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  • il y a 14 heures
Ce mercredi 3 juin, dans sa chronique, Annalisa Cappellini a évoqué l'ouverture du forum économique de Saint-Pétersbourg, en Russie, aussi appelé le Davos russe. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Annalisa Capellini, aujourd'hui s'ouvre le Forum économique de Saint-Pétersbourg.
00:03C'est un sommet très attendu en Russie, on l'appelle le Davos russe.
00:06Est-ce que ça peut encore être appelé comme ça ?
00:09Oui, en tout cas c'est le projet de Vladimir Poutine.
00:12C'est vrai qu'il n'y a pas le président français, il n'y a pas le chancelier allemand,
00:15il n'y a pas le président du conseil italien, comme c'était le cas avant la guerre.
00:19Mais il y a quand même des représentants de 75 pays qui viennent parler de commerce
00:23et surtout qui viennent signer des accords avec des entreprises russes.
00:26Donc c'est une manière pour Poutine de répondre aussi à ceux qui l'accusent d'être isolés sur la
00:30scène internationale.
00:31Et puisque tout est une question de symbole dans ce genre de forum,
00:36il va falloir regarder la photo qui va être publiée après le forum.
00:40Et bien sur la photo, aux côtés de Vladimir Poutine, il y aura ses homologues de l'Ouzbékistan et de
00:44la Tanzanie,
00:45mais aussi le vice-président chinois et le ministre saoudien de l'énergie.
00:49C'est tout un symbole parce que ça explique bien la diplomatie russe en ce moment,
00:53la Russie qui essaye de s'étendre en Afrique de l'Est,
00:56sans délaisser non plus les partenaires d'Asie centrale, l'Ouzbékistan notamment.
01:00Et puis bien sûr, il y a l'amitié sans limite avec la Chine,
01:03c'est comme ça que les Russes la définissent.
01:05Et il y a le dialogue énergétique avec les puissances du Golfe.
01:08D'ailleurs, je vous ai dit qu'il n'y a pas de représentant officiel des pays occidentaux,
01:12mais il y a un représentant des États-Unis pour la première fois depuis presque une décennie.
01:18C'est une info des médias russes et ukrainiens.
01:20Il s'agit de Rodney Mims-Cook, si ce nom ne vous parle pas, c'est tout à fait normal.
01:25C'est le président de la Commission fédérale des Beaux-Arts.
01:27C'est celui qui s'occupe notamment en ce moment du chantier de la salle de bal de la Maison
01:31Blanche
01:32à laquelle Donald...
01:33Ah oui, émissaire important.
01:34Effectivement, donc c'est un représentant mineur.
01:37Symbolique.
01:38Exactement, c'est tout à fait symbolique.
01:39Le but, c'est de signer des contrats.
01:41Oui, l'année dernière, il y a eu plus de 1000 accords d'une valeur supérieure à 75 millions d
01:45'euros.
01:45Là encore, au-delà des montants, on verra cette année, mais au-delà des montants, il y a un côté
01:49symbolique.
01:51C'est de dire qu'il existe un monde des affaires alternatif à celui proposé par les Occidentaux
01:56et que la Russie en est au centre.
01:58C'est le message que Vladimir Poutine a essayé de faire passer hier pendant son discours de bienvenue à ses
02:03invités.
02:04Il a dit que la Russie a toujours été et qu'elle reste une partie intégrante de l'économie mondiale.
02:08Le thème du forum, c'est le dialogue et la stabilité.
02:10Bon, c'est assez paradoxal.
02:11C'est paradoxal pour un pays en guerre, oui, quand même.
02:14Ce paradoxe a été exprimé assez clairement par un député, c'est Renat Suleymenov, qui est cité par Reuters.
02:21Lui, il dit de quel développement on va parler, puisque ni les chars ni les obus n'ont aucune valeur
02:25pour les consommateurs.
02:27Donc, ça porte l'économie, mais il n'y a pas vraiment de consommation.
02:30Le principal défi pour Poutine, c'est de convaincre ses partenaires que la Russie a encore les moyens de le
02:35financer,
02:35ce modèle alternatif, puisque l'économie russe ralentit.
02:39Elle est passée d'une croissance de presque 5% en 2024 à seulement 1% l'année dernière.
02:43Et pour cette année, on est sur des prévisions à seulement 0,4% de croissance.
02:48Le problème, c'est aussi que Poutine est à court de stratégie pour essayer de relancer sa croissance.
02:53Le conflit coûte trop cher.
02:55Les dépenses militaires dépassent les prévisions d'au moins 24 milliards d'euros.
02:59juste pour cette année, selon les ministères russes des Finances citées par le Financial Times.
03:04On sait qu'il y a quelques semaines, Vladimir Poutine a demandé à son gouvernement, à sa garde rappochée,
03:08de trouver des solutions pour relancer la croissance russe.
03:11En réalité, peut-être que la seule solution pour redonner un peu du souffle à l'économie de Moscou,
03:16c'est de mettre un terme au conflit.
03:18C'est pas au menu, apparemment.
03:19Pas tout de suite, non.
03:20Du Davos russe.
03:20C'est pas au menu, mais c'est pas au menu.
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