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  • il y a 10 minutes
Mettez vous d'accord avec Laurence Sailliet, Noémie Halioua, Paul Cébille et Ariane Ahmadi

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-09##

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00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:06Soyez les bienvenus sur Sud Radio, 10h30 midi, vos débats avec vous bien sûr, amis auditeurs.
00:00:11Appelez-nous 0826 300 300 pour réagir, pour nous interpeller, pour commenter l'actualité dont on débattra ici en studio.
00:00:17Vous avez également les réseaux sociaux, le site internet et l'application de Sud Radio.
00:00:22De quoi allons-nous parler ? Les professeurs, le ministre de l'éducation nationale s'est réjoui ce matin d
00:00:27'avoir eu une augmentation des admissions au concours.
00:00:29Mais quand on voit notamment la gueule des copies, quand on voit le taux de résultat du bac, la question
00:00:33elle est cash et je vous la pose ce matin.
00:00:34Est-ce que les professeurs sont encore une élite en France dans le sens où est-ce que les professeurs
00:00:38sont encore au niveau dans ce pays ?
00:00:40Je vous pose la question parce que vous êtes certainement parents, vous êtes certainement grands-parents, vous avez des fils,
00:00:44des filles, des petits-fils, des petits-filles.
00:00:45Vous avez déjà eu écho de ce qui se passait à l'intérieur des classes, de comment étaient évoqués certains
00:00:50programmes.
00:00:51Et le fait de dire que les professeurs sont au niveau serait quand même exagéré.
00:00:54Venez en parler au 0826 300 300.
00:00:56Les centres-villes en France, 62% des métropoles françaises n'ont plus de commerce dans leur centre-ville.
00:01:01Ça fait paniquer les députés, ils veulent instaurer une loi pour justement faire en sorte que le centre-ville devienne
00:01:06prioritaire.
00:01:07Oui, d'accord, mais est-ce qu'on doit les sauver nos centres-villes ?
00:01:10Parce qu'après tout, on fait de plus en plus les courses en ligne.
00:01:12On s'est réjouis que dans les zones industrielles, on ait de monstrueuses galeries commerciales.
00:01:15Et ça arrange bien tout le monde d'y aller, et surtout qu'elles soient ouvertes de 8h à 22h.
00:01:20Est-ce que pour autant on doit sauver nos centres-villes ?
00:01:22Venez participer à la conversation et même témoigner.
00:01:24Est-ce que vous, vous faites partie encore d'une population qui continue à aller dans sa petite boulangerie,
00:01:29dans sa petite boucherie, chez son petit maraîcher ?
00:01:31Ou alors vous préférez faire tout en ligne, c'est ce qu'on appelle un drive après le boulot.
00:01:34On n'embarque que ça, et puis on n'en parle plus.
00:01:36C'est ce qu'on appelle les courses en 2026 0826 300 300.
00:01:40Mais tout de suite, nous allons commencer par Causer Politique.
00:01:43Les débats de l'été Sud Radio
00:01:46La politique avec ce premier déplacement hier de Marine Le Pen et du duo, du tandem,
00:01:50c'est ainsi qu'il est présenté.
00:01:51Marine Le Pen, Jordan Bardella en déplacement du côté de la Sarthe hier à la Flèche.
00:01:56Et alors, certes, toutes les caméras ont montré bien sûr ce grand déplacement.
00:02:00Il y avait quand même quelques comités qui étaient là pour les accueillir.
00:02:03A coup de Marine Le Pen en prison, Marine Le Pen voleuse, on les écoutera dans un instant.
00:02:08Et surtout que ce matin, alors qu'il y a beaucoup d'incertitudes politiques et judiciaires,
00:02:12il y avait le premier procureur de France qui était l'invité d'une radio
00:02:15et qui l'a dit, nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin.
00:02:19Vous savez que Marine Le Pen s'est pourvu en cassation.
00:02:21Et donc, alors qu'on avait plus ou moins la certitude que celle-ci, la décision,
00:02:25tombe après la campagne présidentielle, il y a visiblement quelque chose qui va se jouer.
00:02:30D'où cette question qu'on vous pose ce matin.
00:02:32Est-ce que vraiment la campagne ne risque-t-elle pas d'être confisquée par cette actualité judiciaire ?
00:02:38Est-ce qu'on va avoir une campagne un peu à la 2022 ?
00:02:40C'est-à-dire que tout le monde va se préoccuper du cas de Marine Le Pen et de Jordan
00:02:43Bardella ?
00:02:43Et certainement pas du fond.
00:02:44Je vous pose la question, amis auditeurs, au 0826 300 300.
00:02:47Pour en parler ce matin, Laurence Saillet, bonjour.
00:02:50Chroniqueuse politique, ancienne députée européenne notamment.
00:02:53Noémie Allioua, bonjour.
00:02:54Bonjour, bonjour à tous.
00:02:55Journaliste, essayiste et auteur de votre dernier livre aux éditions Plomb,
00:02:58La terreur jusque sous nos draps.
00:03:00Paul Sébille, rédacteur en chef d'Hexagone, bonjour.
00:03:02Bonjour.
00:03:02Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:03:04Et on a une petite manquante à l'appel dans la classe.
00:03:07Comme d'habitude, elle est en train de passer par la vie scolaire
00:03:09pour avoir un mot dans le carnet, un mot d'excuse.
00:03:11Et elle sera accueillie pour parfaitement rejoindre le conseil de classe.
00:03:14Autour de la table, c'est la première question que je vous pose.
00:03:16Est-ce que, oui, au vu de ce que vous voyez maintenant depuis plusieurs heures,
00:03:19et c'est peut-être vers la politique que je me tourne, vers l'ancienne politique que je me tourne,
00:03:22Laurence Saillet, est-ce qu'il y a un véritable risque qui existe
00:03:25que la campagne soit totalement kidnappée, arrachée, je n'aime pas le terme,
00:03:29prise en otage par cette actualité judiciaire concernant Marine Le Pen ?
00:03:32Oui, je pense qu'il y a un risque.
00:03:34Moi, déjà, je condamne les actions qui entravent les déplacements des politiques
00:03:39ou les manifestations politiques, parce que je pense que c'est un déni de démocratie.
00:03:44Chacun a bien le droit d'aller sur les marchés et de faire campagne.
00:03:47Maintenant, je pense que le RN a tout intérêt, justement, à ce qu'on ne parle pas du programme.
00:03:53Parce que la vraie fragilité du Rassemblement National, c'est bien ses propositions pour la France.
00:03:58Donc, qu'il y a un focus très clivant sur les affaires judiciaires,
00:04:02avec un clan qui dira « c'est honteux, elle ne doit pas se présenter »,
00:04:05l'autre clan qui dira « la justice veut voler l'élection »
00:04:08ou « on veut empêcher Marine Le Pen d'être élue ».
00:04:12Pour eux, c'est tout un avantage, parce qu'on reste dans leur système de clivage.
00:04:16Le rêve du RN, c'est de se retrouver face à LFI.
00:04:19On le voit dans les sondages...
00:04:20Pour vous, c'est leur objectif, en réalité, en espérant que Marine Le Pen le remporte pour la mort ?
00:04:23On est dans des proportions de 70-30.
00:04:26Vu le danger que représente LFI aujourd'hui pour le pays,
00:04:29même des gens qui seraient vraiment anti-RN pourraient faire le choix RN.
00:04:34Donc, ils sont dans cette démarche, quoi qu'il en soit,
00:04:38de mettre cette affaire judiciaire sur le devant de la scène.
00:04:42Mais est-ce que vous pensez...
00:04:43Pardonnez-moi, Laurence, ça y est, je ne veux pas interrompre le raisonnement,
00:04:45mais est-ce que vous pensez vraiment que c'est dans l'intérêt du RN d'en faire des caisses
00:04:48sur leur raisonnement judiciaire ?
00:04:50Mais de toute façon, il existe, ce raisonnement judiciaire.
00:04:53Enfin, l'affaire judiciaire existe.
00:04:54Donc, ils ne peuvent pas l'étouffer.
00:04:56Vous savez, quand vous ne maîtrisez pas les événements,
00:04:58faignez de les organiser.
00:04:59C'est-à-dire que, tant qu'à exister,
00:05:01ils vont faire un clivage très important
00:05:04qui fonctionnera pour le premier tour, notamment,
00:05:06avec les pours ou contre la justice et l'action de la justice.
00:05:10Quand on voit le programme du RN,
00:05:12et j'espère justement qu'on en parlera pendant cette campagne,
00:05:15ils sont très faibles et très incertains,
00:05:18notamment sur la partie économique,
00:05:20qui est un vrai sujet.
00:05:21Vous pouvez les interviewer les uns et les autres,
00:05:24personne ne dit la même chose,
00:05:25leur ligne économique est totalement confuse,
00:05:28et ils veulent entretenir cette confusion
00:05:29parce qu'ils ont une base électorale qui est complètement scindée.
00:05:32Ils ont un électorat populaire,
00:05:34qui est un peu leur électorat de base,
00:05:36qui est un électorat qui est vraiment très attentif
00:05:39aux pouvoirs d'achat,
00:05:41et ils ont un électorat plus bourgeois,
00:05:44qui lui, attend des réformes libérales.
00:05:47Donc en fait, ils sont tellement eux-mêmes écartelés
00:05:49au sein de leur électorat,
00:05:50qu'ils n'ont aucun intérêt à clarifier leur position économique.
00:05:53Et donc que de jouer les résistants face à la machine judiciaire,
00:05:56pour vous, c'est une méthode qui paye.
00:05:57Noémie Alioua et justement Paul Séby,
00:06:00comment vous voyez les choses ?
00:06:01Je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt du Rassemblement National
00:06:04de parler de ces affaires judiciaires.
00:06:06Je crois qu'il y a un problème qui est beaucoup plus large que ça,
00:06:08qui est celui de, au fond,
00:06:11de la façon dont la justice s'est immiscée dans la démocratie,
00:06:14et notamment dans cette élection,
00:06:16qui est l'élection parmi les élections françaises.
00:06:19Donc par exemple, Noémie,
00:06:19quand vous entendez le premier procureur de France
00:06:21assurer que nous sommes en ordre de marche
00:06:23pour rendre cette décision avant le scrutin,
00:06:25vous, ça vous interpelle ?
00:06:25Vous savez, je suis très attachée à l'idéal démocratique
00:06:28parce que je connais un certain nombre de pays dans le monde
00:06:30qui sont des dictatures,
00:06:32qui sont des régimes autoritaires autocrates,
00:06:35et qui rêveraient d'avoir une démocratie en marche.
00:06:39Nous avons une chance immense,
00:06:40enfin une chance non,
00:06:41nous nous sommes battus pendant des siècles
00:06:43pour pouvoir réussir à faire en sorte
00:06:45que ce soit la majorité qui décide,
00:06:47c'est-à-dire que tout le monde a la même voix,
00:06:50tout le monde peut voter.
00:06:51Le système démocratique, je crois,
00:06:53est un bijou qu'il faut protéger.
00:06:55Et ce bijou-là, il est en train d'être mis à mal
00:06:57par une institution judiciaire
00:06:59qui, par ailleurs, est déjà extrêmement mal vue
00:07:01par une partie de la population
00:07:03et qui ne va pas arranger les choses là,
00:07:05ce qui est en train de se passer.
00:07:07Et je crois qu'il y a un vrai danger, oui,
00:07:09que la démocratie soit mise à mal.
00:07:11Et donc que la campagne soit totalement accaparée
00:07:13par ces altermoisements judiciaires,
00:07:15les différents rebonds, etc.
00:07:16C'est ce qui va se passer, c'est ce qui peut se passer.
00:07:18Je ne comprends pas en quoi la justice, là,
00:07:19empêche Marine Le Pen de se présenter.
00:07:21Alors là, il ne l'empêche pas,
00:07:22mais si vous voulez, depuis le départ,
00:07:23enfin, là, il y a quand même eu...
00:07:25Tous ces épisodes judiciaires-là
00:07:27vont peser sur la campagne.
00:07:29Donc, par définition,
00:07:30ils vont avoir une influence
00:07:32sur la façon dont on va mener cette élection.
00:07:34La preuve en est qu'on en parle aujourd'hui.
00:07:36Selon leur slogan,
00:07:37peut-être que la justice ne se serait pas évisée.
00:07:38Vous savez très bien que tous les partis
00:07:40n'ont pas eu les mains propres.
00:07:42Vous savez très bien
00:07:42qu'un certain nombre d'autres partis
00:07:44ont fait exactement la même chose
00:07:46et ils n'ont pas été condamnés de la même façon.
00:07:48Donc, il y a un moment donné,
00:07:49on sait très bien aussi
00:07:50que le Rassemblement National
00:07:51est perçu aujourd'hui
00:07:53comme le diable à abattre.
00:07:55Et on ne peut pas complètement
00:07:57écarter cette lecture-là.
00:07:58Mesdames, vous êtes en majorité.
00:08:00Laissons peut-être l'homme ici
00:08:02qui a besoin de s'exprimer,
00:08:03qui s'appelle Paul Sébier,
00:08:04rédacteur en chef d'Hexagone.
00:08:05Comment vous observez, vous, la situation, mon cher Paul ?
00:08:07Est-ce que, oui ou non, il y a un vrai risque,
00:08:09voire un danger,
00:08:10que la campagne soit totalement accaparée
00:08:11par l'actualité judiciaire du RN ?
00:08:13C'est surtout que le RN a peut-être sous-estimé
00:08:17justement le passage du juridique au politique.
00:08:19On l'a vu, Marine Le Pen,
00:08:20quand elle s'est exprimée au JT de TF1,
00:08:22ça avait l'air d'être très évident.
00:08:24Elle faisait des réponses très très courtes.
00:08:26Le juge a dit que je n'avais pas de bracelet,
00:08:28donc je peux me présenter, etc.
00:08:29Tout paraissait très évident.
00:08:30Très fluide, presque limpide.
00:08:32Voilà, c'est ça.
00:08:32C'est-à-dire que,
00:08:33comme si tout ça était finalement réglé,
00:08:35et on l'a vu avec ce premier déplacement,
00:08:38ça risque d'être plus compliqué,
00:08:39puisque autant il y a cette question
00:08:42de, oui, est-ce que c'est au juge de décider,
00:08:45pour le peuple, etc.
00:08:46Mais, en fait, Marine Le Pen,
00:08:47elle s'est déjà présentée trois fois,
00:08:49elle a déjà perdu trois fois.
00:08:50Il y a des gens qui sont très opposés
00:08:52à son accession à la présidence
00:08:55et donc, forcément, ça crée...
00:08:57Il va y avoir des fortes oppositions,
00:08:59en plus avec une sous-couche juridique judiciaire
00:09:01par-dessus.
00:09:02Donc, quand même,
00:09:03alors, il faut quand même rappeler
00:09:04que c'est quand même inquiétant
00:09:05de voir qu'une candidate
00:09:07ne peut pas faire campagne tranquillement.
00:09:09Ça, c'est peut-être au ministère de l'Intérieur
00:09:11de régler cette question.
00:09:13C'est quand même assez anormal
00:09:14d'en arriver là.
00:09:15On doit pouvoir quand même
00:09:16se déplacer et faire campagne librement.
00:09:18Mais il y a tout ça,
00:09:19il y a tout le politique.
00:09:20C'est jamais aussi simple que ça.
00:09:22Et on l'a déjà dit,
00:09:23plus ou moins sur le programme,
00:09:25aussi, Marine Le Pen,
00:09:26c'est une candidate
00:09:27qui ne veut pas se dire de droite.
00:09:30C'est sûr qu'il n'y a aucune clarification nulle part.
00:09:32Voilà, qui t'occupe ça,
00:09:33ni gauche ni droite,
00:09:34alors que son électorat
00:09:35et l'électorat,
00:09:36la majorité en tout cas,
00:09:38est de droite en France.
00:09:39Donc, ça devient très compliqué.
00:09:41Je ne suis pas sûr
00:09:41que son électorat majorité
00:09:43soit de droite en France.
00:09:44Il est plutôt défini
00:09:45comme de droite.
00:09:47Mais, on ira écouter
00:09:49Je voudrais juste préciser quelque chose
00:09:51par rapport à l'échange
00:09:52que nous avons eu tout à l'heure.
00:09:55Moi, je trouve que la décision
00:09:57de la Cour d'appel
00:09:57de laisser Marine Le Pen se présenter
00:09:59est une très bonne chose.
00:10:01Néanmoins,
00:10:03ce que je ne comprends pas,
00:10:04c'est qu'on puisse encore accuser
00:10:06la justice de quoi que ce soit.
00:10:07Enfin,
00:10:08ils ont avancé l'appel
00:10:10pour justement contrevenir
00:10:11au fait qu'il y avait
00:10:12une exécution provisoire
00:10:13qui aurait pu l'empêcher
00:10:14de se présenter.
00:10:15Cet appel,
00:10:16en réduisant la peine d'illégibilité,
00:10:18lui permet de se présenter.
00:10:20Donc, ça, c'est une deuxième étape
00:10:21où la justice, justement,
00:10:23se démet, si vous voulez.
00:10:24Et là, on voudrait en plus
00:10:26que la cassation
00:10:27ne s'exprime pas.
00:10:29Mais enfin,
00:10:30au pire,
00:10:31si la Cour de cassation
00:10:32met,
00:10:34je veux dire,
00:10:36casse l'arrêt,
00:10:37si elle casse l'arrêt,
00:10:38de toute façon,
00:10:38c'est néant,
00:10:39il ne se passe rien.
00:10:40Mais même si elle maintenait
00:10:41la décision,
00:10:42l'arrêt de la Cour d'appel,
00:10:43de toute façon,
00:10:44la pire des sanctions éventuelles,
00:10:46ce serait qu'elle ait
00:10:46un bracelet électronique.
00:10:48mais ce n'est pas empêcher
00:10:49une candidate
00:10:50de faire campagne.
00:10:52C'est ce qu'elle s'est mise,
00:10:53elle,
00:10:54et ce serait vraiment
00:10:55sur la toute fin de campagne.
00:10:56C'est ce qu'elle s'est mise,
00:10:57elle,
00:10:57comme contrainte.
00:10:58Donc,
00:10:58accuser la justice
00:11:01de s'impliquer dans la démocratie,
00:11:03aujourd'hui,
00:11:03ce n'est absolument plus le cas.
00:11:05Je vois déjà Némi
00:11:06qui veut râler.
00:11:06Némi,
00:11:07attendons,
00:11:08on va au 0826 300 300
00:11:10pour écouter Sandra.
00:11:10Bonjour Sandra.
00:11:12Bonjour à tous.
00:11:13Merci beaucoup d'être avec nous
00:11:14sur Sud Radio ce matin.
00:11:15Sandra,
00:11:16comment vous regardez la situation ?
00:11:17Est-ce que,
00:11:17oui ou non,
00:11:18la campagne va être un moment
00:11:19mise entre parenthèses,
00:11:20être totalement accaparée
00:11:22par les ennuis judiciaires
00:11:23de Marine Le Pen ?
00:11:24Alors,
00:11:25moi,
00:11:26je me permets,
00:11:26il y a deux choses,
00:11:27je suis assez d'accord
00:11:27avec tout ce que vous avez dit,
00:11:29c'est qu'en fait,
00:11:30on est entre le mélange
00:11:32du judiciaire
00:11:33et de la morale.
00:11:34Alors pourquoi ?
00:11:35Expliquez-nous pourquoi
00:11:36la morale dans ce cas-là ?
00:11:38Pour moi,
00:11:39on est en train de,
00:11:40comme on disait,
00:11:40traiter la justice,
00:11:41savoir s'ils font bien,
00:11:42s'ils ne font pas bien.
00:11:43Enfin,
00:11:43moi,
00:11:43je pense qu'on a un système
00:11:44judiciaire qui fonctionne bien.
00:11:46Alors,
00:11:46oui,
00:11:47c'est des hommes,
00:11:47donc ils peuvent avoir un avis,
00:11:50ils peuvent avoir un billet,
00:11:51c'est vrai,
00:11:52mais malgré tout,
00:11:53il y a quand même des garde-fous
00:11:54et puis,
00:11:55le fond sera traité
00:11:56parce que,
00:11:57pour l'instant,
00:11:57on n'est même pas sur le fond.
00:11:59Savoir si elle a réellement
00:12:00détourné des fonds,
00:12:01si c'est vraiment bien traité,
00:12:04parce qu'en fait,
00:12:05elle a rémunéré des gens,
00:12:06elle n'a pas mis de l'argent
00:12:07dans sa poche.
00:12:07Non,
00:12:08il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
00:12:10Exactement,
00:12:11et je pense que ça,
00:12:11c'est un point important
00:12:13parce qu'il y a débat
00:12:14sur ce point-là
00:12:15et je pense que
00:12:16beaucoup de politiques,
00:12:18il y a,
00:12:19si,
00:12:19il y a beaucoup de politiques
00:12:20aujourd'hui,
00:12:21enfin,
00:12:22qui ont des cabinets
00:12:22et les gens dans les cabinets
00:12:24font de la politique,
00:12:26ils ne font pas
00:12:27que travailler dans un ministère,
00:12:29par exemple,
00:12:29à l'éducation nationale
00:12:30ou à un moment ou à un autre,
00:12:32il y a un biais politique.
00:12:33Oui,
00:12:33vous voulez dire,
00:12:33qu'il y a même un biais idéologique
00:12:35dans votre cas,
00:12:35Sandra ?
00:12:36Bien sûr,
00:12:36bien sûr.
00:12:37Après,
00:12:38Marine Le Pen,
00:12:38c'est elle qui fait le choix,
00:12:40elle assumera,
00:12:41de se retrouver,
00:12:42peut-être à un moment,
00:12:44avec un bracelet électronique
00:12:45en pleine campagne.
00:12:46Mais vous entendez
00:12:47qu'il y a un risque
00:12:47qu'on ne lui parle que de ça,
00:12:49ça c'est sûr et certain.
00:12:50Ah oui,
00:12:51attendez,
00:12:51tous les autres partis
00:12:52qui soient de gauche ou de droite,
00:12:54ça va être leur sujet
00:12:54parce que c'est quand même
00:12:56le nez au milieu de la figure,
00:12:57donc ça va être
00:12:58un biais facile,
00:12:59mais je ne suis pas sûre
00:13:00que les électeurs,
00:13:03en fait,
00:13:04vous savez,
00:13:04depuis le temps
00:13:05qu'elle se fait taper dessus,
00:13:06c'est une fois de plus en fait.
00:13:07Et il faut faire attention
00:13:08parce que c'est une position
00:13:10victimaire après
00:13:10et c'est une position
00:13:12assez facile.
00:13:13C'est-à-dire qu'elle va dire,
00:13:14vous voyez,
00:13:14ils sont tous contre moi,
00:13:16je ne suis pas sûre
00:13:17que ce soit le bon biais,
00:13:18moi je pense que le sujet,
00:13:19c'est débattre des idées,
00:13:20elle en a parlé
00:13:21et c'est d'ailleurs là-dessus
00:13:22qu'il faut aller en fait.
00:13:23Donc les idées par la victimisation
00:13:25en permanence
00:13:25par rapport à l'organisation
00:13:27du système judiciaire
00:13:28et surtout de sa peine
00:13:29et en plus,
00:13:29il faut-il encore rappeler
00:13:30que le Rassemblement National
00:13:31a toujours fait en sorte
00:13:32de décaler au plus tard possible
00:13:34la date de ce procès.
00:13:35Donc on continue d'en parler
00:13:36de cette question,
00:13:37est-ce que la campagne présidentielle
00:13:38va être totalement confisquée
00:13:40par l'actualité judiciaire
00:13:40du Rassemblement National ?
00:13:41Est-ce que vous craignez
00:13:42qu'on ne débatte pas des impôts,
00:13:43qu'on ne débatte pas de l'hôpital,
00:13:44qu'on ne débatte pas
00:13:45de l'éducation nationale,
00:13:46mais uniquement de Marine Le Pen,
00:13:48peut-être que,
00:13:49Jordan Bardella,
00:13:50peut-être que,
00:13:50mais au fait,
00:13:51la cour de cassation,
00:13:52mais peut-être que les juges aussi ça.
00:13:53Bref,
00:13:53est-ce que c'est déjà
00:13:54une campagne totalement insupportable,
00:13:55déjà confisquée ?
00:13:56Venez en parler dans le studio
00:13:58et à l'antenne de Sud Radio
00:13:59au 0826 300 300,
00:14:01amis auditeurs,
00:14:02on revient dans une poignée de secondes,
00:14:03à tout de suite.
00:14:06Sud Radio,
00:14:07les débats de l'été,
00:14:0810h-13h,
00:14:09Maxime Liedot.
00:14:10Vous êtes bien sur Sud Radio,
00:14:12on est ensemble jusqu'à 13h
00:14:13pendant encore une grosse heure et demie,
00:14:14on débat,
00:14:15on discute,
00:14:16on échange avec vous toujours
00:14:17au 0826 300 300
00:14:18autour de la table ce matin,
00:14:19Laurence Saillet,
00:14:20Noémie Alioua,
00:14:21Paul Séby
00:14:21et l'élève qui était en retard
00:14:24tout à l'heure
00:14:24lorsqu'on a fait l'appel,
00:14:25c'est vous,
00:14:26Arianna Maddy,
00:14:27bonjour.
00:14:27Je sais que vous êtes passée
00:14:28par la vie scolaire,
00:14:29il y a eu un mot dans le carnet,
00:14:31ne vous inquiétez pas,
00:14:31tout a été parfaitement réglé,
00:14:33présidente de Carman Consulting.
00:14:34Merci beaucoup d'être avec nous ce matin,
00:14:36je rappelle donc le sujet.
00:14:37La cour de cassation
00:14:38qui a assuré ce matin
00:14:40par la voix de son premier procureur de France,
00:14:42Rémi Haines,
00:14:42qu'elle sera en ordre de marche
00:14:43pour rendre cette décision
00:14:44avant le scrutin
00:14:45en rappelant bien sûr
00:14:46que Marine Le Pen
00:14:47s'est pourvue en cassation
00:14:48donc on attend la décision.
00:14:50Eux étaient visiblement sereins
00:14:51sur le fait que cette décision
00:14:53interviendrait après
00:14:53la campagne présidentielle.
00:14:55Petite incertitude quand même,
00:14:56hier Marine Le Pen
00:14:57était en déplacement
00:14:58du côté de la Flèche,
00:15:00du côté de la Sarthe,
00:15:01elle était en déplacement.
00:15:01Il y a eu un petit comité,
00:15:03j'allais dire de soutien,
00:15:04pas totalement le terme,
00:15:05plutôt un comité
00:15:07qui l'attendait
00:15:07avec ces cris-là.
00:15:08On arrête là !
00:15:10On arrête là !
00:15:11Vous l'aide Marine Le Pen !
00:15:13C'est une honte !
00:15:14Une honte !
00:15:15Elle ne peut pas être présidente !
00:15:17C'est une honte !
00:15:18C'est une honte !
00:15:19Voleuse !
00:15:203 millions d'argent public !
00:15:22Voleuse !
00:15:23Voilà,
00:15:23donc des gens,
00:15:24disons en forme,
00:15:25qui accueillent Marine Le Pen
00:15:26sous ces cris-là.
00:15:27Avec cette question
00:15:28qu'on se pose encore ce matin
00:15:30avec vous,
00:15:30notamment au 0826 300 300
00:15:32et la discussion se poursuivre en studio,
00:15:34est-ce que la campagne
00:15:34ne risque-t-elle pas
00:15:35d'être confisquée en réalité
00:15:37par l'actualité judiciaire
00:15:38de Marine Le Pen
00:15:39au détriment des idées
00:15:40des vrais sujets de fond ?
00:15:41Je me tourne vers vous,
00:15:41Ariane Amadis ?
00:15:42Alors, déjà,
00:15:43je veux juste dire une chose,
00:15:44c'est que je regardais
00:15:45les premiers sondages.
00:15:47Il y a 60% des Français
00:15:48qui estiment
00:15:49qu'elle n'a pas eu raison
00:15:50de se présenter.
00:15:52En revanche,
00:15:53il y a 68% des électeurs
00:15:56du Rassemblement National
00:15:57qui estiment
00:15:58qu'elle devait se représenter
00:16:01pour répondre à votre question.
00:16:03Un,
00:16:04le sujet,
00:16:04c'est
00:16:05est-ce qu'elle va pouvoir
00:16:05faire une campagne présidentielle
00:16:07qui élargit sa base ?
00:16:08Parce que si elle parle
00:16:09qu'aux convaincus...
00:16:10Une quatrième quand même
00:16:10présidentielle,
00:16:11même pour élargir sa base
00:16:12parce que ça fait 4 ans.
00:16:13Ça fait 4 ans.
00:16:144 fois, pardon,
00:16:15qu'elle soit présente
00:16:16pour être précis.
00:16:17Deuxième chose,
00:16:18j'attends le moment
00:16:19où elle va avoir
00:16:20un programme
00:16:20sur la justice,
00:16:21la sécurité
00:16:22et que ça va devenir
00:16:24vraiment problématique.
00:16:25Et dernière chose encore,
00:16:26vous savez,
00:16:28quand vous transgressez,
00:16:30vous le transgressez une fois
00:16:32et après,
00:16:33ça amoindrit
00:16:34toutes les critiques
00:16:34parce qu'en fait,
00:16:36elle a déjà fait
00:16:36le grand saut.
00:16:37Donc,
00:16:37qu'est-ce qu'on va lui dire ?
00:16:38C'est pas bien,
00:16:39t'aurais pas dû faire ça,
00:16:40mais en fait,
00:16:41elle s'en fiche,
00:16:41elle.
00:16:42Donc,
00:16:42elle va avoir une campagne,
00:16:43à mon avis,
00:16:44difficile,
00:16:46mais elle va quand même,
00:16:47à mon avis,
00:16:48réussir à pouvoir
00:16:50circonscrire petit à petit
00:16:51la question de sa condamnation.
00:16:53Noémie,
00:16:53j'ai joué voir aussi
00:16:54Paul-Sélie de la pièce.
00:16:55C'est vrai que c'est intéressant
00:16:56de regarder les sondages
00:16:57et puis on entendait aussi,
00:16:58effectivement,
00:16:58l'opposition assez forte
00:17:00des personnes
00:17:01vis-à-vis de Marine Le Pen
00:17:02parce qu'effectivement,
00:17:03c'est un personnage
00:17:04qui est clivant,
00:17:05par définition,
00:17:06mais en même temps,
00:17:06ça ne doit pas permettre
00:17:08d'invisibiliser
00:17:09l'immense popularité
00:17:11qu'elle a.
00:17:12C'est-à-dire que vous n'avez
00:17:13aucun personnage politique
00:17:14aujourd'hui qui est à 35%
00:17:15d'attention de vote
00:17:15dans les sondages.
00:17:16Plus de 36%.
00:17:16Elle a gagné 4 points
00:17:17par rapport à la mi-juin
00:17:18si on s'en réfère
00:17:19aux derniers sondages
00:17:20de l'IFOP
00:17:20à la fois,
00:17:21il y a une grande opposition
00:17:23et en même temps,
00:17:24c'est la personnalité politique
00:17:26la plus populaire de France
00:17:27et qui a le plus de chances
00:17:28de l'emporter
00:17:28à l'heure qu'il est.
00:17:30Et ce,
00:17:30quelle que soit d'ailleurs
00:17:31la personne qui est en face d'elle
00:17:32au second tour.
00:17:33C'est ça qui est intéressant.
00:17:34C'est que qu'il y ait
00:17:35Mélenchon, Attal, Philippe,
00:17:37quoi qu'il arrive,
00:17:38elle gagne.
00:17:39Donc, il y a quand même
00:17:39une intention de vote
00:17:40qui découle directement
00:17:42d'une popularité
00:17:43qui me paraît
00:17:46inaléable.
00:17:47factuellement,
00:17:47Paul Sébille.
00:17:48Oui, qui est évidente,
00:17:50mais qu'on sait
00:17:52sans doute peut-être
00:17:52fragile dans une campagne.
00:17:54De toute façon,
00:17:54c'est ce qu'on disait
00:17:55au tout début.
00:17:56Et j'ajoute à ça
00:17:57que de toute façon,
00:17:57Marine Le Pen en campagne
00:17:58a toujours perdu
00:17:59énormément de points
00:18:01au fur et à mesure.
00:18:02Donc, ça rentre
00:18:02dans ce que vous dites en plus.
00:18:04Il n'y a pas de loi mathématique
00:18:05en politique, évidemment.
00:18:06Elle pourrait rester
00:18:07à ce niveau-là,
00:18:07de toute évidence.
00:18:08Mais c'est vrai
00:18:10qu'au-delà,
00:18:11il y a le judiciaire,
00:18:12mais de toute façon,
00:18:13il y a aussi l'opinion
00:18:14et un peu
00:18:15le ras-le-bol général
00:18:17qu'il y a
00:18:17dans l'opinion
00:18:18dans le pays
00:18:20qui pousse,
00:18:20qui va sans doute
00:18:21pousser des gens
00:18:22de toute façon
00:18:22à se porter vers l'ERN.
00:18:24Que ce soit...
00:18:26Enfin, ça aurait pu être
00:18:27Bardella ou Le Pen
00:18:28ça aurait été la même chose,
00:18:29mais à vouloir régler
00:18:31les problèmes
00:18:32et que ce soit
00:18:32sur des sujets
00:18:33très précis,
00:18:34au-delà des affaires
00:18:36et de la personnalité
00:18:37de Marine Le Pen
00:18:37qui est malgré tout
00:18:39qui s'est améliorée
00:18:39dans le temps
00:18:40depuis la précédente
00:18:41présidentielle.
00:18:42Donc, on voit,
00:18:43c'est peut-être
00:18:43sa quatrième candidature,
00:18:44mais ce n'est pas non plus
00:18:45une fatigue
00:18:46au niveau de son image.
00:18:48Donc, voilà,
00:18:49il faudra voir...
00:18:50C'est vrai que Marine Le Pen
00:18:51met un petit peu
00:18:52les Français
00:18:52et ses électeurs
00:18:53et ses électeurs potentiels
00:18:54dans une situation
00:18:55d'une certaine manière.
00:18:56Voilà, c'est ça.
00:18:56Dans une situation
00:18:57très compliquée
00:18:57parce qu'ils vont devoir
00:18:58faire un choix
00:18:58très, très compliqué.
00:18:59Arianna m'a dit
00:18:59que je vous voyais réagir
00:19:00à ce que je disais pas.
00:19:01Oui, pour continuer
00:19:02dans votre sens,
00:19:03il faut aussi savoir
00:19:03qu'il y avait beaucoup
00:19:04de doutes
00:19:04sur la candidature
00:19:05de Jordan Bardella.
00:19:06C'est-à-dire que...
00:19:07En termes de crédibilité,
00:19:08vous voulez dire ?
00:19:08Oui, en termes de crédibilité,
00:19:10de dire qu'en fait
00:19:10c'était un mec
00:19:11fabriqué de A à Z
00:19:12comme Britney Spears
00:19:13pouvait l'être...
00:19:14Ah oui, la comparaison
00:19:15Bardella-Britney Spears.
00:19:17Bien sûr, bien sûr.
00:19:18On l'avait jamais fait
00:19:18je crois encore celle-ci.
00:19:19Je vais vous en faire d'autres,
00:19:20ne vous inquiétez pas.
00:19:21C'est juste pour démarrer.
00:19:23C'est l'échauffement.
00:19:23Non, mais vous voyez
00:19:24ce que je veux dire
00:19:25que dès qu'il sortait
00:19:26de ses fiches,
00:19:26il n'y avait rien.
00:19:27Donc, il y a aussi finalement
00:19:29un aspect crédibilité
00:19:30chez Marine Le Pen
00:19:31qui a un coup d'opportunité
00:19:33de dire
00:19:33bon, finalement,
00:19:35elle est mieux placée
00:19:36que Jordan Bardella
00:19:37et c'est plutôt positif.
00:19:39Plutôt positif.
00:19:40Moi, je n'ai jamais pensé
00:19:41que Marine Le Pen
00:19:42n'allait laisser sa place.
00:19:43Jamais, à aucun moment.
00:19:44C'est le combat d'une vie.
00:19:46Je ne l'imaginais pas
00:19:47sauf si vraiment
00:19:48elle avait été sur-empêchée
00:19:50parce que là, effectivement,
00:19:51si le jugement d'appel
00:19:53avait été différent
00:19:55avec une exécution provisoire
00:19:57d'une inéligibilité,
00:19:58elle aurait été totalement empêchée.
00:20:00Mais il faut savoir
00:20:01que c'est une histoire familiale.
00:20:05Ça serait la première fois
00:20:06qu'il y aurait eu un candidat
00:20:07qui ne s'appelle pas Le Pen.
00:20:08Et je pense que de son vivant,
00:20:09ce n'est pas une meilleure chose.
00:20:11J'ai même pensé à un moment,
00:20:12ça ne s'est pas fait,
00:20:13qu'elle allait plutôt pousser sa nièce.
00:20:15Et moi, je vous dis
00:20:16qu'avant-hier,
00:20:17elle a tué le fils.
00:20:18C'est-à-dire qu'elle l'a flinguée
00:20:20en direct.
00:20:21Elle est sortie.
00:20:21Avec Bardella, vous voulez dire.
00:20:23Mais bien sûr,
00:20:24dès qu'elle a entendu son...
00:20:26On commence à avoir
00:20:27les indiscrétions,
00:20:27la manière dont ça s'est déroulé.
00:20:29Dès qu'elle a vu
00:20:29qu'elle avait la possibilité
00:20:30de se présenter
00:20:31avec les risques quand même
00:20:32que ça implique
00:20:33parce qu'effectivement,
00:20:35on ne sait jamais...
00:20:38Il y a un risque derrière.
00:20:39Exactement.
00:20:39Parce que, pour plusieurs raisons.
00:20:40Un, ce que je pense
00:20:41qu'elle n'aime pas,
00:20:42la manière dont il se positionne
00:20:45sur la partie économique
00:20:47parce qu'elle a bien compris
00:20:48ce qui me semble
00:20:50partager avec elle
00:20:51comme idée,
00:20:52que son socle
00:20:53est très populaire.
00:20:54Et que dès qu'elle ira
00:20:55dans quelque chose de libéral...
00:20:55La fameuse ligne sociale
00:20:56de Marine Le Pen.
00:20:57C'est pour ça que la fille
00:20:58voulait que ce soit
00:20:59Jordan Bardella
00:21:00pour récupérer un petit peu
00:21:01ce socle populaire.
00:21:03Et je pense aussi
00:21:04que ce qu'il a fait
00:21:05le jour de la marche blanche
00:21:07a marqué aussi
00:21:09les esprits.
00:21:09Donc, pour remettre le contexte,
00:21:10il était à Monaco,
00:21:11il était à Mocanaco,
00:21:12un événement de F1
00:21:13en disant en plus
00:21:14quand on lui pose la question
00:21:15de dire
00:21:15oui, vous comprenez
00:21:16des marches blanches,
00:21:17il y en a tous les jours.
00:21:17Elle a toujours fait attention
00:21:18de préserver justement
00:21:20pour ne pas apparaître
00:21:22comme une jet-setteuse.
00:21:23Et lui,
00:21:24en une fois,
00:21:25en fait,
00:21:25il casse cette image.
00:21:27Et donc,
00:21:28si vous voulez,
00:21:29je pense que tout ceci
00:21:30s'est ajouté.
00:21:30Et enfin, pour finir,
00:21:31la dernière phrase
00:21:32qu'il a eue
00:21:32la veille du procès,
00:21:33je me suis dit
00:21:34il n'aurait jamais
00:21:34dû dire ça.
00:21:35Je suis prêt
00:21:37à assumer
00:21:38toutes les conséquences.
00:21:39En fait,
00:21:40ça voulait dire
00:21:40je suis prêt
00:21:41à la remplacer.
00:21:42Alors que l'idée,
00:21:43c'était justement
00:21:43d'espérer
00:21:44ne pas avoir
00:21:45à la remplacer.
00:21:46Tout cumulé,
00:21:48elle a tué le fils,
00:21:49ça va être très difficile
00:21:50pour lui
00:21:51maintenant d'exister
00:21:52dans cette campagne
00:21:52parce qu'être
00:21:53Premier ministre potentiel,
00:21:55jusqu'au dernier moment,
00:21:56elle pourrait ne pas le mettre
00:21:57parce que vu qu'elle
00:21:58a flingué une fois,
00:21:58elle pourra le flaguer deux fois.
00:21:59Ce n'est pas la même chose
00:22:00que de mener la campagne
00:22:01en tant que candidat
00:22:02à la présidentielle.
00:22:030826-300-300,
00:22:04est-ce qu'il y a un risque
00:22:04que la campagne
00:22:05du Rassemblement national
00:22:06mais plus largement d'ailleurs,
00:22:07la campagne présidentielle
00:22:08soit menacée,
00:22:09soit confisquée
00:22:10par cette actualité judiciaire
00:22:11de ce camp-là ?
00:22:12Bonjour Eric.
00:22:13Bonjour Maxime.
00:22:14Merci de nous avoir passé
00:22:15un coup de fil
00:22:15au 0826-300-300.
00:22:17Comment vous regardez
00:22:18cette question-là ?
00:22:19Est-ce que vous faites partie
00:22:20des électeurs,
00:22:21peu importe le camp d'ailleurs,
00:22:22inquiets de la prochaine
00:22:23campagne présidentielle
00:22:24qui risque de tourner
00:22:25autour de oui-non,
00:22:26Marine Le Pen,
00:22:27peut-être,
00:22:28ces questions qu'on connaît
00:22:29journalistiquement pénibles d'ailleurs ?
00:22:31Écoutez,
00:22:32de kidnapping
00:22:33de la présidentielle,
00:22:35il faut surtout s'en prendre
00:22:36aux autres partis,
00:22:37à les filles,
00:22:38à Bompard qui ne parlent que de ça,
00:22:40aux socialistes,
00:22:41à Attal,
00:22:42à Édouard Philippe
00:22:42parce que quand j'écoute
00:22:44les représentants
00:22:45du Rassemblement national,
00:22:46quand ils sont sur un plateau,
00:22:48ils ne parlent pas de ça,
00:22:49c'est juste des questions
00:22:49auxquelles ils répondent
00:22:50et je suis tombé
00:22:51sur un débat
00:22:53entre Jérôme Gatch,
00:22:54vous savez,
00:22:54le socialiste,
00:22:55et Jean-Philippe Tanguy
00:22:56alors ce qui était marrant
00:22:57c'est que Gatch a attaqué
00:22:59d'emblée
00:23:00sur la décision
00:23:01de la Cour d'appel
00:23:01concernant Marine Le Pen
00:23:02et après il a reproché
00:23:04à Tanguy
00:23:05de,
00:23:06comment dirais-je,
00:23:06de kidnapper
00:23:07la présidentielle.
00:23:09J'ai l'impression
00:23:09qu'on marche sur la tête,
00:23:10c'est que les autres partis
00:23:11qui parlent que de ça.
00:23:12Ils n'ont pas de programme
00:23:13quand on regarde
00:23:14les socialistes,
00:23:15il n'y a pas de programme.
00:23:15Donc forcément,
00:23:16ils sont obligés
00:23:17d'aller sur ce terrain-là
00:23:17parce que
00:23:18débat d'idées,
00:23:19ils n'en ont pas.
00:23:20Alors qu'apparemment,
00:23:21le Rassemblement national
00:23:22aurait déjà un programme
00:23:23avec des lignes précises
00:23:25est fixé.
00:23:26Donc non,
00:23:27ce n'est pas
00:23:28la Rassemblement national
00:23:29qui met la...
00:23:30Pour vous,
00:23:31c'est presque les autres partis
00:23:32qui vont jouer sur ça
00:23:33parce que ça les arrange aussi
00:23:34si vous voulez,
00:23:35de donner leurs propres incertitudes
00:23:36et leurs propres flous.
00:23:38Absolument.
00:23:39Je crois que pour eux,
00:23:40c'est une véritable aubaine.
00:23:42Sans ça,
00:23:42je crois qu'ils étaient morts.
00:23:44Avec ce problème
00:23:46auquel est confrontée
00:23:47Mme Le Pen,
00:23:48au moins,
00:23:48ils ont un os à ranger.
00:23:50Ils ont un os à ranger
00:23:51et qui plus est,
00:23:51un os à ranger en commun.
00:23:52Merci beaucoup, Eric,
00:23:53d'avoir été avec nous
00:23:54au 0826-300-300-Maux
00:23:55de la fin d'Ariana Madi
00:23:56et après,
00:23:57nous partons en pub.
00:23:58Ok.
00:23:59Ce que dit Eric
00:24:00est totalement intéressant
00:24:02et logique,
00:24:02c'est-à-dire
00:24:03l'argument de dire,
00:24:05en gros,
00:24:06ok,
00:24:06elle a fait le grand saut.
00:24:08Elle a décidé de se présenter.
00:24:10Maintenant,
00:24:10si vous acharnez là-dessus,
00:24:12c'est que vous n'avez pas de programme.
00:24:13Et je pense que
00:24:14ça,
00:24:15c'est quelque chose
00:24:15que beaucoup de Français
00:24:17peuvent se dire.
00:24:18Et aussi,
00:24:18j'aimerais juste dire
00:24:19que suite au JT
00:24:20de 20 heures
00:24:21de Marine Le Pen,
00:24:22elle a un peu donné l'impression
00:24:24qu'elle n'était pas condamnée.
00:24:25C'est-à-dire que
00:24:26je pense qu'il y a pas mal de gens
00:24:28qui comprennent
00:24:28qu'il y a eu une décision de justice
00:24:30mais qu'en fait,
00:24:31comme elle va...
00:24:31Je crois que c'était dans son intérêt
00:24:32de donner cette image-là,
00:24:32visiblement.
00:24:33comme elle va aller en cassation,
00:24:34en fait,
00:24:34elle n'est pas vraiment coupable.
00:24:36Et donc ça,
00:24:36je pense que c'est très très important
00:24:38et je pense que
00:24:38la stratégie
00:24:39des autres candidats
00:24:40va être de la ramener
00:24:42au fait qu'elle est coupable,
00:24:43pas au fait qu'elle se présente
00:24:44à l'élection.
00:24:44Il faut savoir laquelle des deux méthodes
00:24:46va réussir à imprimer
00:24:47dans la tête des Français
00:24:48qui vont préférer.
00:24:48Exactement, sachant qu'elle est présumée
00:24:49innocente.
00:24:49Sachant qu'en effet,
00:24:50elle a pour elle cette carte
00:24:51à sortir autour de la table.
00:24:53En tout cas, juste les audiences,
00:24:54ça a été les audiences de la saison.
00:24:55Plus de 7 millions.
00:24:56De toute l'année,
00:24:57ils n'ont pas eu des audiences
00:24:57aussi importantes.
00:24:58Évidemment, de l'actualité.
00:24:59Ariane Amadi,
00:25:00Paul Sébile,
00:25:01Noémie Allioua,
00:25:02Laurence Saillé,
00:25:02autour de la table.
00:25:03On poursuit la discussion.
00:25:03Dans un instant sur Sud Radio,
00:25:05on va s'interroger
00:25:05sur les centres-villes,
00:25:06Messieurs, dames,
00:25:07est-ce qu'on doit les sauver,
00:25:08nos centres-villes ?
00:25:09Après tout,
00:25:10est-ce que l'avenir des courses,
00:25:11ce n'est pas hop, hop, hop,
00:25:12l'ordinateur de trois petites touches
00:25:13et ça arrive directement
00:25:14devant notre palier ?
00:25:15Est-ce que ce n'est pas
00:25:16les monstrueuses galeries commerciales
00:25:17qui sont ouvertes même le dimanche
00:25:19désormais de 8h à 22h ?
00:25:20Ou est-ce que non,
00:25:21c'est encore d'aller avec son petit panier,
00:25:22son petit chariot,
00:25:23comme on dit,
00:25:24ces trois petits trous
00:25:24à notre boulanger,
00:25:25à notre boucher,
00:25:26à notre poissonnerie,
00:25:27à notre maraîcher ?
00:25:28Posez-vous la question
00:25:29et puis passez-nous
00:25:30un coup de fil
00:25:30au 0826 300 300.
00:25:32On revient dans une poignée de secondes.
00:25:33A tout de suite sur Sud Radio.
00:25:35Sud Radio,
00:25:36les débats de l'été,
00:25:3810h-13h,
00:25:39Maxime Liedot.
00:25:40Autour de la table,
00:25:41ce matin,
00:25:41dans notre émission de débat,
00:25:43vous, auditeurs,
00:25:43déjà 0826 300 300,
00:25:45vous avez le site sudradio.fr,
00:25:47l'application,
00:25:47ainsi que les réseaux sociaux.
00:25:48Autour de la table,
00:25:49Laurence Sey est chroniqueuse politique,
00:25:50ancienne députée européenne,
00:25:51Noémie Allioua,
00:25:52journaliste,
00:25:53essayiste,
00:25:53auteur de la terreur
00:25:54jusque sous nos draps.
00:25:55C'est à retrouver aux éditions Plon,
00:25:56Paul Sébillé,
00:25:57l'acteur en chef du magazine L'Hexagone
00:25:59et Ariane Amadi,
00:26:01présidente de Kerman Consulting.
00:26:03On a parlé politique,
00:26:04on va parler politique,
00:26:05mais avec un angle
00:26:05qui vous concerne davantage,
00:26:06amis auditeurs,
00:26:07le centre-ville.
00:26:08Écoutez bien ce chiffre,
00:26:09c'est 62% aujourd'hui
00:26:10des communes françaises
00:26:11qui n'ont plus aucun commerce.
00:26:13D'ailleurs,
00:26:13le centre-ville,
00:26:14c'est une rue bétonnée
00:26:15avec à l'intérieur
00:26:16ce qu'on appelle
00:26:16des boutiques fantômes.
00:26:18Est-ce qu'il faut les sauver,
00:26:19nos centres-villes ?
00:26:19Parce que les députés
00:26:20commencent à prendre ce sujet
00:26:21à bras-le-corps
00:26:21en disant qu'il faut
00:26:22commencer à réfléchir
00:26:23à des dispositifs,
00:26:24à des aides,
00:26:25à des nouveaux mécanismes
00:26:26pour que justement
00:26:27on puisse installer
00:26:27de nouveaux commerces,
00:26:28c'est-à-dire la boulangerie,
00:26:29c'est-à-dire le maraîcher,
00:26:30c'est-à-dire éventuellement
00:26:31la poissonnerie aussi
00:26:32ou la boucherie.
00:26:33Mais est-ce que ce n'est pas
00:26:34dépassé ce modèle ?
00:26:34Est-ce que nos centres-villes
00:26:36ne sont pas morts ?
00:26:37Pardon de le dire ainsi,
00:26:37parfois,
00:26:38mais pour de bonnes raisons.
00:26:39Parce que oui,
00:26:39aujourd'hui,
00:26:40on fait nos courses en ligne.
00:26:40Oui, aujourd'hui,
00:26:41on préfère les monstrueuses
00:26:51Face à la désertification
00:26:53des centres-villes,
00:26:53des députés ont notamment,
00:26:54c'est une proposition
00:26:55parmi tant d'autres,
00:26:56de créer des zones prioritaires
00:26:58pour les commerces
00:26:59de proximité.
00:27:00Qu'est-ce que ça veut dire
00:27:00les zones prioritaires ?
00:27:01Que des loyers
00:27:02seraient encadrés,
00:27:04notamment pour favoriser
00:27:05justement l'apparition
00:27:07de quelques petits centres-villes
00:27:08pour que ce ne soit plus
00:27:09des zones mortes
00:27:10comme on a peut-être eu
00:27:11trop l'impression
00:27:12comme on a aujourd'hui,
00:27:14trop l'impression de les voir.
00:27:15Je vois Paul Séby
00:27:15extrêmement concentré
00:27:17sur ce sujet.
00:27:17Je vous pose la question,
00:27:19est-ce qu'on doit les sauver
00:27:20nos centres-villes
00:27:20ou est-ce que la consommation,
00:27:22les Français ne consomment pas
00:27:23totalement différemment désormais ?
00:27:24Non, c'est parce que
00:27:25je suis toujours inquiet
00:27:26quand on entend
00:27:27que les députés vont
00:27:28voter des dispositifs
00:27:30et des loyers.
00:27:32C'est un peu...
00:27:34Parce qu'on se demande justement
00:27:35est-ce qu'on peut sauver
00:27:36ce modèle-là ?
00:27:37Est-ce que c'est juste souhaitable
00:27:39de retourner à peut-être
00:27:40l'image d'épinal du centre
00:27:42où les gens passaient
00:27:43de commerce en commerce
00:27:44alors que peut-être
00:27:45la solution c'est simplement
00:27:46juste de laisser
00:27:47les commerçants
00:27:49et de leur donner
00:27:50cette responsabilité
00:27:51de proposer
00:27:52des concepts
00:27:53de magasins
00:27:56qui s'adaptent
00:27:56aux besoins ?
00:27:58On le voit
00:27:58à l'extrême
00:28:00sur les Champs-Elysées,
00:28:01il n'y a plus
00:28:01ces commerces
00:28:02où les gens allaient,
00:28:03c'est plutôt
00:28:04des concepts stores,
00:28:06des choses,
00:28:06des expériences
00:28:07qu'on propose aux gens
00:28:07et peut-être que dans
00:28:09les centres-villes
00:28:10on peut proposer
00:28:11ce genre de commerce
00:28:13qui vont s'adapter
00:28:14peut-être plutôt
00:28:15aux envies des gens
00:28:16plutôt qu'à leurs besoins
00:28:17parce que leurs besoins
00:28:17ils les ont déjà...
00:28:19Tout est réglé
00:28:20avec le commerce en ligne
00:28:21on l'a dit
00:28:22et aussi avec d'autres
00:28:23façons de faire.
00:28:24Je pense notamment
00:28:25à la génération Z
00:28:26donc les plus jeunes,
00:28:27c'est une génération
00:28:28qui ne sort plus
00:28:30autant pour aller
00:28:32trouver
00:28:32ce dont ils ont besoin.
00:28:34Donc on doit les sauver
00:28:34ces centres-villes ?
00:28:35On doit les sauver
00:28:36mais c'est à eux
00:28:36je pense surtout
00:28:37alors peut-être que la loi
00:28:38peut prévoir des choses
00:28:39pour faciliter
00:28:41les gens qui auraient
00:28:42des idées intéressantes
00:28:43à proposer
00:28:43pour revivifier un peu
00:28:44les centres
00:28:45mais en soi
00:28:46je n'ai pas le sentiment
00:28:47qu'on puisse faire grand-chose
00:28:47à part innover
00:28:49c'est-à-dire que les commerçants
00:28:50innovent
00:28:50après plus largement
00:28:52on sait très bien
00:28:53qu'un centre commercial
00:28:55de ville vivant
00:28:58c'est un endroit
00:29:00où on peut facilement
00:29:00aussi circuler
00:29:01donc il y a aussi
00:29:01le débat sur les transports
00:29:03comment on peut atteindre
00:29:04ces centres-villes
00:29:05c'est ça
00:29:05parce qu'en fait
00:29:06si on réfléchit
00:29:06qu'est-ce qui a flingué
00:29:07aussi beaucoup
00:29:08les centres-villes ?
00:29:08c'est les gauchos bobos
00:29:09qui ont plus voulu
00:29:10de voitures
00:29:11parce que quand vous
00:29:12ne pouvez plus y accéder
00:29:12excusez-moi
00:29:13c'est une bonne limitation
00:29:16déjà le prix du stationnement
00:29:17les rues
00:29:18je ne suis pas contre
00:29:19les rues piétonnisées
00:29:20mais on a été dans des excès
00:29:21avec des plans de circulation
00:29:22complètement impossibles
00:29:23où on a privé
00:29:24les centres-villes
00:29:25si vous voulez
00:29:26de personnes
00:29:26qui ont besoin
00:29:27de se véhiculer
00:29:28premièrement
00:29:28deuxièmement
00:29:29l'État n'a pas
00:29:30à sauver qui que ce soit
00:29:31par contre
00:29:32elle devrait arrêter
00:29:35moins de contraintes
00:29:35s'il y avait moins de charges
00:29:37sur les salaires
00:29:37s'il y avait moins de
00:29:38ça permettrait
00:29:39à des petites structures
00:29:40qui ne sont pas des chaînes
00:29:41notamment de survivre
00:29:42aujourd'hui
00:29:43quand vous avez
00:29:44un salarié
00:29:44deux salariés
00:29:45que vous êtes
00:29:46un commerçant indépendant
00:29:48avec tout ce qui vous tombe
00:29:49sur la tête
00:29:49de complexité et de charges
00:29:50ça reste très difficile
00:29:52donc au lieu d'essayer
00:29:53de monter encore
00:29:54un système
00:29:55complètement délirant
00:29:56où on va
00:29:56vouloir sauver le monde
00:29:58simplement
00:29:58laissons les gens travailler
00:30:00laissons les gens
00:30:00accéder au centre-ville
00:30:01c'est la loi de l'offre
00:30:03et la demande
00:30:03donc je suis d'accord avec vous
00:30:04c'est aussi au centre-ville
00:30:05de se réinventer
00:30:06aux commerçants
00:30:07d'être parfois sympa
00:30:09et il faut un peu de tout
00:30:10il y a des personnes
00:30:11qui iront toujours
00:30:12dans les galères commerciales
00:30:13c'est très intéressant aussi
00:30:14il y a des personnes
00:30:15qui doivent aller au centre-ville
00:30:16et puis il y a des personnes
00:30:17qui vont commander
00:30:17sur internet
00:30:18parce que de toute façon
00:30:19ils n'ont pas le choix
00:30:20quand vous bossez
00:30:21que vous avez des enfants
00:30:21que vous avez un tas de choses
00:30:23vous n'avez pas toujours le temps
00:30:24d'aller prendre votre petit panier
00:30:25pour aller acheter
00:30:26ci et là
00:30:27donc il faut laisser vivre
00:30:28tout le monde
00:30:28mais c'est la contrainte
00:30:30avant tout
00:30:31la contrainte administrative
00:30:32et financière
00:30:33qui empêche les petites structures
00:30:34d'évoluer
00:30:35et de vivre
00:30:36auditeurs de Sud Radio
00:30:37faut-il sauver nos centres-villes
00:30:390826 300 300
00:30:40venez participer
00:30:41à la conversation
00:30:42Noémie Allioua
00:30:42oui je rebondissais
00:30:43sur ce que vous disiez
00:30:44j'étais tout à fait d'accord
00:30:45sur l'idée de
00:30:45au fond il faut voir
00:30:46cette question
00:30:47à travers le filtre
00:30:48de l'offre
00:30:49et de la demande
00:30:50et il faut se poser
00:30:51les bonnes questions
00:30:52c'est-à-dire que
00:30:52si ces commerces
00:30:53ont fermé
00:30:54c'est parce que
00:30:56il n'y avait plus
00:30:57suffisamment
00:30:58de demandes
00:30:59au fond
00:30:59c'est que les gens
00:31:00n'y allaient plus
00:31:01si les commerces
00:31:01des centres-villes
00:31:02ont eux-mêmes fermé
00:31:03c'est parce que
00:31:03les gens ont changé
00:31:04leurs habitudes
00:31:05et effectivement
00:31:06réouvrir des commerces
00:31:07c'est parce qu'il va
00:31:08faire changer
00:31:08les habitudes
00:31:09des personnes
00:31:10donc c'est pas comme ça
00:31:11qu'on risque de s'y prendre
00:31:12maintenant on peut quand même
00:31:13déplorer cette évolution
00:31:14quand bien même
00:31:15c'est une évolution
00:31:16qui peut-être est irréversible
00:31:17parce que
00:31:18pour tout un tas de raisons
00:31:18que vous avez évoquées
00:31:19nous n'avons plus le temps
00:31:20de rien faire
00:31:21notamment parce que
00:31:22nous passons aussi
00:31:22beaucoup de temps
00:31:23sur notre téléphone
00:31:24et que ça nous bouffe
00:31:24une partie de notre fruit
00:31:26en tout cas
00:31:26en ce qui me concerne
00:31:30on va s'en sortir collectivement
00:31:31vous êtes là
00:31:32pour aller mieux après
00:31:33je crois que ça joue aussi
00:31:34sur ce fait
00:31:35qu'on est toujours
00:31:35en manque de temps
00:31:37c'est un sentiment
00:31:38qui est assez partagé
00:31:39sur cette idée
00:31:39et puis peut-être
00:31:40parfois aussi
00:31:41accepter de payer
00:31:42un peu plus cher
00:31:43dans les centres-villes
00:31:43parce que ce que vous trouvez
00:31:44dans les grandes surfaces
00:31:45c'est sûr que c'est peut-être
00:31:46un peu moins cher
00:31:46que ce que vous trouvez
00:31:48mais le ratio aussi
00:31:49peut-être temps-argent
00:31:50c'est-à-dire que
00:31:51la pièce de viande
00:31:52que vous pouvez trouver
00:31:52dans une grande galerie commerciale
00:31:54ne va pas forcément
00:31:55être au même prix
00:31:56que chez votre petit boucher
00:31:57maintenant il y avait juste
00:31:59quelque chose
00:31:59que je voulais dire
00:32:00par rapport
00:32:00si vous voulez
00:32:01au fait de déplorer ça
00:32:02on peut le déplorer
00:32:03pour une raison
00:32:03qui me paraît très importante
00:32:04c'est celle de la fin
00:32:06du lien social
00:32:06de la déliaison sociale
00:32:07parce que
00:32:08pour un certain nombre
00:32:10de personnes âgées
00:32:10notamment
00:32:11c'est le seul moment
00:32:12de la journée
00:32:13au cours duquel
00:32:14elles vont aller discuter
00:32:16avec quelqu'un
00:32:16moi je me souviens
00:32:17pendant mes études
00:32:18j'étais caissière
00:32:18chez Franprix
00:32:19il y a des personnes âgées
00:32:20qui allaient rencontrer
00:32:21la caissière
00:32:22une fois par jour
00:32:22pour acheter une pomme
00:32:23juste pour pouvoir discuter
00:32:255 minutes dans leur journée
00:32:25des personnes qui sont seules
00:32:26et c'est pour ça d'ailleurs
00:32:28que quand il y a eu
00:32:28les caisses automatiques
00:32:29on se disait
00:32:29oui c'est une évolution
00:32:30de la société quelque part
00:32:31on est en train
00:32:32de s'adapter
00:32:34à la technique
00:32:34etc
00:32:35mais il faut penser
00:32:36à tous ceux
00:32:36pour qui le lien social
00:32:38passe par le commerce
00:32:39et qui se retrouvent
00:32:40isolés
00:32:41à l'heure où la solitude
00:32:42est le mal
00:32:42le plus partagé
00:32:43des temps modernes
00:32:44moi je voudrais rebondir
00:32:46sur la question
00:32:47de l'épidémie de solitude
00:32:50la mort des centres-villes
00:32:51dans un certain nombre
00:32:52de villes de France
00:32:54c'est quand même
00:32:55un symptôme du déclin
00:32:57et en fait
00:32:58quand vous habitez là-bas
00:33:00le fait de voir tout disparaître
00:33:01la perte
00:33:02le sentiment de perte
00:33:03qui est un sentiment
00:33:04absolument fondamental
00:33:05aujourd'hui
00:33:06parce que les gens
00:33:06ont vraiment l'impression
00:33:07qu'on ne fait que
00:33:08leur enlever des choses
00:33:09et quand même
00:33:10à prendre à bras le corps
00:33:11je suis assez d'accord
00:33:12sur le fait que c'est
00:33:13un sujet d'offres
00:33:14et de demandes
00:33:15en revanche
00:33:15moi je serais favorable
00:33:17à une taxation
00:33:18sur
00:33:19c'était dans le rapport
00:33:20une des propositions
00:33:21du rapport
00:33:22une taxation
00:33:23sur les achats en ligne
00:33:25on va en faire taxer
00:33:26ça c'est bien français
00:33:27ça non
00:33:27Ariane Amadi
00:33:27franchement
00:33:28c'est peut-être bien français
00:33:29c'est juste qu'on va payer plus
00:33:30en fait
00:33:31en fait ça dépend
00:33:31si je peux me permettre
00:33:32fin du propos
00:33:34d'Ariane Amadi
00:33:34et après on en débat
00:33:35on va peut-être taxer plus
00:33:37mais bon
00:33:37il y a un sujet
00:33:38de redistribution
00:33:39et donc si ça peut aider
00:33:40les commerces
00:33:41de centre-brille
00:33:42et la pré-exister
00:33:43moi je ne trouve pas ça
00:33:43délirant
00:33:44à moins qu'il y a
00:33:46une autre solution
00:33:46c'est que
00:33:47eux se mettent
00:33:48à la vente en ligne
00:33:51mais est-ce que certains font
00:33:52mais est-ce qu'après
00:33:52on a besoin d'un loyer
00:33:53d'un commerce
00:33:54avec on va dire
00:33:55quelque chose
00:33:56de physique
00:33:56pour tout d'un coup
00:33:57passer tout le reste
00:33:58de sa vie
00:33:58dans ce magasin
00:33:59à faire de la vente en ligne
00:34:00ça c'est aussi une question
00:34:01pour que
00:34:01le statut de commerçant
00:34:03qui est peut-être aussi
00:34:03un peu dégradant
00:34:04Paul Sebi
00:34:04je vous voyais acquiescer
00:34:05à la proposition
00:34:06de Andarian Amadi
00:34:07oui alors
00:34:08je ne sais pas
00:34:09que je l'acquiesce
00:34:09mais j'ai le sentiment
00:34:11que il y a
00:34:12cet esprit-là
00:34:14oui on voudrait
00:34:16taxer
00:34:17tout ce qu'on achète
00:34:18en ligne
00:34:18tout ce qu'on vend
00:34:19en ligne
00:34:19pour financer
00:34:20ou pour aider
00:34:21mais ça c'est vrai
00:34:22que c'est quelque chose
00:34:23qui ne va pas forcément
00:34:23fonctionner
00:34:24mais tout simplement
00:34:25ce n'est pas parce que
00:34:25les gens sont forcément
00:34:27attirés seulement
00:34:28par ce qu'il y a
00:34:29le moins cher
00:34:29il y a beaucoup de choses
00:34:30on parle souvent
00:34:31des librairies par exemple
00:34:32on ne trouve pas
00:34:33tous les livres
00:34:34qu'on veut
00:34:34dans une librairie
00:34:35donc on peut le commander
00:34:36évidemment dans la librairie
00:34:38mais c'est un temps
00:34:39en plus
00:34:40alors on pourrait aller
00:34:41sur Amazon
00:34:41effectivement
00:34:41sans les citer
00:34:42mais pour aller chercher
00:34:44directement ce qu'on veut
00:34:45et tout simplement aussi
00:34:47parfois
00:34:47la plupart des gens
00:34:48maintenant aussi
00:34:48lient sur des tablettes
00:34:49donc ils n'ont plus acheté
00:34:50un livre physique
00:34:51il y a plein de raisons
00:34:52pour lesquelles
00:34:52finalement
00:34:53les petits commerces
00:34:54des centres-villes meurent
00:34:55qui ne sont pas forcément
00:34:56liés à le capitalisme
00:34:58ou voilà
00:34:59et puis l'attaque
00:35:00je vais vous dire
00:35:00elle n'arrivera jamais
00:35:01chez les commerçants
00:35:01parce que ça on sait faire
00:35:05suite de la conversation
00:35:06autour de la table
00:35:07et avec vous
00:35:08amis auditeurs
00:35:08au standard
00:35:100826 300 300
00:35:11on va marquer
00:35:12quelques courtes pages
00:35:13de pause
00:35:13pour qu'en studio
00:35:14nous puissions continuer
00:35:15à nous engueuler
00:35:16mais sans les micros ouverts
00:35:17et ça c'est quand même
00:35:18pas mal
00:35:18et laissez-moi aussi
00:35:19vous apprendre
00:35:19la mort d'une chanteuse
00:35:21très populaire
00:35:22Bonnie Tyler
00:35:23qui est morte
00:35:29vous êtes bien sur Sud Radio
00:35:31on poursuit notre conversation
00:35:33sur cette discussion
00:35:34en tout cas
00:35:34faut-il sauver nos centres-villes
00:35:36parce que 62% des communes françaises
00:35:39n'ont absolument plus aucun commerce
00:35:40résultat
00:35:41des députés s'inquiètent
00:35:43de l'augmentation du taux de vacances
00:35:44des locaux commerciaux
00:35:45notamment dans les villes
00:35:46que ce soit les artisans
00:35:47les pharmacies
00:35:47les coiffeurs
00:35:48pour vous donner également un chiffre
00:35:49ce taux était de 12%
00:35:51dans les villes en 2025
00:35:52contre seulement 6%
00:35:54c'est quand même un chiffre
00:35:55qui a doublé
00:35:56en à peine 10 ans
00:35:57comment vous l'entendez
00:35:59est-ce que vous êtes commerçant
00:36:00ou vous êtes justement
00:36:01peut-être encore
00:36:01l'un des derniers survivants
00:36:03de cette pratique
00:36:03d'aller faire ses courses
00:36:04en centre-ville
00:36:04venez en discuter avec nous
00:36:06amis auditeurs
00:36:060826 300 300
00:36:08bonjour Florence
00:36:09bonjour
00:36:10merci beaucoup d'être avec nous ce matin
00:36:11est-ce qu'il faut sauver
00:36:12nos centres-villes Florence ?
00:36:14est-ce qu'il faut sauver
00:36:15je n'en sais rien
00:36:17je dirais oui
00:36:18bien sûr
00:36:18parce que c'est important
00:36:19qu'on puisse descendre
00:36:22de ce soir
00:36:22et acheter des choses
00:36:24en direct
00:36:25mais non
00:36:26je ne sais pas quoi vous dire
00:36:31moi
00:36:31je suis commerçante
00:36:32j'essaye de tenir
00:36:33tant bien que mal
00:36:34et puis c'est tout
00:36:35mais c'est quoi
00:36:36les problèmes
00:36:36que vous rencontrez
00:36:37Florence
00:36:37c'est quoi
00:36:38c'est le commerce en ligne
00:36:39c'est le fait
00:36:39que les centres-villes
00:36:40soient de plus en plus
00:36:41difficilement accessible
00:36:42parce qu'on sait
00:36:43que les voitures
00:36:43ont de plus en plus
00:36:44de magas
00:36:44il y a l'allée
00:36:44que le stationnement
00:36:45est cher
00:36:45c'est quoi
00:36:46que vous rencontrez
00:36:46au quotidien ?
00:36:49au quotidien
00:36:49mais les gens
00:36:50ne sont pas là
00:36:51c'est tout
00:36:52il y avait des touristes
00:36:54non sur Cadillac
00:36:54et c'est très compliqué
00:36:56parce qu'en plus
00:36:56de ça
00:36:56avec cette situation
00:36:57avec la canicule
00:36:58il n'y a personne
00:37:00après quoi vous dire
00:37:01que les gens
00:37:01ne viennent pas
00:37:02oui mais ça
00:37:02on le sait
00:37:04je ne sais pas
00:37:04quoi vous dire
00:37:06on sent
00:37:08non pas le désespoir
00:37:09mais une certaine forme
00:37:10de lassitude
00:37:10de votre part
00:37:11Florence
00:37:11et je vous remercie
00:37:12de nous avoir passé
00:37:13un coup de fil
00:37:13quand même
00:37:13sur Sud Radio
00:37:14mais elle vient
00:37:15pardon de dire
00:37:16quand même
00:37:16une réalité
00:37:17qu'on ne veut peut-être
00:37:17entendre
00:37:18parce qu'en France
00:37:18on est tous là
00:37:19en disant
00:37:19ah oui c'est super
00:37:20c'est extraordinaire
00:37:21les centres-villes
00:37:22c'est mignon
00:37:22puis c'est chouette
00:37:23on est encore persuadé
00:37:24d'habiter dans un film
00:37:25de sauter
00:37:25mais c'est fini
00:37:26parce que Florence
00:37:27elle vient de nous le dire
00:37:28ce qui manque
00:37:28ce sont les gens
00:37:30ce sont les gens
00:37:30Laurence
00:37:31ça y est
00:37:33chaque cas est différent
00:37:34chaque endroit est différent
00:37:36parfois il y a
00:37:36une désertification
00:37:37du monde rural
00:37:38ça peut être aussi
00:37:39la désertification
00:37:41des magasins
00:37:42avec l'installation
00:37:43des commerces
00:37:44en boucle
00:37:45de téléphonie
00:37:46donc là aussi
00:37:47effectivement
00:37:48on peut penser
00:37:49au réaménagement
00:37:50parce que c'est pas normal
00:37:51que dans une rue commerçante
00:37:52vous ayez trois commerces
00:37:53de téléphonie
00:37:54de trois barbiers
00:37:55et que ce soit les seuls
00:37:56qui puissent se payer
00:37:57des loyers
00:37:57il y a quelques sous-entendus
00:37:59dans mon propos
00:38:00mais
00:38:01on voit bien
00:38:02où je veux en venir
00:38:02simplement
00:38:03ça ne doit pas passer
00:38:04selon moi
00:38:05par l'histoire des taxes
00:38:05parce que les taxes
00:38:06on est déjà ultra taxés
00:38:08les français
00:38:09n'arrivent pas
00:38:10à se nourrir
00:38:10donc ceux qui commandent
00:38:12ou qui vont dans les
00:38:14si on continue
00:38:16à les taxer
00:38:16vous ne pouvez pas manger
00:38:18du tout
00:38:18donc je pense que la taxe
00:38:19c'est tout le contraire
00:38:20de ce qu'il faut faire
00:38:21par contre
00:38:21l'aménagement
00:38:22des centres-villes
00:38:24favoriser la location
00:38:25la baisse des prix
00:38:27de certains locaux
00:38:28qui sont inaccessibles
00:38:30avoir une dynamique
00:38:31si vous voulez
00:38:32et c'est au sein de l'Amérique
00:38:33ça peut se passer
00:38:34ok
00:38:34si l'Assemblée Nationale
00:38:36commence à s'en emparer
00:38:37j'ai toutes les craintes
00:38:38d'une machine administrative
00:38:39qui va encore remplir le problème
00:38:41et qu'à la limite
00:38:41s'il y a des centres-villes vivants
00:38:42à la limite
00:38:42de continuer
00:38:43peut-être d'accélérer
00:38:44leur meurtre
00:38:45en réalité
00:38:46c'est au maire
00:38:47non mais c'est au maire
00:38:47de bouger
00:38:48je veux dire
00:38:48ils sont quand même
00:38:49là pour ça
00:38:49là où ça peut être intéressant
00:38:51de mettre en place
00:38:51des taxes
00:38:52c'est pas vis-à-vis
00:38:53des commerçants français
00:38:54mais c'est notamment
00:38:55vis-à-vis des commerçants
00:38:56étrangers
00:38:56et notamment en ligne
00:38:57vous avez vu
00:38:58qu'il y a quelques semaines
00:38:59il devait y avoir
00:39:00la taxe sur les petits colis
00:39:01qui devait passer
00:39:02notamment à portée de Chine
00:39:03qui n'a finalement
00:39:04pas été mise en place
00:39:05qui est passé au niveau européen
00:39:06ce qui était plus cohérent
00:39:07oui mais si vous voulez
00:39:08il y a cette idée quand même
00:39:09que les commerces extérieurs
00:39:11et notamment chinois
00:39:12menacent aussi
00:39:13nos commerces
00:39:14et qu'une économie
00:39:15plus protectionniste
00:39:16et donc la mise en place
00:39:18la mise en place
00:39:19oui mais d'accord
00:39:19mais il y a aussi
00:39:20des commerces français
00:39:20qui en pâtissent
00:39:21il y a aussi des commerces français
00:39:22les commerces de textile par exemple
00:39:23vous avez un certain nombre
00:39:24de boîtes françaises
00:39:26qui ont fermé
00:39:27oui mais ensuite
00:39:28vous en achetez 400 000
00:39:29qui viennent de Chine
00:39:30et vous les changez tous les jours
00:39:31c'est une mentalité
00:39:32mais si vous voulez protéger
00:39:34les commerces français
00:39:35vous ne pouvez pas acheter
00:39:35à 40 euros
00:39:35les t-shirts fabriqués en France
00:39:37à vos enfants
00:39:37qu'ils vont le mettre
00:39:38deux semaines
00:39:38une politique protectionniste
00:39:40vis-à-vis des commerces français
00:39:41ça passe aussi
00:39:42par le fait
00:39:43de se protéger
00:39:44des commerces étrangers
00:39:45notamment des chinois
00:39:46en fait il y a un truc imbattable
00:39:49c'est à dire que
00:39:50et c'est là où on est
00:39:51un peu en peine
00:39:52évidemment qu'il faut
00:39:53revitaliser les centres villes
00:39:54mais
00:39:54quand vous avez une grande surface
00:39:56où vous avez
00:39:57des magasins de chaussures
00:39:59l'alimentation
00:40:00le petit café
00:40:01où vous pouvez
00:40:02vous arrêter
00:40:03c'est vrai que
00:40:04il y a
00:40:05il y a une concurrence
00:40:06qui est aujourd'hui
00:40:07quasiment indépassable
00:40:09donc le sujet
00:40:10c'est pas
00:40:10est-ce qu'on se dit
00:40:12qu'on revitalise
00:40:13les centres-villes
00:40:14pour faire concurrence
00:40:15à ces grands centres commerciaux
00:40:17et donc dans ce cas-là
00:40:17il faut vraiment
00:40:18une politique adaptée
00:40:20ou est-ce qu'on se dit
00:40:21et c'est ce que vous disiez
00:40:22je crois
00:40:22ou je ne sais plus qui
00:40:24qu'en fait
00:40:25le problème
00:40:25c'est les gens
00:40:27et que dans ce cas-là
00:40:28finalement
00:40:28on va arriver
00:40:29à des mesures
00:40:31pour les centres-villes
00:40:32qui ne pourront être
00:40:33qu'administratives
00:40:34et pas politiques
00:40:36et justement
00:40:36les gens
00:40:37comme vous dites
00:40:38et ceux qui n'y vont plus
00:40:38on va essayer aussi
00:40:39de les comprendre
00:40:40au 0826 300 300
00:40:41bonjour Marie-Claire
00:40:43bonjour
00:40:43merci beaucoup
00:40:44d'être avec nous
00:40:45Marie-Claire
00:40:45alors est-ce qu'on doit
00:40:46sauver nos centres-villes ?
00:40:48alors oui
00:40:48mais c'est pas
00:40:49en fait
00:40:49c'est comment
00:40:50comment le faire
00:40:51ah bah comment on fait alors
00:40:52c'est pas tellement
00:40:52bien oui
00:40:53alors moi j'habite
00:40:54une commune rurale
00:40:55Bergerac
00:40:55ah bah bien sûr
00:40:56il n'y a plus d'enfants
00:40:59à Bergerac
00:40:59il n'y a que des personnes
00:41:00âgées beaucoup
00:41:01donc elles vont
00:41:02dans les petits commerces
00:41:03mais il y en a
00:41:04de moins en moins
00:41:04et puis notamment
00:41:05les gens ont moins d'argent
00:41:07ont moins de pouvoir d'achat
00:41:08donc quand il faut
00:41:09ils regardent
00:41:11tous les prix tout le temps
00:41:12moi je vais
00:41:12j'ai pas beaucoup de ressources
00:41:13mais je privilégie
00:41:15les petits commerces
00:41:16parce que
00:41:16je n'ai pas de voiture
00:41:17du tout
00:41:19donc je suis obligée
00:41:20d'aller en centre-ville
00:41:21parce que sinon
00:41:22les grands centres
00:41:24sont à l'extérieur
00:41:25de la ville
00:41:26enfin ils font partie
00:41:27de la ville
00:41:27mais il faut prendre
00:41:28la voiture pour y aller
00:41:29et quand vous n'avez
00:41:30ni transport en commun
00:41:32véritablement
00:41:32ni voiture
00:41:33ben là vous sommez sur place
00:41:35vous êtes obligés
00:41:35pourquoi j'ai pas de voiture
00:41:37parce que j'ai pas les moyens
00:41:37d'en avoir une
00:41:38oui
00:41:38et puis en plus
00:41:39alors maintenant
00:41:40quand vous avez une voiture
00:41:40quand il faut payer
00:41:41le prix de l'essence
00:41:42le prix du stationnement
00:41:43le prix aux accès
00:41:44des centres-villes
00:41:44ça n'en finit plus
00:41:46je n'aurai plus de voiture
00:41:47alors j'ai un vélo
00:41:48parce que je suis encore mobile
00:41:49et je peux faire du vélo
00:41:50moi je vais avoir 65 ans
00:41:51alors mais je vais aussi
00:41:53dans les grandes surfaces
00:41:54pour l'épicerie
00:41:55pour les choses comme ça
00:41:57et qu'est-ce qui
00:41:57qu'est-ce qui ferme
00:41:58à Bergerac notamment
00:42:00c'est la ville où je vis
00:42:01donc c'est celle
00:42:04les commerces de vêtements
00:42:05le textile
00:42:07donc vous n'avez plus
00:42:08alors il y en a qui encore
00:42:10qui sont encore là
00:42:11parce que les personnes âgées
00:42:12aiment aller au contact
00:42:13des commerces
00:42:14ils n'achètent pas tellement en ligne
00:42:16mais en fait
00:42:17c'est pas tellement
00:42:17les produits chinois
00:42:18qui posent du temps
00:42:19c'est aussi le prix des loyers
00:42:21qui est exorbitant
00:42:22si vous voulez être commerçant
00:42:24bien placé
00:42:25c'est trop cher
00:42:26oui c'est trop cher
00:42:27et là vous avez raison
00:42:27Marie-Claire
00:42:28je vous remercie
00:42:28de nous avoir passé un coup de fil
00:42:29au 0826 300 300
00:42:30Laurence Saillet
00:42:31et tout le monde
00:42:32en a parlé un peu
00:42:33autour de la table
00:42:34c'est aussi les contraintes
00:42:35qui baissent déjà
00:42:35sur les commerçants
00:42:36c'est-à-dire que vous avez
00:42:37les loyers
00:42:37mais vous avez aussi
00:42:38les règles
00:42:39vous avez aussi les taxes
00:42:40vous avez aussi les charges
00:42:41et je me tourne vers vous aussi
00:42:42Paul Séby
00:42:43parce que bien sûr
00:42:44pour réagir
00:42:45et peut-être que c'est le moment
00:42:45de passer votre coup de coeur
00:42:47ou votre coup de gueule
00:42:48si vous voulez
00:42:48parce qu'il y a Bernard Arnault
00:42:50l'homme le plus riche du monde
00:42:51comme on aime le qualifier
00:42:52un peu simplement
00:42:52de temps en temps
00:42:53si vous voulez
00:42:54qui a donné une grande interview
00:42:56aux médias en ligne
00:42:56légende
00:42:57on sait qu'ils font des millions
00:42:58et des millions de vues par mois
00:42:59et notamment
00:43:00il a
00:43:01on va dire
00:43:02on a mis souvent
00:43:03en exergue cette phrase
00:43:04il donne des chiffres
00:43:05très précis
00:43:05sur ce que c'est aujourd'hui
00:43:06d'être une grande entreprise
00:43:07et Paul Séby
00:43:08je vous laisse reprendre la main
00:43:09et faire votre coup de gueule
00:43:10alors je voudrais juste
00:43:11donner un chiffre
00:43:12donc
00:43:13on a reçu un prêt
00:43:14de 70 millions
00:43:15depuis cette époque
00:43:16le groupe que j'ai monté
00:43:18à partir de ça
00:43:19a payé à l'État
00:43:21dans 70 millions d'euros
00:43:22l'équivalent
00:43:23a payé à l'État
00:43:24sous la forme d'impôts
00:43:25et de charges sociales
00:43:2740 milliards
00:43:2940 milliards
00:43:30Paul Séby
00:43:30et vous prenez la main
00:43:31ouais je trouve que c'était
00:43:32très intéressant
00:43:33alors c'était sa première interview
00:43:34depuis très longtemps
00:43:35en tout cas sur un format
00:43:36aussi long
00:43:36et effectivement
00:43:37on l'a dit
00:43:38il a fait déjà 500 000 vues
00:43:39en 24 heures
00:43:40donc ça prouve
00:43:41qu'il y a quand même
00:43:41un intérêt pour sa parole
00:43:43et ce qu'il raconte
00:43:44et ce montant là
00:43:45qu'il cite
00:43:4640 milliards
00:43:47donc c'est sur
00:43:47à peu près 40 ans
00:43:48donc c'est environ
00:43:49un peu plus
00:43:50d'un milliard par an
00:43:51et moi j'ai regardé
00:43:52même en 40 ans
00:43:52c'est pas mal
00:43:53oui c'est pas mal
00:43:53et c'est juste
00:43:54c'est ok
00:43:55c'est ok
00:43:58en plus il précise
00:44:00que c'est vraiment
00:44:00ce qu'a rapporté à la France
00:44:01le business
00:44:02qu'il a monté
00:44:03à partir de l'affaire Boussac
00:44:04puisqu'il est souvent
00:44:05attaqué là-dessus
00:44:06en disant
00:44:06il a fait sa fortune
00:44:07sur l'argent de l'État
00:44:08et il dit
00:44:08bah non non
00:44:08regardez tout ce que j'ai
00:44:09donné à l'État
00:44:10en échange
00:44:11et nous avec Hexagone
00:44:12on avait déjà fait ce travail-là
00:44:13d'essayer de voir
00:44:14un petit peu
00:44:14ce que ça représente
00:44:15mais là avec les impôts
00:44:17personnels
00:44:17que payait Patrick Pouyanné
00:44:18donc le PDG de Total
00:44:20c'était environ
00:44:212 millions par an
00:44:22donc d'argent
00:44:22d'argent personnel
00:44:23sur son revenu
00:44:24et on avait regardé
00:44:25c'est à peu près
00:44:26la scolarité entière
00:44:27de 200 collégiens
00:44:28ou le RSA pour un an
00:44:30pour 250 personnes
00:44:31et là si on prend
00:44:32ce qu'évoque
00:44:35Bernard Arano
00:44:35bon bah voilà
00:44:36c'est la moitié
00:44:37de l'aide
00:44:37d'hébergement
00:44:38c'est des sommes considérables
00:44:40qui financent
00:44:40des politiques sociales
00:44:42et des fonctionnements
00:44:43absolument hallucinants
00:44:44en France
00:44:44en plus
00:44:45hallucinant dans le terme
00:44:46quand on sait
00:44:47ce que ça coûte
00:44:47quand on voit
00:44:48ça peut être amené
00:44:49parfois à une seule personne
00:44:50à ce que l'entreprise
00:44:51paye ou eux payent
00:44:51personnellement comme impôt
00:44:52tout d'un coup
00:44:53ça nous fait changer de vision
00:44:54sur ceux qui sont parfois
00:44:55trop attaqués
00:44:55sur leur fortune
00:44:56ouais moi je trouve
00:44:57parce que c'est à la fois
00:44:58des sommes énormes
00:44:59ça paraît dérisoire
00:45:00200 collégiens
00:45:01ça paraît
00:45:01une seule personne
00:45:02peut financer ça
00:45:03mais en même temps
00:45:03c'est que ça
00:45:04c'est à dire que c'est que ça
00:45:05et tout ce qu'on imagine
00:45:06de dépenses sociales
00:45:07donc c'est bien aussi
00:45:09dans le débat
00:45:09sur la taxation
00:45:10des plus riches
00:45:10parce que c'est
00:45:11évidemment légitime
00:45:12de proposer d'en parler
00:45:14mais peut-être aussi
00:45:14rappeler ça de temps en temps
00:45:15voilà
00:45:15que s'ils partaient
00:45:17ce serait quand même ça
00:45:17qu'on perd
00:45:18heureusement que
00:45:19Bernard Arnault
00:45:20prend la parole
00:45:21parce que
00:45:21on était un peu seul
00:45:22à essayer de le défendre
00:45:23donc c'est bien
00:45:24qu'il le donne lui-même
00:45:25parce que moi je trouve ça
00:45:26mais vraiment
00:45:27mais dangereux
00:45:29tellement dangereux
00:45:29ce discours de la gauche
00:45:30qui nous explique
00:45:31que les riches
00:45:32ne payent pas d'impôts
00:45:32que les riches
00:45:33sont les méchants
00:45:34que si on met une taxe en place
00:45:36on va tout financer
00:45:38dès que vous leur dites
00:45:38comment vous financez ça
00:45:39c'est la taxe Zuckman
00:45:41etc
00:45:41et je pense qu'il faut
00:45:42remettre de la réalité
00:45:44dans ce débat
00:45:44je rappellerai aussi
00:45:45tous les emplois
00:45:46qui ont été créés
00:45:47et notamment
00:45:48dans des enseignes
00:45:49dont on ne va pas
00:45:50faire la publicité
00:45:51mais qui embauchent
00:45:53des jeunes
00:45:53des jeunes pendant
00:45:54leurs vacances scolaires
00:45:56et qui restent dans l'entreprise
00:45:56par rapport à la plupart
00:45:57de votre boîte
00:45:58exactement
00:45:58juste pour vous donner
00:45:59un chiffre
00:45:59je peux citer une marque
00:46:00ou pas ?
00:46:01vous pouvez
00:46:01oui
00:46:01Sephora sur les Champs-Elysées
00:46:04c'est autant d'entrées
00:46:06qu'à la Tour Eiffel
00:46:07et c'est une dynamique
00:46:09commerciale immense
00:46:11avec plein d'ouvertures
00:46:12à une jeunesse
00:46:14dans un cadre
00:46:15quand même sympathique
00:46:16avec des progressions
00:46:17dans le groupe
00:46:18qui sont très intéressantes
00:46:19donc moi je dis
00:46:20bravo
00:46:20plus de Bernard Arnault
00:46:21c'est ça
00:46:22et concernant les centres-villes
00:46:23puisqu'on a vu que vous étiez
00:46:25très nombreux à réagir
00:46:25au 0826 300 300
00:46:27on va se retrouver
00:46:27à partir de midi 30
00:46:29pour avoir cette conversation
00:46:30la France au bout du fil
00:46:31au 0826 300 300
00:46:33et je fais un petit clin d'œil
00:46:34à Paul Séby
00:46:34qui a pu donc passer
00:46:35son coup de cœur
00:46:36justement sur cette interview
00:46:38de Bernard Arnault
00:46:38qui est à découvrir
00:46:39donc sur la chaîne
00:46:41YouTube
00:46:41du Média
00:46:43les gens
00:46:43dans un instant
00:46:44on va revenir
00:46:45également à un autre problème
00:46:46de la vraie vie
00:46:47que sont les professeurs
00:46:48tiens vous avez peut-être
00:46:48des fils, des filles
00:46:49des petits-fils, des petits-filles
00:46:50vous êtes parents, grands-parents
00:46:51le ministre de l'éducation nationale
00:46:53ce matin a dit
00:46:54bravo je me réjouis
00:46:55qu'il y ait beaucoup plus
00:46:56de professeurs
00:46:57qui aient passé le concours
00:46:58oui d'accord
00:46:58mais est-ce qu'on peut dire
00:46:59pour autant
00:47:00qu'on peut se réjouir
00:47:00des professeurs
00:47:01qui sont dans les classes
00:47:02est-ce que les professeurs
00:47:03aujourd'hui sont encore au niveau
00:47:04sont-ils encore une élite
00:47:05et on en parle
00:47:06dans une poignée de secondes
00:47:06sur Sud Radio
00:47:07à tout de suite
00:47:120826 300 300
00:47:13vous les conversez
00:47:15vous les discutez
00:47:16vous les débattre avec nous
00:47:17en studio
00:47:18vous composez
00:47:19le numéro du standard
00:47:20au 0826 300 300
00:47:22vous avez également
00:47:22le site sudradio.fr
00:47:23l'application
00:47:24ainsi que les réseaux sociaux
00:47:26avant d'écouter
00:47:26les uns et les autres
00:47:27pour leur coup de coeur
00:47:28et coup de gueule
00:47:28même si Paul Sébille
00:47:29a eu le droit
00:47:29à un petit ticket prioritaire
00:47:30on va s'interroger
00:47:32à la dernière
00:47:32on va s'interroger
00:47:33oui
00:47:33on peut le dire comme ça
00:47:34sur la dernière déclaration
00:47:35du ministre de l'éducation nationale
00:47:37qui s'est réjoui ce matin
00:47:38nous aurons assez de professeurs
00:47:40dit-il
00:47:41puisque les admissions
00:47:42au concours
00:47:43ont bondi de près de 49%
00:47:45on est passé de 24 000
00:47:46l'année dernière
00:47:47on est passé de 24 000
00:47:48cette année
00:47:49pardonnez-moi
00:47:49contre 16 000
00:47:50l'année dernière
00:47:51mais la question qu'on se pose
00:47:52c'est est-ce que
00:47:52les professeurs
00:47:54sont encore au niveau
00:47:55parce qu'il y a deux jours
00:47:56autour de cette
00:47:57à ce même micro
00:47:58autour de la table
00:47:59on se posait la question
00:48:01rappelez-vous
00:48:01le ministre de l'éducation
00:48:02qui avait tapé du poing
00:48:03sur la table
00:48:03en disant
00:48:03oh là là
00:48:04il y a trop d'erreurs
00:48:05sur les copies
00:48:05c'est scandaleux
00:48:06je vais donner des consignes
00:48:06pour qu'on soit plus sévères
00:48:07bon résultat
00:48:08il n'y a eu aucune consigne
00:48:09qui a été passée
00:48:09et en plus
00:48:10on a eu des correcteurs
00:48:11un peu partout
00:48:11dans les médias
00:48:12et des syndicats
00:48:12nous expliquer
00:48:13qu'il ne fallait quand même
00:48:14pas trop corriger
00:48:14l'orthographe et la grammaire
00:48:15parce que vous comprenez
00:48:17tant que ça ne détruisait pas
00:48:18le sens de la phrase
00:48:19et tant qu'ils avaient
00:48:20peut-être éventuellement
00:48:20compris la matière
00:48:21on n'allait pas les pénaliser
00:48:22en plus
00:48:22on s'était posé la question
00:48:23cash
00:48:24est-ce qu'on donne le bac
00:48:24à une génération d'illettrés
00:48:25mais là quand on apprend
00:48:26tout d'un coup
00:48:27il y a des professeurs
00:48:28qui ont passé un peu plus
00:48:29le concours
00:48:30moi aussi
00:48:31j'ai dans mon entourage
00:48:32des gens qui ont passé
00:48:33le concours
00:48:33qui sont brillants
00:48:34qui ne l'ont pas eu
00:48:34je suis quand même
00:48:35en train de me poser la question
00:48:36est-ce qu'on a aujourd'hui
00:48:37des professeurs
00:48:38qui sont au niveau
00:48:38débat autour de la table
00:48:39à moi je dis merci
00:48:40et bravo à tous ceux
00:48:41qui s'engagent
00:48:42et à tous les professeurs
00:48:43de France
00:48:44parce que c'est vraiment
00:48:45un job difficile
00:48:46on sent la politique
00:48:47c'est bien fait
00:48:49je trouve que
00:48:50le métier est devenu
00:48:51de plus en plus difficile
00:48:52parce que déjà
00:48:53pour une raison simple
00:48:54vous allez me trouver réac
00:48:55avant
00:48:55quand le professeur
00:48:57avant quand le professeur
00:49:00punissait un enfant
00:49:01quand je dis punir
00:49:02je suis contre tout
00:49:03on est d'accord
00:49:04mais donner une punition
00:49:05ou mettre une remarque
00:49:08quand on était parent
00:49:09avant on disait
00:49:10le professeur a raison
00:49:11et je peux vous dire
00:49:12que vous aviez
00:49:13une réprimande en rentrant
00:49:14maintenant
00:49:14on a un comportement
00:49:16des parents
00:49:16qui est inadmissible
00:49:18pour beaucoup
00:49:19c'est-à-dire que
00:49:19le professeur
00:49:20n'est plus comme avant
00:49:21l'entité qu'on respecte
00:49:23mais il parle mal
00:49:25des professeurs
00:49:25ils vont à l'école
00:49:27pour aller contre
00:49:28les sanctions
00:49:29qui sont données
00:49:29et je trouve que
00:49:30la glissade aussi
00:49:32elle est là
00:49:32elle est du côté parental
00:49:34ne plus dire à ses enfants
00:49:35c'est ton enseignant
00:49:37qui a raison
00:49:37tu n'en parles pas mal
00:49:38tu le respectes
00:49:39s'il t'a donné une punition
00:49:40ou s'il t'a dit
00:49:41que les choses
00:49:42n'étaient pas bien
00:49:42c'est lui qui a raison
00:49:43cet effondrement
00:49:44de l'autorité
00:49:45qui est dû à la gauche
00:49:46je voudrais le rappeler
00:49:46parce que dans les années 80
00:49:48qu'est-ce qu'on a fait ?
00:49:49Merci Mitterrand
00:49:50on a enlevé les estrades
00:49:51on a permis aux élèves
00:49:52de tutoyer les professeurs
00:49:54moi je l'ai vu
00:49:55le décalage
00:49:55parce que j'avais des soeurs
00:49:56qui avaient un décalage d'âge
00:49:58avec moi
00:49:58et je me rappelle
00:49:58un jour je vais en classe
00:49:59voir une de mes petites soeurs
00:50:01et je suis tombée des nues
00:50:02en voyant que les élèves
00:50:04ne se levaient plus en classe
00:50:05quand un adulte rentrait
00:50:07et tout cet effondrement
00:50:08de l'autorité
00:50:09a rendu
00:50:10le travail des professeurs
00:50:11de plus en plus difficile
00:50:13maintenant
00:50:14sur leur qualification
00:50:15effectivement
00:50:16il y a eu une baisse
00:50:17de l'orthographe générale
00:50:18générale dans la société
00:50:19malheureusement
00:50:20je le déplore
00:50:21c'est aussi aux parents
00:50:21de faire le taf
00:50:23c'est à vous aussi
00:50:24d'aller aider vos enfants
00:50:25à lire
00:50:26à écrire
00:50:26le bâton de la parole
00:50:27Laurence
00:50:27et pour finir
00:50:30j'espère que le niveau
00:50:31certes remontera
00:50:32mais avant tout
00:50:33aidons-les à exercer
00:50:34leur profession
00:50:34est-ce que nos professeurs
00:50:35sont encore au niveau
00:50:370826
00:50:37300
00:50:38300
00:50:38est-ce que
00:50:38rappelez-vous
00:50:39pendant un temps
00:50:39les fameux
00:50:40hussards noirs de la République
00:50:41c'était une forme d'élite
00:50:42d'être professeur
00:50:43est-ce que ça l'est encore
00:50:43aujourd'hui
00:50:44rien n'est moins sûr
00:50:45venez participer à la conversation
00:50:46sur ce radio
00:50:470826
00:50:48300
00:50:48300
00:50:48Paul Sébille
00:50:50oui pour revenir
00:50:50sur aussi les raisons
00:50:52de pourquoi le niveau
00:50:53des professeurs baissent
00:50:54moi j'ai travaillé
00:50:55pendant deux ans
00:50:56au ministère
00:50:56de l'éducation nationale
00:50:58pour faire en gros
00:51:00pour participer
00:51:01en tout cas
00:51:01à la construction
00:51:02des campagnes de communication
00:51:03visant à inciter les gens
00:51:05à s'inscrire
00:51:06à devenir prof
00:51:07et c'est vrai que
00:51:08c'était devenu
00:51:09extrêmement compliqué
00:51:10c'est pour ça que
00:51:10le ministre se félicite
00:51:12parce que c'est un exploit
00:51:13d'avoir réussi
00:51:13à ramener des gens
00:51:14dans le concours
00:51:15parce que
00:51:16et c'était toujours
00:51:17la même raison
00:51:19le niveau de salaire
00:51:20donc ça c'est évident
00:51:20que pour eux
00:51:21ça reste
00:51:22le principal frein
00:51:24pour devenir professeur
00:51:25les gens ne veulent pas
00:51:26être prof
00:51:26parce que c'est très mal payé
00:51:28et aussi
00:51:28de toute façon
00:51:29c'est devenu un métier
00:51:30qui est extrêmement compliqué
00:51:31pour déjà ce qu'on a dit
00:51:32les parents
00:51:32mais aussi les élèves
00:51:34et là il y a une enquête
00:51:36récente d'Ipsos
00:51:37pour la Caisse d'Aisne
00:51:38qui a interrogé
00:51:39les fonctionnaires
00:51:39et notamment les enseignants
00:51:40c'est aussi devenu
00:51:42un métier
00:51:42qui selon eux
00:51:44les enseignants
00:51:44est très mal vu
00:51:46par la société
00:51:46c'est vrai qu'on les critique
00:51:47beaucoup
00:51:47sans doute parfois
00:51:48à raison
00:51:48mais pas toujours
00:51:50et seulement
00:51:51un seul professeur
00:51:52actuel sur deux
00:51:53recommanderait
00:51:53à ses proches
00:51:54de devenir lui-même
00:51:55enseignant
00:51:55donc c'est quand même
00:51:56le point de départ
00:51:57pour tout ce qu'on vient
00:51:58de dire
00:51:59est quand même
00:51:59très désespérant
00:52:00ça veut dire
00:52:00qu'il ne recommanderait
00:52:01même pas
00:52:02à des gens autour d'eux
00:52:03d'être ce qu'ils sont
00:52:04donc c'est
00:52:04Noémie
00:52:05oui je rejoins complètement
00:52:06ce qui vient d'être dit
00:52:07d'abord sur la baisse du niveau
00:52:08ça c'est une évidence
00:52:10j'ai autour de moi
00:52:10vous parliez d'un certain
00:52:11nombre de vos amis
00:52:12ou de vos connaissances
00:52:13qui avaient des très bons
00:52:15résultats
00:52:15et qui n'avaient pas été pris
00:52:16moi je connais certaines personnes
00:52:18qui ne sont pas des amis
00:52:18mais des connaissances
00:52:19qui ont eu des résultats
00:52:21absolument catastrophiques
00:52:22et qui ont été prises
00:52:22au contraire
00:52:23et je pense qu'il y en a
00:52:23beaucoup
00:52:24dans certaines académies
00:52:25alors je ne vous dis
00:52:25peut-être pas les meilleures
00:52:26académies
00:52:26et les plus exigeantes
00:52:27mais quand même
00:52:28on recrute au rabais
00:52:32justement parce qu'il y a
00:52:32de moins en moins
00:52:33de vocation
00:52:34on prend aussi
00:52:35des gens qui parfois
00:52:36ont un niveau inférieur
00:52:37mais je rejoins complètement
00:52:38ce qui vient d'être dit
00:52:39c'est-à-dire que
00:52:40s'il y a une crise des vocations
00:52:41c'est aussi parce qu'on ne promet pas
00:52:44Byzance
00:52:45on ne promet pas
00:52:46la meilleure vie possible
00:52:47les salaires sont médiocres
00:52:48la difficulté du métier
00:52:49est terrible
00:52:50vous avez des enfants aussi
00:52:52avec ce niveau d'autorité
00:52:53qui a baissé
00:52:55avec ces générations
00:52:56de plus en plus dures
00:52:57de plus en plus autoritaires
00:52:58qui ne respectent pas la loi
00:52:59et donc
00:53:00vous avez à la fois
00:53:01un métier extrêmement difficile
00:53:03et en même temps
00:53:03un salaire très bas
00:53:04donc on peut comprendre aussi
00:53:05cette crise des vocations
00:53:07Arianna m'a dit
00:53:08Oui
00:53:08je voulais revenir là-dessus
00:53:09sur la crise des vocations
00:53:11vous parliez
00:53:12des hussars
00:53:13noirs de la République
00:53:15en fait
00:53:16à un moment donné
00:53:17vous ne pouvez pas avoir
00:53:18un concours de qualité
00:53:20si les gens
00:53:22y vont à reculons
00:53:23parce qu'en fait
00:53:24ils seront mal payés
00:53:25deuxièmement
00:53:26du fait
00:53:27de ce bas salaire
00:53:28vous allez avoir
00:53:29vous allez éliminer
00:53:31tout un pool de gens
00:53:32qui auraient
00:53:33les compétences pour
00:53:34mais qui ne vont pas
00:53:35passer le concours
00:53:36à cause de ça
00:53:37et enfin
00:53:38dernière chose
00:53:39moi
00:53:39je connais des gens
00:53:40du coup
00:53:41qui sont en contractuel
00:53:42c'est-à-dire
00:53:43des gens
00:53:43qui ne sont pas forcément
00:53:44enseignants au départ
00:53:46mais que
00:53:46par manque de moyens
00:53:48par manque d'effectifs
00:53:49on va prendre quand même
00:53:50donc moi
00:53:51je pense que
00:53:51il y a un truc
00:53:52plus profond
00:53:53tous les métiers républicains
00:53:55à l'hôpital
00:53:57les soignants
00:53:59les policiers
00:54:00les professeurs
00:54:01font face
00:54:02à une crise
00:54:03d'évocation
00:54:03et à mon avis
00:54:04la seule façon
00:54:05d'y remédier
00:54:05c'est de mettre
00:54:06des salaires adaptés
00:54:07et vous parlez
00:54:08de la manière
00:54:10dont le métier
00:54:11de professeur a évolué
00:54:12je vous propose
00:54:13d'accueillir
00:54:13au 0826 300 300
00:54:15Hervé
00:54:15qui nous a passé un coup
00:54:16bonjour Hervé
00:54:17bonjour
00:54:18merci beaucoup
00:54:19d'être avec nous ce matin
00:54:19vous êtes un ancien prof
00:54:21d'histoire
00:54:21c'est ça ?
00:54:22exactement
00:54:23et alors est-ce que
00:54:23les professeurs aujourd'hui
00:54:24sont encore au niveau
00:54:26selon vous ?
00:54:27certains oui
00:54:28c'est d'autres non
00:54:29donc c'est très compliqué
00:54:30de répondre à cette question
00:54:31parce que moi
00:54:31je n'ai pas de statistiques
00:54:34moi ce que je vois
00:54:35si vous voulez
00:54:35c'est que vous avez
00:54:37une intervenante
00:54:38sur le plateau
00:54:38qui parle de problèmes
00:54:40uniquement économiques
00:54:41alors je suis d'accord
00:54:42avec elle
00:54:42sur le faible niveau
00:54:44des salaires
00:54:45mais il n'y a pas que ça
00:54:45il y a aussi
00:54:46le projet civilisationnel
00:54:49qui avait été rempli
00:54:50par la Troisième République
00:54:51et si vous voulez
00:54:52il faut arrêter
00:54:54de mettre
00:54:54l'élève au centre
00:54:56mais il faut mettre
00:54:56le savoir au centre
00:54:57il faut remettre
00:54:58la transmission
00:54:59des connaissances
00:55:00notamment en histoire
00:55:00et pour faire nation
00:55:02il faut un récit commun
00:55:03tant ça n'aura pas
00:55:05un récit commun
00:55:05c'est-à-dire que
00:55:06là on parle de
00:55:06là j'hallucine
00:55:08que j'entends parler
00:55:09de métier républicain
00:55:10d'abord on est
00:55:11on est
00:55:13enfin moi je ne sais pas
00:55:14je me sens bien sûr
00:55:15républicain
00:55:16mais je suis d'abord
00:55:17en français
00:55:18quand on mange
00:55:18on mange français
00:55:19voilà
00:55:20on ne mange pas républicain
00:55:21donc je ne comprends pas
00:55:22trop ce discours
00:55:23et le discours
00:55:24est encore pollué
00:55:25si vous voulez
00:55:25par des représentations
00:55:28imaginaires
00:55:28sur ce qu'on devrait faire
00:55:30ce qu'on ne devrait pas faire
00:55:31et il n'y a pas de critique
00:55:32véritablement
00:55:33de tous ceux
00:55:34qui nous ont mis
00:55:34dans la difficulté
00:55:36notamment les pédagogistes
00:55:38alors c'est
00:55:39on a miné aussi un peu
00:55:41votre métier
00:55:41c'est ce que vous dites
00:55:42Hervé
00:55:43totalement oui bien sûr
00:55:44alors si vous voulez
00:55:45il y a beaucoup de professeurs
00:55:46qui font bien leur travail
00:55:47et moi je sais que
00:55:48j'en ai pas
00:55:50moi je serais pour
00:55:52remettre
00:55:52au centre
00:55:53le roman national
00:55:55mais évidemment
00:55:56améliorer
00:55:56et donc parce que
00:55:57ça permet d'accrocher
00:55:59d'accrocher l'imaginaire
00:56:00d'accrocher
00:56:00Hervé
00:56:02je vous propose
00:56:02justement de rester avec nous
00:56:04et de répondre à une question
00:56:04alors attention
00:56:05préparez-vous
00:56:06et asseyez-vous
00:56:06parce que Noémie Aloua
00:56:07a quelque chose à vous dire
00:56:08non non
00:56:09j'ai une question à vous poser
00:56:10Hervé
00:56:10et une question qui est sincère
00:56:11parce que ce discours
00:56:13on l'entend aussi beaucoup
00:56:14il est largement partagé
00:56:15cette idée d'opposer
00:56:16à mon sens
00:56:17la République et la France
00:56:18or la République
00:56:19c'est un morceau de la France
00:56:21pourquoi est-ce que
00:56:22vous considérez
00:56:23que parler de la République
00:56:24c'est dénier quelque part
00:56:27la beauté de la France
00:56:28les racines de la France
00:56:29pourquoi ça vous pose un problème
00:56:30qu'on parle de la République
00:56:32Hervé
00:56:33c'est un problème qu'on parle
00:56:33de République
00:56:34mais je remarque
00:56:35que ceux qui parlent
00:56:36d'intégration
00:56:37alors j'en ai entendu ça
00:56:37tout à l'heure
00:56:38je ne sais plus
00:56:38sur quelle radio
00:56:39d'intégration républicaine
00:56:40ils ne sont pas
00:56:41pour l'assimilation
00:56:43donc si vous voulez
00:56:45ce qu'il y a
00:56:45c'est que
00:56:46les discours sont
00:56:47assez incohérents
00:56:48et donc
00:56:49c'est vrai que
00:56:50la France n'a pas commencé
00:56:51en 1792
00:56:53et non pas 89
00:56:54parce que
00:56:54la République
00:56:55c'est 1792
00:56:57mais en même temps
00:56:57la France
00:56:58quand vous regardez
00:56:59quand vous essayez
00:57:00de définir
00:57:01ce que c'est que la géographie
00:57:02ce que c'est que l'Europe
00:57:02vous remarquez
00:57:03il y a quelque chose
00:57:05qui nous relie
00:57:05c'est la civilisation
00:57:07c'est pas un discours identitaire
00:57:09mais c'est la civilisation chrétienne
00:57:10c'est les cathédrales
00:57:12non sûr mais il n'y a pas d'opposition
00:57:14comment il n'y a pas de définition
00:57:15il n'y a pas d'opposition
00:57:16non il n'y a pas d'opposition
00:57:18en réalité Hervé
00:57:19entre ce que vous défendez
00:57:20et peut-être la vision
00:57:21que défendait Noémie
00:57:22ici je vous remercie
00:57:23non seulement d'avoir participé
00:57:25à la discussion
00:57:25et même au débat
00:57:26avec Noémie
00:57:27mon cher Hervé
00:57:27merci de nous avoir passé
00:57:28un coup de fil
00:57:28au 0826 300 300
00:57:30on voit bien
00:57:31à quel point le métier de professeur
00:57:32visiblement
00:57:33enchaîne encore aujourd'hui
00:57:34les passions
00:57:35c'est aussi la beauté de ce pays
00:57:36d'avoir comme ça
00:57:37des grands débats
00:57:37qui pourraient revenir
00:57:38à peu près à n'importe
00:57:39quatre jours de l'année
00:57:40on est sûr d'avoir toujours
00:57:41les mêmes discussions
00:57:42et les mêmes arguments
00:57:43que voulez-vous
00:57:43c'est le charme d'un pays
00:57:44qui disparaît
00:57:45comme dirait l'autre
00:57:46voilà un peu de cynisme
00:57:47toujours 11h44
00:57:48sur Sud Radio
00:57:49on poursuit les discussions
00:57:50avec les coups de coeur
00:57:51et les coups de gueule
00:57:51des uns et des autres
00:57:53Laurent Saillet
00:57:53Noémie Alioua
00:57:54Paul Sébile
00:57:54et Ariane Amadi
00:57:55sur Sud Radio
00:57:56à tout de suite
00:57:57Sud Radio
00:57:58les débats de l'été
00:57:5910h-13h
00:58:01Maxime Liedot
00:58:0311h47
00:58:03et vous êtes bien
00:58:04sur l'antenne de Sud Radio
00:58:05on va passer
00:58:05comme d'habitude
00:58:06dans cette fin d'émission
00:58:07au coup de coeur
00:58:09gueule des uns et des autres
00:58:10Laurent Saillet
00:58:10Noémie Alioua
00:58:11Paul Sébile
00:58:12qui a eu la chance
00:58:13de le faire en avant-première
00:58:14et Ariane Amadi
00:58:15je commence par vous
00:58:15Ariane
00:58:16parce que vous allez
00:58:17vous interroger
00:58:18sur la coupe du monde
00:58:19on voit à quel point
00:58:20ça rassemble les foules
00:58:20on parlait d'audience
00:58:21tout à l'heure
00:58:21pour le JT de Marine Le Pen
00:58:23on voit aussi
00:58:23je vais dire quelque chose
00:58:26qui n'est pas original
00:58:27mais qui mérite d'être dit
00:58:29moi vous savez
00:58:31en tant que communicante politique
00:58:32mon obsession
00:58:33c'est d'essayer
00:58:34de trouver des récits
00:58:35et des imaginaires
00:58:36qui puissent plaire
00:58:36à un maximum de gens
00:58:38et aujourd'hui
00:58:38je constate
00:58:40qu'il y a deux choses
00:58:41qui réunissent
00:58:41les stars de la pop-musique
00:58:44qui peuvent réunir
00:58:45les grands-parents
00:58:46les parents
00:58:47et les enfants
00:58:48et le football
00:58:49et donc du coup
00:58:50la question que je me pose
00:58:51c'est dans quelle mesure
00:58:52la politique
00:58:53pourrait s'inspirer
00:58:54des critères
00:58:55d'identification
00:58:56et de la puissance émotionnelle
00:58:58de ces deux disciplines
00:59:00pour réunir
00:59:01et on est quand même
00:59:03dans un truc
00:59:03où il y a 12 millions
00:59:04de personnes
00:59:04qui regardent le match
00:59:05je ne sais pas
00:59:06si ce soir
00:59:07vous avez le regardé
00:59:08mais je vous le conseille
00:59:09vivement
00:59:09parce que c'est
00:59:10dans le jeu
00:59:11d'intérêt général
00:59:13donc voilà
00:59:14c'était plus
00:59:14c'est entre coup de coeur
00:59:16et coup de gueule
00:59:18à quand
00:59:20Johnny Hallyday
00:59:21de la politique
00:59:23c'est original
00:59:24donc on a eu
00:59:24Vardella
00:59:25et Britney Spears
00:59:25on a joué
00:59:26vous inquiétez pas
00:59:28si vous relancez
00:59:29sur la variété
00:59:29et la pop-musique
00:59:30on le fera
00:59:32c'est le tout
00:59:32je trouve ça très intéressant
00:59:34parce que
00:59:35effectivement
00:59:36quand on fait
00:59:36de la politique
00:59:37on cherche toujours
00:59:38le dosage
00:59:39entre le fond
00:59:40et la forme
00:59:41et sur la forme
00:59:42je suis d'accord
00:59:44avec vous
00:59:44et peut-être
00:59:45que je le déplore un peu
00:59:46souvent elle gagne
00:59:47sur le fond
00:59:48et donc si vous êtes
00:59:50un super showman
00:59:51vous pouvez être
00:59:52gagné des élections
00:59:53parce que vous êtes bon
00:59:54en communication
00:59:55et parfois
00:59:57pas
00:59:57le fond
00:59:58le fond est un terrible
00:59:59qui sont extraordinaires
01:00:00dans leur travail parlementaire
01:00:02où on voit jamais
01:00:03parce qu'ils n'arrivent pas
01:00:04à faire savoir
01:00:04ce qu'ils font
01:00:05parce qu'ils n'arrivent pas
01:00:06à conquérir
01:00:06ou à créer de l'émotion
01:00:07et c'est une question
01:00:08qui se pose
01:00:09mais moi je n'ai peut-être
01:00:10pas envie
01:00:11que ce soit l'élu
01:00:12qui crée le plus d'émotions
01:00:14qui puisse
01:00:16gagner une élection
01:00:17j'ai peut-être envie
01:00:18que ce soit l'élu
01:00:19je vais partager
01:00:20mais que ce soit l'élu
01:00:22qui ait le plus de fond
01:00:23la capacité de travail
01:00:24et la force des convictions
01:00:26qui soit élu
01:00:27plutôt que celui
01:00:27qui crée de l'émotion
01:00:29parce qu'il serait
01:00:29un super orateur
01:00:30ils ne sont pas incompatibles
01:00:31dans l'idéal
01:00:32sachant que ce soir
01:00:34le sport
01:00:34va peut-être laisser place
01:00:35à la politique
01:00:36si après le match
01:00:37précisément
01:00:38c'est un bordel monstre
01:00:39et là demain matin
01:00:40la joie du match
01:00:41risque d'être
01:00:42assez vite balayée
01:00:43Noémie et Paul
01:00:44sur ce sujet
01:00:44la coup du monde
01:00:45qui peut réunir
01:00:46un peu tout le monde
01:00:46en jeu politique
01:00:47ça peut réunir beaucoup de gens
01:00:48mais ça peut aussi
01:00:49exclure un certain nombre
01:00:50on sait que certains français
01:00:52ont décidé déjà
01:00:52dès ce soir
01:00:53de rester confinés
01:00:54chez eux
01:00:54parce qu'ils ne veulent pas
01:00:55subir les conséquences
01:00:56potentielles
01:00:57de la suite
01:00:58de ce match
01:01:00donc malheureusement
01:01:01c'est vrai
01:01:02qu'il y a des événements
01:01:03qui réunissent
01:01:04mais il ne faut pas oublier
01:01:05qu'ils peuvent dégénérer
01:01:06qu'il y a des possibles
01:01:08troubles à l'ordre public
01:01:09qui sont
01:01:11au programme
01:01:12et ça c'est dommage
01:01:13que ces moments
01:01:13des fusions populaires
01:01:14soient entachés
01:01:16potentiellement entachés
01:01:16mais on verra
01:01:17ce qui se passera demain
01:01:17mais c'est tout à fait possible
01:01:18on s'y attend
01:01:20par des troubles
01:01:21à l'ordre public
01:01:22par des gens
01:01:22qui ne respectent pas
01:01:23les règles
01:01:23Paul Thébilly
01:01:24on l'avait vu en 2018
01:01:26à quel point
01:01:26les gens avaient faim
01:01:27et envie de moments
01:01:28comme ça
01:01:29un peu de joie collective
01:01:31pour retrouver
01:01:31ce qu'on avait vécu
01:01:32en 98
01:01:33mais est-ce que
01:01:34c'est encore possible ?
01:01:36ça c'est l'exemple
01:01:37ça réunit quand même
01:01:38des gens très différents
01:01:39c'est quand même
01:01:40oui ça c'est sûr
01:01:40et donc
01:01:41j'étais d'accord
01:01:42avec ce que vous
01:01:43vous disiez
01:01:44mais je pense
01:01:45que le côté rockstar
01:01:46c'est pas forcément
01:01:47par exemple
01:01:48vous parlez de Nicolas Sarkozy
01:01:49bon Nicolas Sarkozy
01:01:51c'est une rosta
01:01:51comme diraient les jeunes
01:01:52enfin vous voyez
01:01:53ce que je veux dire
01:01:53les jeunes disent ça
01:01:55rostar
01:01:55oui c'est le verlan
01:01:56alors pour ceux
01:01:57qui ne savent pas
01:01:57c'est le verlan de star
01:01:58incroyable
01:01:59parce que je suis très très jeune
01:02:00en fait
01:02:00personne n'en doutait
01:02:02personne n'en doutait
01:02:02vraiment
01:02:04autre
01:02:05oui
01:02:06juste sur ce qui est réuni
01:02:07aussi les gens en ce moment
01:02:08et ça c'est
01:02:08les audiences aussi
01:02:10qui peuvent nous montrer
01:02:10ce qui intéresse
01:02:11les français
01:02:13c'est un carton au cinéma
01:02:15les deux films
01:02:16sur De Gaulle
01:02:17vraiment pour ceux
01:02:18qui ne l'ont pas vu
01:02:18je vous invite vraiment
01:02:19vraiment à y aller
01:02:20parce que ça donne de l'espoir
01:02:21on a besoin d'espoir
01:02:21en ce moment
01:02:22j'ai pas l'impression
01:02:22que beaucoup de jeunes
01:02:23y vont
01:02:23je sais pas
01:02:24j'attends les chiffres
01:02:25mais c'est plutôt ça
01:02:25peut-être le prix des places
01:02:27mais en tout cas
01:02:27ce qui est intéressant
01:02:28c'est de voir quand même
01:02:29qu'il a fait des grosses audiences
01:02:30et que ça va sans doute
01:02:32continuer pendant l'été
01:02:32j'aimerais bien voir le quali
01:02:33là-dessus
01:02:34parce que j'ai peur
01:02:34que en fait ça touche
01:02:36une génération
01:02:36qui est plutôt la mienne
01:02:37pourtant c'est l'histoire du pays
01:02:38il faudra voir par ange
01:02:40mais en tout cas
01:02:41ça peut réunir
01:02:42des gens très différents
01:02:43qui s'intéressent tout simplement
01:02:44à l'histoire de leur pays
01:02:45ça vraiment
01:02:45je vous invite à aller le voir
01:02:47ça fait du bien
01:02:47Noémie est passée du sport
01:02:48donc au cinéma
01:02:49vous avez gardé la parole
01:02:50parce que vous
01:02:51vous aviez un coup de gueule
01:02:52à faire sur un cocktail
01:02:55évidemment que je l'ai invité
01:02:56vous imaginez
01:02:57je suis invitée absolument
01:02:58à tous les cocktails
01:02:59qui sont organisés à Paris
01:03:00c'est une évidence
01:03:01non mais ce cocktail-là
01:03:02il a vraiment fait un scandale
01:03:03depuis hier
01:03:04et notamment disons-le
01:03:05à droite
01:03:06donc tout part de ce courriel
01:03:08du ministre délégué
01:03:09chargé des relations
01:03:10avec le Parlement
01:03:11Laurent Panifou
01:03:12est-ce que vous le connaissiez ?
01:03:13Oui on le connaît
01:03:14pas tout le monde ne le connaît
01:03:15j'ai regardé sur Twitter
01:03:16il est suivi par 1300 personnes
01:03:18donc je pense que
01:03:19beaucoup de personnes
01:03:20l'ont découvert
01:03:21à cette occasion
01:03:24manifestement
01:03:24il n'est pas encore très connu
01:03:26et donc c'est un communiqué
01:03:28un mail comme on dit
01:03:29qui annonçait
01:03:29que le 15 juillet prochain
01:03:31au soir
01:03:31il organisait une réception
01:03:33dans ses bureaux
01:03:34à l'hôtel de Clermont
01:03:36pour fêter
01:03:37ce que certains m'ont interprété
01:03:38fêter le vote définitif
01:03:39de la proposition de loi
01:03:40sur l'aide à mourir
01:03:41et donc depuis hier soir
01:03:42ça fait scandale
01:03:43parce qu'évidemment
01:03:43beaucoup de gens disent
01:03:44attendez
01:03:45c'est quand même
01:03:46peut-être un peu indigne
01:03:47de fêter
01:03:48ce que certains considèrent
01:03:49comme une légalisation
01:03:50de l'euthanasie
01:03:51alors juste après
01:03:52toutes ces indignations
01:03:53qui ont lieu depuis hier soir
01:03:54précisons-le
01:03:55le ministre
01:03:56a fini par répondre
01:03:57que lui
01:03:57par dire
01:03:58que selon lui
01:03:59l'événement
01:04:00n'était pas un cocktail
01:04:02il s'agissait
01:04:03d'un moment d'échange
01:04:04avec les membres
01:04:04de la Convention citoyenne
01:04:05quelles que soient
01:04:06leurs opinions
01:04:07en tout cas ça a fait scandale
01:04:08et on peut comprendre
01:04:09que ça peut être aussi
01:04:10mal perçu
01:04:10cette idée d'organiser
01:04:12un événement
01:04:13pour un événement
01:04:15après un vote
01:04:16aussi difficile
01:04:17sur un sujet
01:04:17aussi sensible
01:04:18Laurence Saillet
01:04:19je voyais passionné
01:04:20et plissé les yeux
01:04:21sur ce sujet
01:04:21il n'y a rien qui va
01:04:22dans cette histoire
01:04:23en fait
01:04:23moi je suis pour
01:04:24la loi fin de vie
01:04:25donc vous voyez
01:04:26je ne parle même pas
01:04:28en anti-loi fin de vie
01:04:30mais en fait
01:04:31c'est vrai que c'est un sujet sensible
01:04:33que les mots utilisés
01:04:34dans le communiqué
01:04:35sont vraiment
01:04:35des délires
01:04:37que tout ceci
01:04:38on y met le CSE
01:04:38dedans
01:04:39déjà qui ne sert à rien
01:04:40qui coûte un pognon de dingue
01:04:41et en plus
01:04:42on parle de cocktails
01:04:43de fêtes
01:04:44alors déjà
01:04:45c'est avec l'argent
01:04:45des français
01:04:46bon ok
01:04:47je ne dis pas
01:04:48que ça n'existe pas
01:04:48sur d'autres sujets
01:04:49mais ce communiqué
01:04:50en fait
01:04:51est une faute politique grave
01:04:52je n'arrive même pas
01:04:53à comprendre
01:04:53le rétropédalage
01:04:54je l'ai lu
01:04:55mais je ne comprends même pas
01:04:56en fait
01:04:56qui a fait quoi
01:04:57mais si on voulait dégoûter
01:04:59un peu plus
01:04:59les français de la politique
01:05:00je pense qu'on peut
01:05:01continuer comme ça
01:05:02et ça va être
01:05:03un petit peu exploité
01:05:04par ceux qui sont
01:05:05contre la loi
01:05:05bien sûr
01:05:06et ça n'arrange rien
01:05:07à l'apaisement du pays
01:05:09Ariane Abadi
01:05:10un mot sur ce sujet
01:05:11oui
01:05:12c'est sûr que
01:05:12ce n'est pas totalement
01:05:13on va dire
01:05:14c'est maladroit
01:05:15au bas mot
01:05:16c'est maladroit
01:05:17le féminisme
01:05:18le féminisme
01:05:19le féminisme
01:05:20mais
01:05:22non je pense que
01:05:23moi je suis aussi
01:05:24pour personnellement
01:05:27la légalisation
01:05:27de la fin de vie
01:05:29tout ce que j'ai à dire
01:05:30c'est que
01:05:31c'est quand même hallucinant
01:05:33en fait
01:05:33j'ai du mal à comprendre
01:05:34des fois
01:05:34chez les politiques
01:05:36vu l'époque
01:05:37dans laquelle on est
01:05:37qu'ils osent encore
01:05:39faire des choses
01:05:40qui sont lunaires
01:05:42et qui ne passeront pas
01:05:44et en fait
01:05:44ce côté lunaire
01:05:46pardon je finis
01:05:46c'est ça qui est choquant
01:05:48c'est à dire que
01:05:49ça ne les choque même pas
01:05:50ils y vont
01:05:50prendre du collier
01:05:53ils feront du collier
01:05:54c'est ton problème
01:05:54non on va faire ça
01:05:56et ça c'est choquant
01:05:57et on termine
01:05:58par quelque chose
01:05:58qui a choqué
01:05:59tiens aussi
01:05:59Laurence Saillet
01:06:00c'est votre coup de gueule
01:06:02indigné
01:06:03indigné
01:06:03rien que ça
01:06:03pour terminer l'émission
01:06:04ça mettra tout le monde en forme
01:06:05lors du vote
01:06:06de la loi
01:06:07sur la présomption
01:06:08de légitime défense
01:06:09pour les forces de l'ordre
01:06:10on ne va pas revenir
01:06:11sur la loi
01:06:11mais tout le monde
01:06:12imaginerait que je suis pour
01:06:13mais en tout cas
01:06:14ce qu'on a pu observer
01:06:15c'est que les factieux
01:06:16ont pris l'Assemblée Nationale
01:06:18Madame Traoré
01:06:19Assa Traoré
01:06:21s'est permis
01:06:21de venir
01:06:22dans le
01:06:23si vous voulez
01:06:24percher un petit peu
01:06:26dans le côté public
01:06:27avec toute une bande
01:06:28de factieux
01:06:29pour hurler
01:06:31déranger les débats
01:06:32s'en prendre aux huissiers
01:06:33qui n'ont pas réussi
01:06:34à les sortir
01:06:34mais ça c'est l'image
01:06:36c'est l'image
01:06:37de ce qui nous attend
01:06:37si malheureusement
01:06:38LFI était au pouvoir
01:06:40c'est-à-dire qu'un endroit
01:06:42institutionnel protégé
01:06:42Je vous propose
01:06:42avant de suivre le coup de gueule
01:06:43Laurence Hayek
01:06:44pour imaginer
01:06:45pour que les auditeurs
01:06:46qui n'aient pas forcément
01:06:47vu la séquence
01:06:47on a le son
01:06:48le bruit d'ambiance
01:06:49de ce qui s'est passé
01:06:49Merci
01:06:56Petite démonstration
01:06:56pour illustrer
01:06:57donc en son
01:06:58ce que vous décriviez
01:06:58ma chère Laurence
01:06:59C'est profondément honteux
01:07:01mais c'est à l'image
01:07:02de ce qu'est LFI
01:07:03puisqu'ils n'ont pas été invités
01:07:04par quelqu'un d'autre
01:07:05vous vous en doutez
01:07:06j'attirais quand même
01:07:07l'attention
01:07:08sur les mesures de sécurité
01:07:09qui auraient pu être
01:07:10peut-être anticipées
01:07:11puisqu'elles ne sont pas
01:07:13rentrées comme ça
01:07:13comme dans un moulin
01:07:14vous vous inscrivez
01:07:15vous êtes identifiés
01:07:17on pouvait imaginer
01:07:19que les factieux
01:07:20allaient essayer
01:07:21de perturber les débats
01:07:22ensuite
01:07:23le mépris
01:07:24qu'ont
01:07:26ces gauchistes
01:07:27ces extrêmes gauchistes
01:07:29je dirais même
01:07:30par rapport au personnel
01:07:31de l'Assemblée nationale
01:07:32notamment les huissiers
01:07:33et enfin pour conclure
01:07:34j'attends de savoir
01:07:36si ces personnes-là
01:07:37seront encore autorisées
01:07:38à intégrer nos institutions
01:07:40on verra ça certainement
01:07:41dans les prochaines heures
01:07:42et dans les prochains jours
01:07:43merci beaucoup
01:07:43Laurent Saillier
01:07:44d'avoir été autour de la table
01:07:45ce matin
01:07:46chroniqueuse politique
01:07:46ancienne députée européenne
01:07:47merci à vous
01:07:48Noémie Allioua
01:07:49journaliste, essayiste
01:07:50auteure de La Terreur
01:07:51jusqu'au Sous-Nodra
01:07:51c'est votre dernier livre
01:07:53à retrouver aux éditions
01:07:53Paul Sébille
01:07:55merci d'avoir été là ce matin
01:07:56également rédacteur en chef
01:07:57d'Hexagone
01:07:57et Ariane Amadi
01:07:58présidente de Carman Consulting
01:08:00la prochaine fois
01:08:00pas de carnet ma chère Ariane
01:08:02on fera attention à tout ça
01:08:02très belle journée à vous tous
01:08:03merci à l'instant
01:08:04sur Sud Radio
01:08:04on va s'intéresser à deux sujets
01:08:06midi 30 13h
01:08:07c'est la France au bout du fil
01:08:080826 300 300
01:08:09on va s'interroger
01:08:10et poursuivre la conversation
01:08:11sur un sujet
01:08:12qui vous a énormément
01:08:13fait réagir au standard
01:08:14à savoir le sujet
01:08:15des centres-villes
01:08:15qui sont en perdition
01:08:16certains députés
01:08:17veulent les sauver
01:08:18ah bon
01:08:18doit-on sauver les centres-villes
01:08:20est-ce que ce n'est pas
01:08:20un temps qui est fini ça
01:08:22les centres-villes
01:08:23est-ce que maintenant
01:08:23ce n'est pas le commerce en ligne
01:08:24et les galeries absolument monstrueuses
01:08:25ce sera notre rendez-vous
01:08:26midi 30 13h
01:08:27et alors que Bernard Arnault
01:08:28va certainement revenir
01:08:29dans l'actualité
01:08:30suite à un entretien fracassant
01:08:31dont nous a parlé tout à l'heure
01:08:33Paul Sébille
01:08:34il est dans le fameux classement
01:08:35des plus grandes fortunes de France
01:08:37il a été publié
01:08:37il y a quelques heures
01:08:38et celui qui en est à l'origine
01:08:40s'installera
01:08:40dans le fauteuil du studio de Sud Radio
01:08:42pour venir nous en parler
01:08:43et on reviendra bien sûr
01:08:44sur toutes les polémiques
01:08:45qui depuis des mois
01:08:46et des mois et des mois
01:08:46s'attardent
01:08:47sur la fortune des plus fortunés
01:08:49à tout de suite sur Sud Radio
01:08:50et pour ceux qui se mettent à table
01:08:51on est avec vous
01:08:52bon appétit
01:08:52vous avez de la chance de manger
01:08:53Vénard
01:08:54vous avez de la chance

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