:26Vous voulez surprotéger
47:27le voyou.
47:28Mais le code de procédure pénale
47:29que je connais parfaitement,
47:31j'ai fait du judiciaire
47:32pendant 15 ans pratiquement,
47:34tout est fait
47:35pour l'auteur.
47:36Je vous donne un exemple.
47:37Vous vous faites agresser.
47:38L'auteur,
47:39il a son avocat gratuit.
47:40Et la victime,
47:41pourquoi elle n'a pas
47:41son avocat gratuit ?
47:43L'auteur,
47:44il ne fait pas la queue.
47:45L'auteur,
47:45il a droit au médecin.
47:49La victime,
47:50elle va payer,
47:50elle va faire la queue
47:51aux urgences.
47:52Elle va faire la queue
47:53aux urgences.
47:53Tout est dans le prisme.
47:55Expliquez pourquoi.
47:56Expliquez par exemple
47:57sur cet exemple
47:57pourquoi le voyou
47:59a le droit au médecin.
48:00Vous savez pourquoi ?
48:01Vous le savez aussi bien que moi.
48:02Donc vous jouez avec l'effet
48:03qu'il a besoin du médecin
48:04pour pouvoir être mis
48:05en garde à vue.
48:06Pour qu'il n'y ait pas
48:07de problème,
48:07pour déceler le problème
48:08de santé qui pourrait arriver
48:09en garde à vue
48:10parce qu'après,
48:11vous savez qui est responsable.
48:12Ce n'est pas une obligation
48:14légale.
48:14Ce n'est pas une obligation.
48:15On peut très bien mettre
48:16une personne en garde à vue
48:17sans médecin.
48:18Ce n'est pas vrai.
48:19Mais tout ça,
48:19vous avez chéri
48:21ces voyous.
48:22Vous leur avez...
48:23Mais même en prison,
48:24même en prison,
48:25ils ont des PS4,
48:26ils ont une piscine,
48:27ils jouent à Koh-Lanta.
48:28Ils jouent à Koh-Lanta.
48:30Vous caricaturez
48:31parce qu'elle est dans
48:32les maisons d'arrêt
48:33où ils sont à 8
48:34dans des chambres de 4.
48:34Mais ce qu'il faut,
48:35c'est imposer le travail
48:36en prison.
48:37Vous allez voir
48:38quand vous rentrez
48:39difficilement...
48:39Moi, j'ai travaillé
48:39sur les chantiers.
48:40Quand vous êtes fatigués,
48:42vous allez voir...
48:42C'est vrai qu'il y aura
48:43un peu de promiscuité
48:44mais vous allez dormir
48:45parce que c'est fatigant
48:45de travailler.
48:46Vous êtes obligés
48:47de nettoyer la prison.
48:48Moi, je suis même
48:48pour des prisons
48:50qui se financent
48:51toutes seules.
48:53Voilà.
48:54Le contribuable
48:54ne paye plus.
48:55C'est le prisonnier
48:56qui paye,
48:57qui va payer
48:57en travaillant
48:58et en entretenant
48:59la prison.
49:00Voilà.
49:00Il faut que cette prison
49:01fasse peur.
49:02Moi, ce que je veux,
49:03c'est que le gamin,
49:03quand il va une fois en prison,
49:05il se dit dans sa tête
49:05« Je n'ai plus envie
49:06d'y retourner. »
49:07Là, je suis d'accord
49:07avec vous.
49:08La prison ne doit pas
49:08être une école du vice.
49:10Le problème aussi,
49:11c'est qu'il faut des moyens.
49:12Aujourd'hui,
49:12on est le pays d'Europe
49:13à avoir le plus
49:14de personnes en prison
49:15et à avoir un taux
49:17d'occupation des prisons
49:18qui est le plus élevé
49:19d'Europe.
49:20Parce que ce ne sont pas
49:20des prisons.
49:21Quand un gamin,
49:22vous regardez qu'ils font
49:22des gâteaux d'anniversaire,
49:23qu'ils ont tous des portables,
49:25ce n'est pas des prisons.
49:25Donc, le gamin,
49:26bien sûr qu'il a une privation
49:27de liberté,
49:27que c'est dur.
49:28Moi, les prisonniers,
49:28j'ai oublié de rentrer l'antenne.
49:30Un prisonnier m'a dit
49:31« La prison,
49:31c'est comme dehors.
49:32Sauf qu'il n'y a pas les filles.
49:34Et encore. »
49:35Alors, merci Nicolas Baize.
49:37Merci Bruno Attal.
49:39C'est un vrai débat.
49:41Finalement,
49:41vous étiez quand même
49:41pas mal d'accord
49:42sur certains points quand même.
49:44Ça va, Nico ?
49:44Oui, il fait chaud.
49:48Merci à tous les deux.
49:50Merci d'être venus
49:50d'avoir parlé en toute sincérité
49:52« Parlons vrai »
49:52sur Sud Radio.
49:53C'est le slogan
49:54de la radio.
49:55Je passe la main
49:56à notre Jacques Pessis
49:58national,
49:58qui est notre star internationale,
50:00qui reçoit le producteur
50:01de télévision et cinéma
50:02Laurent Morley.
50:03Et je vous dis
50:04à demain
50:05sur Sud Radio
50:05pour une émission
50:07explosive.
50:08Très belle soirée.
50:08À demain.
Commentaires

Recommandations