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Mercredi 3 juin 2026, retrouvez Nicolas Rochon (fondateur et président, Rgreen Invest) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay vidéo sur bsmart.fr
00:21ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les enjeux du mois de juin
00:29a commencé par ce match entre le thème de l'IA et les développements géopolitiques
00:34dans le golfe Persique et pour l'instant, deux mondes ou deux thèmes
00:38qui choisissent encore de s'ignorer.
00:41Les actions arrivent à se maintenir en lévitation grâce au thème de l'IA
00:45quand les marchés macro, pétroliers, obligataires sont soumis au quotidien
00:51aux développements géopolitiques qui vont plutôt dans le mauvais sens.
00:54Aujourd'hui, Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails en ce sens
00:58mais il faut regarder les prix du pétrole qui repartent légèrement à la hausse
01:01et les taux qui se tendent légèrement également sans toutefois atteindre les niveaux records
01:06qui ont pu être atteints au cours des semaines passées.
01:10C'est donc un match qui va nous accompagner encore tout au long du mois de juin sans doute
01:13avec en plus au cours de ce mois les mégas introductions en bourse
01:18avec celle de SpaceX attendue le 12 juin et puis le retour des banques centrales bien sûr
01:21à partir du 11 juin notamment pour la banque centrale européenne.
01:27Dans un contexte où Donald Trump et son administration vont tenter de remettre en place
01:32un mur de tarifs pour compenser les tarifs qui ont été annulés par la Cour suprême américaine
01:39ces derniers mois sur la base d'une nouvelle section du Code du commerce
01:42qui traite notamment des pratiques sur le marché du travail, du travail forcé,
01:47notamment une soixantaine de pays pourraient être visés concernés par ces nouveaux tarifs
01:51si le processus d'enquête, d'audition publique qui va se dérouler dans les prochaines semaines
01:55si ce processus aboutissait positivement.
01:58Là aussi Pauline Grattel vous donne plus d'informations dans un instant.
02:02Enfin pardon, le dernier quart d'heure de Smart Bourse nous reviendrons sur les enjeux de souveraineté
02:07à travers la classe d'actifs des infrastructures quand la transition écologique devient stratégique pour l'Europe.
02:13Nous en parlerons avec le fondateur de Air Green Investment qui sera avec nous en plateau à partir de 17h45.
02:30Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés
02:33et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:35Bonsoir Pauline.
02:36Bonsoir.
02:36Et une situation toujours bloquée dans le golfe Persique.
02:39Oui, sur le terrain, la tension est maximale. Washington et Téhéran continuent de s'affronter,
02:44chacun accusant l'autre de violer le cessez-le-feu.
02:47Dernier épisode en date, les Etats-Unis ont frappé l'île iranienne de Keshm dans le détroit d'Hormuz.
02:53Une riposte qualifiée de légitime défense selon Washington après des attaques de drones contre des navires civils.
03:01Bref, vous l'aurez compris, pour l'instant les discussions de paix ne mènent à rien de concret.
03:04Bon, des mouvements, des développements qui impliquent de nouveaux mouvements et une remontée notamment des prix du pétrole, Pauline.
03:10Oui, le baril de Brent progresse à nouveau de 2,5% au cours de la séance pour flirter avec
03:14le seuil de 100 dollars.
03:16Son homologue américain, le WTI, est en hausse du même ordre et repasse au-delà de 95 dollars.
03:22Sur les marchés obligataires, les taux longs se tendent un peu au cours de la séance,
03:26ramenant par exemple le rendement américain à 10 ans sur le seuil de 4,50%
03:31et les rendements américains à 20 et 30 ans retrouvent les 5%.
03:35En Europe, le rendement allemand à 10 ans se tend de 5 points de base pour dépasser les 3%.
03:41A noter que le rendement japonais à 10 ans se tend d'une dizaine de points de base.
03:45Enfin, sur le marché d'échange, le dollar progresse, ramenant l'euro-dollar autour de 1,16.
03:49Du côté des grands indices actions, c'est plutôt une séance de pause aujourd'hui.
03:53Oui, c'est un repli modéré aujourd'hui en Europe avec un stocks 600 qui cède 0,5%.
03:58Le CAC 40 recule du même ordre et repasse sous les 8200 points,
04:02lesté par Stellantis qui chute de 4%.
04:05Dans les autres baisses, il y a aussi Schneider Electric, Renault et Airbus qui cèdent 2% environ.
04:10En Asie, le Nikkei a inscrit un nouveau record en séance et a terminé en hausse de 2,5%.
04:16Côté américain, les indices sont ouverts en repli modéré de moins de 1% pour le Dow Jones, le S
04:21&P 500 et le Nasdaq.
04:22Et puis sur le front commercial, il fallait s'y attendre, Tarifman n'a pas dit son dernier mot.
04:27L'administration américaine prévoit d'instaurer des surtaxes comprises entre 10 et 12,5% sur les importations
04:33en provenance d'une soixantaine d'économies parmi lesquelles l'Union Européenne et la Chine.
04:37Cette nouvelle offensive commerciale vise à rétablir le mur tarifaire invalidé par la Cour suprême en février.
04:45Pour éviter un nouvel échec, la Maison Blanche change de stratégie en s'appuyant sur la loi sur le commerce
04:51de 1974,
04:52renforcée par une enquête portant sur le travail forcé.
04:56Aucune mesure ne devrait toutefois entrer en vigueur avant le 6 juillet, date de clôture de la consultation publique.
05:02Côté macro, c'est la semaine de l'emploi aux Etats-Unis avec tout d'abord l'enquête ADP concernant
05:08les créations d'emplois dans le secteur privé.
05:10Oui, l'enquête ADP montre que l'économie américaine a créé plus d'emplois que prévu avec 122 000 créations
05:16en mai
05:16contre 118 000 attendus, mais c'est supérieur aux 105 000 créations du mois d'avril, un chiffre qui a
05:22d'ailleurs été révisé en légère baisse.
05:24Toujours aux Etats-Unis, l'ISM Service ressort à 54,5, c'est plus qu'attendu.
05:30L'activité du secteur privé en zone euro recule à 47,7 et reste ainsi en zone de contraction en
05:36mai.
05:36Et puis bientôt à mi-2026, les grands instituts réajustent leur prévision de croissance mondiale pour cette année, c'était
05:44le cas de l'OCDE aujourd'hui.
05:46Oui, l'OCDE a légèrement abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2026 à 2,8% en raison de
05:52l'augmentation des coûts liés au conflit au Moyen-Orient qui pèse sur l'activité.
05:57Dans le cas d'une prolongation de ces perturbations géopolitiques, l'organisation avertit que la croissance pourrait baisser encore plus
06:03à 2,1% cette même année.
06:05Bon, et puis nous parlerons d'IA bien sûr dans un instant avec nos invités de Planète Marché.
06:10Un mot pour vous dire que Marvel Technologies, dont on parlait déjà hier, Pauline, poursuit sa hausse spectaculaire.
06:17Oui, le titre qui avait déjà gagné 25% hier prolonge ses gains encore aujourd'hui de 10% dans
06:22les premiers échanges.
06:23Pour rappel, Jensen Huang, le patron de Nvidia, a prédit hier que Marvel rejoindrait bientôt le club très fermé des
06:29entreprises à 1 000 milliards de dollars de capitalisation.
06:32En seulement 3 mois, le titre affiche une hausse spectaculaire de près de 300%.
06:39Quel sera le programme à l'agenda demain des marchés et des investisseurs, Pauline ?
06:42Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Broadcom publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:47En zone euro, on prendra connaissance des ventes au détail du mois d'avril.
06:51Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
06:56Grattel.
07:063 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marcher.
07:10Benoît Vesco est à nos côtés, le président de Delubac Asset Management.
07:13Bonsoir et bienvenue Benoît.
07:14Bonsoir Grégoire.
07:15Thierry Guille nous accompagne, le président de Raymond James France.
07:18Bonsoir Thierry.
07:18Bonsoir Grégoire.
07:19Et Igor Demac est également à nos côtés, directeur associé chez Vital Epargne.
07:23Bonsoir Igor, merci d'être avec nous, merci à vous trois.
07:27Benoît, le thème de l'IA, dans quelle mesure est-ce qu'on est encore confortable à être investi dans
07:32cette thématique ?
07:33Qui prend quand même de plus en plus d'ampleur.
07:36C'est un thème qui se déplace ou qui s'élargit, qui s'agrandit, malgré les effets de concentration qu
07:42'on peut avoir autour de quelques entreprises multitrillionnaires désormais.
07:47Mais c'est vrai que si les hyperscalers nourrissent le thème avec leurs dépenses d'investissement, leurs capex, on voit
07:53de nouvelles sociétés qui en profitent encore plus largement.
07:57Autrement dit, les Mac 7 font à peu près la performance du marché.
08:00Quand on voit, on peut citer Marvel Technologies, Broadcom, qui publiquera ce soir, fait partie des sociétés qui connaissent des
08:08parcours stellaires sur quelques mois.
08:10La mémoire en Asie avec les Coréens, Samsung, SKNX.
08:15Bref, c'est un thème quand même qui se déplace.
08:18C'est un thème mouvant.
08:19Oui, ce qui est intéressant, c'est que cette thématique de l'IA, elle est tellement puissante en termes de
08:24montant d'investissement qu'elle nous fait oublier la géopolitique.
08:27Et pourtant, il y a quand même des sacrés sujets.
08:29Donc, c'est une bonne nouvelle pour les indices actions parce qu'on performe sur cette thématique.
08:33Le défaut, c'est qu'il n'y a qu'une seule thématique.
08:35On préférait quand même avoir d'autres secteurs et d'autres activités qui performent.
08:38Et comme vous le disiez, ce qui est quand même intéressant, c'est que ça se diffuse.
08:42C'est-à-dire qu'on a d'abord commencé par les architectes de l'IA, les inventeurs de l
08:46'IA.
08:47Et puis maintenant, ils investissent des...
08:49Alors, l'unité, maintenant, c'est de la centaine de milliards.
08:51Donc, voilà, il faut faire avec.
08:53100 milliards, ça paraît peu maintenant.
08:54Voilà, c'est normal.
08:56Mais qui se déverse sur l'économie, qui se déverse sur l'ensemble de la chaîne.
09:00Notamment en amont, en aval, production d'électricité, d'énergie, distribution d'énergie, les câbles, le hardware.
09:06On a des noms comme ça qui émergent, dont on n'était plus parlé, on pensait perdant.
09:11Intel, Seagate, Seagate, Dell.
09:14Des noms qui émergent parce qu'ils sont des spécialistes du hardware et qu'on a besoin de matériel pour
09:21générer ces outils-là.
09:23Donc, c'est assez intéressant, cette diffusion.
09:25Ce qui est aussi intéressant, c'est que ça se diffuse aussi parce qu'on a des spécialistes en Europe,
09:29dans l'énergie, dans les semi-conducteurs aussi.
09:33Les parcours de STMicro, Solitech, par exemple, ne sont pas en reste par rapport à d'autres comparables américains.
09:39Donc, ça, c'est...
09:39Tous ces schémas-là, bon, sont vraiment...
09:42Il faut se laisser porter.
09:43On est encore dans un...
09:45Toujours dans cette thématique de l'innovation.
09:48On déverse des montants de capitaux à investir très importants.
09:52On les investit.
09:53Les géants qui les déversent ont des montants de cash très importants.
09:57Alors, c'est quand même ce qu'il faut signaler.
09:59On l'a dit en introduction.
10:00Il y a un peu de levée de dette, maintenant.
10:02Il y a un peu d'introduction en bourse.
10:05Et des montants conséquents, là aussi, vu les unités de compte de départ.
10:09Donc, on arrivera à un moment donné à la fin de ce cash,
10:13ou en tout cas, on aura consommé une grosse partie de ce cash-là.
10:16Et il faudra à un moment donné, mais c'est peut-être dans quelques années,
10:19faire le bilan et savoir qui est gagnant,
10:23quel est le gain de productivité, où est-ce qu'il est et pour qui.
10:26On n'en est pas encore là, donc il faut quand même se laisser porter par ce mouvement.
10:30Et se laisser porter en accompagnant et en allant...
10:34Oui, il faut bouger quand même.
10:35Voilà, exactement.
10:36En allant tout le long de la chaîne, au fur et à mesure,
10:39pour bénéficier de ses performances.
10:41Vraiment un mouvement très important et assez impressionnant.
10:45C'est la phrase de Jean-Pierre Petit,
10:46qui était avec nous il n'y a pas très très longtemps.
10:48Alors, il vit, il écrit l'économie de bulles depuis 30 ou 40 ans,
10:51donc il n'est pas surpris quand il y a une bulle qui peut se développer.
10:55Mais quand on est dans l'idée d'une bulle,
10:57pour lui la question ce n'est pas de savoir si c'est une bulle,
10:59il y a sans doute une bulle de profit peut-être aujourd'hui,
11:01demain peut-être une bulle de valorisation,
11:03mais est-ce qu'on est en sommet de bulles ou pas ?
11:06C'est la seule vraie question que doit se poser un gérant d'actifs
11:09quand il participe à un enthousiasme aussi spectaculaire et peut-être historique.
11:15Thierry ?
11:16Alors, on a un stratégiste, enfin un stratégiste aux Etats-Unis,
11:19il a fait un papier très intéressant la semaine dernière,
11:22il est allé remonter l'histoire de la bourse américaine,
11:24qui remonte à la fin du 19e siècle,
11:26et il a essayé d'identifier les phases d'excédent de CAPEX,
11:29de boum de CAPEX.
11:31Il a identifié 11, on peut débattre,
11:33si ce sont les bonnes ou mauvaises,
11:34ça ne commence pas bien évidemment le chemin de fer dans les années 1870,
11:38il y en a eu plein après, il y a eu 1929,
11:40il y a eu la seconde guerre mondiale, ça c'est normal,
11:42on était en économie de guerre,
11:43il y a eu la bulle qu'on a eu pu avoir au Japon, en Chine,
11:46ce qu'on a pu connaître, notre génération, en tout cas la mienne,
11:48on a connu bien évidemment celle des années 2000,
11:51avec l'excès de l'Internet et des boîtes de télécom,
11:53on a connu le SEPRAM, etc.
11:55Et l'idée en fait était justement d'essayer de timer,
11:57essayer de donner à nos clients une espèce de,
12:00j'appelle ça une caisse à outils,
12:01pour essayer de savoir si on était en fait,
12:02on est dans cette bulle, et combien de temps ça va durer.
12:05Et je rejoins ce qui vient d'être dit,
12:06c'est-à-dire en fait ce n'est pas pour maintenant.
12:08Et la conclusion, parce que l'étude est assez fouillée et assez longue,
12:13en fait ce qu'il faut observer,
12:14et peut-être le parallèle qu'on peut faire,
12:15peut-être le plus proche,
12:16c'est ce qui s'est passé en fait à la fin des années 90,
12:20avec le développement de l'Internet et des télécoms,
12:22c'est essayer de voir si d'année en année,
12:24on accède toujours à une accélération des CAPEX.
12:27Entre 1996 et l'an 2000,
12:29vous avez vu, vous êtes passé en gros de 150 milliards à 750 milliards.
12:32La taille du PIB américain à l'époque,
12:34ça devait être à peu près 20 trillions.
12:36Quand vous comparez à ce qu'on a aujourd'hui,
12:38on a démarré il y a, en 2013,
12:43on parle en fait de l'IA vraiment depuis 2022,
12:46enfin l'IA générative est révélée au grand public
12:49avec le chat GPT en novembre 2022.
12:50On a démarré avec 50, 100 milliards,
12:52on est actuellement maintenant sur 2026,
12:53sur des niveaux entre 800 et 900 milliards,
12:55et on pense que ça peut aller jusqu'à 1,5 trillion.
12:58Au-delà des...
12:59Largement, on va passer au cap des 1 000 milliards.
13:01Ça, on pense que ça sera sur les deux prochaines années.
13:04Donc ça, ça répond à une première interrogation,
13:06qui est que tant que vous avez ce système d'augmentation de CAPEX,
13:10le système doit tenir.
13:12La deuxième chose, c'est quand vous avez l'inversement,
13:14quand il y a le point d'inflexion,
13:15c'est là où ça pose problème.
13:17Durant les années 2000, ça commence à baisser en 2001-2002.
13:21Donc, les deux analystes qui ont fait ce papier
13:23ont reconnu en toute honnêteté
13:25que si on les avait interrogés il y a un an,
13:27ils auraient peut-être dit que le pic peut être atteint en 2008.
13:29Là, ils le repoussent à 2029.
13:31Mais le deuxième et dernier point qui était intéressant dans cette étude,
13:34c'était de voir un petit peu,
13:35et ça soulève le problème de la levée de fonds
13:37qu'est en train de faire Google en ce moment,
13:39c'est de savoir qu'est-ce qui est financé par ce qu'il appelle
13:42« external financing »,
13:43c'est le financement extérieur,
13:45par des levées de fonds, par des IP ou autres,
13:48parce que pour l'instant,
13:49toute la vague s'est financée au départ par des private equity,
13:53et après, il y a eu le relais qui a été pris par les hyperscalers,
13:55qui ont été des gros acteurs.
13:57Et donc, quand on regarde ce qui s'est passé,
13:59il y a 25 ans,
14:01le pourcentage que vous aviez à l'époque
14:02qui était financé par des capitaux extérieurs
14:05tournait entre 15, 20,
14:07et c'est rapidement monté à 30%, à 40%.
14:09Là, c'est bien dangereux.
14:10On n'y est pas aujourd'hui.
14:12Donc, la conclusion, c'est qu'en fait,
14:14on a encore...
14:14Mais le point de fragilité, il sera là, vous dites ?
14:16Il sera là.
14:17Il faudra savoir si, quelque part,
14:18ce qu'a déclaré Google il y a deux jours,
14:20ils ont d'ailleurs réaugmenté aujourd'hui
14:21de quelques milliards de dollars,
14:22soit passé de 80 à 85 à l'élevé de fonds,
14:24ils ont augmenté de 5 milliards.
14:26Voilà, il faudra savoir si ce phénomène,
14:27on l'observe de beaucoup d'autres acteurs,
14:30ça sera un signe avant-coureur d'alerte.
14:32Ça ne veut pas dire qu'il faut sortir,
14:33ça veut dire qu'il faut observer
14:34si d'autres font pareil.
14:36Bon, pour se replacer dans le contexte
14:39de la bulle.com,
14:40je crois que c'est 97 ou 98
14:41où Greenspan prononce,
14:43la seule et unique fois d'ailleurs de sa carrière,
14:46l'idée d'exubérance irrationnelle des marchés.
14:49Le point haut du marché, c'est mars 2000.
14:51Donc, ça peut laisser un espace-temps,
14:53effectivement, entre le moment
14:54où on considère que ça devient irrationnel
14:55et le moment où ça craque.
14:57Qu'est-ce que ça amène comme réflexion à ce stade ?
15:00On en parle tous les jours,
15:01donc c'est vraiment le sujet du moment.
15:03Le premier constat, c'est qu'il y a des utilisateurs
15:06pour l'intelligence artificielle aujourd'hui,
15:08donc ce n'est pas remis en cause.
15:10Le deuxième constat, c'est que les États-Unis,
15:12c'est une économie qui est fondée
15:13sur la circulation des capitaux
15:16et aussi sur la dynamique de prix,
15:18toujours positive.
15:18C'est-à-dire que c'est pour ça
15:19que les marchés financiers sont plus valorisés,
15:21c'est pour ça qu'il y a certains secteurs
15:22comme la santé où on paye l'injection trois fois
15:24est-ce qu'on paye en Europe ?
15:26Mais il n'y a pas de raison,
15:27l'acte c'est le même.
15:28Donc c'est un pays qui se construit
15:31sur l'afflux de capitaux
15:33et une tendance naturelle d'inflation
15:35des valeurs des actifs.
15:36C'est toujours comme ça qu'ils se sont financés.
15:38Donc je pense que la bulle,
15:40elle explose non pas parce qu'il n'y a plus de clients,
15:43parce qu'on voit bien les utilisations
15:44de ce genre d'outils
15:46qui ne sont que la prolongation
15:48de l'informatisation,
15:49de la création de données
15:50et maintenant de leur utilisation
15:52dans un mass market
15:54et en la paquette de gens.
15:56C'est surtout l'environnement monétaire.
16:00La valorisation est le critère
16:02parce que si vous montez les taux de 5%,
16:05vous allez voir que les valos
16:06ne vont pas du tout être les mêmes.
16:07Évidemment, ce n'est pas ça qui va se passer
16:09et je ne le souhaite pas.
16:10Mais c'est très sensible en fait
16:12à l'environnement monétaire
16:13et les outils de valorisation.
16:15Oui, mais c'est marrant
16:16parce que ce n'est pas ce qu'on a observé.
16:17Dans cette phase de crise du Golfe,
16:19l'IA est devenue un refuge
16:21et de manière complètement indépendante
16:24ou insensible au niveau des taux d'intérêt.
16:26Mais il n'y a pas une grosse hausse des taux
16:28et les taux réels sont quand même assez faibles.
16:30Quand on approche 2% de taux réels aux Etats-Unis,
16:325%, beaucoup d'économistes vous diront
16:34que ce n'est pas...
16:34Ce n'est pas une crise obligataire.
16:36Les grosses crises obligataires,
16:37ça ne se passe pas comme ça.
16:39Donc en fait, ça,
16:39on ne l'a pas vraiment eu,
16:40la crise obligataire.
16:41La grosse crise qui nous pend au nez.
16:44Les variations.
16:44Marché Action,
16:46il a toujours la macro,
16:47la micro et les flux.
16:50Si on empêche,
16:51et revenez à ce que j'ai dit au départ,
16:52s'il y a une problématique de flux,
16:54s'il n'y a plus de flux de capitaux,
16:55plus de flux entrant,
16:56et s'il y a une problématique de prix
16:57qui est déclenchée par un événement monétaire,
17:01obligataire,
17:01c'est ça qui créera l'explosion de la bulle.
17:04Jusqu'à présent, il n'y a pas de raison.
17:05Et cette phase d'investissement
17:07amenant de toute façon,
17:08de manière macroéconomique,
17:10une pression à la hausse sur les taux.
17:12Si c'est du rééquilibrage
17:13de l'épargne vers de l'investissement,
17:14ça doit appeler des taux
17:17structurellement plus élevés.
17:18Si la croissance aussi est augmentée
17:20par cet afflux de capitaux,
17:22d'où la question du retour sur capitaux employés.
17:26Et ça, c'est quand même une question
17:27qui n'est pas aujourd'hui complètement résolue.
17:29Mais comme le coût moyen pondéré du capital
17:31est assez faible pour ces gens-là,
17:32parce qu'ils puisent dans une espèce de panier sans fond,
17:37que le dollar est quand même,
17:38on en parlera à la fin,
17:39très puissant,
17:40finalement.
17:41Ça reste une monnaie de refuge,
17:43on l'a bien vu pendant la crise.
17:45Pour l'instant,
17:46ces paramètres ne sont pas remis en cause.
17:48Donc, il n'y a pas de raison
17:49que ça s'arrête.
17:50Et à propos d'afflux de capitaux,
17:51alors, parlons de ces grandes IPOs
17:52qui arrivent,
17:53à commencer par celle de SpaceX,
17:55où là, il n'y a pas de promesse
17:57de rentabilité pour le groupe SpaceX.
18:00Je ne crois pas que ce soit en tout cas
18:01défini comme ça dans le prospectus.
18:03Je ne l'ai pas lu en entier.
18:04Je pense qu'il y a une promesse technologique,
18:07une promesse d'innovation,
18:08il y a une promesse d'avenir
18:10très très lointain,
18:11mais qui se rapproche de nous,
18:12c'est-à-dire la conquête de l'espace,
18:14de la Lune.
18:14Ça fait rêver,
18:15il y a un gourou des marchés financiers
18:19qui est capable de promettre beaucoup,
18:21et il faut avoir foi
18:22pour investir dans ce genre de mécanisme.
18:25C'est un acte de foi.
18:27Je pense que c'est un acte de foi.
18:28Et on est encore dans le monde
18:29de l'investissement,
18:30ou c'est autre chose ?
18:31Parce que là,
18:32ça va peser des milliards.
18:33Pour moi,
18:34c'est un peu autre chose.
18:35Ce serait une micro-carpe,
18:36un PowerPoint,
18:37je veux dire un micro-carpe.
18:37Pour vous donner un exemple,
18:38quand les clients en particulier
18:39commencent à vous dire
18:40« je voudrais avoir du SpaceX »
18:41alors qu'ils sont très éloignés
18:42et qu'ils ne peuvent pas avoir accès,
18:44quand le retail,
18:45vraiment,
18:45il commence à dire
18:47« il faut en avoir,
18:47il faut en avoir »,
18:48c'est un petit peu
18:49comme la bulle Internet
18:50et on y revient.
18:50finalement,
18:52je n'ai pas ma petite start-up
18:54dans laquelle je peux m'intéresser,
18:55je ne peux pas en parler
18:56dans les dîners en ville.
18:57Là, SpaceX,
18:58c'est le dîner en ville pour moi.
18:59On est dans des multiples valorisations.
19:01dans la catégorie
19:02« red flag »
19:03ou « orange flag » ?
19:06Moi, je ne vais pas dire
19:06que j'ai la puissance
19:08d'un SpaceX ou Elon Musk,
19:09mais je trouve les chiffres
19:11un peu exubérants.
19:14Et là,
19:14c'est peut-être
19:15de l'exubérance rationnelle.
19:16C'est-à-dire que tout le monde
19:17sait que c'est exubérant
19:18et tout le monde y va.
19:19Parce que l'information est publique.
19:21Mais quand on regarde un peu
19:23le business de SpaceX,
19:25pour l'instant,
19:25c'est Starlink.
19:26En termes purement fondamentalistes,
19:28c'est-à-dire de quelqu'un
19:29qui regarde les chiffres après,
19:32on peut investir sur une promesse.
19:34Chacun fait ce qu'il veut.
19:34La promesse d'aller sur la Lune,
19:36de réutiliser les fusées,
19:37d'en envoyer 20 par jour,
19:40pourquoi pas ?
19:40On l'a imaginé dans les films,
19:42ça va se produire.
19:43À 20, 50, 30 ans.
19:44Si on fait lien avec l'IA,
19:45parce qu'il y a quand même
19:46cette part IA dans SpaceX
19:48qu'il ne faut pas négliger.
19:51Mais l'idée de l'infrastructure
19:53en orbite,
19:54pour le SUS 1 et 2,
19:55lui, il vous promet
19:57que ça va faire baisser
19:58le coût de l'IA.
19:59Et j'ai l'impression
19:59que le marché est en train
20:00de chasser toutes les idées
20:01qui vont permettre
20:02d'améliorer l'efficience,
20:04de faire baisser le coût
20:05de l'intelligence artificielle
20:06par rapport au premier GPU vendu
20:09d'NVIDIA qui se vendait
20:10à je ne sais combien
20:11de centaines de milliers
20:12de dollars à pièce.
20:13Il a une vision,
20:15il a cassé des monopoles,
20:17il a inventé des choses
20:18qui n'existaient pas,
20:19il y a des suiveurs,
20:20même si on dit que Tesla
20:20n'a que, je ne sais pas,
20:23combien de pourcentage
20:24du marché automobile
20:26ou électrique,
20:28c'est minoritaire,
20:28mais ça peut être
20:30l'avant-pont du capitalisme
20:34informatico-spatial.
20:35Il n'y a pas de doute
20:36combien on valorise ça.
20:37Aujourd'hui,
20:38je pense que personne
20:38n'est capable de le dire.
20:39Tesla, ce n'est déjà plus
20:40les voitures,
20:40c'est les robots,
20:41il vous le dit,
20:42c'est les robots.
20:43Mais il y a plein d'échecs
20:44derrière, il y a Twitter,
20:45il y a le carrément.
20:47Il a fait réactérir
20:48des lanceurs fusés en mer
20:49et moi, je me souviens très bien
20:51et vous sans doute aussi
20:52à l'époque,
20:53Igor, quand il a construit
20:54ses premières usines Tesla
20:55aux Etats-Unis,
20:57tous les patrons
20:58de l'automobile française,
21:00en tout cas ceux
21:00qu'on connaissait
21:01à l'époque,
21:02les patrons d'équipementiers
21:03sont tous allés visiter
21:04l'usine et sont tous revenus
21:06avec une morgue
21:08mais spectaculaire
21:09pour venir dire
21:10que ce gars-là
21:11n'a rien compris.
21:12C'est le rêve américain.
21:13Des usines, moi j'en fais
21:13des dizaines depuis des années,
21:15une usine automobile,
21:17il ne sait pas ce que c'est,
21:18ça marchera.
21:18Tous, tous,
21:19il incarne le rêve américain
21:22et puis le droit à l'échec aussi
21:24mais derrière
21:25des énormes succès.
21:26Bon, SpaceX ?
21:29Je crois qu'on a bien
21:30bien dépeint la situation
21:31et il a un track record
21:34de Paris Fou réussi,
21:35alors pas totalement réussi
21:36par rapport à ce qu'ils disent
21:37en avant
21:37mais quand même réussi.
21:38Quand on crée
21:39un constructeur automobile
21:41ex nihilo,
21:42c'est quand même
21:43assez impressionnant.
21:45Starlink,
21:45l'Internet par les satellites,
21:47c'est aussi assez bluffant.
21:48Après, il y a beaucoup de choses
21:49aussi qui ne l'ont pas délivré.
21:51Après, je pense que
21:52ce qui est vraiment intéressé,
21:53c'est le comportement
21:54à court terme des marchés.
21:55cette IPO,
21:56elle bouscule un peu
21:59les règles
21:59dans les introductions,
22:00dans le passage
22:01dans les indices
22:02parce qu'il va aller
22:03beaucoup plus vite
22:05être représenté
22:06dans les indices
22:06que ce que font normalement
22:07les nouvelles introductions
22:09en bourse.
22:10Donc là,
22:10on a un espèce
22:12de passe-droit
22:12qui pose question.
22:13Et ça veut dire quoi ?
22:14Ça va être un risque
22:15auquel tout le monde
22:16va être exposé
22:17dès le départ ?
22:17C'est-à-dire que...
22:18Des risques dans le sens
22:19positif ou négatif,
22:20mais en tout cas,
22:21il y a une empreinte
22:22qui sera indicielle,
22:24mondiale,
22:24dès le départ.
22:25Ce qui est intéressant,
22:25c'est de voir le comportement
22:26des marchés.
22:27C'est-à-dire que si vous
22:27rentrez dans les indices,
22:28tous les trackers
22:29doivent en avoir,
22:31tous les gérants actifs
22:32vont essayer d'anticiper.
22:34Donc vous allez avoir
22:35quand même,
22:36à un moment donné,
22:36un espèce de rush
22:37sur la valeur,
22:39quels que soient
22:40les sujets qu'on se...
22:41les questions qu'on se pose
22:42sur la valorisation,
22:43sur le business model
22:45et autres,
22:45de toute façon...
22:46Management ?
22:46Sur le management,
22:47bien sûr.
22:48Ce phénomène va se passer.
22:50Et donc,
22:51on l'analyse,
22:52nous,
22:52un petit peu,
22:53comme le point d'orgue
22:54de...
22:54en tout cas,
22:54à très court terme,
22:55tactique de ce mouvement
22:57sur l'IA,
22:58en se disant,
22:59tiens,
22:59il y a ce phénomène-là
23:00qui va encore un peu
23:01accélérer à court terme,
23:02ce mouvement un peu
23:05de tout vers l'IA
23:06et tout vers l'infrastructure
23:07autour de l'IA.
23:09Et puis,
23:10on aura peut-être
23:10un peu une respiration
23:11ensuite,
23:12technique,
23:13pour se dire,
23:13voilà,
23:13on a passé un cap,
23:14on souffle,
23:16parce que ça y est,
23:17tout le monde a du SpaceX
23:18dans son portefeuille
23:19et maintenant,
23:19qu'est-ce qu'on en fait ?
23:21Et il y aura peut-être
23:23un peu le Salimé
23:24and go away
23:25qui sera un peu décalé
23:26dans le temps
23:26par ce phénomène
23:27du 12 juin
23:30et on aura
23:32une pause estivale
23:33et on verra après,
23:35on reviendra sur les choses
23:36un peu plus classiques,
23:37macro,
23:38et puis,
23:38mi-terme politique
23:40aux Etats-Unis.
23:41C'est intéressant
23:42parce qu'il y aura
23:42quand même
23:42une offre concurrente.
23:44Il y a SpaceX,
23:46mais il y aura Anthropik,
23:47il y aura OpenAI
23:48évidemment à un moment,
23:50puis au milieu de tout ça,
23:51vous avez une Google Alphabet
23:52qui arrive en disant,
23:53alors eux,
23:53ils sont déjà cotés,
23:54bien sûr,
23:55qui arrive,
23:55attendez,
23:56moi aussi j'ai du papier.
23:58Ce n'est pas le même profil
23:59de risque que SpaceX,
24:00mais je peux vous en mettre
24:01pour 85 milliards
24:02si vous le souhaitez.
24:03Et là,
24:04on voit bien
24:04qu'il y a une petite course,
24:06Anthropik essaye
24:06de damer le pion
24:07à OpenAI
24:07qui aimerait bien arriver
24:10juste au moment
24:10où SpaceX se fait coté.
24:12Enfin,
24:12il y a une petite course là.
24:13Google a été assez opportuniste
24:14parce qu'il a levé de la dette
24:15et pas qu'aux Etats-Unis.
24:17Non.
24:17Il est allé la lever
24:18un peu partout.
24:19Donc ça,
24:19c'était plutôt intelligent.
24:20Et puis derrière,
24:21effectivement,
24:21juste avant,
24:22il fait sa levée de capitaux.
24:23Donc là-dessus,
24:24il a plutôt bien géré
24:26son timing.
24:28Voilà.
24:28Donc là,
24:28il y a vraiment
24:29ce phénomène
24:30à très court terme
24:31de flux de capitaux
24:32qui vont se déverser.
24:34Ça demanderait sûrement
24:35une respiration
24:36sur les marchés
24:36dans un deuxième temps.
24:37Une fois qu'on aura
24:38digéré tout ça.
24:38Voilà.
24:39Oui, je comprends.
24:40Bon,
24:40sur SpaceX spécifique
24:41et puis encore une fois,
24:43ce qu'on appelle
24:44dans cette émission
24:44la guerre du capital,
24:45la guerre pour l'attractivité
24:47du capital.
24:48Et on voit bien
24:48qu'il y a une forme
24:49de concurrence
24:50qui s'est installée
24:51depuis l'introduction
24:52en bourse
24:53ou l'annonce
24:53de l'introduction en bourse
24:54de SpaceX le 12 juin.
24:56Thierry ?
24:56Il n'y a pas beaucoup
24:57d'autres éléments ajoutés.
24:59On sait que la valo,
25:00elle est excessivement tendue.
25:01On est sur des bases
25:02de 100 fois les ventes.
25:05Pour moi,
25:06franchement,
25:06il y a plein de trucs.
25:075% de flottant,
25:0830% réservés au retail.
25:0985% des droits d'hôtes
25:10verrouillés par Elon Musk.
25:12Absolument.
25:13Et une société
25:14qui sera sans donneur
25:15en bourse
25:15et qui ne gagne pas d'argent
25:17alors que le préambule
25:18pour rentrer sur les indices
25:19du SPI,
25:19il faut gagner de l'argent
25:20et donc base droit.
25:21C'est ce que vous avez évoqué
25:22tout à l'heure.
25:23C'est assez fou.
25:25Les gérants américains
25:26qui sont investis
25:27quand même en général
25:28sur les fonds écoutés
25:29entre 95 et 98%
25:31vont devoir forcément
25:32à un moment donné
25:33trouver du cash.
25:34Donc ils vont sortir.
25:35Donc il y aura des arbitrages.
25:36Il y aura des évictions.
25:37Il y aura des effets d'éviction.
25:39Franchement,
25:39est-ce que c'est d'ailleurs
25:40pas un peu ce qu'on voit ?
25:42Nvidia qui fait bien
25:43mais qui sous-performe,
25:44est-ce qu'il n'y a pas déjà
25:45l'idée de s'alléger un peu
25:46pour ceux qui en ont bien profité
25:47pour préparer le terrain ?
25:50Je pense que la sous-performance
25:51Nvidia depuis le début d'année
25:53elle est liée à autre chose.
25:54Elle est liée au fait
25:54que ce qui a vraiment marché
25:55c'était la phase d'inférence
25:57et donc tous les acteurs
25:58de l'inférence
25:59et on a payé
25:59Intel Texas.
26:01Mais il y a aussi ça.
26:02On est sur des bases
26:03de 17-18 fois
26:04sur les profits
26:04de l'année prochaine.
26:05Le titre n'est pas hors de prix.
26:06Non mais je voyais
26:06qu'il y avait de la décollette
26:07sur des ETF sud-coréens
26:08par exemple
26:09de la part d'investisseurs
26:10internationaux
26:10et que visiblement
26:11c'est des flux de décollecte
26:12en dizaines de milliards.
26:14Donc est-ce que c'est l'idée
26:15de vendre un peu du SKNX
26:16et du Samsung
26:18pour préparer un peu de cash
26:19pour la suite ?
26:20Mon sentiment
26:20c'est la partie de billard
26:21à 18 ans.
26:23Franchement,
26:23on ne sait pas très bien
26:25je disais encore une note
26:25d'un confrère tout à l'heure
26:26d'une grande maison
26:27de Wall Street
26:28qui estimait que finalement
26:29il va y avoir à peu près
26:30160 à 200 milliards
26:31qui vont devoir être trouvés
26:33pour l'IPO
26:34enfin pour les IPO
26:35d'Antropique
26:35pour les trois quoi
26:36Antropique,
26:37PNL et SpaceX
26:38ça va faire un peu de ça.
26:40Quand vous regardez
26:41la taille du marché américain
26:42je crois que de mémoire
26:43je crois que c'est 45 trillions
26:45la taille du PIB américain
26:46c'est 32 je crois
26:47ça peut être absorbé
26:48et donc ce que disait
26:49cette maison
26:50c'est qu'en l'occurrence
26:50par le passé
26:51sur les émissions
26:52sur l'élevé d'IPO
26:53le marché américain
26:54a souvent absorbé
26:55entre 700 milliards
26:55et 1000 milliards.
26:57Sur une année.
26:57Oui.
26:57Donc les chiffres
27:00ne sont pas incohérents
27:01mais la taille
27:01de la société
27:02est telle
27:03que ça impressionne
27:04et comme on le disait
27:04à l'instant
27:05ça va rentrer dans les indices
27:06il y aura des arbitrages
27:08et...
27:08200 milliards
27:09c'est ce qui a été levé
27:10sur les 4 premiers mois
27:12de l'année aux Etats-Unis
27:12c'est ce que j'ai vu
27:13à la fin avril
27:14200 milliards
27:15c'est le montant
27:15des levées de capital
27:16d'IPO
27:18Oui c'est ça
27:18à peu près
27:194-3 effectivement
27:20ils vont faire
27:21ce que les Etats-Unis
27:22font en un peu plus
27:23d'un trimestre
27:23Ah oui
27:23c'est des montants
27:24qui sont...
27:25Enfin
27:27ça peut mal se passer
27:29SpaceX
27:29le premier jour
27:30ça paraît...
27:32Tout le monde
27:33attend le pop
27:33Ce que vous disiez
27:34tout à l'heure
27:35c'est-à-dire que d'abord
27:35il y a peu du capital
27:36qui va vraiment être mis
27:37sur le marché
27:38aux alentours de 5%
27:41il va y en avoir besoin
27:42pour les indices
27:42donc il y a des gens
27:43qui vont être là
27:44pour essayer de soutenir
27:45les cours
27:46le seul parallèle récent
27:48que l'on ait
27:48et la dimension
27:49n'a rien à voir
27:50c'était Serre et Brasse
27:51il y a quelques semaines
27:52Oui oui oui
27:53Voilà
27:53c'était quoi 200-300%
27:55le premier jour ?
27:55Oui l'IPO devait être faite
27:57au départ à 150
27:58elle s'est faite à 180$
27:59ça a ouvert à 300
28:00c'est monté à 350
28:02et c'est retombé récemment
28:03à 200
28:04voilà
28:04donc là vous avez
28:05les chefs de file
28:06de la syndication
28:07qui vont venir soutenir
28:07des cours
28:08ce qui est assez traditionnel
28:09voilà
28:10mais est-ce qu'on va avoir
28:11ce même phénomène
28:12un petit peu d'accélération
28:13ce qu'on disait tout à l'heure
28:14tout à chacun
28:15c'est un peu
28:15chacun veut s'enorgueillir
28:16d'avoir son action SpaceX
28:18surtout du côté des retailers
28:19pour que derrière
28:20ça se redégonfle
28:21c'est possible
28:21Est-ce que tout ça
28:22Igor justifie
28:23que le marché action
28:25soit relativement
28:28insensible
28:29à ce qui se passe encore
28:30dans le Golfe
28:31aujourd'hui
28:32avec une situation
28:33de blocage
28:34en tout cas
28:35s'il n'y a pas de dégradation
28:36il n'y a pas non plus
28:37d'amélioration franche
28:40Non mais l'OCDE
28:41a quand même
28:41revu en baisse
28:42ses perspectives
28:43de croissance
28:44cette année
28:44alors c'est 0,1
28:45on passe de 2,9
28:46à 2,8
28:47mais ça commence
28:48quand même
28:48à manger un peu
28:52bon il y a
28:53deux gros secteurs
28:54qui ont très bien performé
28:55et qui sont des gros secteurs
28:56pour des rembourses
28:56et tout ce qui est lié
28:57justement à l'IA
28:59l'IT
28:59et puis il y a le pétrole
29:01donc ça soutient aussi
29:02beaucoup
29:03et ça soutient aussi
29:04beaucoup les résultats
29:05donc vous voyez
29:06c'est comme d'habitude
29:07depuis quelques années
29:08on est dans une dichotomie
29:09dans un grand écart
29:12sur beaucoup de secteurs
29:13après les marchés actions
29:14ça reste une dérivée première
29:16voire seconde
29:17du profil macroéconomique
29:19et de la capacité
29:20à créer de la valeur
29:21donc ça
29:22on est un peu
29:22dans une période
29:23aujourd'hui
29:24d'entre deux
29:25puisque
29:25on va avoir
29:26des résultats semestriels
29:27qui vont être
29:29ceux qui
29:30vont peut-être
29:31nous dire
29:31combien coûte
29:32le Détroit-Dormuz
29:34aujourd'hui
29:34à l'économie mondiale
29:36c'est plus inquiétant
29:38la situation
29:38sur les taux
29:39la volatilité
29:39sur les taux d'intérêt
29:40voilà
29:40la dynamique inflationniste
29:42c'est vrai qu'elle est
29:42et on va en parler
29:43sur les banques centrales
29:44allons-y
29:45il y a déjà
29:46beaucoup de banques centrales
29:47alors c'est pas les plus grosses
29:48mais Indonésie
29:49Afrique du Sud
29:51le Rwanda
29:51le Sri Lanka
29:52c'est moins important
29:53mais
29:54il y a des grosses banques centrales
29:56de pays développés
29:56qui ont déjà monté leurs taux
29:58Norvège
29:59Australie
30:00l'Inde
30:00on sait pas trop
30:02et nous
30:02on est au milieu du guet
30:04parce qu'évidemment
30:04les indices d'inflation
30:05ils franchissent des niveaux
30:063%
30:07qui ne sont pas soutenables
30:08mais comme on n'a pas
30:10beaucoup de croissance
30:10c'est toujours pareil
30:11en Europe
30:11si on monte trop vite
30:12trop fort les taux
30:14on étouffe encore plus
30:15une maigre croissance
30:16donc
30:17c'est un dilemme
30:18et je pense que
30:19les marchés de taux
30:20et les investisseurs
30:20qui font la gestion flexible
30:22dans leur performance
30:24on voit un peu
30:24cette difficulté
30:25à faire de la performance
30:26en portage obligataire pur
30:27parce qu'il y a trop de vol
30:28donc le portage
30:29en fait
30:29il est annihilé
30:30par tous ces mouvements
30:32de baisse de valeurs
30:34et de volatilité
30:35alors que les marchés actions
30:36bon bah
30:37ça commode assez bien
30:39parce que
30:39la volatilité a changé de camp
30:41depuis des années déjà
30:42ouais ouais
30:42puis attention
30:43nous en Europe
30:44les gens n'ont pas d'actions
30:46je veux dire
30:47concrètement
30:47le vieillissement démographique
30:49global du monde développé
30:50c'est un achat massif obligataire
30:53les gens qui sont capables
30:55de tenir des positions actions
30:56etc.
30:56aujourd'hui
30:59je pense qu'il n'y en a pas beaucoup
31:00alors il y a eu quand même
31:01un renouveau
31:01puis ces histoires
31:02j'en reviens
31:03à ces trois IPOs
31:04c'est normal
31:05qu'elles soient
31:06dans le capitalisme coté
31:07on ne peut pas dire
31:08que ce n'est pas des secteurs
31:09des innovations
31:10des choses qui vont changer
31:12donc c'est normal
31:12à quel niveau de valo
31:13c'est comme souvent en bourse
31:15ça serait un pendule
31:16avant que ça s'arrête
31:16à la bonne valo
31:17au bon truc
31:18de découverte d'été
31:18il y aura peut-être
31:19une respiration avant l'été
31:21ou dans 1, 2, 3, 4 ans
31:22mais moi ce que je regarde
31:24vraiment maintenant
31:25c'est
31:25enfin on regarde
31:26dans l'étau
31:27c'est le marché directeur
31:28mais pour revenir à l'obligataire
31:30un recalibrage
31:32de la politique monétaire
31:34de la BCE
31:35avec la bonne communication
31:37ça doit quand même
31:37permettre
31:38de garder le contrôle
31:39sur cette partie longue
31:40des courbes
31:42parce que
31:42le sentiment
31:43qu'on a pu avoir
31:44quand on a vu
31:45au début mai
31:45sur une période
31:47de quelques semaines
31:48quelques séances
31:48ce grand retour de volatilité
31:50sur les parties longues
31:51les parties à 10, 30
31:53au Japon
31:54en Europe
31:54et aux Etats-Unis
31:55d'ailleurs peut-être
31:56avec des ressorts différents
31:57mais en tout cas
31:57avec une coïncidence de temps
31:59qui a été impressionnante
32:01on se disait
32:02à le marché
32:03le marché demande
32:04des hausses de taux
32:04c'est-à-dire que
32:05si les banques centrales
32:07ne montent pas les taux
32:08ou n'envoient pas le signal
32:09qu'elles sont vigilantes
32:10les parties longues
32:11vont partir
32:11vont partir en vrille
32:12banquiers centrales
32:13mais contre la partie longue
32:14ça a souvent été fait
32:15ces dernières années
32:16avec des programmes
32:16de quantitative easing
32:18donc d'achats massifs
32:19de papiers longs
32:21on n'y est pas vraiment là
32:22donc moi je pense
32:24que ça va dériver
32:25parce qu'il y a la pression
32:26budgétaire aussi
32:27il n'y a pas que l'inflation
32:28il y a la dégradation
32:28des comptes publics
32:30qui jouent
32:30et puis ces capitaux
32:32employés
32:33parlent pas trop
32:34des dépenses militaires
32:35qui sont au top
32:36historique ever
32:37comme disent les américains
32:38le hors-bilan c'est toujours
32:43ce qui a créé
32:43les plus grosses faillites
32:44donc bon
32:46c'est comme le hors-bilan
32:47de la dette publique allemande
32:48dans les régions
32:50et puis on découvre
32:51qu'ils sont aussi endettés
32:51que d'autres pays
32:53voilà donc
32:54maîtrise de l'environnement
32:55monétaire
32:56c'est le risque aujourd'hui
32:57bon c'est quand même
32:57des réunions importantes
32:58de banques centrales
32:59qui arrivent pour
33:00est-ce que d'ailleurs
33:01c'est un des enjeux
33:02et un des objectifs
33:04garder le contrôle
33:04sur ce qu'elles ne maîtrisent pas
33:06les parties longues de courbe
33:07elles maîtrisent évidemment
33:08les taux directeurs
33:09et donc les taux courts
33:10mais cet ancrage
33:11des taux courts
33:12c'est aussi une encre
33:13pour les parties plus longues
33:15est-ce que c'est le sujet
33:16pour les banques centrales
33:17aujourd'hui là
33:18Benoît ?
33:18Oui alors
33:18BCE elle a l'avantage
33:20d'avoir un mandat clair
33:21c'est l'inflation
33:22donc là-dessus
33:23c'est assez simple
33:24à interpréter
33:26elle va ancrer
33:27les anticipations
33:29inflationnistes
33:29il faut qu'elle les encre
33:30vers 2%
33:31ça dérive un peu
33:32en ce moment
33:32donc elle va agir
33:34elle l'a préparé le marché
33:35on a la première réunion
33:36en juin
33:37alors est-ce que c'est
33:38trois hausses
33:39est-ce que c'est deux hausses
33:40qui arriveront d'ici la fin de l'année
33:42je pense que le débat
33:43est encore ouvert
33:43mais là-dessus
33:44je dirais que
33:46le rôle de la BCE
33:47il est assez clair
33:48alors nous on est toujours
33:49un peu frustrés
33:50parce qu'évidemment
33:50il n'y a pas de paramètres
33:51de croissance
33:52dans ce mandat
33:53donc évidemment
33:55la conséquence derrière
33:56c'est que ça pèsera un peu
33:58sur la croissance
33:58d'un euro
33:59qui n'est jamais extraordinaire
34:00et ça fera un petit peu mal
34:02à cette croissance-là
34:03mais de toute façon
34:04là-dessus
34:05j'ai demandé à Eclair
34:07elle va jouer son rôle
34:08est-ce que vraiment
34:10elle va arriver à gérer
34:11la partie longue
34:12en partie
34:13mais dans la partie longue
34:14il y a aussi
34:15une dérivée déficit
34:16donc c'est pas
34:17c'est pas uniquement
34:18mais en même temps
34:20monter les taux directeurs
34:21de la BCE
34:22c'est dire aussi aux Etats
34:24attention
34:25vous allez probablement
34:26un peu trop loin
34:26donc sur la BCE
34:28je pense qu'il n'y a pas
34:28de sujet
34:29c'est assez clair
34:30ce qui est plus embêtant
34:31c'est du côté des Etats-Unis
34:34on voit bien
34:35il y a encore eu
34:35la semaine dernière
34:36il y a 15 jours
34:37il y a un espèce de dialogue
34:39entre Trump
34:39et le 30 ans US
34:41qui est quand même
34:43qui est quand même
34:44le signe
34:44d'une certaine nervosité
34:45des marchés obligataires
34:46en tout cas de vigilance
34:48on l'a vu
34:49c'était je crois
34:49le 19 mai
34:51le 30 ans
34:52qui passe à 5-20
34:54derrière
34:55ne vous inquiétez pas
34:56on va vite signer
34:57un accord
34:59ça a rebaissé
35:00ça remonte maintenant
35:01à nouveau
35:02et on revient
35:02vers les 5%
35:04pourquoi il y a
35:06ces mouvements-là
35:07et ce dialogue
35:07c'est parce qu'en fait
35:08il y a quand même
35:09une perte de crédibilité
35:10de la Fed
35:11Kevin Warsh
35:11est nouveau président
35:13on ne sait pas bien
35:14comment il va communiquer
35:15il a été très critique
35:16sur les outils classiques
35:17de la Fed
35:19il a un mandat
35:20non implicite
35:21de baisse de taux
35:22je pense que le grand challenge
35:23ce sera de ne pas les monter
35:24oui c'est ça
35:25déjà dans un premier temps
35:27c'est ça que le sujet
35:28et donc là-dessus
35:28le marché obligataire
35:30montre bien
35:30qu'il est nerveux
35:31et envoie bien ce message
35:33au gouvernement américain
35:34en disant
35:34attention
35:35on ne laissera pas passer
35:36ce qui est plus dangereux
35:37pour les marchés
35:38parce que si ce n'est pas
35:38la banque centrale
35:40qui est l'arbitre
35:40et si c'est les marchés obligataires
35:42ça peut faire plus mal
35:44je pense que là-dessus
35:45le gouvernement américain
35:46il entend totalement
35:48les marchés obligataires
35:49et il suit bien le sujet
35:51mais c'est jamais très sain
35:53et puis on vit de fait
35:56des épisodes de répétition
35:57sur le détroit d'Hormuz
35:59ça ne peut pas durer éternellement
36:01et il ne faudrait pas
36:01qu'à un moment donné
36:02les marchés obligataires
36:03perdent patience
36:04là on aurait un signal
36:06qui serait très différent
36:07il y a un enjeu quand même physique
36:08sur le pétrole
36:09c'est ce que tous les spécialistes
36:10du secteur racontent
36:11depuis le début
36:12pour l'instant on vit
36:13sur les stocks et les réserves
36:14mais regardez le niveau
36:15de stock au Japon
36:17ça plonge comme une encre
36:20donc il y a
36:22les spécialistes vous diront
36:233, 6, 8 semaines encore
36:25peut-être que jusqu'à septembre
36:26voilà
36:27mais il y a un moment
36:28où il y aura quand même
36:29une réalité physique
36:31de ce point de vue-là
36:32mais bon
36:32d'ici septembre
36:34il y a du temps
36:35pour qu'il se passe des choses
36:36c'est vrai qu'on a toujours en tête
36:37ce scénario moyen
36:38où on se dit
36:38qu'il ne peut pas tenir
36:39il faudra que le détroit
36:40se réouvre
36:41d'une manière ou d'une autre
36:42et de toute façon
36:43peu importe
36:44Trump s'annoncera
36:45grand gagnant
36:45mais voilà
36:46mais il y a vraiment
36:47une situation qui n'est pas saine
36:50et qui fait que
36:52parallèlement
36:52il faudra que la Fed
36:53retrouve de la crédibilité
36:54et ça
36:54ça ne se fait pas
36:55en quelques réunions
36:57du FOMC
36:59c'est une forme de persistance
37:01bon
37:01l'entrée en jeu
37:03de Kevin Warch
37:04donc
37:0416 et 17 juin
37:05prochains
37:06pour déjà
37:08éviter
37:08que ses petits camarades
37:10montent les taux
37:12de la réserve fédérale américaine
37:13c'est avec ça
37:14la première mission
37:15avant de peut-être
37:16les faire rebaisser plus tard
37:18ça n'est jamais
37:19qu'une personne
37:19sur les 12
37:20qui vote
37:21donc voilà
37:22on le rappelle tout le temps
37:23et je pense
37:24comme ça vient d'être dit
37:25à l'instant
37:25son rôle va plutôt
37:27essayer d'éviter
37:28de les faire monter
37:29mais quand à les faire baisser
37:30en tout cas
37:30avant l'échéance
37:31des élections de novembre
37:32ça va être excessivement compliqué
37:34c'est plus le sujet ça
37:34oui
37:36c'est très compliqué
37:37donc en plus
37:39Paul est encore là
37:41parce qu'il est décidé
37:42je pense
37:43il a ouvertement dit
37:46il va être le poil à gratter
37:47à mon avis
37:48et je pense qu'il a
37:49des affiches
37:50non il a dit
37:51low profile
37:51il a dit qu'il jouerait
37:52low profile
37:53oui
37:53mais il est là aussi
37:54pour s'assurer
37:55en fait
37:55au sein de l'administration
37:57enfin au sein de la Fed
37:58que des enjeux politiques
38:00ne viennent pas gréver
38:01les analyses monétaires
38:02et ça en dit long
38:04je pense
38:04je ne dis pas
38:05qu'il va régler ses comptes
38:06avec éventuellement Trump
38:07si vous voulez
38:07mais en demi-mot
38:08c'est exactement ça
38:10donc
38:11c'est difficile
38:12je pense qu'effectivement
38:13nous
38:13comme tous les marchés
38:14a priori
38:15ils baissent de taux
38:16en 2020
38:17cette année
38:18après la Fed
38:19moi j'ai le coutume de dire
38:20c'est une phrase un peu bateau
38:21mais la Fed fera ce qu'il y a à faire
38:22soit la situation en pire
38:24et dans ce cas-là
38:25on verra si la porte s'en trouve
38:26pour qu'il y ait éventuellement
38:27des baisses de taux
38:28on évoquait tout à l'heure
38:30le niveau des taux
38:31sur le marché américain
38:31juste un chiffre que je vous donne
38:32c'est que nos analystes
38:34ont fait ce travail
38:34qui était assez pertinent
38:35sur une durée très longue
38:36à partir de quel moment
38:37le niveau en fait
38:38de taux
38:39sur les taux dix ans
38:40on commence à avoir
38:40une bascule
38:42sur les
38:42sur les
38:43PE des marchés
38:44et on est plutôt
38:44quand on prend comme référence
38:45le taux dix ans
38:46on est sur des niveaux
38:47au-delà de 4,60
38:49jusqu'à 5%
38:50d'accord
38:50quand vous êtes entre 4 et 4,5
38:52ça bouge pas trop
38:53voilà
38:53et c'est pour ça que
38:56ce qu'on a fait récemment
38:57et chercher les 4,65
38:58sur le dix ans
38:59on est repassé en dessous
39:00mais il ne faudrait pas
39:00que ça dure longtemps
39:02bon
39:03sur la
39:03la réserve fédérale américaine
39:06l'enjeu est différent
39:08de la banque centrale européenne
39:09est-ce qu'il y a un vrai risque inflationniste
39:10là aux Etats-Unis
39:11ça fait 5 ans que l'inflation
39:13n'est pas revenue à 2%
39:14et qu'elle se met à nouveau
39:15à franchir le seuil
39:16de 3%
39:18voire 3,5 même
39:20ouais
39:21vous le savez mon amour
39:22les banquiers sont trop
39:22en tout cas d'en parler
39:23parce que
39:24je pense qu'on est assez démuni
39:26quand on voit
39:27comment le dollar se tient
39:28je pense que
39:29tout le monde
39:30a bien conscience
39:31que
39:31en fait
39:32c'est aussi un métrique
39:33de dire
39:34la puissance américaine
39:35est toujours là
39:36en fait
39:36c'est trois choses
39:37maintenant
39:37la puissance américaine
39:38c'est les porte-avions
39:39ils sont là où ils sont
39:40les data center
39:41le dollar
39:42et puis
39:43c'est
39:44les valeurs technologiques
39:45c'est l'expression
39:46de la superpuissance américaine
39:47elle est là
39:48le dollar vous dites
39:49c'est parce que c'est la question
39:50oui
39:51parce que le dollar
39:51c'est raffermi
39:52mais ça n'a pas été non plus
39:54enfin le dollar n'a pas pris
39:555-10%
39:57sur la crise du Golfe
39:58non mais
39:58il ne peut pas non plus
39:59dans l'échiquier
40:02multipolaire
40:03monétaire
40:04mais dans le sens
40:04monnaie
40:07prendre une plus grosse part
40:08parce qu'on a vu
40:09plein de pays
40:10dits émergents
40:11émergés
40:11qui ont déporté
40:12maintenant leurs réserves
40:13soit en euros
40:13soit même en yuan
40:16bon
40:17donc on a quand même
40:19un système
40:20qui est bien en place
40:20un trépied
40:21qui fonctionne bien
40:22aujourd'hui
40:23et c'est aussi
40:24le sens
40:25de ces interventions militaires
40:26c'est de réaffirmer
40:28alors il y en a
40:29un quatrième
40:31trépied
40:31donc ça fait un quadripied
40:33c'est le pétrole
40:34puisque les Etats-Unis
40:35sont arrivés
40:36à une situation
40:37d'autonomie
40:38ce qui les rend
40:39aujourd'hui
40:40beaucoup plus
40:40forts que l'Europe
40:41puisque le coût
40:42de l'énergie globale
40:43je pense qu'on est
40:44à 3 ou 4 fois
40:45voire 5 fois plus
40:46maintenant
40:47que chez eux
40:48même si ça coûte
40:49à la pompe
40:49ils ont besoin
40:50d'importer du pétrole
40:51pour leur raffinerie
40:52c'est quand même
40:53un mécanisme
40:53qui continue
40:55de se retrouver
40:55à la pompe
40:55oui les mid-terms
40:56ça va être difficile
40:57comme c'est toujours
40:58difficile pour pouvoir
40:59en place
40:59et comme sa psychologie
41:01sa communication
41:03sont clivantes
41:03bien sûr
41:04mais bon
41:05je regarde ça
41:05voilà
41:05donc on a un secteur
41:07technologique
41:07qui est surpuissant
41:08qui va s'entendre
41:09en bourse
41:09les portes-avions
41:10sont là
41:11ils gagnent peut-être
41:12pas la guerre
41:12mais ils sont quand même
41:13positionnés à un endroit
41:14stratégique
41:14et puis on a le dollar
41:15et donc en termes
41:16on y en reste
41:17une minute chacun
41:18pour un mot
41:19sur les allocations
41:20ou les stratégies
41:21ou les réflexions
41:21qui guident les stratégies
41:22d'investissement
41:23donc ne pas négliger
41:24la partie américaine
41:25ça ça reste important
41:26j'imagine
41:26dans une construction
41:27d'un port de feuille
41:28à mon avis
41:28plus que de dire
41:29Amérique
41:29c'est bien internationalisé
41:31surtout pour les épargnants français
41:33qui voient un peu le spectacle
41:34on n'a pas parlé
41:36d'un pays un peu
41:37quand on joue l'Europe
41:38bah oui
41:39les Etats-Unis
41:39c'est pas possible
41:40c'est pas possible
41:41d'être en dehors des Etats-Unis
41:42quand on fait de l'épargne
41:42on se positionne sur la tech
41:44européenne
41:45ce qu'on en a
41:45ou on essaye de chercher
41:46justement d'autres histoires
41:48non mais en Europe
41:48on a plein de thèmes en retard
41:50donc c'est ça qui est génial
41:50donc ils finissent par marcher
41:52un petit peu
41:53puis sinon on a les grands secteurs
41:54l'énergie
41:55moi je fais des ETF
41:56S&P
41:58équipondérés
41:58pour pas être pris
41:59dans cette espèce de
42:01pour quand même bénéficier
42:02mais pas être pris
42:02dans cette exubérance rationnelle
42:04je comprends
42:06est-ce qu'il guide
42:06vos réflexions
42:07et votre logique
42:08de gestion
42:09des portefeuilles
42:10clients
42:11chez WKM
42:12ce qu'on peut rajouter
42:13en complément
42:14des portefeuilles
42:15c'est la partie obligataire
42:16plutôt court-moyen terme
42:18qui s'est bien tendue
42:19depuis début mars
42:20donc point d'entrée
42:21là oui
42:22il y a des choses intéressantes
42:23même en restant
42:25sur de la bonne qualité
42:25investment grade
42:26on retrouve des rendements
42:27à 4%
42:28sur des échéances
42:293-5 ans
42:30dans un portefeuille
42:31diversifié
42:32la poche un peu prudente
42:33c'est intéressant
42:35on est largement
42:35en anticipation
42:36de ce qu'on peut retrouver
42:37de ce qu'on pourra retrouver
42:38sur des taux BCE
42:40et donc loquer
42:41des rendements
42:41sur 3-5 ans
42:42à ces niveaux là
42:44sans aucun problème
42:45c'est des bonnes opportunités
42:47donc il y a l'IA
42:48au-delà de l'IA
42:49il y a de la vie
42:49sur le marché américain
42:51Thierry
42:52on peut voir la chose
42:53de deux manières
42:54le verre à moitié plein
42:55à moitié vide
42:55c'est-à-dire que
42:56la hausse du marché
42:57depuis fin mars
42:58des points bas
42:58s'est construite
42:59en grande partie
43:00sur de la tech
43:01je crois que
43:01le dernier chiffre
43:02que j'ai vu
43:02c'est que 23 des 25
43:04plus fortes hausses
43:04c'est de la tech
43:05donc c'est très important
43:07soit les choses
43:08se calment au Moyen-Orient
43:09et on risque de revivre
43:10ce qu'on a vécu
43:11entre octobre
43:11et fin février
43:12c'est-à-dire
43:17vers le cycle
43:18vers des industriels
43:19vers ce genre de choses
43:21et ça c'est quelque chose
43:22qui sera peut-être
43:23l'arbitrage à faire
43:24ou alors la situation actuelle
43:25se prolonge
43:26perdure
43:27et je ne dirai pas
43:28qu'en dehors de la tech
43:29il n'y a rien d'autre
43:29parce que les résultats
43:30ont été bons
43:31on entrera peut-être
43:32dans un autre moment
43:32mais c'est là où peut-être
43:33sur la poche equity
43:35il y a peut-être
43:35quelque chose à faire
43:36merci beaucoup messieurs
43:37merci d'avoir été avec nous
43:39pendant cette émission
43:40les invités de Planète Marché
43:41ce soir
43:41Igor Demac
43:42directeur associé de Vitalépan
43:43Benoît Vesco
43:44président de Delubac
43:45Asset Management
43:46et Thierry Guille
43:46le président de Raymond James France
43:59le dernier quart d'heure
44:00de Smart Bourse
44:01chaque soir
44:01c'est le quart d'heure thématique
44:02le thème ce soir
44:04c'est celui
44:04des infrastructures
44:07dédiées
44:07aux enjeux
44:09environnementaux
44:10écologiques
44:10ça c'est la manière
44:11de voir les choses
44:12il y a quelques années
44:13et maintenant
44:14on parle évidemment
44:15d'autonomie stratégique
44:16d'infrastructures critiques
44:18et donc de souveraineté
44:19parce que oui
44:20la transition écologique
44:21environnementale
44:22est devenue
44:23une transition stratégique
44:24pour l'Europe
44:25notamment
44:25nous en parlons
44:26avec le fondateur
44:27et directeur
44:28de Air Green Invest
44:29Nicolas Rochon
44:29qui est à mes côtés
44:30en plateau
44:30bonsoir et bienvenue
44:31Nicolas
44:31merci d'être avec nous
44:33société de gestion
44:34dédiée aux infrastructures
44:36fondées en 2010
44:37qu'est-ce qui vous caractérise
44:38rapidement dans l'univers
44:39des actifs privés
44:41au sens large
44:41mais dans ce monde
44:42des infrastructures
44:43qui est pour le coup
44:44une vraie force européenne
44:47et française
44:48ou en tout cas
44:48un vrai savoir-faire européen
44:49et français
44:50Nicolas
44:51un vrai savoir-faire européen
44:52et surtout français
44:54l'infrastructure
44:55la spécificité d'Air Green
44:57c'est notre expertise
44:58dans l'énergie
44:58et la transition énergétique
45:00au sens large
45:01et oui qui va au-delà
45:02de la transition environnementale
45:03ça vous le voyez en temps réel
45:05depuis quelques années maintenant
45:07c'est ce qu'on raconte
45:08alors il y a plein de points
45:10de rupture
45:11ou de changement
45:12Covid en a été un
45:13l'Ukraine bien sûr
45:15les séries de chocs
45:17qui s'accumulent
45:18depuis jusqu'à la crise du Golfe
45:20en passant par
45:20les tensions commerciales
45:22la guerre technologique
45:23etc
45:24oui l'enjeu de souveraineté
45:26est en train de tout emporter
45:28sur son passage
45:28vous le vivez au quotidien
45:29dans votre univers
45:30on est en live
45:32c'est un très long chemin
45:34l'énergie
45:35c'est pas quelque chose
45:36qu'on traite
45:36à la petite semaine
45:39j'ai commencé
45:40dans le secteur
45:41de l'investissement
45:42de la transition énergétique
45:43en 2004
45:45c'était un projet
45:46pour sauver la planète
45:48la transition énergétique
45:49et heureusement
45:50qu'il y a eu
45:51une conscience environnementale
45:52qui a permis
45:53d'amorcer des financements
45:54qui ont permis
45:55aujourd'hui
45:55d'en faire une solution crédible
45:57pour une vraie transition énergétique
46:00compétitive
46:00qui va offrir
46:01des solutions
46:02pour les entreprises
46:04en leur sécurisant
46:05des électrons
46:06à des prix compétitifs
46:07il n'y a pas
46:07d'industrialisation
46:08sans
46:11un prix de l'énergie
46:12compétitif
46:12il n'y a pas
46:14de développement économique
46:15sans
46:17offrir des solutions
46:18pour le pouvoir d'achat
46:18des populations
46:19et l'énergie renouvelable
46:21aujourd'hui
46:21en est
46:22une solution
46:23et enfin
46:24nos états
46:25ne peuvent plus supporter
46:27la facture
46:28et ne peuvent plus
46:29subventionner
46:29et on est à ce point
46:31d'équilibre
46:31où le contexte
46:34mondial
46:35nous oblige
46:36en Europe
46:36à de la souveraineté
46:38à de l'indépendance
46:39à une réaction
46:39et on est en même temps
46:41à ce carrefour
46:42de la maturité
46:43sur l'énergie
46:44en passant d'un monde
46:45subventionné
46:46à une vraie réalité économique
46:47c'est ça
46:47vous dites la souveraineté
46:49c'est pas de l'irrationnel
46:50c'est au contraire
46:51le retour
46:51d'une forme de rationalité
46:53économique
46:53dans ses investissements
46:55Nicolas
46:56exactement
46:57on ne peut pas
46:58vivre
46:59juste
47:00dans
47:01l'ambition
47:02de sauver le climat
47:03et
47:05aujourd'hui
47:06pour l'Europe
47:08qui n'a pas la chance
47:09comme
47:09notamment
47:10les Etats-Unis
47:12ou la Russie
47:14ou le Moyen-Orient
47:15d'avoir
47:16des ressources
47:17énergétiques
47:18on est obligé
47:19de développer
47:20nos propres infrastructures
47:21pour qu'elles soient souveraines
47:23il nous faut absolument
47:24développer des solutions
47:26bas carbone
47:27le renouvelable
47:28c'est classique
47:29on a le solaire
47:30l'éolien
47:30mais vous avez
47:31beaucoup d'autres solutions
47:32dans le sous-sol
47:32vous avez la géothermie
47:33qui est quelque chose
47:34d'extrêmement intéressant
47:35pour les molécules vertes
47:37vous avez le biométal
47:38qui visiblement
47:39se développe fort
47:40on pourra en parler
47:40plus spécifiquement
47:41mais qui connaît
47:41visiblement une croissance
47:42assez importante
47:43très forte croissance
47:44et qui fait une connexion
47:45entre le monde agricole
47:46le monde du déchet
47:47et l'énergie
47:48et puis
47:49vous avez bien sûr
47:50historiquement
47:51un savoir-faire
47:52dans le nucléaire
47:53français
47:54qui nous a permis
47:55aujourd'hui
47:56de pouvoir
47:57gérer cette transition
47:58sereinement
47:59avec un prix de l'énergie
48:00et de l'électricité
48:01qui est compétitif
48:02donc
48:03on est à un carrefour
48:04à une accélération massive
48:05ce qui a été fait
48:07les 20 dernières années
48:08a été très utile
48:10mais
48:10permet
48:11surtout
48:12aujourd'hui
48:12à l'Europe
48:13d'avoir des solutions
48:15concrètes
48:16et des solutions
48:18non subventionnées
48:18et c'est une boîte
48:20à outils de solutions
48:21est-ce qu'il y a quand même
48:21des tendances communes
48:23fortes
48:24que vous observez
48:24sur le territoire
48:26européen
48:26on parle souvent
48:27d'Europe à plusieurs vitesses
48:28quel que soit le domaine
48:29d'ailleurs
48:30avec
48:31des cas un peu spécifiques
48:33dans chacune des régions
48:35des zones
48:35ou des pays
48:36qui composent l'Europe
48:37et je crois que pour l'énergie
48:38c'est assez vrai
48:38le nucléaire en France
48:39le renouvelable en Allemagne
48:41les panneaux solaires
48:42peut-être un peu trop
48:43d'ailleurs en Espagne
48:44chacun a fait ses choix
48:46en fonction
48:46de ses forces
48:47de ses faiblesses
48:50est-ce que ça donne
48:51une cohérence
48:51quand même à l'ensemble
48:52ça c'est pour le plan
48:53la dimension un peu politique
48:55du sujet
48:55et pour l'investisseur
48:56qu'est-ce que ça implique
48:57alors
48:58on est au coeur
48:59de la problématique
49:00on parle d'Europe
49:01mais en fait
49:02il y a plusieurs Europes
49:03et sur les 25 pays
49:05qui vont les composer
49:06il n'y en a pas un
49:08qui a les mêmes avantages
49:09la même histoire énergétique
49:10et c'est ça le sujet
49:12on est aujourd'hui face
49:14à des puissances
49:15très fortes
49:15comme la Chine
49:16et les Etats-Unis
49:17qui eux ont un programme
49:18et une politique énergétique
49:20sur le très long terme
49:21et ils s'en servent
49:22comme un atout
49:23de politique extérieure
49:24aujourd'hui nous
49:25on a été dans la réaction
49:26on a été
49:27dans des investissements
49:29pas forcément structurés
49:31l'enjeu
49:32des 30 prochaines années
49:33c'est d'arriver
49:34à avoir une politique
49:35commune
49:35sur l'énergie
49:36avec des solutions
49:38qui seront très différentes
49:41pour des pays
49:42comme les pays nordiques
49:44ou la France
49:44donc c'est pas
49:45le one-size-fits-all
49:46absolument pas
49:46c'est ça
49:47parce que la France
49:48et les pays nordiques
49:49ils ont des coûts
49:49de l'énergie
49:50qui sont faibles
49:51de l'électricité
49:52grâce à l'hydroélectricité
49:53au nucléaire
49:55notamment
49:56et donc déjà
49:57une solution bas carbone
49:58en face
49:59vous avez
50:00les Polonais
50:01vous avez
50:02les Roumains de main
50:03les Bulgares
50:04qui eux
50:04sont très dépendants
50:05notamment du gaz
50:07qui ont des énergies fossiles
50:08qui pèsent
50:09et qui ont un prix
50:11de l'énergie
50:11qui est beaucoup plus élevé
50:13les Allemands
50:14qui ont fait un choix
50:14très fort
50:15en sortant du nucléaire
50:16et qui aujourd'hui
50:17se retrouvent
50:18dans une dépendance
50:19très forte
50:19par rapport au gaz
50:20et donc
50:21on doit essayer
50:22de combiner une politique
50:23pour rassembler
50:25les forces
50:27avec deux axes
50:29certains doivent rattraper
50:30sur la partie
50:31de la production
50:32production
50:33donc ça va être
50:33le renouvelable
50:34très fort
50:34dans des pays
50:35qui sont carbonés
50:36avec des prix
50:36de l'énergie élevée
50:37donc il y a des solutions
50:38de production
50:39couplées à du stockage
50:40et puis
50:40ceux qui ont déjà
50:41une électricité compétitive
50:43ils peuvent accélérer
50:43de façon massive
50:45sur l'électrification
50:46des usages
50:46et on l'a vu notamment
50:47à l'Elysée
50:48la semaine dernière
50:49avec ce plan d'électrification
50:50Pour l'investisseur
50:51qu'est-ce que ça implique ?
50:52C'est autant de cas
50:54autant d'opportunités
50:55ou quand même
50:56d'avoir un cadre
50:57une politique
50:57un peu plus unie
50:58c'est aussi puissant
51:00pour l'investisseur ?
51:01Pour l'investisseur
51:02ce qu'il faut aujourd'hui
51:03plus que jamais
51:04c'est être un expert
51:05parce que c'est extrêmement
51:08compliqué
51:09d'aborder
51:10les spécificités
51:11de chaque zone géographique
51:13et de chaque technologie
51:13et deuxièmement
51:15il ne faut pas avoir
51:16d'idéologie
51:16on est là pour travailler
51:18un sujet
51:19la transition énergétique
51:20qui peut déclencher
51:22des passions
51:22parce que bien sûr
51:23on touche
51:24à l'avenir de nos enfants
51:25sur le climat
51:25le réchauffement climatique
51:26mais avant tout
51:27si on veut que ça soit
51:28un succès
51:28il faut que ça soit
51:29une solution
51:30pour le pouvoir d'achat
51:31pour les entreprises
51:32et que ça ne pèse pas
51:33sur l'économie
51:33donc il faut être très pragmatique
51:35dans nos choix
51:35et chez Air Green
51:36le choix qui est fait
51:38c'est de toujours privilégier
51:40des solutions
51:40qui peuvent être
51:41à l'échelle
51:42et qui répondent durablement
51:43à des solutions
51:45compétitives
51:45d'accord
51:45et concrètement
51:47qu'est-ce que ça veut dire
51:48c'est quoi
51:48les expertises fortes
51:50dans ce monde
51:52de l'énergie
51:53que vous avez pu développer
51:54en 15 ans maintenant
51:55chez Air Green
51:55Nicolas ?
51:56en 15 ans
51:57on a réussi
51:58à créer
51:58et à accompagner
52:01le leader français
52:02et finlandais
52:04du stockage d'énergie
52:05le stockage d'énergie
52:06c'est la clé
52:07d'une transition énergétique
52:08on ne peut pas développer
52:09du renouvelable
52:09si on n'est pas capable
52:10de maîtriser sa production
52:11parce que sinon
52:12ça ne sert à rien de produire
52:13quand on n'a pas besoin
52:14d'énergie
52:15quand on soulève le bouton
52:16il faut avoir de l'électricité
52:16donc le stockage
52:17c'est la clé
52:18on a été les premiers
52:19à investir dans ce sujet-là
52:20dès 2015
52:21aujourd'hui avec la société
52:23NW Storm
52:23dont on est
52:24l'actionnaire principal
52:26on est les leaders
52:28et c'est un marché
52:29qui est en très très très
52:31très forte accélération
52:33dans le même temps
52:34on a fait un choix
52:37différent en Italie
52:38parce que pas la même maturité
52:39une très forte dépendance au gaz
52:41on est les leaders indépendants
52:42sur le biométhane
52:43avec la société
52:44Belle Énergie
52:44qui s'est développée
52:45avec des entrepreneurs français
52:47d'ailleurs
52:49avec une très forte expertise
52:50dans le recyclage
52:51et le déchet historiquement
52:52et qui ont fait ce pas
52:53vers la gestion des déchets
52:55et l'optimisation
52:57via le biométhane
52:58et dans le même temps
52:59en Europe de l'Est
53:00on est les leaders
53:01en Europe de l'Est
53:01dans la production
53:02et le stockage d'énergie
53:03puisqu'on est capable
53:04de produire et de stocker
53:05de l'énergie solaire
53:06couplée avec de l'éolien
53:08à 45 euros en moyenne
53:10quand on la vend
53:11plutôt entre 80 et 120 euros
53:12c'est ça une transition
53:14énergétique compétitive
53:15c'est une transition énergétique
53:16qui réfléchit au territoire
53:18avec ses forces et faiblesses
53:20mais qui en même temps
53:20offre une solution
53:22pour le pouvoir d'achat
53:24des différents pays
53:25la demande
53:26pour l'infrastructure
53:27vous la voyez
53:28grandir
53:29c'est dynamique
53:30là aussi
53:31on voit ça
53:32en temps réel
53:33vous le voyez
53:33vous depuis le terrain
53:34en temps réel
53:35il y a un vrai savoir-faire français
53:37oui
53:38les levées de fonds
53:39sont plus faciles
53:40plus évidentes
53:41est-ce que c'est un bassin
53:42de partenaires
53:43plus large
53:44est-ce que les gens
53:44du monde entier
53:45cherchent à profiter
53:46de ce savoir-faire
53:47en infrastructure
53:48en France
53:49et en Europe
53:50Nicolas ?
53:50le savoir-faire français
53:52et européen
53:53dans l'infrastructure
53:54il est vraiment recherché
53:55on voit aussi
53:56beaucoup d'investisseurs
53:57entre-Atlantique
53:58qui veulent investir
53:59en Europe
54:00et la classe
54:02d'infrastructure énergétique
54:03est vraiment privilégiée
54:04c'est la bonne porte d'entrée
54:05pour eux
54:05c'est une très forte porte d'entrée
54:06parce que finalement
54:07quels sont les enjeux principaux
54:08pour l'Europe
54:10la défense
54:11l'énergie
54:13c'est ça les deux sujets
54:14et bien sûr
54:15le troisième
54:16c'est la transition
54:18le digital
54:18mais il n'y a pas de transition digitale
54:21sans un prix de l'électron compétitif
54:22on ne sort de l'électricité
54:24en intelligence
54:25c'est Arthur Mensch
54:26qui le dit
54:26il a la formule
54:27ce sont les tokens
54:30c'est un prix de l'électron
54:31et quand on a compris ça
54:33on a compris
54:34qu'on est face
54:35à un enjeu majeur
54:37dans les prochaines années
54:37pour l'Europe
54:38et on a les atouts
54:40parce qu'on a été pionnier
54:41sur le nucléaire
54:42on a financé
54:44les énergies renouvelables
54:45au tout départ
54:46le point
54:48aujourd'hui
54:49qui va nous faire basculer
54:50du territoire positif
54:51au territoire négatif
54:52ça va être la capacité
54:56des pouvoirs publics
54:57de ne pas ralentir ce mouvement
54:59par des délais
55:00de développement
55:01des contraintes administratives
55:03l'argent
55:03il est là
55:05la rentabilité
55:06elle est là
55:06il nous faut maintenant
55:07pouvoir accélérer
55:08et passer à l'échelle
55:09et vous sentez un bouger
55:10de ce point de vue là
55:10ou pas Nicolas ?
55:12vous sentez un bouger
55:12de ce point de vue là
55:13dans le mindset
55:14l'état d'esprit
55:15des autorités
55:16je ne veux pas vous remettre
55:17en porte-à-faux
55:18on sent
55:19qu'ils ont pris conscience
55:20qu'il n'y avait pas le choix
55:21la problématique
55:22c'est la mise en place
55:24quand on veut simplifier
55:25souvent on complexifie
55:26Mario Draghi
55:27nous le répète régulièrement
55:28paraît-il
55:29merci beaucoup Nicolas
55:30merci d'avoir été avec nous
55:31pour nous éclairer
55:32sur les enjeux
55:33en matière d'infrastructure
55:34et cette dimension stratégique
55:36désormais
55:37que revêt
55:37l'énergie
55:38et la transition énergétique
55:41pour le continent européen
55:42Nicolas Rochon
55:43fondateur de Air Green Invest
55:45était l'invité
55:45de ce dernier quart d'heure
55:46de Smart Bourse ce soir
55:47Sous-titrage Société Radio-Canada
55:54Sous-titrage Société Radio-Canada
55:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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